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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 12:58
photo Julia Thatje - Brest 22 mai 2018

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Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

4000 manifestants ce matin à l'appel de l'intersyndicale à Brest. Une manifestation unitaire qui s'est déroulé dans une bonne ambiance avec un long défilé passant par la sous-préfecture sous un soleil radieux!  

Et à Quimper, au moins 1500 personnes à manifester ce 22 mai. 

photo Marc Corbel

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photo C Berardan

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 07:17
Guingamp. Fermeture programmée de la maternité : les élus montent au créneau (Le Télégramme, 22 mai 2018)

L’Agence régionale de santé (ARS) s’apprêterait à annoncer la fermeture de la maternité de Guingamp. C’est ce qu’affirment cinq élus du pays guingampais qui appellent, d’ores et déjà, la population à entrer en résistance contre cette décision.

Dans un communiqué transmis à notre rédaction ce lundi soir, Yannick Botrel, Annie Le Houérou, Philippe Le Goff, Philippe Le Goux et Vincent Le Meaux, « représentant les élus du territoire et la population », s’opposent à la fermeture programmée de la maternité de Guingamp. Une fermeture que « la direction de l’Agence régionale de santé s’apprête à nous signifier ».

Depuis quelques mois, l’inquiétude était vive pour les élus, la population et le personnel. Début mai, le docteur Guichaoui, gynécologue et chef de service nous confiait ressentir une menace : « Dire que la maternité de Guingamp va fermer, je l’entends depuis plus de 20 ans que j’y travaille. Mais cette fois, ça paraît plus inquiétant, sans qu’il n’y ait pour autant de raison concrète de s’alarmer : les équipes médicales et le niveau d’activité sont stables ».

Cette annonce résonne ainsi comme un véritable coup de tonnerre pour la région guingampaise.

 

« Futurs parents, débrouillez-vous ! »

 

Or, appuient les élus, « une maternité comme celle de Guingamp, c’est cette année plus de 500 accouchements qui se font dans un cadre sécurisé répondant à des besoins de proximité. Depuis des années, au sein de cette structure, médecins, sage-femme, infirmière, administratif, élus, n’ont eu de cesse de défendre ce service de qualité pour les mamans et leurs bébés.

 

Le modèle qui veut nous être imposé est dorénavant d’aller faire accoucher les femmes du bassin de l’agglomération Guingamp Paimpol à Saint-Brieuc avec tous les risques que cela comporte en termes de délais, de surcoût pour les futures mamans. Aurons-nous dans les prochains mois des mamans qui accoucheront sur la route ? ».

« Guingamp fait partie d’un groupement hospitalier de territoire qui a pour objet de mutualiser les moyens entre les différents établissements. Aujourd’hui, unilatéralement, l’hôpital de Saint-Brieuc a affirmé sa volonté de ne plus mettre à disposition des pédiatres. L’hôpital de Saint-Brieuc ne sera pas lui-même en capacité d’accueillir les 500 naissances ! Futurs parents, débrouillez-vous ! ».

 

Manifestation samedi

 

Les élus signataires refusent cette décision de l’ARS et ont décidé « d’entrer dorénavant en résistance ». Le 5 mai, le rassemblement « Touche pas à ma maternité » avait déjà réuni 800 personnes au centre-ville de Guingamp.

Les élus appellent l’ensemble des personnes du territoire à se rassembler une nouvelle fois samedi 26, à 11 h, devant la mairie.

« Défendons notre hôpital, notre maternité et refusons cette régression historique », conclut le communiqué.

 

***

 

Samedi, environ 800 personnes, selon la police, ont protesté contre la possible fermeture de la maternité. Une structure où naissent environ 500 bébés par an, et qui serait supprimée « sans étude d'impact », selon les syndicats et le personnel.

« S'il n'y a plus la maternité de Guingamp, pour nous, c'est la catastrophe. » Sandra, 30 ans, a accouché d'une petite fille il y a deux ans et demi et attend déjà son deuxième enfant. « C'est prévu pour juillet donc normalement ce sera bon », s'exclame-t-elle. La crainte de cette jeune maman est loin d'être un cas isolé. « Moi, la dernière fois, je suis arrivée et le bébé sortait. S'il avait fallu aller jusqu'à Saint-Brieuc, j'accouchais sur la route », témoigne Maud, 34 ans et habitante de Louargat. Samedi après-midi, environ 800 personnes ont partagé les inquiétudes de ces parents et ont manifesté contre la possible fermeture de la maternité. Une mesure qui impliquerait la fin d'un service de proximité pour la ville, mais aussi pour les zones rurales environnantes.

 

L'effet domino

 

Selon les manifestants, ce n'est pas seulement la maternité qui est en danger, mais tout le réseau hospitalier de proximité. « On verra tout de suite les répercussions », déplore Françoise, infirmière à l'Ehpad. « S'il n'y a plus de maternité, il n'y aura plus d'anesthésiste 24 h/24, et donc les urgences souffriront. Les services seront voués, petit à petit, à disparaître. » « C'est un engrenage et après on n'aura plus rien », complète Sandra, mère de deux enfants. Et celui de Guingamp n'est pas le seul hôpital concerné. À Paimpol, la maternité a déjà été supprimée et les urgences ont été menacées l'année dernière. « C'est l'effet domino », s'inquiète Agathe, habitante de Paimpol et futur maman. « La dernière fois, j'ai dû accoucher à Guingamp et ce sera pareil cette fois-ci. Mais si cette maternité ferme aussi, ça commence à faire trop loin. Et puis, après qui sait ? Ce seront peut-être les urgences de Paimpol ! »

« Ils réussiront à la fermer... »

 

Les avis sont partagés parmi les présents. Les uns déplorent un système qui ne tient plus compte de l'humain, les autres espèrent encore faire pression pour atteindre leur but. L'Agence régionale de santé (ARS) devrait communiquer sa décision le lundi 14 mai, mais pour Paul Barret, ancien chef de service à la maternité, le danger de fermeture n'est pas imminent. « Il y aura une prolongation d'un ou deux ans, puis ils donneront une liste d'exigences à remplir qui sera impossible, comme par exemple « il faut 100 naissances en plus ». C'est comme ça qu'ils réussiront à la fermer. »

 

Guingamp. Fermeture programmée de la maternité : les élus montent au créneau (Le Télégramme, 22 mai 2018)

 

 

Samedi, environ 800 personnes, selon la police, ont protesté contre la possible fermeture de la maternité. Une structure où naissent environ 500 bébés par an, et qui serait supprimée « sans étude d'impact », selon les syndicats et le personnel.

« S'il n'y a plus la maternité de Guingamp, pour nous, c'est la catastrophe. » Sandra, 30 ans, a accouché d'une petite fille il y a deux ans et demi et attend déjà son deuxième enfant. « C'est prévu pour juillet donc normalement ce sera bon », s'exclame-t-elle. La crainte de cette jeune maman est loin d'être un cas isolé. « Moi, la dernière fois, je suis arrivée et le bébé sortait. S'il avait fallu aller jusqu'à Saint-Brieuc, j'accouchais sur la route », témoigne Maud, 34 ans et habitante de Louargat. Samedi après-midi, environ 800 personnes ont partagé les inquiétudes de ces parents et ont manifesté contre la possible fermeture de la maternité. Une mesure qui impliquerait la fin d'un service de proximité pour la ville, mais aussi pour les zones rurales environnantes.

