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15 juin 2021 2 15 /06 /juin /2021 06:21
Rapport sur les ventes d'armes françaises : Partialité et opacité (PCF, Pascal Torre, 10 juin 2021)

Le rapport annuel du ministère des Armées sur les exportations d’armes françaises dans le monde vient d’être publié le 1er juin. Il s’inscrit dans le cadre d’une montée des tensions internationales mais aussi d’une nouvelle vague de militarisation qui vise à renforcer le camp occidental et à légitimer les idéologies guerrières. En dépit de quelques avancées, ce document reste opaque et incomplet ne permettant pas d’apprécier la légalité de ces ventes.

Sans surprise, la France occupe le 3e rang mondial des pays exportateurs derrière les Etats-Unis et la Russie mais devant l’Allemagne et la Chine. Le montant global s’élève pour 2020 à 4,9 milliards d’euros soit un recul de 41% par rapport à l’année précédente. Ces résultats s’expliquent par la crise sanitaire mais ne traduisent en rien une tendance de fond.

L’Arabie Saoudite, les Etats-Unis, le Maroc, le Royaume-Uni, l’Inde, la Grèce, le Sénégal, l’Australie, les Emirats Arabes Unis et Singapour constituent le groupe des dix premiers pays acheteurs. Par espaces régionaux, l’Europe totalise 25% des ventes, le Moyen-Orient : 24%, l’Asie-Pacifique : 22% et l’Afrique : 18%.

L’omniprésence des pays du Golfe demeure un objet de préoccupations car ces Etats bafouent les droits humains, violent le droit international humanitaire et sont engagés dans des conflits brutaux contre les populations yéménites. Si le rapport mentionne l’achat de systèmes de défense anti-aérienne, des robots de déminage sous-marins ainsi que des munitions, traduisant l’exacerbation de la conflictualité avec l’Iran, rien n’est dit sur la vente de navires de guerre à Riyad qui participent au blocus naval du Yémen. La vente de systèmes de défense anti-aérienne, de canons Caesar et de véhicules tactiques légers à Rabat, utilisés dans la répression du peuple sahraoui des territoires occupés, constitue également une violation du Traité sur le Commerce des Armes (TCA) dont la France est signataire.

A la différence de ce qui se passe au Royaume-Uni, en Allemagne ou aux Pays-Bas, il n’y a pas vraiment de contrôle parlementaire sur les décisions du pouvoir exécutif en matière de ventes d’armes. Ce rapport ne donne pas d’informations exhaustives entretenant le flou sur des aspects essentiels. Si les destinataires des armes sont bien désignés, leurs utilisateurs ne le sont pas. De plus, Paris utilise des intermédiaires en exportant des pièces détachées vers d’autres pays qui se chargent d’assembler les armes et de les vendre à qui bon leur semble. Quant aux licences non octroyées, aucun motif n’est communiqué. Dans ces tractations, l’opinion publique française devra se contenter des « garanties » qu’E. Macron affirme avoir reçues…comme pour le Yémen.

Cependant, l’émotion que suscite l’épouvantable crise humanitaire yéménite fait bouger les consciences. Une enquête commandée par Amnesty International montre que les ventes d’armes suscitent de plus en plus d’intérêt. Trois quarts des Français s’estiment mal informés et souhaitent plus de contrôles et de transparence. Dans une même proportion, ils estiment que le commerce des armes est contradictoire avec les valeurs portées par notre pays. Cela met à mal la théorie défendue par E. Macron ou J.-Y. Le Drian selon laquelle ces ventes assureraient le rayonnement et la compétitivité de notre pays. Il faut une certaine dose de cynisme pour prétendre que les ventes d’armes à l’Egypte, qui compte 60 000 prisonniers politiques, participent au prestige international de la France !

La question des ventes d’armes doit rester au cœur de nos préoccupations car c’est le moyen de mieux percevoir les faiblesses de la paix. Alors que la pandémie de Covid-19 a plongé le monde dans la tourmente, nourrir les guerres est une folie. La course aux armements n’assure en rien la sécurité des peuples. La paix est un projet politique au centre des luttes émancipatrices, un élément incontournable de tout projet global pour l’humanité. Notre monde a besoin de solidarité et de coopération ce qui passe par la démilitarisation et la diminution drastique des dépenses d’armements. Cet engagement est consubstantiel du combat communiste.

