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7 mars 2020 6 07 /03 /mars /2020 06:42
La liste « Pont-l’Abbé verte et solidaire »

Il est temps que Pont-l’Abbé prenne conscience des urgences et change d’orientation  politique

« Faire de la solidarité et de l’écologie les priorités de notre mandat. Sensibiliser les plus jeunes aux sujets environnementaux, augmenter la part des produits bio et locaux dans les restaurants scolaires, engager la commune et l’intercommunalité dans une démarche de transition écologique, associer les citoyen-nes aux décisions prises pour Pont-l’Abbé, leur rendre compte et les informer des activités des conseils municipaux et communautaires, mettre en place une véritable démocratie participative, avec un budget dédié pour des projets proposés et étudiés par les citoyen-nes, aidés des équipes compétentes de la ville…voici quelques-uns des objectifs que nous nous sommes fixés lors de la  constitution de notre liste »

Mieux vivre à Pont-l’Abbé, c’est prendre en compte la précarité dont le taux augmente de façon très préoccupante, notamment chez les jeunes. Les colistiers de « Pont-l’Abbé verte et solidaire » ont rencontré les bénévoles des associations qui viennent en aide aux plus démunis. Ils se sont engagés à augmenter leur budget et à soutenir leurs actions. Écouter les craintes et les détresses, respecter les différences, combattre toutes les inégalités. Il est temps que les élus bigoudens prennent les bonnes décisions !

Les alternatives aux politiques d’austérité sont possibles. Les anciens élus du Front de Gauche connaissent les contraintes et le fonctionnement du budget de leur commune. Six ans après, ils sont prêts à repartir, prêts à s’investir mais cette fois avec les écologistes d’EELV, les forces de gauche de Génération’s, de Nouvelle Donne. Que les communistes et les écologistes travaillent ensemble est le souhait des gens qui défendent la même orientation politique et qui sont préoccupés par l’injustice sociale et les sujets environnementaux. Cette union répond à un besoin évident et urgent !

Bâtir une alternative politique au service du bien être de la population, en préservant notre planète.

C’est par l’éducation populaire et la démocratie que commence notre engagement, afin que la population s’empare en toute connaissance des problèmes climatiques et puisse recréer des richesses à partir d’un mode de production et de consommation locale. Redonner du sens à la vie en proposant une qualité alimentaire satisfaisant les besoins. Redonner du sens aux politiques publiques par la volonté affirmée d’avoir la possibilité et les moyens de se soigner. Avoir le courage de choisir une gestion de l’eau en régie publique, source d’économie et de maitrise pour la population.

Notre ambition est solidaire et environnementale. Nous choisissons de faciliter l’implantation d’un pôle agricole de proximité, au lieu de céder nos espaces verts et naturels aux promoteurs immobiliers peu soucieux du respect de l’environnement et du bien-être de la population. Nous choisissons l’échange et la convivialité par l’implantation d’un tiers lieu. Nous faisons le pari que la communauté de commune peut être un outil démocratique créatrice d’emploi, de culture au service de la population.

Face à l’urgence, quels que soient notre sexe, notre âge, notre profession, si vous choisissez de nous élire, nous nous engageons à rendre Pont-l’Abbé verte et solidaire !

 

Véronique BLANCHET

Ancienne vice-présidente de la CCPBS

Ancienne adjointe au maire de Pont-l’Abbé

Les 29 colistiers de « Pont-l’Abbé verte et solidaire »

Laurent Cavaloc, 45 ans, fonctionnaire territorial (gestionnaire plaisance) ; Janick Moriceau, 68 ans, agronome retraitée ; Christophe Castel, 60 ans, professeur de français ; Véronique Blanchet, 56 ans, formatrice professionnelle d’adultes ; Éric Deutsch, 46 ans, conseiller en insertion professionnelle ; Fabienne Péron, 50 ans, organisatrice de projets pour personnes en situation de handicap ; Denis Simon, 61 ans, technicien au Conseil départemental à la retraite ; Anna Fily, 33 ans, assistante de direction, chargée de communication ; Stéphane Lucas, 58 ans, cadre secteur maritime en recherche d’emploi ; Gaëlle Le Berre, 52 ans, infirmière ; Jo Cosson, 57 ans, maraîcher ; Claire Le Bolzer, 40 ans, enseignante spécialisée ; Thomas Guirriec, 41 ans, professeur d’EPS ; Isabelle Quelaudren, 42 ans, infirmière ; Stéphane Le Bellec, 52 ans, aide-soignant de nuit ; Violaine Trimaille, 30 ans, professeur de harpe ; Jean-Michel Le Floch, 63 ans, directeur commercial entreprise de mareyage à la retraite ; Marie-Laure Gutton, 57 ans, directrice d’établissement médico-social ; André Le Faou, 62 ans, cadre de santé à la retraite ; Géraldine Bachelot, 43 ans, aide-soignante ; Patrick Quelaudren, 67 ans, enseignant primaire à la retraite ; Martine Lecuyer, 72 ans, professeur à la retraite ; Jacques Le Beuvant, 66 ans, intendant Éducation nationale à la retraite ; Ninon Vandekerchove, 20 ans, étudiante ; Michel Piriou, 62 ans, artisan en bâtiment à la retraite ; Marie-Ange Bonny, 78 ans, professeur d’anglais à la retraite ; Jean-Yves Martin, 65 ans, professeur d’histoire-géographie à la retraite ; Marie-Antoinette Cossec, 75 ans, aide-soignante à la retraite ; Yves Connan, 70 ans, architecte urbaniste à la retraite.