 

L'effet domino

 

Selon les manifestants, ce n'est pas seulement la maternité qui est en danger, mais tout le réseau hospitalier de proximité. « On verra tout de suite les répercussions », déplore Françoise, infirmière à l'Ehpad. « S'il n'y a plus de maternité, il n'y aura plus d'anesthésiste 24 h/24, et donc les urgences souffriront. Les services seront voués, petit à petit, à disparaître. » « C'est un engrenage et après on n'aura plus rien », complète Sandra, mère de deux enfants. Et celui de Guingamp n'est pas le seul hôpital concerné. À Paimpol, la maternité a déjà été supprimée et les urgences ont été menacées l'année dernière. « C'est l'effet domino », s'inquiète Agathe, habitante de Paimpol et futur maman. « La dernière fois, j'ai dû accoucher à Guingamp et ce sera pareil cette fois-ci. Mais si cette maternité ferme aussi, ça commence à faire trop loin. Et puis, après qui sait ? Ce seront peut-être les urgences de Paimpol ! »

« Ils réussiront à la fermer... »

 

Les avis sont partagés parmi les présents. Les uns déplorent un système qui ne tient plus compte de l'humain, les autres espèrent encore faire pression pour atteindre leur but. L'Agence régionale de santé (ARS) devrait communiquer sa décision le lundi 14 mai, mais pour Paul Barret, ancien chef de service à la maternité, le danger de fermeture n'est pas imminent. « Il y aura une prolongation d'un ou deux ans, puis ils donneront une liste d'exigences à remplir qui sera impossible, comme par exemple « il faut 100 naissances en plus ». C'est comme ça qu'ils réussiront à la fermer. »

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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 13:07
Samedi 26 mai à La Forêt-Fouesnant, Le Nautile: à l'invitation des Amis du PCF, une après-midi et une soirée Cinéma et Décolonisation sur l'oeuvre de René Vautier en présence du documentariste Michel Le Thomas

LA FORET-FOUESNANT LE NAUTILE

 

Samedi 26 Mai 2018 à 16h,et 20h30

 

Afrique 50, Les 3 cousins, Les ajoncs

de René VAUTIER


 

**********

De sable et de sang

de Michel LE THOMAS

27 minutes
Un film de Michel Le ThomasCollection  Mémoire Populaire

Il y a vingt ans, René Vautier s’est rendu à Akjoujt, ancienne ville minière de Mauritanie. Des liens se sont tissés avec les habitants. Un jeune homme a continué à lui envoyer des images de son pays, de sa vie envahie par le sable et le désespoir. Puis il est mort d’avoir voulu rejoindre l’Europe. René nous parle de ces rencontres manquées entre les civilisations et les hommes, de ses engagements, de ses regrets et de ses espoirs persistants.

 

 

**********

 

LA DECOLONISATION

 

ENTREE : 5€

 

Buffet : boissons,sandwich,gâteaux 

 

Les amis du PCF

 
 
 
 

 

Samedi 26 mai à La Forêt-Fouesnant, Le Nautile: à l'invitation des Amis du PCF, une après-midi et une soirée Cinéma et Décolonisation sur l'oeuvre de René Vautier en présence du documentariste Michel Le Thomas
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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 07:03
Florence Héré au 1er mai à la fête du Viaduc

Florence Héré au 1er mai à la fête du Viaduc

Florence Héré sur une manifestation à Morlaix avec un journaliste du Ouest-France

Florence Héré sur une manifestation à Morlaix avec un journaliste du Ouest-France

Ce matin, nous avons rencontré Florence Héré pour recueillir son témoignage sur les actions en cours aux Finances Publiques, les menaces pour le service public des Finances Publiques, la position de la CGT sur les réformes Macron de la fiscalité et l'impôt en général et l'état d'esprit des fonctionnaires des services publics. Florence Héré est membre du bureau départemental CGT Finances Publiques, du bureau de l'Union Départementale CGT et du comité régional CGT, animatrice du collectif confédéral de formation syndicale à la CGT. 

- Interview de Florence Héré par Ismaël Dupont. 

Quel est l'état de la mobilisation des collègues aujourd'hui aux Finances Publiques? 

Hier, nous avions une conférence de presse aux Finances Publiques avec 50 agents de tous les services et de tous les syndicats. Il y a une mobilisation importante depuis le 22 mars dernier, où il y avait 60% de grévistes dans le Finistère aux Finances Publiques. Notre département est en pointe dans l'action nationale. Nous avons décidé d'un mouvement de grève tournant et se déplaçant de site de centre des Finances Publiques en site, à l'imitation des cheminots, d'une certaine manière. Cela agace beaucoup la direction. A Morlaix, le 3 mai dernier, tous les collègues du secteur impôt sur le revenu étaient en grève, la grève était importante aussi à Brest. Mais le directeur a choisi de fermer le centre à 15h, libérant ainsi les collègues non grévistes, et reportant les rendez-vous aux lendemains. Les grévistes étaient très contrariés. Malgré tout, la lutte ça paie, aujourd'hui, selon des informations auxquelles le syndicat FO a eu accès, la directrice des impôts du Finistère envisagerait de réouvrir les perceptions de Lanmeur et Rosporden grâce à la mobilisation des usagers et des élus locaux. 

Dès le mois de juin, nous avons prévu de nous rendre en intersyndicale (CGT, Solidaires, CFDT) sur les marchés de Lanmeur et Rosporden, de faire un travail d'explication auprès des citoyens sur le rôle des services des Finances publiques et du maintien de la proximité. A Rosporden, nous allons organier un grand débat sur les Services Publics. Une perception comme celle de Lanmeur ne collectait plus l'impôt mais aidait et contrôlait les collectivités des communes du secteur, l'hôpital local de Lanmeur. C'est du service public et de l'emploi local, en milieu rural. 

Je ne sais pas si les collègues seront très mobilisés le 22 mai. Pour moi, et pour plusieurs autres, c'est quand même la troisième journée de grève du mois de mai. Par contre, on est très inquiets sur l'avenir des services de proximité proposés aux usagers contribuables. La dématérialisation a besoin d'être accompagnée. Depuis lundi dernier, il y a 400 usagers qui ont défilé au centre des Finances publiques de Morlaix pour prendre des renseignements. La présence humaine et le maintien de ces services de conseil et d'accès à l'information sur les droits et devoirs sont indispensables, cela s'oppose à la logique de récupération de postes à tout prix des politiques libérales menées par les gouvernements, avec la RGPP et consorts.  

Pourquoi s'opposer au prélèvement à la source?       

La communication du gouvernement est basée sur deux mensonges. 

La simplification... En réalité, il reste une déclaration à faire tous les ans. 

L'impôt contemporain de l'année des revenus servant de base. En réalité, le taux est celui de l'année n-2 même si la base est contemporaine. 

Sur ces deux aspects, on peut parler d'un mensonge de Bercy. 

De plus, le recouvrement de l'impôt incomberait aux entreprises. Actuellement, le taux de recouvrement de l'impôt est de 98%. Ce taux risque de chuter. Il est possible que des entreprises ne jouent pas le jeu.

Derrière la réforme du prélèvement à la source, il y a surtout deux motivations: 

1/ Supprimer toujours plus de postes de fonctionnaires. Les Finances Publiques sont le secteur de l'administration où l'Etat a supprimé le plus de postes depuis 10 ans. Au niveau du Finistère, on est sur une moyenne de 30 emplois supprimés par an. Sur Morlaix, c'est demain le service de publicité foncière et de conservation des hypothèques qui va fermer, ainsi que le pôle de contrôle et d'expertise qui fait du contrôle et du conseil auprès des entreprises. A terme, ils veulent tout regrouper à Brest et à Quimper. Actuellement, il y a une centaine de fonctionnaires qui travaillent au centre des Finances Publiques de Morlaix.

2/ Le prélèvement à la source prépare la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG à laquelle nous sommes absolument opposés. Une telle réforme mettrait en péril le financement de la sécurité sociale et pèserait davantage sur les bas revenus que sur les hauts revenus. 

Que penses-tu des orientations actuelles en terme de politique fiscale? 

