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18 mars 2018 7 18 /03 /mars /2018 17:13
Formation PCF BRETAGNE à Concarneau ce week-end du 17 et 18 mars 2018: ça co-gite bien ensemble pour redresser la barre!
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Formation PCF BRETAGNE à Concarneau ce week-end du 17 et 18 mars 2018: ça co-gite bien ensemble pour redresser la barre!
Formation PCF BRETAGNE à Concarneau ce week-end du 17 et 18 mars 2018: ça co-gite bien ensemble pour redresser la barre!

Quand St Patrick te permet de digérer des heures de formation et d'échanges passionnants sur l'histoire du PCF, sa stratégie et sa visée, sa communication et la bataille des idées avec Guillaume Roubaud-Quashie Yann Le Pollotec Olivier Mayer et 26 camarades des Côtes d'Armor, du Morbihan et du Finistère. De très bons moments à l'auberge de jeunesse de Concarneau, en compagnie des scientifiques du Marinarium spécialisés dans la faune marine, et des chantiers de notre "Rêvolution"! C'était ce samedi 17 et dimanche 18 mars à l'auberge de jeunesse de Concarneau dont l'accueil a été excellent. Quand on a ce niveau d'exigence politique, de réflexion critique sur nos choix et notre histoire passée, l'état de la société, ses possibles, ses contradictions, les moyens de l'humaniser et de réduire les exploitations, cette fraternité dans les échanges, le communisme est toujours la jeunesse du monde même avec 80 décennies de plus que celui que connaissait Paul Vaillant Couturier. Merci aux intervenants, participants, organisateurs de cette belle formation régionale PCF Bretagne!

I. Dupont

Photos Ismaël Dupont et Florence Lelieu

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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 20:40
La délirante guerre de succession au Crédit Mutuel Arkéa: une enquête de Laurent Mauduit dans Médiapart du 2 mars qui lève le voile sur bien des faux-semblants
L’origine du mouvement mutualiste bancaire se situe en Allemagne, en Rhénanie, plus précisément. Un fonctionnaire municipal, issu d’un milieu de pauvreté, Frédéric-Guillaume Raiffeisen, marqué par la grande disette qui a sévi entre 1846 et 1847 crée une caisse de secours aux agriculteurs pour lutter contre l’usure. La première caisse mutuelle de dépôts et prêts, permettant aux agriculteurs disposant de finances de recevoir un intérêt en déposant leurs avoirs dans cette caisse qui prêtait cet argent aux paysans, à taux faibles, pour leur permettre de survivre, de s’installer ou d’investir. Cette caisse fait rapidement des petits en Alsace, qui fonctionnent grâce aux bénévoles qui décident d’y consacrer leur temps. Cette idée, dans ces régions, émane d’un courant « chrétien-social ». Les premières caisses mutuelles de dépôts et prêts crées en Bretagne, sont également initiées par ce même courant, et sont d’ailleurs ouvertes le plus souvent dans les presbytères.

Un autre courant de pensée et d’action participe à la mise sur pieds de fédérations de crédit mutuel, le syndicalisme (principalement la CGT) et la gauche ouvrière, singulièrement le Parti Communiste. Longtemps, les dirigeants du Crédit Mutuel Méditerranéen et du Dauphiné-Vivarais (Pierrev Juvin qui fut aussi Président de la MACIF), étaient des communistes. La fédération du Sud-Ouest (Angoulême/Bordeaux) a été  crée par les militants CGT de la poudrerie d’Angoulême.

Au fil du temps, le besoin de fédérer ce mouvement s’est traduit par la création de La Confédération Nationale du Crédit Mutuel. Cette « unification » du Crédit Mutuel a mis plusieurs décennies avant d’aboutir.

En Bretagne, les Caisses Rurales et Urbaines du CM du sud finistère, les Caisses d’Entraides des Côtes d’Armor et la Fédération du CM de Landerneau, qui se nommait déjà CMB, ont fusionné dans la période allant de fin des années 1970 au début des années 1980.

La philosophie du mouvement mutualiste est : "un homme, une voix". C’est sur la base de ce principe que chaque fédération se Crédit Mutuel  est représentée au niveau confédéral en fonction du nombre de sociétaires qu’elle compte en ses livres.

Lors de la privatisation du groupe CIC, le Crédit Mutuel d’Alsace (le plus puissant financièrement) s’est porté candidat au rachat, en obtenant  l’appui politique des autres fédérations du CM, et a emporté la mise.

Dans le même temps, les regroupements se poursuivent en interne et rapidement, trois groupes cohabitent : l’Alsace qui s’entoure de 10 fédérations satellites ( Champagne-Ardennes, Lyon, Ile de France, Nantes, Laval, La Roche/Yon, Caen, Chateaudun, Méditerranée, Dauphiné-Vivarais) Ce groupe, ainsi constitué est appelé CM11/CIC. La fédération de CM du Nord conserve son indépendance politique, tout en dépendant de l’informatique du CM11/CIC. Le CMB s’allie au CM du Sud-Ouest et au CM Massif Central et dispose de son informatique propre, ainsi que de sa compagnie d’assurance vie et IARD (SURAVENIR).

Ces trois groupes possèdent chacun un nombre important de filiales, telles que des banques en ligne.

2008 : arrivée à la tête du CMB, qui avait déjà fait le choix de se nommer « Groupe Arkéa », Jean-Pierre Denis, ex directeur de cabinet de Chirac à la mairie de Paris et ex membre du cabinet de Sarkozy à l’Elysée.

Homme de droite et libéral convaincu, Jean-Pierre Denis crée rapidement la Société des Cadres de Direction(SCD) qui devient prestataire de service pour diriger toutes les sociétés du groupe. A son arrivée, la rémunération des principaux dirigeant étaient inférieure à 100 000€/an.

Très rapidement, la rémunération s’emballe pour atteindre 1,6 millions € en 2016.

Pas très mutualiste dans la démarche comme dans les montants…

Pour comparaison, La rémunération annuelle du Président de la Confédération du CM est de 800 000€ en 2016.

Au regard des ces faits, on peut mieux comprendre la volonté d’indépendance de Jean-Pierre Denis qui ne veut à aucun prix rendre des comptes à la Confédération et continuer à acquérir ou prendre des participations dans les secteurs qu’il juge opportuns.

L’organisation nationale du CM implique une solidarité financière entre tous les membres de la Confédération et les résultats, ainsi que le ratio prudentiel consolidé servent de critère aux agences internationales de notations pour apprécier la solidité de l’entité Crédit Mutuel.

La note attribuée par ces agences influent sur les taux de refinancement que paie le CM sur les marchés.

L’indépendance du Groupe Arkéa aura, inévitablement une influence sur les taux pratiqués, ce qui risque fort d’entraîner, mécaniquement, une hausse des taux appliqués aux sociétaires et clients ainsi qu’une augmentation significative des frais de gestion facturés.

Dans une logique capitaliste de réduction des coûts, nous savons à l’avance qui devra payer l’addition : ce sont les salariés.

De plus, cette indépendance implique la perte de la « marque » Crédit Mutuel et donc, selon toute vraisemblance, la perte du statut de banque mutualiste. Pour quel statut ??? 

Notre responsabilité politique tient à demander qu’un médiateur soit nommé par le gouvernement pour que les liens soient renoués et que l’aventure de la sécession soit évitée.

