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19 octobre 2022 3 19 /10 /octobre /2022 05:41
Adresse du PCF Finistère pour acheter des vignettes à 18 euros (droit d'entrée deux jours)- 5 rue Henri Moreau - 29 200 BREST - federation@29.pcf.fr - 02 98 43 47 78

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19 octobre 2022 3 19 /10 /octobre /2022 05:41
Fête de l'Humanité Bretagne des 22 et 23 octobre à Lanester - Achetez vos vignettes d'entrée et de bon de soutien (18€), réservez votre car, inscrivez-vous pour être bénévoles sur le stand du PCF Finistère
Fête de l'Humanité Bretagne des 22 et 23 octobre à Lanester - Achetez vos vignettes d'entrée et de bon de soutien (18€), réservez votre car, inscrivez-vous pour être bénévoles sur le stand du PCF Finistère

C'est le retour de la fête de l'Humanité Bretagne au parc des Expositions du pays de Lorient à Lanester, cette fois-ci avancée au mois d'octobre, plutôt que fin-novembre/ début décembre les années précédentes, les samedi 22 octobre et dimanche 23 octobre, en raison de la disponibilité du parc des Expositions.

FÊTE DE L'HUMANITÉ BRETAGNE✨
SAM. 22 ET DIM. 23 OCT. 2022
PARC DES EXPOS - LORIENT AGGLOMÉRATION 🌏
La Fête de l’Humanité Bretagne organise des événements populaires et culturels, avec la volonté de promouvoir le spectacle vivant, de favoriser les rencontres autour des valeurs de solidarité et de partage.
Concerts/Débats/Expositions/Librairie/Cinéma/Restauration
 
Pour la fête de l'Humanité Bretagne de Lorient des 22 et 23 octobre, avec en programmation musicale Gauvain Sers, Les Wampas, La ruse du père Lafeinte, Les Bigorneaux de Lavoir, Chokao, la fédération PCF Finistère et les sections PCF du Finistère ont 400 vignettes bon de soutien à vendre, ouvrant droit à l'entrée à la fête sur les deux jours, au tarif unique de 18€ pour un jour ou pour deux jours. Cette vignette peut aussi s'acheter comme bon de soutien à la fête bien entendu.
 
N'hésitez pas à contacter les camarades des sections communistes pour acheter votre vignette.
 
Seront présents à la fête de l'Humanité Bretagne Fabien Gay, le nouveau directeur de l'Humanité et le plus jeune sénateur et parlementaire du parti, pour le meeting, probablement le samedi à 18h (il sera à Châteaubriant le lendemain pour la commémoration de l'exécution des otages communistes et cégétistes le 22 octobre 1941), Elsa Faucillon (pour le débat sur la NUPES du samedi, 16h), Philippe Rio, le maire de Grigny, élu meilleur maire du monde, le dimanche. Et le samedi matin aura lieu une formation CIDEFE ouverte aux élus communistes et progressistes bretons comme à tous les élus qui souhaiteraient la rejoindre (avec un mandat de leur collectivité pour financer la formation) avec Stephane Peu et Gladys Grelaud sur le logement. Entre 9h et 12h30 probablement.
 
***
Le Stand Restaurant et Bar du PCF Finistère sera cette année encore à la fête de l'Humanité Bretagne.
 
Huîtres et crevettes - Saucisses de Molène/pommes de terre grenailles - Encornets à l'Armoricaine - Fromages et desserts (Fars maison du pays bigouden, gâteaux bretons).
 
Nous avons besoin de bénévoles.
 
Pour la mise en place des tables du restaurant, l'ouverture des huîtres, la préparation cuisine, la cuisine, la préparation des assiettes, le service, la plonge, le bar, et de bénévoles mutualisés pour les 4 fédés bretonnes pour l'accueil sur le site.
 
Inscrivez-vous pour travailler sur le stand le samedi ou le dimanche, le matin, le midi, l'après-midi et le soir.
 
Et pour le démontage dimanche soir et lundi matin.
 
Inscription pour être bénévoles:
federation@29.pcf.fr/ 02 98 43 47 78
 
 
 
Samedi 22 octobre, en déambulation l'après-midi, les Bigorneaux de Lavoir
Samedi 22 octobre, 19h30: La Ruse du Père Lafeinte
Samedi 22 octobre, 21h30: Les Wampas
 
Dimanche 23 octobre, 14h30: Chokao
Dimanche 23 octobre, 17h: Gauvain Sers
 
***
 
Programme politique et culturel de la fête de l'Humanité Bretagne à affiner:
 
Samedi 22 octobre:

15h Conférence-débat avec Bernard Vasseur autour de son livre "Le communisme a de l'avenir si on le libère du passé"

Samedi 16h. Débat sur la NUPES avec Elsa Faucillon et des députés ou représentants des autres partis de la NUPES (EELV, FI, PS)

Samedi 18h - Meeting de Fabien Gay, Parlementaire communiste, directeur du Journal L'Humanité, sur la grande scène

Dimanche 23 octobre:

Forum

 11h Atelier citoyen Santé PCF Bretagne - Débat T2A Rendez le soin aux soignants avec: 

-Hamama Bourabaa, fondatrice et présidente de l'association "Rendez le soin aux soignants", ancienne directrice adjointe d'hôpital

- Christian Brice, praticien hospitalier, SAU-SAMU Saint-Brieuc, délégué régional AMUF

- Fabien Cohen, commission santé et protection sociale du PCF

Débat animé par Christiane Caro,

Animatrice de l'Atelier Santé PCF Bretagne

Membre de la commission Nationale santé PCF

        http://croizat-pcf.blogspot.com/

Agora 14h-15h15 Territoires / réponses à la crise                                                Philippe Jumeau avec notamment Philippe Rio, Maire PCF de Grigny, élu « meilleur maire du monde »

Librairie 15h30 Rencontre avec Tanguy Perron    

Forum 15h30 Rencontre avec le mouvement social  

Librairie 16h15 Rencontre autour du livre « Femmes d’Alep », avec Maha Hassan et Ismaël Dupont. Un roman coup de poing où l’histoire de la Syrie se raconte à travers les femmes.

