Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 06:11
Un dernier hommage sera rendu à Louis AMINOT vendredi à 17h au Patronage Laïque Sanquer
59 Rue Richelieu Salle Georges VIGIER
29200 Brest - Le Pilier Rouge
 
 
 
Nous avons eu la nouvelle lundi matin du décès de notre ancien camarade Louis Aminot qui a joué un rôle notable dans l'histoire du PCF finistérien dans les années 70-80. Il nous avait appris être atteint d'une grave maladie l'an passé. 
 
Au-delà de ce qui a pu l'opposer au Parti Communiste depuis la rupture de 1985, période de crise intense qui a laissé un mauvais souvenir, et pour certains les souvenirs sont plus douloureux que pour d'autres, cette nouvelle nous peine car nous avions des échanges fréquents et amicaux avec Louis qui continuait à vivre pour la politique, avec un regard paradoxalement passionné et distancié, désormais en s'intéressant surtout aux questions stratégiques de fond, et qui avait gardé des convictions communistes profondes et des liens de dialogue avec plusieurs camarades à la direction du PCF. 
 
Ismaël Dupont
 

LOUIS AMINOT : LE COMBAT CONTINUE

Je viens d'apprendre avec beaucoup de tristesse la disparition de Louis .
Depuis ses 15 ans son existence a été placée sous le signe du communisme ...dans ou en dehors du Parti .
Après des années de combats communs nos chemins se sont éloignés . Dans des circonstances parfois rudes . Mais Louis ne générait pas la tiédeur . Lors d'une réunion du Front de Gauche il me disait qu'il voulait écrire sur cette période et souhaitait mes souvenirs . Nous n'aurons pas eu le temps de le faire . 
Et puis nous nous sommes retrouvés dans les combats et dans cette belle tentative , avortée ou plutôt assassinée , que fut le Front de Gauche dans le Finistère .
Une vie de combats vient de s'éteindre . Le meilleur hommage qu'on puisse rendre à Louis est de les poursuivre sans relâche...et de gagner .

 

ALAIN DAVID .

 

 

A Notre Ami et Camarade Louis Aminot
Louis Aminot a également été conseiller municipal pendant 24 ans. (Photo d'archive Le Télégramme)

Louis Aminot a également été conseiller municipal pendant 24 ans. (Photo d'archive Le Télégramme)

Article Le Télégramme Brest - 17 avril 2018 

Louis Aminot est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à l'âge de 76 ans. Personnage haut en couleur, fort en verbe et militant acharné, Louis Aminot aura été d'une fidélité sans faille à ce que l'on appelle sans doute un peu vite la gauche non socialiste. Entré aux Jeunesses communistes à l'âge de 15 ans, il adhère cinq ans plus tard au Parti communiste pendant son service militaire. Il devient cadre de la fédération du Finistère nord du PCF tout en travaillant à l'Arsenal comme électricien puis devient permanent. Élu communiste, il rompra avec le PCF en 1985 pour rejoindre le groupe des rénovateurs communistes. Louis Aminot restera dans le giron des communistes unitaires, « il aura gardé au coeur jusqu'au bout l'idée de communisme », salue la section locale du PCF dans un communiqué.

Adjoint aux sports en 1989


Élu en 1977 sur la liste d'union de la gauche de Francis Le Blé, Louis Aminot a également été conseiller municipal pendant 24 ans, étant régulièrement élu sur la liste de Pierre Maille et accédant également aux fonctions d'adjoint, dont celle d'adjoint aux sports en 1989. En 2001, il partira vers Sevran en banlieue parisienne pour travailler auprès d'un maire communiste. Il était revenu vers Brest pour sa retraite et restait attentif aux débats de la ville et notamment ceux ayant trait à la défense et au désarmement nucléaire.
 

Le Télégramme, 17 avril 2018

La section  du Pays de Brest et la fédération du PCF saluent la mémoire de Louis Aminot décédé cette nuit. 
 
Il a été élu de la ville de Brest pendant vingt-quatre ans depuis la première municipalité de gauche en 1977.
 
Entré aux Jeunesses communistes à l'âge de 15 ans,  il adhère cinq ans plus tard au Parti communiste pendant son service militaire.
 
Il devient cadre de la fédération du Finistère nord du PCF tout en travaillant à l'Arsenal comme électricien puis devient permanent.
 
Élu communiste, il rompra avec le PCF en 1985 pour rejoindre le groupe des rénovateurs  communistes.
 
Toujours membre de Communistes unitaires il aura gardé au cœur jusqu’au bout l’idée de communisme.
 
Passionné par les questions de Défense et de Désarmement nucléaire, il avait animé un débat de la fédération PCF du Finistère à la fête de l'Humanité de la Courneuve il y a trois ans, et participé encore il y a trois mois à un débat que nous organisions sur l'activité et l'industrie maritime à Brest, et nos échanges ont été fréquents et fraternels dans le cadre du Front de Gauche où Louis était un militant d'Ensemble soucieux de convergence et soucieux d'engager le débat sur le fond des questions sociales et politiques. 
 
Aujourd'hui, nous exprimons nos condoléances à la famille et aux amis de Louis.
Louis Aminot aux Rencontres du Front de Gauche Finistère (2014, photo Pierre-Yvon Boisnard)

Louis Aminot aux Rencontres du Front de Gauche Finistère (2014, photo Pierre-Yvon Boisnard)

Un dernier hommage sera rendu à Louis AMINOT vendredi à 17h au Patronage Laïque Sanquer
59 Rue Richelieu Salle Georges VIGIER
29200 Brest - Le Pilier Rouge
 
 
Disparition de Louis Aminot, ancien cadre du PCF jusqu'en 1985, militant d'Ensemble, des Communistes Unitaires, et de l'Université Européenne de la Paix, figure haute en couleur de la gauche brestoise
Partager cet article
Repost0
18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 05:55
Le samedi 26 mai à la Forêt-Fouesnant, salle de l'archipel: la section PCF de Fouesnant nous invite à un voyage cinématographique avec René Vautier et Michel Le Thomas
René Vautier

René Vautier

Le samedi 26 mai à la Forêt-Fouesnant (salle de l'archipel). 

 

Repas des Amis du PCF - Après-midi et soirée politique culturelle autour de la colonisation et de l'immigration. 

 

On projette 3 films de René Vautier et 1 de Michel Le Thomas, compagnon de route de René Vautier

 

Afrique 50  René Vautier 15mn

 

Les trois cousins  René Vautier 10 mn

 

Les Ajoncs  René Vautier 10 mn

 

De Sable et de sang René Vautier.

 

 

Avant ça on projette également en solidarité avec les cheminots et les usagers en lutte un film sur le combat pour le maintien de la gare de Plouaret-Tregor, de Michel Le Thomas, qui sera présent.  

 

Hommage de Pierre Laurent à René Vautier

Un témoignage exceptionnel de René Vautier: une enfance héroïque - avoir 13-16 ans dans la Résistance à Quimper (Des enfants dans la Résistance, Philippe Chapleau, Ouest-France)

"René Vautier, un immense bonhomme" - hommage de Louis Aminot

René Vautier sur la mort d'Edouard Mazé, tué par les forces de l'ordre établi en 1950: un documentaire de Tébéo raconte le contexte de ce conflit social à Brest

 

Partager cet article
Repost0
15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 19:10

Converger , ensemble le 19 avril !

