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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 16:18
Conférence d'Alain Mila à Quimper sur la Retirada le 27 02 2019 : 1939-2019: quelle attitude adoptons-nous face aux Réfugiés? - Compte rendu Yvonne Rainero
Conférence d'Alain Mila à Quimper sur la Retirada le 27 02 2019 : 1939-2019: quelle attitude adoptons-nous face aux Réfugiés? - Compte rendu Yvonne Rainero
Conférence d'Alain Mila à Quimper sur la Retirada le 27 02 2019 : 1939-2019: quelle attitude adoptons-nous face aux Réfugiés? - Compte rendu Yvonne Rainero
Conférence d'Alain Mila à Quimper sur la Retirada le 27 02 2019 : 1939-2019: quelle attitude adoptons-nous face aux Réfugiés? - Compte rendu Yvonne Rainero

Public nombreux, diversifié, intéressé pour la conférence d'Alain Mila à Quimper sur les réfugiés espagnols dans le Finistère en 1939.
Des passeurs de mémoire, certains membres d'associations comme l'ANACR, des descendants de familles de réfugiés, d'autres dont les parents ou grands-parents s'étaient engagés pour leur venir en aide, des militants de la solidarité d'aujourd'hui qui participent à des associations d'aide aux migrants.
Il fut question d'histoire, le débat fut parfois vif mais toujours courtois, de valeurs partagées, du refus de l'Europe-forteresse, de la politique migratoire de la France.
On évoqua la non-intervention du gouvernement Blum, qui a pesé lourdement sur le destin de l'Espagne; le rôle de la compagnie France-Navigation dans la solidarité à la République espagnole, les marins bretons y ont été nombreux, comme Jean Le Brun qui fut après la guerre maire communiste du Guilvinec, ou Christophe Guillou qui y avait aussi navigué à 19 ans et dont le fils était présent; les brigades internationales (au moins 240 Bretons y ont été recensés) avec la grande figure d'Henri Rol-Tanguy, né à Morlaix; la chute de la République, l'accueil des réfugiés de la Retirada, entre 450000 et 500000 arrivés en France en 1939, l'organisation de la solidarité, le rôle du parti communiste, de ses maires comme le marin-pêcheur Marc Scouarnec au Guilvinec et de ses militants, avec la CGT, le Secours Rouge, d'autres encore, socialistes, chrétiens; il fut aussi question de l'internement des combattants de l'armée républicaine, tel le père d'Alain Mila, dans des camps : Argelès, Gurs..., de la continuité pour beaucoup du combat contre le fascisme, de l'Espagne à la Résistance française, notamment dans les rangs des FTP-MOI, Alain Mila signalant que les compétences des républicains espagnols dans le maniement des explosifs avaient servi aux cheminots français résistants ; des pages sombres de l'histoire de la région furent évoquées, comme l'internement à Poulgoazec en juin 1940 sous surveillance d'un officier français , dans le même lieu qui avait servi à héberger les réfugiés espagnols, d'intellectuels juifs ayant fui le nazisme ( le scénariste de cinéma Léo Lania, le philosophe Paul-Louis Landsberg...) au prétexte qu'ils étaient Allemands ou Autrichiens, ils purent heureusement s'en évader à la faveur du désordre provoqué par l'approche des troupes allemandes; ou encore le camp d'internement de Lanniron à Quimper où se succédèrent 15000 soldats "coloniaux" de l'armée française, les nazis ne voulant pas sur leur sol de prisonniers "de couleur"...
A l'issue de cette conférence-débat, Alain Mila fut applaudi et plusieurs dizaines de livres furent dédicacés.
Les communistes quimpérois sont fiers d'avoir organisé cet échange, dans la continuité des engagements de ceux qui les ont précédés, notamment en 1939 où l'aide aux réfugiés espagnols fut organisée dans notre ville par un comité animé par Julien Gracq, alias Louis Poirier, jeune prof du lycée La Tour d'Auvergne et l'un des responsables de la section PCF de Quimper en 38-39.
Et merci encore à Alain Mila !
Merci aussi à Caro et Jean-Claude pour les photos.

Yvonne Rainero - secrétaire de section du PCF Quimper

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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 14:52
Alain Mila ce mercredi 27 février au soir, 18h, à Quimper pour une conférence sur la Retirada et l'accueil des Réfugiés républicains espagnols dans le Finistère, à l'invitation du PCF Quimper (Ouest-France, Pauline Le Morlec)

#Quimper Mercredi 27, Halles St François à 18h, conférence sur l'accueil dans le Finistère de Républicains espagnols en 1939 et dédicace de ma nouvelle. (droits d'auteurs offerts aux Sauveteurs en Mer du Guil)

Conférence-débat à Quimper pour les 80 ans de la Retirada, à l'initiative du PCF.

Avec Alain Mila qui vient de publier "Une enfance retrouvée", histoire de son père, petit réfugié de 8 ans venu en février 1939 de Catalogne au Guilvinec en passant par Quimper.

La victoire du fascisme en Espagne, avec le soutien d'Hitler et Mussolini, après l'Italie et l'Allemagne, l'exode de centaines de milliers de républicains, la solidarité, celle des citoyens, celle de la CGT, du parti communiste, avec les réfugiés de l'époque, tandis que la République française enfermait dans des camps ceux qui avaient servi la République espagnole et combattu le fascisme, c'est notre histoire européenne.
Mais ça interroge aussi le présent !

Alain Mila dédicacera son livre.
à l'invitation de la section PCF de Quimper

Merci à la maison de la presse "le Goéland" du Guilvinec, une trentaine d'exemplaires vendus ce matin. Droits d'auteurs offerts à la station du Guil des Sauveteurs en Mer et le Goéland offrait aussi sa commission sur ce lot de livres.

Merci à la maison de la presse "le Goéland" du Guilvinec, une trentaine d'exemplaires vendus ce matin. Droits d'auteurs offerts à la station du Guil des Sauveteurs en Mer et le Goéland offrait aussi sa commission sur ce lot de livres.

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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 08:10
Les quatre candidats bretons sur la liste Pour l'Europe des Gens contre l'Europe de l'argent conduite par Ian Brossat

Les 4 candidats bretons sur la liste "Pour l'Europe des Gens, contre l'Europe de l'argent" conduite par Ian Brossat et Marie-Hélène Bourlard.

Christelle Dumont aide-soignante de l'hôpital Yves Lanco à Belle-Ile-en Mer, syndicaliste, qui a fait une grève de la faim pour protester contre les conditions de travail dans l'hôpital public

Glenn Le Saout, 20 ans, étudiant, ancien président de la FIDL Bretagne (Taulé, Morlaix).

Cinderella Bernard, éducatrice spécialisée, première adjointe de sa commune, militante associative, présidente du groupe communiste au Département des Côtes d'Armor

Katja Krüger, comédienne franco-allemande, ancienne syndicaliste et socialiste ouvrière allemande, élue à la Petite Enfance à Rennes

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27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 08:04
La Bégarroise Cinderella Bernard mènera la campagne du Parti communiste dans les Côtes d’Armor. (Photo Emmanuel Nen, le Télégamme )

La Bégarroise Cinderella Bernard mènera la campagne du Parti communiste dans les Côtes d’Armor. (Photo Emmanuel Nen, le Télégamme )

Lundi soir, la Bégarroise Cinderella Bernard a lancé la campagne du Parti communiste pour les élections européennes dans la ville où elle est première adjointe.