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6 mars 2020 5 06 /03 /mars /2020 17:07
Samedi 7 mars, 10h30: hommage à Brest à Pierre Sémard, le dirigeant cheminot cégétiste et communiste assassiné par les Nazis le 7 mars 1942

Alors qu’il coule dans les veines du continent européen un venin de couleur brune comme si aucune leçon n’avait été retenue de l’histoire, que l’Allemagne vient de subir une des attaques racistes et xénophobes parmi les plus meurtrières depuis 1945, il est important de rendre hommage à ceux qui se sont battus contre le fascisme.

Samedi 7 mars à 10 h 30, jour anniversaire de son assassinat les communistes participeront à l’hommage rendu à Pierre Semard qui fut secrétaire général du PCF puis de la CGT Cheminots devant la stèle de la gare de Brest.

Samedi 7 mars, 10h30: hommage à Brest à Pierre Sémard, le dirigeant cheminot cégétiste et communiste assassiné par les Nazis le 7 mars 1942
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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 05:39
Egalité salariale : manifestation unitaire intersyndicale, jeudi 5 mars à 18 h à Brest, place de la Liberté et initiatives du 6-8 mars à Brest

 

« Les femmes seront gagnantes », ont affirmé Macron et son gouvernement au sujet de la réforme des retraites. C’est loin d’être le cas !

Les femmes seront les grandes perdantes de cette réforme si elle était adoptée, avec le nouveau décompte sur la carrière entière qui pénalise les carrières hachées des femmes, la suppression des trimestres cotisés par enfant et la baisse des pensions de réversion…

À cela s’ajoute les inégalités salariales qui pénalisent également les retraites des femmes, les hommes gagnant en moyenne 23 % de plus que les femmes.

Pas moins de 11 lois régissent l’égalité professionnelle, mais leur application peine à se mettre en place ! Et bien que plus diplômées, les femmes occupent des postes moins valorisés et moins qualifiés.

Le PCF revendique l’égalité salariale à travail égal et la reconnaissance du travail des femmes.
La section du Pays de Brest du PCF appelle toutes et tous à participer à la manifestation unitaire intersyndicale qui aura lieu à Brest place de la Liberté jeudi 5 mars à 18 h et bien sûr, le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes,à toutes les initiatives pour les droits des femmes.

Egalité salariale : manifestation unitaire intersyndicale, jeudi 5 mars à 18 h à Brest, place de la Liberté et initiatives du 6-8 mars à Brest

8 MARS

JOURNEE INTERNATIONALE DES LUTTES FEMINISTES

ON VEUT L’EGALITE !

Vendredi 6 mars

          Le Patronage Laïque Le Gouill propose une soirée « cinéma & débat » dans ses locaux le vendredi 6 mars prochain à 20h.

           Diffusion du film « Mélancolie ouvrière », réalisé par Gérard Mordillat suivi d’un débat.

Entrée libre et gratuite !

Dimanche 8 mars

A l’appel du collectif “Brestoises pour les droits des femmes”, rendez-vous:

  • À partir de 11h, au marché Saint Louis pour une déambulation revendicative et festive avec la fanfare invisible.
  • À 16h aux Capucins, pour chanter et danser sur des chorégraphies feminists.

Le collectif et ses initiatives sont ouvert·es à tout·e.s. N’hésitez pas à les rejoindre !

Toutes les infos sur la page facebook:

https://www.facebook.com/collectifdesbrestoises/

En 2020, en France et dans le monde, l’ordre patriarcal, continue de prospérer : féminicides, violences sexistes et sexuelles, violences envers les enfants et infanticides, inégalités de salaires et de retraites, recul du droit réel à l’avortement, violences obstétricales, fermeture des services publics comme les maternités…

Alors, l’égalité au boulot, et à la retraite, c’est pour quand ?

           Nous, femmes, avons toujours travaillé, et avons toujours mené des luttes. Malgré 11 lois pour l’égalité professionnelle en France, malgré le fait d’être plus diplômées que les hommes, nous gagnons toujours 20% de salaire de moins que les hommes.

A la retraite, c’est pire, l’écart atteint 40% ! Et la Contre-Réforme « Macron – Philippe » des retraites va encore dégrader notre situation. 

            Notre travail continue d’être disqualifié : nous sommes souvent assignées à des taches stéréotypées, et nos voix peu entendues, voire raillées. Nous sommes les premières concernées par la précarité : temps partiels contraints, déroulements de carrières moindres, métiers moins valorisés, majoritairement en retrait à l’arrivée des enfants…tout en effectuant l’essentiel des tâches domestiques, des soins aux enfants et aux proches âgé·es !

Nos propositions

UNE RETRAITE DIGNE : garantir à tou·te·s de pouvoir bénéficier, sans exclusion, de cette immense conquête sociale, en bonne santé, et dans des conditions dignes avec la retraite au plus tard à 60 ans pour tou·te·s, un montant de retraite garantissant une vie digne, le maintien des départs pour pénibilité au travail.

OBTENIR L’ÉGALITÉ SALARIALE par l’application coercitive des lois sur l’égalité ; par une réelle mixité des métiers ; par la mise en place d’un cadre national pour l’équivalence des diplômes ; avec une équivalence des métiers techniques « qualifiés » / métiers administratifs « qualifiés ».

METTRE EN PLACE UN SERVICE PUBLIC DE HAUTE QUALITE DE LA PETITE ENFANCE, développer les crèches, le partage à égalité du congé parental et de l’Education des enfants, pour lever les freins à l’activité et à l’émancipation des femmes, ainsi que des hommes en situation de parentalité.