  •  Les dirigeants du Groupe Arkéa se glorifient de l’excellence des résultats depuis 2008 et s’en servent pour justifier l’indépendance par rapport à la Confédération.
  • Cet argument se retourne très facilement : ce développement très favorable s’est bien déroulé alors qu’Arkéa demeurait au sein de la Confédération, donc l’appartenance à la Confédération n’a empêché en rien le développement autonome du Groupe Arkéa.
  •  Quel serait le statut bancaire du Groupe Arkéa en cas de départ de la Confédération ??
  • De quel manière les dirigeants du CMB Arkéa peuvent-ils rassurer ses clients-sociétaires quant à l’appréciation du groupe sur les marchés financiers ??
  • Les parts sociales détenues par les sociétaires continueront-elles d’être incluses dans les fonds propres ??
  • Quels engagements en terme de pérennisation  et de progression de l’emploi ??
  • Quelle influence sur la fidélité de la clientèle pourrait avoir la disparition de la marque Crédit Mutuel ??

 

La Fédération du Finistère du Parti Communiste Français

1 er MARS 2018 

Le Samedi 17 février, le Ouest-France a publié notre communiqué sur le conflit au Crédit Mutuel Arkéa. Merci au journal de faire son travail pour l'expression du pluralisme politique

Arkéa: les communistes contre le "divorce"

La fédération du Finistère se positionne sur la situation du CMB Arkéa et le conflit qui pourrait mener à "un divorce qui, pour nous, aurait des conséquences très dangereuses pour les salariés et la pérennité de l'activité". Les communistes se disent "très attachés aux valeurs du mouvement mutualiste". Selon eux, "la scission comporte des risques et des interrogations multiples". 
Ils évoquent ainsi le risque de la dégradation de la note du CMB-Arkéa, ce qui pèserait sur le coût des ressources; le risque de voir exclues des fonds propres les parts sociales qui y sont actuellement intégrées; la perte de la "marque" Crédit Mutuel, et pour quel statut bancaire: mutualiste, coopératif, banque classique...? ; l'abandon de la solidarité nationale interfédérale. 
Les élus communistes soulignent aussi que "la crainte la plus importante à nos yeux, ce sont les interrogations sur les conséquences à terme sur les salariés, leurs conditions de travail et leurs emplois". 
Pour conclure, ils indiquent que "si les craintes que nous ne sommes pas les seuls à redouter viennent à se réaliser, les dirigeants du CMB Arkéa, et singulièrement son président, porteraient une très lourde responsabilité".

Ouest-France, pages Finistère, samedi 17 février 2018

CMB-ARKEA: un divorce qui doit être évité car il aurait des conséquences plus que périlleuses! 

Communiqué du PCF Finistère - 16 février 2018

La volonté exprimée par les dirigeant du CMB-ARKEA et de la fédération du CMB de quitter la confédération Nationale du Crédit Mutuel s’affirme de jour en jour. Les administrateurs des caisses locales vont avoir à exprimer leur choix.

Les communistes qui ont été à l’origine de la création de plusieurs fédérations de Crédit Mutuel (Marseille, Valence, Angoulême), sont très attachés aux valeurs du mouvement mutualiste et souhaitent attirer l’attention de chacun(e) sur les enjeux du conflit en cours.

La scission comporte des risques et des interrogations multiples :

-Risque de dégradation de la note du CMB-ARKEA , comme Standars & Poors vient de le signifier, ce qui pèserait sur le coût des ressources, voire sur le ratio prudentiel à moyen terme

-Risque de voir exclues des fonds propres les parts sociales qui y sont actuellement intégrées

-Perte de la « marque » Crédit Mutuel qui est la banque préférée des français, pour quel statut bancaire (mutualiste, coopératif, banque classique…?

-Abandon de la solidarité nationale interfédérale

Enfin,  une crainte importante à nos yeux concerne les interrogations sur les conséquences à terme sur les salariés, leur conditions de travail et leurs emplois.

Les craintes que nous exprimons sont également exposées dans les conclusions du rapport commandé par la Direction Générale du Trésor et la Banque de France à Christian Noyer, gouverneur honoraire de la Banque de France : «  Le maintien de l’unité serait nettement préférable, tant pour la stabilité de l’ensemble du monde bancaire mutualiste et la crédibilité du modèle mutualiste eu sein de l’union bancaire, que d’un point de vue prudentiel dans la mesure ou la viabilité d’ARKEA dans un scénario de séparation reste à vérifier »

Le Crédit Mutuel, composé de multiples caisses départementales ou régionales a mis des décennies avant de trouver son unité nationale. Un retour en arrière aurait un effet désastreux sur l’image de cette « famille » mutualiste en risquant de fragiliser fortement les composantes essentielles et historiques que constituent le Crédit Mutuel de Bretagne et le CMB-ARKEA.

D’ores et déjà, la fédération du Crédit Mutuel Massif Central, qui fait partie d’ARKEA, jusqu’à présent, s’est désolidarisée de la démarche engagée.

Si les craintes que nous ne sommes pas les seuls à redouter venaient à se réaliser, les dirigeants du CMB-ARKEA, et singulièrement son Président, porteraient une très lourde responsabilité.

Il n’est jamais trop tard pour renouer un dialogue et entrer en négociation sur le champ d’autonomie qui pourrait être reconnu au CMB-ARKEA, ce que n’interdisent pas les statuts de la CNCM. La nomination d’un médiateur pourrait faciliter cette démarche, le gouvernement ne pouvant se désintéresser d’un sujet aussi brûlant.

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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 07:27
Les retraités sont descendus en nombre dans la rue, malgré une météo parfois bien capricieuse, notamment en Bretagne (ici à Morlaix) - photo Le Télégramme

Les retraités sont descendus en nombre dans la rue, malgré une météo parfois bien capricieuse, notamment en Bretagne (ici à Morlaix) - photo Le Télégramme

Des milliers de retraités se sont mobilisés partout en France, jeudi, pour défendre leur pouvoir d'achat, les professionnels de l'aide aux personnes âgées étant, eux, appelés à la grève pour réclamer plus de moyens humains.

« Ni privilégiés, ni assistés ! », « Macron t'es foutu, les vieux cons sont dans la rue » ou encore

 

« Paradis pour les uns, pas un radis pour les autres »... Plusieurs milliers de retraités, parfois inspirés, ont défilé un peu partout en France, jeudi, pour dire non à la « baisse de leurs pensions », rejoints dans de nombreux cas par les personnels des Ehpad. En Bretagne, ils étaient 2.200 à Rennes, près de 600 à Saint-Malo, 2.500 à Lorient, 600 à Vannes, 2.000 à Brest, un millier à Morlaix comme à Quimper, 500 à Concarneau, 200 à Landerneau, 800 à Saint-Brieuc et à Lannion, 300 à Guingamp et une centaine à Paimpol.

En septembre déjà, des milliers de retraités avaient dénoncé la hausse de 1,7 point de la CSG à compter de janvier pour 60 % d'entre eux, afin de compenser la suppression des cotisations chômage et maladie du privé.

Emmanuel Macron a redit, mercredi, qu'il « assumait » ses réformes et a demandé « un effort pour aider les jeunes actifs ». « Il y en a qui râlent et qui ne veulent pas comprendre, c'est la France », a-t-il remarqué.

« Les efforts, on les a déjà faits et on les demande toujours aux petits », s'est indigné Mohamed Jaafari, 73 ans, présent dans le rassemblement de Reims.

Buzyn « ne peut pas répondre au ratio »

 

Les motifs de mécontentement se sont accumulés ces dernières années : gel des pensions, suppression de la demi-part des veuves ou encore décalage de la revalorisation des retraites d'octobre 2018 à janvier 2019 pour augmenter le minimum vieillesse.