« Pour l’Europe des gens contre l’Europe de l’argent ». La liste du Parti communiste aux élections européennes du 26 mai prochain, menée par Ian Brossat, est composée de quatre Bretons (*). Un par département. Dans les Côtes-d’Armor, la Bégarroise Cinderella Bernard mènera une campagne de proximité. Lundi soir, c’est dans la ville où elle est première adjointe au maire, qu’elle en a donné le coup d’envoi, devant quelque 90 militants. « C’est après bien des hésitations que j’ai fini par accepter mais, compte tenu de la situation d’urgence sociale et environnementale que nous traversons, il serait irresponsable de ne pas mener la bataille ensemble. J’ai accepté à une seule condition : je donnerais toujours priorité aux dossiers locaux que je suis », déclare cette travailleuse sociale de 40 ans, mère de quatre enfants.

 
 

« Une France belle et rebelle »

 

La Costarmoricaine le reconnaît : « Je ne pourrais pas être partout ». L’une des raisons pour laquelle elle est placée en 32e position sur la liste, très probablement non-éligible. D’où son message aux militants : « Ce n’est pas moi que vous allez élire mais les idées auxquelles j’adhère et que je veux partager ». Son engagement pour les Européennes, elle le justifie aussi « par fierté d’être aux côtés de Ian Brossat, dont je suis le travail depuis plusieurs années. Il représente l’idée que je me fais du communisme, un homme engagé pour le bien des autres, un homme politique de terrain qui s’est illustré par son combat contre Airbnb mais aussi pour l’accueil des réfugiés ».

 

Cette liste de 79 candidats, composée « à 50 % d’ouvriers et d’employés, et 30 % de gens sans appartenance politique » est, affirme Cinderella Bernard, « à l’image de la France, celle des gens qui travaillent et qui comptent leurs sous à la fin du mois avec des ouvriers notamment, dont Marie-Hélène Bourlard, gilet jaune depuis le début du mouvement, bien connue pour avoir été l’héroïne du documentaire « Merci Patron ! ». Et nous pouvons compter sur un comité de soutien présidé par Lassana Bathily, celui que l’on surnomme « le héros de l’hyper Casher » et dont l’action lui a valu d’être naturalisé français ». Cette liste, appuie la candidate, « est celle d’une France belle et rebelle, forte de sa diversité ».

* Christelle Dumont (56), Glenn Le Saout (29), Katja Krüger (35) et Cinderella Bernard (22).

Ouest-France, 26 février 2019

La conseillère départementale et première adjointe de Bégard (Côtes-d’Armor), Cinderella Bernard, est candidate sur la liste du parti, pour les élections européennes.

Le lancement de la campagne des Européennes du Parti communiste français (PCF) en Côtes-d’Armor, avec Cinderella Bernard, conseillère départementale et première adjointe à Bégard, candidate à cette élection, a eu lieu ce lundi 25 février 2019. Une soirée en présence du secrétaire départemental, Yannick Le Cam, à laquelle ont participé un peu plus de 100 personnes, dont de nombreux élus de la région.

 

Le « Trégor rouge »

Après une introduction du secrétaire départemental, la candidate est montée au front : « C’est un grand honneur de faire le lancement de la campagne des Européennes dans le département à partir de la commune de Bégard, une commune du Trégor rouge, une commune qui a eu à sa tête un maire communiste, Gérard Le Caër, de 1983 à 2018, mon parrain politique… C’est après bien des hésitations, que j’ai fini par accepter, mais compte tenu de la situation d’urgence sociale et environnementale que nous traversons, il serait irresponsable de ne pas mener la bataille ensemble. »

Priorité aux situations locales

Puis l’élue a affirmé : « Il sera toujours donné priorité aux dossiers, aux situations locales auxquelles je suis attentive, car 2019 sera une année déterminante pour l’organisation de l’accompagnement à domicile dans mon canton ou pour le service public de gestion des ordures ménagères que je préside, sans parler des personnes qui ont besoin de mon soutien dans les situations difficiles qu’elles traversent. »

Cette affirmation faite, l’élue qui se situe en 32e position sur la liste du PCF est très réaliste : « Ce n’est pas moi que vous allez élire mais les idées auxquelles j’adhère et que je veux partager ce soir avec vous. »

Pendant une heure, Cinderella Bernard a développé ses idées, ses constats locaux et régionaux qui, par rapport aux élections européennes, se rejoignent pour un slogan : « l’Europe des gens, contre l’Europe de l’argent ». Et de conclure : « Le vote pour la liste menée par Ian Brossat doit être un acte de résistance qui permettra de redonner la parole et le pouvoir de décisions au peuple souverain  ».

 

Européennes. Cinderella Bernard et les communistes entrent en campagne (Le Télégramme et Ouest-France, 26 février 2019)
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25 février 2019 1 25 /02 /février /2019 21:20
Rouge Finistère n°4 - Dossier Européennes - Interview de Cindérella Bernard

Rouge Finistère n°4 - Dossier Européennes - Interview de Cindérella Bernard

Rouge Finistère n°4 - Dossier Européennes - Interview de Cindérella Bernard

Rouge Finistère n°4 - Dossier Européennes - Interview de Cindérella Bernard

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25 février 2019 1 25 /02 /février /2019 20:33
Cindérella Bernard sur BRETAGNE 5: interview de la candidate communiste aux Européennes des Côtes d'Armor le 25 février 2019

Très belle et forte interview de 23 minutes par Stéphane Hamon sur Bretagne 5 de Cindérella Bernard avant l'ouverture de la campagne des Européennes dans les Côtes d'Armor ce lundi 25 février au soir à Bégard à la salle de la MJC !

Une super candidate pour le PCF sur la liste de IAN BROSSAT.

Elle trouve des bons arguments contre les récupérations des MACRON et LE PEN et rappelle les atouts de notre liste, de notre parti, le premier parti de France en nombre d'adhérents et en présence militante de terrain. Elle situe le débat sur le terrain de la rupture avec les traités néo-libéraux qui régissent l'union européenne et les politiques des pays européens et connecte cet enjeu avec la prise en compte des urgences du quotidien ressenties par tous: augmentation du pouvoir d'achat, partage des richesses, prise en compte du handicap, renforcement des moyens pour les hôpitaux, les EHPAD, la santé, l'agriculture avec la détresse des agriculteurs. 

Cindérella BERNARD était aux côtés de Ian Brossat et Glenn Le Saôut pour le meeting de lancement de campagne des Européennes dans le Finistère au Relecq-Kerhuon le vendredi 1er février (près de 200 personnes présentes). Elle sera présente à nouveau le samedi 9 mars au Relecq-Kerhuon  pour un débat public concernant les droits des femmes et le banquet républicain de la section du Relecq-Kerhuon à la salle Germain Bournot à 17h.

Elle sera aussi présente à Morlaix pour l'intervention politique de la fête du 1er mai du Parti Communiste, place Allende.

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25 février 2019 1 25 /02 /février /2019 17:00
Glenn Le Saoût, candidat aux élections européennes du PCF, à l'Instant T sur Tébéo: allez l'écoutez!
Glenn Le Saoût, candidat aux élections européennes du PCF, à l'Instant T sur Tébéo: allez l'écoutez!

