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5 janvier 2020 7 05 /01 /janvier /2020 06:16
Quand le pays bigouden était rouge: les noms des bateaux de pêche de Lesconil, tout un programme révolutionnaire - à lire sur le blog politique de Gaston Balliot

https://www.gastonballiot.fr/pays-bigouden-rouge/

extraits:

Des maires communistes en Pays Bigouden

Jean-Désiré Larnicol élu en 1935 maire de Tréffiagat, destitué en 1939 par le gouvernement Daladier.
élu conseiller général du canton de Pont L’Abbé de 1945 à 1949

Marc Scouarnec maire du Guilvinec de 1935 à 1940, puis de 1945 à 1963

Jean Le Brun maire du Guilvinec de 1965 à 1983

Albert Hénot maire de Tréffiagat de 1971 à 2003

Roger Coquelin (sympathisant communiste) maire de Penmarc’h de 1977 à 1983

Emile Bargain maire de Treguennec de 1989 à 2001

Un député:

Alain Signor député communiste de 1946 à 1955

 

* Les noms de bateaux du port de Lesconil :

publié par Raymond Cariou dans “Le Travailleur Bigouden” en 1975

Chose remarquable dans le port de Lesconil, les marins ont donné à leurs bateaux des noms s’inspirant d’idées humanitaires, des noms de grands hommes, savants, écrivains qui ont combattu pour de grandes causes, pour la paix, contre le fascisme, des noms de révolutionnaires de tous pays qui souvent ont donné leur vie pour leur noble cause.
Déjà, avant la première guerre mondiale 1914-1918, nous avions dans  le port de Lesconil :

– Les deux Frères Républicains: Corentin Divanach (Divanach Couz);

Dreyfus (officier juif injustement condamné au bagne pour trahison et dont l’affaire a la fin du siècle dernier remua la France entière) : Corentin Primot­

Esclave du Riche: Pierre Cariou.

Et entre les deux guerres et après :

Jean-Jaurès (militant socialiste, député, fondateur de L’Humanité , assassiné le 31 juillet 1914) Laurent Durand (Laurès Duren).

André Marty (officier mécanicien a bord du « Protet » , l’un des dirigeants de la révolte de la Mer Noire, député communiste) : Pierre Le Moigne (Per Bihan).

Lénine (stratège de la révolution d’octobre 1917, fondateur de l’Union Soviétique) : Jean-Marie Drézen (Drézen Couz),

Sacco et Vanzetti (ouvriers italiens, accusés sans preuve d’un crime en 1920 aux États-Unis ; électrocutés en août 1927: pour le juge : coupables ou non, ils sont les ennemis de la société. parce que anarchistes) : Nicolas Le Bec.

Rosa Luxembourg : (socialiste allemande, fondatrice du Parti Communiste allemand, assassinée le 15 janvier 1919) : Etienne Le Moigne.

Karl Liebknecht :, (Militant socialiste allemand, organisateurs de la résistance à la trahison de leur parti en 1914 et de la lutte contre la guerre impérialiste, fondateur du Parti communiste allemand, assassinés le 15 janvier 1919) : Corentin Divanach (Divanach Couz)

Karl Marx (philosophe allemand du 19e siècle, fondateur de notre doctrine, le socialisme scientifique) : Corentin Divanach (Divanach Bihen).

Krassine (Premier ambassadeur des Soviets à Paris en 1924, ingénieur de grand talent, un des dirigeants du parti Bolchevik) : Louis Charlot.

Jeanne Labourbe (institutrice française à Odessa, joua un grand rôle dans la fraternisation des marins et soldats français avec les soldats de l’Armée Rouge, fusillée le 1er mars 1919) : Pierre-Marie Cossec (Rouzar).

Badinat (marin français parmi les dirigeants de la révolte de la Mer Noire) Louis Cossec (Louis Vicent).

Albin Koeb (marin allemand, l’un des chefs de la révolte de la flotte de haute mer allemande en 1918 : Maurice Durand (Molis Duren).

Henri Barbusse (auteur du livre immortel  « Le Feu », combattant de 14-18, consacra le reste de ses forces à la lutte contre la guerre et le fascisme) : Yves Biger , Maurice Biger ( Mol ar Biger)

Démocratie : Louis Cossec (Louis Vicent).

Les Droits de l’Homme : Pierre Stéphan (Per Stéphen).

Paix Universelle : Alour Daniel (père de Mme Léon Girard).

Honte aux indifférents (charge vengeresse contre ceux qui ne s’intéressent à rien, contre les pantouflards, etc…) : Hervé Volant (Volen Couz).

Barra (jeune héros de la Révolution française, mort en 1793 à 14 ans, près de Cholet, pendant la guerre de Vendée) : Jean Cariou.

Auguste Blanqui (célèbre socialiste et révolutionnaire français : 30 années de prison) : Pierre-Jean Cariou.

La Voix du Vent d’Est (la voix du vent soufflant du pays des Soviets) : Louis et Alain Larnier) (Louis et Lan ar Meiller).

L’Egalité : Louis Larnicol et Jacques Le Lay (Chag A Lay).

Paix Universelle : Jean Guénolé.

Romain Rolland (grand écrivain, consacra sa vie à la lutte contre la guerre et le fascisme) : Pierre Le Moigne (Per Moingn).

Exploité de la Mer : Etienne Le Brenn (Stephen a Brenn) et Albert Primot.

Spartacus (chef des esclaves révoltés dans Rome, il tint tête aux légions pendant deux ans, tué en 71 ans avant Jésus-Christ) : Albert Cadiou.

Bien-être et Liberté : Cariou (Stéphannic).

Travail – Bien-être : Julien Faou.

Pauvres de Nous : Paul Le Bleis (Polig a Bleis).

Paul Vaillant-Couturier (officier des chars pendant la guerre 14-18, un des fondateurs du Parti communiste, député, maire de Villejuif, rédacteur en chef de. L’Humanité. de 1926 à 1937 : Corentin Divanach (Divanach Bihen).

