Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 février 2020 1 17 /02 /février /2020 05:05
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 47/ Robert Jan (1908-1987)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère:

47/ Robert Jan (1908-1987)

 

Né le 18 octobre 1908 à Concarneau (Finistère), mort le 29 janvier 1987 à Concarneau ; officier mécanicien de la Marine marchande ; militant communiste du Finistère ; maire (1944-1947, 1977-1980) et conseiller général (1945-1949) de Concarneau.

Article de Christian Bougeard dans le Maitron:

Fils d’un marin, Robert Jan, fut adopté en qualité de Pupille de la nation en mai 1919. D’abord marin-pêcheur puis marin du commerce, il quitta la navigation en 1936 pour travailler dans une usine métallurgique en région parisienne. Mais rapidement Robert Jan accepta de naviguer sur les navires de la compagnie « France-Navigation » créée par le PCF pour soutenir et ravitailler en armes les républicains espagnols en lutte contre les nationalistes franquistes. Travaillant dans l’orbite du PCF, Robert Jan n’aurait adhéré au Parti qu’à la Libération selon Eugène Kerbaul qui précise aussi que ce marin n’aurait rejoint la Résistance qu’au début de 1944.

Il s’était marié en octobre 1939 avec Jeanne Gouzien.

Peu après la libération de Concarneau, grand port de pêche du Sud Finistère, un nouveau conseil municipal fut nommé le 4 septembre 1944. La ville dont le maire et conseiller général d’avant-guerre était le militant communiste Pierre Guéguin, destitué en 1939 et fusillé comme otage à Châteaubriant, le 22 octobre 1941, retrouva treize élus de la municipalité de gauche de 1935, élargie à des nouveaux venus, communistes, socialistes ainsi qu’à quelques personnalités résistantes. L’officier mécanicien communiste Robert Jan figurait parmi les nouveaux nommés, devenant adjoint au maire de la Libération, Alphonse Duot, patron pêcheur. Le 7 septembre 1944, Robert Jan devint aussi secrétaire du syndicat des marins de la CGT reconstitué dans la légalité.

Lors des élections municipales d’avril-mai 1945, la liste d’Union républicaine et antifasciste (union de la gauche) qui comptait trois femmes, remporta tous les sièges. Robert Jean fut élu maire communiste de Concarneau à l’unanimité et il le resta lorsqu’en septembre 1945 la ville fusionna avec la commune voisine de Beuzec-Conq. Dans la foulée, le 30 septembre 1945, Robert Jan fut élu conseiller général du canton de Concarneau, l’un des quatre conseillers généraux PCF du Finistère. L’orientation communiste de ce canton, le seul en Bretagne gagné par Pierre Guéguin en 1934, était confirmée à la Libération. Lors des élections à la 1re Assemblée constituante le 21 octobre 1945, la liste du PCF arriva en tête dans la cité avec 38,4 % des suffrages exprimés devant celle du MRP, 29,3 % et celle de la SFIO, 12,5 %.

Mais lors de la campagne pour des élections municipales d’octobre 1947, l’affrontement à gauche entre les communistes et les socialistes fut très violent : selon les Renseignements généraux un candidat socialiste fut même été molesté par des communistes, ce qui conduisit à un renversement d’alliance. Alors que la liste communiste de Robert Jan était arrivée en tête obtenant onze sièges, un accord du MRP (dix élus) et de la SFIO (six élus) fit perdre la mairie à Robert Jan au profit du socialiste Le Dervouet. Les communistes furent dès lors rejetés dans l’opposition. En mars 1949, Robert Jan ne se représenta pas aux élections cantonales, mais Concarneau resta dans le giron du PCF du fait de l’élection d’Albert Quelven*, instituteur à Lanriec. L’ancien maire reprit alors son métier d’officier naviguant.

Lorsqu’il prit sa retraite à Concarneau, Robert Jan renoua avec l’action politique et les fonctions électives. Aux élections municipales de 1971, il fut le seul communiste élu et en 1973, il redevint conseiller général de Concarneau jusqu’en 1979. En 1977, à la tête d’une liste d’union de la gauche il présida à nouveau aux destinées de la cité jusqu’à son retrait en 1980.

Depuis novembre 1988, une avenue porte son nom.

Lire aussi nos autres publications pour l'année du centenaire du Parti communiste dans la série "100 ans d'engagements communistes en Finistère":

Lire aussi:

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 46/ Denise Roudot (1933-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 45/ Paul Le Gall (né en 1925)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 44/ René Le Bars (1933-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 42/ Pierre Corre (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

Partager cet article
Repost0
16 février 2020 7 16 /02 /février /2020 08:47
Il naquit il y a cent ans - le poète communiste breton René Guy Cadou - Une vie de poésie intense (Ouest-France, 15 février 2020)
René Guy Cadou, une vie de poésie intense

Il est né il y a 100 ans. Mort à 31 ans, en 1951. Avec Hélène, qui lui a survécu soixante-trois ans, ils formaient un couple de poètes à (re)découvrir.

Une vie brève, tout entière habitée par la poésie. Un couple intense, avec une épouse, poétesse elle aussi, qui a consacré une partie de sa vie à cultiver sa mémoire littéraire…

René Guy Cadou est né le 15 février 1920, à Sainte-Reine-de-Bretagne, en Loire-Atlantique (on disait alors Loire-inférieure). Il est mort d’un cancer à 31 ans, en 1951. Hélène Cadou lui a survécu soixante-trois ans.

On ne devient ni riche ni forcément célèbre quand on fait métier de poésie (en plus de celui d’instituteur, comme son père : il faut bien manger). René Guy Cadou est pourtant quelqu’un qui compte dans l’histoire de la littérature du XXe siècle.