Forum 16h15 Atelier Energies en Bretagne, avec                                             Henri Faucheur

 

***

Les expositions: Véronique Cougoulat-Breitel, Claude Bouvier, François Lechartier, Catherine Raoulas
 

Agora / Librairie / Espace Cinéma (samedi/ dimanche) - programme à préciser sur les horaires et les jours

- Espace cinéma / autour de l’œuvre de René Vautier

- Espace Librairie: Rencontre avec Tanguy Perron

- Espace Librairie: présentation de Femmes d’Alep - Maha Hassan et Ismaël Dupont

- Espace Librairie : présentation de l’Huma Hebdo spécial 60 ans indépendance Algérie

***

La Section PCF du " PAYS DE LANMEUR " et la Section PCF du " PAYS DE
MORLAIX ", organise un car pour se rendre à " la Fête de L'Huma Bretagne ": Le dimanche 23 octobre 2022 à Lanester, (Parc expo du pays de Lorient 286 RUE ROUGET DE L'ISLE, 56600 LANESTER).
 
Départ :
Trajet aller :
7H30 PLESTIN LES GREVES (Parking du collège. Parking du Penker)
- 8H00 LANMEUR (Sur la place)
8H30 MORLAIX (Parking Géant)
9H15 HUELGOAT (A coté Hôtel du lac)
- 10H45/11H00 LANESTER (Parc expo du pays de Lorient). (L'arrivée à 11H00
est impératif).
 
Retour : Départ de LANESTER : Après le spectacle.
 
(Retour à PLESTIN avec les même arrêts.)
 
Participation pour le car : 12 €
 
Section de Lanmeur : Michel TUDÓ DELER : 06.83.24.83.90.
Muriel GRIMARDIAS : 06.89.32.21.70
Section de Morlaix : Ismaël DUPONT : 06.20.90.10.52.dupont.ismael@yahoo.fr
Daniel RAVASIO : 06.62.74.75.27
Gauvain Sers, ici à la fête de l'Humanité 2022 de Bretigny-sur-Orge/ Plessy-Pate, sera en concert à la fête de l'Humanité Bretagne le dimanche à 17h

Gauvain Sers, ici à la fête de l'Humanité 2022 de Bretigny-sur-Orge/ Plessy-Pate, sera en concert à la fête de l'Humanité Bretagne le dimanche à 17h

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18 octobre 2022 2 18 /10 /octobre /2022 05:47

Merci à Michel Hinault qui a mis la Vidéo du débat de la fête de l'Humanité

sur le site de l'atelier citoyen PCF Bretagne et le tract du débat de la Fête

        http://croizat-pcf.blogspot.com/

Débat organisé par l'Atelier citoyen santé Bretagne du PCF et Christiane Caro qui n'avait pas pu être présente à la fête de l'Humanité 2022 pour raisons de santé passagère. 

Débat santé de l'espace Bretagne à la fête de l'Humanité 2022: Rendre le soin aux soignants! - Hamama Bourabaa et Fabien Cohen
Débat santé de l'espace Bretagne à la fête de l'Humanité 2022: Rendre le soin aux soignants! - Hamama Bourabaa et Fabien Cohen
Débat santé de l'espace Bretagne à la fête de l'Humanité 2022: Rendre le soin aux soignants! - Hamama Bourabaa et Fabien Cohen
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18 octobre 2022 2 18 /10 /octobre /2022 05:43
Qu'est-ce qu'une "bonne" réforme des retraites? - Fabien Roussel dans L'Humanité du 17 octobre 2022
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18 octobre 2022 2 18 /10 /octobre /2022 05:36
30ème anniversaire de la reconnaissance par l'ONU de la Journée Internationale du refus de la misère

"Agir en dignité contre la pauvreté" : 30ème anniversaire de la reconnaissance par l'#ONU de la Journée Internationale du refus de la misère
#inégalités #injustice #AtdQUARTmonde

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15 octobre 2022 6 15 /10 /octobre /2022 06:23
Photo Le Télégramme, 8 octobre 2022

Photo Le Télégramme, 8 octobre 2022

En Bretagne, le PCF veut « un transport collectif régional efficace et bon marché »
 
Le Télégramme, 12 octobre 2022
Samedi 8 octobre, lors d’une réunion régionale du PCF, plusieurs dizaines de personnes ont participé à des tables rondes sur le sujet des mobilités, en présence d’élus et de responsables du parti.
Le Parti communiste français a organisé une réunion régionale sur les mobilités, samedi, à Morlaix. Ses membres défendent « l’idée de transports publics ferroviaires économiques et écologiques pour tous ».
Les mobilités sont au cœur des préoccupations du Parti communiste français (PCF), qui a tenu, samedi 8 octobre, une réunion régionale à Morlaix. En présence d’élus et de responsables du parti, plusieurs dizaines de personnes ont participé à des tables rondes sur le droit à la mobilité, l’égalité des diverses dessertes ferroviaires régionales, ou la mise en œuvre d’une politique des transports publics ambitieuse.
 
En trois points, Gladys Grelaud, conseillère régionale du PCF, évoque certains des principaux axes de réflexion du parti.
 
Quelle est votre priorité, au PCF ?
« La lutte pour le pouvoir d’achat. Les premiers postes de dépense des ménages sont le logement, avec en moyenne 600 € mensuels, et la mobilité, avec plus de 200 € mensuels ».
 
Investissements pour le train en Bretagne : lesquels privilégier ?
Cette mobilité fait-elle partie des défis à relever ?
 
« La mobilité est au cœur des préoccupations des Bretons. Il s’agit d’un enjeu économique et écologique. Nous avons besoin, en Bretagne, d’un transport collectif régional efficace et bon marché pour répondre aux besoins des habitants. Et puis, n’oublions pas que le train, c’est onze fois moins de gaz à effet de serre que la voiture et 130 fois moins que l’avion ».
 
Quelles sont vos propositions ?
 
