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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 08:39
Communiqué du PCF Finistère -  Nous voulons d'une reprise d'école qui fasse sens (6 mai 2020)

Communiqué du PCF Finistère -

6 mai 2020

 

Nous voulons d'une école qui fasse sens, c'est pourquoi nous remettons en cause le bien-fondé d'une reprise de l'école prématurée, dans des conditions dégradées et inégalitaires, anxiogènes pour les enfants, les équipes éducatives et les familles

L'épidémie du Covid-19 et la fermeture des établissements scolaires liées aux contraintes de confinement ont mis en avant toute l'importance de l'école. L'école doit être reconnue comme bien commun indispensable à tous, et doit faire l'objet d'investissements qui permettent de faire face aux inégalités d'accès à la réussite et à l'ambition collective d'une culture commune de bon niveau pour tous nos jeunes. Ce ne sont pas les choix budgétaires et économiques du gouvernement actuel.

En ce sens, l'attitude de Macron et de son gouvernement est irresponsable : l'annonce d'une date de réouverture des écoles ne s'accompagne d'aucune véritable politique pour rendre cette reprise possible dans des conditions acceptables et égales pour toutes et tous ! L’État se défausse sur les collectivités territoriales, les directions d'écoles, les enseignant.es, les familles et laisse les enseignant.e.s dans l'inquiétude la plus profonde. La situation est chaotique, dantesque: les préconisations se suivent et ne cessent de se contredire, à l'image d'un gouvernement qui a fait la preuve de son incompétence et qui confond communication à l'emporte pièce et action sérieuse dans toute cette crise du Covid-19.

A chacun de bricoler avec les moyens du bord, quitte à provoquer une relance de l'épidémie...

Les avis du Comité scientifique sur le caractère prématuré de la date du 12 mai pour une reprise de l'école n'ont pas été pris en compte, pas plus que l'avis des organisations syndicales enseignantes en France, en Bretagne et dans le Finistère, ou l'avis du CHSCT (comité hygiène et sécurité) et d'une association de parents importante comme la FCPE.

Les équipes éducatives se sentent trahies par l'éducation nationale et leur ministre. On ne répond à aucune de leurs interrogations, par exemple sur la comptabilité d'un maintien du travail à distance avec les temps d'apprentissage en présence des élèves. Les directeurs-ices d'école vivent une période très douloureuse où ils/elles sont balloté.es entre des discours très éloignées de leurs problématiques de terrain et des réalités pédagogiques.

Le retour des enfants en classe est avant tout pour le gouvernement un levier de la reprise générale de l'activité économique dans le pays et un moyen de contrainte sur les salariés. Mais il ne faut pas mentir aux parents, aux enfants et aux équipes éducatives... En vérité, ce n'est pas pour des raisons de lutte contre le décrochage scolaire, d'efficacité pédagogique, d'intérêt des enfants, que l'école reprend à la mi mai. Sinon, comment expliquer que ce gouvernement n'ait absolument rien fait en matière sociale pour les familles en situation de grande précarité et de fragilité depuis le début du confinement alors qu'il débloque des dizaines de milliards pour les acteurs économiques ? Il y a une imposture et un mensonge fondamental à vouloir investir l'école d'une fonction que l'Etat est incapable d'assumer.

Quelle mobilisation exceptionnelle des aides, des services sociaux, des éducateurs, des moyens de liens avec les familles et les jeunes par la puissance publique pour répondre à la question de l'isolement et de la précarité des familles ? L’État n'a même pas été capable de mobiliser des moyens contre la fracture numérique pour rendre possible pour tous les enfants, toute les familles, le travail à distance pendant la durée du confinement, par l'aide à la mise à disposition de matériel informatique.

Quel sens cela a t-il d'un point de vue éducatif de faire reprendre les plus jeunes et pas les 4e et 3e, les lycéens, les étudiants, dont la rentrée n'interviendra pas avant juin ou septembre ? Quelle liberté laisse t-on vraiment aux parents si l'ouverture de l'école de leurs enfants leur enlève toute possibilité de dérogation et d'aménagement de travail à distance pour garder leurs enfants ? Comment se propose t-on d'assurer une continuité de la prise en charge scolaire des enfants en situation de handicap ?

Le gouvernement, tout à sa volonté de réouvrir au plus vite les écoles fait reposer sur les équipes pédagogiques et sur les parents d’élèves l'entière responsabilité de la reprise des cours.

Il se contente de faire circuler un protocole sanitaire de 54 pages qui montre bien à quel point la « rentrée » des classes pose, dans la situation actuelle, un problème majeur. Ce protocole sanitaire qui s'impose aux directions d'école et aux collectivités de référence est par bien des aspects inapplicable dans des conditions réelles, et il est basé sur l'hypothèse d'une reprise d'une partie des élèves seulement. Les moyens d'application ne sont aucunement garantis par l’État, par la mise à disposition de personnels et de locaux adaptés, de matériel de protection, ce qui fait que les dispositions prises localement, y compris sur l'offre de scolarité proposée aux enfants et aux familles d'une école à l'autre, vont être extrêmement disparates et inégalitaires.

Ce protocole sanitaire apparait comme un  parapluie géant et illusoire dressé par l’État et le ministère de l'éducation nationale pour dire aux écoles, aux collectivités locales, confrontées aux injonctions les plus contradictoires : « c'est pas moi, c'est votre responsabilité, c'est votre faute ».

Et cela en dehors de tous moyens supplémentaires attribués encore une fois... Ce protocole sanitaire risque de conduire à vider de nombreux enseignements d'une grande part de leur sens, comme en EPS (éducation physique et sportive), et à brouiller le sens de l'école pour les enfants, les familles, les enseignant.es, particulièrement pour les classes du premier degré. 