Rarement une période économique et sociale n’aura été autant porteuse de dangers et d’incertitudes pour l’avenir de l’ensemble des salariés... Contradictoirement, rarement la séquence qui s’ouvre ne nous aura offert la possibilité de construire un mouvement capable d’inverser la courbe des remises en cause et des mauvais coups.

Ces dernières semaines, des initiatives d’actions avec des grèves et manifestations ont été organisées dans plusieurs secteurs professionnels et territoires. Les retraités et les salariés des EHPAD étaient mobilisés dans l’unité le 15 mars dernier. Ils étaient des milliers dans les rues. Les uns aspirent – à juste titre – à des niveaux de pensions leur permettant de vivre dignement, et les autres à travailler dans des conditions décentes.


Le 22 mars, les salariés de la fonction publique, des entreprises privées et publiques, les cheminots, étaient en arrêt de travail et en manifestation dans tout le pays.

Le 30 mars, les salariés de Carrefour se sont mobilisés contre le démantèlement du groupe orchestré pour répondre aux seules exigences de rentabilité des principaux actionnaires.

Depuis le 3 avril, une mobilisation massive des cheminots est engagée pour le service public ferroviaire.

Toutes ces actions montrent que les salariés, les retraités, les jeunes ne s’en laissent pas conter. Ils exigent une autre action politique du gouvernement et que le patronat réponde à leurs revendications dans les entreprises.


Tous les éléments semblent être réunis pour contraindre gouvernement et patronat à répondre aux attentes légitimes des salariés et des retraités. Pour se faire il est certes nécessaire d’amplifier le mouvement dans les entreprises, mais il faut également, de toute évidence, créer les conditions de leur convergence. C’est dans ces conditions et avec cet objectif que les organisations syndicales du Finistère CGT, FSU, Solidaires, avec le soutien de FO prennent l’initiative de faire du 19 avril 2018 une journée de convergences revendicatives et de luttes interprofessionnelles, appellent à se rassembler :

 

à partir de 11 heures dans les localités le 19 avril 2018,

à Brest-place de la liberté, Quimper-place St Corentin

Morlaix-place des otages

 Carhaix-place du champ de foire

Quimperlé (avec un rendez-vous à 10h30 place Jean Jaurès)

Partager cet article
Repost0
15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 08:30
Intervention des gendarmes sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes: communiqués de l'UL CGT de Nantes et du PCF Morbihan
Intervention sur la ZAD, communiqué de l’UL CGT de Nantes
jeudi 12 avril 2018
COMMUNIQUE DE L’UNION LOCALE CGT NANTES SUR L’INTERVENTION EN COURS DES FORCES DE L’ORDRE SUR LA ZAD DE NOTRE DAME DES LANDES

L’UNION LOCALE CGT DE NANTES condamne fermement l’intervention des forces de l’ordre actuellement en cours sur le site de la ZAD de Notre Dame des Landes.

Au-delà des points de vue parfois différents que l’on peut avoir sur l’occupation du site de la ZAD il est inadmissible que l’Etat emploie de tels moyens disproportionnés, répressifs, faisant usage de violences à l’égard de personnes qui sont présentes en majorité de façon pacifique. Nous nous interrogeons sur l’utilité de cette intervention maintenant et sur la volonté du Gouvernement de masquer la contestation sociale grandissante dans le pays : cheminots, électriciens-gaziers, salariés du commerce, fonctionnaires, salariés des EPHAD, étudiants….

D’une manière générale cette intervention s’inscrit dans une logique globale de répression par la force des mouvements de contestation en cours dans notre pays contre les différents projets Gouvernementaux visant à détruire le code du travail, casser les services publics, mettre à mal la Sécurité Sociale, mettre en danger notre système de santé, imposer un système néolibéral, détruire l’héritage du Conseil National de la Résistance, des conquis sociaux et du modèle du société qui en résultent.

A Nantes il n’est plus possible de manifester pacifiquement, sans subir de jets de gaz lacrymogènes, de grenades de désencerclement, de canon à eau, de coups de matraques, entraînant à chaque manifestation des traumatismes nécessitant des interventions aux urgences.

A plusieurs reprises des manifestants, dont des militants CGT, ont été interpellés pour des raisons souvent obscures.

Dans plusieurs facultés en France des CRS sont intervenus contre des étudiants, ce alors qu’à plusieurs endroits des groupuscules d’extrême droite interviennent avec violence sans être inquiétés.

Nous nous inquiétons et nous condamnons cette dérive autoritaire du pouvoir actuellement en place.

Doit-on attendre qu’un drame se produise ? Doit-on accepter silencieusement que toute contestation s’avère impossible parce qu’étouffée par un pouvoir dérivant de plus en plus vers une tentation autoritariste ?

L’UNION LOCALE CGT DE NANTES

Communiqué du PCF 56 - 13 avril 

Le PCF solidaire des expulsé.e.s

La mise en place de l’expérimentation sociale, agricole et environnementale portée par les opposants à l’aéroport, pouvant répondre à la grave crise que nous connaissons, demande un peu de temps.

On sait bien que tout progrès suit une période d’expérimentation. Tous les acteurs, occupants de la ZAD, pouvoirs publics s’étaient engagés dans ce processus.

Mais, malgré la promesse de la Préfète, représentant de l’Etat, de tenir cette concertation, le gouvernement a fait le choix par une violence déchainée, d’interrompre le dialogue, de venir détruire avec des tractopelles, des blindés et des milliers de gendarmes mobiles, l’espoir qui a été semé sur les terres de Notre-Dame-des-Landes, brisant la vie de centaines de personnes qui s’étaient investies dans ces lieux délaissés.

Après l’abandon du projet de nouvel aéroport, Macron et son gouvernement veulent prendre leur revanche, et ainsi détourner l’attention des français.e.s, du mouvement social de la SNCF, français.e.s qui rejettent de plus en plus ce gouvernement arrogant et autoritaire.

1 soignante pour 30 patients, 10 gendarmes mobiles pour 1 zadiste Où est l’erreur ! Le PCF 56 soutient les projets agricoles innovants et les expériences en cours à NDDL, il condamne l’opération policière inacceptable.

La fédération PCF 56 appelle chacun et chacune à venir manifester sa solidarité sur la ZAD dimanche prochain.

Partager cet article
Repost0
14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 07:08

Ce droit de réponse a été envoyé au Télégramme avant-hier en demandant une publication partielle sur le journal qui compte plusieurs centaines d'abonnés parmi les adhérents et sympathisants communistes, malgré la ligne éditoriale nationale, et sur le site internet. Pour l'instant, rien n'est paru! Mais on ne désespère pas: la marque distinctive d'un communiste est son optimisme et son volontarisme!  

 

Droit de réponse du PCF: le communisme aurait fait le lit de l'islamisme. N'en jetez plus Monsieur Wolton, et cessez d'inverser les rôles des uns et des autres.  