Contact Commission féministe PCF 29 : femmespcf29@gmail.com

 

 

Egalité salariale : manifestation unitaire intersyndicale, jeudi 5 mars à 18 h à Brest, place de la Liberté et initiatives du 6-8 mars à Brest
Egalité salariale : manifestation unitaire intersyndicale, jeudi 5 mars à 18 h à Brest, place de la Liberté et initiatives du 6-8 mars à Brest
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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 12:16

Piero Rainero nous a transmis ce document, triste témoignage de la collaboration d'une mairie finistérienne avec l'occupant, la mairie d'Ergué Armel dénonçant aux autorités d'occupation ses étrangers, apatrides, juifs de la commune, liste de réfugiés où figure le nom du père de Piero Rainero, Pierre Rainero, d'origine italienne, né en 1901, habitant cette commune rattachée à Quimper en 1960.

La persécution des juifs et des réfugiés en France pendant l'Occupation a été grandement facilitée par la collaboration des autorités officielles.  

Quand la mairie d'Ergué Armel (rattachée à Quimper en 1960) dénonçait ses Etrangers, apatrides, juifs aux autorités allemandes en juillet 1941
Quand la mairie d'Ergué Armel (rattachée à Quimper en 1960) dénonçait ses Etrangers, apatrides, juifs aux autorités allemandes en juillet 1941
Quand la mairie d'Ergué Armel (rattachée à Quimper en 1960) dénonçait ses Etrangers, apatrides, juifs aux autorités allemandes en juillet 1941

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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 09:37

ÉTAT FRANCAIS

PREFECTURE DU FINISTERE

 

RAPPORT n°10 - Mois de juin-Juillet 1942

 

Chapitre D concernant la Police

Prudente, insidieuse, l'action communiste continue. Si l'efficacité n'en apparaît pas toujours - par suite notamment de la rareté ou de l'échec des manifestations extérieures ( 31 Mai - 22 Juin - 14 Juillet - 1er Août) - il serait peu sage de la croire inexistante. Constamment des distributions massives de tracts ont lieu (entre autres des exemplaires fort bien édités de "L'Humanité" clandestine, ou, sur papier plus mauvais, des manifestes d'inspiration locale, tendant à ruiner l'effort du Gouvernement et discréditer et menacer des personnes nommément désignées; à chaque occasion aussi des tentatives sont faites. En voici la liste:

- 11 juin - Lambezellec - explosion d'une bombe dans le sous-sol d'un café-tabacs

- 21 juin - Quimper - explosion au siège du M.S.R. *

- Le même jour à Plounéour-Lanvern: sabotage d'un transformateur

- Nuit du 17 au 28 juin à Quimper: Dépôt de quinze pétards de tolémite à la porte de M.Moreux, délégué départemental à la Propagande, qui habite avec sa famille une maison isolée de la banlieue. La charge d'explosif était considérable et suffisante pour détruire l'immeuble. Les siens et lui n'ont échappé que par suite d'un hasard; système d'allumage défectueux, seule la mèche de rela n'a pas pris feu. 

- 28 juin à Beuzec-Conq - Sabotage d'un poteau en béton armé d'une ligne électrique à haute tension.

- Nuit du 12 au 13 juillet à Brest: Explosion d'une bombe au local du M.S.R

- Nuit du 14 au 15 juillet à Brest: à l'Arsenal, sabotage assez important dans différents ateliers, pour rendre les machines momentanément inutilisables.

- 21-22 juillet, toujours à l'Arsenal. Effervescence et cessation concertée du travail, etc. Les services de la Marine (Amiral Lenormand) ont évité de justesse l'intervention des Autorités d'occupation et obtenu que désormais des hommes (200 m'assure-t-on) de la gendarmerie maritime reçoivent armes et munitions. 

Si à BREST, il ne semble pas que M.COURCOUX, Commissaire des Renseignements Généraux, ait été bien secondé par ses collaborateurs pour l'information ou la diligence dans l'exécution, par contre, à QUIMPER, j'enregistre avec satisfaction des résultats appréciables à l'actif de l'excellente brigade des Renseignements Généraux.

Le 14 Juillet, grâce à l'initiative de M. SOUTIF, le nouveau commissaire spécial - qui a de la police une longue expérience - une importante manifestation, organisée par les communistes au cimetière d'ERGUE-ARMEL, a pu être neutralisée. L'occasion, pour les perturbateurs, était cependant fort bien choisie. Ils comptaient exploiter l'émotion publique sur la tombe de deux jeunes communistes de la localité, fusillés, la veille, par les Autorités allemandes, pour diffusion de tracts du 1er Mai. 

La liaison réalisée par M. MOREAU, prédécesseur immédiat de M. SOUTIF, et actuellement de la Brigade de la Police Judiciaire de RENNES, détaché à LORIENT auprès de l'excellent Inspecteur MITAINE, du Commissariat des Renseignements Généraux, d'une part, et de l'autre, par M. SOUTIF et ses très actifs inspecteurs, a permis l'arrestation du nommé DEREDEC Yves, 27 ans, employé de l'Enregistrement, responsable de l'organisation communiste pour la plus grande partie du Finistère et auteur de bien des factums et lettres de menace. Une perquisition au domicile de cet individu a permis la découverte et la saisie d'une grande quantité de tracts imprimés et ronéotypés, ainsi que celle de son matériel d'impression. 