Il n’a que 16 ans quand il pousse la porte de la librairie de Michel Manoll, à Nantes. Manoll, lui aussi poète, l’encourage à écrire, l’introduit dans le monde littéraire, le met en contact avec des gens comme Max Jacob, Pierre Reverdy et bien d’autres. Manoll et Cadou font partie des fondateurs de l’École de Rochefort, groupe créé en 1941, en opposition à la poésie nationaliste prônée par le régime de Vichy, et prenant ses distances avec le surréalisme et André Breton.

Mais René Guy Cadou est avant tout un homme d’amitiés simples, qui n’a jamais voulu vivre à Paris, qui se plaît dans la compagnie de tonneliers ou de patrons de bistrots. Et surtout d’Hélène, la femme de sa courte vie, trois ans d’amour passionné, puis le mariage. Cinq années conjugales flamboyantes, comme s’il savait que sa vie finirait vite.

À quoi ressemble sa poésie ?  « J’écris comme je parle, en plein vent, et tiens à ce qu’on m’entende. Parle-moi du vin clair qu’on boit sans qu’on s’en aperçoive […] »,  disait-il en 1943, après avoir rencontré Hélène, « la désirable, la quotidienne, la présente ».

 

Mis en musique par Servat

Son écriture, proche de la nature, est accessible. Avec Hélène, il vit à Louisfert : « J’ai choisi ce pays à des lieues de la ville / Pour ses nids sous le toit et ses volubilis. » Mais il n’est pas benêt devant les petites fleurs. Dans Mourir pour mourir, il écrit : «   Ce serait beau de s’en aller un soir de mai / Parmi les chevaux blancs et les joueurs de palets […] Âgé ou peu s’en faut de nonante-dix ans. » 

Il joue. Voici Saint-Thomas :  « Poète ! René Guy Cadou ? Mais montrez-moi la trace des clous ! » Il est libre : « Vieil océan ! Ce n’est pas assez que Lautréamont t’ait chanté / Avec toute cette saloperie de littérature qui était sa propriété ». 

Il a été mis en musique et chanté par Gilles Servat et une vingtaine d’autres. Des rues, des écoles, des collèges, des bibliothèques portent son nom. La maison de Louisfert, en Loire-Atlantique, est devenue un petit musée, et le fonds littéraire est déposé à la médiathèque de Nantes.

À lire, Hélène ou le règne végétal, l’un de ses principaux ouvrages, toujours disponible aux éditions Seghers.

 

Il naquit il y a cent ans - le poète communiste breton René Guy Cadou - Une vie de poésie intense (Ouest-France, 15 février 2020)
CADOU René-Guy

Notice du Maitron: Guy Haudebourg

Né le 15 février 1920 à Sainte-Reine-de-Bretagne (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), mort le 20 mars 1951 à Louisfert (Loire-Inférieure) ; instituteur, poète ; adhérent du Parti communiste français.

René-Guy Cadou était le fils de Georges Cadou et d’Anna Benoiston, mariés en 1910 à Piriac (Loire-Inférieure) où ils étaient instituteurs. Leur premier enfant, Guy-Georges, né en 1911, mourut à huit mois. Le premier août 1914, Georges Cadou partit pour la guerre où il fut blessé en octobre 1918. À l’automne 1919, avec sa femme, ils furent nommés à Sainte-Reine-de-Bretagne, village de Brière (Loire-Inférieure). Ce fut là que naquit René-Guy, le 15 février 1920, et qu’il fut baptisé le 5 avril. Il entra à l’école primaire dans l’école de ses parents, instituteurs à Sainte-Reine-de-Bretagne (Loire-Inférieure), avant de continuer ses études à Saint-Nazaire (Loire-Inférieure) où ses parents furent nommés en 1927. En 1930, son père fut nommé directeur d’une école primaire dans un quartier populaire de Nantes (Loire-Inférieure). La famille vint alors s’installer dans cette ville et, en octobre 1931, René-Guy Cadou fut inscrit au lycée Clemenceau de Nantes (Loire-Inférieure) où il poursuivit toutes ses études secondaires. Sa mère mourut en 1932 et son père se remaria en juillet 1934.
À Nantes, René-Guy Cadou devint l’ami de Michel Manoll qui le fit entrer en relation avec plusieurs poètes dont Max Jacob et Pierre Reverdy. En juillet 1936, il publia son premier poème dans une revue d’étudiants nantais. L’année suivante parut Brancardier de l’Aube. En septembre 1938, il passa la première partie de son bac après avoir redoublé sa première tout en continuant d’écrire et de publier. Après avoir raté la seconde partie de son bac philo en juin 1939, il l’obtint en septembre 1939 et entama d’éphémères études de droit. Pour se faire de l’argent, il devint trieur de courrier à la gare de Nantes. En janvier 1940, son père, retraité, mourut d’une maladie hépatique. René-Guy Cadou fut mobilisé dans le Béarn en juin 1940, puis fut hospitalisé avant d’être réformé en octobre 1940. Revenu dans la région nantaise, il décida de devenir instituteur tout en continuant la poésie et, le 16 décembre, fut nommé instituteur-suppléant (remplaçant) à Mauves-sur-Loire (Loire-Inférieure) où il resta vingt-cinq jours avant de rejoindre Bourgneuf-en-Retz du 10 janvier au 30 avril 1941. Le 1er mai, il fut nommé à l’école publique de Saint-Aubin-des-Châteaux (Loire-Inférieure), commune proche de Châteaubriant (Loire-Inférieure) où il fut renommé en septembre 1941. Le 20 octobre 1941, à la suite de l’exécution par de jeunes communistes du lieutenant-colonel Hotz, commandant allemand de la place de Nantes, cinquante otages furent désignés pour être fusillés à Nantes et à Châteaubriant. Le 22 octobre 1941, René-Guy Cadou croisa les camions emmenant 27 otages qui allaient être fusillés à La Sablière et assista à l’enterrement de certains d’entre eux à Saint-Aubin. Cet événement le marqua profondément - il écrivit un poème en leur honneur en octobre 1944 -, mais ce ne fut pas le seul drame dont il fut le témoin pendant la guerre puisqu’en juin 1944, il fut interpellé par une patrouille allemande qui encerclait le maquis de Saffré et qui allait massacrer la plupart des résistants.
Ayant passé sans succès le certificat d’aptitude professionnel d’instituteur en 1942, il continua à assurer des remplacements durant la guerre : Herbignac (Loire-Inférieure) à l’automne 1942, Saint-Herblon (Loire-Inférieure) de janvier à mars 1943, puis Clisson (Loire-Inférieure) d’avril à juillet 1943. C’est à cette époque qu’il fit la connaissance d’Hélène qui deviendra sa femme. Au début juin 1943, il fut maintenu réformé, ce qui lui permit d’échapper au service du travail obligatoire (STO). Lors des bombardements américains de septembre 1943, sa maison nantaise fut endommagée et Cadou échappa miraculeusement à la mort. En octobre, il fut nommé à Basse-Goulaine (Loire-Inférieure) où il resta jusqu’en avril 1944 avant de rejoindre Le Cellier (Loire-Inférieure) où il fit classe à des petits nazairiens repliés. Sa maison ayant été détruite lors de nouveaux bombardements, ce fut d’une mansarde qu’il assista à la libération de Nantes par les alliés le 12 août 1944. Enfin titulaire, à la rentrée 1945, il fut nommé instituteur-adjoint à Louisfert (Loire-Inférieure) près de Châteaubriant. René-Guy Cadou y resta jusqu’à sa mort en 1951 avec Hélène, devenue son épouse le 23 avril 1946, et devint l’ami du directeur de l’école, Joseph Autret*, résistant communiste qui le fit alors adhérer au Parti communiste (PCF). À partir de janvier 1947, René-Guy Cadou publia une critique littéraire intitulée « chronique du monde réel » dans Clarté, l’hebdomadaire communiste de Loire-Inférieure. En octobre 1947, Joseph Autret ayant quitté Louisfert, René-Guy Cadou devint directeur de l’école primaire et habita alors la maison d’école. Le 20 mars 1951, il mourut jeune, à Louisfert, d’un cancer qui durait depuis plusieurs années.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article18331, notice CADOU René-Guy par Guy Haudebourg, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 25 octobre 2008.
Partager cet article
Repost0
15 février 2020 6 15 /02 /février /2020 07:28
Décès de notre camarade Jean-Jacques Goussé à Concarneau - Obsèques ce samedi 15 février à 16h30 à Quimper
Une bien triste nouvelle...
 
