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12 janvier 2020 7 12 /01 /janvier /2020 06:53

 

60 milliards d'euros, c'est l'orgie de liquidités restituées en 2019 aux actionnaires du CAC 40, dépassant de très loin le niveau record de 2007, avant la crise financière.

PCF - Dividendes records du CAC 40 en 2019 : 60 milliards dilapidés vers la spéculation ! (Fabien Roussel)

En hausse de 12 % par rapport à 2018, ces dividendes versés pour l'essentiel aux grands actionnaires des multinationales du CAC 40 vont dépasser allègrement les 500 milliards d'euros depuis 2009.

L'argent coule donc à flot, pour les fortunés et les fonds spéculatifs, en quête de rentabilité toujours plus grande, au détriment de l'investissement, des salaires et de l'emploi. Et son débit ne cesse de grossir, puisque sur la dernière décennie, la rémunération des actionnaires aura progressé 4 fois plus vite que les salaires.


Il est temps de « mettre la main » sur ce pactole accaparé par des spéculateurs sans foi, ni loi. C'est indispensable pour financer nos retraites, la création d'emploi, les hausses de salaires, la transition écologique et l'investissement productif.


Le PCF propose à ce titre de faire cotiser ces dividendes au même titre que tous les revenus et de moduler les cotisations sociales des entreprises à partir de critères sociaux et environnementaux.


A cette condition, les entreprises et particulièrement les grands groupes industriels et financiers pourraient retrouver le chemin vertueux d'une production utile aux besoins de la société, de salaires décents et d'une protection sociale de haut niveau pour les salarié-e-s qui produisent les richesses.



Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord

 

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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 20:27
Dividendes records du CAC 40 en 2019 : 60 milliards dilapidés vers la spéculation ! (Fabien Roussel--PCF)
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
Dividendes records du CAC 40 en 2019 : 60 milliards dilapidés vers la spéculation ! (Fabien Roussel--PCF)
 
60 milliards d'euros, c'est l'orgie de liquidités restituées en 2019 aux actionnaires du CAC 40, dépassant de très loin le niveau record de 2007, avant la crise financière.
 
En hausse de 12 % par rapport à 2018, ces dividendes versés pour l'essentiel aux grands actionnaires des multinationales du CAC 40 vont dépasser allègrement les 500 milliards d'euros depuis 2009.
 
L'argent coule donc à flot, pour les fortunés et les fonds spéculatifs, en quête de rentabilité toujours plus grande, au détriment de l'investissement, des salaires et de l'emploi. Et son débit ne cesse de grossir, puisque sur la dernière décennie, la rémunération des actionnaires aura progressé 4 fois plus vite que les salaires.
 
Il est temps de « mettre la main » sur ce pactole accaparé par des spéculateurs sans foi, ni loi. C'est indispensable pour financer nos retraites, la création d'emploi, les hausses de salaires, la transition
écologique et l'investissement productif.
 
Le PCF propose à ce titre de faire cotiser ces dividendes au même titre que tous les revenus et de moduler les cotisations sociales des entreprises à partir de critères sociaux et environnementaux.
 
A cette condition, les entreprises et particulièrement les grands groupes industriels et financiers pourraient retrouver le chemin vertueux d'une production utile aux besoins de la société, de salaires
décents et d'une protection sociale de haut niveau pour les salarié-e-s qui produisent les richesses.
 
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,
 
Paris, le 9 janvier 2020.

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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 19:32
Gouvernement espagnol : un nouvel espoir pour les peuples d'Espagne (PCF)
Gouvernement espagnol : un nouvel espoir pour les peuples d'Espagne (PCF)
 
La constitution d'un gouvernement de coalition de gauche en Espagne, pour la première fois depuis le début de la transition démocratique post-franquiste met fin à de nombreuses années de gouvernement conservateur et néolibéral. Celui-ci a laissé le pays dans un état socialement exsangue et où les tensions politiques et nationales sont exacerbées par le réveil de l'autoritarisme hispaniste qui a ouvert la
voie à l'extrême-droite.
Le PCF salue fraternellement et chaleureusement la bataille menée par le Parti communiste d'Espagne et la Gauche Unie, au sein de la coalition Unidas Podemos, qui ont contraint le PSOE à conclure un programme de
gouvernement fondé sur la récupération des droits remis en cause par la droite : droit des travailleurs et des travailleuses, droit à l'éducation, droits des retraités, droit d'accès à l'énergie, droit d'expression et de réunion, droits des femmes, droits des LGBTI, pour une vaste réforme fiscale. Ce programme de gouvernement comporte le ferment d'importantes avancées pour les peuples et les nations
d'Espagne.
Le PCF salue la coalition Unidas Podemos et nos camarades du PCE et de la Gauche Unie Alberto Garzon et Yolanda Diaz, qui auront respectivement les portefeuilles de la consommation et du travail ausein du prochain gouvernement.
Une autre bataille majeure commence désormais : celle de faire respecter cet accord, celle de combattre partout la droite et l'extrême-droite revanchardes, celle de sortir le pays de la crise sociale et institutionnelle. L'intervention et les mobilisations populaires seront déterminantes pour faire respecter l'accord et imposer des choix en faveur des travailleurs. Cette bataille est aussi celle de la gauche européenne. Nos camarades espagnols de la Gauche Unie et du PCE pourront compter sur la solidarité constante et active des communistes français dans cette lutte.
 