« Nous défendons l’idée de transports publics ferroviaires économiques et écologiques pour tous, qu’il s’agisse des « cols blancs », les cadres, ou des « cols bleus », ouvriers et employés. Nous devons relever ces défis majeurs en investissant massivement, ce qui permettrait de faire travailler les entreprises locales. Une autre urgence, la réouverture de la ligne Morlaix-Roscoff. Roscoff et Brest deviennent deux portes d’entrée de l’Europe pour l’Irlande. Nous devons profiter de cette nouvelle géographie pour faire du Finistère nord, non plus le bout du monde, mais le début du monde ».
 
https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/en-bretagne-le-pcf-veut-un-transport-collectif-regional-efficace-et-bon-marche-11-10-2022-13197232.php?share_auth=4fed0252be79002c0a85a710a93cc392&fbclid=IwAR16c-hocH6VJZLi_LqvOcQT3DRoM3Uom0aunekIa-JrEWLf0gV8-OktPjI
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13 octobre 2022 4 13 /10 /octobre /2022 17:44
TotalEnergies, la pièce manquante de la planification énergétique (Alec Desbordes et Kevin Guillas-Cavan, Economie & politique)
TotalEnergies,
la pièce manquante de la planification énergétique

https://www.economie-et-politique.org/2022/09/07/totalenergies-la-piece-manquante-de-la-planification-energetique/?fbclid=IwAR2112AWBO37N9No1JLSAfD0gY0exZ5IKJfjiWC8HeIZs7TgB4gH7U9Xd6Q

Engrangeant un résultat net de plus de 10 milliards de dollars au premier semestre de 2022, les marges de TotalEnergies provoquent la colère et l’incompréhension. D’autant plus qu’elles sont rendues publiques alors que l’inflation galopante est en grande partie tirée par les prix de l’énergie. Ces profits importants, partagés par les entreprises pétrolières et gazières à travers le monde, sont bien le résultat de la guerre et de la conjoncture mondiale du secteur.

Pour répondre à cette situation déséquilibrée et à la précarité des populations face à l’inflation, certains États ont mis en place une taxe exceptionnelle sur ces « superprofits ». L’Italie, la Grande-Bretagne, l’Espagne ou encore la Hongrie ont toutes adopté une taxe conjoncturelle sur les entreprises de l’énergie et de quelques autres secteurs. Les recettes de ce taux complémentaire de 10 à 25 % ont généralement une vocation redistributive : financement des plans d’aide aux ménages, à la consommation, voire aux pensions de retraite en Espagne. Cette solution sociale-démocrate est non seulement insuffisante face à l’urgence de la situation, mais surtout passe à côté du rôle stratégique d’une entreprise comme TotalEnergies dont la maîtrise publique et sociale est indispensable pour réaliser la transition écologique et la sécurisation des approvisionnements.

La concentration de la plus-value par les capitalistes financiers au lieu des forces productives

En France, les parlementaires de gauche ont proposé plusieurs amendements au Projet de loi de finances rectificative au cours de l’été pour mettre en place une taxe de ce type. Celle-ci viserait TotalEnergies mais aussi les sociétés de transport maritime et les concessionnaires d’autoroutes. La majorité, flanquée des Républicains, s’est sans grande surprise opposée à une telle politique.

N’appréciant guère faire l’objet de tels débats, l’entreprise pétrolière a annoncé une réduction temporaire des prix des carburants sur le territoire français qui doit s’ajouter à la remise subventionnée directement par l’État[2]. Cette ristourne qui doit coûter un peu plus d’un demi-milliard d’euros représente cependant un faible montant des profits de l’entreprise qui servent d’abord et avant tout à la rémunération des capitalistes. En effet, rien qu’en 2021, TotalEnergies a distribué plus de 8 milliards de dollars en dividendes et 1,5 milliard de dollars de valeur actionnariale supplémentaire par rachat d’actions (auquel sont déjà venus s’ajouter 2 autres milliards pour le seul premier semestre 2022).

Ces sommes colossales, distribuées sans contrepartie comme rente aux capitalistes financiers, pourraient avoir une bien tout autre utilité sociale et écologique. Par exemple en servant à l’investissement dans l’outil de production et au pouvoir d’achat de la population à travers une réduction de prix plus importante. De telles ressources pourraient aussi être redistribuées aux travailleurs et travailleuses à travers l’augmentation des salaires et la réduction du temps de travail, comme le revendiquent les syndicats[3].

Plus que de bonnes volontés, la nécessité d’une maîtrise publique des énergéticiens

Malgré une certaine mauvaise foi, le gouvernement n’a donc pas totalement tort quand il affirme qu’une remise sur les prix est plus désirable qu’une taxe dont les rentrées et les effets ne seront pas immédiats tout en appelant « toutes les entreprises qui le peuvent [à] augmenter les salaires » par la voix du ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Lemaire.

Le problème de ce vœu pieux est qu’il dépend de la bonne volonté des dirigeants et des actionnaires privés de TotalEnergies. Pour influencer les choix de gestion des entreprises, l’État dispose pourtant d’un levier relativement simple et qui a fait ses preuves indéniables dans le secteur de l’énergie : la nationalisation. Un État qui prétend vouloir qu’une entreprise agisse comme un service public doit couper les chaînes entre le capitalisme financier et l’outil industriel pour s’immerger, conjointement avec les représentants des salariés et des usagers, dans ses opérations courantes. Une gestion sociale de TotalEnergies permettrait effectivement de protéger le pouvoir d’achat, d’assurer la sécurité énergétique et de lutter contre le réchauffement climatique.

Le gouvernement actuel s’est déjà retrouvé forcé de reconnaitre le besoin urgent d’impulsion politique dans la gestion d’une entreprise énergétique avec EDF. En effet, quoiqu’il n’y ait aucun doute que le gouvernement conserve des velléités de démantèlement de certaines activités historique de l’entreprise qui figurait dans le Plan Hercule, il s’est néanmoins vu obligé d’admettre que lui seul a la capacité de répondre aux besoins de planification et de financement du renouvellement du parc nucléaire français.

Au-delà de la seule question du nucléaire, l’inflation des prix de l’énergie, les crises d’approvisionnement et l’urgence climatique forcent à admettre que la collectivité seule a la capacité d’impulser la transformation profonde du système énergétique mondial. Cette nécessaire planification industrielle doit incorporer l’ensemble des entreprises structurantes du secteur, recouvrant les trois piliers historiques de l’énergie : l’électricité, le gaz et le pétrole.

À partir de cette démarche, il devient évident que le projet du Parti communiste français de nationalisation et de retour au statut d’EPIC d’EDF et d’Engie reste incomplet tant ne s’y ajoute pas la socialisation de TotalEnergies. La nationalisation et la transformation en EPIC des trois grands énergéticiens français avec des droits d’intervention des salariés et des usagers est d’ailleurs désormais une revendication portée conjointement par les fédérations de la chimie et de l’énergie de la CGT[4].

Une courte histoire de Total et du pétrole, entre public et privé

À la différence de l’électricité et du gaz, et même du charbon, le secteur pétrolier français n’a jamais été nationalisé dans sa totalité. Son origine date de 1924, quand l’industriel Ernest Mercier, sous mission du président du Conseil français, Raymond Poincaré fonde la Compagnie française des pétroles (CFP). L’État en devient rapidement un actionnaire important mais laisse l’entreprise opérer sur les marchés boursiers et faire ses propres choix d’investissement et de gestion.