Pour nous, la taxe d'habitation était profondément injuste parce qu'elle ne prenait pas en compte, pour l'essentiel les revenus. Le plafonnement n'était pas suffisant. Par contre, Macron est en train de revenir sur des dispositions de la suppression de la taxe d'habitation: elles ne concerne plus les résidences secondaires, en 4 ans plutôt qu'en 3. Et il y a la question du maintien des recettes pour les collectivités locales avec une compensation de l'Etat qui est loin d'être garantie sur le long terme. 

Les réformes de Macron de la suppression de l'ISF, remplacée par un impôt sur la propriété immobilière qui vise à exonérer les valeurs mobilières et les capitaux, et de la suppression de la Flat Tax, comme de la tranche marginale de l'impôt sur le revenu qui touchait les super riches visent à réduire toujours plus la contribution des plus riches et des revenus financiers. 

A la CGT, nous disons que déclaration des droits de l’homme et du citoyen prévoit que chacun doit contribuer à hauteur de ses moyens. C’est dans cet esprit qu’est construit l’impôt sur le revenu (principal impôt progressif du système fiscal français), le taux d’imposition augmentant progressivement en fonction des revenus. Pourtant, si ce mode d’imposition paraît, à l’évidence, le plus juste, il est largement minoritaire (moins de 25 % des recettes fiscales de l’État). Il est, en plus, sans cesse affaibli et remis en cause pour le plus grand bonheur des plus riches.

La TVA est le principal impôt proportionnel. Elle ne prend pas en compte les ressources du contribuable, contrairement aux impôts progressifs. Elle pèse beaucoup plus sur les personnes aux revenus modestes que sur les riches. Un même taux d’imposition s’applique que l’on soit très riche ou très pauvre. En réalite, plus les rémunérations augmentent et plus la part d’impôt à payer baisse. On peut donc qualifier ce système de dégressif. En clair plus on est riches et moins on contribue. Aussi aberrant et injuste qu’il y paraisse, c’est pourtant le type d’imposition le plus répandu et en constante augmentation dans le système fiscal français.

Nous voulons plus d'impôt sur le revenu, un impôt sur le revenu plus progressif, avec plus de tranches, la réhabilitation de la tranche marginale.  Le système de tranches permet de taxer, par exemple les revenus, avec des taux différents en fonction des tranches de revenus. Pour des revenus à hauteur de 35 000 euros (après abattement), une partie de ceux-ci est taxée à 0%, une autre partie à 14 % et le reste à 30 %. On additionne ensuite le tout pour obtenir le montant total de l’impôt (hors dispositifs de réduction).

Il faut aussi taxer plus le capital et ses revenus, et moins le travail.  La financiarisation de l’économie est outrancière. Le chômage gangrène la société. Les salaires stagnent mais les versements de dividendes explosent. Malgré cela, les revenus du capital sont moins taxés que les revenus du travail. En clair, les bénéfices des entreprises sont orientés vers les actionnaires plutôt que vers les salariés. Il faut donc, au contraire, plus taxer le capital que le travail pour réorienter les profits vers l’emploi et les salaires.

Marché de Morlaix, Grand Rue, le samedi 19 mai 2018  

  

Le Télégramme - Morlaix, 19 mai 2018 

L’intersyndicale FO, DGFIP, Solidaires, CGT, CFDT du Finistère a mené, vendredi matin 18 mai, une action d’information auprès des usagers devant le Centre des finances publiques, place du Pouliet. Les syndicats s’opposent à la fermeture des guichets de proximité et à l’obligation pour les contribuables de déclarer et de payer leurs impôts uniquement par internet.

 

Prémices à la grève de mardi

 

« L’usager a besoin d’un contact physique avec un agent des impôts et passer par une plateforme téléphonique n’est pas une solution. Il faut continuer à leur assurer un service de proximité et de qualité », précisent les syndicats, qui estiment que 250 emplois seront supprimés dans le Finistère, d’ici 2022. Cette action militante précède la grève nationale de la fonction publique qui aura lieu le mardi 22 mai.

photo Ouest-France

photo Ouest-France

Ouest-France, 19 mai 2018 

Des agents se sont rassemblés devant le centre des finances publiques de Morlaix. Ils craignent la fermeture de la trésorerie de Lanmeur, et dénoncent, de manière générale, une dégradation du service rendu aux usagers.

Vendredi à 11 h 30, ils étaient une trentaine d’agents des impôts à se rassembler devant le centre des finances publiques de Morlaix

L’intersyndicale Solidaires-CGT-FO-CFDT a décrété une « semaine noire » dans le Finistère, où « quatre trésoreries sont menacées de fermeture ». Notamment celle de Lanmeur. « On sera fixés le 21 juin, lors d’un comité technique local. »

350 emplois en moins sur 15 ans

Ce qu’ils déplorent, c’est d’abord « la perte d’un service public de proximité. Depuis le 1er janvier, les contribuables de Landivisiau sont déjà renvoyés vers Morlaix. Ou bien ils peuvent aller sur internet. Mais on ne pense pas aux personnes âgées, à celles qui ont des déclarations complexes à remplir. »

À Morlaix, la publicité foncière est partie à Brest. Au 1er septembre, ce sera le pôle de contrôle et d’expertise, pour les entreprises, qui quittera la place du Pouliet. « À terme, on craint qu’il n’y ait plus que deux centres dans le Finistère, Brest et Quimper. »

 
 

Et de citer « la perte, en quinze ans, de plus de 350 emplois sur le Finistère ». Un « plan social qui pourrait encore s’accélérer avec le prélèvement à la source, ni plus juste, ni plus simple ».

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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 06:48

   Mobilisation d'urgence le LUNDI 21 MAI 2018 à 10h30 au Cloître saint Thégonnec
 

L'école répond à un réel besoin. Les jeunes accueillis ont soif d'apprendre, de rencontrer des adultes qui les accompagnent dans les situations complexes auxquelles ils sont confrontés .
Le refus du sous préfet et de la direction départementale de la cohésion sociale est  inacceptable. 
Tout comme est inacceptable la politique de "réadmission" vers les pays dans lesquels les dublinés ont laissé leurs empreintes . 
Il faut que nous soyons nombreux lundi et que nous préparions une mobilisation au niveau du Finistère pour demander que  le préfet adopte une autre politique. 
 
***
 

Suite aux diverses informations passées dans les médias au sujet de l’ouverture de l’école alternative des Monts d’Arrée, les jeunes dépendant du PRAHDA de Quimper, scolarisés dans l’école, ont été convoqués ce vendredi 18 mai par les travailleurs sociaux gérant le centre. Cette convocation fait suite à l’intervention du Sous-préfet de Quimper et de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (Financeur du PRAHDA) qui n’acceptent pas l’absence répétitive des jeunes chaque semaine, prétextant de la mobilisation de chambres qui ne servent pas…

Les jeunes se sont donc vus proposer 2 « choix » :

- soit ils réintègrent le centre du Prahda de Quimper à temps complet,

-  soit ils retournent à l’école, mais dans ce cas ils perdent leur hébergement au centre, et leur ADA (Allocation du Demandeur d’Asile = 6,90€/jour).

Cet entretien avec le PRAHDA a généré pour tous ces jeunes, en procédure Dublin, un stress supplémentaire. Stress déjà extrêmement présent pour tous du fait de leur situation et qui les conduit à devoir suivre des soins psychologiques. Ils ressentent aussi cette décision comme une atteinte à leurs libertés et la volonté de les enfermer dans ces centres sans leur laisser aucune possibilité de s’intégrer.

Il faut savoir que leur absence du centre n’entrave en rien les démarches administratives et les procédures en cours , ils restent joignable par téléphone, ainsi que les membres de l’association en cas d’ urgence.