Glenn Le Saôut était l'invité de l'Instant T sur Tébéo mardi 5 février. Son intervention de 6 minutes environ a été claire et convaincante. Aller la voir en Replay sur le site de Tébéo.

"Très jeune candidat pour un très vieux parti? "
 
"Nous sommes redevenus le premier parti de France en nombre d'adhérents, 800 adhérents dans le Finistère, 2500 en Bretagne, on nous voit beaucoup défendre les services publics, comme la maternité de Guingamp ou la Cardiologie à Morlaix, à l'intérieur de comités de défense de l'hôpital où nous cherchons à rassembler"
 
"Nous avons une liste à l'image du parti communiste, une liste d'ouvriers, d'employés, d'étudiants, de retraités, une liste de gens ordinaires qui font des choses extraordinaires"
 
" Les sondages ce n'est pas une science exacte, le rassemblement nous on le souhaite. EELV et France Insoumise ne sont pas favorables au rassemblement. Avec Génération.s, il y a des discussions sérieuses et une volonté de rassemblement aussi à la base chez de nombreux militants des deux organisations."
 
" Nous avons des Gilets Jaunes sur notre liste. Les propositions de loi de nos parlementaires ont une résonance chez les Gilets Jaunes, comme le RIC, la taxation à la source des profits des multinationales, le rétablissement de l'ISF, etc"
 
"Nous vivons dans un monde où le système capitaliste a montré ses limites. Il faut le dépasser".
 
 
 
 
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24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 18:54
Elections européennes, liste de Ian Brossat: quelques dates importantes à retenir de la campagne dans le Finistère et en Bretagne
Patrick Le Hyaric et Glenn Le Saoût à Roscoff le 2 mars

Patrick Le Hyaric et Glenn Le Saoût à Roscoff le 2 mars

Cindérella Bernard (ici avec Patrick Le Hyaric pour un café citoyen Europe à Carhaix le 28 avril dernier) au Relecq-Kerhuon le 9 mars et à Morlaix pour la fête du Viaduc le 1er mai

Cindérella Bernard (ici avec Patrick Le Hyaric pour un café citoyen Europe à Carhaix le 28 avril dernier) au Relecq-Kerhuon le 9 mars et à Morlaix pour la fête du Viaduc le 1er mai

Marie-Pierre Vieu, députée européenne, n°4 sur la liste de Ian Brossat, à Quimper le 19 avril

Marie-Pierre Vieu, députée européenne, n°4 sur la liste de Ian Brossat, à Quimper le 19 avril

 Maryam Madjidi, écrivaine d'origine iranienne, militante pour le droit d'asile, n°8 sur la liste de Ian Brossat, à Morlaix et Brest les 5 et 6 avril

Maryam Madjidi, écrivaine d'origine iranienne, militante pour le droit d'asile, n°8 sur la liste de Ian Brossat, à Morlaix et Brest les 5 et 6 avril

Calendrier qui sera complété au fur et à mesure:

- Samedi 2 Mars, à Roscoff, bar restaurant "C'est ici" sur le port de plaisance du Bloscon, 15h: Rencontre-débat sur le Brexit, ses enjeux et conséquences pour les ports, la pêche et l'économie maritime bretonne avec Patrick Le Hyaric (n°3 sur la liste de Ian Brossat) et Glenn Le Saôut, candidat finistérien. Visite d'entreprises auparavant.

- Dimanche 3 Mars: repas de la section de Plestin-les-Grèves à Keraudy, Ploumiliau, à 12h, avec Cindérella Bernard, candidate aux Européennes (réservation auprès de Denis au 02 96 35 76 94)

- Samedi 9 Mars, au Relecq Kerhuon: Avec Cindérella Bernard, candidate aux Européennes sur la liste de Ian Brossat, Première adjointe à Begard, présidente du groupe communiste au Conseil Départemental des Côtes d'Armor, à la Maison Municipale des Associations Germain Bournot :17h00 Débat autour de l’égalité des droits entre les femmes et les hommes. Repas au prix de 20 € : Salades-Bœuf Bourguignon-Dessert-Fromages-Boissons comprises. Si participation d’enfants, me demander un tarif.. Si ce n’est fait, vous pouvez vous inscrire au repas en réunion de section ou par téléphone auprès de  Pierre-Yves 06 80 85 94 23   Pascal 07 68 51 86 52 ou Gilles 06 15 31 02 15

- Vendredi 5 avril et samedi 6 avril: Maryam Madjidi qui est candidate en 8ème position sur la liste Européenne de Ian Brossat et du PCF sera l'invitée du PCF Finistère

Elle donnera une conférence d'éducation populaire le vendredi 5 avril à 18h au local du PCF Morlaix sur sa trajectoire personnelle et familiale, sa vocation d'écrivain, son magnifique roman "Marx et la poupée" (Prix Goncourt du premier roman 2017, Prix étonnants voyageurs-Ouest-France, prix de la francophonie 2018). Elle fera une causerie et des lectures de son roman le lendemain à 11h à la Librairie Dialogues de Morlaix.

Et à Brest, à 14h30, à la Petite Librairie 4 bis rue Danton à Brest.

Elle animera une réunion publique à la fac Ségalen de Brest le samedi 6 avril à 18h sur les enjeux des Élections Européennes, et notamment sur la question de l'Europe face au défi de l'accueil des réfugiés.

- Vendredi 19 avril: Marie-Pierre Vieu, députée européenne, n°4 sur la liste de Ian Brossat, présente à Quimper pour un meeting Européennes sur la défense des services publics aux côtés de Glenn Le Saôut. de 19h à 23h à "l'Espace grands projets", salle de 100-120 places sur l'esplanade François Mitterrand, dans le bâtiment du théâtre de Cornouaille. 

- Mercredi 24 avril 2019 - Meeting régional Bretagne aux Halles Martenot Place des Lices à Rennes de 19h30 à 22h avec Ian Brossat et les candidats bretons aux élections européennes:

Cinderella Bernard, première adjointe de sa commune, militante associative, présidente du groupe communiste au Département des Côtes d'Armor

Katja Krüger, comédienne franco-allemande, ancienne syndicaliste et socialiste ouvrière allemande, élue à la Petite Enfance à Rennes 

Christelle Dumont (aide-soignante de l'hôpital Yves Lanco à Belle-Ile-en Mer, syndicaliste, qui a fait une grève de la faim pour protester contre les conditions de travail dans l'hôpital public 

Glenn Le Saout, 20 ans, étudiant, ancien président de la FIDL Bretagne (Taulé, Morlaix).

- Mercredi 1er Mai à Morlaix: à 15h, discours de Cindérella Bernard à la fête du Viaduc place Allende: l'enjeu des élections européennes du 26 mai prochain. Intervention de Glenn Le Saôut pour l'inauguration de la fête. 