 

Augmenter les effectifs « urgemment » : c'était la priorité pour l'intersyndicale appelant également à la grève, jeudi, dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), les services d'aide à domicile, hôpitaux gériatriques et autres structures en charge du grand âge, moins de deux mois après une première mobilisation très suivie.

« On ne peut plus admettre que des personnes âgées ne soient pas douchées régulièrement », que leurs repas soient expédiés, résume Mireille Stivala (CGT) au nom de neuf autres syndicats (FSU, Fédération autonome Fonction publique, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO, Solidaires, Union fédérale action sociale et Unsa) et de l'association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA).

La ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, a reçu une délégation à la mi-journée pendant un rassemblement sous ses fenêtres. « Elle a reconnu que nos attentes (sur l'augmentation des personnels) étaient légitimes », a rapporté le président de l'AD-PA, Pascal Champvert. « Mais elle ne peut pas répondre au ratio » d'un personnel pour un résident, contre 0,6 en moyenne actuellement, réclamé par les syndicats, en plus de meilleurs salaires ou encore de l'abrogation de la réforme du financement des Ehpad.

200.000 recrutements souhaités

 

Un rapport parlementaire publié mercredi propose de doubler le ratio de soignants en quatre ans. Soit plus de 200.000 recrutements, pour sept à dix milliards d'euros, quand la ministre met, elle, en avant le manque de « moyens budgétaires ».

Le leader de FO, Jean-Claude Mailly, a suggéré, jeudi, de consacrer aux Ehpad une « partie » des recettes fiscales supplémentaires de 2017. « Maintenant il faut des moyens », a estimé son homologue de la CFDT, Laurent Berger, devant le ministère.

Agnès Buzyn promet, pour l'heure, de neutraliser les « effets négatifs » de la réforme du financement affectant un quart des Ehpad et n'exclut pas des « ajustements », en plus des 50 millions d'euros supplémentaires annoncés fin janvier.

Sa stratégie globale pour la prise en charge du vieillissement est attendue fin mars.


Le Télégramme, 16 mars 2018

 

Retraites-Ehpad. Les seniors donnent de la voix (Le Télégramme, 16 mars 2018)
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15 mars 2018 4 15 /03 /mars /2018 16:04
Lettre ouverte à la préfecture du Finistère d'un collectif d'associations, de partis politiques pour une solution d'hébergement et d'accueil durable pour une famille Tchétchène

La famille K d'origine Tchétchène est présente en France depuis plus de cinq ans. Trois des six enfants sont nés en France et tous ont été régulièrement scolarisés à Brest (Kérichen / Fernand Buisson), puis à Morlaix.( Poan Ben).

La maman enceinte présente une grossesse à risque et le papa est en difficulté médicale. Cette famille a quitté son pays car elle se trouvait menacée pour des raisons politiques liées aux suites de la guerre de Tchétchénie et à la répression du régime Kadirov.

Les parents ont déposé des demandes d’asile en France dont ils ont été déboutés malgré un dossier qui faisait apparaître de réelles menaces en cas de retour au pays. Actuellement ils ont en cours une demande de titre de séjour.

Fin décembre ils se sont vus notifier un arrêt d’hébergement par l’association Coalia.

La famille Khachmuratov est contrainte de quitter son domicile brestois pour un hôtel touristique à Morlaix.

Cet hébergement en hôtel touristique rend les conditions de vie des familles, sans aide, précaires du fait de l’absence de possibilité de cuisiner et de faire la lessive.

Cette famille semble subir des pressions administratives visant à la garder dans les plus grandes difficultés en prenant le risque de créer des problèmes de santé à la maman et au bébé à naître et de voir la scolarité et aussi la santé des autres enfants grandement déstabilisées.

Nous rappelons que la volonté d’héberger en hôtel touristique correspond à la volonté administrative de créer de la précarité et est la solution la plus coûteuse pour les finances publiques. Ces enfants ont été contraints de quitter leur école de Brest, sans que le directeur n'en soit même informé.

A Morlaix ils ont intégré l'école dès le 9 janvier, mais n'ont pu y aller les derniers jours avant ces vacances de février, la famille ayant eu un nouvel hébergement à Lanhouarneau pour 10 jours. Depuis des mois ils sont tous maintenus dans la plus grande incertitude sur leur proche avenir.

La famille refuse un retour aidé en Tchétchénie tellement les menaces sont grandes pour elle là-bas compte tenu des conditions géo politiques qui règnent encore dans cette région contrôlée par la Russie Nous, citoyens solidaires, associations, collectifs, partis politiques, exigeons une solution d'hébergement durable et sédentaire pour la famille K. et l'arrêt des pressions administratives injustifiées qui maintiennent les enfants dans une précarité extrême, indigne d'une république qui a signé les conventions internationales des droits de l'homme et des droits de l'enfant.

Nous rendons hommage aux élus locaux de Lanhouarneau et Saint Pol de Léon pour leurs aides et l'humanité de leur accueil.

Nous vous demandons, Mr LE PREFET du Finistère une audience rapidement pour évoquer la situation dramatique de cette famille, vous faire part de nos plus grandes inquiétudes les avis médicaux sont alarmants. Vous remerciant par avance de votre attention, nous vous prions d’agréer Mr le Préfet l’assurance de notre respectueuse considération.

Collectif de soutien à la famille K –

Pays de Morlaix Solidarité Migrants –

Morlaix Libertés –

Les Utopistes en Actions –

Comité de Chômeurs et précaire de Morlaix –

Cimade antenne de Brest –

EELV Pays de Morlaix et EELV Brest –

Acat Morlaix –

Parti Socialiste Morlaix -

La France Insoumise Morlaix –

Parti Communiste Français (Morlaix et Finistère) –

Breton solidaires, on agit  . 

 

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11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 08:38

Rassemblements et Manifestations  à 10H30  devant les permanences des députés  (1)

 

BREST  Place de la Liberté.puis  permanence de J.C Larsoneur  Bd Gambettta

CHATEAULIN    2, rue Baltzer (R Ferrand) 

CONCARNEAU     40 rue Bayard (E Balanant)

LANDERNEAU  54, quai de Léon (G Melchior)   

MORLAIX Devant la Mairie de Morlaix et manifestation vers permanence  21 place Cornic (S Le Feur)

 PONT L’ABBE ,12 rue de Port  (L Tanguy)

QUIMPER  Place  de la Résistance ...puis permanence de A. Le Meur , 5 Venelle de Kergos

 

 

 Le 28 septembre 2017, à l’appel de 9 organisations nationales de retraité-e-s, des manifestations organisées dans tout le pays ont rassemblé plus de 80 000 retraités, décidés à mettre en garde le gouvernement contre l’augmentation de la CSG de 1,7 point.

 

Ils étaient  2.500 à Brest, Morlaix et Quimper… Du jamais vu.

 

Pour eux, cette nouvelle  retenue sur leurs pensions s’ajouterait à une liste déjà longue, de diminution de leur pouvoir d’achat : -la CASA de 0,3%, -la suppression de la 1/2 part fiscale pour les veuves et veufs, la fiscalisation de la majoration familiale --le blocage des pensions pendant 4 ans…

 

On leur annonce dans le même temps que leurs pensions seront à nouveau gelées  en 2018 et, les complémentaires retraites bloquées !

 

Et, dès le 1er janvier, sont arrivées les augmentations de la complémentaire santé, du gaz qui prend 6,9%, du forfait hospitalier qui passe à 20 €, des taxes sur le carburant........

