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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 13:40
Cocos, confinés et actifs!: Témoignage de Pierre-Yves Liziar au Relecq-Kerhuon

Secrétaire de section du PCF au Relecq-Kerhuon depuis deux ans (une section de 45 adhérents), Pierre-Yves Liziar venait d'achever une campagne de 1er tour dynamique avec "L'union pour le Relecq-Kerhuon" (PS, PCF, UDB, Citoyens) conduite par Laurent Péron, campagne qui a permis à l'équipe renouvelée de la majorité sortante de faire un score de 47%, contre 27% à la LREM, et 26% à la liste soutenue par EELV. Sans l'abstention liée au Coronavirus, la liste serait sans doute passée au 1er tour, avec plus de 50%, ce qui aurait permis d'installer le nouveau conseil municipal fin mai probablement. Là, les cartes sont un peu rebattues mais la liste d'union de la gauche, avec des forces politiques qui gèrent la ville ensemble à gauche depuis plusieurs mandats dans cette belle commune littorale active de 12 000 habitants, limitrophe de Brest, où le PCF est bien implanté - le père de Pierre-Yves, Guy, ayant d'ailleurs lui-même été élu maire du Relecq en 77 (1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010) ) devrait être réélue quand les élections seront à nouveau organisées. 

Les communistes y auront entre six et huit élus en fonction des scenarii, dont trois adjoints, des conseillers délégués, un mandat communautaire, comme dans le mandat qui se termine.

Cette présence communiste est utile pour consolider la politique sociale, mais aussi associative et culturelle (Isabelle Mazelin à la culture a eu par exemple une action très reconnue depuis plusieurs mandats, avec de nombreuses réalisations). Le Relecq-Kerhuon par exemple, dans cette période de Coronavirus, a décidé assez vite, à l'exemple de Brest, de verser un chèque bon d'achat alimentaire de 150€ par enfant (225€ en comptant mars/avril), pouvant être dépensé dans les magasins locaux du Relecq-Kerhuon, pour faire des courses alimentaires, à destination des familles les moins favorisés qui bénéficiaient de tarifs dégressifs à la cantine.  

Pierre-Yves Liziar, 48 ans, exerce par ailleurs la profession d'enseignant. Il est professeur des écoles à Guipavas. Dans ce cadre, dès le 16 mars, il a assuré pendant un mois la continuité pédagogique et l'enseignement à distance avec ses élèves par temps de confinement. Il s'est porté volontaire pour encadrer les enfants de soignants dans son école un jour par semaine et sinon, son temps a été bien occupé, à préparer ses leçons, exercices, révisions, à mettre en ligne pour que les parents et enfants y aient accès, à éviter que l'enseignement à distance n'aggrave les inégalités scolaires, à gérer l'hétérogénéité des élèves, entre ceux qu'il ne faut pas submerger de travail et ceux qui sont demandeurs et ont plus de facilités, à qui il faut donner du grain à moudre. Répondre aux questions des enfants, des familles, communiquer avec les familles des enfants qui allaient moins travailler, ou avaient plus de difficultés, fut son lot quotidien pendant un mois. Le travail sur informatique impose à tous du matériel à disposition, pas évident quand on partage son poste d'ordinateur avec ses enfants, pas évident non plus pour bon nombre de familles qui ne sont pas tous bien équipées (ordinateur, imprimante). Il a fallu s'habituer à un nouveau rythme et à des nouvelles contraintes de travail, avec des préparations différentes, plus de suivi individualisé.