Sadoul (officier français à l’ambassade de France à Moscou, témoin de la Révolution d’octobre 1917, grand ami de l’Union Soviétique) : Pierre Stéphan (Per Stephen).

Le Petit Socialiste : Yves Gentric (Cheintric Couz).

Prolétaire : Pierre-Jean Castric, Jean Cadiou, Louis Le Bleis, Louis Cossec (Louis Vissent).

Les Droits de l’Homme : Pierre Marie Le Moigne.

La Voix du Peuple : Jean-Marie Morzadec.

Camélinat (Cet homme célèbre de l’immortelle Commune de Paris de 1871, Directeur de la Monnaie. disait: « Je ne pourrais pas supporter d’être riche, l’argent pourrit l’esprit et durcit le coeur » ) : Jean-Marie Quéméner (Reutar).

Marcel Cachin (notre compatriote, né à Paimpol). Professeur de philosophie, entré au journal de Jaurès « L’Humanité », en 1912, l’un des fondateurs de notre parti, longtemps député de Paris, doyen de l’Assemblée nationale. Directeur de « L ‘Humanité », organe central de notre Parti, de 1918 à 1958) : Louis Charlot.

Louise Michel (institutrice, encore une remarquable figure de la  Commune de Paris» de 1871. déportée au bagne de Nouméa en Nouvelle Calédonie. puis réfugiée à Londres de 1890 à 1895, morte à Marseille en 1905) : Yves Charlot (Youin).

Stalingrad (la fameuse bataille, le tournant décisif de la seconde guerre mondiale, grande défaite des armées hitlériennes début 1943. L’Armée Rouge entamait la libération de l’Europe entière) : Etienne Larzul, Jean Le Bec.

Paul Langevin (physicien de renommée mondiale, ses inventions permirent de détecter et de combattre les sous-marins allemands en 14-18. Membre de notre parti, ardent combattant de la paix) : Etienne Le Moigne.

Alain Le Lay (né à Lesconil, quartier de Ménez-Veil, instituteur ; l’un des dirigeants de notre parti dans le Finistère avant-guerre ; militant clandestin, arrêté dans le Morbihan en 1941 ; livré aux nazis par la police. française. ; déporté en Allemagne, assassiné au camp d’extermination d’Auschwitz) Manu et Denis Guillamet.

La cellule du quartier de Ménez-Veil a pris le nom d’Alain Le Lay; Concarneau a également donné le nom d’Alain à l’une de ses rues.

Joliot-Curie (Irène, professeur à la Sorbonne, directrice de l’Institut du Radium, sous-secrétaire d’Etat à la Recherche scientifique en 1936 dans le gouvernement de Front populaire Léon Blum; Frédéric, professeur au Collège de France, son nom est attaché à la fameuse pile Zoé, membre éminent de notre parti.
Irène et Frédéric, prix Nobel de Chimie en 1935 en tant qu’inventeurs de la radio-activité artificielle. Tous les deux furent chassés du Haut Commissariat français à l’énergie atomique par quelque petit gouvernement réactionnaire) : Gabriel Faou et René Donnard.

Baudin: représentant du peuple à l’Assemblée de 1849; tué à Paris sur une barricade le 3 décembre 1851, au lendemain du coup de force de Napoléon (le petit) (Jean Quémener : Jean Colaic).

-Vive Le Bail : le député radical, le “rouge” du “Cheval d’Orgueil”) : Corentin Guillamet.

-La Marseillaise I : Francis Le Brenn, Alain Scoarnec, Etienne Le Brenn, Louis Le Fur.

-La Marseillaise II : Alain Simon et Lili Le Fur (fils de Louis).

-Guy Mocquet : (l’un des 27 otages, fusillé à Chateaubriant à 17 ans le 22 octobre 1941) : Pierre Cossec (Rouzar Bihen)

Avant juin 1940, les troupes allemandes n’avaient pas encore occupé Lesconil, une commission d’inspection des bateaux de l’Inscription maritime du Guilvinec se trouvait dans notre port. Les canots: « Paul Vaillant Couturier “, « Karl Marx », « Jeanne-Labourbe “, « Karl Liebnecht » , « L’Humanité », étaient amarrés sur la cale. L’inspecteur de navigation vit rouge : « Voici les voleurs de la France », s’écria-t-il indigné ! Lorsqu’en juillet 1940 les troupes allemandes occupèrent Lesconil, des marins s’empressèrent de camoufler le nom de leur bateau par une planche, afin d’éviter les représailles nazies.
En 1948, notre ami Pierre Gossec se rendit à l’Inscription maritime déclarer le nom de son bateau: « Guy Mocquet ». Une bouffée de pétainisme monta au cerveau de l’employé qui osa déclarer: . Qui c’est encore, cet individu ? . Cet individu, monsieur, est un pur héros de notre jeunesse, un parmi les vingt-sept fusillés au camp de Châteaubriant, en octobre 1941. C’est Pucheu, ministre de votre ami Pétain, qui l’inscrivit sur la liste des communistes à fusiller par les hitlériens, il était le fils de Prosper Mocquet, député. Il avait dix-sept ans. Le cercueil de Guy était trop petit, un fusilleur nazi l’y fit rentrer à coups de talon de botte : . Komunist pas français ! . Mme Kérivel, de Nantes, militante de notre Parti, internée à Châteaubriant avait demandée à être fusillée à la place du jeune martyr. Guy Mocquet, une rue de Lesconil porte son nom.