Nous venons d'apprendre le décès de Jean-Jacques Goussé, adhérent au Parti à Concarneau, et mari de notre comptable bénévole si précieuse depuis des années, Marie-France Goussé.
 
Jean-Jacques Goussé est adhérent communiste depuis les années 68.
 
Originaire de Vitry-sur-Seine comme Marie-France, animateur de rue, il est arrivé dans le Finistère avec son épouse et sa famille en 1979, s'installant d'abord à Moélan-sur-Mer, puis en 1984 à Concarneau. Sa passion était la voile et la formation des jeunes en centre nautique, auprès des Glénans. Il termina sa carrière professionnelle comme directeur du service jeunesse à la mairie de Concarneau. 
 
Avec Marie-France, Jean-Jacques était devenu une figure de Concarneau. 
 
Depuis un an, il était atteint par une maladie orpheline et il est malheureusement décédé d'un arrêt cardiaque mercredi dernier à l'hôpital, à l'âge de 73 ans. 
 
Je veux exprimer toute notre sympathie et notre solidarité à Marie-France dans cette épreuve et cette peine terrible,et notre chagrin de voir disparaître Jean-Jacques.
 
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère.
 
 
"Jean-Jacques a toujours défendu la laïcité et la solidarité. En 1968, il adhère au Parti communiste. Après un court passage dans une banque, il postule à un emploi d'animateur à la mairie de Vitry-sur-Seine. Il va rencontrer deux personnes qui vont l'aider à se construire. Il devient animateur de quartier, c'est-à-dire aider les jeunes, éviter les règlements de compte, découvrir les autres. Lors d'un voyage avec les jeunes, il tombe amoureux de la mer. Plusieurs fois, il revient à Rosbras et il y emmène sa famille. Un jour, Yvon Emery lui propose de travailler avec les classes de mer. Puis sa rencontre avec Robert Jan le décide à y travailler. Il participe avec l'équipe au développement de la voile scolaire. Il s'est bagarré pour que le projet de la maison des jeunes se réalise. Il termine sa carrière en tant que responsable pour la jeunesse à Concarneau. Pendant ce temps, il a participé au comité de jumelage de Concarneau et à d'autres associations. Il est élu comme secrétaire général quelques années. Il est le dernier président de l'association qui dirigeait le musée de la Pêche, avant que la CCA en prenne la gestion avec celui de Pont-Aven. Il fut admiratif du travail accompli par le personnel du musée pour devenir musée de France. Dernièrement, il faisait parti du comité de quartier du centre ville de Concarneau. Par sa vie, il a participé à la vie de la communauté"
Marie-France Goussé   
Jean-Jacques Goussé (photo Le Télégramme) - Jean-Jacques était notamment impliqué à Concarneau au comité des pêches et au comité de jumelage. Très impliqué depuis des années dans la vie concarnoise, Jean-Jacques Goussé vient de mourir, à l’âge de 73 ans. Exerçant la fonction de responsable du service animation et jeunesse à la Ville jusqu’à sa retraite, il s’était notamment investi de très nombreuses années au sein du comité de jumelage, dont il a longtemps porté la casquette de secrétaire général.