En maternelle par exemple : distance d’un mètre entre les élèves, pas de jeux collectifs, pas de coins jeux pour les petits, pas de proximité physique possible, lavages de mains à répétition, désinfection des objets, de locaux… D’emblée, il apparaît évident que les conditions d’accueil seront impossibles à tenir quand on connait la vie réelle d’un établissement qui reçoit des enfants., ce que dénoncent les syndicats de l’enseignement dans une courrier adressé le 4 mai à la Directrice académique du Finistère (SNUIPP, SUD Éducation, CGT éduc-action, SNUDI-FO). Quelle empathie a t-on vis-vis des petits en leur imposant ces conditions de reprise stressantes qui ruinent les efforts de construction pédagogique inclusive des enseignant.es ?

L'école transformée en caserne ou colonie pénitentiaire, est-ce encore l'école? Les équipes éducatives ont besoin de temps pour organiser une rentrée pour tous les élèves, et qui fasse sens. Les conditions de la reprise à la mi mai vont encore accroître les inégalités et les déséquilibres sociaux et territoriaux face à l'école. Il se pourrait même que le gouvernement cherche à instrumentaliser la crise sanitaire pour imposer son projet néo-libéral pour l'éducation : une école à la carte, différente d'un territoire à l'autre, d'un élève à l'autre.

Le Parti communiste qui a proposé un plan d'urgence pour l'éducation en 17 propositions veut d'une reprise scolaire qui n'exclue pas plus de la moitié des élèves et ne conduise pas à une caricature d' « école » , et d'une rentrée dans des conditions préparées par les acteurs de l'éducation qui savent ce qu'est un élève et une classe, discutées démocratiquement, sans exclure les familles, les personnels, les collectivités.

Les communes tentent de s'adapter comme elles le peuvent dans le Finistère, en se souciant d'impliquer les conseils d'école, les personnels éducatifs et les parents dans la réflexion sur la reprise des écoles dans le premier degré. Nous saluons l'effort actuel de nombre d'entre elles dans des conditions rendues complexes par les responsabilités que n'assume plus l’État. Il serait souhaitable qu'elles soient prochainement en mesure de débloquer des moyens, avec l'appui de l’État, pour l'organisation des temps périscolaires, la mobilisation des éducateurs et animateurs des villes, des locaux et infrastructures des activités culturelles et sportives, et l'intégration progressive du maximum d'enfants.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE


Le PCF propose un plan d’urgence pour l’Éducation et verse 17 propositions au débat


L’annonce de la date du 11 mai pour la réouverture des écoles ne s’accompagne d’aucune véritable politique pour rendre cette reprise possible ! L’État se défausse sur les collectivités territoriales et sur les familles. À chacun de bricoler avec les moyens du bord, quitte à provoquer une relance de l’épidémie... Pourtant, l’argent existe : le gouvernement trouve des milliards pour renflouer les grands industriels, mais pas pour garantir de bonnes conditions d’enseignement et d’apprentissage pour tous les enfants ?
Si, dans l’immédiat, les établissements scolaires doivent rouvrir, ce n’est que pour permettre de réels apprentissages et non pour être un mode de garde en direction des enfants des familles qui n'ont pas d'autre choix que de retourner travailler. C'est à l'école qu'on apprend et qu'on progresse, avec l'ensemble des élèves et des adultes dont c'est le métier.

Le PCF propose un plan d’urgence pour l’Éducation. Il se décline en 17 propositions que le PCF verse au débat.

1/ L’Éducation de toutes et tous, une responsabilité nationale
2/ La priorité : assurer la sécurité sanitaire pour enrayer l’épidémie
3/ Des moyens matériels et humains dés maintenant et pour la rentrée prochaine
4/ Stop aux mensonges, au mépris, à la maltraitance : pas de mesures d’urgence sans implication de tous les acteurs

Vous trouverez ci-joint le document complet du plan d’urgence pour l’Éducation.


Parti communiste français,

Paris, le 6 mai 2020.

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 12:21
La Danse (1925) - Picasso

La Danse (1925) - Picasso

Ce printemps, la musique n’est pas à la fête, et pourtant…

 

48e jour de confinement. Opinion.

Chronique d’un échange entre un artiste et un pacifiste, confinés en Finistère et en Ille-et-Vilaine.

 

... avant les annonces du 6 mai du président Macron sur la culture.

 

Point n’est besoin d’attendre les annonces de l’Élysée de ce mercredi concernant la culture, dont nous devinons déjà la nature gestionnaire et administrative. Encore une fois, on annonce des annonces. Nous avons de la part de nos responsables politiques surtout des mots, des éléments de langage, néanmoins accompagnés de mesures exceptionnelles décidées de manière autoritaire, sans concertation véritable, des outils qui ont pour nom : décrets, lois, ordonnances, règlements, brigades, amendes, sanctions, directives, circulaires… Alors que nous manquons de masques, de tests et de respirateurs, d’aide aux personnes âgées ou à risque. Face à ces lacunes, pour certaines inadmissibles, quelle signification donner, au-delà du respect nécessaire des consignes sanitaires, à l’expérience de discipline et civisme des citoyens, face à un test d’obéissance et de soumission à l’autorité, « inédit » comme l’affirme le cinéaste Gérard Mordillat. Un test qui est renouvelé et réinventé de jour en jour au fil des annonces médiatiques du Président et du Gouvernement. Ce test va t-il se poursuivre encore longtemps selon la dynamique de surenchère et à grand renforts de moyens technologiques contrôlés par le pouvoir. Tout ceci renforce chaque jour un autoritarisme exagéré et pas forcément responsabilisant. Nous sommes citoyens, nous attendons des mesures sanitaires s’appuyant sur le code de la santé publique et pas des mesures autoritaires voire militaires découlant d’un régime d’exception prolongé susceptible de porter atteinte aux libertés individuelles et collectives et qui peut être l’antichambre d’une défaillance politique et démocratique

La musique (et l’art en général) est souvent qualifiée de langage universel. Les artistes pratiquent un internationalisme au quotidien, mélanges de traditions, de cultures, de nationalités: aujourd’hui le contrôle de la circulation des individus, le système de visas et contrôle des frontières, remet en cause toute une pratique d’échanges à laquelle nous étions naturellement habitués et attachés.