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4 janvier 2020 6 04 /01 /janvier /2020 07:47
Photo Christian Beaumanoir 3 janvier 2020

Photo Christian Beaumanoir 3 janvier 2020

Photo Christian Beaumanoir 3 janvier 2020

Photo Christian Beaumanoir 3 janvier 2020

Photo Christian Beaumanoir 3 janvier 2020

Photo Christian Beaumanoir 3 janvier 2020

Photo Christian Beaumanoir 3 janvier 2020

Photo Christian Beaumanoir 3 janvier 2020

Vendredi 3 janvier 2020: 200 personnes devant la permanence de Richard Ferrand et la gare SNCF à Châteaulin pour dire non à la réforme des retraites Macron
Vendredi 3 janvier 2020: 200 personnes devant la permanence de Richard Ferrand et la gare SNCF à Châteaulin pour dire non à la réforme des retraites Macron
Vendredi 3 janvier 2020: 200 personnes devant la permanence de Richard Ferrand et la gare SNCF à Châteaulin pour dire non à la réforme des retraites Macron
Vendredi 3 janvier 2020: 200 personnes devant la permanence de Richard Ferrand et la gare SNCF à Châteaulin pour dire non à la réforme des retraites Macron
Vendredi 3 janvier 2020: 200 personnes devant la permanence de Richard Ferrand et la gare SNCF à Châteaulin pour dire non à la réforme des retraites Macron
Vendredi 3 janvier 2020: 200 personnes devant la permanence de Richard Ferrand et la gare SNCF à Châteaulin pour dire non à la réforme des retraites Macron
Vendredi 3 janvier 2020: 200 personnes devant la permanence de Richard Ferrand et la gare SNCF à Châteaulin pour dire non à la réforme des retraites Macron
Vendredi 3 janvier 2020: 200 personnes devant la permanence de Richard Ferrand et la gare SNCF à Châteaulin pour dire non à la réforme des retraites Macron
Vendredi 3 janvier 2020: 200 personnes devant la permanence de Richard Ferrand et la gare SNCF à Châteaulin pour dire non à la réforme des retraites Macron

Rassemblement a Châteaulin contre la réforme des retraites de la LREM au service des puissances de la finance devant la permanence de Richard Ferrand, le patron de la majorité parlementaire, champion de la trahison des idées et des électeurs de gauche! 

200 personnes et des discours toniques des représentants de la CGT (Anne-Véronique Roudaut), de Solidaires (à deux voix avec Olivier Cuzon), de FO et de la FSU (à deux voix avec Serge Da Silva), ainsi que des cheminots en lutte, à leur 30e jour de grève, qui ont ensuite offert le pique-nique revendicatif et convivial en gare de Châteaulin.

Plusieurs dizaines de communistes étaient présents lors de ce rassemblement.

On lâche rien! Janvier va être chaud bouillant!

Pas de trêve! Continuons d'être mobilisé.e.s jusqu'au retrait de la réforme des retraites du gouvernement!

Photos Ismaël Dupont et Christian Beaumanoir

 

"Plusieurs organisations syndicales du Finistère avaient appelé à un grand rassemblement, ce vendredi à Châteaulin, pour demander des explications à Richard Ferrand, sur le projet de réforme des retraites du gouvernement. Au final, c’est environ 150 personnes* de la CGT, FO, Solidaires ou encore FSU, Sud… sans oublier des gilets jaunes et des représentants du PCF ou de la Confédération paysanne qui se sont retrouvés, à 11 h, devant la permanence du député de la sixième circonscription et président de l’Assemblée nationale." (Le Télégramme, 3 janvier)

* 200 personnes selon un fonctionnaire des RG présents

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1 janvier 2020 3 01 /01 /janvier /2020 08:21

 " Dans le cadre des actions menées depuis des semaines contre la réforme des retraites, nous vous remercions de bien vouloir publier le communiqué de presse suivant :

Les organisations syndicales GGT, FO, FSU et Solidaires du Finistère continuent à appeler à la mobilisation contre le projet de réforme des retraites du gouvernement.
Aussi,  pour gagner une grande journée de grève et de manifestation le 9 janvier prochain dans le cadre de l’appel national, elles appellent les travailleurs, salariés, fonctionnaire, retraités, privés d’emploi à se retrouver vendredi 3 janvier 2020 à 11h00 devant la permanence de Richard Ferrand à Châteaulin, rassemblement qui sera suivi d’un casse-croûte de solidarité avec les grévistes à la gare de Châteaulin.

Pas de trêve! Continuons d'être mobilisé.e.s jusqu'au retrait de la réforme des retraites du gouvernement!

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29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 08:47
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix

Ce samedi 28 décembre, 150 manifestants contre la réforme des retraites à Carhaix. La CGT avait appelé à la manifestation, ainsi que le PCF, le NPA, EELV et le PS.

Les communistes étaient bien représentés dans la manifestation.

Carhaix-Plouguer. Noël n’arrête pas les manifestants

 

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29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 07:23
Berrien. Les élus disent non aux armes nucléaires (Ouest-France, 21 décembre 2019)

Berrien s'était déjà déclarée commune hors TAFTA. Son maire Paul Quemener, et sa première adjointe, Marie-Pierre Coant, sympathisants Front de gauche et communistes (Paul Quemener avait été présent sur la liste Front de Gauche aux Sénatoriales en 2014), soutenaient Ian Brossat pour les élections européennes. Des élus qui s'engagent pour le progrès humain et social.

Lors du conseil municipal du 11/12/2019 à Berrien, les élus ont adopté à l'unanimité le voeu exprimé dans la lettre de l'ICAN.
Ci-joint l'article de l'Ouest France.

 

Berrien. Les élus disent non aux armes nucléaires (Ouest-France, 21 décembre 2019)

Lors du conseil municipal qui s’est déroulé mercredi soir, à la mairie, le conseil municipal a évoqué le traité d’interdiction des armes nucléaires. La commune adhère donc à l’appel des villes pour cette abolition se disant « profondément préoccupées par la lourde menace que les armes nucléaires posent aux communautés à travers le monde ». Elles sont fermement convaincues que leurs habitants ont le droit de vivre dans un monde libre de cette menace. Toute utilisation, délibérée ou accidentelle, d’arme nucléaire aurait des conséquences catastrophiques durables à grande échelle pour la population et l’environnement. La commune soutient donc ce traité sur l’interdiction des armes nucléaires et appelle le gouvernement à y adhérer.