 

Pourtant, malgré nos protestations, il s’est trouvé une majorité parlementaire  « en marche » !  (Dont l’ensemble des députés du Finistère) pour voter cette  augmentation de la  CSG qui frappe  plus de 60% des retraités.

 

Pour des millions de petits retraités, c’est la douche froide.

 

Macron et sa ministre du travail s’étaient bien gardés de préciser que cette hausse s’appliquerait non pas en fonction des pensions mais de l’ensemble des revenus des retraités. De nombreux retraités sont ainsi touchés alors qu’ils pensaient que la mesure ne leur serait pas appliquée.

 

 

Reste que des millions de retraités ont la mauvaise surprise de découvrir, en ce début d’année, qu’ils sont frappés de plein fouet par une perte conséquente sur le montant de leur retraite, pouvant atteindre, voire dépasser les 500 € par an ou 40€ par mois !

 

 

Certains retraités nous disent aujourd’hui : « 40€ par mois c’est le prix d’une bouteille de gaz »

Ou : « 500€ cette année c’est l’espoir d’un voyage parfois prévu de longue date qui s’évanouit »

 

 (1)-à l’appel de  la CGT  -   CFE/CGC  - CFTC-  FO   –   FSU  -   la FGR/FP   -  LSR   -  Solidaires

 

 

Ces dégradations des pensions provoquent la colère des retraités.

 

Le 9 février avec la CGT ils ont déposé à la Préfecture du Finistère 1.300 cartes de vœux à l’adresse du Président de la République pour lui dire :

 

« Merci monsieur le Président pour ces étrennes… Je n’ai besoin  ni de mépris ni de compassion ; mais du juste retour de ma vie de travail et de cotisations. Je refuse l’augmentation de la CSG et exige l’augmentation de ma pension, pour pouvoir vivre dignement ma retraite…. »

 

Macron c’est d’autres choix… pour les plus riches !

 

Que l’on ne nous dise pas que la suppression de la taxe ‘habitation va bien nous aider.

Cette mesure n’est certainement pas une compensation à la baisse du pouvoir d’achat des retraités. et n’est pas encore appliquée.

 A contrario, la baisse des APL, et l’augmentation des charges dans les HLM touchent bien les retraités …les moins  aisés !

 

Par ailleurs, on nous présente cette augmentation comme une aide à la solidarité intergénérationnelle.

Mais à qui profite-telle réellement ?

 

En fait de solidarité, la politique Macron c’est  cadeaux fiscaux à l’égard d’une minorité et … mesures de rigueur à l’égard du plus grand nombre, dont les personnes retraitées.

Ce n’est pas notre conception de la solidarité

 

 

En France, la fortune des 39 plus riches milliardaires a grimpé de 21 % en 2017, atteignant, au total, 245 milliards sur les vingt dernières années. … Les 10 plus grandes fortunes françaises ont augmenté de 950 %, bien loin des 35 % d’inflation dans la même période.

Le CAC 40 a progressé de 9,26 % cette année, bien loin de la progression des salaires et des pensions

 

 

NON  les retraités ne sont pas des privilégiés.

 

La pension du retraité n’est pas une allocation sociale ni une variable d’ajustement mais un droit acquis par le travail.

 

Les députés de la majorité présidentielle ont voté l’augmentation de la CSG.

 

Le 15 Mars les retraités exigeront son annulation, et la revalorisation immédiate de leurs pensions.

Le 15 mars, non à l'augmentation de la CSG, oui à l'augmentation des pensions: rassemblons-nous devant les permanences des députés finistériens de Macron qui matraquent les retraités!
Le 15 mars, non à l'augmentation de la CSG, oui à l'augmentation des pensions: rassemblons-nous devant les permanences des députés finistériens de Macron qui matraquent les retraités!
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11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 07:50
Forum de la résistance à Brest le 19 avril 2018 - 18h - en présence de Georges Duffau-Epstein, conférence de Michel Madec et de descendants de FTP de la région brestoise
Forum de la résistance à Brest le 19 avril 2018 - 18h - en présence de Georges Duffau-Epstein, conférence de Michel Madec et de descendants de FTP de la région brestoise
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10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 12:05
Finistère. Pourquoi les retraités manifestent le 15 mars ? (Ouest-France, 9 mars 2018)
Ouest-France
Finistère. Pourquoi les retraités manifestent le 15 mars ?

Publié le 09/03/2018

 
Une intersyndicale de retraités du Finistère appelle à manifester le 15 mars prochain. | Ouest-France

Une intersyndicale de retraités appelle à une manifestation nationale, jeudi prochain 15 mars à Brest, Concarneau, Morlaix, Quimper, Châteaulin, Landerneau et Pont-l’Abbé.

Les retraités du Finistère sont à nouveau appelés à battre le pavé de Brest, Concarneau, Morlaix, Quimper, Châteaulin, Landerneau et Pont-l’Abbé. Mais au fait, pourquoi sont-ils mécontents ?

Parce que les prélèvements augmentent

Ou plus précisément la CSG, la Contribution sociale généralisée. Elle a été augmentée de 1,7 point au 1er janvier 2018. "Plus de 60 % des retraités sont touchés par cette hausse, dénoncent les retraités de 7 syndicats et une association du Finistère (1) qui appellent au rassemblement le 15 mars prochain. Certains couples proches du seuil de pauvreté sont tout de même taxés !"

Parce que les pensions ne bougent pas

Cela fait 5 ans que les pensions de retraite de base ne sont pas revalorisées. Hormis une hausse de 0,8 % en octobre 2017.

Parce qu’ils ont un sentiment d’injustice

"Alors que les pensions ne bougent pas, les revenus du capital, eux augmentent", tempêtent les retraités finistériens. La suppression de l’ISF, l’impôt sur la fortune, passe mal. "Ce sont des cadeaux faits aux plus fortunés."

Parce qu’ils sont souvent pointés du doigt

"On a participé à la création de richesse, durant 40 voire 45 ans ! s’exclame Michelle Jezequel, membre de la CGT Fapt (salariés de la poste et des télécommunications). Aujourd’hui, on nous dit qu’on est aisés à partir de 1 200 €. Mais quel mépris ! 66 % des femmes retraitées gagnent moins de 900 € par mois."

Le mépris, ils le ressentent aussi de la part des députés LREM. "L’un d’entre eux nous a tout de même dit que si nous avions faim, nous n’avions qu’à aller à la pêche à la palourde !"

Parce que sans eux "la France s’arrête"

Les retraités grossissent les rangs du bénévolat sportif, caritatif, culturel. Ils exercent bien souvent la solidarité familiale envers leurs enfants, leurs petits-enfants, parfois leurs parents. "Si tous les retraités décidaient de faire grève, la France serait à l’arrêt, ironise Michelle Jezequel. Plus d’associations et plus personne pour garder les petits enfants !"

Jeudi 15 mars, à 10 h 30 place de la Résistance à Quimper, place de la Liberté à Brest, devant la permanence de Richard Ferrand, 2 rue Baltzer à Châteaulin, devant la permanence d’Erwan Balanant, 40 rue Bayard àConcarneau, devant la permanence de Liliane Tanguy, 12 rue du Prat à Pont-l’Abbé, devant la permanence de Graziella Melchior, 54 quai de Léon à Landerneau et devant la mairie de Morlaix.