Pascal Torre
responsable-adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

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15 juin 2021 2 15 /06 /juin /2021 05:26
Enzo de Gregorio, de Carantec, plus jeune candidat aux Régionales sur la liste de Loig Chesnais Girard
Enzo de Gregorio, qui s'est engagé au PCF et au MJCF il y a un an et demi, et qui depuis milite de manière extraordinaire à Brest, où il est étudiant, dans la région morlaisienne, et pour le MJCF 29 dont il est devenu le secrétaire départemental, est un des 3 candidats communistes dans le Finistère aux élections régionales des 20 et 27 juin, sur la liste de Loïg Chesnais Girard, avec Gladys Grelaud, de Landerneau, et Isabelle Mazelin, du Relecq-Kerhuon.
 
A 18 ans, ce garçon réfléchi et déterminé, volontariste et généreux, est le plus jeune candidat sur la liste du Président de Région Loïg Chesnais-Girard.
 
Natif de Carantec, où il vit encore avec sa famille quand il n'est pas à Brest où il est étudiant, Enzo a eu déjà de nombreux engagements associatifs (école de voile, foot, arbitre de foot) et a été un des animateurs du mouvement lycéen quand il était en Cornouaille, alors lycéen en lycée professionnel à Concarneau (charpenterie de marine).
 
Depuis deux mois, il mène une campagne d'une énergie formidable pour les élections régionales et départementales avec Olivier Le Bras, Gwenegan Bui, Solange Creignou, Gaëlle Zaneguy et Ismaël Dupont, François Hamon et Claudine Kerguiduff, les candidats aux régionales et départementales de la région de Morlaix pour nos listes d'union de la gauche représentants les majorités aux responsabilités en Bretagne et dans le Finistère, et nos nombreux camarades sympathisants de gauche, militants du PCF et du PS, engagés pour la victoire de La Bretagne avec Loïg et Finistère & Solidaires. 
 
 
"C’est une fierté d’être le plus jeune candidat de la liste La Bretagne avec Loïg.
A l’heure où les électeurs délaisse nos bureaux de votes, où les jeunes votent de plus en plus à l’extrême-droite, je me battrais jusqu’au bout pour redonner le goût de la politique à la jeunesse.
Un grand merci à mes camarades du PCF pour leur confiance.
Les 20 et 27 juin, votez La Bretagne avec Loïg ! 🖤🤍☀️"
Enzo de Gregorio
 
 
Gaëlle Zaneguy - François Hamon - Enzo de Gregorio sur le marché de Saint-Martin-des-Champs le 14 juin

Gaëlle Zaneguy - François Hamon - Enzo de Gregorio sur le marché de Saint-Martin-des-Champs le 14 juin

Enzo de Gregorio avec Gwenegan Bui, Ismaël Dupont, Loïg Chesnais Girard à Morlaix le 12 juin

Enzo de Gregorio avec Gwenegan Bui, Ismaël Dupont, Loïg Chesnais Girard à Morlaix le 12 juin

Enzo de Gregorio sur le marché de Morlaix le 29 mai avec Ismaël Dupont et Gaëlle Zaneguy

Enzo de Gregorio sur le marché de Morlaix le 29 mai avec Ismaël Dupont et Gaëlle Zaneguy

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 05:47
Régionales 2021. Delphine Alexandre : « 100 % de produits frais bretons dans les cantines des lycées, c’est possible » (L'Humanité, 14 juin 2021)
Régionales 2021. Delphine Alexandre : « 100 % de produits frais bretons dans les cantines des lycées, c’est possible »
Lundi 14 Juin 2021

Un candidat, un enjeu Delphine Alexandre, cheffe de file des communistes sur la liste PS-PCF en Bretagne, entend défendre avec une régionalisation de la PAC des engagements pour les circuits courts, ou l’accompagnement à l’installation, la transition vers un modèle agricole « rémunérateur pour le travail paysan et respectueux de l’environnement ».

L’agriculture et l’agroalimentaire vont compter dans leur choix aux élections régionales pour 94 % des Bretons, selon un sondage Odoxa. C’est dire si la question est d’importance dans ce scrutin où la liste PS-PCF, conduite par le président sortant Loïg Chesnais-Girard, fait pour l’heure jeu égal dans les sondages avec celle de son ancien vice-président, Thierry Burlot, devenu candidat LaREM-Modem-UDI et pourrait être devancée, pour la première fois, au premier tour, par le candidat RN, selon une récente enquête Ipsos.