Parallèlement, en tant que conseiller municipal délégué, au handicap, Pierre-Yves a pris contact avec les associations en lien avec le handicap, leur demandant si elles avaient besoin d'une spécifique, et comme ses collègues élus, en lien aussi avec les services municipaux du Relecq-Kerhuon, ils ont organisé la solidarité vis-à-vis des personnes âgées les plus isolées ou les plus fragiles, dans un premier temps celles qui avaient été déjà identifiées lors du plan canicule, puis toutes les personnes âgées volontaires. Concrètement, cela consiste à appeler environ 3 à 4 fois par semaine 2 à 3 personnes pour vérifier qu'elles aillent bien et à faire les courses aussi pour les anciens qui ne peuvent le faire. Pierre-Yves fait ainsi les courses pour deux ou trois personnes tous les vendredis. Il apprécie ce rapport d'élu de terrain et ce lien de proximité avec les personnes âgées et assure qu'avec la majorité municipale, ils réfléchissent  à comment garder le lien avec eux après le confinement. Le travail municipal est quelque peu perturbé évidemment par le confinement mais l'équipe se réunit quand même avec les services par viséoconférence toutes les semaines pour s'adapter à l'évolution des directives et aux problématiques de vie quotidienne liées au Covid-19, au confinement et à la continuité du service public.

C'est aussi par viséoconférence que Pierre-Yves Liziar a participé en tant qu'élu de la CGT Educ'action au CTSD le premier mercredi des vacances, le 15 avril, sur la carte scolaire, ne votant pas le projet de la DASEN et se disant très déçu par le peu d'écoute que l'institution a pour la parole des représentants syndicaux, toutes tendances confondues. Une parodie de démocratie sociale, regrette-t-il de constater. La rentrée des élèves le 11 mai? Cela lui parait très problématique.  Comment gérer les distances barrières avec une classe entière, comment assurer les distances et les gestes qui protègent contre la propagation du virus à la cantine, à la récré quand il pleut, en maternelle, quand les gamins vont aux toilettes? Pierre-Yves  est donc interrogatif sur le bien-fondé et les modalités de la sortie du confinement pour l'école le 11 mai alors que les étudiants ne reprendront qu'en septembre. Évidemment, il fera tout pour que les enfants continuent à apprendre dans des conditions les plus protectrices possibles. 

D'ici là, ce sont des vacances scolaires en famille, qui vont continuer à être rythmées par le travail municipal et le lien aux adhérents car la période nécessite beaucoup de communication, de réflexion et d'échanges.  

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 12:23
Silence radio: le breton ne s'écoute plus sur France Bleu Breizh Izel (SNJ CGT)
Silence radio: le breton ne s'écoute plus sur France Bleu Breizh Izel (SNJ CGT)
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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 08:07
Carhaix - le PCF réclame plus de solidarité nationale (Le Télégramme, Carhaix)

Selon la section du Parti communiste français de Carhaix-Huelgoat, « l’allocution d’Emmanuel Macron de lundi soir n’est pas à la hauteur des attentes des Français et Françaises. Rien sur la solidarité nationale concernant le retour de l’ISF, la taxation des revenus financiers et une politique volontariste pour récupérer les milliards placés dans les paradis fiscaux. Rien sur la demande de paiement à 100 % pour les salariés en chômage dû au confinement ». Dans un communiqué, le porte-parole de la section, Pierre-Yves Thomas, estime aussi que « les activités économiques non essentielles devraient être arrêtées. Il n’est pas possible d’affirmer que l’on veut protéger les populations et laisser en même temps le patronat faire repartir la production dans des secteurs qui ne sont pas immédiatement vitaux pour le pays. Rien ne justifie par ailleurs la poursuite des mesures dérogatoires au droit du travail : elles doivent être abrogées. Les réformes des retraites et de l’assurance chômage définitivement abandonnées.

Toujours pas de distribution de masque à la population ni de tests. Toujours un manque de matériels pour celles et ceux qu’il nomme des héros ! » Le PCF dit par ailleurs son « incompréhension concernant la reprise des cours scolaires à la mi-mai. Comment comprendre que l’on pourra envoyer nos enfants en classe et dans quelles conditions ? Avec ce que cela sous-entend, au-delà des enseignants, réouverture des cantines, mise au travail des Asem, des services de nettoyage, des cars scolaires… Il faut rester confiné ! Et dans le même temps les salariés sont remis au boulot. En cela il répond positivement au vœu du Medef. Le fric avant la vie », conclut-il.