(1) La CGT Retraités, l’Union confédérale des Retraités-Force Ouvrière, (UCR-FO), la CFTC, la CFE-CGC, FSU, Solidaires, les retraités de la fonction publique et l’association Loisirs solidarités retraités.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/finistere-pourquoi-les-retraites-manifestent-le-15-mars-5612311

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10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 12:04
Volonté d'indépendance du Crédit Mutuel-Arkéa: Prenons un peu de profondeur de champ par rapport à la rhétorique bien huilée du banquier sarkozyste Jean-Pierre Denis et des organes de presse qui la véhiculent...

 

L’origine du mouvement mutualiste bancaire se situe en Allemagne, en Rhénanie, plus précisément. Un fonctionnaire municipal, issu d’un milieu de pauvreté, Frédéric-Guillaume Raiffeisen, marqué par la grande disette qui a sévi entre 1846 et 1847 crée une caisse de secours aux agriculteurs pour lutter contre l’usure. La première caisse mutuelle de dépôts et prêts, permettant aux agriculteurs disposant de finances de recevoir un intérêt en déposant leurs avoirs dans cette caisse qui prêtait cet argent aux paysans, à taux faibles, pour leur permettre de survivre, de s’installer ou d’investir. Cette caisse fait rapidement des petits en Alsace, qui fonctionnent grâce aux bénévoles qui décident d’y consacrer leur temps. Cette idée, dans ces régions, émane d’un courant « chrétien-social ». Les premières caisses mutuelles de dépôts et prêts crées en Bretagne, sont également initiées par ce même courant, et sont d’ailleurs ouvertes le plus souvent dans les presbytères.

 

Un autre courant de pensée et d’action participe à la mise sur pieds de fédérations de crédit mutuel, le syndicalisme (principalement la CGT) et la gauche ouvrière, singulièrement le Parti Communiste. Longtemps, les dirigeants du Crédit Mutuel Méditerranéen et du Dauphiné-Vivarais (Pierrev Juvin qui fut aussi Président de la MACIF), étaient des communistes. La fédération du Sud-Ouest (Angoulême/Bordeaux) a été  crée par les militants CGT de la poudrerie d’Angoulême.

 

Au fil du temps, le besoin de fédérer ce mouvement s’est traduit par la création de La Confédération Nationale du Crédit Mutuel. Cette « unification » du Crédit Mutuel a mis plusieurs décennies avant d’aboutir.

 

En Bretagne, les Caisses Rurales et Urbaines du CM du sud finistère, les Caisses d’Entraides des Côtes d’Armor et la Fédération du CM de Landerneau, qui se nommait déjà CMB, ont fusionné dans la période allant de fin des années 1970 au début des années 1980.

 

La philosophie du mouvement mutualiste est : "un homme, une voix". C’est sur la base de ce principe que chaque fédération se Crédit Mutuel  est représentée au niveau confédéral en fonction du nombre de sociétaires qu’elle compte en ses livres.

 

Lors de la privatisation du groupe CIC, le Crédit Mutuel d’Alsace (le plus puissant financièrement) s’est porté candidat au rachat, en obtenant  l’appui politique des autres fédérations du CM, et a emporté la mise.

 

Dans le même temps, les regroupements se poursuivent en interne et rapidement, trois groupes cohabitent : l’Alsace qui s’entoure de 10 fédérations satellites ( Champagne-Ardennes, Lyon, Ile de France, Nantes, Laval, La Roche/Yon, Caen, Chateaudun, Méditerranée, Dauphiné-Vivarais) Ce groupe, ainsi constitué est appelé CM11/CIC. La fédération de CM du Nord conserve son indépendance politique, tout en dépendant de l’informatique du CM11/CIC. Le CMB s’allie au CM du Sud-Ouest et au CM Massif Central et dispose de son informatique propre, ainsi que de sa compagnie d’assurance vie et IARD (SURAVENIR).

 

Ces trois groupes possèdent chacun un nombre important de filiales, telles que des banques en ligne.

 

2008 : arrivée à la tête du CMB, qui avait déjà fait le choix de se nommer « Groupe Arkéa », Jean-Pierre Denis, ex directeur de cabinet de Chirac à la mairie de Paris et ex membre du cabinet de Sarkozy à l’Elysée.

 

Homme de droite et libéral convaincu, Jean-Pierre Denis crée rapidement la Société des Cadres de Direction(SCD) qui devient prestataire de service pour diriger toutes les sociétés du groupe. A son arrivée, la rémunération des principaux dirigeant étaient inférieure à 100 000€/an.

Très rapidement, la rémunération s’emballe pour atteindre 1,6 millions € en 2016.

Pas très mutualiste dans la démarche comme dans les montants…

Pour comparaison, La rémunération annuelle du Président de la Confédération du CM est de 800 000€ en 2016.

 

Au regard des ces faits, on peut mieux comprendre la volonté d’indépendance de Jean-Pierre Denis qui ne veut à aucun prix rendre des comptes à la Confédération et continuer à acquérir ou prendre des participations dans les secteurs qu’il juge opportuns.

 

L’organisation nationale du CM implique une solidarité financière entre tous les membres de la Confédération et les résultats, ainsi que le ratio prudentiel consolidé servent de critère aux agences internationales de notations pour apprécier la solidité de l’entité Crédit Mutuel.

 

La note attribuée par ces agences influent sur les taux de refinancement que paie le CM sur les marchés.

 

L’indépendance du Groupe Arkéa aura, inévitablement une influence sur les taux pratiqués, ce qui risque fort d’entraîner, mécaniquement, une hausse des taux appliqués aux sociétaires et clients ainsi qu’une augmentation significative des frais de gestion facturés.

 

Dans une logique capitaliste de réduction des coûts, nous savons à l’avance qui devra payer l’addition : ce sont les salariés.

 

De plus, cette indépendance implique la perte de la « marque » Crédit Mutuel et donc, selon toute vraisemblance, la perte du statut de banque mutualiste. Pour quel statut ??? 

 

Notre responsabilité politique tient à demander qu’un médiateur soit nommé par le gouvernement pour que les liens soient renoués et que l’aventure de la sécession soit évitée.

  •  Les dirigeants du Groupe Arkéa se glorifient de l’excellence des résultats depuis 2008 et s’en servent pour justifier l’indépendance par rapport à la Confédération.
  • Cet argument se retourne très facilement : ce développement très favorable s’est bien déroulé alors qu’Arkéa demeurait au sein de la Confédération, donc l’appartenance à la Confédération n’a empêché en rien le développement autonome du Groupe Arkéa.
  •  Quel serait le statut bancaire du Groupe Arkéa en cas de départ de la Confédération ??
  • De quel manière les dirigeants du CMB Arkéa peuvent-ils rassurer ses clients-sociétaires quant à l’appréciation du groupe sur les marchés financiers ??
  • Les parts sociales détenues par les sociétaires continueront-elles d’être incluses dans les fonds propres ??
  • Quels engagements en terme de pérennisation  et de progression de l’emploi ??
  • Quelle influence sur la fidélité de la clientèle pourrait avoir la disparition de la marque Crédit Mutuel ??