L’agriculture et l’agroalimentaire sont très pourvoyeurs d’emplois en Bretagne, comment concilier ces enjeux avec un modèle moins intensif ?

Delphine Alexandre L’agriculture représente encore 70 000 emplois en Bretagne. Les toutes petites exploitations familiales ont été victimes des règles libérales définies par la France et l’Europe, et nous avons des spécificités comme le problème des algues vertes ou la protection de la ressource en eau. Pour favoriser une agriculture à la fois rémunératrice pour le travail paysan et respectueuse de l’environnement, nous voulons via une régionalisation de la PAC avoir les moyens d’une répartition plus redistributive des aides afin de soutenir davantage les exploitations familiales et biologiques. Lors de la dernière mandature, par exemple, 235 millions d’euros publics ont été consacrés à la modernisation, cela correspond à 11 400 exploitations. Ces aides risquent d’être recentralisées à partir de 2023, mais le gouvernement laisse la porte ouverte à l’expérimentation. Nous voulons nous en saisir.

Outre cette régionalisation de la PAC, avec quels leviers proposez-vous d’agir ?

Delphine Alexandre Le renouvellement de la génération d’agriculteurs est un enjeu majeur. Parmi les installations soutenues pour cela par la région, une sur trois est en agriculture bio. À défaut de soutien, les agrandissements d’exploitation se poursuivront tout comme leur surcapitalisation qui risque de les rendre moins transmissibles, empêchant les agriculteurs de maîtriser leur outil de travail. Nous avons encore beaucoup de transmission intrafamiliale mais elles ne sont plus le modèle dominant. Nous voulons donc garantir 1 000 installations par an, renforcer le réseau de lycées agricoles publics et doubler le nombre de fermes engagées en agroécologie avec des contrats pluriannuels de la région qui en compte déjà 5 500. Nous proposons également d’agir le foncier agricole mais aussi à travers l’objectif de 100 % de produits frais bretons dans les cantines des lycées à la fin du mandat.

Les Algues vertes, qui prolifèrent sous l’effet des nitrates issus de l’agriculture industrielle, ont suscité de nouvelles mobilisations au début du mois. Face à cet enjeu, la transition agricole n’est-elle pas trop douce ?

Delphine Alexandre: Le seul levier sur lequel on peut agir, c’est en effet le taux de nitrate présent dans les eaux qui est lié à 90 % aux activités agricoles. En 2011, l’État a lancé le plan contre la prolifération des algues vertes portant sur le ramassage, la recherche et la réduction des fuites d’azotes. La Cour des comptes a établi, dans un document qui devait être publié en juillet 2021 mais qui a fuité, que les moyens sont insuffisants, que des indicateurs et des objectifs plus précis sont nécessaires et qu’il faut du contrôle. Nous soutenons ces préconisations. C’est pourquoi on propose d’amplifier notre accompagnement des changements de pratiques agricoles. On sera également aux côtés des collectivités impactées par les marées vertes pour l’aspect curatif, mais il faut assurer la transparence totale des données scientifiques et exiger plus de moyens. Car l’État ne répond pas. La ministre Pompili, par exemple, a récemment déclaré avoir obtenu 50 contrôleurs de plus, sauf qu’on les attend toujours.

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 05:46

L'agent gagné par les profiteurs de pandémie est le nôtre ! C'est celui de la sécurité sociale financée par nos cotisations. Récupérons le et

️ créons des centres de santé !

️ créons un pôle public du médicament !

️ relocalisons la production !

La France est en manque de matériel, de vaccins, de respirateurs, de masques, de médicaments.

44 Pannes de médicaments en 2008,

540 en 2018,

1200 en 2019, dont notamment des pannes de paracétamol, pourtant essentiel dans cette pandémie.

 

En relocalisant, nous deviendrions autonomes dans la gestion des besoins de santé, tout en créant de nombreux emplois.

 Votons aux régionales et départementales. Quand on s'abstient, c'est la Finance qui décide. Alors votons aux régionales et départementales, et prenons le pouvoir à la Finance.