Ont été, en outre, arrêtés:

QUINIOU André, 24 ans, commis de perception, responsable des Jeunesses communistes, et agent de liaison du parti pour la région du Sud-Finistère, auteur de nombreuses distributions de tracts, notamment lors du 14 Juillet dernier, 

CORCUFF Martial, 23 ans, employé de commerce, membre des Jeunesses communistes

BERNARD Louis, 22 ans, peintre, également membre des Jeunesses communistes, au même titre que le précédent,

Au cours de perquisitions effectuées préventivement dans les milieux communistes, le dénommé BAREL Marcel, 17 ans, apprenti de la SNCF, a été trouvé détenteur de tracts. Il est écroué.

Tous ces militants seront jugés par la Cour Spéciale de RENNES et on peut penser que l'appareil clandestin du parti communiste souffrira momentanément de la disparition d'agents d'exécution aussi zélés.

Mais si depuis leur arrestation un ralentissement s'observe en effet, il ne faut pas oublier qu'une telle activité demeure protéiforme et sans cesse renaissante. Les Troïka sont difficiles à déceler. Elles se multiplient et se recrutent souvent parmi les jeunes fanatisés, encore inconnus des services de police. 

LISTE DES DIRIGEANTS DE L'EX-PARTI COMMUNISTE

BERNARD Louis, Joseph: né le 23 janvier 1920 à ERGUE ARMEL (Finistère), domicilié chez sa mère (veuve), rue Haute à Locmaria en Ergué Armel, QUIMPER. Peintre en bâtiment - sans fortune è ex-depositaire du journal "La Bretagne communiste". 

Signalement: Taille 1m66 environ - corpulence assez forte - cheveux chatains rejettés en arrière, sourcils chatains, front large et découvert, nez rectiligne, rasé, teint café au lait, visage ovale, légèrement voûté

COSQUERIC Guénolé: né le 13 février 1906 à PLONEIS (Finistère), menuisier, domicilié 26 bis rue des Reguaires à Quimper - actuellement employé par les Autorités occupantes, aux environs de Brest - ne possède aucune fortune - marié - 3 enfants (est en instance de séparation de corps) 

Signalement: Taille 1m70 environ - voûté - cheveux châtains foncés - sourcils épais châtains foncés - front large - nez rectiligne - yeux marrons - bouche moyenne - menton rond - barbe rasée - moustache noire - teint mat - visage rond et plein - corpulence forte. 

Ex-secrétaire du syndicat unitaire des ouvriers du bâtiment.

D'HERVE Jean: né le 4 Décembre 1897 à ERGUE ARMEL (Finistère), couvreur, domicilié 8 bis rue Pen ar Stang à Quimper, marié - 5 enfants. Actuellement employé par les Autorités occupantes et travaille dans les environs de BREST.

Ex-secrétaire de la cellule communiste de QUIMPER (aurait quitté vers 1933).

Signalement: Taille 1m68 environ - cheveux châtains clairs - sourcils chatains clairs - nez ordinaire légèrement concave et retroussé - yeux bleus - bouche moyenne - menton ordinaire - rasé - visage ovale - corpulence moyenne

ILLIOU François: né le 7 mars 1907 à Lambézellec (Finistère), cordonnier artisan, domicilié 17 rue de Rosmadec en Penhars, marié, 2 enfants. Sa femme est employée des PTT... Ne possède pas d'autres ressources que les gains du ménage. Ex-secrétaire du syndicat unitaire des galochiers à Rosporden. 

Signalement: Taille 1 m70, cheveux châtains clairs - sourcils châtains clairs - front haut - nez rectiligne - yeux bleus - bouche moyenne - menton moyen - rasé - teint pâle - visage allongé assez fin - corpulence moyenne - santé précaire.

JAOUEN Albert: né le 4 mars 1904 à Quimper (Finistère), plombier zingueur artisan, domicilié avenue Kergoat ar Lez en Ergue Armel, marié un enfant - ne possède aucune fortune. 

Ex - secrétaire de la cellule communiste de Quimper - Interné administrativement à Chartres.

Signalement: 1, 70 m - cheveux châtains clairs - sourcils châtains clairs - front haut - nez rectiligne - teint ordinaire - visage ovale petit -

Signe particulier: ne peut lever le bras par suite d'une blessure reçue en Espagne, en combattant dans les rangs de l'Armée Républicaine avec le grade de lieutenant. 

 

* M.S.R: Mouvement social révolutionnaire d'Eugène Deloncle, parti fasciste, collaborateur, et pro-allemand issu de la Cagoule qui va fusionner ensuite avec le RNP de Marcel Déat 

L'activité communiste finistérienne de Résistance vue et combattue par la préfecture du Finistère, rapport de juin-juillet 1942 - un document exceptionnel transmis par Piero Rainero
L'activité communiste finistérienne de Résistance vue et combattue par la préfecture du Finistère, rapport de juin-juillet 1942 - un document exceptionnel transmis par Piero Rainero
L'activité communiste finistérienne de Résistance vue et combattue par la préfecture du Finistère, rapport de juin-juillet 1942 - un document exceptionnel transmis par Piero Rainero
L'activité communiste finistérienne de Résistance vue et combattue par la préfecture du Finistère, rapport de juin-juillet 1942 - un document exceptionnel transmis par Piero Rainero
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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 11:00
Marie-George Buffet, invitée de l'Université Populaire du Pays d'Iroise le mardi 7 avril à 18h30 à Locmaria Plouzané- L'égalité hommes-femmes de 1789 à nos jours (Ouest-France)

INFORMATION IMPORTANTE - INFORMATION IMPORTANTE.