Parti Communiste Français,
 
Paris, le 10 janvier 2019.

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9 janvier 2020 4 09 /01 /janvier /2020 07:50
COURRIER AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
 
Vous trouverez ci-dessous le courrier que Eliane Assassi, présidente du groupe CRCE au Sénat, André Chassaigne, président du groupe Gauche Démocrate Républicaine (PCF et associés) à l'Assemblée nationale et Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, ont adressé au Président de la République à propos de la situation au Moyen orient.
 
 
USA/Iran : "Cesser immédiatement toutes les opérations militaires, protéger les populations civiles" (Eliane Assassi, André Chassaigne, Fabien Roussel)
 
 
 
Monsieur le Président de la République,
 
La France doit tout mettre en oeuvre pour stopper le périlleux engrenage militaire en Irak et enrayer la montée croissante des tensions avec l'Iran que le président Donald Trump déchaîne et attise. En aucune
manière notre pays ne doit soutenir cette surenchère, ni s'engager dans des opérations militaires nouvelles en Irak ou en Iran. Alors que les menaces s'accumulent, le Parlement doit être réuni en urgence pour en
débattre.
 
Depuis plus de quarante ans maintenant, les conflits se multiplient au Moyen-Orient, interagissent et se métamorphosent pour créer un état de guerre permanent détruisant l'ensemble des sociétés.
 
Aucun de ces conflits ne s'est réellement achevé sans que ne s'ouvre un nouveau front. Les ingérences étrangères se multiplient, des acteurs régionaux caressent des projets hégémoniques suscitant une instabilité
grandissante et un surarmement exponentiel.
 
Après la rupture de l'accord sur le nucléaire et l'adoption de sanctions drastiques contre Téhéran, le président américain souffle sur les braises pour enflammer la région en intensifiant les frappes aériennes
qui ont conduit à l'assassinat du général iranien, Qassem Soleimani.
Cette politique brutale, qui suscite d'innombrables inquiétudes avec des risques d'escalade militaire illustrés par les tirs de missiles iraniens ce 8 janvier, ne manquera pas de souder et de revivifier les forces autoritaires et conservatrices qui sévissent contre leur propre peuple.
Dans l'immédiat, elle peut avoir des conséquences imprévisibles, si les pays membres de l'OTAN décident d'embrayer le pas aux Etats-Unis.
 
Le président américain a ordonné l'envoi de 3.500 soldats supplémentaires en Irak doublant de ce fait les forces d'occupation. Les menaces et les provocations de la Maison Blanche évoquent désormais des frappes sur Bagdad alors que le parlement irakien vient d'exiger le départ des troupes étrangères du pays. En Iran, le pouvoir des mollahs, pourtant fragilisé par les puissants mouvements populaires de novembre et décembre dont la répression aurait fait près de 1.500 morts, se trouve aujourd'hui prodigieusement renforcé à l'occasion du deuil national décrété par les autorités. D. Trump, avec l'agressivité dont il est coutumier, veut ajouter l'humiliation et le racisme sans fard en menaçant de bombarder 52 sites culturels iraniens.
 
De leurs côtés, bloqués et assujettis par leur engagement dans une « coalition anti-Daesh » dirigée par les Etats-Unis et pour des résultats médiocres, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni se contentent d'un
communiqué commun appelant à la « désescalade » mais sans condamner l'initiative inconsidérée et illégale prise par un D. Trump pourtant largement critiqué par son propre Congrès. Pire, à la veille de la réunion des ambassadeurs des pays membres de l'OTAN, Londres et Paris ont déjà exprimé leur « entière solidarité » avec le président D. Trump.
 
Cet alignement et cette allégeance constituent une grave erreur et une faute lourde de conséquences.
 
La France, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, et les pays membres de l'Union européenne devraient au contraire refuser de s'inscrire dans la perspective d'un conflit armé ou larvé avec l'Iran.
Il est plus que temps de faire entendre une autre voix, celle de l'intérêt des peuples et de la paix.
 