Berrien. Les élus disent non aux armes nucléaires (Ouest-France, 21 décembre 2019)

L'Appel des villes | ICAN France

L’Appel des villes

Lors du II ème Forum mondial sur la violence urbaine et l’éducation pour la coexistence et la paix qui s’est tenu du 5 au 8 novembre 2018 à Madrid, ICAN a lancé un appel aux municipalités du monde entier pour qu’elles prennent des mesures pour soutenir l’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires. Les villes de Berlin, Bern, Bruges, Sydney, Melbourne, Toronto, Milan, Baltimore, Los Angeles, Waschington(et d’autres) ont déjà décidé d’adhérer à cet Appel.

Pourquoi un maire doit adhérer à cet Appel ?

Les villes ont été les premières à engager des programmes d’actions (Agenda 21) pour lutter contre le changement climatique. Face aux problématiques planétaires, elles ont toujours été en première position, car elles savent que cette pression positive au niveau local aura un effet au niveau national et international. En retour, chaque avancée internationale aura un effet positif pour ses concitoyens.

Les villes sont les principales cibles des armes nucléaires. Cette réalité doit tous nous interpeller. En cas de détonation nucléaire (peu importe sa localisation à travers le monde), c’est l’ensemble de la communauté internationale qui en subira les conséquences humanitaires, sanitaires et environnementales pour une durée indéfinie. La création du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires est une avancée sans précédent pour mettre fin à la menace de ces armes de destruction massive. La création de cette interdiction va permettre de faire avancer les processus de désarmement nucléaire, malgré sa complexité.

Le Maire a une pleine responsabilité pour assurer la sécurité de sa population. Il l’assure à travers une sécurité publique, sanitaire, économique et un environnement sain. Chacune de ses politiques réalisées ont pour objectif que ces concitoyens vivent dans les meilleures conditions. Un maire responsable ne peut donc pas ignorer une menace, c’est son devoir d’agir.

Aucune ville n’a le droit d’être ciblée par une arme de destruction massive. Des armes qui viendront détruire des écoles, des musées, des hôpitaux et enlever la vie aux populations. Des biens que des politiques publiques auront longuement mis en place par des efforts humains et financiers importants.

La seule façon efficace de faire face à ce danger potentiel est d’interdire et d’éliminer les armes nucléaires. En soutenant le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, le Maire affirme donc le droit des habitants de sa ville à vivre dans un monde libre de la menace nucléaire.D’ailleurs ce droit est souhaité par une majorité de Français. Exactement 67%, (sondage IFOP du 4 juillet 2018) se disent favorables à la ratification du TIAN par la France.

Un Maire peut aider à la naissance d’une prise de conscience nationale de la nécessité de se protéger de ces armes de destruction massive. Il a su le faire en protégeant ses habitants en utilisant moins (ou plus du tout) de pesticides, d’engrais, de produits chimiques dans les mobiliers urbains, d’OGM dans les cantines scolaires. Ces initiatives n’ont qu’un but : donner une sécurité à ces citoyens… Alors demandez-lui aussi de vous donner une sécurité en soutenant l’Appel des villes, pour faire progresser la norme incarnée par le TIAN.

Ce sont nos villes qui peuvent jouer un rôle influent pour mettre fin à la nouvelle course aux armements nucléaires et engager définitivement un processus d’élimination totale.

 

L’Appel : « Notre ville est profondément préoccupée par la lourde menace que les armes nucléaires posent aux communautés à travers le monde. Nous sommes fermement convaincus que nos habitants ont le droit de vivre dans un monde libre de cette menace. Toute utilisation, délibérée ou accidentelle, d’arme nucléaire aurait des conséquences catastrophiques durables et à grande échelle pour la population et pour l’environnement. Par conséquent, nous soutenons le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires et appelons notre gouvernement à y adhérer. »

Procédure : Le maire doit nous faire parvenir un courriel à coordination(@) icanfrance.org indiquant que sa ville a accepté de signer l’Appel des villes de ICAN et il peut également prendre des mesures supplémentaires comme : 

  • Écrire au gouvernement : Informer le ministre des Affaires étrangères que votre ville a approuvé l’appel des villes de ICAN.
  • Informer les médias : Publier un communiqué de presse annonçant que votre ville a rejoint cette campagne mondiale.
  • Informer les parlementaires de sa commune et ses habitants : Faire circuler l’information ou organiser une exposition publique sur la menace des armes nucléaires et les efforts internationaux pour éliminer cette menace.

 

Mayors For Peace – Les Maires pour la Paix

Cet appel est également relayé et soutenu par le réseau mondial de l’ONG des Maires pour la Paix ; un réseau présidé par les maires d’Hiroshima et de Nagasaki, qui rassemble plus de 7 000 collectivités locales dans 158 pays, dont 150 en France. Ces collectivités s’engagent à travailler pour une culture de la paix dans un monde enfin libéré de la menace des armes nucléaires. La branche française de l’ONG Maires pour la Paix est présidée par Philippe Rio, maire communiste de Grigny ; ICAN France encourage les villes françaises à :

  • Devenir membre du réseau Maires pour la Paix France.
  • Organiser une exposition (disponible soit vers Maires pour la Paix France ou ICAN France) pour informer sur les effets des armes nucléaires et les moyens d’agir pour leur élimination.
  • Commémorer  l’anniversaire des bombardements atomiques sur Hiroshima et Nagasaki en 1945, par des évènements publics.
  • Adopter un vœux en conseil municipal dans lequel il est exprimé un soutien à l’élimination des armes nucléaires.
Berrien. Les élus disent non aux armes nucléaires (Ouest-France, 21 décembre 2019)
Finistère. Un courrier aux 269 maires pour signer l’appel mondial contre les armes nucléaires

Le 17 mai, la Ville de Paris a été la première Française à signer l’appel mondial des villes en faveur du traité d’interdiction des armes nucléaires. Rappelant que « la concentration à l’Île Longue de l’essentiel de notre force nucléaire en fait une cible privilégiée », le Collectif finistérien pour l’interdiction des armes nucléaires (CIAN29) vient d’écrire aux 269 maires du Finistère pour les inviter à imiter la capitale de l’Hexagone en signant cet appel mondial.