 

Quelle n'a pas été notre surprise le jeudi 12 avril en ouvrant le Télégramme à lire l'interview de Thierry Wolton par Christine Clerc dans les pages nationales. 

Le titre a de quoi faire bondir n'importe quel historien ou connaisseur sérieux de l'histoire et de la politique internationale! 

Jugez plutôt:   

 

Thierry Wolton: "Le communisme a fait le lit de l'islamisme". 

C'est comme si on arrivait à confondre les rôles en rembobinant le film en accéléré et en prenant ça pour l'histoire! 

 

Même si le communisme a sans doute des caractéristiques en commun et même pourquoi pas en héritage avec des aspirations humanistes et universalistes de certaines religions, les communistes dans l'histoire sont plutôt réputés être généralement des athées matérialistes ayant voulu séculariser les sociétés, combattre l'emprise des religions sur la vie sociale, car elles étaient pensées comme des instruments au service du fatalisme et de la résignation à l'exploitation, des idéologies masquant la réalité des rapports sociaux marqués par la lutte des classes.

 

Au Moyen-Orient, au Proche-Orient, dans les pays arabes et d'Afrique en général, les communistes ont défendu une vision séculière progressiste et fraternelle transcendant les appartenances religieuses et communautaires.

 

Ce n'est pas un hasard si en Syrie, en Irak, en Egypte, au Liban, les principaux représentants communistes et leurs électorats appartenaient souvent à des minorités, Kurdes notamment, mais aussi chrétiennes, voulant laïciser l'Etat et la société, comme du reste les Juifs dans les sociétés dominés par l'anti-judaïsme chrétien traditionnel et l'antisémitisme en Europe de l'est.     

 

Le communisme a été le premier au pouvoir à prôner l'arrêt des discriminations liés aux origines religieuses et communautaires, l'égalité femmes-hommes, le droit au divorce, à l'IVG, le droit de vote des femmes, la sécularisation de la société. 

Historiquement, l'islamisme a été porté depuis les années 50 par l'Arabie Saoudite et les pays du Golfe dans les sociétés arabes et africaines. Ces pétromonarchies ont été des alliés privilégiés des Américains depuis le début de la guerre froide, de par leur soutien objectif à l’État d'Israël et leur financement de la lutte anticommuniste. 

 

Les Américains et leurs alliés Wahhabites ont financé les Frères Musulmans dans des Etats qui étaient soit non alignés et d'idéologie progressiste anti-colonialiste, soit alliés de l'URSS. Ce sont eux qui ont exporté un Islam fondamentaliste, réactionnaire, hostile à la laïcité et aux idées politiques et sociales progressistes.     

 

En Irak, en Syrie, en Egypte, que Thierry Wolton prend en exemple, sans aucun souci de vraisemblance historique, les militants communistes, très nombreux dans les années 50-60, à la base des processus de décolonisation, ont été aussi bien la cible des dictatures "laïques" à base de partis uniques qui s'y sont mis en place que des Islamistes quand ceux-ci ont commencé à vouloir prendre le pouvoir dans les années 70-80.

 

En Algérie aussi.

 

En Iran également où, après avoir constitués la première force révolutionnaire opposée au Shah, les communistes, parties prenantes de la révolution de 1979 car premières victimes de cette dictature capitaliste soutenue par les USA et les Anglais, ont été emprisonnés, persécutés, massacrés par les islamistes.

 

L'essor de l'islamisme n'a pas été porté d'abord par les mouvements de décolonisations soutenus par les communistes au nom du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et de la lutte contre l'exploitation capitaliste mais par la dérive autoritaire des régimes nés de la décolonisation et par le soutien des forces les plus anti-communistes et rétrogrades de l'Islam à des mouvements sectaires et terroristes. 

 

Où donc a prospéré l'islamisme, dans sa version intolérante et violente, sinon au Pakistan, allié des Américains, sinon à Afghanistan, où les Américains ont financé les groupes islamistes locaux et le djihadisme islamisme contre le gouvernement communiste (1973-1978), puis contre l'invasion de l'URSS, des alliés qui se sont ensuite retournés contre leur créateur apprenti sorcier, l'oncle Sam, comme d'incontrôlables Frankenstein? 

 

Quels plus précieux soutiens au développement de l'islamisme le plus barbare dans ses expressions d'intolérance et de violence ont donné les deux invasions américaines de l'Irak et de la Libye, à chaque fois avec la bénédiction de l'Arabie Saoudite dont sont venus ensuite les fonds pour faire agir Al Qaida, Daesch et compagnie? 

 

Faut-il se laisser intimider par les arguments raccourcis et massifs de Thierry Wolton sur les 50 millions de morts du communisme qui porterait en plus tous les fléaux de la terre.  

 

Nous ne méconnaissons rien des échecs, les crimes et les tragédies des expériences socialistes totalitaires et autoritaires, jusque dans leurs formes les plus graves, sous l'URSS de Staline, la Chine de Mao ou le Cambodge. Ce n'était que des caricatures du communisme. Depuis longtemps le PCF affirme que le communisme authentique n'est pas concevable dans la dictature d'un parti unique et sans démocratie. 

 

Cette comptabilité macabre décontextualisée n'a aucun sens.

 

Ou alors, il faut mettre d'autres morts dans la balance... 

 

Va t-on imputer les millions de morts des Croisades, de l'Inquisition et de la conquête de l'Amérique au christianisme en en faisant un élément disqualifiant de cette croyance et de cette spiritualité? 

 

Va t-on imputer au capitalisme allemand (et pas que...) qui a soutenu l'ascension au pouvoir d'Hitler les 70 millions de morts de la Seconde Guerre Mondiale?

 

Au capitalisme européen les 18 millions de morts de la première guerre mondiale provoquée par la concurrence des impérialismes capitalistes? Et aussi les dizaines de millions de morts du colonialisme, de l'esclavage, les millions de morts des famines irlandaises, indiennes, égyptiennes du XIXe siècle ? A quand le livre noir du libéralisme économique? 

 

En réalité, des diatribes aussi grossières et globalisantes qui additionnent sans rien expliquer ni comprendre ne poursuivent qu'un but: éliminer des esprits tout espoir d'un monde égalitaire où les travailleurs géreraient eux-mêmes leurs outils de production, d'un monde délivré de la dictature des riches, des multinationales, des marchands de canon.

 

Elles visent à faire oublier aux Français qu'ils doivent aussi la défense de la République et de leurs libertés en 1936, de 1940 à 1945, de 58 à 61 quand les menaces de coups militaires et de l'OAS étaient réels, aux communistes, sans parler des grandes conquêtes sociales: congés payés, loisirs populaires, culture pour tous, droit de vote des femmes, Sécurité Sociale, statut des fonctionnaires et grands services publics, légalisation de la contraception et de l'avortement, en grande partie aux combats émancipateurs des communistes. 

 

En tout cas, une chose peut nous réjouir: notre faculté à nous attirer une haine toujours aussi farouche des tenants de l'ordre établi témoigne que, en dépit des proclamations suivant lesquelles nous serions définitivement morts et enterrés, nous continuons à faire un peu peur (ce spectre qui hante l'Europe du capitalisme financier dérégulé et ultra-brutal !) au camp des possédants qui ont bien conscience quelque part de l'indécence de leurs privilèges et de leur monde. 