 

Dans les professions du spectacle, l’anxiété prime du fait :

  • des informations de l’Etat, désordonnées, incomplètes et souvent incohérentes concernant cette branche d’activités sans cadre ni perspectives réfléchies,

  • que l’introduction d’une date butoir de dé-confinement amène une série de questions anxiogènes, car n’apportant que des questionnements et peu de réponses à court terme

  • qu’aux interrogations sans réponses concernant l’avenir de la culture en tant qu’activité à part entière de notre société, s’ajoute la certitude et la conscience de la communauté artistique que cet épisode va générer de nombreuses victimes, des dommages collatéraux, psychosociaux qui concerneront d’ailleurs toutes les professions, toutes les tranches d’âges, toutes les classes sociales à l’heure où des disparités et inégalités sont déjà identifiés et où des professions entières sont déjà en situation de survie.

 

Un battement d’aile d’un papillon matérialisé par un morceau d ’ARN parvenu de Chine ou peut-être d’Amazonie, nous a fait découvrir ici que de grands événements annuels parfois festivaliers, de grandes machines à l’origine de produits culturels à succès se sont effondrées. Demain la culture saura-t-elle, comme cela a été le cas tout au long de l’histoire, s’inventer, s’adapter ?

« Gouverner c’est prévoir », dit la maxime. Notre président semble suivre d’autres préceptes, ce que la gestion des masques, des tests et la gestion l’hôpital semble confirmer.

Pouvoir, rôle de l’art et de la musique en particulier, pour créer du lien social, de la résilience, de la capacité à rapprocher. Qu’en est-il quand on parle de distanciation physique et de distanciation sociale ?

Le numérique présenté comme solution quasi universelle, même dans le domaine de la culture, permettra-t-il d’aller au-delà de cette nouvelle forme de pensée unique qu’induit le numérique, via ses applications, alors que les grandes firmes qui y sont au centre exercent à la vue de tous, un contrôle qui se déploie de la Silicon Valley jusqu’à Versailles ?

Alors que la logique du « clic », adapté à une gestion qui ne reconnait que le « j’aime – j’aime pas», favorise un modèle de pensée binaire par excellence qui ne semble pouvoir comptabiliser que des sommes de clics ? Par contre, parallèlement et subrepticement, il permet de tracer à travers des algorithmes secrets, des réalités plus individuelles, plus complexes et de les exploiter au bénéfice d’un marché et des profits qui vont avec.

Quand une vidéo qui recueille de nombreuses vues, (nous parlons seulement de ‘vues’ pas de lecture), devient ‘virale’ (tiens, tiens) il y a de quoi s’interroger.

Les artistes et les intermittents dans la diversité de leurs métiers sont souvent des travailleurs invisibles de la culture et du spectacle vivant, comme l’est la production non quantifiée des richesses produites par les bénévoles de nos associations, les militants, tous ces enthousiastes et passionnés divers. Ces productions de richesses n’ont pas leur place dans la notion de PIB dont le calcul ne répond qu’à des règles comptables étriquées.

Notre modèle culturel productiviste doit être questionné afin d’inventer quelque chose de nouveau, et non pas reproduire systématiquement ces événements rituels, saisonniers et touristiques, prioritairement économiques, d’un monde d’avant. Comment prendre en compte des échelles plus humaines, plus diversifiées et originales, en respect de tous les talents d’ici ou d’ailleurs dans la recherche permanente de la beauté et de la qualité ? Comment ancrer les créations dans leurs territoires avec leurs identités, leurs spécificités, leur caractère plus populaire ? Comment développer les échanges internationaux actuellement gelés mais pourtant nécessaires pour faire vivre les créations multiculturelles, les échanges et coopérations facteur de qualité, de compréhension mutuelle, de respect et de paix.

Construire la paix ne se fera jamais sans la culture, l’éducation, sans ces artisans de l’art, ces femmes et hommes dont le domaine est « les œuvres de l’esprit, du corps, du geste, de la parole… », alliés à tous ces bénévoles, militants, passionnés qui les accompagnent. Ce qui implique des choix budgétaires de l’Etat : de nouvelles armes nucléaires ou culture et bien-être ? Il est certain que la pensée, la créativité, l’engagement citoyen ne vont pas connaître de récession mais vont être confrontées à des obstacles économiques voire antidémocratiques, créant des difficultés inédites quant à leur expression et diffusion. Il est urgent de réfléchir ensemble pour mieux réagir et agir.

 

Tout comme la liberté et la démocratie, la pensée et l’art ne peuvent pas, ne doivent pas être confinés.

 

Pol Huellou,

Artiste musicien, syndicaliste

 

Roland Nivet,

Militant pour la Paix en Bretagne.

 

 

Pol Huellou et Daniel Le Bigot à la fête du Viaduc 2018

Pol Huellou et Daniel Le Bigot à la fête du Viaduc 2018

Roland Nivet

Roland Nivet

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 04:47
Commande massive de masques pour la grande distribution - communiqué de la section du PCF Carhaix-Huelgoat

Communiqué de la section du PCF Carhaix-Huelgoat

L’indignation est à la hauteur du scandale. La grande distribution a stocké depuis 5 semaines 500 millions de masques chirurgicaux.

Alors que les professionnel(le)s de santé en sont dépourvu il est ahurissant, violent, que ces enseignes, sans vergogne, les mettent sur le marché.

Le fric toujours le fric ! Où sont leurs belles envolées, remerciant ceux et celles qui sont en première ligne, les assurant de leur soutien.

Décidément aujourd’hui est comme hier et augure mal de demain.

Les communistes de la section PCF de Carhaix Huelgoat appellent les consommateurs à boycotter l’achat de ces masques. L’État devrait intervenir et saisir ces stocks car le manque de masques est toujours d’actualité pour le personnel soignant.