Nous dénonçons ce chantage et cet état de fait, d’autant plus que le règlement intérieur du PRAHDA concernant les absences est très clair :

« Article 8 : Absences – Les absences de courte durée sont autorisées. Cependant, le demandeur d’asile qui souhaite s’absenter plus d’un jour doit en informer le responsable du centre. Toute absence de plus d’une semaine doit être autorisée par le responsable du centre. A défaut, elle sera considérée comme un abandon du lieu d’hébergement. La fermeture de la chambre et la mise sous consigne des effets personnels pourra être réalisée sous contrôle d’huissier » .

A la lecture de cet article du règlement de fonctionnement du centre, il apparaît que les règles sont respectées : les jeunes qui viennent à l’école sont absents du dimanche soir au vendredi midi, soit 5 nuits, nous les raccompagnons au centre afin qu’ils puissent rencontrer les travailleurs sociaux toutes les semaines, comme convenu lors des échanges préalables à l’ouverture de l’école avec l’administration du centre. A la demande du PRAHDA, nous avons également fourni à chaque élève un certificat de présence à l’école, précisant les jours et horaires auxquels les élèves sont pris en charge par l’association.

 

Nous demandons donc d’urgence la mobilisation de tous afin de créer un comité de soutien à ces jeunes et à notre école pour que cette belle aventure, qui a si bien démarré, puisse perdurer. Pour cela, nous appelons toutes les associations, organisations, collectifs, élus et citoyens à nous rejoindre ce lundi 21 mai à 10h30 à l’école alternative des Monts d’Arrée, rue de la Libération au Cloître St Thégonnec pour une marche solidaire qui nous mènera au Terrain de Foot. Cette marche sera suivi d’un pique-nique et d’une après-midi « jeux » avec les jeunes.

Une conférence de presse aura lieu à cette occasion pour dénoncer l’intervention inexplicable et injustifiée du Sous-préfet de Quimper et de la DDCS.

 

 

Nous comptons sur votre soutien et votre présence à tous pour défendre les droits à l’intégration de tous ces jeunes. 

 

Collectif des personnes concernées par l'accueil des réfugiés et migrants en Pays de Morlaix
photo Le Télégramme

photo Le Télégramme

Réfugiés: ce sera école ou logement

Le Télégramme - 20 mai 2018 - pages Bretagne

 

Une partie des élèves de la première école bretonne pour réfugiés, qui a ouvert mardi 15 mai au Cloître-Saint-Thégonnec (29), va peut-être devoir arrêter les cours prématurément. Sous peine de perdre leur logement au centre de Quimper, ainsi que leur allocation journalière. Une situation dénoncée par les associations de soutien aux demandeurs d’asile.

« On tombe des nues ! » Co-présidente des Utopistes en action, une association du pays de Morlaix à l’initiative de l’école pour réfugiés du Cloître-Saint-Thégonnec, Sandrine Corre a du mal à comprendre et à admettre la décision prise par les autorités. Vendredi, huit élèves (sur les douze au total) ont été convoqués par le Prahda (Programme d’accueil et d’hébergement des demandeurs d’asile) de Quimper, où ils sont logés. « Aussitôt la matinée de cours terminée, on les a conduits là-bas, comme c’était d’ailleurs prévu », indique la bénévole.

 

 

Ce qui l’était moins, c’est ce qui leur a été signifié. « Deux options leur ont été proposées : soit ils réintègrent le centre quimpérois à temps complet, soit ils retournent à l’école mais dans ce cas ils perdent leur hébergement au Prahda et leur allocation de demandeur d’asile de 6,90 € par jour », explique Sandrine Corre, en précisant que, lors de la semaine d’école, ces huit élèves sont hébergés chez l’habitant durant cinq nuits, du dimanche soir au vendredi, car la distance entre Le Cloître-Saint-Thégonnec, dans les monts d’Arrée, et la capitale sud-finistérienne est trop importante (70 km environ).

 

« Du chantage »

 

« C’est du chantage », dénoncent les associations de soutien aux migrants, en affirmant que tout a été fait dans les règles. « Nous raccompagnons les jeunes au centre afin qu’ils puissent rencontrer les travailleurs sociaux toutes les semaines, comme convenu lors des échanges préalables à l’ouverture de l’école avec l’administration du centre. À la demande du Prahda, nous avons également fourni pour chaque élève un certificat de présence à l’école, précisant les jours et horaires auxquels ils sont pris en charge par l’association », indiquent Les Utopistes en action, en pointant une convocation provoquée par le sous-préfet de Quimper et la Direction départementale de la cohésion sociale, qui finance le Prahda.

 

« On ne peut pas payer des chambres vides »

 

« On a effectivement demandé à Adoma, la structure qui gère le centre, d’appliquer les textes. On ne peut pas payer des chambres vides dans la semaine alors qu’on a des tas de gens à loger. Il n’y a rien de choquant dans cette décision. C’est du bon sens et je ne comprends pas que ça puisse faire râler certains », souligne le secrétaire général de la préfecture du Finistère, Alain Castanier, qui fait également office de sous-préfet de Quimper.

 

On ne peut pas leur garder un appartement pour le week-end seulement

 

« Si ces élèves préfèrent être hébergés ailleurs, pas de problème. Mais on ne peut pas leur garder un appartement pour le week-end seulement », ajoute le représentant de l’État, « pas au courant », par contre, de la suppression de l’allocation journalière pointée par les associations. « C’est Adoma a géré la situation ».

 

« Cette belle aventure doit perdurer »

 

Les explications n’ont pas vraiment convaincu Les Utopistes en action, qui appellent à créer un comité de soutien à ces jeunes, « sortis très stressés de leurs entretiens », et à cette école alternative, première du genre en Bretagne.

« Il est évident que sans logement et sans aide financière, ils ne pourront pas poursuivre les cours alors qu’on a passé une première semaine formidable, confie Sandrine Corre. On a travaillé d’arrache-pied, tout le monde était content. Cette belle aventure doit perdurer ».


À noter

Une mobilisation est organisée ce lundi 21 mai, à 10 h 30, à l’école alternative du Cloître-Saint-Thégonnec. Marche solidaire, pique-nique et après-midi jeux avec les élèves.


© Le Télégramme http://www.letelegramme.fr/bretagne/refugies-ce-sera-ecole-ou-logement-20-05-2018-11964328.php#oWHt4AVmdk32jD6B.99

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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 06:32
La Marée populaire du samedi 26 mai s'organise partout en France et à Morlaix

Des rassemblements sont en préparation à Brest, Quimper et Morlaix, pour le samedi 26 mai et la Marée Humaine contre la politique d'Emmanuel Macron.

A Morlaix, le PCF a pris l'initiative de proposer aux organisations politiques, syndicales, associatives signataires de l'appel présentes sur le territoire à une réunion de préparation le mardi 22 mai à 17h dans ses locaux

Pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité,

Marée populaire le samedi 26 mai

Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le  Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française : politique d’austérité, destruction des droits des salarié.es, introduction de la sélection à l’entrée de l’université, casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois, réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi répressive contre les migrant.es, priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information, introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires, utilisation de l'égalité femmes-hommes comme simple outil de communication, sans moyens financiers, alors que les femmes sont les premières concernées par les régressions sociales… sans oublier une politique militariste au niveau international. La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts a un objectif, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute riposte. Le patronat profite de la situation pour multiplier les restructurations et rester sourd aux revendications du monde du travail. En s’en prenant aux personnels à statut, en particulier aux cheminot.es, Emmanuel Macron espère, s’il l’emporte, casser tout esprit de résistance.