 

La Fédération du Finistère du Parti Communiste Français

1 er MARS 2018 

Le Samedi 17 février, le Ouest-France a publié notre communiqué sur le conflit au Crédit Mutuel Arkéa. Merci au journal de faire son travail pour l'expression du pluralisme politique

Arkéa: les communistes contre le "divorce"

La fédération du Finistère se positionne sur la situation du CMB Arkéa et le conflit qui pourrait mener à "un divorce qui, pour nous, aurait des conséquences très dangereuses pour les salariés et la pérennité de l'activité". Les communistes se disent "très attachés aux valeurs du mouvement mutualiste". Selon eux, "la scission comporte des risques et des interrogations multiples". 
Ils évoquent ainsi le risque de la dégradation de la note du CMB-Arkéa, ce qui pèserait sur le coût des ressources; le risque de voir exclues des fonds propres les parts sociales qui y sont actuellement intégrées; la perte de la "marque" Crédit Mutuel, et pour quel statut bancaire: mutualiste, coopératif, banque classique...? ; l'abandon de la solidarité nationale interfédérale. 
Les élus communistes soulignent aussi que "la crainte la plus importante à nos yeux, ce sont les interrogations sur les conséquences à terme sur les salariés, leurs conditions de travail et leurs emplois". 
Pour conclure, ils indiquent que "si les craintes que nous ne sommes pas les seuls à redouter viennent à se réaliser, les dirigeants du CMB Arkéa, et singulièrement son président, porteraient une très lourde responsabilité".

Ouest-France, pages Finistère, samedi 17 février 2018

CMB-ARKEA:  un divorce qui doit être évité car il aurait des conséquences plus que périlleuses! (déclaration du PCF Finistère)

Fédération du Finistère du Parti Communiste Français

5 rue Henri Moreau – 29 200 BREST – 06 20 90 10 52

 

CMB-ARKEA:

un divorce qui doit être évité car il aurait des conséquences plus que périlleuses!

 

Communiqué du PCF Finistère - 16 février 2018

La volonté exprimée par les dirigeant du CMB-ARKEA et de la fédération du CMB de quitter la confédération Nationale du Crédit Mutuel s’affirme de jour en jour. Les administrateurs des caisses locales vont avoir à exprimer leur choix.

Les communistes qui ont été à l’origine de la création de plusieurs fédérations de Crédit Mutuel (Marseille, Valence, Angoulême), sont très attachés aux valeurs du mouvement mutualiste et souhaitent attirer l’attention de chacun(e) sur les enjeux du conflit en cours.

La scission comporte des risques et des interrogations multiples :

-Risque de dégradation de la note du CMB-ARKEA , comme Standars & Poors vient de le signifier, ce qui pèserait sur le coût des ressources, voire sur le ratio prudentiel à moyen terme

-Risque de voir exclues des fonds propres les parts sociales qui y sont actuellement intégrées

-Perte de la « marque » Crédit Mutuel qui est la banque préférée des français, pour quel statut bancaire (mutualiste, coopératif, banque classique…?

-Abandon de la solidarité nationale interfédérale

Enfin,  une crainte importante à nos yeux concerne les interrogations sur les conséquences à terme sur les salariés, leur conditions de travail et leurs emplois.

Les craintes que nous exprimons sont également exposées dans les conclusions du rapport commandé par la Direction Générale du Trésor et la Banque de France à Christian Noyer, gouverneur honoraire de la Banque de France : «  Le maintien de l’unité serait nettement préférable, tant pour la stabilité de l’ensemble du monde bancaire mutualiste et la crédibilité du modèle mutualiste eu sein de l’union bancaire, que d’un point de vue prudentiel dans la mesure ou la viabilité d’ARKEA dans un scénario de séparation reste à vérifier »

Le Crédit Mutuel, composé de multiples caisses départementales ou régionales a mis des décennies avant de trouver son unité nationale. Un retour en arrière aurait un effet désastreux sur l’image de cette « famille » mutualiste en risquant de fragiliser fortement les composantes essentielles et historiques que constituent le Crédit Mutuel de Bretagne et le CMB-ARKEA.

D’ores et déjà, la fédération du Crédit Mutuel Massif Central, qui fait partie d’ARKEA, jusqu’à présent, s’est désolidarisée de la démarche engagée.

Si les craintes que nous ne sommes pas les seuls à redouter venaient à se réaliser, les dirigeants du CMB-ARKEA, et singulièrement son Président, porteraient une très lourde responsabilité.

Il n’est jamais trop tard pour renouer un dialogue et entrer en négociation sur le champ d’autonomie qui pourrait être reconnu au CMB-ARKEA, ce que n’interdisent pas les statuts de la CNCM. La nomination d’un médiateur pourrait faciliter cette démarche, le gouvernement ne pouvant se désintéresser d’un sujet aussi brûlant.

Brest, le 16 février 2018

Ouest-France
Crédit Mutuel de Bretagne : privé de Paris

Publié le 09/03/2018

 

 

Le siège du Crédit Mutuel Arkéa au Relecq-Kerhuon aux portes de Brest. | archives Béatrice Le Grand

Le Crédit Mutuel de Bretagne voulait s’installer à Paris. Mais la justice ne lui donne pas le feu vert. Pour autant, la banque bretonne y voit la preuve que son appartenance à la Confédération nationale de la banque mutualiste est un frein à son développement.

Le conflit entre le groupe Crédit Mutuel Arkéa (fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central), un ensemble de quelque 9 500 salariés et plus de 4 millions de clients, et la Confédération nationale de la banque mutualiste, a connu deux nouveaux épisodes devant la Justice. Arkéa a lancé le processus afin de quitter l’organe central. Une indépendance dont il ne doute pas qu’il tirera profit pour se développer.

Pas de caisse à Paris pour le Crédit Mutuel de Bretagne

On peut parfois être satisfait d’une décision de justice qui ne vous donne pas satisfaction. La cour administrative d’appel de Paris vient de rejeter le recours du Crédit Mutuel de Bretagne contre une décision de la Confédération nationale de la banque mutualiste. Celle-ci avait refusé à la banque bretonne d’ouvrir une caisse dans la capitale. En Bretagne, elle en compte 220.

Le groupe Arkéa (fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central) y voit la preuve que son appartenance à la Confédération nationale est bel et bien un frein à son développement. Et c’est pour cela qu’il envisage de la quitter. Ses caisses locales seront consultées sur le sujet à partir du 23 mars. De grandes manœuvres sans précédent dans le monde bancaire.

Si l’indépendance devient réalité, le groupe installé au Relecq-Kerhuon, près de Brest, en attend de nouveaux territoires à conquérir, au-delà de ses limites territoriales. « Nous pourrons nous développer où cela aura du sens par rapport à nos enjeux commerciaux », explique-t-on au siège d’Arkéa. Comme à Paris justement.

Plus en bas, la fédération du Sud-Ouest est présente dans les départements de la Dordogne, de Gironde et de la Charente-Maritime. Seulement, la Région Nouvelle Aquitaine en compte 12. De quoi donner des envies d’expansion au groupe Arkéa où l’on ajoute : « Nos bons résultats montrent que nous pouvons nous développer. »

Plus de frontières territoriales

À la Confédération nationale, on est aussi satisfait de cette décision. Parce qu’elle rappelle, pour l’organe central, une règle majeure : « Il ne peut exister qu’une seule fédération territorialement compétente pour une circonscription donnée. » Autrement dit, une fédération ne peut aller chercher de nouveaux clients sur le territoire d’une fédération voisine.

L’organe central évoque aussi la volonté d’indépendance affichée depuis des mois par le groupe Arkéa : « Cette décision conduit à s’interroger encore davantage sur le souhait des dirigeants du Crédit Mutuel Arkéa de quitter le groupe Crédit Mutuel, ce qui induira nécessairement la fin du bénéfice de la territorialité pour les caisses concernées et le développement de caisses de crédit mutuel dans ces territoires. » Menace à peine voilée. Si Arkéa quitte bel et bien la Confédération nationale, rien ne pourra lui interdire de chercher à se développer au-delà de ses territoires historiques. Mais rien n’empêchera, non plus, d’autres fédérations de venir y chercher de nouveaux clients.