 

Le procédé identique est employé contre la Révolution Française ou la Commune que l'on délégitime en les réduisant à des aspects violents sans prendre en compte les dimensions émancipatrices, justifiées et porteuses de nouveauté et de progrès humain de ces événements qui ont fait trembler l'ordre ancien inégalitaire. 

 

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère        

 

 

Quelle n'a pas été notre surprise ce matin en ouvrant le Télégramme à lire l'interview de l'essayiste de droite Thierry Wolton par l'éditorialiste Christine Clerc dans les pages France du journal régional de ce jeudi 12 avril. 

Le titre a de quoi faire bondir n'importe quel historien ou connaisseur sérieux de l'histoire et de la politique internationale! 

Jugez plutôt:   

Thierry Wolton: "Le communisme a fait le lit de l'islamisme". 

Même si le communisme a sans doute des caractéristiques en commun et même pourquoi pas en héritage avec des aspirations humanistes et universalistes de certaines religions, les communistes dans l'histoire sont plutôt réputés pour avoir voulu séculariser les sociétés, combattre l'emprise des religions sur la vie sociale, car elles étaient pensées comme des instruments au service de la résignation à des ordres sociaux inégalitaires et à l'exploitation, des idéologies masquant la réalité des rapports sociaux marqués par la lutte des classes.

Au Moyen-Orient, au Proche-Orient, dans les pays arabes et d'Afrique en général, les communistes ont défendu une vision séculière progressiste et fraternelle transcendant les appartenances religieuses et communautaires.

Ce n'est pas un hasard si en Syrie, en Irak, en Egypte, au Liban, les principaux représentants communistes et leurs électorats appartenaient souvent à des minorités, Kurdes notamment, mais aussi chrétiennes, voulant laïciser l'Etat et la société, comme du reste les Juifs dans les sociétés dominés par l'anti-judaïsme chrétien traditionnel et l'antisémitisme en Europe de l'est.     

Le communisme a été le premier au pouvoir à prôner l'arrêt des discriminations liés aux origines religieuses et communautaires, l'égalité femmes-hommes, le droit au divorce, à l'IVG, le droit de vote des femmes, la sécularisation de la société. 

Historiquement, l'islamisme a été porté plutôt par l'Arabie Saoudite et les pays du Golfe dans les sociétés arabes et africaines, lesquels ont été des alliés privilégiés des Américains depuis le début de la guerre froide. Les Américains et leurs alliés Wahhabites ont financé les Frères Musulmans dans des Etats qui étaient soit non alignés et d'idéologie progressiste anti-colonialiste, soit alliés de l'URSS. Ce sont eux qui ont exporté un Islam fondamentaliste, réactionnaire, hostile à la laïcité et aux idées politiques et sociales progressistes.     

En Irak, en Syrie, en Egypte, que Thierry Wolton prend en exemple, sans aucun souci de vraisemblance historique, les militants communistes, très nombreux dans les années 50-60, à la base des processus de décolonisation, ont été aussi bien la cible des dictatures "laïques" à base de partis uniques qui s'y sont mis en place que des Islamistes quand ceux-ci ont commencé à vouloir prendre le pouvoir dans les années 70-80. En Algérie aussi. En Iran aussi où, après avoir constitués la première force révolutionnaire opposée au Shah, les communistes, parties prenantes de la révolution de 1979 car premières victimes de cette dictature capitaliste soutenue par les USA et les Anglais, ont été emprisonnés, persécutés, massacrés par les islamistes.

L'essor de l'islamisme n'a pas été porté d'abord par les mouvements de décolonisations soutenus par les communistes au nom du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et de la lutte contre l'exploitation capitaliste mais par la dérive autoritaire des régimes nés de la décolonisation et par le soutien des forces les plus anti-communistes et rétrogrades de l'Islam à des mouvements sectaires et terroristes. 

Où a prospéré l'islamisme, dans sa version intolérante et violente, sinon au Pakistan, allié des Américains, sinon à Afghanistan, où les Américains ont financé les groupes islamistes locaux et le djihadisme islamisme contre le gouvernement communiste (1973-1978), puis contre l'invasion de l'URSS, des alliés qui se sont ensuite retournés contre leur créateur apprenti sorcier, l'oncle Sam, comme d'incontrôlables Frankenstein? 

Quels plus précieux soutiens au développement de l'islamisme le plus barbare dans ses expressions d'intolérance et de violence ont donné les deux invasions américaines de l'Irak et de la Libye, à chaque fois avec la bénédiction de l'Arabie Saoudite dont sont venus ensuite les fonds pour faire agir Al Qaida, Daesch et compagnie? 

Ne nous laissons pas intimidés par le matraquage d'un Thierry Wolton sur les 50 millions de morts du communisme qui porterait en plus tous les fléaux de la terre.  

Nous ne méconnaissons rien des échecs, les crimes et les tragédies des expériences socialistes totalitaires, jusque dans leurs formes les plus graves, sous l'URSS de Staline, la Chine de Mao ou le Cambodge, mais ce n'était que des caricatures du communisme. 

La comptabilité macabre décontextualisée n'a aucun sens. Va t-on imputer au capitalisme allemand (et pas que...) qui a soutenu l'ascension au pouvoir d'Hitler les 70 millions de morts de la Seconde Guerre Mondiale? Au capitalisme européen les 18 millions de morts de la première guerre mondiale provoquée par la concurrence des impérialismes capitalistes? Et aussi les dizaines de millions de morts du colonialisme et de l'esclavage?

En réalité, des diatribes aussi grossières et globalisantes qui additionnent sans rien expliquer ni comprendre ne poursuivent qu'un but: éliminer des esprits tout espoir d'un monde égalitaire où les travailleurs géreraient eux-mêmes leurs outils de production, d'un monde délivré de la dictature des riches, des multinationales, des marchands de canon.

Elles visent à faire oublier aux Français qu'ils doivent aussi la défense de la République et de leurs libertés en 1936, de 1940 à 1945, de 58 à 61 quand les menaces de coups militaires et de l'OAS étaient réels, aux communistes, sans parler des grandes conquêtes sociales: congés payés, loisirs populaires, culture pour tous, droit de vote des femmes, Sécurité Sociale, statut des fonctionnaires et grands services publics, légalisation de la contraception et de l'avortement, en grande partie aux combats émancipateurs des communistes. 

En tout cas, une chose peut nous réjouir: notre faculté à nous attirer une haine toujours aussi farouche des tenants de l'ordre établi témoigne que, en dépit des proclamations suivant lesquelles nous serions définitivement morts et enterrés, nous continuons à faire un peu peur au camp des possédants qui ont bien conscience quelque part de l'indécence de leurs privilèges et de leur monde. 

Le procédé identique est employé contre la Révolution Française ou la Commune que l'on délégitime en les réduisant à des aspects violents sans prendre en compte les dimensions émancipatrices, justifiées et porteuses de nouveau historiquement de ces événements qui ont fait trembler l'ordre ancien.