La collectivité adopte cependant une approche différente lorsque des hydrocarbures sont découverts sur le sol français. Elle crée la Régie autonome des pétroles (R.A.P.) et la Société national des pétroles d’Aquitaine (SNPA) pour exploiter les gisements de gaz découverts dans le Sud-Ouest. Alors que la CFP lance la marque Total pour son réseau de distribution de pétrole, l’État rapproche ses deux entreprises et lance aussi sa marque de stations-services, Elf. En 1976, les entreprises pétrolières publiques achèvent leur fusion donnant naissance à la Société Nationale Elf-Aquitaine (SNEA) et consolidant l’industrie autour de deux pôles, l’un privé, l’autre public. À l’aube du nouveau millénaire, alors que la CFP adopte le nom de sa marque Total, elle absorbe Fina, la pétrolière belge, et Elf-Aquitaine dorénavant privatisée pour devenir une des plus grandes majors pétrolières au monde, définitivement débarrassée de la participation de l’État.

De la major pétrolière à l’énergéticien total…

C’est seulement au cours de la dernière décennie que l’entreprise choisit de se diversifier. Elle affiche et vend ce choix stratégique en 2021 en adoptant sa nouvelle dénomination : TotalEnergies. La position actuelle de l’entreprise dans l’industrie énergétique doit donc être saisie dans sa complexité.

D’une part, elle reste dominante dans le secteur historique des hydrocarbures, de l’exploration-production à la distribution et à la chimie. TotalEnergies détient en effet le deuxième plus grand réseau de distribution en dehors de l’Amérique du Nord avec 16 000 stations-services dans le monde. Ce réseau confère à l’entreprise une position stratégique indéniable dans le contrôle des prix de l’énergie à la consommation. C’est d’ailleurs bien pour ça que la question des superprofits et du prix du carburant à la pompe de TotalEnergies fait tellement de bruit. Le contrôle de l’entreprise, c’est donc aussi la gestion d’un des plus gros réseaux de distribution énergétique au monde.

D’autre part, elle essaie de s’implanter dans les nouvelles formes d’énergies, comme les renouvelables, mais tout particulièrement de développer massivement ses activités dans le gaz. Ces développements en font un acteur majeur pour assurer la transition énergétique et rendent nos propositions de maîtrise publique d’EDF et d’Engie incomplètes si les activités électriques et gazières de TotalEnergies n’y sont pas intégrées.

…qui navigue les nouvelles routes du gaz

TotalEnergies a toujours été un producteur de gaz naturel, mais n’en contrôle que peu les activités de transport et de vente. Dans le nouveau contexte de la transition énergétique, les dirigeants de l’entreprise ont la volonté de développer fortement ce segment avec l’objectif que celui-ci représente 50 % de son mix de vente d’ici 2030. Ce but doit être atteint en grande partie en confortant les positions de l’entreprise à travers la chaîne d’approvisionnement du gaz naturel liquéfié (GNL). Grâce, entre autres, à l’acquisition des activités GNL d’Engie (ex-Gaz de France), l’entreprise peut se vanter d’avoir vendu 42 Mt (tonnes métriques) de GNL en 2021. Cela représente plus de 10 % du marché mondial, faisant de l’entreprise le deuxièmeacteur du secteur.

TotalEnergies a aussi pris des participations dans un très grand nombre des ports de liquéfaction situés dans les grandes zones de production de gaz à travers le monde. Son acquisition récente de 26,5 % dans le projet Mozambique LNG vient s’additionner à sa participation au capital et dans les opérations de nombreux ports méthaniers au travers le monde, notamment en Afrique, au Moyen-Orient en Océanie. Ces positions donnent à TotalEnergies une position stratégique et centrale sur les nouvelles routes du gaz. En amont et en aval du transport de GNL, TotalEnergies est aussi confortablement installée dans la production de gaz naturel et la vente aux clients et aux entreprises. Cet outil industriel doit avoir la vocation à entrer sous maitrise publique dans l’intérêt de la société, de la transition écologique mais aussi pour l’instauration de nouveaux rapports internationaux débarrassés des relents colonialistes.

En effet, au contraire du pétrole, le gaz est devenu une énergie de transition incontournable de nombreux pays. Les nouvelles centrales cycles combinés gaz (CCG) émettent moins de gaz à effet de serre que les centrales à charbon ou au fioul. Elles servent donc d’infrastructures de transition en attendant le développement de parcs électrique totalement décarbonés (renouvelable, nucléaire, hydraulique…). Elles permettent aussi de complémenter autant les énergies renouvelables en circonstances de sous-production que les centrales nucléaires en période de pic de consommation. En addition de ce rôle centrale dans la transition électrique, le gaz est une énergie encore primordiale comme source de chauffage, pour le résidentiel et pour les entreprises du tertiaire. Il constitue aussi un élément crucial dans certains processus de production industrielle. Prôner la maîtrise publique d’Engie (ex-GDF) n’a donc pas de sens sans l’intégration des activités gazières de TotalEnergies.

Des positions novatrices dans l’électricité et la R&D

Les activités de l’entreprise s’étendent bien au-delà du secteur pétrolier et gazier, malgré la centralité à venir de ce dernier. TotalEnergies consolide sa position dans les renouvelables et l’électricité en y investissant chaque année plus de 3 milliards de dollars. En dehors des plus de 10 GW d’électricité renouvelable qu’elle opère actuellement, elle s’est affirmée comme un investisseur important dans les projets d’éolien en mer flottant, une technologie en développement cruciale au futur des renouvelables. Dans le secteur de l’hydrogène, TotalEnergies s’essaie à la décarbonation de ses raffineries en France comme à la Mède avec la production d’hydrogène vert en partenariat avec Engie. Les points de charge électriques viendront eux aussi compléter le réseau de consommation énergétique des clients de TotalEnergies.

Cette position dans les technologiques innovantes doit être renforcée, ce que permettra la maîtrise publique et sociale de TotalEnergies tout en se débarrassant des coûts du capital tels que le versement des dividendes. Une entreprise dont le chiffre d’affaires frôle les 200 milliards ne peut se limiter à 1 milliard de R&D pour que la France puisse réellement percer dans l’innovation énergétique.