« Le 7 juillet 2017 aux Nations Unies, 122 pays ont voté en faveur de l’adoption du traité d’interdiction des armes nucléaires. La France n’a pas pris part au vote, rappellent Christian Colimard, du Mouvement de la Paix du Sud-Finistère, et Roland de Penanros, de l’Université européenne de la Paix. Le 17 mai 2019, en signant l’appel mondial des villes en faveur de ce traité, Paris est devenue la première ville française à lui apporter son soutien et à appeler notre gouvernement à y adhérer. »

APPEL DES VILLES | DR

Une lettre aux 269 maires

Dans le cadre de la campagne conduite par Ican France [branche française de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires, récipiendaire du Prix Nobel de la paix 2017] pour qu’un maximum de villes s’engagent à la suite de Paris en faveur de ce traité, le Collectif finistérien pour l’interdiction des armes nucléaires (CIAN29), qui regroupe une quinzaine d’associations et d’organisations syndicales et politiques à l’initiative du Mouvement de la paix et de l’Université européenne de la Paix, vient d’adresser une lettre aux maires des 269 communes du département du Finistère.

Rappelant que « la concentration à l’Île Longue de l’essentiel de notre force nucléaire en fait une cible privilégiée et [que] les populations de tout le département et bien au-delà seraient les premières victimes des effets dévastateurs d’une attaque nucléaire de ce site », le collectif invite les maires « à signer cet appel et participer ainsi, de manière simple, mais directe, à une étape supplémentaire vers l’élimination des armes nucléaires et de la menace que leur utilisation, intentionnelle ou accidentelle, ferait peser sur [leurs] concitoyens et toute l’humanité. »

Ainsi, le collectif invite les 269 maires du Finistère « à faire entendre la voix des villes et des cités en adhérant à cet appel ».

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 15:59
Appel à mobilisation jeudi devant les permanences des députés En Marche contre la réforme des retraites (Le Télégramme, 18 décembre)

Après la mobilisation du mardi 17 décembre, l’intersyndicale du Finistère appelle à la mobilisation, ce jeudi 19 décembre à midi, devant les permanences des députés LREM (La République en Marche) du département.

L’intersyndicale du Finistère appelle à poursuivre la mobilisation après « le grand succès de la journée du 17 décembre », explique-t-elle dans un communiqué de presse. « La balle est dans le camp du gouvernement, du Président de la République et de sa majorité. Ce gouvernement a réussi l’exploit de mettre l’ensemble des syndicats dans la rue : c’est simple, personne ne veut de sa réforme. Il doit la retirer. C’est pour cette raison, car il s’agit d’un sujet de société qui concerne tout le monde, que l’intersyndicale appelle les salariés du privé et du public, les jeunes, les retraités et les privés d’emploi à interpeller les députés de la majorité parlementaire dans tout le département, jeudi 19 décembre, à 12 heures ».

Le Télégramme, 18 décembre 2019

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 12:47
Quelques enseignants syndiqués se sont réunis dans l’ancien lycée de Morlaix pour échanger sur les actions à mettre en place contre la réforme des retraites. (Le Télégramme/Yann Clochard)

Quelques enseignants syndiqués se sont réunis dans l’ancien lycée de Morlaix pour échanger sur les actions à mettre en place contre la réforme des retraites. (Le Télégramme/Yann Clochard)

 

Réunis en assemblée générale, mardi 17 décembre, des enseignants du Pays de Morlaix ont réfléchi aux actions à mettre en place pour lutter contre la réforme des retraites.

Ils sont sept ou huit autour de la table. Des personnels syndiqués de l’Éducation Nationale avaient donné rendez-vous dans l’ancien lycée de Morlaix pour une assemblée générale, à 9 h. Au bout de quelques minutes, le groupe commence à échanger sur la réforme des retraites. Tous se désolent de ne pas voir leurs camarades présents. Même si certains étaient bien à la manifestation prévue deux heures plus tard.

Les enseignants se mobilisent car ils sentent la difficulté de maintenir la lutte active, à une semaine de Noël. Les chiffres d’Ismaël Dupont, adhérent au Snes-FSU et documentaliste au collège Pierre-Mendès-France, le confirment : « Nous sommes 63 % de grévistes alors que nous étions 90 % le 5 décembre ». « Chaque jour de grève, c’est 1/30e du salaire qui est retiré. Ça explique peut-être que ce matin, nous soyons moins nombreux », ajoute Yann Le Ninan, secrétaire général du Snes-FSU Pays de Morlaix.

Une première depuis 2003

Pourtant, ils comptent bien poursuivre le combat. Le tout est de savoir comment. Ils ont prévu de se réunir samedi 21 décembre, à 14 h 30, devant la mairie. Une page Facebook devrait être créée afin de faciliter les échanges et l’organisation de mouvements dans le Pays de Morlaix. « Beaucoup savent qu’à la retraite, ils vont perdre jusqu’à 1 000 €, souligne Sébastien Ménès, du syndicat Sud Éducation 29. Si Emmanuel Macron gagne, cela laissera le champ libre pour casser le statut de fonctionnaire ». « Avec cette réforme, les enseignants, notamment les femmes, seront perdants. Le gouvernement promet des revalorisations mais cela entraînera une hausse du temps de travail », précise Yann Le Ninan.

Ismaël Dupont dénonce par ailleurs la défiance du gouvernement face à un mouvement massif. « Il y avait 75 % de grévistes dans l’Éducation Nationale le 5 décembre. Les profs n’avaient jamais été autant déterminés depuis 2003 ». Où, déjà, les retraites étaient la cible du gouvernement, avec le projet de loi Fillon.