La France doit dans l'immédiat suspendre sa participation au commandement intégré de l'OTAN et s'opposer à tout engagement militaire occidental supplémentaire au Moyen-Orient. L'expérience des dernières décennies a largement montré vers quelles abîmes ces engagements précipitent les populations du Moyen-Orient. La politique de la France ne doit pas s'inscrire dans la logique des puissances régionales et de leurs alliés ou suzerains internationaux ; elle doit, au contraire, viser une rupture avec ces dynamiques dévastatrices.
 
Nous considérons que la France doit condamner toutes les actions militaires unilatérales et toutes les provocations, qu'elle doit interpeller et encourager le secrétariat général de l'ONU pour conduire
une mission de paix actée par le Conseil de sécurité avec un triple objectif : la cessation immédiate de toutes les opérations militaires, la protection des populations civiles et la construction d'un cadre commun de sécurité collective dans la région.
 
 
Eliane Assassi
Présidente du Groupe CRCE au Sénat
 
André Chassaigne
Président du groupe GDR à l'Assemblée nationale
 
Fabien Roussel
Secrétaire National du PCF
 
Paris, le 8 janvier 2020.
La France doit tout mettre en oeuvre pour stopper le périlleux engrenage militaire en Irak et enrayer la montée croissante des tensions avec l'Iran (PCF, lettre au Président Macron)

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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 08:57
lapetitionretraite.fr atteint les 110 000 signataires en 2 jours. Le PCF appelle à amplifier la mobilisation

Pour signer la pétition, aller au l'adresse suivante:

Retrouve le texte et les signataires sur : https://lapetitionretraite.fr/

 
lapetitionretraite.fr atteint les 110 000 signataires en 2 jours. Le PCF appelle à amplifier la mobilisation
 
 
Selon le journal l'Humanité, la pétition exigeant le retrait de la réforme des retraites, lancée il y a 36h, a déjà enregistré 110 000 signataires, validées par le site lapetitionretraite.fr.
 
Parmi les signataires, de nombreuses personnalités nouvelles s'ajoutent aux initiateurs et notamment, Yvan Le Bolloc’h, comédien, Bruno Gaccio, comédien, Gilles Perret, réalisateur, Edwy Plenel, journaliste,
cofondateur de Mediapart, Henri Pena-Ruiz, philosophe, Gustave Massiah, militant altermondialiste, Jean-Philippe Melchior, sociologue, Dominique Noguères avocate, responsable associative...
 
Un certain nombre d’élu-es et responsables politiques nationaux ont rejoint l’appel des initiateurs parmi lesquels l’ensemble des député-e-s et sénateurs-trices communistes, Ian Brossat (adjoint à la maire de
Paris, porte-parole, PCF), Cécile Cukierman (sénatrice, porte-parole, PCF), Manon Aubry (députée européenne, LFI), Alexandra Cordebard, (maire du 10° arrondissement de Paris PS), Luc Carvounas (député PS du Val-de-Marne PS), Alice Bosler (coordinatrice nationale, Jeunes de Génération.s)...
 
Des syndicalistes en nombre figurent également parmi les nouveaux signataires, en particulier Laurent Brun (secrétaire général, CGT-cheminots), Paul Devin (secrétaire général, Syndicat national des personnels d’inspection-FSU), Louis Boyer (ancien président, Union nationale lycéenne)...
 
Ce résultat, atteint en moins de deux jours, marque la volonté d’engagement de nombreux citoyens et citoyennes aux côtés du mouvement social, contre le projet gouvernemental de casse du système des
retraites.
Cette pétition appelle à faire du 9 une journée de forte mobilisation qui, après celles du mois de décembre, montrera que le pays n’est pas dupe des manœuvres du gouvernement pour diviser les salarié-es et
opposer les générations.
 
Le président de la République doit entendre ce qu’exprime une majorité de nos concitoyen-nes et retirer son texte afin d’ouvrir de véritables négociations comme le demandent notamment les initiateurs et signataires
de la pétition.
 
La pétition, instrument populaire efficace, peut contraindre le
gouvernement à reculer si des centaines de milliers de salariés et de
citoyens s’y joignent
 
Vous pouvez retrouver les signataires sur le site lapetitionretraite.fr
 
 
Pour lapetitionretraite.fr, Parti communiste français,
 
Paris, le 8 janvier 2020.
 

Une majorité de citoyennes et de citoyens le demandent : retrait de la réforme Macron !

Depuis le 5 décembre, des millions d'hommes et de femmes se retrouvent dans les grèves, dont beaucoup en reconductible, et les manifestations à l'appel des organisations syndicales.

Ils et elles rejettent la réforme du système de retraites que veulent leur imposer le président de la République et son gouvernement.

Ce projet n'est pas acceptable, car il est porteur de régression des droits de chacune et chacun : toutes les hypothétiques avancées proposées par le gouvernement devraient être financées par des baisses de pensions ou par l’allongement de la durée de la vie au travail. D’autres choix sont pourtant possibles.