 

Ce coup de force peut échouer, car les mobilisations se multiplient dans le pays, chacune avec sa spécificité : journée nationale d’action, grèves, occupation d’universités, manifestations… Il appartient évidemment aux organisations syndicales de décider, avec les personnels concernés, de leurs formes d’action. Chacune d’entre elles a, a priori, des ressorts différents, mais au-delà de tel ou tel aspect, ce dont il est question concerne la nature même de la société dans laquelle nous voulons vivre. Voulons-nous vivre dans une société où les droits sociaux seraient réduits à néant, où les services publics et la sécurité sociale auraient disparu, où l’inégalité de traitement des territoires serait la règle, où l’accès à l’université serait de plus en plus réduit, où les lanceuses et lanceurs d’alerte et journalistes seraient bâillonnés, où les défis écologiques seraient soumis aux intérêts de la financeoù le logement, les HLM et les locataires seraient marchandises, où la lutte contre les discriminations se réduit à des discours ? Ou, au contraire, voulons-nous une société plus juste, plus solidaire, plus démocratique, plus égalitaire avec un meilleur partage des richesses ? Tel est l’enjeu.

 

Le gouvernement espère que ces mobilisations sectorielles restent isolées et qu’il pourra les défaire les unes après les autres en tenant bon, en les laissant s’épuiser ou en les réprimant. Affichant sa détermination, il espère ainsi nous décourager. Il se trompe, comme le montre la multiplication des collectifs citoyens en lien avec les salarié.es, les retraité.es et les étudiant.es ainsi que le succès de la solidarité aux grévistes, notamment à ceux de la SNCF. Il s’agit maintenant d’aller plus loin et, toutes et tous ensemble, d’affirmer dans la rue que des alternatives existent, que nous ne nous résignons pas au sort que nous promet ce gouvernement. Il fait la sourde oreille, il faut le forcer à nous entendre et à retirer ses projets.

 

Dans le respect de nos champs d’interventions respectifs, nous voulons aller au-delà de toutes les mobilisations positives qui existent déjà et rassembler toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques pour construire et réussir ensemble un grand rendez-vous citoyen. Partout en France organisons le samedi 26 mai une marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité. 

 Signataires :

 Alternative et autogestion
 Alternative Libertaire
 APEIS
 ATTAC
 Climat social
 Collectif des Associations Citoyennes
 Collectif National pour les Droits des Femmes
 Collectif La Fête à Macron
 Confédération Générale du Travail
 Coordination nationale de défense des hôpitaux et maternités de proximité
 Convergence nationale de défense des services publics
 DIDF
 DIEM25
 Droit au Logement
 Ecologie sociale
 Europe Ecologie Les Verts
 Les Effronté.e.s
 Ensemble !
 Femmes Egalité
 Fondation Copernic
 France Insoumise
 Gauche Démocratique et Sociale
 Génération.s
 MJCF
 Mouvement Ecolo
 Mouvement National des Chômeurs et Précaires
 Nouvelle Donne
 Nouveau Parti Anticapitaliste
 Parti Communiste Français
 Parti de Gauche
 Parti Ouvrier Indépendant Démocratique
 PCOF
 PCRF
 République et Socialisme
 Résistance Sociale
 Snesup-FSU
 Solidaires
 Syndicat des Avocats de France
 Syndicat de la Magistrature
 UEC
 UNEF
 Union Nationale Lycéenne

 

 

La Marée populaire du samedi 26 mai s'organise partout en France et à Morlaix

Cette rencontre est inédite ! Le siège de la CGT accueillait ce jeudi 17 mai une réunion pour préparer la grande journée d'action du 26 mai. Il a vu arriver tous les ténors des partis à la gauche du PS. Benoît Hamon, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot étaient là pour lancer la mobilisation en vue "des marées populaires" qui seront organisées un peu partout en France. Mais pas question pour eux de prendre la parole et, conformément à ce qu'ils ont décidé de faire pour cette journée, ils ont laissé les responsables d'associations et ONG (la Fondation Copernic et Attac) présenter les choses.

 

Article Le Parisien - 17 mai 2018 

Partis de gauche, syndicats et associations citoyennes lancent un appel commun à «marée populaire festive» contre la politique d’Emmanuel Macron.

Une cinquantaine d’organisations nationales politiques, syndicales et associatives vont participer à la mobilisation du 26 mai un peu partout en France, pour « faire reculer » Emmanuel Macron, ont annoncé jeudi les porte-parole de ce mouvement.

« On est 50 à peu près et les signatures continuent d’arriver d’organisations petites ou grandes, syndicales, politiques, associatives », a expliqué Annick Coupé, l’une des organisatrices du « Collectif » et ancienne porte-parole de Solidaires, lors d’une conférence de presse au siège de la CGT, à Montreuil.

« C’est un ovni, ça n’a jamais été mis en place », a de son côté souligné Willy Pelletier, de la fondation Copernic, promettant une « marée populaire festive », avec fanfares et chars.

Des initiatives sont d’ores et déjà prévues à Paris, Marseille, Toulouse, Lille, Poitiers, Rouen ou Nantes. A Paris, la manifestation partira à 14h30 de la gare de l’Est vers la place de la Bastille. Il n’y aura pas de carré de tête, mais un char. Les organisations syndicales et politiques seront placées derrière le cortège « citoyen ».

 

 
 
 

 

« Amplifier le rapport de force » avec le gouvernement

Parmi les organisations figurent des associations comme Les Effronté.es, Droit au logement ; des partis (La France insoumise, PCF, Europe écologie les verts, NPA…) ou des syndicats (CGT, FSU, Solidaires, Unef).

Les objectifs ? D’une part « réaffirmer le soutien aux luttes » actuelles, dont celle à la SNCF ou dans la fonction publique. D’autre part « faire reculer Macron et son gouvernement » en « amplifiant le rapport de force ».

Etaient présents à la conférence de presse, entre autres, Jean-Luc Mélenchon et Clémentine Autain pour les Insoumis, Pierre Laurent (PCF), Benoît Hamon (Générations), Olivier Besancenot (NPA) ou Eric Beynel (Solidaires).

Philippe Martinez, numéro un de la CGT, était absent, car « il avait un engagement » CGT, a déclaré Catherine Perret, qui représentait le syndicat. La dirigeante a insisté sur l' « indépendance » du syndicat, refusant de voir un changement de pied dans la décision de la CGT de participer à cette mobilisation aux côtés de partis politiques.

Mélenchon raille les syndicats « aux attitudes dogmatiques »

Jean-Luc Mélenchon a regretté les « attitudes dogmatiques » des syndicats absents, notamment la CFDT, mais aussi Force ouvrière. « Il faudrait un peu de souplesse dans le raisonnement, d’ouverture aux autres. Nous ne sommes pas 50 organisations à pratiquer le mélange des genres. Chacun reste lui-même, mais au service de tous », a-t-il dit, en marge de la conférence. « On peut voir le verre à moitié vide, mais là, c’est à 80 % plein ! La CFDT n’appelle pas, mais il y aura plein de gens de la CFDT qui seront présents », a réagi Benoît Hamon, fondateur du mouvement Génération.s.

Déclaration du PCF - 14 mai 2018


Le PCF s'engage pour réussir, le 26 mai, partout en France, face à Macron,
une marée populaire pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité

 

Le premier anniversaire de la cordée conduite par Emmanuel Macron, son gouvernement et la majorité parlementaire est marqué par des fronts de contestation, des mobilisations et des luttes multiples. Les masques du «et en même temps» et d’une communication à l’américaine tombent les uns après les autres. Aujourd'hui, selon un récent sondage, 86 % de la population dit ne pas avoir bénéficié de la politique engagée par le nouveau pouvoir. Seuls les plus fortunés, les actionnaires, les grands patrons peuvent dire « Merci Macron ».

 

Emmanuel Macron a fait le choix de l’autoritarisme, du passage en force et du mépris de classe. Son objectif est d’imposer une restructuration complète de notre société en s’attaquant prioritairement à l’égalité, la justice sociale et la solidarité. Cette stratégie s'accompagne d’une dérive atlantiste et militariste lourde de dangers.

 

La politique Macron est contestée par des mobilisations et des luttes nombreuses dans le pays, par des actions syndicales, associatives, citoyennes et politiques qui, malgré le matraquage des médias dominants, font entendre l'exigence d'autres choix politiques.