Suite à l’acticité exceptionnelle à l’Assemblée Nationale du fait de la réforme des retraites, entre autre, Madame Marie George Buffet vient de nous demander de décaler sa conférence au Mardi 7 Avril 2020 même lieu même horaire. Les personnes ayant des billets réservés initialement pour le 31 Mars pourrons les présenter le 7 Avril sans problème.

S’il y a autour de vous des personnes intéressées pour venir à la conférence, soyez aimable de l’informer du changement de date.

Vous en remerciant par avance et avec toutes nos excuses pour ce contre temps

Cordiales salutations

Jean Michel Piquet

Président de l’UPPI.  

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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 10:48
 
A l'heure de la clôture du dépôt des listes dans les communes du Finistère, nous sommes en mesure d'annoncer que le Parti communiste français présentera sur des listes de rassemblement de la gauche dans des configurations dépendant d'une commune à l'autre au moins 85 candidats dans les communes du département, parmi lesquels, une douzaine de sympathisants environ. 
 
Pas si mal pour un parti qui compte 900 adhérents dans le Finistère, même s'il y a eu des communes où il nous a été plus difficile, malgré notre volonté ou des opportunités, de bâtir des listes ou de trouver des candidats, ou parfois même des interlocuteurs à gauche.
 
Nous aurons des candidats sur des listes d'union de la gauche à Brest, Quimper, Briec, au Relecq-Kerhuon, Gouesnou, Morlaix, Pont l'Abbé, Loctudy, Carhaix, Rosporden-Kernevel, Scaër, Landerneau, Douarnenez, Plouigneau, Plougonven, Guimaëc, Saint Thégonnec-Loc Eguiner, l'Ile de Batz, Sizun, Moëlan-sur-Mer, voire Plomeur, Berrien si on compte de proches sympathisants .
 
Environ un tiers des électeurs du Finistère sera en mesure de voter pour une liste de gauche où figureront des militants communistes, en plus ou moins grand nombre.
 
Des camarades ou proches sympathisants se présentent aussi en tête de liste avec des possibilités réelles de gagner pour être maires à Scaër (Christian Carduner), Rosporden-Kernével (Jacques Rannou, maire délégué de Kernevel, avec Michel Loussouarn, maire de Rosporden), Plougonven (Martine Carn), Loctudy (Christine Corfmat), et Douarnenez (Hugues Tupin).
 
Nous présentons aussi beaucoup de jeunes candidats sur ces élections municipales, avec un renouvellement important de nos candidats et élus potentiels.
 
Merci à tous nos candidats pour leur investissement et leur prise de responsabilité au service des droits sociaux des citoyens, d'une démocratie vivante, de l'égalité, du partage, de l'écologie, du service public et d'une société de "l'humain d'abord" qui commence à se construire à l'échelle de la commune et des communautés de commune.
 
Nous espérons avoir de nombreux élus, adjoints, conseillers communautaires au sortir de ces élections municipales du 15 et 22 mars pour servir la population avec le souci de lui rendre des comptes régulièrement et de l'associer aux décisions. 
 
Bonne chance à tous nos candidats sur ces listes d'union.
 
Nous espérons qu'ils contribueront à permettre à la gauche de sortir renforcée de ces élections municipales dans le Finistère, comme dans le reste du territoire breton et national.
 
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF
Municipales: le Parti communiste présentera au moins 85 candidats dans le Finistère
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24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 09:01
 
 

Retrouvez sur notre chaîne YouTube rouge Finistère PCF29 notre nouvelle vidéo.

La Bretagne en vrai, loin des cartes postales, d'une région en carton pâte dont on nous rebat les oreilles.
Loin des plages, du farniente,des menhirs, des calvaires...
Tiens au fait en parlant de calvaires qu'en est il des cohortes de travailleurs pauvres, des exclus, des réfugiés, de la misère dans notre département ?

Loin de nous l'idée de dresser un tableau apocalyptique mais d'aborder avec des spécialistes un sujet généralement ignoré ou à tous le moins minimisé.

Nous avons invité pour présenter ce dossier et en débattre des représentants de deux associations reconnues au plan national et départemental, le Secours Populaire Français et le Secours Catholique.

Regards croisés du Secours Populaire Français avec Françoise Le Lann et Yves Guiriec membres du comité départemental et du Secours Catholique avec Isabelle Biseau présidente de la délégation départementale et Ludovic Raulin délégué diocésain

Plus d'information contactez : pcfpaysdequimperle@gmail.com

Organisé par le réseau d'initiatives « partage des savoirs » du PCF en Bretagne sud.

N’hésitez pas à vous abonner à notre chaîne YouTube

https://m.youtube.com/channel/UC_JA1gtX_4_vDNQiU5SbkyQ

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24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 07:18
Fausse carte d'identité dans la Résistance d'Yves Le Meur au nom de Bonis Jean-Pierre, instituteur

Fausse carte d'identité dans la Résistance d'Yves Le Meur au nom de Bonis Jean-Pierre, instituteur

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 

52/ Yves Le Meur (1924-1981)

Source: Notice du Maitron - Gilles Pichavant

Né le 4 août 1924 à Audierne (Finistère), mort le 29 janvier 1981 à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) ; journaliste-pigiste, dessinateur, technicien, puis ingénieur ; syndicaliste CGT ; militant communiste ; résistant.

Fils d’un marin de la marine nationale et d’une mère au foyer, il s’intéresse très jeune la politique en accompagnant son père - militant socialiste SFIO - dans les meetings électoraux à Audierne (Finistère) et dans les communes voisines dès 1936. Il se passionna pour les événements, et divergea bientôt des opinions de son père, à l’occasion de la guerre d’Espagne. A la fin des années 30, il adhéra à la Jeunesse Communiste.