 

Cinderella Bernard, première adjointe de sa commune, militante associative, présidente du groupe communiste au Département des Côtes d'Armor

Cinderella Bernard, première adjointe de sa commune, militante associative, présidente du groupe communiste au Département des Côtes d'Armor

Katja Krüger, comédienne franco-allemande, ancienne syndicaliste et socialiste ouvrière allemande, élue à la Petite Enfance à Rennes

Katja Krüger, comédienne franco-allemande, ancienne syndicaliste et socialiste ouvrière allemande, élue à la Petite Enfance à Rennes

Glenn Le Saout, 20 ans, étudiant, ancien président de la FIDL Bretagne (Taulé, Morlaix) avec Ian Brossat et Cindérella Bernard le 1er février au Relecq-Kerhuon pour la rencontre débat Européennes (180 personnes)

Glenn Le Saout, 20 ans, étudiant, ancien président de la FIDL Bretagne (Taulé, Morlaix) avec Ian Brossat et Cindérella Bernard le 1er février au Relecq-Kerhuon pour la rencontre débat Européennes (180 personnes)

Elections européennes, liste de Ian Brossat: quelques dates importantes à retenir de la campagne dans le Finistère et en Bretagne

Notre liste:

79 candidates et candidats
➡️ 50% d'ouvriers et d'employés, comme dans la société française
➡️ 1/3 non membres d'un parti politique parmi les 15 premiers
➡️ Découvrez notre liste aux élections européennes

Si vous voulez participer au comité de soutien finistérien à notre liste:

Envoyer votre soutien à Ismaël Dupont: dupont.ismael@yahoo.fr

Comité de soutien finistérien à la liste aux élections européennes du PCF conduite par Ian Brossat: rejoignez le comité de soutien!

1. Ian Brossat (38 ans)

Professeur de français, Maire adjoint de Paris chargé du logement et de l'hébergement d'urgence, auteur de plusieurs livres, dont le dernier sur la nouvelle économie "Airbnb, la ville ubérisée". Outre son combat pour la régulation des géants du numérique, Ian Brossat a ouvert le premier centre d'hébergement pour sans-abris dans le 16e arrondissement de Paris".

2. Marie-Hélène Bourlard (61 ans)

Ouvrière textile pendant 43 ans à Poix dans le Nord et figure du documentaire "Merci Patron!". Marie-Hélène Bourlard a été à la tête du combat face à Bernard Arnault, première fortune de France (57 milliards de patrimoine) afin d'éviter la délocalisation de son usine. Le 26 mai prochain, elle deviendra la première femme ouvrière à siéger au Parlement européen.

3. Patrick Le Hyaric (61 ans)

Directeur du journal L'Humanité, député européen sortant et conseiller municipal d'Aubervilliers.

4. Marie-Pierre Vieu (51 ans)

éditrice, mobilisée sur les sujets de culture et engagée dans sa ville de Tarbes, députée européenne.

5. Mamoudou Bassoum (35 ans)

"J'avais pris deux choses en partant: le drapeau français et mon gilet jaune". Médaillé d'or aux championnats d'Europe de Taekwendo, le 1er décembre dernier, Mamoudou Bassoum est monté sur le podium des championnats d'Europe avec son gilet jaune sur les épaules, en soutien au mouvement qu'il a rejoint dès les premières heures. Ingénieur dans le Loiret.

6. Julie Pontalba (40 ans)

Enseignante au collège à Saint-Leu (La Réunion), Julie Pontalba est membre du Parti Communiste réunionais (PCR). Elle a été candidate de rassemblement des forces de gauche, et militante pour la paix.

7. Anthony Gonçalves (47 ans)

Cancérologue et enseignant à la faculté de Médecine de Marseille. Il milite contre les fermetures d'hôpitaux de proximité. A l'échelle européenne, il plaide pour la création d'un pôle public du médicament.

8. Maryam Madjidi (38 ans)

Prix Goncourt du premier roman (2017) et Prix Ouest-France étonnants voyageurs (2017) pour "Marx et la poupée". D'origine iranienne, Maryam n'est pas seulement une écrivaine reconnue et nouvelle figure de la littérature française: elle est aussi bénévole dans une association d'apprentissage de la langue française pour les réfugiés. 

9. Arthur Hay (28 ans)

Livreur (Deliveroo), Arthur Hay est à l'initiative du premier syndicat de France des coursiers à vélo. Face à l'ubérisation de la société, il milite pour la régulation à l'échelle européenne et une protection des salariés de la nouvelle économie.

10. Barbara Filhol (45 ans)

Aide-soignante, secrétaire générale du syndicat des EHPAD du Val-de-Marne, investie pour l'amélioration des de l'accueil de nos aînés et des conditions de travail du personnel soignant. Dans un pays comptant 14 millions de retraités, il s'agit d'un sujet de société majeur. 

11. Franck Saillot

Ouvrier de la papeterie Arjowigins de Wizernes dans le Pas-de-Calais, il a occupé avec ses collègues durant 3 ans, jour et nuit, son usine pour en éviter la fermeture et la délocalisation. Grâce à leur lutte, Franck Saillot et ses collègues ont trouvé un repreneur à l'automne 2018, et sauvé une centaine d'emplois. 

12. Claire Cemile Renkliçay

Co-présidente du Conseil démocratique kurde de France, militante pour la paix et élue à Grigny. 

13. Michel Jallamion (44 ans)

Président de la Convergence nationale des services publics, conseiller régional d'Ile-de-France. Membre du mouvement République et Socialisme.

14. Sophia Hocini

Salariée de l'économie sociale et solidaire à Paris, militante associative dans les quartiers populaires.

15. Stanislas Baugé

Chauffeur routier à La Rochelle (17), Stanislas Baugé s'est mobilisé avec ses collègues devant le Parlement Européen pour défendre les conditions de travail des routiers et éviter le dumping social et le travail détaché. 

16. Manuela Dona (48 ans)

Douanière et syndicaliste au Havre. Militante pour la création d'une Douane européenne.

17. Michel Branchi

Économiste, élu à l'Assemblée de Martinique, dirigeant du Parti communiste martiniquais, conseiller territorial de Martinique.

18. Elina Dumont (50 ans)

SDF pendant 15 ans, Elina Dumont est de ceux qui plaident pour le retour de l'ISF et un meilleur partage des richesses en France et en Europe. Désormais comédienne et chroniqueuse régulière aux "Grandes gueules" (RMC), elle soutient le mouvement des Gilets Jaunes.

19. Benjamin Amar (42 ans)

Professeur d'histoire-géographie au lycée Gutemberg de Creteil, débatteur reconnu sur les plateaux télés, responsable syndical dans le Val-de-Marne

20. Sarah Chaussy

Paysanne, conseillère municipale à Sceautres, petit village de 150 habitants en Ardèche. 

21. Loïc Pen

Médecin à l'hôpital de Creil, il a démissionné de son poste de chef de service des urgences pour protester contre la fermeture de la maternité. Lanceur d'alerte.

22. Christine Mequignon

Cheminote en Auvergne-Rhônes-Alpes, représentante des salariés à la SNCF.

23. Pascal Pontac

Grutier au port de Saint-Nazaire, responsable du syndicat des ports et docks.

24. Michèle Picard (51 ans)

Restauratrice, maire de Vénissieux.

25. Ralph Blindauer

Avocat au barreau de Metz, il a défendu de nombreux salariés en lutte dans toute la France, comme les 300 salariés marseillais d'une chaîne de fastfood, les métallos dijonnais contre TRW, ou encore les embouteilleurs aux Pennes-Mirabeau. Il a contribué au film "En Guerre" présenté au dernier Festival de Cannes.