 

A la SNCF, alors que le gouvernement comptait sur l’isolement des cheminots et la division des syndicats, la bataille ferroviaire engagée par l’intersyndicale a changé la donne. Le débat, que ne voulait absolument pas Emmanuel Macron et son premier ministre, porte aujourd’hui sur une question : quelle ambition pour le ferroviaire public ? Face aux arguments qui lui sont opposés et aux contre-propositions inscrites dans la plate-forme des syndicats pour un véritable développement du rail, le gouvernement est en grande difficulté. Le PCF renouvelle son soutien aux grèves en cours et à l'organisation du « Vot’action » qui permettra aux 150 000 cheminots de s’exprimer. Au-delà, le PCF propose une votation citoyenne permettant à chacun de dire son approbation ou son opposition à cette réforme. Les militant·e·s communistes vont poursuivre et amplifier le travail d’explication, de décryptage des enjeux, et de propositions partout dans le pays. La bataille du rail qui s'engage au Sénat va être importante. Notre groupe y portera notamment l'exigence de solutions prenant en charge la dette de la SNCF et d'une garantie de propriété publique de la SNCF passant par l'incessibilité des titres détenus par l’État.

 

Air France, en réponse au chantage et aux intimidations de la direction de la compagnie,  les organisations syndicales, là aussi dans un cadre unitaire, ont obtenu une magnifique victoire, qui conforte l’ensemble du mouvement syndical et social. Plus de 80 % des salariés se sont exprimés avec une très nette majorité n’acceptant pas les propositions du PDG d’Air France. Il revient maintenant à l’État, qui est l’actionnaire principal, de prendre en main l’avenir de la compagnie en commençant par donner satisfaction aux revendications salariales de celles et ceux qui sont la richesse de cette compagnie.

 

A Carrefour, et dans de nombreuses entreprises privées, des mobilisations se font jour pour l'emploi, les conditions de travail et l'augmentation des salaires.

 

Dans les universités, le gouvernement s’emploie à marginaliser le mouvement de contestation de ParcourSup  et de la loi ORE et à briser les mobilisations des syndicats en cours, y compris par l’intervention des forces de l’ordre lors des assemblées générales ou pour assurer la tenue d’examens dans des conditions inacceptables. Une pression de plus en plus forte s’exercent sur les enseignants, menacés de sanctions disciplinaires. Alors que 65 000 étudiants supplémentaires sont attendus lors de la prochaine rentrée universitaire, ce qui est une très bonne chose, le dispositif actuel va de nouveau conduire à une situation ingérable et à une sélection renforcée. Le PCF appelle donc à poursuivre et à amplifier la mobilisation. Les sections du PCF s'ouvrent pour organiser des révisions du Bac et préparer, avec les bacheliers sans affectation, la prochaine rentrée scolaire.

Dans les Hôpitaux, le tour de France engagé par les parlementaires communistes établit, à chaque étape, le même constat. L'hôpital public ne tient qu’à un fil, celui du dévouement des personnels. Les équipes sont épuisées. C’est tout un système qui dysfonctionne avec des soignants totalement débordés et à bout. Une récente note interne aux services du ministère de la santé, annonce, contrairement aux déclarations publiques de la ministre, qu’il existe bel et bien un nouveau plan d’économie de 1,2 milliards d’euros à prélever sur la masse salariale entre 2018/2022, soit l’équivalent de 30 000 postes sur 5 ans. L'hôpital public ne s’en relèverait pas. Le PCF appelle à démultiplier les initiatives pour la défense de nos hôpitaux et pour un système de santé répondant aux besoins humains. La rencontre nationale de bilan du Tour de France organisée par les parlementaires communistes le 5 juillet sera une étape nationale importante.

 

Dans l'Energie, l'annonce de la privatisation des barrages hydrauliques a été une onde de choc qui a donné corps à un vaste mouvement unitaire pour sauvegarder ce bien public. Les chaînes humaines que nous avons initiées font des émules.

 

Suite à la remise en cause du statut de l'Office national des Forêts, nous serons le 17 mai prochain dans les manifestations unitaires pour préserver nos forêts et la filière bois.

 

Dans un tel contexte, la journée de mobilisation dans la fonction publique, le 22 mai prochain, à l’appel de l’ensemble des fédérations, est un rendez-vous de très grande importance. La réussite de cette journée permettra de faire entendre les exigences et les propositions sur une question essentielle dans la confrontation politique et idéologique qui nous oppose à Emmanuel Macron. Dire la nécessité du développement et de l’élargissement des services publics, des biens communs, c’est dire le choix de société qui est le notre, celui d’une égalité réelle.

 

Concernant les quartiers populaires, le président de la République a commandé un rapport, en novembre dernier, à Jean-Louis Borloo. Ce dernier, après un travail collectif, en lien direct avec les élus et les associations, vient de lancer un cri d’alarme. Le diagnostic est clair et s’impose à tous, à commencer par Emmanuel Macron, nous devons ramener la République dans les quartiers populaires. La généralisation des expérimentations locales qui ont réussi est la piste à suivre. Les moyens financiers, moitié moins que le coût du CICE, doivent être mobilisés. Les élus locaux et les associations doivent être au cœur du dispositif de mise en œuvre et de suivi des actions qui seront engagées. Emmanuel Macron donnera ses arbitrages le 22 mai. Il s’agira d’un moment de vérité. Le PCF appelle à la mobilisation pour une pression maximum sur le gouvernement. Le 9 juin, la Marche sur l’Élysée des Hauts-de-France permettra de faire entendre les oubliés de la République mobilisés pour la dignité et contre l'austérité.

 

Face à ces fronts de mobilisation, la stratégie à l’Élysée, à Matignon et dans les ministère est de miser sur des oppositions sectorielles, qui ne convergent pas en les réprimant.

 

Le PCF appuie le processus de travail unitaire qui a conduit à la proposition d’une journée de mobilisation le samedi 26 mai avec toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques qui veulent ensemble réussir un beau rendez-vous citoyen. Dans le respect des champs d’interventions respectifs, sans qu’aucune composante à cette construction unitaire inédite ne cherche à s’imposer, à dominer, nous appelons nos organisations et nos adhérents à œuvrer à la réussite de cette journée « marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité » à diffuser très largement l’appel unitaire, à créer les conditions, partout dans le pays, d’une journée qui rassemble le plus fortement possible pour des alternatives à la désastreuse politique d’Emmanuel Macron et du gouvernement. Les organisations du Parti, ses adhérent·e·s, ses élu·e·s, en fonction des réalités locales, sont invité·e·s à co-organiser dans leurs villes et leurs villages soit le vendredi 25 au soir, soit le samedi 26 au matin, les rassemblements unitaires pour permettre une convergences vers les manifestations départementales ou régionales décidées. 

Site d'Europe 1 suite à l'interview de Pierre Laurent

Le secrétaire national du Parti communiste rappelle que la mobilisation du 26 mai n'est pas à l'initiative de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon mais un appel de 80 organisations.

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a assuré mercredi qu'"il n'y a ralliement de personne à Jean-Luc Mélenchon", après l'annonce par la CGT de sa participation à la mobilisation du 26 mai aux côtés de La France insoumise. "Je demande le respect pour les 80 organisations appelant à cette manifestation", qui "ne répond pas à l'appel de tel ou tel leader", mais est le fruit d'un "processus unitaire" sur plusieurs semaines, a lancé Pierre Laurent devant l'Association des journalistes parlementaires.