Pour les communistes, face au risque sanitaire, la santé n’a pas de prix : L’Etat doit prendre en charge la gratuité des masques.

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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 06:23
communiqué du SNUipp-FSU 29 (2 mai 2020)  : "rentrée" des classes du 12 mai:  stop au mensonge!

Voici un communiqué de presse important du SNUipp-FSU 29, syndicat majoritaire dans le premier degré nationalement et dans le Finistère,  sur les conditions de la rentrée des classes imposée au 12 mai.

Communiqué du SNUipp-FSU 29 : stop au mensonge.

2 mai 2020

La reprise de l’école devrait être une bonne nouvelle, elle devait signifier la fin de la phase aiguë de
la crise sanitaire. Elle était attendue par toutes et tous.
La date du 12 mai a été annoncée de façon unilatérale, contre même l’avis du conseil scientifique,
de l’OMS… Partout les directions d'école et les équipes tentent de l’organiser, alors même que
pour l’heure, rien n’est très clair entre les discours au sommet de l’État et les déclinaisons que
cherche à poser le recteur. Dans certaines communes, les mairies n’ont pas encore pris contact avec
les directeurs et directrices qui naviguent à vue, alors même que la responsabilité de cette reprise
leur incombe.
Le protocole sanitaire nous oblige à faire respecter les gestes barrières et le respect du mètre de
distance entre les enfants. Si nous devons adapter l’accueil dans une perspective de crise durable,
nous exigeons qu’un discours de vérité soit tenu aux enseignants et aux familles. Exiger d’enfants
de rester à 1 mètre les uns des autres, de ne pas utiliser les jeux de classe, de rester sans bouger,
induit une maltraitance contraire aux droits de l’enfant. C’est aller contre leur nature même. Ça sera
une école sans que le maître ou la maîtresse puisse consoler un chagrin, sans que l’AVS d’un élève
puisse l’aider à organiser son travail, sans secret glissé à l’oreille, sans échange de carte de jeu, sans
jeu de ballon sur la cour, … Ce n’est pas tenable.
En l’absence de la possibilité d’assurer la santé et la sécurité de tous, le SNUipp-FSU 29 demande
de reporter cette rentrée afin de laisser à chaque équipe la possibilité de la préparer correctement.
Dans la précipitation actuelle, le protocole de reprise ne pourra être respecté à 100% en ce qui
concerne les gestes barrières et la distanciation.
Donner la responsabilité d’une éventuelle contamination à un enseignant qui ne pourra pas respecter
un protocole intenable, procure un malaise extrême dans notre profession. Si les gestes barrières
étaient suffisants nous n'aurions pas eu besoin de nous confiner pendant 2 mois .
En imposant une rentrée mal préparée et dans un délai contraint, les autorités devront prendre la
responsabilité de l’impossibilité du respect de l’ensemble des gestes barrières induite par une
reprise des cours. Nous voulons un discours de vérité pour assurer les personnels de la prise en
charge des responsabilités de l'Etat, que le protocole sanitaire ne soit pas un parapluie qui décharge
son concepteur au détriment du personnel. L'état doit prendre des engagements vis à vis de notre
protection et nous assurer de son entière responsabilité.
Le SNUipp-FSU au niveau national a pris soin de déposer une alerte sociale à compter du 11 mai et,
afin d’éviter tout retour précipité, il accompagnera les enseignants et enseignantes sur les modalités
d’usage du droit de retrait et du droit d’alerte.

 

Sabrina Manuel, secrétaire départementale SNUipp-FSU 29

et Antoine Gauchard

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 14:42
Du 1er au 11 mai, soutenez les batailles du Parti communiste en participant à la grande souscription du muguet virtuel

Cher-e-s toutes et tous,
 
Même confiné.e.s, nous pouvons être actifs et actives, utiles à nos idées de justice sociale. Le 1er mai, faisons-nous entendre sur les réseaux sociaux et à nos fenêtres avec nos revendications, nos coups de gueule, nos propositions.


Le covid-19 n’est pas, comme beaucoup voudrait nous le faire croire, le déclencheur de tous les maux auxquels nous sommes confrontés actuellement et que nous devrions subir demain, il n’en est que le révélateur, il ne fait que mettre en exergue les inégalités et  l’importance des professions très féminisées : infirmières (87 % de femmes) et aides-soignantes (91 % de femmes), mais aussi des aides à domicile et des aides ménagères (97 % de femmes), des agentes d’entretien (73 % de femmes), des caissières et des vendeuses (76 % de femmes), ce sont aussi des enseignantes (71 % de femmes) . Il s’agit de tous ceux et celles qui servent le bien commun, ceux et celles qui ont été méprisé.e.s par les néo-libéraux au pouvoir.
 
Or on le voit bien les champions du capitalisme ultra libéral qui  dirigent actuellement le monde (dont beaucoup sont adeptes du repli nationaliste) sont à la manœuvre pour revenir au plus vite à la situation d’avant.
 
Pour ce faire, ils engagent des politiques visant à obtenir des consensus pour faire accepter (au nom de la lutte contre « l’ennemi commun le covid-19 » et pour sauver l’économie) toujours plus de sacrifices (même au prix de vies humaines) allant même jusqu’aux privations de certaines libertés et à la remise en cause des droits sociaux.

Ils veulent faire payer l'ardoise aux travailleurs et aux travailleuses , à ceux et celles là-même qui ont été en première ligne pendant la crise du Covid-19 et qui ont été fragilisé.e.s par des décennies de casse des services publics, de la Sécu, des droits sociaux.


Les communistes le savent bien pour l’avoir toujours dénoncé, la situation d’avant était déjà de plus en plus intenable tant pour la planète que pour l’humanité toute entière. 9 milliardaires qui détiennent autant de patrimoine que 3,7 milliards de femmes et d'hommes, des millions de pauvres dans des pays riches, des milliards de dividendes versés aux actionnaires en échange de la pression sur les salarié.e.s, les salaires, les emplois, des démocraties muselées, la toute puissance des milliardaires, des multinationales cotées en bourse, des banques et des sociétés d'assurance, et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes?
 