Les organisations communistes ayant été dissoutes, il réussit après plusieurs tentatives infructueuses à prendre contact, à Quimper, en décembre 1940, avec André Quiniou, organisateur des groupes OS du Sud-Finistère. Celui-ci lui apporta les premiers tracts en janvier 1941, à Audierne. Yves Le Meur assura ensuite, alternativement avec lui, le transfert du matériel de propagande du PCF entre Quimper et Audierne. Il le ventila entre les membres du groupe OS du canton de Pont Croix et, à partir de la fin 41, du canton de Plozévet, cela jusqu’à son départ, en octobre 1942, au collège moderne de Quimperlé. Dans les premiers jours de février 1941, il effectua la première diffusion de tracts appelant à l’organisation de la Résistance, et dénonçant le rôle du gouvernement de Vichy.

À partir de février 1941, Yves Le Meur prit progressivement contact avec des jeunes d’Audierne, puis des autres communes du canton. Il mit progressivement sur pied une organisation de jeunes résistants. Début 1942, ils étaient une cinquantaine de jeunes des communes d’Audierne, Esquibien, Primelin, Plogoff, Cléden, Beuzec-cap-Sizun, Pont-Croix, et Plouhinec, à en faire partie. Affilié en 1941 au Front National de la Résistance, ce groupe adhéra au Front Patriotique de la Jeunesse à sa création. Il assura la diffusion du matériel de propagande du Front National dans le secteur, et constitua une base de recrutement des Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF).

En mai 1941, à la suite d’une une fuite au cours de la constitution de cette organisation, une lettre anonyme de menaces fut adressée à son père. Yves Le Meur ayant 16 ans à l’époque, et l’auteur de cette lettre pensait sans doute que l’autorité paternelle ferait rentrer les choses « dans l’ordre ». Menaçant de mettre les autorités au courant de ses activités, cette lettre informait son père qu’il mettait sur pied une organisation en vue de « la lutte contre les Allemands ». Elle lui demandait de faire en sorte de faire cesser immédiatement ses activités. C’était une lettre d’intimidation, mais les menaces ne furent pas mises à exécution, du moins dans l’immédiat.

À partir d’août 1941, Yves le Meur organisa au sein de ce groupe de Résistance, un groupe OS de jeunes, avec les plus déterminés à une action immédiate ; ils furent une douzaine, dont le noyau principal était constitué de jeunes d’Esquibien. Ceux-ci entreprirent, en août 1941, le premier sabotage du canton de Pont-Croix, en coupant un câble téléphonique enterré, posé par les Allemands.

Fin 1941, certains tracts arrivant en quantité insuffisante, l’ingénieur des Ponts et Chaussées d’Audierne lui fournit une machine à écrire, usagée, pouvant être mise « hors circulation ». Yves Le Meur passa alors ses jeudi d’étudiant dans une ferme voisine, à taper la machine afin de disposer de quelques dizaines de tracts supplémentaires.

Fin 1941 ou début 1942, la Sûreté Nationale, de Rennes, descendit à Audierne. Deux anciens conseillers municipaux d’Audierne, un ancien conseiller de Pont-Croix furent arrêtés. Son groupe n’avait aucun contact avec les deux premiers, mais le dernier fait parti du groupe OS du canton. Ils furent internés au camp de concentration de Voves.

Yves le Meur figurait sur la liste des hommes dénoncés, mais l’identité de son prénom avec celui de son père, vont permettre au brigadier de gendarmerie d’Audierne, membre actif du Front National, de dévier l’enquête sur lui. Ils l’interrogèrent en ville et, après explications, le laissèrent partir. Ancien militaire, et pétainiste convaincu, il était totalement étranger aux organisations de résistance du canton. Avisé une vingtaine de minutes plus tard des opérations en cours, Yves Le Meur déménageait en hâte des kilos de tracts, et de brochures dissimulées à son domicile, qui était aussi celui de ses parents.

Durant l’année 1942, diffusion de matériel clandestin, recrutement, actes de sabotage se poursuivirent dans les cantons de Plozévet et de Pont-Croix.
À la rentrée scolaire d’octobre 1942, Yves Le Meur entra au Collège moderne de Quimperlé. Il y découvrit des patriotes qui n’étaient plus à convaincre et qui ne demandaient qu’à s’organiser. Un groupe de jeunes du Front National y fut créé. Yves Le Meur assura la liaison avec les dirigeants départementaux, et la pénétration du matériel clandestin au collège. De ce groupe sortit en octobre 1943 un groupe FTPF qui opéra dans toute la région de Quimperlé malgré le régime d’internat.

Dans les premiers jours des vacances scolaires, en juillet 1943, le responsable départemental du Front Patriotique de la Jeunesse, appelé à la direction provinciale des FTPF, le sollicita pour le remplacer dans le Finistère. Il accepta, et quitta définitivement le domicile parental vers le 15 juillet 1943 pour la clandestinité.

Tournées du département, discussions avec les responsables locaux des solutions à trouver à leurs problèmes, répartition des tracts et brochures, renforcement des FTPF par des jeunes du Front Patriotique de la Jeunesse, etc. furent le canevas de ses activités dans le dernier semestre de 1943.