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère        

 

 

    

Le Télégramme jeudi 12 avril

Le Télégramme jeudi 12 avril

Partager cet article
Repost0
14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 05:21
René Vautier, le porteur de drapeau à droite, en 1945. Le scout de Quimper a effectué de nombreuses "missions", l'année où il préparait son bac: c'était lui qui représentait le clan des Eclaireurs lors des cérémonies officielles (collection René Vautier - repris par Philippe Chapleau et l'équipe du livre "Des enfants dans la Résistance", Ouest-France)

René Vautier, le porteur de drapeau à droite, en 1945. Le scout de Quimper a effectué de nombreuses "missions", l'année où il préparait son bac: c'était lui qui représentait le clan des Eclaireurs lors des cérémonies officielles (collection René Vautier - repris par Philippe Chapleau et l'équipe du livre "Des enfants dans la Résistance", Ouest-France)

René Vautier en Algérie

René Vautier en Algérie

René Vautier chez lui à Cancale (photo Ouest-France)

René Vautier chez lui à Cancale (photo Ouest-France)

 Né le 15 janvier 1928 à Camaret-sur-Mer (Finistère), mort le 4 janvier 2015 à Cancale où il vivait depuis des années, René Vautier est un cinéaste engagé, anticolonialiste, antimilitariste. 

Ses films et ses documentaires profondément novateurs sur le rapport au réel les plus connus sont "Afrique 50" (1950), "Un homme est mort" (1950), "Anneau d'or" (1956), "Avoir vingt ans dans les Aurès" (1971), "Frontline" (1976), "Marée Noire, colère rouge" (1978). 

Alors que René Vautier était décoré de la croix de guerre à 16 ans en 1945, pendant la guerre d'Algérie, il eut le courage par conviction anti-colonialiste et par goût du témoignage inédit de suivre des fellagas du FLN pendant plusieurs mois à l'insu évidemment des autorités coloniales avant d'être arrêté par le FLN et de passer plus de deux ans dans ses prisons. 

Ce fut aussi un adhérent communiste jusqu'à sa mort, et un militant du Mouvement de la Paix. 

Dans le livre richement illustré Des enfants dans la Résistance (1939-1945) (édition Ouest-France), Philippe Chapleau nous fait revivre la naissance à l'engagement de René Vautier à Quimper, comme scout résistant, à travers la retranscription d'un interview passionnant. 

 

René Vautier revient sur son adolescence de résistant dans le Sud-Finistère et les blessures intimes que cela a engendré pour lui:  

" Je suis né le 15 janvier 1928 à Camaret. A 9 ans, j'ai quitté Brest pour Quimper, où ma mère était institutrice dans une école de la ville, sur le bord de la route de Pont-l'Abbé. Elle était divorcée. Nous vivions à trois, avec mon frère aîné, Jean, qui avait 16 ans. 

En 1939, mon père, que je n'avais pas vu depuis quelques temps, a été mobilisé. Il a été envoyé dans un casernement de Quimper, à 300 mètres de l'école de ma mère. Je suis allé lui rendre visite plusieurs fois; ça a été mon premier contact avec la guerre. Chez nous, on ne parlait pas beaucoup de la Grande Guerre. En revanche, dès que les Allemands sont arrivés, on a eu une réaction immédiate: il fallait faire quelque chose.

Mon frère et quelques-uns de ses copains des Éclaireurs de France ont échafaudé un plan: ils projetaient de quitter la France en allant prendre l'avion à Pluguffan pour gagner l'Angleterre. Nous, les plus jeunes des Éclaireurs, on était six ou sept: il y avait Bob, Jojo... On a décidé de retarder les Allemands en barrant la route et en faisant des barrages. On a commencé à creuser des trous, des tranchées... Il fallait qu'on donne du temps à nos aînés pour qu'ils puissent s'envoler de l'aérodrome de Pluguffan. C'était complètement dingue, mais ça nous a marqués parce qu'on s'est fait tirer dessus par les premiers soldats allemands qui sont arrivés; c'était en juillet 1940. Ils étaient en side-car, avec de grands cirés, un fusil-mitrailleur à l'avant du side-car. Impressionnant! On a quand même décidé de continuer à balancer des cailloux. Quand ils ont vu qu'ils étaient immobilisés par des rochers sur la route et par des gamins qui leur jetaient des pierres, ils ont tiré en l'air. On a couru très vite à l'abri...   Ce fait d'armes n'a guère impressionné les gens du coin qui nous en voulaient d'avoir creusé des tranchées: ça allait attirer les avions allemands. Certains d'entre nous se sont pris des gifles et on été condamnés à reboucher nos trous! 

Les adultes n'étant pas d'accord avec nous, nous avons décidé que nous mènerions notre résistance nous-mêmes. Comme le lycée avait été réquisitionné par les Allemands, les élèves de 6e, 5e et 4e, suivaient les cours de l'autre côté de la ville, route de Brest. Tous les matins, il fallait donc que je traverse toute la ville. C'est alors qu'on a eu une idée. Au début, c'était comme une plaisanterie: on déplaçait les poteaux indicateurs mis en place par les Allemands. Mais, quand les Allemands ont placé des sentinelles près des fameux poteaux de signalisation, on s'est pris au jeu et on leur a compliqué la vie autant qu'on pouvait. C'est à cette époque que j'ai trouvé des poèmes de Victor Hugo; je me suis mis à les lire aux copains. C'était des poèmes de résistance, de lutte contre les Prussiens. Je trouvais ça bien. 

Quand on partait camper avec le groupe des Éclaireurs de France qui continuait à fonctionner, je lisais aussi ces poèmes. Mon professeur de français m'a appelé un jour; il s'appelait Xavier Trélu. Il m'a demandé pourquoi je lisais ces textes. Je lui ai répondu qu'il fallait qu'on appelle les gens à la résistance contre l'occupant. Il s'est alors arrangé pour que je reçoive les premières éditions de littérature clandestine, des textes des Lettres françaises *. 

*Le journal du Front National pour la Libération de la France, à visée de rassemblement mais à base communiste, dont le responsable était Louis Aragon  

 

 

Les lettres françaises, avril 1944 ( Gallica, BNF)

Les lettres françaises, avril 1944 ( Gallica, BNF)

Je lisais ça dans la cour. Le groupe des Éclaireurs a ainsi été un petit peu éduqué dans cet esprit. Un jour Xavier Trélu a disparu. On a appris qu'il était parti en Angleterre. C'était en 1942. 

On a alors appris que les Allemands avaient tué des parachutistes qui avaient été largués le long de la côte. On n'a jamais su exactement ce qui s'était passé. Toujours est-il qu'on a pensé que ces paras étaient venus pour faire des relevés, dresser des plans de défense côtières, étudier les zones de tir... Pourquoi pas nous?   

En tant qu’Éclaireurs, on avait le droit de marcher le long de la côte: on pouvait aussi faire du renseignement. On a commencé à faire des relevés des angles de tir de casemates. Jusqu'au jour où le responsable du groupe nous a convoqués. Il s'appelait Albert Philippot. Il était professeur à l'école Jules-Ferry, c'est-à-dire le cours complémentaire qui était juste en face du lycée. Philippot nous a fait la leçon: "Vous faites des bêtises qui risquent de se retourner contre vous et contre beaucoup de monde". 