Non, évidemment, la Sociale, la lutte des classes, le combat international et internationaliste pour la défense des travailleurs sont toujours à l'ordre du jour!

D’où notre responsabilité en tant que communiste pour d’une part endiguer ce scénario mortifère et d’autre part montrer que nos idées telles que Marx et d'autres les ont conçues sont toujours d'actualité.
 
Il est possible de faire en sorte que dans ces conditions inédites le premier mai continue à porter des luttes et de revendications: lutte pour lutter contre la pauvreté, l'approfondissement des inégalités, défendre les droits des salariés, les libertés démocratiques, les services publics, l'hôpital, pour des conditions de vie décentes dans les EHPAD, pour les étudiants, etc.

Le PCF porte de nombreuses propositions pour protéger les travailleur·euse·s et leur rémunération parmi lesquelles la mise à disposition d'équipements de protection, l'indemnisation à 100 % du chômage partiel, l'augmentation du smic de 20 % et des plus bas salaires, augmentation des minima sociaux et pensions en conséquence, le retrait de la réforme inique de l'assurance chômage, la relance de notre souveraineté alimentaire et d'une agriculture de qualité relocalisée garantissant une alimentation saine pour tous.

Covid-19 : Nombre de nos concitoyens subissent les lourdes conséquences de la crise, nous proposons des mesures économiques d'urgence pour les protéger.

Pour lire nos 75 propositions ➡️ https://bit.ly/3clrZDY

 
Le plan de déconfinement  annoncé le 28 avril par le premier ministre, sans consultation et construction collective préalable, et voté dans la foulée avec les seules voix du groupe de la LREM est à la fois flou et dangereux. Il ne comporte aucune mesure forte sur les moyens financiers à mobiliser: lutte contre l'évasion fiscale, rétablissement de l'ISF, taxation des revenus financiers.
 
Alors que selon Henriette Steinberg du Secours Populaire, le nombre de personnes en dessous du seuil de pauvreté dans notre pays pourrait augmenter de 9 millions à 12 ou 13 millions dans ce contexte de crise du Covid-19, et le retour intolérable de la faim, le plan du gouvernement ne comprend aucun plan de lutte contre la pauvreté ambitieux (aide pour les loyers et les charges, soutiens aux organismes HLM, contrôle des prix dans la grande distribution, aides directes aux familles, suspension de la réforme de l'assurance chômage, aide aux artisans, commerçants, auto-entrepreneurs, intermittents du spectacle, étudiants salariés précaires lourdement impactés par le confinement).
 
L’État se défausse sur les mairies, les collectivités, les entreprises, les associations, les écoles, d'une grande partie des responsabilités qu'il n'assume plus, en terme de santé publique et de normes et de moyens d'une reprise d'activité dans des conditions minimales de sécurité. C'est le grand flou sur l'accès aux tests, aux masques, sur les conditions effectives de la reprise de la scolarité. L'école "facultative" met les parents devant des responsabilités difficiles à assumer sur le retour ou non de leurs enfants à l'école, alors qu'ils ne connaissent pas les conditions effectives qui seront celles de la reprise après le 11 mai.
 
On ne sait pas non plus si les salariés du public et du privé seront sanctionnés s'ils continuent à vouloir rester à la maison pour garder leurs enfants. Alors que le fond de capitalisation pour les grands groupes ne parait pas devoir être utilisés avec des vraies conditionnalités sur l'emploi, le gel des licenciements, la lutte conte l'évasion fiscale, les fonds d'aides aux PME, artisans, commerçants, restaurateurs, ne semblent pas suffisants, ni s'accompagner de pressions suffisantes sur les banques et les assurances pour l'accès au crédit et aux indemnisations. L'exécutif étale ses défaillances dans tous les domaines tout en continuant à avancer sur son agenda de restriction des libertés publiques (prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'à mi-juillet) et de maintien dans le temps des dispositifs dérogatoires au droit social.
 
Les Français sont nombreux à ne pas faire confiance à ce gouvernement pour gérer la crise et ils ont raison. Les ARS et les préfectures ont beaucoup de mal à apporter des réponses aux collectivités, en première ligne pour compenser les carences de l’État, et à qui on n'a pas encore débloqué de moyens supplémentaires pour faire face à leurs dépenses nouvelles pour assurer la solidarité et la protection des citoyens. 

 
La crise sanitaire, marquée par les mesures de confinement et de distanciation physique, conduit comme vous le savez à l'interdiction de la vente du muguet, des manifestations syndicales dans la rue le 1er mai, et des fêtes du Parti communiste de Morlaix et Brest qui permettent, en plus d'être de beaux moments festifs de fraternité, de débats politiques, de financer une partie de l'activité politique. 
 
Pour tenter de compenser au mieux la perte financière que la vente représente pour les fédérations et les sections, le Parti communiste a donc réalisé un visuel symbolique, un brin de muguet virtuel, associé à une souscription. Cela permet aux adhérent·e·s, aux sympathisant·e·s, à toutes celles et ceux qui sont attaché·e·s à soutenir les combats sociaux, démocratiques et humains de notre parti le 1er mai de le faire à nouveau cette année, malgré le confinement.
Nous appelons tous ceux qui le souhaitent à participer à cette souscription mais bien sûr aussi à la partager auprès d'ami·e·s, de contacts, de collègues, de voisin·e·s, afin de permettre à toutes et tous celles et ceux qui nous sont proches de contribuer financièrement à nos actions pour défendre les droits des travailleur·euse·s.
 
Cette souscription est ouverte entre le 1er mai et le 11 mai.

https://www.pcf.fr/le_muguet_du_1er_mai.