Le Télégramme, 17 avril 2020

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 07:46
Thomas Hillion, grand résistant, titulaire de la légion d'honneur et de la médaille de la résistance, militant communiste dans les Côtes d'Armor, est décédé à l'âge de 94 ans - photo Ouest-France

Thomas Hillion, grand résistant, titulaire de la légion d'honneur et de la médaille de la résistance, militant communiste dans les Côtes d'Armor, est décédé à l'âge de 94 ans - photo Ouest-France

Thomas Hillion, grand résistant, est décédé

Thomas Hillion, dit Thom, a livré son dernier combat. Résistant de la première heure, il a été président départemental de l’Association des anciens combattants et ami(e)s de la Résistance (Anacr), dans les Côtes-d’Armor.

Thomas Hillion, né le 31 août 1925, à Plouagat (Côtes-d’Armor), est mort le mardi 14 avril 2020, à l’âge de 94 ans. Dès 16 ans, en 1941, il entrera en Résistance contre les Allemands qui ont envahi la France. C’est ainsi qu’il participera à la protection de Marcel Cachin et de son épouse, exfiltrés de leur maison de Lancerf en 1942.

 

Engagement politique et syndical

Il continuera le combat jusqu’à la Libération et sera grièvement blessé à la main par l’explosion d’une grenade. Ce sera alors pour lui le temps de l’engagement politique et syndical.

 

Devenu postier, Thomas Hillion travaillera à Paris, où il militera au PCF ainsi qu’à la CGT. Et il poursuivra ces engagements lors de son retour en Bretagne, à Penvénan, créant une section communale de l’Association des anciens combattants et ami(e)s de la Résistance (Anacr), dont il deviendra le président départemental.

«  La vie de Thom aura été une vie de combats, du combat contre le joug nazi aux combats pour la justice sociale et l’émancipation humaine », saluent ses camarades de la section départementale du Parti communiste français.

Thomas Hillion, grand résistant, est décédé - Hommage de Ouest-France et du PCF Côtes d'Armor, 17 avril 2020
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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 18:00
Cocos, confinés et actifs ! - Témoignage de Christian Beaumanoir dans la presqu'île de Crozon

A l'image d'autres militants communistes finistériens, comme Martine Le Nozerh, qui s'occupe d'une jeune réfugiée syrienne à Plozévet, plusieurs autres étant aussi engagés avec le Secours Populaire ou dans d'autres réseaux de solidarité, notre camarade Christian Beaumanoir, secrétaire de section du PCF sur la presqu'île de Crozon, ancien cheminot et responsable de la CGT Cheminots, ancien élu municipal et qui milite toujours à la CGT Finistère ainsi qu'au Secours Populaire, ne chôme pas en ces temps de Corona virus. 

Il y a d'abord l'engagement au Secours Populaire pour cet homme qui a bien connu Julien Lauprêtre, "un communiste d'envergure et un mec extraordinaire".