On a eu beau expliquer nos activités, ça ne l'a pas convaincu. Il nous a demandé de lui remettre nos relevés. On a tout donné. Mais quinze jours plus tard, il est revenu nous voir: "Bon, vous pouvez continuer; soyez quand même plus discrets". C'était en 1943. Philippot nous a même fourni du matériel, des compas par exemple. Ce qu'on ne savait pas, c'est qu'il allait devenir le chef des FFI du Sud-Finistère. 

Un jour de mai 1944, tout le lycée a été fouillé par les Allemands. J'avais sur moi des relevés que je devais remettre à Philippot. Notre professeur de français, dont on apprendra qu'il était lieutenant dans les FFI, a protesté quand les soldats ont fait irruption dans la classe. Il a entraîné les officiers allemands chez le proviseur. Il est seulement resté un garde dans notre salle de classe, un vieux soldat. Les élèves ont commencé à chahuter. Moi, j'étais au premier rang. Je voulais me débarrasser des trois feuilles de relevés. J'ai plié deux feuilles pour en faire des bateaux et une pour en faire un avion. J'ai engagé la conversation avec le soldat en lui parlant des cuirassés allemands et de la Luftwaffe et en m'expliquant avec mes bateaux de papier. A la fin, j'en ai fait des boulettes que j'ai jetées par terre. Heureusement, car les officiers sont revenus et ont fouillé mon sac et celui d'André, un copain. Ils sont repartis les mains vides. 

Nous, à partir de ce jour-là, on n'a plus remis les pieds au lycée. On s'est cachés prs d'Audierne, chez un certain Trividic. Comme on n'avait pas d'armes, on a projeté de piquer les revolvers des gendarmes locaux. A défaut, on a volé celui d'un Feldgendarm dans une salle de bal réservée aux Allemands. Un revolver et six balles qu'on n'a pas gardés longtemps puisque le frère de Jojo nous les a confisqués! 

Près des casemates, on avait aussi repéré des dépôts de munitions. On s'est dit alors qu'il devait y en avoir d'autres en ville, que ça pouvait être utile d'avoir des munitions parce qu'on parlait de maquis... Nos aînés, dont Jean, mon frère, apprenaient déjà à se servir de mitraillettes, toujours grâce au fameux Philippot! On a donc commencé à piller des dépôts allemands en 1944. Au début, on piquait cinq ou six grenades; à la fin, on y allait carrément avec des sacs! On a ainsi pu fournir des grenades à Jean et ses copains Éclaireurs et Routiers.  On est devenus des pourvoyeurs pour d'autres groupes de résistants. 

Fin 1944, on a failli se faire prendre, mon copain Bob et moi. Des Allemands nous ont pris en chasse, place de la Tour-d'Auvergne. Deux side-cars nous sont tombés dessus et nous ont coursés dans les rues. On a dû se séparer. J'ai réussi à me mettre à l'abri mais je n'avais pas de nouvelles de Bob. C'est alors qu'on m'a dit qu'un jeune homme avait été tué par des Allemands en side-car du côté de la gare. J'ai décidé de le venger. 

Il y avait, à Quimper, des convois en transit. Des camions quittaient Concarneau pour se rendre vers Brest ou vers la presqu'île de Crozon. J'ai pris mes grenades et j'ai "marché au canon", vers la sortie de la ville où les résistants tentaient de bloquer ces convois. J'ai attaqué un camion allemand en stationnement. J'ai balancé une grenade dans la cabine par le toit ouvert. Au même moment, un soldat allemand s'est redressé; la grenade l'a touché à la poitrine avant d'exploser. J'ai vu ce que cela donnait... Du coup, je suis reparti. 

Après, j'ai appris que Bob n'était pas mort du tout, qu'il me cherchait de son côté. J'avais conscience d'avoir tué. J'en ai parlé à Philippot. Lui et mon prof de français, André Monteil, qui commandait les FFI de Quimper et qui deviendra député MRP (Mouvement républicain populaire) du Finistère, ont décidé que nous, les plus jeunes, nous devions être épargnés, que nous devions éviter de tuer à 16 ans. Ils ont décidé de nous rattacher au commandement. Nous, c'était un groupe de de vingt et un gars des Éclaireurs de France. On a continué comme approvisionneurs. moi, de toute façon, je ne voulais plus du tout me servir d'une arme. Au total, sur les vingt et un jeunes du groupe, sept seront tués.

Je me suis fait coincer pour de bon pendant les combats pour la libération de Quimper. Au retour d'une expédition dans un dépôt, je m'étais réfugié avec un autre garçon dans un bâtiment de la préfecture auquel les Allemands ont mis le feu. On a été capturés. Je me suis retrouvé attaché à un tuyau dans la cave de la Kommandantur, passé à tabac (ils m'ont cassé deux dents) pour me faire taire! J'ai réussi à m'évader pendant mon transfert vers la gare: j'ai sauté du camion et j'ai rejoint les copains qui ont eu du mal à me reconnaître tant mon visage était tuméfié.

Quand Quimper a été libéré, on été rattaché à la 6e compagnie du bataillon FFI de Quimper, comme gardes de l'état-major. Philippot pouvait ainsi nous avoir à l’œil. C'était à l'époque où les combats se poursuivaient entre le Menez Hom et Brest. Les accrochages étaient fréquents entre FFI et Allemands. Un jour, le PC (poste de commandement) a été encerclé et investi. L'état-major a dû se replier. Nous, ce jour-là, on servait de vigies du haut d'un clocher. On est restés là-haut pendant toute une journée. Les copains nous avaient oubliés! 

C'est pendant cette période de combat, en août, qu'a eu lieu le bombardement de Telgruc, près de Crozon. Les canons allemands qui tiraient vers l'intérieur des terres devaient être détruits. La mission a été confiée aux FFI, appuyés sur les chars américains. Le 3 septembre, ils ont progressé mais l'aviation américaine ne le savait pas. Il y a donc eu un bombardement de Telgruc. Nous, on était restés bloqués à 5 ou 6 kilomètres, à cause d'une panne de camion. Ce qui nous a sauvé la vie. 

Les bombes des B-17 ont tué 52 civils, 25 FFI et 11 soldats américains. Trois éclaireurs, dont Roger Le Braz, le chef du clan, ont été tués ce jour-là au cours du bombardement, qui a fait beaucoup de victimes civiles. A partir de là, le clan des Éclaireurs a changé de nom. Il s'appelait le "clan René-Madec" et il est devenu le clan "Roger-Le Braz". C'est sous ce nom qu'il a été cité à l'ordre de la Nation. 

Pour moi, ce bombardement marque la fin de la guerre. On est rentrés pour enterrer les gars à Quimper. Le chien de Roger Le Braz a suivi le cercueil de son maître. 

J'ai alors été démobilisé, cinq jours avant de passer les épreuves du premier bac. J'avais déjà passé deux épreuves, français et latin, le 6 juin 1944; j'ai été reçu avec la mention "bien". Mon année de philo a été détestable. Je n'aimais pas les cours de philo. Je séchais souvent mais j'avais une bonne raison: j'étais en "mission". En fait, j'étais le porte-drapeau du clan. On m'appelait dès qu'il y avait une inauguration d'une rue qui portait le nom d'un résistant. 