Jean-Jacques Goussé (photo Le Télégramme) - Jean-Jacques était notamment impliqué à Concarneau au comité des pêches et au comité de jumelage. Très impliqué depuis des années dans la vie concarnoise, Jean-Jacques Goussé vient de mourir, à l’âge de 73 ans. Exerçant la fonction de responsable du service animation et jeunesse à la Ville jusqu’à sa retraite, il s’était notamment investi de très nombreuses années au sein du comité de jumelage, dont il a longtemps porté la casquette de secrétaire général.

Partager cet article
Repost0
15 février 2020 6 15 /02 /février /2020 07:20

Une rencontre avait lieu avec Thomas Portes la semaine dernière Samedi 8 Février à 10H30 autour d’un café au local de section du PCF. 5 Rue Henri Moreau, 29200 Brest, suivie d'une participation au forum social brestois de réflexion et formation sur la lutte contre l'extrême-droite.
 
Thomas Portes occupe actuellement le poste de chef de cabinet du maire (PCF) de Champigny (Val-de-Marne), il est responsable national du PCF en charge du collectif des cheminots, syndicaliste CGT et auteur de « Au coeur de la haine ».

C’est au printemps 2018 que Thomas Portes s’est vu assigné en justice par Génération Identitaire suite à un tweet où il réagissait et l’opération anti migrants du col de l’Echelle. Cette assignation n’était pas un hasard, mais le fruit d’une démarche réfléchie et assumée visant pour Génération Identitaire, à se mettre en scène sous les feux des médias, en envoyant au tribunal et tentant de criminaliser une nouvelle fois les migrants et ceux qui leur portent assistance. Dans le cas de Thomas c’est également le syndicaliste cheminot qui est dans le viseur. « Ce n’est pas moi mais eux qui devraient être poursuivie pour appel à la haine ! » écrit-il fort justement quand il évoque son futur procès.

Programme du Forum Social :

Forum Social Brestois

Partager cet article
Repost0
12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 20:13
Marguerite Caudan, juste après-guerre à Paris, à l'âge de 25 ans (Photo Collection Margot Caudan)

Marguerite Caudan, juste après-guerre à Paris, à l'âge de 25 ans (Photo Collection Margot Caudan)

Margot Caudan parmi ses amies de l'Union des Jeunes Filles de France, qu'elle a contribué à créer, à Paris, dès 1937 (Photo Collection Margot Caudan)

Margot Caudan parmi ses amies de l'Union des Jeunes Filles de France, qu'elle a contribué à créer, à Paris, dès 1937 (Photo Collection Margot Caudan)

A lire, ce très beau portrait de Margot Caudan, sous la plume de Sophie Prévost, une journaliste bien connu des Morlaisiens, en dernière page du Télégramme, avec un témoignage de Philippe Jumeau, secrétaire départemental du PCF Morbihan. Une centenaire qui témoigne sur une des pages des plus glorieuses du communisme, la résistance populaire a Paris avec ses camarades de l'ujff (union des jeunes filles de France) dont plusieurs d'origine juive. Communiste et militante, elle l'est restée jusqu'à aujourd'hui, modeste, vivante, soucieuse de transmettre des valeurs de solidarité et d'antifascisme aux jeunes générations. Un exemple! Merci au Télégramme et à Sophie Prévost de lui avoir rendu cet hommage.

 

Margot Caudan, centenaire et résistante de toujours

Elle aura 100 ans ce mercredi 12 février 2020. Communiste de la première heure, résistante de toujours, Marguerite Caudan, dite Margot, n’oublie jamais de témoigner. À Plouhinec (Morbihan), la jeunesse est son amie !

Jean, baskets et beau sourire : c’est d’un pas léger que Margot Caudan ouvre la porte de sa longère pleine de livres, à Plouhinec (Morbihan). Ce 12 février 2020, elle a 100 ans et 85 ans d’adhésion au Parti communiste. Un record dont n’est pas peu fier le Lanestérien Philippe Jumeau. « Marguerite (tout le monde l’appelle Margot) a six mois de plus que l’ancien maire d’Hennebont Eugène Crépeau. Nous avons la chance inédite d’avoir deux centenaires dans nos rangs, l’année des 100 ans du PC ! ».

Margot a défié les fascistes à 14 ans et failli être déportée deux fois !

« Si Eugène a été le militant politique, Margot Caudan est notre militante du quotidien. Une femme d’une modestie incroyable, qui beurrait encore les sandwichs à la dernière fête de l’Huma à Port-Louis. Elle qui a défié les fascistes à 14 ans et failli être déportée deux fois ! », témoigne le secrétaire de la fédération PC du Morbihan.

Témoigner, inlassablement

Ses faits de résistance à l’Allemagne nazie et au gouvernement de Vichy, de 1939 à 1944, Margot Caudan en parle beaucoup depuis quelques mois. « On est de moins en moins nombreux à pouvoir témoigner, alors j’y vais. Je suis un peu dure de la feuille, mais quand les jeunes viennent me trouver, je ne peux rien leur refuser ! ».

Devant des lycéens rennais le 21 novembre 2019, avec des collégiens alréens en décembre, ou encore en petit comité, chez elle, ce dimanche 9 février 2020, avec sept élèves du collège Jean-Lurçat de Lanester venus l’interroger dans le cadre du Concours national de la Résistance et de la Déportation : la Plouhinécoise est sur tous les fronts.

Missions dangereuses et clandestinité

Ce week-end encore, elle a raconté sa jeunesse dans le XIe arrondissement de Paris, aux côtés de réfugiés juifs d’Europe centrale, son « engagement naturel » aux Jeunesses communistes, la création de l’Union des Jeunes Filles de France (UJFF), sa rencontre avec son mari, Louis.