Mais Yves Le Meur gardait un contact étroit avec les jeunes du canton de Pont-Croix et de Plozévet, et participa, dans leur grande majorité, avec Jean Simon, un jeune dont il a obtenu l’adhésion en août 43, à la préparation et à la réalisation d’un certain nombre d’opérations : enlèvement de titres d’alimentation dans les mairies de Plouhinec, Esquibien, Primelin, Cléden-cap-Sizun, Goulien etc. opérations punitives chez des collaborateurs, récupération de fonds pour faire vivre les réfractaires et maquisards, sabotages. La plus spectaculaire de ces actions, fut réalisée à quelques mètres de l’entrée de l’Hôtel-de-France d’Audierne, siège de la Kommandantur. La Résistance avait besoin de chaussures. Début novembre, à 7 heures du soir, Yves Le Meur, en compagnie de 8 FTPF armés seulement de deux 7,65, sortirent un par un les colis sur le trottoir et les évacuèrent promptement, quasiment aux pieds de la sentinelle allemande. Tandis que les deux camarades armés demeuraient encore cinq minutes à tenir en respect les propriétaires du magasin ficelés et bâillonnés auxquels ils ne voulaient aucun mal, ils transportèrent les colis à dos d’homme, dans une ferme du village de Trolouan, en empruntant les petites ruelles de la ville et les chemins creux. Le cuir neuf sentait si fort qu’il fallut, dès le lendemain, l’éloigner de plusieurs centaines de mètres, et l’entreposer dans une cache dans une lande au fond d’un champ. L’état major départemental des FTPF en prit livraison huit jours après pour les répartir dans le département.

Fin octobre début novembre 43, Yves Le Meur échappa de justesse à une arrestation. Alors qu’il se rendait à un rendez-vous fixé à Quimper, rue de la Tour d’Auvergne, dans le restaurant du même nom, il rencontra à une centaine de mètres du lieu de rendez-vous, le commissaire départemental aux effectifs des FTPF, qui lui fit de la main un geste impératif de rebrousser chemin. Les deux responsables départementaux du Front National venaient d’être arrêtés au rendez-vous, où une souricière leur était tendue. Le fils du restaurateur, membre du Front National, réussit à quitter le restaurant par une porte dérobée donnant sur une cour, et donna l’alerte. Les deux résistants arrêtés, Le Queguiner et Ropars, connurent la déportation.

Début décembre, s’étant aperçu qu’il était filé par des policiers, Yves Le Meur échappa une nouvelle fois à une arrestation. Mais Robert Normand, un jeune de Plouhinec, qui avait accepté de quitter sa femme pour consacrer tout son temps à la Résistance et devenir son adjoint, filé lui aussi à plusieurs reprises, se fit prendre quelques jours plus tard. Il fut fusillé le 21 avril 1944 sur les dunes de Poulguen en Penmarc’h, en même temps que Jean Simon, qui avait pris la direction des FTPF du Sud-Finistère, qui fut arrêté à Quimper en février 44, et Emmanuel Brusq, un autre jeune du groupe d’Audierne.

Quinze jours plus tard, Yves Le Meur fut muté par la Résistance à Château-Gontier en Mayenne. Mais juste avant son arrivée le réseau de résistance avait été démantelé. Personne ne l’attendait sur place. Il dut s’héberger à l’hôtel de la Courtille, où il fournit une fausse identité. Sa présence inquiétant l’entourage, dont des officiers allemands, la propriétaire le fit passer pour son neveu et le fit manger à la cuisine. Il s’y planqua un mois et demi, grâce à l’argent qu’une cousine d’Audierne lui fit parvenir, avant de revenir à Brest où l’on pensait qu’il avait été arrêté. En mai 1944 il fut envoyé à Paris pour rencontrer un responsable national du Front Patriotique de la Jeunesse, déjà connu de lui à Rennes et Redon, Paul Lasteur, « Doré » sous l’occupation. Il lui fixa la tâche de défricheur provincial des Forces Unies de la Jeunesse Patriotique (FUJP) pour les départements du Loiret, du Cher, du Loir-et-Cher et de la Nièvre, avec pour mission de rechercher et prendre contact avec les organisations regroupées dans les FUJP, afin de créer les organismes de coordination départementaux.

Mais le débarquement arriva le 6 juin. Il reçut l’ordre de se replier auprès de l’état major départemental des FTPF de la Nièvre. Il connut alors la vie des maquis « Roland ». Il accompagna l’état major départemental d’un maquis à l’autre, prit contact avec les jeunes FTPF, partagea leur vie, leurs gardes, participa avec eux à plusieurs opérations, participa à plusieurs parachutages d’armes, transport de conteneurs d’un maquis à l’autre, coordonna l’action des jeunes non-maquisards avec celle des FTPF. Et assura trois liaisons avec Paris, la dernière avec des tracts pour les quatre départements, le convoyeur ayant été arrêté.

La route libre vers Paris, il fut rappelé auprès de la direction nationale des FTPF. Il y travailla en tant que collaborateur, avant d’être sollicité pour travailler au COMAC (Comité d’action militaire, organe créé par le Comité central des mouvements de Résistance, le 1er février 1944), Commission Militaire du CNR. Il participa alors aux opérations de désarmement des maquis, et de restitution des armes. Il quitta le CNR à sa liquidation en 1946.

Utilisant les possibilités offertes à la Libération, aux jeunes qui avaient dû interrompre leurs études pour entrer dans la Résistance, il apprit le métier de dessinateur en « formation accélérée » au Cnam. Mais il n’exerça pas ce métier immédiatement. Il intégra la rédaction du journal communiste Ce Soir, où il exerça quelques temps une activité de journaliste pigiste jusqu’à la disparition du journal.