Bac +5 et 1 400 € net

« Cette réforme, c’est la goutte d’eau qui fait déborder la vase », lance Yann Le Ninan. « C’est plus qu’une goutte d’eau, surenchérit Julia Thatje, du Snes-FSU. Nous allons perdre 800 € par mois jusqu’à notre mort ! ». Au point que des enseignants se disent prêts à démissionner. « Les jeunes y songent de plus en plus, affirme Yann Le Ninan. On nous demande comment faire pour quitter l’Éducation Nationale ».

L’envoi massif de démissions simultanées est évoqué. Mais partir, c’est aussi abandonner un statut. Même si celui-ci s’avère plus précaire que par le passé. « Le salaire de départ est à 1 400 € net pour un niveau Master. Il faut souvent aller en région parisienne pour commencer. Et à aucun moment il y a consultation du personnel. On s’adapte à un nouveau dispositif et il faut changer un ou deux ans après… ».

Étudiants et enseignants dans la rue ?

« Face à un gouvernement qui, depuis un an, ne trouve comme seule réponse les lacrymogènes et des balles de défense, cela rend les échanges compliqués », confie Sébastien Ménès. S’ils aimeraient que la grève se généralise, que les étudiants aillent dans la rue, les enseignants ne veulent pas être accusés de « manipulateurs » vis-à-vis des jeunes. « Le niveau de répression lors de mouvements de lycéens est assez inédit, s’indigne Ismaël Dupont. Si des étudiants occupent leur fac, on fait venir les CRS. C’est stratégique. Les universitaires savent aussi que leurs parents se saignent pour leurs études ». Et ils n’ont pas envie de se faire saigner par les forces de l’ordre.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/les-enseignants-ne-lacheront-pas-leurs-retraites-18-12-2019-12461438.php

Les enseignants ne lâcheront pas leurs retraites/ L'intersyndicale veut poursuivre le mouvement - Le Télégramme et Ouest-France Morlaix, 18 décembre 2019
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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 12:43
Le cortège du MJCF à Rennes: 25 000 manifestants, plus que le 5 décembre

Le cortège du MJCF à Rennes: 25 000 manifestants, plus que le 5 décembre

à Brest: 20 000 manifestants, plus que le 5 décembre

à Brest: 20 000 manifestants, plus que le 5 décembre

A St Brieuc un cortège très important de 10 000 manifestants - ici le Parti Communiste avec ses élus

A St Brieuc un cortège très important de 10 000 manifestants - ici le Parti Communiste avec ses élus

A Quimper, autour de 10 000 manifestants

A Quimper, autour de 10 000 manifestants

17 décembre... Un raz-de-marée de manifestants ultra-résolus à obtenir le retrait de la réforme des retraites de Macron et à faire échec à sa politique de casse sociale généralisée. La CGT déclare 1,8 millions de manifestants dans toute la France, plus que le 5 décembre.

plus de 15 000 manifestants à Brest, plus que le 5 décembre

8000 à 10 000 manifestants à Quimper

3000 manifestants à Morlaix

800 à 1000 manifestants à Carhaix

1500 manifestants à Quimperlé

30 000 dans le Finistère en tout

10 000 manifestants à Saint-Brieuc

2000 manifestants à Lannion

6000 manifestants à Lorient

Plus de 3000 manifestants à Vannes

20 000 à 25 000 manifestants à Rennes, plus que le 5 décembre

20 000 manifestants à Tours (la plus grande manifestation de ses 25 dernières années, dit-on)

12 000 au Mans

10 000 manifestants à Saint-Nazaire

30 000 à Nantes

850 à Ancenis et 500 à Châteaubriant

10 000 à Poitiers

12 000 à Albi

45 000 à 60 000 à Toulouse, plus que le 5 décembre

40 000 à Lyon

12 000 à Valence

10 000 à Strasbourg

15 000 à Nancy

15 000 à Nîmes, plus que le 5

9000 à Rodez, plus que le 5

4000 à Brive, 2000 à Tulle, 600 à Ussel

5000 à Epinal

3000 à Saint Quentin (Aisne)

70 000 à Bordeaux

18 000 au Mans

200 000 manifestants à Marseille

22 000 manifestants à Nîmes, plus que le 5 décembre

15 000 manifestants à Toulon, 700 à Brignoles, 1500 à Draguignan

13 000 manifestants à Orléans

10 à 12 000 à Tarbes

6 500 à Besançon

Chiffres et photos communiqués par les sections et fédérations du Parti communiste

 

Le ministère de l’intérieur minimise l’ampleur de la mobilisation
Mercredi, 18 Décembre, 2019 - L'Humanité

Alors que la mobilisation d’hier a mis un nombre record de manifestants dans la rue, avec 1,8 million de personnes dans toute la France selon la CGT, et que tous les syndicats s’accordent sur le succès de la journée d’action, comme à son habitude, le ministère de l’Intérieur persiste à minimiser l’ampleur de la contestation

 

Alors que la mobilisation d’hier a mis un nombre record de manifestants dans la rue, avec 1,8 million de personnes dans toute la France selon la CGT, et que tous les syndicats s’accordent sur le succès de la journée d’action, comme à son habitude, le ministère de l’Intérieur persiste à minimiser l’ampleur de la contestation. Selon les chiffres officiels, seules 615 000 personnes auraient défilé dans le pays, dont 76 000 à Paris, soit un résultat en deçà de celui de la mobilisation monstre du 5 décembre, selon le ministère… Quant au cabinet Occurrence, réalisant le comptage pour certains médias, il réussit l’exploit de recenser encore moins de manifestants que la préfecture, avec 72 500 personnes à Paris, quand la CGT en dénombre 350 000. Partout dans le pays, le constat d’une mobilisation grandissante est partagé par les organisations syndicales. La CGT ainsi que Solidaires, qui évoque « une grande réussite », recensent sensiblement les mêmes chiffres : 200 000 personnes à Marseille, 120 000 à Toulouse, 60 000 à Bordeaux, 35 000 à Rouen, 30 000 à Nantes et Lille, 20 000 à Montpellier, Clermont-Ferrand, Brest et Caen, 18 000 à Rennes, 12 000 à Nice et Quimper, 10 000 à Cherbourg…