Huit jours après leur mariage, en avril 1940, Marguerite Caudan est arrêtée pour son appartenance à l’UJFF, avant d’être libérée, dans la pagaille de l’exode, un mois plus tard. « Je ne suis pas entrée en résistance, car j’y étais déjà ! », plaisante aujourd’hui la presque centenaire. Chargée avec Louis d’une imprimerie clandestine, elle connaîtra les missions dangereuses (transport de faux papiers ou de matériaux pour explosifs) et encore la prison de juin 1943 à août 1944. Une trentaine de ses codétenues finiront en Déportation. D’autres seront fusillées. Un voile passe sur le regard pétillant de la vieille dame : « On n’attache pas d’importance aux petites choses, après ça ».

Engagez-vous !

« Margot est notre meilleure ambassadrice et une bonne amie. Elle aime les gens. Avec elle, toutes les portes s’ouvrent ! », assure à son tour la présidente de l’Association nationale des anciens combattants du pays d’Auray, Maryline Le Sauce. Car Bretonne, Marguerite Caudan l’est devenue il y a dix ans seulement. Si elle a quitté la région parisienne à 90 ans, c’est pour rebondir après le décès, en 2004, de son cher époux Louis. « Il était natif d’Hennebont, on a toujours aimé le coin. Je suis aussi revenue par admiration pour cette communauté de la danse bretonne, glisse-t-elle. La varappe, le ski, le tai-chi, j’ai dû arrêter. Mais la danse bretonne, ça ne me fatigue pas ! ».

Après la guerre, Margot Caudan a fait carrière comme responsable du comité d’entreprise de Renault à Boulogne-Billancourt. Elle s’y est occupée des enfants des autres. « Moi, je n’ai pas réussi à en avoir… », élude-t-elle dans un soupir. Sa vie de militante l’a amenée « à combattre l’Indochine, le Vietnam, l’Algérie ». Dans le communisme, « tout ne m’a pas toujours plu », avoue-t-elle. « Mais pour l’instant, je n’ai pas trouvé mieux ! ». A l’heure de ses 100 ans, Margot Caudan s’entretient des gilets jaunes, de la réforme des retraites comme de la montée des extrémismes. Elle cite Bertolt Brecht : « Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde ». Et aux jeunes, elle dit et redit, comme Stéphane Hessel avant elle : " Engagez-vous ! "

Margot Caudan - 12 février 2020

Margot Caudan - 12 février 2020

Partager cet article
Repost0
12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 14:28
Délabrement du service public postal - Lettre ouverte de Piero Rainero conseiller municipal et communautaire PCF de Quimper

Le Président de La Poste, Philippe Wahl, sera en visite à Quimper, le vendredi 14 février .

A cette occasion, les syndicats CGT-FAPT 29 nord et 29 sud ont déposé un préavis de grève de 24 h et invitent les postiers, les usagers et les élus à participer nombreux au rassemblement :

 

Le vendredi 14 février à 9 heures

devant la Direction de La Poste

32 rue du président Sadate - Creach gwen

à QUIMPER

 

Nous comptons sur vous, nombreux pour soutenir  les postiers et signifier votre mécontentement en tant qu'usagers du service public postal.

***

Ce vendredi 14 février, Philippe Wahl, Président Directeur Général du groupe La Poste, sera en visite dans
le Finistère, à Quimper.
Les syndicats CGT des Activités Postales et de Télécommunications du Finistère invitent tous les
postiers, les usagers et les élus à se rassembler devant la Direction, rue du Président Sadate
(Creac’h Gwen) à Quimper, à partir de 9h pour exprimer leur mécontentement et exiger un service
public postal de qualité.
Les agents pourront ainsi exprimer leur ras-le-bol de travailler dans des conditions qui se
dégradent de jour en jour et de ne plus avoir les moyens d’assurer leurs missions de service
public telles qu’elles devraient être rendues aux usagers.
Les usagers, notamment les Quimpérois, pourront lui demander des comptes, quant aux retards
intolérables dans la distribution du courrier (retards qui ont entrainés pour beaucoup des difficultés
telles majoration de facture, non présentation à des rendez vous importants, etc…) mais
également quant aux diminutions d’horaires et/ou fermetures de bureau de poste partout en
Finistère.
Les élus pourront lui exprimer les difficultés rencontrées par leurs concitoyens, notamment sur
l’accessibilité à des bureaux de postes offrant la globalité des services et l’égalité de traitement de
la population dans les territoires. Ils pourront également lui rappeler l’obligation de la Poste de
distribuer le courrier en tout point du territoire 6 jours sur 7.
Dans son courrier adressé aux postiers, Mr Wahl appelait de ses vœux : « J’attends de vous
une forte mobilisation pour traduire au quotidien nos engagements vis-à-vis des clients par
notre qualité de service » NE LE DECEVONS PAS ! Offrons-lui une forte mobilisation pour porter
notre exigence d’un service public postal de qualité !

Délabrement du service public postal - Lettre ouverte de Piero Rainero conseiller municipal et communautaire PCF de Quimper
Délabrement du service public postal - Lettre ouverte de Piero Rainero conseiller municipal et communautaire PCF de Quimper
Délabrement du service public postal - Lettre ouverte de Piero Rainero conseiller municipal et communautaire PCF de Quimper
Partager cet article
Repost0
12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 14:21

Dossier du Poher, Erwan Chartier- Le Floch: que reste t-il du communisme centre breton?

Les communistes ont encore quelque chose à dire dans nos territoires ruraux (Ismaël Dupont, Le Poher, interview avec Erwan Chartier, 12 février 2020)

Interview avec Erwan Chartier dans Le Poher sorti ce jour, qui présente tout un dossier d'une page très intéressante sur le communisme dans le centre-Bretagne (voir en pièce jointe, document PDF) avec la photo de Charles Tillon à Carhaix à la libération (archives Jean-Claude Cariou).

Partager cet article
Repost0
7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 21:18

L'Humanité, 7 février 2020

Carnet 

Jean-Marc Nayet est décédé à l'âge de 75 ans.