Je suis ensuite entré à l'Institut des hautes études cinématographiques. J'avais passé le concours d'entrée en 1946. Je suis alors parti pour Paris. Sans jamais perdre de vue les copains du clan, j'ai commencé une carrière de cinéaste"      

Propos recueillis par Philippe Chapleau, Des enfants dans la Résistance (1939-1945), Ouest-France.    

Retranscrits par Ismaël Dupont qui remercie vivement notre ami France Chapa de St Malo, qui a bien connu René Vautier au sein de la fédé PCF d'Ille-et-Vilaine et lors des fêtes de section, pour nous avoir fait découvrir ce texte.  

Collection René Vautier - livre "Des enfants dans la résistance (1939-1945) Philippe Chapleau, Ouest-France - quatre photos du clan scout résistant en action: sur l'une des photos, on aperçoit bien les grenades allemandes passées à la ceinture de René Vautier (au centre) et de ses camarades

Collection René Vautier - livre "Des enfants dans la résistance (1939-1945) Philippe Chapleau, Ouest-France - quatre photos du clan scout résistant en action: sur l'une des photos, on aperçoit bien les grenades allemandes passées à la ceinture de René Vautier (au centre) et de ses camarades

Partager cet article
Repost0
13 avril 2018 5 13 /04 /avril /2018 19:35
Lu sur le site Breiz-Info: une manifestation sur le mot d'ordre "Communistes Assassins" programmée à Scrignac par l'extrême-droite radicale bretonne: la préfecture doit l'interdire! (PCF Finistère)
Il y a deux semaines, des inscriptions antifascistes ont été apposées sur la tombe de l'abbé Jean-Marie Perrot  près de la chapelle Koad Keo en Scrignac. 
 
Même s'il vise peut-être moins l'image et la mémoire de l'abbé Perrot elles-mêmes que le culte post-mortem qui lui est rendu depuis des années par une extrême-droite nationaliste et intégriste bretonne qui porte un regard de connivence sur les pratiques de collaboration des nationalistes et indépendantistes bretons de Breiz Atao pendant la guerre, c'est un geste bête et inutile que nous n'approuvons pas car il peut redonner de la visibilité et de l'importance à des nostalgiques de la collaboration bretonne et leur permettre de rejouer leur petit théâtre revival de guerre civile entre les noirs et les rouges. 
 
L'abbé Perrot n'est cependant pas pas un doux abbé idéaliste martyr de la Bretagne et des libertés bretonnes.
 
Il a été exécuté sur ordre de la Résistance, et sans doute par un jeune militant cégétiste et communiste (en lien avec la France Libre à  Londres?) car il était considéré comme un collaborateur, dangereux pour les maquis et les patriotes de la région de Scrignac. Il était en effet très proche des chefs les plus ultras des nationalistes bretons, les plus compromis avec les nazis, Célestin Lainé entre autre, et recevait des officiers allemands et des collaborateurs qui faisaient partie de ses amis dans son presbytère à Scrignac. On a retrouvé des renseignements dénonçant des Résistants de Scrignac chez des proches de l'abbé Perrot.     
 
Nous avons lu dans le média internet de sensibilité d'extrême-droite Breiz Info (animé par des identitaires bretons et financé par un ancien du MNR de Bruno Megret) que plusieurs groupuscules de l'extrême-droite radicale bretonne, racistes, antisémites, anti-républicains - ADSAV, identitaires bretons, mouvance du réseau social néo-nazi de Boris Le Lay, Breiz Atao - projetaient de faire une manifestation, pour ne pas dire une démonstration de haine, sous le mot d'ordre de "Communistes assassins".
 
Pour eux, tout ce qui est internationaliste, pour la fraternité humaine, pour la lutte des classes plutôt que la lutte des races, relève du communisme.
 
Cela se ferait à Scrignac le 21 avril, à 18h selon les informations communiquées par Breizh Info.   
 
L'association des frères Caouissin qui organise chaque année un regroupement de la droite nationaliste et indépendantiste bretonne à la mémoire de l'abbé Perrot n'appelle pas à cette manifestation de la frange la plus fasciste, raciste et violente de l'extrême-droite bretonne.
 
En tant que Fédération du Parti Communiste Français du Finistère, nous affirmons que ceux que les fachos appellent des "Assassins", les militants communistes sous l'occupation, étaient simplement des patriotes, souvent très jeunes, des Résistants, qui par centaines dans le Finistère ont donné leur vie pour la République et pour libérer la France du joug de l'envahisseur nazi et de l'extrême-droite raciste et réactionnaire. 
 
Leur attitude valait mille fois mieux que celle de ceux qui ont été complices de la barbarie nazie par sympathie idéologique, par intérêt ou par opportunisme politique en espérant tirer des épingles du jeu pour faire avancer leurs objectifs autonomistes ou indépendantistes. 
 
Comme ces groupes qui n'ont pas demandé d'autorisation de manifestation sous une forme partidaire qui les rendrait responsables des "débordements" probables, sont par ailleurs constitués d'anti-démocrates et d'extrémistes violents qui ont déjà sévi à plusieurs reprises, envahissant un CADA de migrants, s'attaquant à des militants et citoyens de gauche, et qui profèrent des menaces de mort sur les réseaux sociaux et cultivent la nostalgie du nazisme, nous demandons aux autorités d'interdire cette manifestation qui pourrait dégénérer si ces gens dangereux en idées et en pratique s'attaquaient à des biens ou des personnes à Scrignac, explicitement désignée comme une commune indigne car encore sous influence communiste depuis la Résistance. 
 
La Fédération du Finistère du Parti Communiste Français, le 13 avril 2018
 
Lu sur le site Breiz-Info: une manifestation sur le mot d'ordre "Communistes Assassins" programmée à Scrignac par l'extrême-droite radicale bretonne: la préfecture doit l'interdire! (PCF Finistère)
Partager cet article
Repost0
13 avril 2018 5 13 /04 /avril /2018 19:34
Le collectif Liberté pour Salah, qui regroupe plusieurs structures de soutien aux prisonniers palestiniens, organise samedi 14 avril, les Six heures pour la Palestine, à la salle du Cheval Blanc, à Plourin-lès-Morlaix.

Le collectif Liberté pour Salah, qui regroupe plusieurs structures de soutien aux prisonniers palestiniens, organise samedi 14 avril, les Six heures pour la Palestine, à la salle du Cheval Blanc, à Plourin-lès-Morlaix.

 

Le collectif Liberté pour Salah du Pays de Morlaix organise un rendez-vous majeur avec la mise en place des « Six heures pour la Palestine », en solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens. Cet événement se déroulera, samedi 14 avril, à Plourin-lès-Morlaix, à la salle du Cheval Blanc à partir de 16 h.

Le collectif regroupe une vingtaine d’associations, structures divers, syndicats et partis politiques qui militent pour la défense de Salah Hamouri, avocat franco-palestinien incarcéré sans jugement dans les prisons israéliennes. François Rippe, responsable du collectif explique : « Cet événement a été conçu comme un jour de solidarité avec Salah Hamouri et sa famille mais l’actualité brûlante et les récents événements tragiques de Gaza donnent un caractère particulier à cette journée de soutien ».