 

La vraie raison de l'assaut contre les retraites - par Patrick Le Hyaric, L'Humanité, 18 décembre

Plus la lumière se fait sur la nature du projet de liquidation du système de retraites solidaire, plus le gouvernement patauge dans ses propres mensonges et contradictions. Le plan de communication patiemment huilé pour faire accepter ce recul de civilisation majeur, assaisonné des mots flétris « égalité », « universalité » ou « solidarité », s’enraye face à la clairvoyance d’une majorité de nos concitoyens qui continue de soutenir le mouvement grève lancé par les syndicats.

L’universalité prétendue du système par points apparaît désormais pour ce qu’elle est : une promesse de pension croupionne, nivelée vers le bas pour tous les salariés quel que soit leur statut, et qui rendra indispensable la recherche de gains pour financer ses vieux jours. « Au travail ! » pour les classes populaires qui n’auront d’autre choix que d’accumuler de nouveaux points après l’âge pivot, et « à la bourse ! » pour ceux qui auront les moyens de contracter une retraite par capitalisation : voilà le vrai « projet de société » vanté par M. Macron.

Comme l’y enjoint fermement l’Union européenne, le gouvernement s’acharne avec ce projet mortifère à doper la financiarisation de l’épargne retraite. Elle représente « seulement » 230 milliards d’euros d’encours, un niveau très faible comparé aux autres pays européens, et aux plus de 1.700 milliards d’assurances vie. Or l’Union européenne exige que les retraites servent de « galop d’essai » à l’unification des marchés de capitaux sur le continent.

Ce faible attrait pour l’épargne retraite serait dû selon la communication gouvernementale à la complexité des produits proposés. D’où la création d’un nouveau produit d’épargne retraite dans la loi Pacte, effectivement plus accessible mais aux standards de ce qui se fait de plus vorace et juteux sur les marchés financiers, avec les risques accessoires. Ce désintérêt est dû, en réalité, à l’incroyable succès du système de retraite français qui garantit un niveau élevé des pensions nous permettant d’afficher un taux de pauvreté chez les retraités parmi les plus bas du monde. Démonstration est ainsi faite qu’il n’y a nul besoin de s’enchaîner au capital et à ses profits arrachés à la sueur des travailleurs pour présenter un des systèmes les plus efficaces socialement au monde, financé par les richesses produites et redistribuées sans parasitisme actionnarial, et dont le déficit – opportunément exagéré par tous les gouvernements depuis 30 ans – s’avère purement artificiel et serait aisément corrigé par des mesures volontaristes pour sécuriser le travail et l’emploi, l’égalité salariale entre les hommes et les femmes et le retour au niveau antérieur de la cotisation employeur, tout en mettant à contribution les actifs financiers des entreprises et des banques.

Voilà le véritable scandale pour les capitalistes, et la véritable raison de l’assaut contre les retraites. Et le gouvernement peine à s’en cacher. « L’épargne retraite doit devenir un produit phare de l’épargne des Français », s’exclamait Bruno Le Maire le 1er octobre dernier, dès qu’eut séchée l’encre de son stylo au bas du décret d’application du nouveau Plan d’épargne retraite, défiscalisé comme il se doit. Que ce produit financier ait été lancé juste avant l’offensive contre notre système de retraites ne doit rien au hasard : il fallait coûte que coûte pour le pouvoir donner un « signal » de confiance aux assureurs et autres fonds de pensions comme aux potentiels épargnants pour garantir au nouveau produit financier un départ en fanfare. C’est ce dont témoigne la connivence du gouvernement et du Président avec le fonds Black Rock, ce mastodonte nord-américain de la finance qui rêve de mettre la main sur l’épargne française et une partie de la dette publique.

Exiger le retrait de ce projet, c’est empêcher les fonds vautours de s’attaquer aux richesses produites par les travailleurs et, du même coup, mettre un frein décisif à l’entreprise macronienne de saccage de la solidarité nationale et de mise à disposition du capital financier et mondialisé des richesses du pays.

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17 décembre 2019 2 17 /12 /décembre /2019 14:01
Vœu  voté à l'unanimité à Brest - Pour un référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris

Présenté par les élu.e.s communistes à Brest au groupe majoritaire de gauche, et porté par celui-ci, un voeu pour le référendum sur la privatisation des aéroports de Paris a été voté à l'unanimité à Brest le 12 décembre au conseil municipal. Bravo aux élus brestois!

 

Vœu

Pour un référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris


Présenté par le Groupe « Ensemble pour Brest, tenons le cap » (Socialistes et apparentés, Communistes et Citoyens, Brest Nouvelle Citoyenneté, Europe Ecologie Les Verts, Union Démocratique Bretonne, PRG – Le centre gauche, les Radicaux de Gauche)

 

Considérant qu’après la transformation d’Aéroports De Paris en société de droit privé en 2005, puis l’ouverture de son capital en 2006, le gouvernement entend céder tout ou partie des participations de l’Etat, actionnaire majoritaire du groupe ADP (50,6% du capital), avec la cession de la concession aéroportuaire aux intérêts privés pour 70 années ;

Considérant que l’Etat, en cas de privatisation, devra dédommager les actionnaires minoritaires pour un coût estimé entre 1 à 2 milliards d’euros ;

Considérant qu’ADP assume une mission d'intérêt général en œuvrant aux côtés de l'État aux actions de sécurité, de sûreté, d'environnement et d'aménagement du territoire ;

Considérant que le développement d’ADP, premier exploitant mondial d’aéroports, génère pour l’État 175 millions d’euros de dividendes par an, dividendes auxquels il devra renoncer demain en cas de privatisation ;

Considérant l’observation de la Cour des comptes selon laquelle : « L’État ne peut faire l’économie d’une définition précise des intérêts qu’il entend préserver et d’une stratégie globale, face à certains investisseurs étatiques étrangers. La définition d’un tel cadre par les instances récemment créées en matière de défense économique devrait être un préalable nécessaire à toute nouvelle cession d’actifs stratégiques » ;

Considérant que la privatisation d’ADP entraînerait une augmentation des tarifs pour les usagers, une fragilisation de la compagnie nationale Air France, un manque à gagner certain pour le budget de l’Etat 

Considérant qu’en avril 2019, une proposition de loi référendaire visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris a été présentée en application de l'article 11 de la Constitution, par 248 député.e.s et sénateurs.trices de différentes sensibilités, de droite, du centre, de gauche et écologistes.