Un engagement au Secours populaire de Crozon, dont il est le trésorier, plutôt du côté logistique et organisation que distribution alimentaire, même s'il lui arrive de livrer des personnes isolées, et d'aller chercher des aliments. Le comité Secours populaire de Crozon travaille avec 45 bénévoles, dont 20 ou 25 sont actifs régulièrement, les autres s'engageant dans les collectes alimentaires deux fois dans l'année. Il peut compter sur l'apport de deux véhicules, une camionnette et un camion. 110 à 120 familles reçoivent des produits alimentaires. Le secours populaire de Crozon ne s'est pas arrêté de distribuer des aliments pendant le Covid-19: les usagers viennent à heure fixe, une fois par semaine, mais le Secours populaire est ouvert tous les jours de semaine, le matin. L'équilibre financier est plus précaire en ces temps de corona virus avec la fermeture imposée du vestiaire à vêtements où l'on peut trouver des fringues pas chères dont la vente permet de trouver des recettes pour le Secours pop. A l'année, pour le secours populaire de Crozon, cela représente 50 000€ de recettes. Le comité ne travaille qu'avec 3000€ de subventions, 5000 à 6000€ de dons annuels, il reçoit l'équivalent de 240 000€ de nourriture à date limite d'un supermarché comme Leclerc qui valorise ensuite ses dons par un procédé de défiscalisation. 4 ou 5 passages au Leclerc sont faits chaque jour pour aller chercher de la nourriture. Les FAED, fonds d'aides européens, représentent des produits de première nécessité comme le sucre, la farine, poisson congelé, etc: c'est à peu près 25% de ce que distribue le comité du secours populaire de Crozon pendant l'année.  Mais on les reçoit de plus en plus tard. Ces aides européennes menacées et dont le maintien avait été défendu ardemment à l'époque par le député européen communiste Patrick Le Hyaric, devraient être sérieusement amputées dans le cadre de la réforme de la PAC et des orientations libérales de l'UE, sauf virage contraire. Tous les ans, le comité du Secours populaire de Crozon achète aussi pour 7000 ou 8000€ de produits frais à des agriculteurs locaux pour compléter les produits proposés aux usagers. Christian Beaumanoir y travaille comme bénévole au côté de Claude Boulic, l'ancien secrétaire général du comité, devenu aussi adhérent du PCF à la dernière fête de l'Humanité. L'augmentation de la pauvreté sur la presqu'île de Crozon se ressent. "Des gens qu'on avait pas vus depuis des années reviennent. La fréquentation du Secours populaire est aussi tributaire des cycles économiques. Mais on a pas mal de travailleurs pauvres que l'on aide. Des gens qui doivent faire des kilomètres en voiture pour bosser dans l'agro-alimentaire et qui n'ont pas les moyens de faire le plein. Tous les ans, on dépense environ 8000€ pour l'aide aux travailleurs (pleins d'essence, aides pour payer les formations, les déplacements) et pour financer des aides aux sorties des enfants organisées avec le comité départemental du Secours Populaire".

Comme militant du secours populaire, et en partenariat avec des bénévoles d'un collectif qui regroupe aussi des enseignants, des militants de la LDH, Christian Beaumanoir s'occupe aussi d'une famille tchétchène installée sur la presqu'île de Crozon pour lui livrer de la nourriture, l'aider dans ses déplacements, rencontrer le principal et les profs du collège pour assurer la continuité pédagogique avec les enfants, prendre leurs livres et leurs cours. Il salue à cet égard l'engagement formidable des enseignants et personnels du collège public de Crozon pour assurer la continuité pédagogique et le lien scolaire avec la famille. Avec une copine, il a aussi suivi et porté toute la procédure pour la demande d'asile de cette famille, avec pour l'instant des portes qui ne cessent de se fermer alors que le père est en danger en Tchétchénie: OFPRA, CNDA, et maintenant une OQTF. Malgré tout, 300 personnes soutiennent cette famille sur la presqu'île et continuent à se battre et à travailler pour faire valoir ses droits et la réalité du droit d'asile sur notre territoire français et breton. Ce collectif assure aussi l'aide minimale dans cette période particulière du confinement.

Après avoir suivi de très près la grève des cheminots contre la réforme des retraites et avoir aidé à remplir la caisse de solidarité pour les grévistes, Christian Beaumanoir, même confiné, continue à agir pour les causes qui lui sont chères, à commencer par celle de la solidarité.           

SECOURS POPULAIRE FRANÇAIS – COMITE DE LA PRESQU’ILE DE CROZON

APPEL AUX DONS

 

Depuis l’obligation de confinement pour combattre la propagation du coronavirus, le comité de Crozon ne dispose plus des ressources financières de son boutique solidaire qui lui permettaient de répondre à tous les besoins de solidarité pour les habitants de tous âges de la Presqu’ile.