S’étant définitivement installé à Paris, Yves Le Meur s’y maria en 1947 avec Raymonde Markovitch. Ils eurent quatre enfants. Raymonde était née le 1er octobre 1926 à Paris, de parents immigrés polonais de confession juive. C’était une survivante de la rafle du Vel d’hiv des 16 et 17 juillet 1942 ; à cette époque elle avait 16 ans, et sa jeune sœur 6 ans ; alors que ses parents avaient été arrêtés, un gendarme français la fit prévenir, par la concierge, de ne pas revenir à l’appartement.

En 1946, il entra, comme dessinateur, à la Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines à gaz, à Montrouge, et se syndiqua à la CGT. Il y fut sanctionné le 13 mai 1948, pour avoir pris la parole le 30 avril du balcon d’un immeuble appartenant à l’entreprise, pourtant mis à la disposition des syndicats. Il fut licencié et connut plusieurs mois de chômage. Il habitait alors 163 rue de Sèvres à Paris 15ème.

Il travailla ensuite comme dessinateur-projeteur chez Nordon, puis chez Babcock. Il devint technicien puis technicien supérieur chez Heurtey, puis chez Qualiqua, où il passa ingénieur au milieu des années 1970.

Yves Le Meur fut membre de la cellule "plaisance", du Parti communiste dans le XVe arrondissement, habitant au 163 rue de Sèvres. Puis, à la cellule Jules-Vercruisse, porte de Bagnolet, dont il fut secrétaire, et membre du comité de section du PCF du 20e arrondissement de 1956 à 1966, où il milita avec le fils de Lucien Sampaix. De 1956 à 1966 ils habitaient 43 rue Duvernois, Paris 20e. Ayant déménagé à Aubervilliers (en avril 1966), il y fut membre de la cellule Henri Barbusse.

Il s’impliqua fortement dans le Mouvement de la paix, contre la guerre de Corée, d’Indochine d’Algérie et du Vietnam.

https://maitron.fr/spip.php?article152186, notice LE MEUR Yves, Marie par Gilles Pichavant, version mise en ligne le 9 janvier 2014, dernière modification le 16 décembre 2015.
 
SOURCES : Archives familiales d’Yves Le Meur. — 1 640 militants du Finistère (1918-1945), d’Eugène Kerbaul, Bagnolet, 1988. – An disonj ne ket bezo ho eil sebeil, L’oubli ne sera pas leur second linceul, de Mme Yvonne Bouer-Trividic.— Pointe de Cornouaille, 1940-1944, chronique d’une région maritime bretonne durant la seconde guerre mondiale, de Jean-Jacques Doaré et Alain Le Berre, mars 2006, ISBN : 2-9624073-0-4.

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 09:15
Des représentants du PCF, du PS, de Génération.s, d'EELV, des Radicaux de gauche, de l'UDB étaient présents hier à Brest pour promouvoir les contours d'une autre réforme des retraites et appeler au retrait de la réforme de Macron et de son gouvernement (photo Jean-Yves Cabon)

Des représentants du PCF, du PS, de Génération.s, d'EELV, des Radicaux de gauche, de l'UDB étaient présents hier à Brest pour promouvoir les contours d'une autre réforme des retraites et appeler au retrait de la réforme de Macron et de son gouvernement (photo Jean-Yves Cabon)

Le PCF Finistère avait invité mercredi 12 février toutes les organisations de gauche qui combattent le projet de réforme des retraites de Macron à se réunir pour réfléchir à une prise de position et des initiatives communes dans le département en reprenant pour base l'appel national de la plateforme unitaire de la gauche et des écologistes "Retraites: d'autres choix sont possibles" adopté le 22 janvier.

Ce mardi 18 février, les représentants de 7 organisations de gauche souhaitant s'associer à cet appel se sont réunis à nouveau au local du PCF rue André Berger à Brest pour faire un appel commun à destination des journaux et de la population pour que Macron et le gouvernement abandonnent leur projet de loi retraites rejeté par la population et montrant qu'on peut construire une réforme des retraites juste sur de toutes autres bases. 

Ce tract commun (en pièce jointe) commencera à être distribué lors des manifestations du jeudi 20 février à Brest, Quimper, Morlaix, Quimperlé, Carhaix. 

 

Retraites, d’autres choix sont possibles !

Le 18 février, à Brest, les représentants de 7 organisations de gauche et écologistes (PCF, EELV, Génération.s, UDB, les Radicaux de gauche, République et socialisme, et PS) se sont retrouvées pour présenter le tract commun qui sera diffusé lors des manifestations contre le projet de réforme des retraites qui se dérouleront jeudi dans le Finistère.

Cet appel unitaire départemental reprend les grandes lignes de la plateforme commune des forces de gauche et écologistes adopté le 22 janvier au niveau national.

Emmanuel Macron doit écouter le peuple et renoncer à son projet qui ne satisfait personne.

D’autres choix sont possibles. Nous pouvons garder et améliorer le système par répartition en mobilisant le fonds de réserves des retraites (127 milliards), en revenant sur les exonérations de cotisations sociales (66 milliards), en élargissant l’assiette de financement aux revenus du capital (30 milliards), en développant une politique au service de l‘emploi et en appliquant une réelle égalité salariale entre les femmes et les hommes (6 milliards).

Une réforme des retraites juste ne peut pas faire l’impasse sur la question de la pénibilité, ni sur un niveau de pensions minimum au niveau du SMIC.

Ces 7 organisations appellent les Finistériennes et Finistériens à continuer à se mobiliser fortement, contre ce projet de réforme, notamment jeudi 20 février, journée de mobilisation nationale.

Brest le 18 février 2020 

Le tract unitaire commun: Retraites, d'autres choix sont possibles!

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