Dès 16 h 30, Claude Leostic, présidente de la plateforme des ONG françaises pour la Palestine, et Jean-François Chevallier, membre de la direction nationale d’Amnesty International, au cours d’une rencontre-débat, restitueront le contexte particulier dans lequel se trouve plongée la résistance du peuple palestinien en cette année 2018, année de commémoration de la création de l’État d’Israël mais aussi de la « grande catastrophe » vécue par le peuple palestinien depuis 1948.

À 19 h 30, un repas « Couscous solidaire » sera partagé au son de la musique du trio de musique irlandaise Blended.


http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/afps-morlaix-six-heures-pour-la-palestine-samedi-14-avril-12-04-2018-11924292.php

samedi 14 avril, 16h-22h: 6 heures pour la Palestine à Plourin-les-Morlaix avec Claude Léostic, présidente de la plateforme des ONG pour la Palestine, et Jean-François Chevallier (Amnesty International)

Un message du collectif "Liberté pour Salah" du Pays de Morlaix (à relayer et partager sans aucune modération)

TOUS ET TOUTES A PLOURIN LES MORLAIX LE SAMEDI 14 AVRIL à PARTIR DE 16 H

Après la prolongation de la détention administrative de Salah Hamouri, la condamnation de Ahed et Nariman Tamimi à 8 mois de prison, celle de Munther Amira à 6 mois, avec les arrestations quotidiennes en Palestine et la répression coloniale qui s'abat violemment sur le peuple palestinien COMME A GAZA où elle a tué 16 personnes et en a blessé plus de 1400, plus que jamais notre engagement solidaire est indispensable et utile. 

Partout en France, cette solidarité doit s'exprimer et exiger du gouvernement français qu'il agisse fermement pour faire sortir Salah Hamouri de prison et intervenir auprès des israéliens pour que cesse la répression.

(et surtout n'oubliez de réserver pour le repas- merci)

Partager cet article
Repost0
13 avril 2018 5 13 /04 /avril /2018 19:21
photo Dominique Resmon

photo Dominique Resmon

photo Dominique Resmon

photo Dominique Resmon

photo Dominique Resmon

photo Dominique Resmon

Châteaulin

Vendredi 13 Avril 2018

Rassemblement Cheminots Finistère

.

 

Partager cet article
Repost0
13 avril 2018 5 13 /04 /avril /2018 19:16
Monts d'arrée: l'école des réfugiés (Ronan Tanguy, Le Télégramme, 12 avril 2018)

Le Télégramme, l'info vous suit partout

Les initiateurs du projet espèrent ouvrir leur école alternative d’ici un mois au Cloître-Saint-Thégonnec.

Portée par une association solidaire, une école alternative devrait ouvrir ses portes mi-mai, au Cloître-Saint-Thégonnec (29), dans les monts d’Arrée. Destinée aux réfugiés, elle accueillera un maximum de dix élèves. Ils seront encadrés par des enseignants bénévoles.

De l’anglais, de la culture générale, de la technologie, des sciences ou encore du français, bien évidemment. Voilà quelques-unes des matières qui seront enseignées dans l’école alternative que comptent ouvrir dans un mois les Utopistes en action, une association du pays de Morlaix créée en 2016 qui vient en aide aux plus démunis, et notamment aux réfugiés.

« On a organisé plusieurs collectes de vêtements qu’on a envoyés à Paris et Calais, ou qu’on a redistribués localement sous forme de friperie solidaire », explique Sandrine Corre, membre actif du collectif, également organisateur d’un festival en juillet dernier au Cloître-Saint-Thégonnec.

« Ils tournent en rond »

C’est justement dans cette petite commune de 663 habitants située aux portes des monts d’Arrée que l’association a décidé de franchir un nouveau cap dans le soutien aux demandeurs d’asile. « Ça fait six mois qu’on mûrit ce projet d’école qui, à notre connaissance, n’existe pas ailleurs en Bretagne, souligne la bénévole. Dans les centres d’accueil, en attendant d’avoir leurs papiers, les réfugiés tournent en rond. Le plus souvent, ils ne savent plus quel jour on est. On ressent chez eux une forte envie d’apprendre et de s’intégrer en ouvrant leur cerveau. L’idée, c’est de leur faire acquérir un niveau scolaire suffisant afin qu’ils puissent accéder à des formations ».

L’école, c’est la clé de la vie

« L’école, c’est la clé de la vie. Sans connaissance, on est perdu. Ça nous permet aussi d’avoir un cadre. Et au moins, on sait qu’on a quelque chose à faire dans la journée », répond en écho l’Ivoirien Ben, depuis huit mois en France où il est hébergé à la fois chez l’habitant et à Quimper, au Prada (Plateforme régionale d’accueil pour demandeurs d’asile).

Trois heures de cours chaque matin

Le jeune homme de 19 ans sera l’un des pionniers de l’école alternative prévue pour ouvrir le 15 mai au Cloître-Saint-Thégonnec, où la municipalité a mis à disposition plusieurs salles de la maison des associations. « C’est un projet qui nous paraît sérieux et très intéressant. On a accepté naturellement de l’accueillir. C’est notre manière d’épauler ces utopistes qui se démènent », indique le maire de la commune, Véronique Pereira.

Concrètement, l’école accueillera un maximum de dix réfugiés, des mineurs isolés mais aussi des jeunes majeurs, pour un cycle de quatre à six mois avec trois heures de cours chaque matin de la semaine. Une participation symbolique de 5 € leur sera réclamée. « Un règlement sera établi avec eux. Ils devront s’engager à être assidus », note Sandrine Corre.

Plus on sera nombreux, mieux ce sera

La prise en charge sera entièrement bénévole. « On a déjà trois profs, dont un de français, qui sont prêts à s’investir. Mais on en recherche d’autres, ainsi que des encadrants. Plus on sera nombreux, mieux ce sera », signale-t-elle, en précisant qu’une personne s’est proposée pour donner des cours de musique et de dessin.

« Qu’ils aient leurs papiers ou pas… »

« On va récupérer des ordinateurs et un cuistot de l’association viendra également préparer les repas avec les élèves », complète l’utopiste. « On fera aussi intervenir des associations de prévention et de formation aux premiers secours. Avec la volonté, on peut soulever des montagnes ! », s’enthousiasme Françoise Roby, autre instigatrice du projet.

Restera aussi à trouver des fournitures scolaires (« on va démarcher les grandes surfaces ») et à assurer le transport des réfugiés (« l’idéal serait d’avoir un minibus de neuf places »). « On va lancer une souscription », font savoir les bénévoles, parés à accueillir les demandeurs d’asile, « qu’ils aient leurs papiers ou pas ».

À noter

Une réunion d’information aura lieu le dimanche 22 avril, à 16 h, à la maison des associations du Cloître-Saint-Thégonnec. Contact : 06.70.24.99.24 ou lesutopistes.en.action@orange.fr

http://www.letelegramme.fr/bretagne/monts-d-arree-l-ecole-des-refugies-12-04-2018-11924326.php

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011