Avec Cécile Cukierman, ensemble pour notre région #vaccins #astrazeneca #Pfizer #covid19 #covid #industrie #Doliprane #Emploi #emploidesjeunes

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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 05:40
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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 05:31

Si la gauche ne s'intéresse pas au peuple, alors le peuple ne s'intéresse pas à elle Fabien Roussel invité de la matinale de France Inter, jeudi 3 juin

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10 juin 2021 4 10 /06 /juin /2021 05:18
Election de Pedro Castillo: un vote d'espor au Pérou! ( Fabien Roussel - PCF)
Élection de de Pedro Castillo : vote d’espoir au Pérou ! (Fabien Roussel
- PCF)
 
L’élection de Pedro Castillo à la présidence de la République du Pérou est une réjouissante nouvelle, lui qui a été qualifié de «mendiant assis sur un tas d’or». Le Pérou a subi trop longtemps des dictatures sanglantes, la corruption généralisée des classes dirigeantes, la violence, la pauvreté, l’analphabétisme, le pillage de ses richesses minières par les multinationales.
La fille de l’ancien dictateur Fujimori, (en prison pour crime contre l’humanité), candidate de la droite, elle-même menacée de poursuites
judiciaires, est battue par un enseignant, fils de paysans analphabètes,
qui a fait d’un crayon géant son «drapeau» de campagne et qui ne veut
«plus de pauvres dans ce pays riche !». Tout un programme bien compris
dans les campagnes méprisées et ces villages indiens interdits d’eau
potable, d’assainissement, de routes, d’hôpitaux, d’écoles.
La candidate de la droite, à bonne école avec son dictateur de père, qui
avait promis de respecter le verdict des urnes, conteste maintenant les
résultats. On peut craindre désormais un scénario  «  à la bolivienne »,
le refus de l’issue électorale, les menaces, le chantage, une possible
intervention de l’armée, de l’organisation des Etats américains, de la
CIA. D’autant que la victoire de Pedro Castillo, après le retour de la
démocratie en Bolivie, est perçue dans l’ensemble du continent
latino-américain comme un vent d’espoir.
Il faudra courage et détermination à Pedro Castillo pour ouvrir les voix
du progrès social, de la démocratie et de la liberté au Pérou. Il lui faudra surtout la mobilisation de toutes celles et ceux qui ont voté pour lui. En effet, il devra affronter les hauts gradés militaires prêts à la sédition. Il lui faudra affronter les multinationales qui, malgré leurs profits records, ne reversent que des miettes au pays tout en saccageant l’environnement. Il lui faudra surtout déjouer les sales coups de Washington.
Je veux dire à Pedro Castillo: vous pouvez compter sur le soutien, la solidarité et l’amitié des communistes français dans votre action contre
l’analphabétisme, l’injustice, la violence, pour la dignité et la liberté.
 
Fabien Roussel, député du Nord, secrétaire national du PCF,
 
 
Le 9 juin 2021.
PEROU: PEDRO CASTILLO ÉLU
Pérou. Avec 50,2% des suffrages contre 49,7% pour la candidate d'extrême droite Keiko Fujimori, l'instituteur Pedro Castillo du mouvement Pérou Libre annonce son élection à la présidence de la République.
Les derniers votes à dépouiller sont ceux de quelques bureaux de l'étranger. Plus favorables à Fujimori, ils sont largement compensés par le vote des régions plus éloignées du Pérou qui ont massivement voté pour "le candidat des pauvres".
Tous les observateurs étrangers ont constaté la régularité du scrutin, y compris l'organisation des Etats Américains qui a félicité L'Onpe, l'organisme chargé de superviser le processus électoral. Ce qui n'empêche pas Fujimori de crier à la fraude. Elle va devoir retourner devant la justice qui la poursuit pour corruption (elle a déjà passé plusieurs mois en prison, n'en est sortie qu'à la faveur de la pandémie et est interdite de sortie du territoire).
"Premier président à être issu du peuple des pauvres", Pedro Castillo doit prendre ses fonctions en juillet, bicentenaire de l'indépendance. Il affirme que le crayon, symbole de sa campagne écrira une page de liberté et de dignité dans l'histoire du pays.
Après la victoire en Bolivie, l'espoir qui monte en Chili, le Pérou des invisibles, ses campagnes si longtemps silencieuses, tout un peuple misérable prend le devant de la scène. C'est tout le cône sud qui entre en changement. Un évènement considérable pour le pays Inca et pour toutes les Amériques.
Maité Pinero
Présidentielle au Pérou : un séisme politique aux répliques régionales
Mercredi 9 Juin 2021 - L'Humanité

Le pays est devenu, ces dernières années, l’un des piliers du jeu d’influence de Washington en Amérique du Sud. Avec le basculement en cours, et la possible élection de Pedro Castillo à la tête de l'État, cette donne stratégique est bouleversée.