26. Anne Laure Perez

Artiste sculptrice, maire-adjointe à Gennevilliers.

27. Franck Merouze

Salarié de la grande distribution, il a également accompagné les salariés de la biscuiterie Jeannette dans leur combatr victorieux pour sauvegarder les emplois (Calvados)  

28. Marianne Journiac

Infirmière syndicaliste à l'Assistante publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Dirigeante de "République et Socialisme".

29. Belaïde Dedreddine

Vice-président du Conseil départemental de Seine St Denis en charge de l'écologie urbaine.

30. Amandine Miguel

Ancienne porte-parole de l'inter-LGBT, Amandine Miguel est militante féministe engagée contre l'homophobie? Paris.

31. Nacim Bardi

Ouvrier métallurgiste à Saint-Saulve et représentant syndicaliste.

32. Cinderella Bernard (40 ans)

éducatrice spécialisée, première adjointe de sa commune, présidente du groupe communiste au Conseil Départemental des Côtes d'Armor, militante associative

33. Jean Luc Bou

Enseignant, militant Droits Humains à SOS Méditerranée en Occitanie (34).

34. Isabelle Liron

Salariée à Pôle Emploi en Bourgogne Franche Comté, syndicaliste

35. Dominique Pani

Employé dans le secteur de l'énergie (26).

36. Hulliya Turan

Assistante sociale, militante des droits humains à Strasbourg.

37. Khaled Bouchajra

Employé chez Amazon. Syndicaliste sur le site de Saran dans le Loiret

38. Katja Krüger (43 ans)

comédienne-chanteuse franco-allemande, ancienne syndicaliste et socialiste ouvrière allemande, élue à la Petite Enfance à Rennes

39. Pierre Lacaze (53 ans)

Infirmier, élu à la Métropole de Toulouse

40. Aicha Dabale

Militante féministe et altermondialiste vivant à Bagnolet (93), Aïcha Dabale est engagée sur la scène internationale dans la lutte contre les violences faites aux femmes

41. Jean Mouzat

Paysan, président du Modef (Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux). Elu à Tulle

42. Delphine Pietu (48 ans)

Directrice de l'école primaire de la commune de Thénioux où elle est maire-adjointe (18)

43. Denis Lanoy

Metteur en scène de théâtre à Nîmes. militant des droits sociaux des artistes, des écrivains et intermittents du spectacle.

44. Charlotte Blandiot-Faride (37 ans)

Maire de Mitry-Mory (77)

45. Arnaud Petit

Ouvrier métallurgiste, maire de Woincourt dans la Somme

46. Virginie Neumayer (44 ans)

Technicienne, syndicaliste à EDF

47. Aurélien Gall (36 ans)

Représentant des salariés de l'agriculture. Conseiller prud'homal. Président de la Fédération colombophile de Picardie.

48. Patricia Tejas

Agent administratif des Finances Publiques. Secrétaire générale d'une fédération des Finances. Militante auprès des sans-papiers (67)

49. Aurélien Aramini

Professeur de philosophie au Lycée Gustave Courbet à Belfort

50. Sandrine Macigno

Travailleuse de l'Etat sur la base navale de Cuers dans le Var, syndicaliste (83)

51. Cyrille Bonnefoy

Infirmier, maire de la Ricamarie (42)

52. Emilie Lecroq (37 ans)

Militante de l'éducation populaire à Saint-Ouen (93).

53. Emmanuel Trigo (44 ans)

Enseignant et responsable syndical dans le Var (83

54. Cathy Apourceau Poly

Attachée territoriale, sénatrice du Pas-de-Calais

55. Michel Stefani

Conseiller à l'Assemblée de Corse (20)

56. Lucie Martin (18 ans)

Étudiante syndicaliste à Sciences-Po Grenoble.

57. Youssef Benamar

éducateur spécialisé, artiste et élu de la ville d'Allonnes (72)

58. Christelle Dumont

Aide-soignante de l'hôpital Yves Lanco à Belle-Ile-en Mer (Morbihan), syndicaliste, qui a fait une grève de la faim pour protester contre les conditions de travail dans l'hôpital public

59. Sébastien Nugou

Cheminot dans le Loiret. Secrétaire régional syndicat SNCF

60. Laëtitia Maure

Aide à domicile dans les Pyrénées-Orientales

61. David Blaise

Ouvrier métallurgiste et syndicaliste en Meurthe-et-Moselle

62. Lamya Kirouani

Fonctionnaire territoriale. Vice-présidente du Conseil Départemental du Val-de-Marne (94)

63. Aurélien Crifo (37 ans)

Auteur et interprète. Gilet Jaune (68)

64. Maryline Lucas

Maire de Guesnain (59)

65. Yves Dedevec

Salarié Airbus en Loire-Atlantique

66. Mina Idir (43 ans)

Responsable d'exploitation dans le transport de marchandise, secrétaire départementale PCF Vaucluse, militante associative

67. Glenn Le Saout (20 ans)

étudiant, ancien président de la FIDL Bretagne (syndicat lycéen), bénévole dans une association sportive 

68. Geneviève de Gouveia (56 ans)

Militante au Secours Populaire à Montluçon, conseillère départementale de l'Allier

69. Alain Pagano

Enseignant chercheur en écologie et biologie à l'université d'Angers, conseiller municipal à Angers

70. Sandra Blaise (45 ans)

Formatrice, syndicaliste (88)

71. Edmond Baudouin (76 ans)

Dessinateur de BD et écrivain. Alpes-Maritimes

72. Ghislaine Noirault

 Ouvrière retraitée à Trimouille (86)

73. Florian Monteil

Ingénieur agronome. Syndicaliste agricole du Lot-et-Garonne

74. Nathalie Fabre (45 ans)

Présidente d'un club de Rugby en Dordogne et du club Agenais. Maire de Beaumont-du-Périgord

75. Fréderic Boulanger

Psychiatre à Nancy

76. Cécile Cukierman (42 ans)

Professeur d'histoire-géographie, sénatrice de la Loire, porte-parole du PCF avec Ian Brossat

77. Gilbert Garrel

Cheminot syndicaliste, président de l'Institut d'Histoire Sociale

78. Odette Nilès (94 ans)

 Grande résistante française arrêtée par les Nazis en août 1941. Fiancée de Guy Môquet. Doyenne de la liste

79. André Chassaigne (68 ans)

Principal de collège, président du groupe communiste GDR à l'Assemblée Nationale

 

Elections européennes, liste de Ian Brossat: quelques dates importantes à retenir de la campagne dans le Finistère et en Bretagne

"L’expérience montre à cet égard que, même minoritaires, des parlementaires déterminés à prendre appui sur des mobilisations populaires suffisantes, peuvent remporter des victoires spectaculaires", Francis Wurtz, député européen honoraire.

Citons quelques succès emblématiques comme la mise en échec du projet de la Commission de casser le statut des dockers (2003 et 2006) ou le rejet du projet de directive visant à légaliser en Europe la pratique américaine des «brevets logiciels» réclamés par les lobbys des multinationales (2005).

Quant à directive sur laquelle se fonde le gouvernement Macron-Philippe pour justifier la « réforme» de la SNCF, elle avait failli - à 24 voix près sur 704 votants ! - être bloquée en décembre 2016 ...