Les défis et opportunités d’une socialisation transnationale

Une grande partie des activités industrielles et commerciales de TotalEnergies a lieu hors de France. Socialiser une entreprise de ce calibre sera un défi géopolitique, notamment concernant les champs d’exploitation pétroliers et gaziers, ainsi que les terminaux de GNL. Il faut cependant noter que cette situation ne s’applique plus seulement à TotalEnergies, mais aussi aux deux autres énergéticiens français. Une expropriation de TotalEnergies, tout autant que le projet de nationalisation d’EDF et d’Engie, doit se saisir de manière politique du rapport aux pays dans lesquelles ces entreprises ont une activité importante. Le défi écologique, ainsi que les crises géopolitiques à répétition, doivent et peuvent motiver une coopération forte entre les gouvernements qui y sont prêts.

Les moyens de production énergétique sous propriété de L’État et des travailleurs peuvent faire primer l’intérêt collectif dans le monde. Concernant EDF, cela légitime les transferts de technologies et le développement de centrales nucléaires et d’infrastructures électriques avec les pays qui le désirent. Pour Engie, cela permettra, quand les peuples le décideront, de rendre leur intégrité et leur souveraineté aux infrastructures de réseau électriques et gazier d’Amérique du Sud. Concernant l’entreprise publique TotalEnergies, elle peut faciliter une transition qui protège les populations au lieu d’être des vecteurs de déstabilisation de régions industrielles entières.

Le coût de la nationalisation : rêve inabordable ou opération neutre

La question qui se pose maintenant est celle concrète du coût de la socialisation de TotalEnergies, c’est-à-dire de ramener l’intégralité de l’entreprise sous propriété publique. La question s’était posée dans le cadre du chiffrage du programme des Jours heureux porté par Fabien Roussel dont nous reprenons ici la méthodologie pour TotalEnergies uniquement[5].

En sus des grands actionnaires (individuels et fonds d’investissement), il faut bien reconnaitre qu’il y a dans l’actionnariat des entreprises cotées de petits actionnaires individuels, ayant mis leur peu d’épargne en bourse. Nous proposons donc d’indemniser différemment ces petits actionnaires et les grands actionnaires.

Pour les actionnaires salariés qui ont créé par leur travail la valeur de l’entreprise dont ils détiennent une fraction, nous proposons une indemnisation au prix fort, celui de leurs actions sur le marché boursier à l’instant t. Dans le cas de TotalEnergies où les salariés détiennent 6,4 % du capital de l’entreprise, cela représente donc un coût de 9,1 milliards, en partant de la capitalisation boursière actuelle, particulièrement gonflée par la spéculation.

De même, pour les petits actionnaires individuels, disposant d’un portefeuille d’actions inférieur à 20 000 euros, toutes entreprises comprises, nous proposons de les indemniser au prix de la capitalisation boursière actuelle. En France, un actionnaire individuel sur deux seulement possède plus de 20 000 euros d’actions (52 % précisément). En partant du principe que cette proportion moyenne se retrouve dans l’actionnariat de TotalEnergies, cela représente un coût supplémentaire de 5,8 milliards.

En ce qui concerne les autres actionnaires, individuels mais (très) aisés et institutionnels, nous proposons de les dédommager sur la base d’un calcul qui associe pour un tiers le cours moyen des dix dernières années avant l’épidémie de Covid-19 et l’emballement spéculatif de ces derniers mois (ce qui représente une décote de 19 %). Pour les deux tiers restants, nous comptabilisons la part que l’on veut bien reconnaitre au capital dans les capitaux propres, proportionnellement à sa participation dans la valeur ajoutée. Le raisonnement est le suivant : plus une entreprise verse de dividendes, moins il lui reste de quoi abonder les fonds propres et réinvestir. Or les capitaux propres de TotalEnergies sont relativement bas par rapport à sa capitalisation. Les actionnaires se sont déjà bien servis et ont laissé relativement peu de moyens à collectivité quand celle-ci reprendra l’entreprise. Il n’est pas question de les payer deux fois. En prenant ce calcul, cela représente un coût de 45 milliards (2,2 milliards pour les gros actionnaires individuels et 42,8 milliards pour les institutionnels).

Ce coût total de 59,9 milliards peut sembler important. Il faut cependant avoir en tête que cela représente entre 27 % et 42 % des aides que verse chaque année l’État aux entreprises françaises (CIR, CICE, allègements Fillon, etc.) sans contrepartie, ou encore un peu plus de la moitié des 100 milliards de la « guerre contre le covid ». Il faut aussi mettre en regard ce chiffre aux presque 10 milliards distribués sans contrepartie aux actionnaires l’année dernière, un chiffre qui devrait être en très nette hausse cette année. Ce qui compte, c’est le coût net et sur la durée d’un quinquennat, l’opération de nationalisation de TotalEnergies est neutre financièrement, voire extrêmement rentable. Bien sûr, ce coût net neutre impliquerait que l’on continue de gérer TotalEnergies de la même manière que les capitalistes, ce qui n’est pas notre projet. Néanmoins, cela illustre les marges de manœuvre que nous avons en remboursant tout ou partie du coût sur les profits de l’entreprise.

Une telle approche n’est en vérité nullement nécessaire si nous décidions de reproduire pour TotalEnergies la méthode mise en œuvre lors de la nationalisation des compagnies de chemin de fer en 1936 ou des compagnies d’électricité en 1945. Nous pourrions indemniser les actionnaires en obligations d’État non-cessibles afin d’éviter que les 49,6 milliards versés quittent immédiatement le territoire national. En échange de cette capture, ces obligations garantiraient aux anciens actionnaires un rendement de 2 % par an sur 5 ans, ce qui ramène le coût à 10 milliards par an, une dépense tout à fait supportable.

Conclusion

Alors que TotalEnergies bat des records de profits et de distribution de valeur au capitalisme financier, le reste de la société ne reçoit que des miettes. Des miettes que les dirigeants de l’entreprise privée lâchent seulement pour qu’on les laisse en dehors du débat public. La supermajor est pourtant un des piliers du système énergétique mondial, que ce soit à travers sa production d’hydrocarbures, sa place dominante sur les nouvelles routes du gaz et les nouvelles énergies, ou son réseau en pleine expansion de distribution énergétique au consommateur. Une socialisation de TotalEnergies au côté de celle d’EDF et d’Engie, offrirait à l’État français les moyens d’être le fer de lance dans la planification énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique au niveau mondial.