Né dans le Pas-de-Calais, il rejoindra Air France et militera à la CGT. Résident à Champigny-sur-Marne depuis les années 1960, il est l'époux de l'ancienne élue communiste de Champigny et présidente du Réseau du musée de la Résistance nationale, Lucienne Nayet. Adhérent du PCF pendant une dizaine d'années à partir de 1968, il restera un compagnon de route, fidèle lecteur et abonné de L'Humanité. Il anime un atelier photo et mène une action de solidarité avec les camps de réfugiés palestiniens. Le couple s'est installé à Locquénolé, près de Morlaix, il y a quinze ans. Ses obsèques auront lieu à l'espace funéraire de Saint-Thégonnec (Finistère) ce samedi 8 février à 17 heures. L'Humanité présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.  

LOCQUÉNOLÉ.
Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de
M. Jean-Marc NAYET

survenu à l'âge de 75 ans.
De la part de
son épouse, Lucienne ;
ses enfants,
Florence et Nacer,
Delphine et Christian,
Natacha et Sylvain,
Patrick et Delphine ;
ses petits-enfants,
Annouk, Maël, Maï-Lan, Margaud, Aurélien, Léo, Nathan ;
toute la famille
et ses amis.
Un hommage lui sera rendu samedi 8 février, à 17 h, au crématorium de Saint-Thégonnec.
Ne recevant pas de condoléances, la famille remercie toutes les personnes qui prendront part à sa peine.
Ni fleurs ni couronnes. Des dons pour l'association Morlaix-Wavel pourront être remis le jour de la cérémonie.
Jean-Marc repose à l'espace funéraire de Taulé.
Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.
PF Gouriou, Taulé

Le Télégramme

Photo Le Télégramme

Photo Le Télégramme

Décès de notre ami Jean-Marc Nayet le mardi 4 février 2020 - Salut l'artiste!

La cérémonie d'hommage de Jean-Marc Nayet aura lieu à l'espace funéraire de Saint Thégonnec samedi 8 février à 17h.

La famille demande ni fleurs ni couronnes mais des dons par chèque à "L'association pour un jumelage Morlaix-Wavel" - un camp palestinien du Liban - pour ceux qui le souhaitent. 

Né en 1944 dans la région de Béthune dans le Pas-de-Calais, Jean-Marc s'est retrouvé quasi immédiatement orphelin, son père ayant été tué avant sa naissance dans un bombardement et sa mère étant décédée deux mois après sa naissance. Il a été élevé par la sœur de sa mère avec ses deux filles. Puis il a intégré à l'adolescence l'école technique aéronautique d'Air France à Vilgenis. Il terminera sa carrière comme il aimait à le dire comme "cadre CGT d'Air France". Jean-Marc Nayet a vécu en région parisienne, à Champigny depuis les années 60, tout en étant fidèle à sa bande d'amis de jeunesse du Pas-de-Calais,  dont Daniel Roussel, le père de Fabien Roussel, journaliste à L'Humanité et correspondant au Vietnam, comme à sa promotion de Vilgenis. C'est à Champigny-sur-Marne qu'il rencontre Lucienne Nayet, qui y a été élue du PCF pendant 5 mandats, adjointe à la Culture, à la Jeunesse, à la Communication, à l'Initiative Publique, et que démarre leur vie commune en 1982, avec deux enfants chacun déjà qui ont formé ensemble une vraie famille. Lucienne est militante de la mémoire, présidente du Réseau du Musée de la Résistance Nationale depuis 10 ans, militante communiste. Jean-Marc a été adhérent du PCF pendant une dizaine d'années à partir de 1968 avant de rester sympathisant indépendant, fidèle lecteur et abonné de L'Humanité, répondant régulièrement aux demandes de souscription. A Champigny, les dernières années, Jean-Marc anime un atelier et des cours de photo dans un centre culturel. La photo, c'était pour lui "être un œil pour un lien social et culturel" selon les mots de Lucienne.  Jean-Marc et Lucienne se sont installés à Locquénolé dans le pays de Morlaix, il y a 15 ans. Jean-Marc Nayet participe à un voyage fondateur avec Pierre Santini et Marie-Paule Kerebel au Liban et dans le camp de réfugiés palestinien de Wavel avec l'espoir de développer au sortir de ce voyage un jumelage entre notre ville et sa région et Wavel. Depuis des années, il anime l'association de jumelage Morlaix-Wavel, vend de la vaisselle et de la céramique, des produits artisanaux au profit des Palestiniens. Il s'est déplacé plusieurs fois en Palestine et au Liban. Passionné d'Irlande, il y séjournait pour de la pêche au brochet et profiter de sa beauté et de sa quiétude quelques semaines tous les ans. C'était un formidable passeur, qui mettait ses talents artistiques au service de collaboration avec d'autres artistes, musiciens, plasticiens, peintres, de causes humaines et du peuple palestinien. 

Décès de notre ami Jean-Marc Nayet le mardi 4 février 2020 - Salut l'artiste!

Voici quelques-uns des très nombreux messages d'hommage et de peine lus sur internet pour Jean-Marc et Lucienne:

"Salut l'artiste!

C'est le cœur noué et sous le choc que nous avons appris le décès brutal mardi matin, 4 février, de notre copain Jean-Marc Nayet.

Compagnon de luttes et de rêve d'une autre société, animateur de l'association pour un jumelage Morlaix - Wavel (ce camp de réfugiés palestinien au nord du Liban où Jean-Marc avait été à plusieurs reprises, ainsi qu'en Palestine), un homme sensible, vif, drôle et cultivé que nous avons appris à connaître et à aimer aux côtés de notre amie et camarade Lucienne Nayet.

Chienne de vie qui fait disparaître nos plus grands témoins, un photographe de talent, un homme curieux, pince-sans-rire, adepte de l'humour noir, amoureux des mots et des images.