La solidarité alimentaire n’a jamais été interrompue, les locaux du 38 rue de la Marne sont ouverts de 10H00 à 11H00 tous les jours de la semaine à l’exception du vendredi et du dimanche. De nombreux bénévoles maintiennent leurs engagements pour répondre aux besoins alimentaires et autres, y compris en livrant les colis alimentaires et sanitaires à domicile quand les bénéficiaires ne peuvent pas se déplacer .Nous assurons cette solidarité dans ce contexte difficile en complémentarité des actions du secours catholique et des restaurants du cœur de la presqu’Ile.

Pour continuer à assumer cette solidarité indispensable à de nombreuses familles et personnes en difficulté sur les 7 communes de la Presqu’ile, nous sollicitons votre générosité financière par l’envoi de dons de tout ordre à l’adresse suivante :

Secours populaire Comité de Crozon

38, rue de La Marne 29160 Crozon

Par avance nous vous remercions de votre générosité qui nous permettra de répondre à tous les besoins cruciaux durant la durée de ce confinement

 

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 14:23
BD de Kris et Davodeau - Un homme est mort

BD de Kris et Davodeau - Un homme est mort

Nous mettons en ligne en pièce jointe le très beau dossier réalisé par le collectif finistérien de l'IHS CGT sur les grèves de 1950 et la répression ayant causé la mort de notre camarade Édouard Mazé , l'amputation de notre camarade Pierre Cauzien.

En complément de ce dossier vous pourrez trouver les articles sur le Chiffon Rouge a consacré à nos camarades.

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 15:09
Hommage d'Alain Vigouroux, ancien élu communiste de Plobannalec-Lesconil, à Jessie Charlot, lui qui avait enregistré son témoignage de vie très riche en 2017: Jessie était quelqu'un de très ouvert qui avait fait des émissions avec Roger Gicquel

Hommage d'Alain Vigouroux, ancien élu communiste de Plobannalec-Lesconil, à Jessie Charlot, lui qui avait enregistré son témoignage de vie très riche en 2017: Jessie était quelqu'un de très ouvert qui avait fait des émissions avec Roger Gicquel

Ce matin, des camarades du PCF Pays Bigouden nous ont informé du décès la semaine dernière, samedi 11 avril 2020, de notre camarade de Plobannalec Lesconil Jessie Charlot, née Primot, à l'âge de 87 ans.
 
Elle souffrait d'une maladie et de problèmes respiratoires depuis plusieurs années.
 
Une cérémonie sera organisée avec la famille et ses camarades du pays bigouden pour un hommage après le confinement à la salle de l'amicale laïque à Lesconil.
 
Ancienne secrétaire de la cellule Alain Le Lay de Lesconil jusqu'en 2010, où elle fut alors remplacée par Patrick Gloaguen, ancien pêcheur, elle fut adjointe et conseillère municipale PCF de Plobannalec Lesconil. C'était "Madame la Rouge" de Lesconil, nous dit Patrick Gloaguen, très connue et reconnue par tout le monde, une combattante.
 
La Lescolinoise Jessie Charlot, née en 1932, a été embauchée à 14 ans à l'usine Billet de Lesconil « l’usine neuve ». La « vieille usine » Maingourg ayant été abandonnée avant la guerre. L'on y "traitait" la langoustine, le thon, le maquereau, le crabe, elle est devenue déléguée syndicale CGT et a participé au congrès national de l'alimentation à Paris en 1951. Il y avait à l’époque une centaine de travailleuses. pas d’horaire fixe, on répondait à l’appel à la cloche. Les pêcheurs livraient directement à l’usine car il n’y avait pas de criée. Ensuite il y a eu des mareyeurs. Les encaissements avaient lieu en fin de semaine.
Jessie est restée 7 ans dans cette conserverie jusqu'à ce que des problèmes de santé l'obligent à cesser, à 21 ans. Ensuite, elle a fait de la couture et de la broderie, des poupées de petits marins, des bigoudènes qui étaient ensuite commercialisées.  
 