Une telle mesure doit cependant constituer plus qu’une simple étatisation qui collectivise les coûts sans modifier les critères de gestion de l’entreprise. Pour ce faire, il faut développer de nouveaux pouvoirs des salariés de TotalEnergies. Ces derniers doivent, par exemple, être associés pleinement au recrutement et à la formation du personnel dans son ensemble, mais aussi détenir un droit de préemption prioritaire en cas de fermeture de site qui déstabilisent l’emploi et qui n’aurait pas étudié toutes les alternatives. Au niveau du groupe, les syndicats doivent être réellement associés aux choix de gestion avec des pouvoirs renforcés par rapport au 1/3 d’administrateurs historiques dans les entreprises nationalisées qui n’offrent au mieux qu’un droit de regard. L’entreprise elle-même ne doit pas être isolée du reste de la sphère économique et des choix de société et donc rentrée dans le cadre de la planification de l’emploi et la formation au niveau régional et national. Cela permettrait aux choix d’investissements d’être fait en considération et en faveur des sous-traitants, du système de formation professionnelle dans les territoires, du développement des services publics et des infrastructures locales et nationales. L’épisode des Gilets jaunes l’a démontré, la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique ne pourra pas se faire contre la classe travailleuse. Bien au contraire, notre classe doit être pleinement associée à la planification écologique pour que celle-ci soit un réel succès qui repose sur le travail émancipateur en France et dans le monde. Alors que notre ministre de l’Économie et des finances se permet de dénoncer les « vieux réflexes datés » de la taxation, nous affirmons quant à nous que c’est la gestion privée de l’énergie qui est à remettre au placard. L’avenir est à la maîtrise publique et sociale !


[1][1] Cf. l’article en ligne de Francetvinfo, « Inflation : quels pays appliquent déjà une taxe sur les superprofits des entreprises, en débat en France ? », 30 juillet 2022.

[2] Cf. le communiqué de presse de TotalEnergies, « TotalEnergies s’engage pour un programme massif de réduction des prix des carburants jusqu’à la fin de l’année dans toutes ses stations-service en France », 22 juillet 2022.

[3] Cf. le tract de la Coordination des syndicats CGT groupe TotalEnergies « Augmenter les salaires, c’est urgent ! », publié le 7 juillet 2022.

[4] Cf. la tribune dans L’Humanité du 5 juillet 2022 de Sébastien Menesplier (secrétaire général de la FNME) et d’Emmanuel Lépine (secrétaire général de la FNIC), p. 13.

[5] Cf. F. Boccara, G. Cailloux, F. Charnière, A. Desbordes, D. Durand, K. Guillas-Cavan, T.  Sarcey, A. Tournebise, « Des nationalisations pour le XXIème siècle », Économie et politique, n° 810-811, pp. 44-45.

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13 octobre 2022 4 13 /10 /octobre /2022 17:39
Adresse de Fabien Roussel aux adhérents du Parti communiste pour la mobilisation du 18 octobre
Adresse de Fabien Roussel aux adhérents pour la mobilisation du 18 octobre
 
Cher.e camarade,
 
Après la mobilisation du 29 septembre initiée par les organisations syndicales, un mouvement social d'ampleur est en train de se développer dans le pays.
La mouvement de grève des salariés des raffineries et dépôts d'Exxon et de TotalEnergie pour obtenir l'augmentation de leurs salaires est bien sûr la face la plus visible de ce mouvement, qui existe en réalité dans bien d'autres secteurs (distribution, énergie, transports publics, etc...).
Depuis le début de cette grève, notre parti et ses parlementaires se sont mobilisés pour soutenir cette lutte, symbolique à bien des égards.
Elle concerne en effet des multinationales qui affichent des profits insolents (10 Mds pour le seul 1er semestre 2022 s'agissant de TotalEnergie), distribuent des dividendes supplémentaires (2,6 milliard d'acompte versés par Total à ses actionnaires), alors même que notre pays, les familles, les collectivités et les petites entreprises subissent la violence de l'explosion des prix des carburants et de l'énergie.
Le pouvoir, par médias interposés, a tenté de discréditer le mouvement des salariés de la pétrochimie, en relayant les mensonges de la direction de Total sur le niveau des salaires des raffineurs.
 
La réalité, je l'ai dit à l'Assemblée nationale, c'est que nombre de salariés de ces raffineries ont des niveaux de salaires très faibles, compris entre 1400 et 2500 euros net.
 
L'ensemble des salariés de la pétrochimie ont donc raison d'exiger leur dû : un salaire décent, conforme à leurs conditions de travail et à leurs besoins pour vivre dignement alors que tous les prix explosent.
 
C'est aussi l'exigence d'une plus juste et plus efficace orientation des richesses qu'ils créent par leur travail, alors que des milliards d'euros sont aujourd'hui gaspillés au profit des actionnaires.
 
Pour se rendre compte de la crédibilité de leur revendication, les 2,6 milliards de dividendes versés comme acomptes en 2022 correspondent à une augmentation de 300 euros pour les 35 000 salariés du groupe TotalEnergie en France ... pendant 12 ans !
 
Du Président de la République et du gouvernement à la droite jusqu'au Rassemblement National, toutes les forces réactionnaires se mobilisent pour mettre en cause la légitimité de cette grève et opposer les salariés entre eux.
Pire, plus soucieux des bénéfices des pétroliers que de l'intérêt général et de celui des salariés, ils préfèrent réquisitionner les salariés pour briser ce mouvement.
 
Dans cette situation, la CGT appelle à une riposte de grande ampleur et propose de faire du 18 octobre une nouvelle étape d'une mobilisation des salariés dans toutes les entreprises.
 
A l'image des initiatives par plusieurs fédérations qui se sont rendues sur les sites de Total et Exxon soutenir les grévistes, j'appelle l'ensemble du parti, de ses adhérent.es et de ses élu.es à se mobiliser partout dans le pays :
 
- pour soutenir les raffineurs et leur lutte, comme tous les salariés également mobilisés pour les salaires et l'emploi, notamment avec des mouvements de grève et d'occupation ;
- pour organiser des caisses de soutien financier aux grévistes ;
- pour porter partout l'exigence d'une conférence salariale visant à une augmentation générale des salaires ;
- pour faire grandir l'exigence de nouveaux pouvoirs d'intervention des salarié.es sur les choix des entreprises et la sécurisation de l'emploi et de la formation
 
Un modèle de tract national du PCF va être mis à disposition des fédérations dans les prochaines heures. Organisons-nous pour le diffuser dans un maximum d'entreprises et de services publics.
Soyons également nombreux dans toutes les manifestations et rassemblements que la CGT organisera mardi 18 octobre partout dans le pays, pour l'augmentation des salaires et contre les réquisitions et l'atteinte portée au droit de grève !
 