Considérant que le Conseil constitutionnel a validé la procédure qui peut conduire à l’organisation d'un « Référendum d'Initiative Partagé » donnant la possibilité au peuple français de se prononcer sur la privatisation d’ADP, à condition que soient recueillies pour le 12 mars 2020 à minuit les 4 717 396 signatures (10% du corps électoral) nécessaires ;

Considérant l’opposition grandissante à la privatisation d’ADP dont témoignent les débats parlementaires ainsi que le succès démocratique de cette proposition de loi référendaire ayant recueillie à ce jour un million de soutiens ;

Considérant qu’il est essentiel de conserver le contrôle public d’ADP comme gestionnaire et outil d’aménagement et de politiques publiques ;

Considérant les enjeux sociaux, environnementaux et d’emplois liés à cette question ;

Le conseil municipal de Brest, réuni en séance le 12/12/2019 :

-          S’oppose à toute privatisation par l’Etat du groupe ADP, entreprise gestionnaire des aéroports franciliens.

-          Emet le souhait qu’un référendum d’initiative partagée puisse se tenir afin de permettre à nos concitoyens de décider du devenir d’ADP.

 

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 18:22
Santé : une manifestation finistérienne unitaire, à Brest, mardi 17
photo cfdt, cgt, sud, unsa, fse-cgc et inter-urgences           appellent à manifester mardi 17, à 13 h, à brest. ©           ouest-france

CFDT, CGT, Sud, Unsa, FSE-CGC et inter-urgences appellent à manifester mardi 17, à 13 h, à Brest.© OUEST-FRANCE

Brest connaîtra deux manifestations mardi 17 décembre 2019: à 11 h, contre la réforme des retraites, à 13h, pour la défense du système de santé. Ce deuxième mouvement, d’ampleur finistérienne, réunira privé et public, hôpitaux et Ehpad, secteurs sociaux et sanitaires, etc.

Après la mobilisation de 14 novembre, le gouvernement a « lâché du lest ». Mais, selon les syndicats, c’est insuffisant. Le 3 décembre, la loi du financement de la sécurité sociale a été votée « en toute discrétion » au parlement. « Les députés n’ont voté qu’une hausse de 2,5 % du budget. Il faudrait 5 % ! »

Mardi 17 décembre 2019, dans le cadre d’un appel national, c’est à Brest que les défenseurs du système de santé du Finistère sont appelés à défiler. Ce sera la seule manifestation du département. Initiée par une intersyndicale (CFDT, CGT, Sud, Unsa, CFE-CGC et inter-urgences), elle a été décidée il y a plus de quinze jours. Elle réunira privé et public, hôpitaux et Ehpad, secteurs sanitaires et médico-sociaux, maintien à domicile, etc.

Elle est maintenue malgré la manifestation contre la réforme des retraites. « Celle pour les retraites commencera à 11 h et se terminera devant l’hôpital Morvan. Celle pour le système de santé, commencera à 13 h, devant le même hôpital »

Mardi 17 décembre 2019 est, depuis plusieurs semaines, une journée nationale de mobilisation de la fédération Santé, Action-Sociale concernant le plan de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2020 qui met à mal le financement des hôpitaux en France.
Dès lors, dans le Finistère il a été acté une mobilisation spécifique « Secteur Santé » à Brest afin de faire « effet masse » devant l’Hôpital MORVAN.

En parallèle, le mouvement contre la réforme des retraites du Gouvernement s’intensifie depuis le 5 décembre dernier et la mobilisation reconductible, interprofessionnelle et intersyndicale prends beaucoup d’ampleur.

La réforme des retraites du gouvernement est un des axes de la destruction de notre protection sociale.
Le gouvernement veut avoir la main sur les montants des pensions et plus largement sur le budget global de la sécurité sociale en éloignant la gestion populaire actuelle par cotisations sociales.
Le financement de l’Hôpital Public sera d’avantage mis à mal et par voie de conséquence les conditions de travail des agents.

C’est pourquoi, pour des facilités d’organisation et une participation optimale à ces 2 mouvements liés, la CGT du CHIC appellent ses syndiqués et l’ensemble des agents du CHIC à se mobiliser massivement pour une Convergence pour la Protection Sociale !
Mardi 17 décembre directement à Brest à 11h00 pour le mouvement des retraites qui enchainera sur le mouvement de la Santé à 13h30 devant l’Hôpital Morvan.
Pour l’occasion, nous allons affréter un transport collectif jusqu’à Brest et permettre ainsi à chacun de pouvoir s’y rendre. Pour cela, il est impératif de nous faire retour de votre présence afin de vous réserver un siège.

Ces deux mobilisations sont clairement liées !
Le Gouvernement est bien « en marche … de destruction » de notre système de protection sociale qui demande à être amélioré et non à être littéralement détruite au bénéfice des plus aisés et surtout au grand damne des plus modestes… !

Le gouvernement fait face à un grand rapport de force.
« La Rue » et « la Durée » les fera « plier » !
Il faut maintenir la pression et faire valoir notre choix d’une société juste et solidaire !!

 

 
 
 
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