Mardi soir, au Pérou, alors que se poursuivait la compilation des procès-verbaux, le candidat de gauche au second tour de l’élection présidentielle, Pedro Castillo, creusait encore l’écart avec son adversaire d’ultradroite, Keiko Fujimori. Voyant se dessiner un troisième revers électoral, celle-ci crie désormais à la fraude ; sa défaite la dépasse : elle aurait des répliques régionales.

En 2011, l’ambassadrice des États-Unis à Lima, Rose Likins, n’avait guère opté pour la discrétion, dans sa campagne en faveur de la fille de l’ancien président Alberto Fujimori, tenant d’un ultralibéralisme autoritaire. La candidate, elle, avait enrôlé comme conseiller l’ex-maire républicain de New York Rudy Giuliani et des cercles ultraconservateurs lui manifestaient bruyamment leur appui depuis Miami.

Barrer la route à la Chine

Le basculement politique en cours au Pérou constitue un revers pour Washington, comme pour les élites pro-américaines qui détiennent dans le pays les leviers du pouvoir économique et politique. C’est que le pays occupe, avec la Colombie, une position stratégique clé dans le dispositif d’influence des États-Unis en Amérique du Sud.

Sur le terrain économique, d’abord, avec la volonté résolue de contrer la montée en puissance de la Chine sur la façade pacifique. Pékin s’est déjà hissé au rang de premier partenaire commercial de Lima, une escale des nouvelles routes de la soie, avec le projet d’une ligne ferroviaire devant relier les deux océans, via le Pérou et le Brésil. Les deux puissances rivales se disputent aussi, dans la région, un accès privilégié aux ressources minérales et énergétiques. «  Le Pérou affiche une gestion saine et prévisible de son économie fondée sur les principes du marché libre. Notre accord commercial bilatéral constitue la base d’une relation commerciale libre, équitable et réciproque, et le Pérou reste une destination importante pour les États-Unis en termes de commerce et d’investissement. Face à la concurrence croissante dans la région, les États-Unis cherchent à consolider leur position de partenaire commercial de choix au Pérou, tout en augmentant leurs avantages », résume un mémento du département d’État.

Une offensive contre le Venezuela

Sur le plan de la politique régionale, le Pérou, qui a noué avec les États-Unis une solide coopération militaire, est devenu, ces dernières années, l’un des pivots de l’offensive de Washington contre les « pays préoccupants », entendre le Venezuela. Point d’orgue de cette stratégie, la création sous l’impulsion de l’administration Trump, le 8 août 2017, du Groupe de Lima, conclave de pays dirigés par des gouvernements ultraconservateurs décidés, selon les termes de la diplomatie américaine, à promouvoir une « résolution pacifique de la crise au Venezuela, un objectif qui s’aligne sur la vision de la stratégie de sécurité nationale pour faire progresser l’influence américaine en faveur des nations souveraines qui coexistent dans la prospérité, la liberté et la paix ». « En soutenant les institutions démocratiques à l’intérieur et au-delà de ses frontières, le Pérou projette un rôle positif dans l’hémi sphère et les organismes internationaux. Cela façonne finalement un hémisphère réceptif aux États-Unis », estime-t-on à Washington. L’alternance n’a pas fondamentalement bouleversé cette ligne : le 2 mai dernier, entre les deux tours de l’élection présidentielle, lors d’une conversation téléphonique, le secrétaire d’État états-unien, Antony Blinken, et le ministre péruvien des Affaires étrangères, Allan Wagner, « ont convenu de l’importance de collaborer pour restaurer la démocratie et la stabilité économique au Venezuela ». Tout au long de la campagne, Pedro Castillo a été désigné comme un « chaviste », un « communiste », un « terroriste », un dictateur en puissance, prêt à mener le Pérou à la ruine économique. « Nous ne sommes pas des terroristes. Nous sommes des travailleurs ordinaires », répond l’instituteur, qui plaide pour une révolution éducative consacrant 10 % du PIB à l’accès gratuit de tous à l’école et à l’université. La diabolisation du candidat de gauche, les attaques idéologiques dont il est la cible, l’hostilité de Washington n’auront pourtant pas endigué la mobilisation, autour de lui, de populations indigènes et paysannes exclues du mirage libéral et de la participation politique.