Appel collectif. "Le cadre unitaire n'a pas été organisé au départ par La France insoumise", a insisté le sénateur de Paris, critiquant un mouvement qui "développe de manière récurrente l'idée qu'il est lui seul à l'origine de tout et va fédérer tout". La CGT, qui a jusqu'à présent refusé de se joindre à des journées organisées par La France insoumise, a expliqué son ralliement à cette "marée populaire" par "l'urgence sociale". Réunies le 3 mai à la Bourse du travail à Paris à l'initiative de l'association Attac, plusieurs organisations syndicales, politiques et associatives s'étaient mises d'accord sur le principe d'une manifestation le 26 mai pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité.

Dans le sillage des cheminots. Pour ce "premier grand rendez-vous qui va voir converger" ces différentes organisations, le responsable communiste s'attend à "une mobilisation de masse dans le pays, bien supérieure à toutes les mobilisations que nous avons connues". Pierre Laurent a estimé que le mouvement des cheminots a été moteur. Sur la réforme ferroviaire contestée, "je suis favorable à une consultation des Français", via une "votation citoyenne" comme dans le passé sur la privatisation de La Poste, a-t-il ajouté. L'idée a été soumise aux organisations rassemblées le 26 mai. 

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 12:47
Ils étaient 40 cheminots grévistes à voter la poursuite du mouvement, ce vendredi 18, à Quimper. | Ouest-France

Ils étaient 40 cheminots grévistes à voter la poursuite du mouvement, ce vendredi 18, à Quimper. | Ouest-France

Ils étaient 40 cheminots grévistes à voter la poursuite du mouvement, ce vendredi 18, à Quimper. La CGT, syndicat majoritaire, appelle à se rassembler le mercredi 23 mai à Morlaix, pour défendre "la sauvegarde des petites lignes ferroviaires".

Une période de congés et ça repart. « Ces dernières semaines, on avait de moins en moins de monde à nos assemblées générales les jours de grève », confie Gabriel André, secrétaire de la CGT cheminots quimpéroise. La faute, selon lui, « aux congés posés il y a des mois » par les employés grévistes de la SNCF, « mais aussi aux ponts du mois de mai ».

Puis il y a eu le lundi 14 mai et ce rassemblement devant la chambre de commerce et d’industrie de Cornouaille à Quimper. Un moyen de sensibiliser le monde économique local sur« l’importance d’un service ferroviaire performant ». Une centaine de cheminots grévistes, Quimpérois mais aussi Lorientais, avaient répondu présents. « Une participation haute qui nous a surpris », précise Gabriel André.

Ce vendredi 18 mai, c’était le 19e jour de grève depuis le début du conflit opposant cheminots et gouvernement. Et, devant la gare de Quimper, ils étaient 40, ce vendredi midi, à l’assemblée générale. « Des chiffres équivalents à ceux du début du conflit. On revoit des têtes que l’on ne voyait plus depuis quelques semaines. Ça nous rebooste », martèle Gabriel André. Particulièrement mobilisés, les conducteurs de trains. « Rien que pour eux, la participation est à 60 %. »

 Morlaix le mercredi 23 mai

À l’issue de l’assemblée générale, la poursuite de la grève a été votée. Le prochain mouvement débutera mardi 22 mai à 20 h et se terminera le vendredi 25 à 7 h 55. Il s’agira de la 11e période de grève depuis le début du mois d’avril.

 
 

Mercredi 23, la CGT cheminots de Quimper appelle les grévistes à se rendre à Morlaix (Finistère), où un rassemblement départemental est prévu « pour renouveler nos demandes de sauvegardes des petites lignes ferroviaires, notamment celle entre Morlaix et Roscoff », explique Gabriel André.

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 06:14
photo Ouest-FranceGabriel André, 45 ans, est à la tête du conflit contre la réforme de la SNCF voulue par le gouvernement.

photo Ouest-FranceGabriel André, 45 ans, est à la tête du conflit contre la réforme de la SNCF voulue par le gouvernement.

Ce vendredi, c'est le 19e jour du conflit entre les cheminots et le gouvernement. À Quimper, le mouvement est porté par Gabriel André. Un homme réservé, finalement devenu fer de lance.

C'est l'histoire d'un mec qui s'auto-qualifie de « timide », « sans âme de leader » et dépourvu de « talents d'orateur ». L'histoire d'un quadragénaire qui dit n'avoir jamais « levé le doigt pour arriver à son poste » mais qui a fini par devenir, en 2010, secrétaire de la CGT des cheminots quimpérois. Autrement dit à la tête du syndicat le plus représenté au dépôt SNCF de la préfecture finistérienne avec 79 syndiqués sur environ 120 cheminots.

« Se bagarrer » pour ses droits

Dire que Gabriel André, 45ans, est parvenu à son poste par défaut ou par chance serait exagéré et lui faire offense. « Comme je le dis toujours, ma place est à prendre », reprend-il, sourire timoré aux lèvres.

Comment s'est-il retrouvé là alors? Peut-être grâce à ses idées. « Dès mon entrée à la SNCF, en 1998, j'étais jeune et j'avais conscience qu'il allait falloir se « bagarrer » pour garder nos droits. Voire pour en gagner d'autres. » Sa volonté et sa force de conviction, même enfouie derrière ses airs timides, le font vite « monter » dans la hiérarchie de la CGT quimpéroise. D'abord à l'union locale. Puis à la tête de la branche du syndicat consacrée aux cheminots.

S'il n'a pas l'image bougonnante d'un Philippe Martinez, le réservé Gabriel André peut toutefois se targuer d'avoir une qualité nécessaire pour assurer à la tête du syndicat : « Je crois avoir une certaine force de travail. Je ne compte pas mes heures. »

Depuis un mois et demi, le natif de Lorient (Morbihan) est à la tête de la contestation cheminote à l'échelle quimpéroise contre le gouvernement et son projet de réforme de la SNCF. « En ce moment, je n'ai pas vraiment de planning. L'agenda est chargé entre les grèves, le militantisme sur les jours de repos... et le travail. »

Car oui: être secrétaire CGT cheminots ne l'exempte pas de toute activité professionnelle. Quand il n'est pas en grève, comme c'est le cas deux jours sur cinq depuis début avril, « Gabi », comme il est surnommé, est aux manettes de TGV qu'il conduit jusqu'à Paris, ou de TER circulant sur les rails de Bretagne. « Il faut bien gagner un peu d'argent pour faire vivre ses proches. »

« Ma liberté a un coût »

Une vie de famille mise à mal ces temps-ci pour l'homme marié et père de deux enfants. « Forcément, c'est compliqué. Outre mon emploi du temps chargé, il y a mon salaire qui a fondu de moitié avec la grève. » Et si certains de ses collègues de lutte reprennent épisodiquement le travail pour subvenir aux fins de mois, Gabriel André, lui, ne loupe pas un jour de conflit. « Si je manifeste, c'est pour acheter ma liberté. Et elle a un coût ! » Et tant pis s'il faut se serrer la ceinture.

 

Ce vendredi matin débute le 19ejour de grève. « On n'est pas encore fatigué, même si c'est dur, précise le syndicaliste. On a l'impression que le gouvernement mise sur le pourrissement du conflit. Il se trompe: plus ça avance, plus on sent le soutien de la population. Plus ça va, plus on nous demande de tenir bon. Ça nous encourage. »

Des propos qui seront rapportés aux grévistes de la SNCF, réunis ce matin devant la gare de Quimper en assemblée générale. Au micro pour prêcher sa bonne parole, Gabriel André. Lui, le timide, devenu finalement fer de lance du mouvement cheminot quimpérois.

Ce vendredi, c'est le 19e jour du conflit entre les cheminots et le gouvernement. À Quimper, le mouvement est porté par Gabriel André. | Ouest-France

Ce vendredi, c'est le 19e jour du conflit entre les cheminots et le gouvernement. À Quimper, le mouvement est porté par Gabriel André. | Ouest-France

Gabriel André est venu témoigner à Carhaix à l'occasion de la venue du député européen PCF - Front de Gauche Patrick Le Hyaric avec Yvon Coat et Anne-Véronique Roudaut, secrétaire de l'UD CGT, du mouvement des Cheminots, de l'ampleur de la casse de la SNCF voulue par Macron et son gouvernement de droite ultra-libérale, du courage des cheminots investis dans la grève pour la défense d'une certaine idée du service public, conscients que cette étape est décisive pour notre capacité ou non à faire échec au projet de transformation profonde de notre société de Macron, dans le sens des intérêts du capitalisme financier. 