Le paiement se fera par carte bancaire.
 
Pour une participation à la souscription et un paiement par chèque, libellez le chèque à l'ordre de l'ADF PCF 29, et indiquez l'adresse de la fédération: PCF Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 Brest.
 
L'identification de l'adresse postale lors des dons en ligne permettra de reverser tout l'argent récolté de Finistériens à la fédération du PCF Finistère.

Bien fraternellement,

PCF Finistère, 29 avril 2020

Du 1er au 11 mai, soutenez les batailles du Parti communiste en participant à la grande souscription du muguet virtuel
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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 04:00
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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 09:02
Parti communiste - 1er mai : confiné.e.s, mobilisé.e.s et en colère !  Déclaration du PCF Finistère- 29 avril 2020
Parti communiste - 1er mai : confiné.e.s, mobilisé.e.s et en colère !

Déclaration du PCF Finistère- 29 avril 2020

Nous allons vivre un 1er mai inédit, avec l'impossibilité d'organiser les manifestations et rassemblements syndicaux et politiques (les fêtes du parti communiste à Brest et Morlaix). Les 900 adhérents de notre parti dans le Finistère et ses sympathisants étaient évidemment très impliqués dans les initiatives de cette journée et le seront encore, sous une autre forme, cette année.  

Cette journée est, rappelons-le, avant d'être un férié, d'abord une journée de grève et de mobilisation, pour les droits sociaux et politiques des travailleuses et travailleurs, pour la limitation de la durée du travail et un meilleur partage des richesses. En France, la mystification de la « fête du Travail » sous Pétain est redevenu le jour férié de défense des droits des travailleurs en 1947, alors que le ministre du travail communiste était Ambroise Croizat, l'initiateur de la Sécurité Sociale et du système de retraite par répartition.

Même confiné.e.s, nous pouvons être actifs et actives, utiles à nos idées de justice sociale. Le 1er mai, contre Macron et son monde, celui du capitalisme, faisons-nous entendre sur les réseaux sociaux et à nos fenêtres avec nos revendications, nos colères, nos propositions !

Le covid-19 n’est pas, comme beaucoup voudraient nous le faire croire, le déclencheur de tous les maux auxquels nous sommes confrontés actuellement et que nous devrions subir demain, il n’en est que le révélateur. Si le nombre de malades et de morts a été si grand en France, et la crise si compliquée à gérer, c'est en grande partie la responsabilité d'un libéralisme économique aveugle qui a fragilisé les hôpitaux, les EHPAD, empêché la construction d'une réponse de santé publique organisée, rationnelle, efficace, avec des tests, des médicaments, du matériel de soins et de protection adaptés, une transparence et une cohérence de la politique de l’État.  

Il ne fait que mettre en exergue les inégalités et l’importance des professions très féminisées et pour cela socialement et économiquement injustement dévalorisées : infirmières (87 % de femmes) et aides-soignantes (91 % de femmes), mais aussi des aides à domicile et des aides ménagères (97 % de femmes), des agentes d’entretien (73 % de femmes), des caissières et des vendeuses (76 % de femmes).

Les néo-libéraux au pouvoir en France et dans la plupart des pays voudront faire payer l'ardoise de la crise économique liée au Covid-19 aux travailleurs et aux travailleuses, à ceux et celles là-même qui ont été en première ligne pendant la crise du Covid-19 et qui ont été fragilisé.e.s par des décennies de casse des services publics, de la Sécu, des droits sociaux.

Lucides sur la « statégie du choc » des capitalistes pour continuer à imposer leur agenda par un discours de sacrifices nécessaires liés à la crise et à une « économie de guerre », nous ne voulons pas pour autant revenir au « monde d'avant », qui est le monde d'injustices intolérables d'aujourd'hui!

8 milliardaires qui détiennent autant de patrimoine que 3,6 milliards de femmes et d'hommes, des millions de pauvres dans la cinquième puissance mondiale, la France, des milliards de dividendes versés aux actionnaires en échange de la pression grandissante exercée sur les salarié.e.s, les salaires, la démocratie et le mouvement social muselés, ça ne peut plus durer !

La Sociale, la lutte des classes, le combat international pour la défense des travailleurs sont toujours à l'ordre du jour!

Le plan de déconfinement  annoncé le 28 avril par le premier ministre, sans consultation et construction démocratique préalable, et voté dans la foulée, juste après avoir été découvert par les parlementaires, avec la majorité étriquée constituée par les seules voix des groupes LREM et Modem est à la fois flou et dangereux.

Il ne comporte aucune mesure forte sur les moyens financiers à mobiliser: lutte contre l'évasion fiscale, rétablissement de l'ISF, taxation des revenus financiers. Alors que le nombre de personnes en-dessous du seuil de pauvreté dans notre pays pourrait augmenter de 9 millions à 12 ou 13 millions dans ce contexte de crise du Covid-19, qui voit le retour intolérable de la faim, le plan du gouvernement ne comprend aucun plan de lutte contre la pauvreté.

Dans une sorte de fausse décentralisation imposée par l'incompétence, l’État se défausse sur les mairies, les collectivités, les entreprises, les associations, les écoles, d'une grande partie des responsabilités qu'il n'assume plus, en termes de santé publique, de normes et de moyens d'une reprise d'activité dans des conditions minimales de sécurité.

C'est le grand flou sur l'accès aux tests, aux masques, sur les conditions effectives de la reprise de la scolarité. L'école "facultative" et « à la carte » met les parents, les enseignants et les communes et collectivités de référence devant des responsabilités difficiles à assumer sur le retour ou non de leurs enfants à l'école, alors qu'ils ne connaissent toujours pas les conditions effectives qui seront celles de la reprise après le 11 mai, ni le rôle qu'y jouera l'Etat.

L'exécutif étale ses défaillances dans tous les domaines tout en continuant à avancer sur son agenda de restriction des libertés publiques (prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'à mi-juillet) et de maintien dans le temps des dispositifs dérogatoires au droit social.