Fabien Roussel
 
Secrétaire national du Parti communiste français
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11 octobre 2022 2 11 /10 /octobre /2022 07:33
Le train, un outil des jours heureux - Un service public utile et efficace pour les bretons et le climat - Article de Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste de Bretagne, pour le journal du MNLE, "Naturellement" (juin 2022)
Le train, un outil des jours heureux - Un service public utile et efficace pour les bretons et le climat - Article de Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste de Bretagne, pour le journal du MNLE, "Naturellement" (juin 2022)
Le train, un outil des jours heureux - Un service public utile et efficace pour les bretons et le climat - Article de Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste de Bretagne, pour le journal du MNLE, "Naturellement" (juin 2022)
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11 octobre 2022 2 11 /10 /octobre /2022 06:04
Fabien Roussel : « S’Il y a du carburant à mettre, c’est bien dans les salaires » (L'Humanité, Naïm Sakhi, 10 octobre 2022)
Fabien Roussel : « S’Il y a du carburant à mettre, c’est bien dans les salaires ».

Gauche Le secrétaire national du PCF a présenté à la presse, lundi, son Tour de France « avec vous sans tabou », commencé dans le Pas de Calais, le 3 octobre. Face à la flambée des prix de l’énergie, et au risque de récession, le communiste alerte sur les délocalisations en cascade à venir.

Publié le Lundi 10 Octobre 2022 -L'Humanité
 

« Je souhaite que le PCF soit en phase avec ce qu’attendent les Français. » Fabien Roussel a présenté ce lundi, lors d’une conférence de presse, son tour de France « avec vous sans tabou ». Commencée le 3 octobre dernier, dans le Pas-de-Calais, cette tournée de 13 étapes thématiques, dans chacune des régions métropolitaines, permettra au secrétaire national du PCF d’ouvrir un dialogue avec les Français, ponctué de rencontres avec les habitants, les élus, les militants et les syndicalistes. « Ils viendront avec leurs questions, moi avec mes réponses », glisse le député, qui se refuse à tenir des meetings. Un exercice déjà expérimenté durant la campagne présidentielle par l’ex-candidat du PCF, lors des « Rencontre des jours heureux ». Dorénavant pour Fabien Roussel, l’enjeu est double : « savoir ce que les Français attendent de la gauche et du PCF », assure-t-il, mais aussi « parler à nouveau à la France périphérique pour que la gauche devienne majoritaire demain », glisse Ian Brossat, le porte-parole de la formation.

« Total a versé 2,5 milliards d’euros de dividendes exceptionnels à ses actionnaires. Cela représente 300 euros d’augmentation mensuelle pendant 12 ans pour les salariés. S’Il y a du carburant à mettre, c’est bien dans les salaires »

Après une halte dans le Pas-de-Calais sur le thème de l’industrie, la prochaine étape de ce tour de France se tiendra les 24 et 25 octobre, dans les Drôme et dans l’Isère, pour évoquer les enjeux du mix énergétique. Un sujet central en pleine crise climatique et de l’énergie, qui couplée à la menace nucléaire en Ukraine s’apparente à un « un cocktail explosif », selon Fabien Roussel. De plus, le communiste dit « craindre » une récession liée à la crise de l’énergie dans les mois, provoquant une vague de délocalisations. « Certaines entreprises pourraient accélérer des plans de suppression de postes déjà dans les cartons, poursuit le député, elles anticipent une augmentation durable de l’énergie, avec des coûts de production au final deux ou trois fois plus élevés qu’en Asie ou Amérique ». Le 3 octobre dernier, il avait d’ailleurs rencontré les syndicalistes et dirigeants de l’usine Arc Internationale, dans laquelle 4 800 emplois sont menacés par l’explosion de la facture énergétique, passant de 17 millions à 75 millions. En outre, Fabien Roussel a rappelé son soutien aux mobilisations en cours dans la pétrochimie, visant, selon la CGT à obtenir une hausse de 10 % des salaires  : « Total a versé 2,5 milliards d’euros de dividendes exceptionnels à ses actionnaires. Cela représente 300 euros d’augmentation mensuelle pendant 12 ans pour les salariés. S’il y a du carburant à mettre, c’est bien dans les salaires ».

Ce tour de France, en parallèle des mobilisations sociales et syndicales, doit aussi permettre au secrétaire national du PCF de porter la voix de sa formation, à côté du rassemblement à gauche . « Nous faisons partie de la Nupes, mais nous avons notre propre originalité et nous la faisons vivre, mesure Fabien Roussel, nous continuerions à nous faire entendre car à gauche, nous avons besoin de nous additionner ». Des rencontres avec les travailleurs sont notamment prévues, le député assure vouloir s’en « nourrir », afin d’incarner « une gauche qui défend le travail ». Une expression qui fait écho au débat suscité lors de la Fête de L’Humanité, où le député a jugé que la gauche ne devait pas être « celle des allocations et des minima sociaux. » Un mois plus tard, Fabien Roussel se dit « conforté » dans ses propos, satisfait des nombreux « témoignages de soutiens et d’encouragements » reçus lors de ses rencontres avec les Français.

Le secrétaire national du PCF a en tout cas marqué des points en termes d’incarnation. Selon un sondage Odoxa pour le Figaro, publié la semaine dernière, Fabien Roussel est la personnalité de gauche la plus populaire dans le pays, avec 29 % de bonnes opinions. Dans son camp, le député communiste (42 %) se classe second, derrière Jean-Luc Mélenchon (49 %), mais devant François Ruffin (34 %) et le socialiste Olivier Faure (28 %). Par ailleurs, à gauche, le secrétaire national du PCF (33 %) recueille moins de mauvaises opinions que Jean-Luc Mélenchon (45 %) ou encore Sandrine Rousseau (37 %).

« Le PCF ne se résume pas à ma personne, nous pouvons compter sur un grand nombre de militants et de personnalités qui ont émergé durant la campagne présidentielle »

Le député du Nord a également précisé, lors de la conférence de presse, qu’il sera bien présent au rassemblement nordiste contre la vie chère, prévu le samedi 15 octobre, mais qu’il sera en revanche absent du défilé parisien, le dimanche 16 octobre. « Le PCF ne se résume pas à ma personne, nous pouvons compter sur un grand nombre de militants et de personnalités qui ont émergé durant la campagne présidentielle », insiste l’élu de Saint-Amand-les-Eaux, qui assure être, comme tous les week-ends, retenu dans sa circonscription.