19 ème jour de grève à la SNCF - Gabriel André, le timide devenu meneur de troupes (Basile Caillaud, Ouest-France - 18 mai 2018) - très beau portrait d'un des courageux animateurs du mouvement de résistance des Cheminots en Bretagne
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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 05:43
Massacres à Gaza, spoliation et oppression des Palestiniens: lettre ouverte de Piero Rainero, élu communiste à Quimper, au président Macron

M.Piero RAINERO

Conseiller municipal de Quimper.

 

À Monsieur le Président de la République.

Sous couvert de Monsieur le Préfet du Finistère.

Quimper le 15 mai 2018

Monsieur le Président de la République,

Je souhaite attirer votre attention sur la situation dramatique du peuple palestinien et particulièrement des habitants de Gaza victimes d'une agression criminelle de la part des forces d'occupation israéliennes qui encerclent leur territoire.

Les Palestiniens commémorent depuis plusieurs semaines la Nakba, période durant laquelle (1947-1949) près de 800 000 d'entre eux furent chassés de leurs maisons, de leurs villages, par la force et la terreur, contraints à l'exil, et à vivre depuis la dure condition de réfugiés reclus dans des camps.

À leur volonté exprimée pacifiquement et massivement de vivre dans la dignité et de voir respectés leurs droits fondamentaux reconnus par l'ONU et toutes les instances internationales, le gouvernement israélien répond par des tirs à balles réelles contre des civils désarmés, opérant un véritable massacre : depuis le 30 mars ce sont 114 personnes qui ont été tuées, parmi lesquelles des enfants (y compris des bébés), des femmes, des vieillards, et plus de 6 000 blessées, plusieurs centaines très gravement.

Il n'est pas possible de tolérer un tel carnage à nos portes, aux portes de l'Europe.

Il faut y mettre fin de toute urgence, les autorités israéliennes doivent entendre la volonté des citoyens, des ONG, des institutions.

L'émotion, la désapprobation et la colère des défenseurs des droits de l'Homme s'expriment en France et partout dans le monde, y compris en Israël où des manifestations se déroulent dans plusieurs villes.

Reporters sans frontières saisit la Cours Pénale Internationale pour « crimes de guerre ».

Plusieurs gouvernements européens ont pris eux aussi des mesures : l'Irlande renvoie l'ambassadeur d'Israël, le Royaume-Uni et l'Allemagne demandent une commission d'enquête indépendante.

Vous êtes Monsieur le Président de la République, dépositaire par votre fonction de l'autorité de la France dans le monde.

Je vous demande par conséquent :

1 – d'intervenir fermement auprès du gouvernement de Tel-Aviv afin qu'il mette fin sans délais au massacre de manifestants pacifiques par ses forces militaires.

2 – d'agir au sein de l'ONU afin que soient prises des dispositions pour mettre le peuple palestinien sous protection internationale, à Gaza, en Cisjoranie, y compris à Jérusalem-Est.

3 – de lancer une opération humanitaire pour porter secours aux blessés palestiniens en envoyant dans le port de Gaza un navire-hôpital, des personnels et des équipements médicaux.

4 – de saisir la Cours Pénale Internationale pour enquêter sur les crimes de guerre commis contre la population de Gaza afin que les responsables de ces actes en rendent compte.

5 – d'agir pour la levée immédiate du blocus de Gaza qui affame le peuple gazoui et le prive de ses droits élémentaires.

En vous remerciant, Monsieur le Président de la République, de l'attention que vous porterez à cette demande pressante, et dans l'attente de votre réponse, je vous prie de bien vouloir agréer l'expression de ma considération distinguée.

 

Piero RAINERO

Conseiller municipal de Quimper.

 

24 octobre 2017: rassemblement à Quimper pour la libération de Salah Hamouri. Prise de parole de Piero Rainero

24 octobre 2017: rassemblement à Quimper pour la libération de Salah Hamouri. Prise de parole de Piero Rainero

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 07:42
Finances Publiques: une semaine de mobilisation en Finistère. « Non au tout numérique oui aux agents aux guichets » (Pierre Chapin, Le Télégramme Finistère, 15 mai 2018)

C'est une "semaine noire" qui s'ouvre aujourd'hui pour les Finances publiques dans le Finistère. A l'appel de l'intersyndicale FO, Solidaires, CGT, CFDT, la semaine qui s'ouvre sera en effet ponctuée d'actions unitaires menées dans les différentes antennes de la DGFIP du département, pour demander la fin des suppressions d'emplois et réorganisations des services. La coup d'envoi de cette série d'actions était donné ce lundi matin à Brest.
 

 

Face aux menaces de restructuration, c'est une « semaine noire » que promet l'intersyndicale de la direction des Finances publiques, dans le département. Le coup d'envoi en était donné lundi matin, au centre de la rue Duquesne.

Le tout dématérialisé n'est manifestement pas encore d'actualité, en ce qui concerne les impôts. Lundi, à 8 h 30, des dizaines de contribuables attendaient en effet l'ouverture des portes du centre des Finances publiques, rue Duquesne. À quelques jours de la date butoir pour déclarer, sur papier, ses revenus 2017, le flux de visiteurs ne s'est guère tari de la journée. Un constat en forme de preuve par l'exemple, pour l'intersyndicale CGT, FO, Solidaires et CFDT, qui combat depuis des semaines les réductions d'emploi et restructurations que subit la direction générale des Finances publiques. « On représente seulement 5 % de la fonction publique d'État, et pourtant, ces seize dernières années, on a perdu 38.000 postes, soit plus de 95 % des suppressions d'emplois de cette même fonction publique, au motif que l'État veut du tout Internet. Mais il faut des agents au service du public ! ». Un message qu'une partie des agents, en grève à Brest ce lundi, ont décidé de porter directement aux usagers, comme ce sera également fait à Châteaulin, Quimper ou Morlaix cette semaine. Le Finistère, après avoir perdu 350 agents ces dix dernières années, pourrait en effet voir 250 postes supprimés à l'horizon 2022.

 

Nouvelles fermetures redoutées en 2019

 

Dans ce décor, le site brestois n'est pas le plus mal loti, loin de là. Fort de quelque 150 agents, c'est même le deuxième plus important de Bretagne en nombre de visiteurs, estimés entre 800 à 1.000, quotidiennement, en cette dernière ligne droite des déclarations de revenus. « Et pourtant, le centre est fermé deux demi-journées chaque semaine, et des fiscalistes se transforment en assistants utilisateurs, car il manque du personnel pour accueillir correctement le public », décrit Éric Guerry (FO). Mais les inquiétudes des agents ne se limitent pas à ce seul pôle. « Le centre de Guipavas a fermé le 1e r janvier. On évoque les fermetures des trésoreries de Daoulas, Rosporden et Lannilis en 2019, celle de Lanmeur dans deux ans. Ce sont les populations rurales et les plus fragiles qui vont encore trinquer », anticipe Stéphane Douet (Solidaires). Selon l'intersyndicale, le prélèvement à la source ne réglera rien à ces difficultés, « car il y aura toujours une déclaration à faire ». Les syndicats réclament donc la fin des suppressions d'emplois et des fermetures de trésorerie, pour le maintien de « moyens nécessaires à un vrai service public de proximité ».


© Le Télégramme http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/impots-non-au-tout-numerique-oui-aux-agents-aux-guichets-15-05-2018-11959013.php#ZpYECu8e9aC2bI45.99

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