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9 juin 2021 3 09 /06 /juin /2021 11:41
12 juin, marchons pour les droits et libertés, pour une République sociale et démocratique: appel de la fédération PCF du Finistère

12 juin, marchons pour les droits et les libertés, pour une République sociale et démocratique.

Rassemblements le 12 juin dans le Finistère (non restrictif):
à 11h00 à Brest place de la Liberté,
 à 11h00 à Morlaix place Puyo,
 appel pour le secteur de Carhaix à se rendre à 11h30 place du général de Gaulle à Rostrenen

 ....

 Notre pays vit un moment particulièrement dangereux.

 Exploitant les peurs qu'a aggravées l'épidémie de Covid-19, les replis que provoquent les licenciements et la précarité, les divisions d'une société que ravagent les reculs de la République et la casse des services publics, l'insécurité qui mine le vivre-ensemble et le terrorisme islamiste qui endeuille régulièrement la nation, le pouvoir macronien et la droite se livrent une surenchère calamiteuse avec l'extrême droite. Ils nourrissent les divisions de la société française en remettant en cause les libertés publiques, en concentrant toujours plus les pouvoirs institutionnels et économiques, en criminalisant les militant·e·s syndicaux et associatifs et en alimentant les assignations identitaires qui favorisent le racisme et l'antisémitisme, la stigmatisation de secteurs entiers de la population en raison de leurs origines, religions, de leur genre ou de leur orientation sexuelle.

Cette surenchère a un objectif : désigner des boucs-émissaires aux difficultés des Françaises et des Français. Ainsi, sont épargnés ceux qui sont à la tête de grandes fortunes, de multinationales, des banques et assurances et qui ont vu leur fortune augmenter de 170 milliards d'euros sur la seule dernière année. Et pour qu'ils continuent d'accumuler des profits, ils s'en prennent aux droits des privé·e·s d'emploi avec la réforme de l'assurance-chômage, aux droits de tou·te·s les salarié·e·s, affaiblissent la culture si essentielle à l'émancipation de chacun·e, intensifient leurs attaques contre de grandes conquêtes populaires, creusent les inégalités, à commencer par les inégalités femmes-hommes.

 À courir derrière les thèmes démagogiques mis en avant par l'extrême droite depuis de nombreuses années, c'est elle qui en profite et c'est la démocratie que l'on met en péril. Au point que des généraux en retraite et des appels fascisants puissent aujourd'hui en appeler à la remise en ordre musclée de la France par une intervention de l'armée.

 Il est temps de dire « stop » à ces dérives et d'emprunter un tout autre chemin pour relever le défi des jours heureux.

Pour mettre en échec leur offensive contre les libertés et les droits sociaux, le Parti communiste français appelle les forces de gauche et le mouvement social, tou·te·s les progressistes, à engager la contre-offensive pour répondre véritablement aux problèmes du pays.

 Oui, nos concitoyennes et concitoyens ont le droit à la tranquillité et à la sécurité que remettent en question les trafics, la délinquance, les incivilités de toute sorte. Cela nécessite à la fois une Justice qui ne saurait être l'objet d'un procès en laxisme et qui soit dotée de réels moyens et une Police nationale exerçant ses missions de service public au plus près de la population, qui ne soit plus l’objet d’agressions inadmissibles et dont l’action ne soit plus entachée par les violences de certains policiers. Et il faut simultanément s'attaquer aux racines de la violence, aux politiques capitalistes qui génèrent le désordre, favorisent la loi du plus fort, détruisent les liens sociaux et creusent sans fin les inégalités, entretiennent les discriminations et le racisme pour tirer les droits de toutes et tous vers le bas.

Ainsi, le combat pour la sécurité et la tranquillité publique est inséparable de la promotion des droits et des libertés, de la cité à l'entreprise. Il est inséparable d'une grande ambition démocratique au sein des institutions, des services publics et des lieux de travail. C'est le sens de la mobilisation des communistes pour défendre les principes aujourd’hui menacés de la République, dans la perspective d’une nouvelle République sociale et démocratique, laïque, écologiste, féministe et antiraciste.