Les Français sont nombreux à ne pas faire confiance à ce gouvernement pour gérer la crise et ils ont raison.

Le PCF a porté des propositions précises à l'exécutif par la voix de ses députés :

- Le rétablissement de l'ISF, un grand plan de lutte contre l'évasion fiscale et le refus d'aider des grosses entreprises qui déclarent leurs bénéfices dans des paradis fiscaux.

- Le blocage des prix : produits de première nécessité en grande distribution, eau, électricité, gaz, télécommunications et assurances.

- Une loi de finance rectificative pour soutenir financièrement les collectivités qui sont en première ligne dans la gestion de la crise du Covid-19

- Un grand plan de lutte contre la pauvreté (gel des loyers, aides aux organismes HLM, aux associations de solidarité, aide directe aux familles les plus démunies, aux étudiants salariés précaires, soutien au PME en difficulté et aux auto-entrepreneurs).

- Un chômage partiel financé à 100 % de la rémunération, l'abandon de la réforme de l'assurance chômage, le maintien des droits et des allocations des chômeurs, l'abrogation de la réforme des retraites. L'augmentation du SMIC et des minima sociaux.

- Un plan massif d'embauches à l'hôpital et les EHPAD et la revalorisation des métiers, la mise en chantier d'une loi de santé publique et l'annulation de la dette des hôpitaux.


La crise sanitaire conduit à l'interdiction de la vente du muguet et des des fêtes du Parti communiste qui permettent, en plus d'être de beaux moments festifs de fraternité, de débats politiques, de financer une partie de l'activité politique. 

Pour tenter de compenser en partie cette perte financière le Parti communiste a donc réalisé un visuel symbolique, un brin de muguet virtuel, associé à une souscription.

Cette souscription est ouverte entre le 1er mai et le 11 mai.

https://www.pcf.fr/le_muguet_du_1er_mai.

Pour une participation à la souscription et un paiement par chèque, libellez le chèque à l'ordre de l'ADF PCF 29, et indiquez l'adresse de la fédération: PCF Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 Brest.

Le PCF Finistère.

A Brest, le 29 avril 2020,

Parti communiste - 1er mai : confiné.e.s, mobilisé.e.s et en colère !  Déclaration du PCF Finistère- 29 avril 2020
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28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 15:12
Un 1er mai aux couleurs de la révolte contre Macron, le capitalisme et leur monde - Mobilisons-nous sur les réseaux sociaux, les balcons, les fenêtres! Faites du bruit!

La CGT prépare une campagne pour le 1er Mai 2020. L'objet de cette campagne c'est : le jour d’après je veux … après c'est à vous de jouer. Alors les camarades à vous de jouer et rdv le 1er Mai pour une grande journée de mobilisation sur les réseaux sociaux et à la maison (puisqu'on sera encore confiné-e-s).

Marc Corbel

 

Allez-voir la vidéo réalisée par les camarades du Forum Social brestois, ça jette! Sur le lien suivant:

1er mai 2020 : tou·tes aux balcons !

Vidéo 2minutes 19

 

 

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28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 06:34
PCF Finistère - Adhérer au Parti communiste, le choix du partage et de l'Humain d'abord!

Adhérer au PCF, le choix du partage et de l'Humain d'abord 

En 2019, 60 nouveaux adhérents ont rejoint le PCF dans le Finistère et une dizaine de jeunes ont rejoint la JC dans notre département parallèlement. Parce que les enjeux sociaux et politiques du moment sont cruciaux, nous voulons faire au moins aussi bien en 2020, année du centenaire du PCF.

Les enjeux sont énormes: on le voit avec la casse de l'hôpital public, les conséquences des ravages environnementaux sur la santé et la qualité de vie, la domination des logiques de privatisation et de rentabilité financière sur le secteur du médicament, l'aide sélective aux entreprises pour les gros du CAC 40, le niveau d'absence de planification des mesures de prévention et de protection sur la crise du coronavirus, l'incurie de l’État pour sauver nos vies, après qu'il soit passé en force pour les durcir considérablement avec la réforme des retraites, de l'assurance chômage, du droit du travail.

Combattre Macron et les forces capitalistes qu'il représente, opposer une alternative à la progression des idées de l'extrême-droite et au rejet de la politique, exigent un parti communiste fort, plus fort, actif, plus actif, en prise avec les attentes de la population.

Pour la deuxième année consécutive, selon la commission nationale des comptes de campagne et des comptes des partis politiques, le PCF est le deuxième parti de France en nombre d'adhérents cotisants.Nous nous en réjouissons même si cela traduit plus l'effondrement militant des autres partis qu'une progression du nôtre en terme de nombre d'adhérents. En tout cas, nous ne reculons pas trop. Nos militants sont fidèles et de nouveaux adhérents arrivent, de tous les horizons, les âges, les milieux, prêts à s'investir.

Dans le Finistère, nous comptons environ 850 adhérents, dont près de 600 à jour de cotisation, une vingtaine de sections, et sans doute au moins une quarantaine d'élus au sortir des prochaines municipales.

Nous avons un lien avec le monde syndical et le monde associatif, et nous essayons d'être présents au maximum de nos possibilités dans les luttes pour la défense des services publics, des salariés, des déshérités, tout en offrant des perspectives en terme de solutions de long terme pour construire des alternatives, en tenant aussi une ligne de rassemblement dans la diversité sur de la gauche sur des objectifs de progrès sociaux et démocratiques.

Notre parti va fêter ses cent ans à la fin de l'année, c'est un parti bien vivant et démocratique que beaucoup de jeunes rejoignent pour agir contre la domination capitaliste et patriarcale, contre le racisme et la xénophobie, pour le paix, parce que le communisme est la jeunesse du monde.

L'humain d'abord est inscrit dans notre culture politique à travers nos fêtes de la fraternité comme nos actions concrètes. Des initiatives rassembleuses et porteuses politiquement qui sont progressivement suspendues malheureusement pendant la crise du Covid-19.