Les sanctions à l’égard d’Arkéa stoppées

Sur un autre front, Arkéa a obtenu gain de cause. Le Conseil d’État a estimé que la Confédération nationale ne pouvait s’appuyer sur ses statuts actuels pour sanctionner les dirigeants d’Arkéa. Mais l’organe central envisage de les revoir sans tarder.

« Cela confirme ce qu’a toujours affirmé le groupe Arkéa. La Confédération nationale ne peut donc engager légalement aucune procédure de sanction sur la base de ses statuts actuels. La procédure de sanction engagée à l’encontre des dirigeants du groupe Arkéa est donc caduque », poursuit ainsi Arkéa.

Si de son côté, la Confédération nationale ne peut que prendre acte de cette décision, elle explique aussi qu’elle ne remet pas pour autant son pouvoir de sanctionner des dirigeants. À condition, effectivement, de revoir la procédure.

Une lettre ouverte de la caisse du Crédit Mutuel Rennes enseignant

Les administrateurs de la caisse du Crédit Mutuel Rennes enseignant sont opposés au départ de la Confédération nationale. Au total, en Ille-et-Vilaine, cette caisse qui rassemble des enseignants et du personnel administratif des établissements scolaires, compte 7 000 clients et sociétaires.

Ces administrateurs ne croient pas qu’un départ d’Arkéa est la condition désormais indispensable à son développement. « Notre liberté, c’est de croire que la Confédération nationale du Crédit Mutuel soutiendra notre développement et garantira notre autonomie comme cela a toujours été. Notre liberté, c’est de refuser une scission que les sociétaires n’ont pas demandée », insistent-ils.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/credit-mutuel-de-bretagne-prive-de-paris-5612699

fédération nationale ne peut que prendre acte de cette décision, elle explique aussi qu’elle ne remet pas pour autant son pouvoir de sanctionner des dirigeants. À condition, effectivement, de revoir la procédure.

Une lettre ouverte de la caisse du Crédit Mutuel Rennes enseignant

Les administrateurs de la caisse du Crédit Mutuel Rennes enseignant sont opposés au départ de la Confédération nationale. Au total, en Ille-et-Vilaine, cette caisse qui rassemble des enseignants et du personnel administratif des établissements scolaires, compte 7 000 clients et sociétaires.

Ces administrateurs ne croient pas qu’un départ d’Arkéa est la condition désormais indispensable à son développement. « Notre liberté, c’est de croire que la Confédération nationale du Crédit Mutuel soutiendra notre développement et garantira notre autonomie comme cela a toujours été. Notre liberté, c’est de refuser une scission que les sociétaires n’ont pas demandée », insistent-ils.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/credit-mutuel-de-bretagne-prive-de-paris-5612699

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9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 12:36
Parti Communiste Français Fédération du Finistère 5, rue Henri Moreau 29200 Brest Tél: 0298434778

Parti Communiste Français Fédération du Finistère 5, rue Henri Moreau 29200 Brest Tél: 0298434778

Parti Communiste Français

Fédération du Finistère

5, rue Henri Moreau

29200 Brest

Tél: 0298434778

Madame la Présidente du Conseil Départemental du Finistère.

Monsieur le Président du Conseil Régional

de Bretagne.

.

 

 Objet: Lettre ouverte aux élus et à la population.

Réforme de la SNCF. Accessibilité de la pointe bretonne.

 

Brest le 7 mars 2018

Madame la Présidente, Monsieur le Président.

 

Lundi 17 février 2018, 300 personnalités du monde politique, économique et social, se sont réunies à Quimper, au siège du Conseil Départemental, pour défendre le pacte d’accessibilité de la pointe bretonne dans une totale unanimité. Quelques différences de stratégies uniquement sur la forme afin de désenclaver la Bretagne, le Finistère, et mettre Quimper et Brest à 3h00 de Paris par le TGV.

Dans le même temps, après les rapports Duron et Spinetta sur la SNCF dressant des tableaux apocalyptiques de la société nationale et proposant des réformes libérales en vue de la libéralisation , de la privatisation, de l’abandon ou du transfert vers les collectivités régionales des lignes déficitaires, le gouvernement annonce le recours aux ordonnances, la réforme du statut de la SNCF, l’ouverture à la concurrence, la suppression du statut des cheminots et renvoie aux Régions la gestion et la suppression de 9000 kilomètres de lignes!

Dans de telles conditions, si les ordonnances sont votées à l’Assemblée Nationale et au Sénat, via une loi d’habilitation, il en sera fini des engagements et vœux du pacte d’accessibilité de la pointe bretonne à 3h00 de Paris. La responsabilité des députés et sénateurs bretons est engagée!

Les promesses n’engageants de plus en plus et malheureusement que ceux qui les croient, comment croire qu’avec la fin d’un service public unifié, la SNCF livrée à la concurrence aura la possibilité et la capacité d’investir dans les travaux nécessaires afin de mettre Brest et Quimper à 1h30 de Rennes!

Déjà, suite aux politiques libérales de l’Union Européenne, déclinées par les gouvernements successifs, d’ailleurs souvent anticipées par la direction de la SNCF avec ses dernières réformes, 70 % des TGV ne sont plus rentables du fait du coût astronomique des péages ferroviaires!

Ainsi, si cette réforme passe, il est fortement à craindre, la rumeur circulant, que nous n’ayons bientôt plus que des TGV privatisés de Paris à Rennes et des TER gérés en Service Public régional entre Rennes, Brest et Quimper aux frais des collectivités..

Qui pourra croire également, qu’avec la fin du statut des cheminots, véritable leurre pour la population et ses représentants, que les chemins de fer fonctionneront mieux? 

Le statut des cheminots est la contrepartie du service public et des contraintes du métier. Chaque profession ayant ses avantages et ses inconvénients. D’ailleurs, depuis les dernières réformes de la SNCF, du fait des suppressions massives d’emplois ( 2000 par an, 30 000 en 15 ans), des salaires proposés et des conditions de travail, de la baisse continue du pouvoir d’achat, de la réforme des retraites avec le recul progressif de l’âge de départ, il est reconnu que l’entreprise a du mal à recruter des conducteurs. La SNCF ne pourra sûrement pas mieux fonctionner avec des appels d’offres toujours au moins disant et une main d’œuvre de plus en plus précarisée et mal payée.

Le prix du billet de train coûtera-t-il moins cher? Il n’y a qu’a aller chez nos voisins Anglais pour le vérifier. Les prix ont augmenté de 60% depuis la privatisation, comme chez nous pour les prix de l’énergie depuis 5 ans. La concurrence ne fait pas baisser les prix, nous le voyons bien à l’expérience et aussi au vu des scandales d’ententes sur les prix. Le peuple Anglais aujourd’hui revendique à 65% la renationalisation des chemins de fer Britannique.

La sécurité ferroviaire sera-t-elle assurée? L’exemple de l’Angleterre est encore édifiant mais aussi malheureusement dans notre pays avec l’accident dramatique de Brétigny conséquence d’économie de maintenance, de suppressions d’emplois de cheminots et de manque d’investissements dans le réseau.

Le service public sera-t-il mieux assuré? Personne ne peut le croire surtout que nous voyons, toujours pour les mêmes raisons, de moins en moins de cheminots dans les gares et sur les quais; des trains sans contrôleurs; les guichets supprimés et les usagers sans information, renvoyés vers Internet ou vers d’autres modes de transport!