Comme quoi les premiers perdants d’une sous-estimation de l’utilité de députés franchement de gauche au Parlement européen, ce sont les travailleurs et les citoyens en général.

 

 

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24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 13:20
Marie Lambert, résistante, députée communiste du Finistère à la Libération, a aussi été journaliste à l'Huma et elle a eu, nous dit l'historien Alain Ruscio, cette lucidité au moment du début de la guerre, ou des "évènements d'Algérie", comme ils les appelaient.
Ci-joint l'article, que j'ai mis dans le Chiffon Rouge avec l'article du Maitron sur Marie Lambert que nous avait transmis Jean-Paul Cam.
Amicalement
Ismaël
 
Alain Ruscio : « La force communiste fut à l’origine de la protestation anticolonialiste en France »
Vendredi, 22 Février, 2019 entretien avec  Rosa Moussaoui

 

" Lorsque est déclenchée l’insurrection, le 1er novembre 1954, l’Humanité dépêche sur place l’une de ses journalistes, Marie Lambert. Dans un meeting au Vél’d’Hiv, le 5, Duclos prononce le mot « indépendance ». Pourquoi le communiqué officiel tardif du PCF est-il, lui, très ambigu ?

Alain Ruscio Merci de citer ces premiers reportages, totalement oubliés par l’historiographie, de l’ancienne députée communiste Marie Lambert (qui signait dans l’Humanité Marie Perrot). Grâce à elle, le mot « guerre » a été imprimé par votre journal dès le 3 novembre 1954. Vient, en effet, le 5 novembre, une réunion visant à célébrer l’anniversaire de la révolution d’Octobre, comme il était alors de rigueur. Jacques Duclos, après avoir salué les réalisations de l’Union soviétique, prononcera trois fois le mot « indépendance » . Et pourtant, vous avez raison, le mot n’apparaît plus dans le texte officiel qui suit, le communiqué du bureau politique du 8 novembre. Ici, nous sommes confrontés à un manque d’archives, les réunions du « BP » n’étant ni enregistrées, ni transcrites. Je risque une hypothèse : une semaine après le déclenchement de l’insurrection, les communistes étaient dans la totale ignorance de ses instigateurs. Rappelons que le sigle « FLN » n’était apparu que le 1er novembre. Une prise de distance est manifeste, marquée notamment par la crainte d’une provocation. Au passage, je signale que les communistes algériens, eux, ne partagèrent pas cette méfiance et tentèrent même de dissuader leurs camarades français d’utiliser cet « argument ».

 

LAMBERT Marie-Yvonne [née PERROT, Marie, puis épouse GOSNAT]

Par Christian Bougeard - pour le MAITRON

Née le 26 octobre 1913 à Landerneau (Finistère), morte à Ivry-sur-Seine le 22 janvier 1981 ; secrétaire fédérale communiste du Finistère (1947-1949) ; députée PCF du Finistère (1948-1951).

Originaire de la petite ville de Landerneau (Finistère), Marie Perrot avait un grand-père qui avait participé, contre son gré, à l’écrasement de la Commune de Paris mais aurait exprimé de la sympathie pour les Communards. Il aimait porter les jours de fêtes un chemise rouge pour manifester ses opinions.
Marie Lambert avait interrompues ses études après le brevet. Elle acquit par la suite, , en autodidacte, une importante culture. Elle avait épousé jeune Henri Lambert , avec qui elle eut trois enfants : Jean-Paul en 1932 ( serge nt cassé pour refus d’être appelé en 1956), Henri en 1935 et Annie en 1944. Elle fut brièvement institutrice pendant la "drôle de guerre".
Son mari fut un résistant FN et FTP. Arrêté en Ille-et-Vilaine en décembre 1943, torturé et déporté. Sous l’Occupation, Marie Lambert participa aux actions de son époux ,diffusant tracts et journaux clandestins dans la région de Landerneau. Elle servit d’agent de liaison à Daniel Trellu, chef des FTP du Finistère et organisa des groupes de « femmes patriotes », malgré une grossesse. Pour son action, elle obtint la médaille de la Résistance et la Croix de guerre.

Ayant adhéré au PCF en 1943, ettant u rapport se geste et la licture avec la lecture de Lyssagaray et la lecture de son Histoire de la Commune., « la ménagère » Marie Lambert fut élue conseillère municipale de Landerneau en mai 1945 (réélue en 1947) dans la municipalité dirigée par l’ancien maire révoqué et ancien député (réélu en 1945), le socialiste Jean-Louis Rolland. Elle appartenait aussi en 1945 au bureau de l’UFF du Finistère. N’ayant pas été candidate en octobre 1945, Marie Lambert figurait en 4e position sur la liste communiste du Finistère aux élections à la seconde Assemblée Constituante le 2 juin 1946 qui recueillit 95 343 voix en moyenne (24,6%) et deux élus, les députés sortants Pierre Hervé et Gabriel Paul. Le 10 novembre 1946, elle était toujours 4e alors que le PCF obtenait 27,8% des voix et trois députés (Alain Signor *en plus). Mais la démission de Pierre Hervé, le 15 juin 1948, permit à Marie Lambert de lui succéder à l’Assemblée nationale en juillet. Inscrite à la commission de l’Agriculture, elle déposa plusieurs propositions de loi en faveur des ouvriers agricoles.

Auparavant, Marie Lambert était devenue une des principales dirigeantes du PCF. Elle entra au bureau fédéral élargi de 9 à 13 membres lors de la IXe conférence d’août 1946, devenant ensuite secrétaire fédérale, sans doute en 1947, lors du départ de l’instituteur Alain Cariou. En 1948 et au début 1949, Marie Lambert assura de manière transitoire la fonction de première secrétaire fédérale du Finistère. Elle en fut écartée à la suite de la XIIe conférence fédérale de février 1949 présidée par Jeannette Vermeersch, et remplacée par Daniel Trellu. Elle fut critiquée pour n’avoir pas su diriger sa fédération, en perte de vitesse, et éviter les graves conflits qui divisaient la CGT, peut-être aussi parce qu’il lui était difficile d’assurer ses tâches de direction avec son mandat de députée. Les critiques portaient sur la trop grande importance accordée par la fédération à la question de la laïcité sous l’impulsion de Pierre Hervé. Au total, 24 membres de la direction fédérale sur une quarantaine furent remplacés. Cette véritable « purge » permit un durcissement et une stalinisation de la fédération avec son lot de critiques, d’autocritiques, d’exclusions (même temporaires) et de chasse aux « titistes » et aux « mous ». En 1951-1952, le bureau politique lui-même fut contraint de reprendre les choses en main.

En mars et avril 1950, une série de grèves très dures secoua le Finistère, provoquant une forte mobilisation syndicale et de solidarité. Le 14 avril, une manifestation des femmes de l’UFF à la mairie de Brest se transforma en affrontement avec la police : la députée Marie Lambert (tabassée gravement pendant la manifestation) et deux dirigeants communistes furent arrêtés. Le 17 avril 1950, une manifestation de protestation de 5 000 personnes fut vivement réprimée provoquant la mort de l’ouvrier communiste Édouard Mazé, le frère du conseiller municipal PCF Pierre Mazé. Alain Signor fut lui aussi arrêté et Jacques Duclos interpella le gouvernement sur ces arrestations considérées comme illégales, en violation de l’immunité parlementaire. Plusieurs milliers de personnes participèrent aux obsèques d’Édouard Mazé. Rapidement libérés, Marie Lambert et Alain Signor furent condamnés à cinq et à six moi s de prison avec sursis. Comme en 1935, la violence des affrontements avec les forces de l’ordre allait marquer durablement la mé moi re du mouvement ouvrier brestois.