Elle avait adhéré au PCF en 1955 et était le fer de lance des fêtes d'été du PCF Pays Bigouden, surtout celle du Travailleur de la mer. Elle s'occupait aussi de la loterie de la CGT.
 
Toute la reconnaissance des camarades communistes du Finistère pour ses décennies d'engagement, son dévouement à la cause d'une société plus égalitaire et fraternelle.
 

Nous transmettons notre sympathie à Nelly, sa fille, bénévole sur nos fêtes d'été, à nos camarades de la section PCF du Pays Bigouden et de la cellule de Lesconil, aux bénévoles des fêtes d'été du PCF pays bigouden, toutes nos condoléances à sa famille et ses amis.

 

PS: Merci à Alain Vigouroux, Patrick Gloaguen, Gaston Balliot, Gilberte Reneaud, Mimi Cariou pour ces informations. 

 

 
Jessie Charlot à une réunion du PCF dans le Pays Bigouden au côté de Guy Laurent (photo Patrick Gloaguen)

Jessie Charlot à une réunion du PCF dans le Pays Bigouden au côté de Guy Laurent (photo Patrick Gloaguen)

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 07:36
Décès de camarades et sympathisants de la fédération du PCF Finistère - l'hommage de la fédération

Plusieurs camarades et sympathisants du PCF Finistère nous ont quittés ces derniers jours.

- Suzanne Douarinou, membre du Parti depuis 1972 et âgée de 91 ans.

- Bernadette Champon, qui habitait Fouesnant mais était désormais en maison de retraite. Elle avait 96 ans et était adhérente depuis au moins une quarantaine d'années (Denise Blanche l'a connue à son arrivée en 86). Elle était institutrice à Pleuven avant d'être en retraite.

- Jessie Charlot. Ancienne secrétaire de la cellule Alain Le Lay de Lesconil jusqu'en 2010, elle fut conseillère municipale PCF de Plobannalec Lesconil. Elle avait adhéré au PCF en 1955 et était le fer de lance des fêtes d'été du PCF Pays Bigouden, surtout celle du Travailleur de la mer.

- Michel Larzul décédé en mars d'une longue maladie. Michel, médecin psychiatre et avait travaillé notamment à l'hôpital Gourmelen de Quimper, était le fils de Denise et Basile Larzul, le frère de l'avocat Claude Larzul.  Il n'était pas adhérent mais avait toujours apporté son soutien au PCF, le parti de ses parents, par des souscriptions tous les ans.

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

Je voudrais exprimer toute la reconnaissance des communistes du Finistère à ces camarades pour leurs décennies d'engagement pour la cause d'une société plus égalitaire, plus juste et fraternelle.
 
Nous transmettons notre sympathie aux membres des sections du Cap Sizun, de Fouesnant, de Quimper, du Pays Bigouden, aux familles et amis de Suzanne Douarinou, Bernadette Champon, Jessie Charlot, Michel Larzul.
 
Fraternellement,
 
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère.
 
 
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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 05:00
Communiqué PCF Finistère - Intervention d'Emmanuel Macron : assez de blabla, les Français veulent des actes : l'annonce d'une date ne fait pas une politique efficace de réponse à la crise sanitaire et économique !

Communiqué du PCF Finistère – 13 avril 2020

Intervention d'Emmanuel Macron : assez de blabla, les Français veulent des actes : l'annonce d'une date ne fait pas une politique efficace de réponse à la crise sanitaire et économique !

Pour les communistes finistériens, l'intervention d'Emmanuel Macron ce soir n'est pas à la hauteur.

Au delà de l'annonce d'un déconfinement le 11 mai, dont on peut se demander s'il n'est pas trop précoce, anticipé sans justification sanitaire, pour répondre d'abord à des besoins et pressions économiques, où sont les mesures fortes tant attendues ? Où est la rupture avec les politiques conduites ces dernières décennies ?