Ses expositions faisaient date: enfants palestiniens du Liban et de Palestine, poilus de Guy Denning à La Feuillée, bals populaires et fanfares, monuments aux morts, installations de Pierre Chanteau sur les côtes du Finistère (l’œil de Pythéas), commémorations et champs de bataille dans la grande guerre, collaborations fructueuses et multiples avec d'autres artistes (plasticiens, peintres, photographes, musiciens, poètes...).

Cet enfant de Béthune né en 1944, orphelin très jeune, ancien d'Air France, était un ami très cher de Fabien Roussel et de son père, un amoureux des artistes, de l'Irlande où il se rendait tous les ans pour pêcher. Récemment, nous avions passé un magnifique week-end ensemble avec Lucienne et les camarades du PCF Finistère en Touraine, à Saint-Pierre-des-Corps, Tours, Langeais, à l'invitation de nos camarades d'Indre-et-Loire. Nous avions eu plaisir à retrouver Fabien Roussel qui inaugurait la nouvelle fédé PCF de Tours et à participer à une cérémonie en souvenir de la tragédie du train de Langeais, un des derniers trains de déportés français parti de Rennes en août 1944, avec un discours de Lucienne Nayet, présidente du réseau du Musée de la Résistance Nationale de Champigny-sur-Marne.  

C'était un habitué de nos manifs dont il était un des photographes amateurs, de la fête du premier mai du PCF, la fête du viaduc, où ses photos ont été exposées a plusieurs reprises, et où il tenait le stand de Morlaix-Wavel comme à Traon Nevez à Plouézoc'h, ce fut aussi le photographe de plusieurs de nos campagnes électorales du PCF et du Front de Gauche ces dernières années, des mardis de l'éducation populaire et de plusieurs initiatives du PCF dont il était un ancien adhérent et un compagnon de route indépendant, un grand lecteur et ami de "L'Humanité".

Tu vas nous manquer terriblement Jean-Marc".  

Ismaël Dupont"

***

Jean-Marc nous a quittés

Rien ne laissait présager la disparition soudaine et brutale de notre ami Jean-Marc Nayet à la suite d'une crise cardiaque .
Car il était l'illustration même de la vie . D'une vie pleine dans tous les sens du terme .

Au-delà des différentes facettes de sa riche personnalité et de ses engagements dans le domaine culturel en particulier, je retiens son soutien indéfectible à la cause du peuple palestinien . Un soutien déterminé et lucide porteur de sa colère de voir l'inaction de notre pays et l'impunité d'Israel dans son action continue pour rendre de plus en plus difficile le développement d'un état palestinien économiquement viable . Toujours soucieux de ne pas en rester aux mots Jean- Marc était la cheville ouvrière du comité de jumelage Morlaix -Wavel .

L'autre dimension que je retiens c'est sa participation constante à toutes les luttes pour un monde meilleur débarrassé de toute exploitation et de toute aliénation .Ancien adhérent du PCF , il en était resté très proche , lucide et exigeant toujours fidèle à ses valeurs . Son arrivée avec Lucienne , avec leur riche expérience a été d'un grand apport dans le développement , l'enrichissement et l'évolution de notre réflexion .
Lucienne va , je n'en doute pas , continuer ses combats et nous serons à ses côtés comme face à cette épreuve qui la frappe si brutalement et si cruellement .

Alain DAVID

***

 

"Un sourire, une détermination.. Que dire de notre ami Jean Marc qui vient de nous quitter subitement. Au revoir l’ami et merci pour ta passion.

Glenn Le Saoût"

***

"C'était toujours un plaisir de croiser Jean Marc et son Leïca sur le marché ou dans des fêtes, qu'elles soient militantes ou non. Chacun de nous a des souvenirs à partager avec Jean Marc et sa femme Lucienne. Jean Marc était un homme engagé, mais engagé de la meilleure des façons qui soient : un engagement au service de l'humain. Un engagement qui force le respect. C'était un des ces communistes qui ont toujours su où était leur camps et qui ont su le défendre en gardant un esprit lucide face à un monde bien trouble, mais aussi plein des rêves et des espoirs de ceux qui se battent pour un avenir meilleur.
Salut Jean Marc. Et même si tu ne croyais pas trop en lui, quand tu te retrouveras devant l'autre Charlot, là haut, montre lui ton pin's de Lenine et n'hésite surtout pas à lui dire qu'on n'attend rien de lui pour construire une humanité meilleure et plus éclairée !" 

Rodolphe Thirard

***

"Quand un ami de cette qualité s’en va c’est comme si une part de nous-même avec nos engagements intellectuels et humanitaires respectifs s’en trouvait émiettée. 
Toutes mes amitiés sincères à Lucienne

Elyane Guiho, responsable d'Amnesty International dans le pays de Morlaix "

***

Lors du voyage des 108 élus en Palestine , j'ai partagé la même chambre pendant notre séjour.  J'ai découvert un breton d'adoption, resté fidèle à sa Nord.... un militant de la Paix, un artiste sachant prendre le bon cliché au bon moment. Je salue la mémoire de Jean Marc et adresse mes très sincères condoléances à son épouse, sa famille et ces camarades.

Claude Delevacq

***

Liberté, égalité, fraternité, 3 mots qui (pour moi) résument bien toute une vie d'engagement permanent. Toujours à l'écoute, c'était vraiment un vrai bonheur de converser avec toi, un grand vide et un exemple pour tous. Salut l'ami. 

Juan José Puil

***

"De tout cœur avec Lucienne . Jean-Marc aura marqué nos mémoires".

Jean-Paul Vermot

***

Nous perdons avec le départ de Jean-Marc un ami, non seulement du peuple palestinien mais de l’humanité toute entière, quelqu’un de précieux avec qui nous partagions tant de combats et de colères… Toute notre amitié et notre soutien à Lucienne.