La dette de la SNCF n’est jamais que la dette que l’État lui fait supporter selon des règles comptables et de gestion imposées afin que la France ne passe pas pour une république bananière. Quelles seraient les dettes des routes et des autoroutes si celles-ci étaient gérées par une société en propre comme la SNCF ?

Quelles seraient les situations financières des compagnies aériennes si elles ne bénéficiaient pas d’exonérations de taxes sur les carburants?

Le Fret ferroviaire s’est écroulé dans notre pays depuis la libéralisation et la mise en concurrence. Ne laissons pas éclater la SNCF et casser le ferroviaire voyageur.

Revenons à un véritable service public SNCF voyageurs et marchandises où les lignes rentables compensent les lignes déficitaires, pour le bien commun, l’écologie et la sécurité de tous.

Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir Madame la Présidente, Monsieur le Président nos salutations les plus respectueuses.

 

Pour les communistes du Finistère

Le Secrétaire Départemental

Ismaël DUPONT

 

Publication du communiqué du PCF Finistère sur la réforme de la SNCF et l'accessibilité de la pointe bretonne ce vendredi 9 mars dans le Ouest-France

Publication du communiqué du PCF Finistère sur la réforme de la SNCF et l'accessibilité de la pointe bretonne ce vendredi 9 mars dans le Ouest-France

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9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 09:22
Carhaix, samedi 10 mars de 13h à 17h: journée d'information sur la révolution kurde. Hommage à Kendal Breizh. Avec participation de la fédération du Parti Communiste Français du Finistère

A l'invitation des organisateurs, la fédération du Finistère du Parti Communiste interviendra par une intervention d'Ismaël Dupont rappelant les positions et engagements de notre parti et de ses parlementaires au côté du HDP et des forces démocratiques kurdes syriennes victimes des bombardements à Afrin, entre 15h30 et 17h. 

En soutien au peuple kurde, pour dénoncer la répression des forces démocratiques et des kurdes en Syrie et l'agression militaire turque et islamiste à Afrin contre une expérience politique laïque, progressiste au Rojava, pour demander à ce que la France cesse sa complicité avec le régime islamo-fasciste d'Erdogan.

Kendal Breizh, de son vrai nom Olivier Le Clainche, était parti rejoindre à l’été 2017 les forces kurdes au Rojava (nord de la Syrie).

Les amis de Kendal Breizh, les Amitiés kurdes de Bretagne et le Centre démocratique kurde de Rennes lui rendront un hommage public le 10 mars dans le cadre d’une "journée d’information sur la révolution kurde"  au centre culturel Glenmor, de 13 h à 17 h.

Au programme : 13 h 30 - 15 h 30 : projections-débats ; table-rondes sur la situation au Kurdistan, les luttes des Kurdes, la solidarité internationale ; stands d’information. 15 h 30 - 17 h : hommage à Kendal Breizh.

 

Carhaix (29) – centre culturel Glenmor

Le samedi 10 mars 2018 de 13h à 17h

Journée d’information sur la révolution kurde
Hommage à Kendal Breizh

13h : accueil du public

13h30 – 15h30 : projections-débats ; table-rondes sur la situation au Kurdistan, les luttes des Kurdes, la solidarité internationale ; stands d’information

15h30 – 17h : hommage à Kendal Breizh

Organisé par :

  • les amis et camarades de Kendal Breizh
  • le centre démocratique kurde de Rennes (CDK-R)
  • Amitiés kurdes de Bretagne (AKB)
Carhaix, samedi 10 mars de 13h à 17h: journée d'information sur la révolution kurde. Hommage à Kendal Breizh. Avec participation de la fédération du Parti Communiste Français du Finistère
Carhaix, samedi 10 mars de 13h à 17h: journée d'information sur la révolution kurde. Hommage à Kendal Breizh. Avec participation de la fédération du Parti Communiste Français du Finistère

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Contre la guerre, stop Erdogan! - Francis Wurtz, député européen honoraire dans L'Humanité Dimanche

Contre la guerre, stop Erdogan! - Francis Wurtz, député européen honoraire dans L'Humanité Dimanche

La première chose à rappeler à propos de l’offensive militaire turque contre la région de Syrie tenue par les Kurdes, c’est qu’il s’agit d’une « violation flagrante des principes du droit international » et d’un « acte d’agression pour lequel Erdogan et d’autres fonctionnaires de l’Etat (turc) devraient être tenus pénalement responsables » (1)

Circonstance aggravante: elle n’est pas le résultat d’une crise conjoncturelle, mais s’inscrit dans un projet stratégique affirmé du Président turc : empêcher à tout prix, dans cette région kurde du nord de la Syrie, la jonction de l’enclave d’Afrin (500 000 civils dont un grand nombre de réfugiés d’autres régions syriennes) avec les deux autres districts peuplés majoritairement de Kurdes, Kobané et Qamishli. L’émergence d’une entité autonome gérée par les Kurdes du Parti PYD, proche du PKK , à proximité de la Turquie, est le cauchemar d’Erdogan.

Ces combattants -que les Etats-Unis eux-mêmes considèrent être le meilleur rempart contre les « djihadistes » de Daesh, au point de vouloir les intégrer dans une force de 30 000 hommes chargés d’empêcher le retour de « l’Etat islamique »-, le dictateur d’Ankara n’y voit qu’une « armée de terroristes » qu’il s’est juré de « tuer dans l’œuf ».

En outre, tout opposant à cette guerre en Turquie-même subira le même sort : « Nous écraserons quiconque se dressera contre nous dans cette lutte nationale » avait prévenu Erdogan ! De fait, nombre de « traitres à la patrie » sont arrêtés, tandis que des « recommandations » sont transmises à la presse pour qu’elle livre à l’opinion un « journalisme patriotique »…Un vent de folie ultra-nationaliste et militariste souffle sur tout le pays.

Mais le maître d’Ankara ne limite pas ses menaces à ses compatriotes : « Si la France ou un autre pays porte l’affaire devant le Conseil de sécurité de l’ONU, la Turquie considèrera qu’elle prend parti pour une organisation terroriste et agira en conséquence », a-t-il froidement asséné à l’adresse de la communauté internationale, pourtant, à ce jour, fort mesurée dans ses critiques.

Ajoutons que cette aventure sanglante , non seulement perturbe la poursuite des combats anti-Daesh en Syrie -les Kurdes défendant désormais prioritairement leur propre territoire contre l’armée turque et ses supplétifs-, mais risque de compromettre les tentatives de négociations (dites d’Astana) en vue d’une transition politique entre Damas, les rebelles et les puissances engagées dans la tragédie syrienne. « Des zones de désescalade redeviennent des zones de conflits. Donc, naturellement, cela pose un problème au processus d’Astana » affirme le Général Trinquand, ancien chef de mission militaire de la délégation française à l’ONU.

Un dernier rappel s’impose: la France et l’Allemagne comptent parmi les pourvoyeurs d’armes du sinistre promoteur de l’opération « rameau d’olivier » ! Comme l’a souligné , non sans courage, un quotidien turc : pour les Occidentaux, « Les armes et l’argent sont prioritaires. Si l’on rappelle des principes politiques du bout des lèvres, c’est uniquement pour sauver les apparences ». (2) Assez d’hypocrisie ! Stop Erdogan !

Francis Wurtz, ancien parlementaire européen communiste, L'Humanité Dimanche, février 2018 

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(1) Déclaration de l’Association internationale des juristes démocrates.
(2) Hürriyet Daily News 8/1/2018

 

 

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