 Il est plus que temps de s'attaquer au chômage, à la précarité, aux salaires indignes de celles et ceux qui produisent les richesses du pays, à l'austérité, au démantèlement de nos services publics, à l'affaiblissement de l'école publique, à la ghettoïsation des quartiers populaires, au recul de notre souveraineté industrielle ou sanitaire, à l'abaissement de la citoyenneté. Cela implique une autre utilisation de l'argent public, des banques et des entreprises et de nouveaux droits d'intervention de la cité à l'entreprise des citoyen·ne·s et des salarié·e·s.

 Pour balayer les manœuvres de diversion qui visent à faire oublier l'essentiel au pays, ce sont ces questions que les communistes ont l'ambition de remettre au centre du débat public.

 La République doit être synonyme de sécurisation de toutes les dimensions et de tous les âges de la vie.

C'est sur ces bases que le PCF appelle à participer à la journée de manifestations du 12 juin en faveur des libertés.Notre pays vit un moment particulièrement dangereux.

 Exploitant les peurs qu'a aggravées l'épidémie de Covid-19, les replis que provoquent les licenciements et la précarité, les divisions d'une société que ravagent les reculs de la République et la casse des services publics, l'insécurité qui mine le vivre-ensemble et le terrorisme islamiste qui endeuille régulièrement la nation, le pouvoir macronien et la droite se livrent une surenchère calamiteuse avec l'extrême droite. Ils nourrissent les divisions de la société française en remettant en cause les libertés publiques, en concentrant toujours plus les pouvoirs institutionnels et économiques, en criminalisant les militant·e·s syndicaux et associatifs et en alimentant les assignations identitaires qui favorisent le racisme et l'antisémitisme, la stigmatisation de secteurs entiers de la population en raison de leurs origines, religions, de leur genre ou de leur orientation sexuelle.

 Cette surenchère a un objectif : désigner des boucs-émissaires aux difficultés des Françaises et des Français. Ainsi, sont épargnés ceux qui sont à la tête de grandes fortunes, de multinationales, des banques et assurances et qui ont vu leur fortune augmenter de 170 milliards d'euros sur la seule dernière année. Et pour qu'ils continuent d'accumuler des profits, ils s'en prennent aux droits des privé·e·s d'emploi avec la réforme de l'assurance-chômage, aux droits de tou·te·s les salarié·e·s, affaiblissent la culture si essentielle à l'émancipation de chacun·e, intensifient leurs attaques contre de grandes conquêtes populaires, creusent les inégalités, à commencer par les inégalités femmes-hommes.

 À courir derrière les thèmes démagogiques mis en avant par l'extrême droite depuis de nombreuses années, c'est elle qui en profite et c'est la démocratie que l'on met en péril. Au point que des généraux en retraite et des appels fascisants puissent aujourd'hui en appeler à la remise en ordre musclée de la France par une intervention de l'armée.

 Il est temps de dire « stop » à ces dérives et d'emprunter un tout autre chemin pour relever le défi des jours heureux.

 Pour mettre en échec leur offensive contre les libertés et les droits sociaux, le Parti communiste français appelle les forces de gauche et le mouvement social, tou·te·s les progressistes, à engager la contre-offensive pour répondre véritablement aux problèmes du pays.

 Oui, nos concitoyennes et concitoyens ont le droit à la tranquillité et à la sécurité que remettent en question les trafics, la délinquance, les incivilités de toute sorte. Cela nécessite à la fois une Justice qui ne saurait être l'objet d'un procès en laxisme et qui soit dotée de réels moyens et une Police nationale exerçant ses missions de service public au plus près de la population, qui ne soit plus l’objet d’agressions inadmissibles et dont l’action ne soit plus entachée par les violences de certains policiers. Et il faut simultanément s'attaquer aux racines de la violence, aux politiques capitalistes qui génèrent le désordre, favorisent la loi du plus fort, détruisent les liens sociaux et creusent sans fin les inégalités, entretiennent les discriminations et le racisme pour tirer les droits de toutes et tous vers le bas.

 Ainsi, le combat pour la sécurité et la tranquillité publique est inséparable de la promotion des droits et des libertés, de la cité à l'entreprise. Il est inséparable d'une grande ambition démocratique au sein des institutions, des services publics et des lieux de travail. C'est le sens de la mobilisation des communistes pour défendre les principes aujourd’hui menacés de la République, dans la perspective d’une nouvelle République sociale et démocratique, laïque, écologiste, féministe et antiraciste.