Le manque de matériel médical du plus basique au plus perfectionné exige immédiatement une conversion industrielle sous l’autorité de l’État français. Plus largement, un véritable renouveau industriel s’impose pour que ce qui est essentiel à la Nation soit désormais produit en France. Il n’est plus possible de voir des territoires entrer en compétition pour obtenir des masques, des blouses et de l’équipement. C’est à l’État de mettre en œuvre la planification médicale pour sauver davantage de vies et doter sans délai les hôpitaux, les EHPAD, l'aide à domicile, du matériel et des produits dont ils ont besoin.

Derrière les paroles, notre pays, parmi les premières puissances mondiales, ne dispose toujours pas d'une stratégie pour fournir toutes les protections nécessaires à la population et aux salariés. La priorité devrait porter sur la production et la mise à disposition de matériels de protection et de tests en grand nombre, permettant d'engager un processus de déconfinement maîtrisé ainsi qu'une grande politique de prévention.

Les activités économiques non essentielles devraient être arrêtées. Il n'est pas possible d'affirmer que l'on veut protéger les populations et laisser en même temps le patronat faire repartir la production dans des secteurs qui ne sont pas immédiatement vitaux pour le pays. Les activités de construction d'armement, dans notre département, en particulier, ne sont pas des activités vitales, ni celles liées au BTP. Rien ne justifie par ailleurs la poursuite des mesures dérogatoires au droit du travail : elles doivent être abrogées. Les réformes des retraites et de l'assurance chômage définitivement abandonnées.

Alors que notre système de santé a été considérablement fragilisé par trente ans d'une politique de casse de l'hôpital au nom de la rentabilité et de l'austérité qui ont conduit à supprimer 100 000 lits et de nombreux postes nécessaires, les moyens prévus pour le renforcer sont très insuffisants. Quant à l'aide financière annoncée pour les plus précaires, aucun montant précis n'est avancé alors même que les difficultés financières de nos concitoyens s'aggravent chaque jour.

Il faut en finir définitivement avec l'austérité budgétaire en France et en Europe et mettre un terme aux cadeaux sans limites aux actionnaires et aux grandes fortunes. Ce n’est pas à la France qui travaille de payer les conséquences de la crise sanitaire. L’impôt sur la fortune doit être rétabli. Les revenus financiers doivent cotiser à la protection sociale. L’évasion fiscale doit être combattue. L’austérité budgétaire érigée en règle des traités de l’Union européenne doit être définitivement abandonnée et la BCE doit se mettre au service des politiques d'investissements des Etats pour répondre à la crise économique, sociale et sanitaire. Pour ceux dont l’activité s’est arrêtée, le chômage partiel doit être pris en charge par l’Etat à 100%. Les prix des produits de première nécessité (carburant, énergie, alimentation, hygiène,…) doivent être encadrés par le Gouvernement, sans laisser les grandes surfaces augmenter leurs prix.

C'est le moment d'engager de vraies ruptures. En commençant par la mise en débat d'une nouvelle loi de santé publique construite avec les personnels, d'un plan de relance industrielle et de la recherche. Par le développement d'une politique de solidarité et de coopération en Europe et dans le monde pour faire face à l'épidémie mondiale, à ses conséquences sanitaires, sociales et économiques.

Fédération du Finistère du Parti communiste Français, 13 avril 2020.

Communiqué PCF Finistère - Intervention d'Emmanuel Macron : assez de blabla, les Français veulent des actes : l'annonce d'une date ne fait pas une politique efficace de réponse à la crise sanitaire et économique !
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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 14:39
Communiqué du PCF Côtes d'Armor à propos de la réouverture de l'usine de fabrication de masques de Plaintel (22)

À propos de la réouverture de l’usine de fabrication de masques de Plaintel

Le contexte d’urgence sanitaire que nous connaissons au plan mondial met, aujourd’hui, particulièrement en lumière les responsabilités des décisions prises sur le plan économique et social par les États.