Lors des élections législatives du 17 juin 1951, Marie Lambert , en 3e position sur la liste communiste qui obtint 20,9 % des suffrages ne fut pas réélue, le PCF ne conservant que les sièges d’Alain Signor et de Gabriel Paul. Il semble que l’ancienne députée communiste quitta rapidement le Finistère. De toute façon, en janvier 1953, elle ne figurait plus dans aucun organisme de la direction fédérale. On sait qu’elle devint journaliste à l’Humanité puis à France nouvelle et directrice de Femmes nouvelles, le journal de l’UFF, chargé de la culture, ce qui lui permit de connaître le principaux artistes communiste, notamment le couple Aragon-Triolet.. Le 8 novembre 1954, l’Humanité publia sous le titre "Des tortures dignes de la Gestapo", un reportage de Marie Perrot : "Les arrestations se poursuivent en Algérie et de nombreuses personnes à des sévices innommables dans les locaux de la police [...] la bastonnade, le lavage d’estomac à l’aide d’un tuyau enfonce dans la bouche et le courant électrique". Ces scènes lui rappelaient les tortures qu’avaient subies son premier mari en 1943. Elle participa en 1955 au premier voyage de journaliste au premier voyage de journalistes à Hanoi. Son statut de journaliste lui permit également de découvrir le Yougoslavie et laTunisie.

Marie Perrot, vécut avec Georges Gosnat à Saint-Ouen à partir de 1950. Elle l’épousa le 30 juillet 1970 (on trouve ailleurs le 30 décembre 1970) et habita avec lui à Ivry-sur-Seine. Georges Gosnat était député d’Ivry-sur-Seine et un des principaux responsables des finances du PCF. Elle décéda en 1981 dans ce bastion du communisme de la banlieue sud-est et fut enterrée au cimetière communal.

 
SOURCES : Arch. du comité national du PCF. Organigrammes des comités fédéraux du Finistère (1953-1968). — Arch. PPo., dossier Georges Gosnat. — Eugène Kerbaul, 1918-1945 : 1640 militants du Finistère, Bagnolet, 1988, notice Henri Lambert et Marie Perrot, p. 140 et 232-233. — Isabelle Picart, Le PCF à Brest de la Libération à la fin de la Quatrième République (1944-1958), maîtrise d’histoire, Université de Bretagne occidentale, Brest, 1989. — Le bande dessinée de Kris et Étinne Davodeau, Un homme est mort, Futuropolis, 2006. — Cédérom le Maitron. Notice Georges Gosnat par Jean Maitron et Claude Pennetier.
 
 
***

Dans une lettre datée du 16 octobre 1985, Pierre Le Rose donne à Pierre Crépel, un camarade de l'IRM (Institut de Recherche Marxiste) basé à Lanester, des renseignements complémentaires sur le Parti Communiste à la Libération, période qu'il a connue en tant que dirigeant et acteur. On trouve dans cette lettre des informations tout à fait importantes d'un point de vue historique qui justifient qu'on la publie, avec l'accord de la fille de Pierre Le Rose:

"L'audience du Parti était très grande dans le Finistère à la Libération. On évaluait les adhérents à 10 000 ou 12 000. Les cartes étaient placées aux réunions publiques au lendemain de la libération. L'organisation ne suivait pas. Mais dans les localités importantes (Brest, Morlaix, Quimper, Douarnenez, Concarneau), les cellules avaient des Bureaux et des activités réelles. Le premier pointage réel que j'ai pu faire en Avril 47 (je venais d'avoir la responsabilité de l'organisation fédérale) faisait apparaître plus de 7000 adhérents. Nous avons vu jusqu'à 12 000 personnes à nos fêtes fédérales (fête de la Bretagne, notre journal, avec Marcel Cachin; 40 000 personnes à Brest sur le cours d'Ajot avec Maurice Thorez le 6 juillet 1947). Parallèlement, les JC (44-45) puis l'UJRF (à partir d'avril 45) comptaient entre 9 et 10 000 adhérents (jeunes venus des FTP, jeunes filles très nombreuses). Les jeunes prenaient leurs responsabilités pour organiser les activités ( 400 Jeunes Communistes à Quimper, 200 à Concarneau, mêmes chiffre à Douarnenez; organisations existant dans les localités rurales du Centre Finistère, Riec sur Belon, etc...). Les meetings des JC rassemblaient autant et parfois plus d'auditeurs que le Parti. Ce sont les JC (garçons et filles) qui ont vite fourni les cadres du Parti (peut-être au détriment de l'organisation des jeunes).

L'audience du Parti est venue du combat clandestin, puis de l'activité des militants, des élus et des ministres communistes, activité qui continuait le combat national, le confirmait.

Dans des élections législatives à la proportionnelle, le Parti Communiste recueillait 70 000 voix en novembre 1945 (2 députés), 80 000 voix en mars 1946 (2 députés), 105 800 voix en novembre 1946 (3 députés sur 10 députés finistériens).

La part de la jeunesse et des femmes fut considérable dans cette période. Nous avions la première femme maire (Kernevel), des adjointes. Notre Parti faisait le plus confiance aux jeunes (Gabriel Paul, député et secrétaire fédéral à 26 ans), Marie Lambert, députée et secrétaire fédérale à 33 ans (idem dans les Côtes d'Armor avec Hélène Le Jeune). On retrouve des jeunes de nos fédérations bretonnes également à Ouest-Matin (sur Rennes comme correspondants).

La direction du PCF milite pour la reconnaissance politique des femmes: "Les femmes viennent de plus en plus à la vie politique. Il faut les organiser et laisser de côté les préjugés encore tenaces sur l'infériorité de la femme qui ne sont pas dignes de communistes".  

La fédération vient de transférer son siège à Brest. Elle connaît déjà quelques difficultés financières qui l'ont contraint à réduire son nombre de permanents.  

* Note biographique de Jean-Claude Cariou sur Marie Lambert et Pierre Hervé

Marie Lambert remplaça ensuite à l'Assemblée Nationale Pierre Hervé (du secteur de Morlaix-Lanmeur), lequel quitta plus tard le PCF pour rejoindre la SFIO puis un groupuscule gaulliste. Il redevint professeur de philosophie, son métier initial en région parisienne. Sa femme, résistante, avait servi de modèle à Jacques Prévert, dont il était l'ami, pour son célèbre poème "Barbara". Marie Lambert divorça ensuite de l'officier d'infanterie dont elle était l'épouse et quitta la Bretagne avec son nouveau mari, Georges Gosnat, trésorier national du PCF et membre du Bureau politique. 

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24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 07:19
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Pour faire un magnifique discours d'hommage aux Penn Sardin des années 1923-1924-1925 avec des résonances dans l'actualité sociale, ou pour chanter Amsterdam de Brel avec une voix magnifique, pour servir le repas, Etienne Le Bellec, élu PCF au Guilvinec, toujours impeccable!