François Rippe, président de l'AFPS pays de Morlaix

***

Je suis très chagriné par cette nouvelle ...Je ne connaissais pas Jean-Marc à Morlaix , mais à l'occasion de réunions ANACR à Châteaulin plusieurs fois dans l'année...Un homme chaleureux et très cultivé.

Jean-Claude Cariou (ANACR)

Décès de notre ami Jean-Marc Nayet le mardi 4 février 2020 - Salut l'artiste!
Décès de notre ami Jean-Marc Nayet le mardi 4 février 2020 - Salut l'artiste!
C'était au Liban. Jean-Marc toujours avec l'objectif devant lui. Nous avions participé à la commémoration de Sabra et Chatila puis j'avais accompagné Jean-Marc au camp de Wavel jumelé avec Morlaix. Jean-Marc s'inquiétait pour Lucienne qui venait de se faire opérer. Etaient là Pierre Barbancey, Patrick Le Hyaric, et Fernand Tuil lui aussi disparu. Quelle tristesse. - Yvonnne Rainero

C'était au Liban. Jean-Marc toujours avec l'objectif devant lui. Nous avions participé à la commémoration de Sabra et Chatila puis j'avais accompagné Jean-Marc au camp de Wavel jumelé avec Morlaix. Jean-Marc s'inquiétait pour Lucienne qui venait de se faire opérer. Etaient là Pierre Barbancey, Patrick Le Hyaric, et Fernand Tuil lui aussi disparu. Quelle tristesse. - Yvonnne Rainero

Encore au Liban en septembre 2010, près de la frontière avec Israël, les ruines de la prison de Khiam où des Libanais et des Palestiniens ont été emprisonnés sans jugement dans des minuscules cellules et torturés par l'armée israélienne qui occupait le Sud Liban et ses collabos phalangistes. Et Jean-Marc toujours avec son appareil photo pour témoigner ! - Yvonne et Piero Rainero

Encore au Liban en septembre 2010, près de la frontière avec Israël, les ruines de la prison de Khiam où des Libanais et des Palestiniens ont été emprisonnés sans jugement dans des minuscules cellules et torturés par l'armée israélienne qui occupait le Sud Liban et ses collabos phalangistes. Et Jean-Marc toujours avec son appareil photo pour témoigner ! - Yvonne et Piero Rainero

Partager cet article
Repost0
7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 21:14

Une rencontre aura lieu avec Thomas Portes le Samedi 8 Février à 10H30 autour d’un café au local de section du PCF. 5 Rue Henri Moreau, 29200 Brest.

Thomas Portes occupe actuellement le poste de chef de cabinet du maire (PCF) de Champigny (Val-de-Marne), il est responsable national du PCF en charge du collectif des cheminots, syndicaliste CGT et auteur de « Au coeur de la haine ».

C’est au printemps 2018 que Thomas Portes s’est vu assigné en justice par Génération Identitaire suite à un tweet où il réagissait et l’opération anti migrants du col de l’Echelle. Cette assignation n’était pas un hasard, mais le fruit d’une démarche réfléchie et assumée visant pour Génération Identitaire, à se mettre en scène sous les feux des médias, en envoyant au tribunal et tentant de criminaliser une nouvelle fois les migrants et ceux qui leur portent assistance. Dans le cas de Thomas c’est également le syndicaliste cheminot qui est dans le viseur. « Ce n’est pas moi mais eux qui devraient être poursuivie pour appel à la haine ! » écrit-il fort justement quand il évoque son futur procès.

Programme du Forum Social :

https://www.facebook.com/ForumSocialBrestois/

 Samedi 8 Février, venue de Thomas Portes dans le cadre du Forum Social Brestois.
Partager cet article
Repost0
2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 18:18
Programme du forum social brestois: 7 et 8 février
Vous trouverez ci dessous le programme du Forum Social Brestois organisé par : CGT Éducation, Solidaires, FSU, CNT, VISA, ATTAC, UCL, Alternative UBO, PCF, NPA, FI ,sur le thème combattre l'extrême droite et ses idées . 
 
 Notre camarade Thomas Portes responsable national du PCF en charge du collectif des cheminots qui est attaqué au tribunal par le groupe de nervis d’extrême droite Génération Identitaire participera au débat le samedi 8 février en début d’après midi.
 
 
Vendredi 7 février 2020 : Cinéma Les Studios
- 20h- Ouvrir la Voix (Documentaire)
 
Samedi 8 février 2020 :
Patronage Laïque Guérin
-> Atelier : 9h30-12h - La situation des migrant.es avec l'association "Le temps partagé" de Quimper
- Repérer le discours confusionniste : Travail autour des tracts avec l'asso VISA
-> Débat : 13h30-15h30 - Frontisme Municipal : Le RN aux commandes Hacène BELMESSOUS, "Les laboratoires de la haine" / "Enquête sur la face caché du frontisme municipal" Hugues MILLER, Cgt Territoriaux Hayange Cédric BOTTERO, Président de VISA Thomas PORTES "Au coeur de la haine" 16h-18h
- L'extrême-droite extra parlementaire Collectif La horde Paris -> Conférence Gesticulée : 18h30-20h "Welcome 2.0" par Irena HAVLICEK
 
On les appelle migrant-es, réfugié-es, demandeurs d'asile, débouté-es, exilé-es... des gens comme vous et moi qui ont juste eu la mauvaise idée d'être né au mauvais endroit au mauvais moment.
-> Cantine ¨Populaire 20h Repas à libre participation, boissons payantes
-> Concerts : 21h30-23h - Electrad (Fusion electro -Breizh - BREST) - Shaihulud & Seppuku (Couto entre les dents) (RAP) - Secteur Pavé (Punk - BREST)
 
 
Programme du forum social brestois: 7 et 8 février
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011