A l’instar de l’entreprise Luxfer dans le Puy de Dôme, unique fabricant de bouteilles d’oxygène médical en Europe, aujourd’hui en cessation d’activité, la fermeture de l’usine de fabrication de masques de Plaintel (Giffard, Dalloz puis Honeywell) en 2018 montre aujourd’hui les conséquences d’un abandon des savoir-faire et des outils industriels.

Comme pour d’autres entreprises malheureusement, ces abandons tiennent toujours à deux causes essentielles :
- la non-prise en compte des alertes des salarié·e·s et la non-anticipation des besoins industriels en matière médicale et sanitaire,
- la recherche du profit maximum et la loi du marché.

À ces causes, il faut ajouter le désengagement de l’État et des gouvernements successifs causant
irrémédiablement la chute de l’entreprise liée au marché sanitaire.

En effet, selon un article signé de Benoît Collombat et de la Cellule investigation de Radio France (1), « l’activité d’Honeywell de masques respiratoires jetables en Europe, dont celle de HSP (Honeywell Safety Products) Armor, est une activité rentable. » est-il écrit dans un rapport d’audit du groupe qui conclut : « la rentabilité économique [de l’usine] est avérée mais trop faible pour les standards du groupe Honeywell ». D’où la délocalisation vers la Tunisie et la Chine. C’est à la lumière de ces causes et de ces responsabilités qu’il est nécessaire d’envisager la reprise d’une activité industrielle sur ce secteur d’activité.

- L’outil industriel est aujourd’hui cassé et inexistant. Certes, mais l’expérience montre la nécessité de « relocaliser » certaines productions « décisives » et « vitales » afin d’en garantir la maîtrise. Le savoir-faire détenu par les salariés de Plaintel est, de ce point de vue, un atout sur lequel il faut s’appuyer.

- Il est donc également nécessaire de penser un « modèle économique » qui ne soit pas sous la coupe de la seule « concurrence libre et non faussée » et de la loi du seul profit ainsi que la garantie d’une gestion des commandes et des stocks qui permettent la viabilité du projet.

- Enfin, l’expérience le montre avec une particulière acuité : cette production doit être mise sous « surveillance » démocratique afin que de telles situations ne puissent se reproduire. Cette surveillance devra être conférée aux salariés en tout premier lieu (si on les avait écoutés, nous n’en serions pas là...), mais également à la population et ses représentants au plan local (les réponses du ministère de l’Économie sur le caractère « non stratégique » de l’entreprise sont lourds de conséquences).

La relance de l'activité engage la responsabilité de l’État à qui une part essentielle des productions de la nouvelle entreprise sera destinée. Il doit veiller à la mise à disposition des financements nécessaires à la reprise de l'activité, par l'intermédiaire de Banque Publique d’Investissement France. La Banque de France doit déclarer cette avance de fonds éligible au refinancement de la Banque Centrale Européenne au taux de - 0,75 %, actuellement pratiqué pour ses refinancements de long terme ciblés.

Nous sommes déterminés à nous associer à la recherche de solutions avec toutes les parties qui s’engagent pour construire un projet répondant aux besoins sanitaires en France.

Christine Prunaud - Sénatrice des Côtes d’Armor
Cinderella Bernard - Présidente du groupe des élus communistes au Conseil départementall
Christiane Caro – Membre de la commission nationale santé du PCF
Yannick Le Cam – Secrétaire de la fédération du PCF des Côtes d’Armor

Saint-Brieuc, le 13 avril 2020

(1) L’usine bretonne qui alimentait la France en masques : histoire secrète d’un saccage industriel - Par Benoît
Collombat et Cellule investigation de Radio France - 03/04/2020

 

Communiqué du PCF Côtes d'Armor à propos de la réouverture de l'usine de fabrication de masques de Plaintel (22)
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