Pour faire un magnifique discours d'hommage aux Penn Sardin des années 1923-1924-1925 avec des résonances dans l'actualité sociale, ou pour chanter Amsterdam de Brel avec une voix magnifique, pour servir le repas, Etienne Le Bellec, élu PCF au Guilvinec, toujours impeccable!

Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Maxime Le Brun et Claude de Lunardo

Maxime Le Brun et Claude de Lunardo

Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)

Maxime Le Brun, à droite, qui milite depuis ses 14 ans au Parti Communiste, ancien éducateur spécialisé chez les Religieuses à Quimper, ancien marin-pêcheur, né en résistance. Son père, Jean Le Brun, maire du Guilvinec jusqu'en 1983, fut radio sur les cargos. Communiste, il aida à acheminer des armes à l'Espagne Républicaine et avec un poste émetteur remis par la France Libre, il organisa des transmissions radios avec Londres, allant chercher le poste avec sa femme et son fils, Maxime, né en 41, alors tout bébé. Dénoncé, Jean Le Brun fut déporté à Buchenwald où il intégra la résistance du camp. On lui doit notamment d'avoir protégé et sauvé Marcel Bloch (Marcel Dassault) selon la décision prise par le Parti communiste clandestin pour la reconstruction de la France. Jean Le Brun, animateur du journal Le Travailleur Bigouden avec Jean Kervision et Gaston Balliot, fut, aux dires mêmes du maire actuel du Guilvinec, de droite, un super maire, très humain, très respecté pour ses valeurs, sa proximité, son exemplarité, en plus d'être un héros de la résistance.
C'était hier au Repas Républicain de la section PCF du Pays Bigouden au château de Kergoz entre l'école Louise Michel, la rue George Politzer et la rue Neruda. Il reste des traces des Rouges dans ce pays de communisme populaire, chez les marins-pêcheurs et les ouvrières des conserveries.
A côté de Maxime Le Brun, il y a Claude De Lunardo dont le père, immigré italien, a fait de la résistance, comme son grand-père, Vincent Larnicol, qui cachait des armes dans sa carrière à Lesconil, et a connu deux ans de prison pendant l'occupation suite à une rafle, à Quimper, Vanves et Compiègne, avant de s'évader d'un convoi partant en déportation en Allemagne en 44.
Le Parti Communiste, c'est aussi l'ordinaire d'un héritage héroïque et cependant modeste.

Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Mon intervention au repas du PCF Pays Bigouden au Guilvinec le samedi 23 février: sur le mouvement social des Gilets Jaunes et la morgue de la bourgeoisie pour le discréditer, la sauvegarde indispensable de l'Humanité et du pluralisme de la presse, et la campagne des Européennes, avec la présentation de nos candidats, bretons notamment, et de nos axes de campagne. Une quarantaine de soutiens supplémentaires ont été enregistrés sur la liste du Comité de soutien finistérien à Ian Brossat et à la liste du PCF aux élections européennes.

Mon intervention au repas du PCF Pays Bigouden au Guilvinec le samedi 23 février: sur le mouvement social des Gilets Jaunes et la morgue de la bourgeoisie pour le discréditer, la sauvegarde indispensable de l'Humanité et du pluralisme de la presse, et la campagne des Européennes, avec la présentation de nos candidats, bretons notamment, et de nos axes de campagne. Une quarantaine de soutiens supplémentaires ont été enregistrés sur la liste du Comité de soutien finistérien à Ian Brossat et à la liste du PCF aux élections européennes.

La chanteuse, qui chante l'Internationale, le Chiffon Rouge, et bien d'autres chansons révolutionnaires, c'est Yvonne Gadonay, 91 ans, ancienne ouvrière d'usine à la conserverie du Guilvinec, toujours militante communiste, gracieuse, malicieuse et chaleureuse.

La chanteuse, qui chante l'Internationale, le Chiffon Rouge, et bien d'autres chansons révolutionnaires, c'est Yvonne Gadonay, 91 ans, ancienne ouvrière d'usine à la conserverie du Guilvinec, toujours militante communiste, gracieuse, malicieuse et chaleureuse.

Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)

Femmes du Pays Bigouden: le rouge leur va si bien!
La chanteuse, qui chante l'Internationale, le Chiffon Rouge, et bien d'autres chansons révolutionnaires, c'est Yvonne Gadonay, 91 ans, ancienne ouvrière d'usine à la conserverie du Guilvinec, toujours militante communiste, gracieuse, malicieuse et chaleureuse. Son père distribuait l'Huma clandestine à Lechiagat pendant la guerre tout en vendant des lapins pour survivre. Elle a connu les rafles au Guilvinec en 42, les frères que l'on doit cacher, car tous les hommes ou presque étaient suspects de résistance communiste. Elle s'est retrouvée avec le visage d'un russe blanc venant perquisitionner à la fenêtre de sa mère, héroïque d'avoir su faire face et sauver ses mari, fils, et filles.

A côté d'Yvonne, Jeannine Lagadic, ouvrière à la conserverie de Penmarc'h retraitée, et Cécile Thomas, secrétaire médicale retraitée, qui a connu les rafles de Lesconil, et dont le père, marin-pêcheur à Lesconil, avait un bateau qui s'appelait Crassine, du nom du premier ambassadeur soviétique en France. Son deuxième bateau s'appelait Marcel Cachin. Toutes les trois ont connu Marcel Cachin faisant ses discours à Pont L'Abbé pour la fête du Parti Communiste.

A côté de moi et d'elles encore pour le repas, Jacqueline Braire, dont la belle-mère était de Lesconil, Joséphine Monot, dans un milieu où tous les bateaux des marins-pêcheurs portaient des noms évoquant la révolution dans les années 30. Sa belle-mère avait la crise et le déplacement de la sardine dût émigrer au Croisic en Loire-Inférieure, sous Nantes, comme beaucoup de gens de mer du Pays Bigouden. Ils n'étaient pas très bien vu. C'était les Rouges. Patronne d'un bar-crêperie au Croisic, elle réussit néanmoins à se faire apprécier des marins-pêcheurs locaux malgré ses convictions communistes affichées. Quand le lieutenant colonel Hotz a été exécuté à Nantes (prétexte au massacre de Chateaubriant du 22 octobre 1941) elle a fait partie des Otages raflés. Mais une manifestation de femmes du Croisic a fait pression sur le maire pour qu'il intervienne auprès des autorités allemandes pour qu'elle soit libérée, sans quoi elle aurait peut-être été fusillée avec les autres communistes ou cégétistes, ou déportée. Le Cour des Otages à Nantes garde le souvenir de ce tragique épisode. Libérée, le maire du Croisic l'a contrainte à partir et elle s'est retrouvée réfugiée à Quimper. 2 de ses cousins résistants ont été fusillés à La Torche. Son mari de sa fille, métallurgiste, a été licencié des Chantiers Navals de St Nazaire après la guerre pour avoir organiser les grandes grèves d'après-guerre. Il a été secrétaire général de la bourse du travail de Paris jusqu'en 1983.

Toutes ces dames bien sûr soutiennent la campagne de Ian Brossat et font partie du comité de soutien de la liste européennes du Parti Communiste
Témoignages recueillis par Ismaël Dupont au Guilvinec, 23 février 2019

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