 Il est plus que temps de s'attaquer au chômage, à la précarité, aux salaires indignes de celles et ceux qui produisent les richesses du pays, à l'austérité, au démantèlement de nos services publics, à l'affaiblissement de l'école publique, à la ghettoïsation des quartiers populaires, au recul de notre souveraineté industrielle ou sanitaire, à l'abaissement de la citoyenneté. Cela implique une autre utilisation de l'argent public, des banques et des entreprises et de nouveaux droits d'intervention de la cité à l'entreprise des citoyen·ne·s et des salarié·e·s.

Pour balayer les manœuvres de diversion qui visent à faire oublier l'essentiel au pays, ce sont ces questions que les communistes ont l'ambition de remettre au centre du débat public.

La République doit être synonyme de sécurisation de toutes les dimensions et de tous les âges de la vie.

C'est sur ces bases que le PCF appelle à participer à la journée de manifestations du 12 juin en faveur des libertés.

12 juin, marchons pour les droits et libertés, pour une République sociale et démocratique: appel de la fédération PCF du Finistère
12 juin, marchons pour les droits et libertés, pour une République sociale et démocratique: appel de la fédération PCF du Finistère
12 juin, marchons pour les droits et libertés, pour une République sociale et démocratique: appel de la fédération PCF du Finistère
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9 juin 2021 3 09 /06 /juin /2021 05:49
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9 juin 2021 3 09 /06 /juin /2021 05:45

 

La Commission Européenne a annoncé aujourd’hui qu’elle ne soutiendrait pas la proposition de plus de 100 pays dont les États-Unis, qui demandent la levée des brevets sur les vaccins contre le Covid 19. La raison officielle ? « La Commission (...) n’est pas convaincue que cela constituerait dans l’immédiat la meilleure réponse pour atteindre l’objectif d’une distribution large et en temps voulu des vaccins dont le monde a un besoin urgent ».

 

 

Il y a urgence, c’est un fait. En bloquant envers et contre tout cette proposition portée de façon majoritaire depuis des mois au sein de l’OMC, la Commission Européenne ne fait que se soumettre une fois de plus aux desideratas des entreprises pharmaceutiques. Le 31 mai dernier, un rapport de Corporate Europe dévoilait que les géants pharmaceutiques dépensent chaque année au moins 36 millions d’euros dans le lobbying au sein de l’Union Européenne pour imposer leur vision en matière de politique sanitaire. Force est de constater qu’ils ont réussi et que l’UE est aujourd’hui leur serviteur le plus zélé !

Cette attitude est d’autant plus criminelle lorsque que l’on sait que les pays les plus pauvres ont reçu jusqu'à présent moins de 1% de doses administrées ! Cette pandémie a déjà fait 3,5 millions de morts au niveau planétaire. Combien en faudra-t-il encore avant de faire passer les vies humaines avant le profit ?

La levée des brevets est un préalable pour opérer à un transfert technologique massif et mutualiser la production afin que chaque pays dispose de doses nécessaires à la vaccination de sa population. A l’inverse, l'UE propose uniquement de faire de la charité en offrant au compte-goutte les doses.
C’est tout le contraire qu’il faut faire. Le PCF demande pour cela de sortir les vaccins et médicaments des griffes des entreprises pharmaceutiques et de les mettre sous maitrise publique. L’argent public qui a été investi dans la recherche et l’achat de vaccins (à des prix d’ailleurs de plus en plus exorbitants), doit aujourd’hui servir à avoir la maîtrise de la production et de la distribution de vaccins à l’échelle européenne et mondiale.

C’est dans ce sens que nous proposons une nouvelle coopération de type « airbus », sous contrôle public, entre les états européens. Au-delà, c’est toute l’industrie pharmaceutique qu’il faut mettre au pas en créant un pôle public du médicament. C’est la lutte que nous menons en Europe, à travers la campagne "Pas de Profit sur la Pandémie". C’est la bataille que nous continuerons à mener dans les prochains mois afin de reprendre notre souveraineté face aux Big pharmas. Face à une pandémie mondiale, nous ne nous en sortirons que par une réponse globale !
Ni nationalisme vaccinal, ni soumission aux multinationales, l’accès aux soins et aux médicaments doit être un droit universel et non pas une source de profit pour les actionnaires !


Parti communiste français,

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