Fabien Roussel : « S’Il y a du carburant à mettre, c’est bien dans les salaires » (L'Humanité, Naïm Sakhi, 10 octobre 2022)

Dans le cadre de son tour de France, Fabien Roussel sera dans le Finistère et la région de Morlaix les 5 et 6 décembre 2022. Une réunion publique-forum avec Fabien Roussel est prévue au Roudour de Saint-Martin-des-Champs, commune voisine de Morlaix, le lundi 5 décembre.

Fabien Roussel engage un tour de France à la rencontre du monde du travail

PCF Le député du Nord Fabien Roussel entame une tournée qui fera escale dans 14 départements pour un dialogue « sans filtre et sans tabou » avec les Français. Première étape dans le Pas de Calais, lundi, autour des enjeux industriels et énergétiques. Reportage.

Publié le Mardi 4 Octobre 2022 - L'Humanité

Arques, Avion et Sallaumines (Pas de Calais), envoyé spécial.

« Je me fais poser une prothèse à la hanche dans 10 jours. J’ai 59 ans et je suis physiquement et mentalement usé. Impossible pour moi de tenir jusqu’à 65 ans pour avoir une retraite ». Jean-Luc est ouvrier chez Faurecia. Après 37 années à enchaîner les horaires décalés, sa rémunération ne décolle pas du Smic. Un salaire qui ne lui permet plus de faire face à l’inflation, d’autant que son entreprise, un sous-traitant dans l’automobile, a placé ses employés au chômage technique plusieurs jours par mois, entraînant une baisse de revenu 100 euros. Ce, « alors que le groupe a versé 90 millions de dividendes aux actionnaires », soupire ce syndicaliste CGT, en interpellant Fabien Roussel, lors d’une réunion publique à Sallaumines, lundi. Depuis le Pas-de-Calais, le secrétaire national du PCF a tenu la première des 14 étapes de son « Tour de France du monde du travail ». « Cette tournée des régions va nous permettre de nous confronter à la réalité de nos concitoyens, assure le député du Nord. Je ne suis pas là pour faire un meeting, mais pour dialoguer sans tabou ni filtre, car je me nourris de ces échanges. »

Christophe était le premier, salle Maurice Thorez, à interpeller l’ex-candidat du PCF à l’Élysée. « Nous sommes des citrons pressés et jetés à la poubelle », tance, les larmes aux yeux, l’ancien secrétaire de la CGT de l’usine Bridgestone à Béthune, qui a fermé ses portes il y a 17 mois. « Les dégâts sont irréparables, le seul responsable c’est le capital », ajoute le référent du cabinet de reclassement, alors que seulement 30 employés ont pu être recasés. « Notre crainte est que la crise énergétique entraîne de nouvelles vagues de délocalisation », pointe Fabien Roussel. Un sujet de taille dans les Hauts-de-France.

«  Les gens doivent vivre dignement avec un salaire, nous refusons l’affrontement entre les chômeurs et ceux qui travaillent, favorisé par la politique des chèques. » Fabien Roussel.

Dans la matinée, le communiste avait rencontré les syndicats et dirigeants de l’usine Arc Internationale. 4 800 emplois sont en jeu, alors que la facture énergétique a explosé de 341 %, dépassant pour la première fois la masse salariale de l’entreprise des arts de la table. Pour faire face, le député réclame à plan d’envergure de soutien à l’industrie : « L’Allemagne, qui n’est pourtant pas un pays socialiste, l’a fait en débloquant 200 milliards d’euros. » Et, à l’issue de la rencontre, il raconte comment il a été interpellé par un ouvrier qualifié, qui malgré 34 ans d’ancienneté, ne touche que 1 448 euros mensuels, l’obligeant à s’en remettre à la prime d’activité et au chèque énergie pour boucler les fins de mois. « Les travailleurs pauvres, cela ne devrait pas exister. Que les ouvriers fassent fortune !, lance le dirigeant du PCF. Les gens doivent vivre dignement avec un salaire, nous refusons l’affrontement entre les chômeurs et ceux qui travaillent, favorisé par la politique des chèques. »

Une référence au débat que le député a suscité lors de la Fête de l’Humanité, en affirmant vouloir incarner « une gauche qui défend le travail et non pas celle des allocations et des minima sociaux ». Parmi les 250 participants venus aborder les questions du quotidien, lundi soir, cette position trouve de l’écho. Comme chez Frédéric, ouvrier chez Arkema, pour qui « Fabien Roussel et François Ruffin s’emparent de la grande absente de l’élection présidentielle : le travail ». Un moyen selon l’employé dans l’industrie chimie « de poser les bases de la lutte des classes ». « Moi je suis fier de créer la richesse. Le problème c’est qu’elle n’est pas partagée et les oisifs ne sont pas les chômeurs, et l’enjeu est bien de valoriser le travail », poursuit Jean-Luc.

« Quelles sont les propositions du PCF pour enrayer la crise de l’énergie ? »

Raphaël, lui, s’inquiète des conséquences de la flambée des prix de l’énergie, malgré le bouclier tarifaire. « Quelles sont les propositions du PCF pour enrayer la crise de l’énergie ? », interroge ce salarié d’Enedis. « Recréer un service public, défendre le nucléaire et sortir de l’ARENH (qui contraint EDF à vendre de l’énergie nucléaire aux fournisseurs privés, N.D.L.R.) et du marché européen de l’énergie », lui répond le parlementaire. Plus tôt dans la journée, le communiste avait d’ailleurs visité l’entreprise Gazonor, qui produit de l’énergie verte, à partir du méthane relâché naturellement par les anciennes mines de Charbon. Outre le gaz et l’électricité, le site produira de quoi chauffer les équipements municipaux de la ville d’Avion, d’ici 2025. « D’entrée de jeu, c’est minimum 50 % d’économie pour la ville », souligne l’édile PCF Jean-Marc Tellier. L’entreprise prévoit de passer de 4 à 22 transformateurs électriques, dans le Nord et le Pas-de-Calais. Mais sans les autorisations gouvernementales, le projet est pour l’heure bloqué. « Il est assez invraisemblable d’importer du gaz de schiste des États-Unis alors qu’avec le gaz de mines nous pourrions fournir 200 000 foyers dans le bassin minier », insiste Fabien Roussel. Le secrétaire national du PCF poursuivra son tour de France jusqu’en avril, date à laquelle se tiendra le congrès de sa formation.

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