Nous avons la culture du militantisme au quotidien et du débat et refusons aussi bien la politique opportuniste, les dérives présidentialistes de personnalisation et de délégation du pouvoir que les stratégies populistes qui cherchent à diviser plutôt qu'à rassembler le camp de ceux qui ont intérêt à un vrai changement de système pour combattre et dépasser le capitalisme.

Adhérer au PCF, c'est se rendre acteur pour changer la société. C'est convertir sa révolte et son refus en action collective, c'est rejoindre le camp des gens qui se mettent debout contre l'injustice !

C'est donner de la force aussi à nos parlementaires, qui dans les deux groupes à l'Assemblée et au Sénat, proposent des alternatives aux politiques néo-libérales, luttent contre elles d'arrache-pied, construire aussi des propositions concrètes, dans un très grand respect de la dignité de leur fonction et des citoyens, se faisant bien souvent les porte-voix des attentes des classes populaires, des organisations syndicales, des partisans de la paix et de la solidarité internationale, ce qui est aussi le cas de nos élus locaux.

 

 https://www.pcf.fr/mon_pcf_adhesion

 

Fédération du Parti communiste français du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 BREST

federation@29.pcf.fr

pcf29.org

PCF Finistère - Adhérer au Parti communiste, le choix du partage et de l'Humain d'abord!
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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 13:31
Cocos, confinés et actifs: Annie Bergot Le Calvez à Morlaix

Avec toute la générosité de son caractère, Annie Bergot Le Calvez n'est pas du genre à rester inactive.

Notre amie et camarade, retraitée des Finances publiques, militante de la CGT puis du Parti communiste, venait de passer cinq mois intenses de campagne électorale avec "Morlaix Ensemble" au moment où la crise du Covid-19 a fait pleine irruption dans nos consciences et nos vies avec le début du confinement imposé à toutes et tous.  C'est elle avec Hervé Gouédard et Yvon Laurans qui avait organisé les tours de présence des assesseurs de "Morlaix Ensemble" dans les bureaux de vote le 15 mars, élection qui s'est déroulé dans un contexte inédit, étrange et anxiogène.

Bien que non éligible sur la liste (elle qui a déjà fait plusieurs mandats dans la majorité PS-PCF et l'opposition à Morlaix), Annie apportait, comme Hervé Gouédard, son expérience et son pragmatisme, son dynamisme et son franc-parler, à tel point qu'elle est devenue clairement un pilier et un repère de notre collectif uni par une belle fraternité, une sympathie et une complémentarité entre des personnalités différentes aux expériences et formations très diverses. Elle continue pendant ce mois et demi de confinement à beaucoup soutenir les uns et les autres, à réagir aux expressions de chacun et à témoigner des ressentis qui s'expriment chez les Morlaisiens sur la messagerie interne du groupe.

Mais surtout Annie s'investit comme tout au long de l'année pour la Ligue contre le Cancer, où elle milite comme bénévole depuis 11 ans, en tant qu'écoutante et bénévole à l'atelier travaux manuels.

Tous les jours, elle appelle des gens pour rompre l'isolement, discuter, elle garde le lien avec eux dans cette période angoissante où parfois on a l'impression qu'on ne meurt plus que du coronavirus et qu'il n'y a plus que ça qui existe.

Elle fait des courses aussi régulièrement pour une dame de 93 ans. Elle continue à militer pour la défense de l'hôpital public du pays de Morlaix et le comité des usagers dont elle est la trésorière adjointe en relayant des informations, allant les chercher à la source, en frappant les casseroles tous les soirs à vingt heures dans son quartier avec ses voisins, en confectionnant des banderoles pour soutenir l'hôpital public avec Jean-Luc, son mari. Elle s'occupe aussi de maintenir le lien avec ses enfants et petits-enfants, avec sa tante de Ploujean, personne âgée isolée, et, avec David Guyomar, autre colistier de Morlaix Ensemble, son voisin du quartier Penlan, ils discutent beaucoup et prennent les contacts avec les voisins pour créer les bases d'une association de quartier regroupant Coat Congar, l'Orée du Bois et Penlan, avec plein d'idées d'animations et de temps de vie sociaux pour faire vivre le quartier après le déconfinement.   

Voici une expression d'Annie Bergot Le Calvez datant de ce jour qui dit la nécessité d'un engagement social durable et du bénévolat bien au-delà de l'urgence de la crise du Covid-19, à quoi l'on ne peut pas ramener non plus tous les défis sociaux du moment:

"Le début de l’annonce du Covid 19, aura vu surgir un grand élan de solidarité autour et parmi nous.

Des personnes se mettant tout de suite à la disposition des associations caritatives, pour venir en aide aux plus vulnérables et aux plus démunis. C’est beau, c’est généreux, c’est indispensable dans l’instant, mais n’oublions pas l’après.

Bénévole depuis plus de 10 ans, auprès de personnes atteintes du cancer ou de leurs proches, force est de constater que nous avons toujours de plus en plus de mal à trouver des personnes souhaitant donner un peu de leur temps, de leur bonne volonté et de l’écoute.

Confinée, je pense à Vous, que nous n’avons pas vues depuis bientôt 2 mois. Vous qui subissez la double peine, la maladie et le confinement. Vous qui souffrez de ne pouvoir nous rencontrer, d’échanger entre vous vos espoirs et vos angoisses, avec nous bénévoles de toujours, avant, pendant et après le confinement.

Des bénévoles, il y en a toujours eu et il en faudra encore plus. Dans tous les domaines, caritatif, culturel, sportif, social, scolaire…

Nous bénévoles sommes et seront toujours là, après que cette grave épidémie soit passée. Nous retrouverons la liberté , le droit et le pouvoir de se retrouver ensemble.

ANNIE BERGOT LE CALVEZ MORLAIX"

 

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