C’est pourquoi nous demandons le retrait du projet présenté par le Premier ministre, afin que soient ouvertes sans délai de vraies négociations avec les organisations syndicales, pour un système de retraites pleinement juste et solidaire, porteur de progrès pour toutes et tous, sans allongement de la durée de la vie au travail.

Premiers signataires :

  • Éliane ASSASSI, sénatrice, Parti communiste français
  • Clémentine AUTAIN, députée
  • Guillaume BALAS, coordinateur, Génération.S
  • Josiane BALASKO, comédienne
  • Julien BAYOU, secrétaire national, Europe écologie-Les Verts
  • Ester BENBASSA, sénatrice, Europe écologie-Les Verts
  • Olivier BESANCENOT, porte-parole, Nouveau Parti anticapitaliste
  • Éric BEYNEL, porte-parole, Union syndicale Solidaires
  • Frédéric BOCCARA, économiste, membre du CESE, Parti communiste français
  • Paul BOUFFARTIGUE, sociologue CNRS
  • Marie-Pierre BRESSON, adjointe à la maire de Lille, co-présidente, Union des démocrates et des écologistes
  • Pierre CAILLAUD-CROIZAT, petit-fils d’Ambroise Croizat
  • Gilles CANDAR, historien
  • Damien CAREME, député européen, Europe écologie-Les Verts
  • André CHASSAIGNE, député, Parti communiste français
  • Jean-Louis COMOLLI, cinéaste, écrivain
  • Éric COQUEREL, député, La France insoumise
  • Alain COULOMBEL, porte-parole, Europe écologie-Les Verts
  • Laurence DE COCK, historienne
  • Anne DE HARO, Gauche démocratique et sociale
  • Dyenaba DIOP, porte-parole, Parti socialiste
  • Sylvie DURAND, secrétaire générale, Union générale des ingénieurs, techniciens et cadres-CGT
  • Eric FASSIN, sociologue
  • Olivier FAURE, premier secrétaire, Parti socialiste
  • Caroline FIAT, députée
  • Gérard FILOCHE, Gauche démocratique et sociale
  • Christakis GEORGIOU, chercheur, université de Genève
  • Gaël GIRAUD, économiste
  • Raphaël GLUCKSMANN, député européen, Place publique
  • Cécile GONDARD-LALANNE, porte-parole, Union syndicale Solidaires
  • Roland GORI, professeur honoraire des universités, psychanalyste, essayiste, président de l’Appel des appels
  • Pierre JOUVET, porte-parole, Parti socialiste
  • Régis JUANICO, député, Générations.S
  • Aurore LALUCQ, députée européenne, Place publique
  • François-Michel LAMBERT, député, co-président, Union des démocrates et des écologistes
  • Jean-Luc LAURENT, ancien député, Gauche républicaine et socialiste
  • Frédéric LEBARON, sociologue (Savoir/Agir)
  • Marie-Noëlle LIENEMANN, sénatrice, Gauche républicaine et socialiste
  • Myriam MARTIN, conseillère régionale LFI Occitanie, porte-parole, Ensemble
  • Philippe MARTINEZ, secrétaire général, Confédération générale du travail
  • Corinne MASIÉRO, comédienne
  • Laurent MAUDUIT, journaliste, cofondateur de Mediapart
  • Emmanuel MAUREL, député européen, Gauche républicaine et socialiste
  • Dominique MEDA, sociologue
  • Jean-Luc MÉLENCHON, député, La France insoumise
  • Gérard MEYLAN, comédien
  • Claire MONOD, coordinatrice, Génération.S
  • Chantal MONTELLIER, dessinatrice et écrivaine
  • Gérard MORDILLAT, écrivain
  • Jean NUMA-DUCANGE, historien
  • Jean-François PELLISSIER, porte-parole, Ensemble
  • Roland PFEFFERKORN, professeur émérite de sociologie
  • Michel PINÇON, sociologue, ancien directeur de recherche CNRS
  • Monique PINÇON-CHARLOT, sociologue, ancienne directrice de recherche CNRS
  • Christine POUPIN, porte-parole, Nouveau Parti anticapitaliste
  • Philippe POUTOU, porte-parole, Nouveau Parti anticapitaliste
  • Audrey PULVAR, journaliste, responsable associative
  • Adrien QUATTENENS, député, La France insoumise
  • Yvon QUINIOU, philosophe
  • Gilles RAVEAUD, économiste
  • Sandra REGOL, secrétaire nationale adjointe, Europe écologie-Les Verts
  • Fabien ROUSSEL, secrétaire national, Parti communiste français
  • Alain RUSCIO, historien
  • Stéphane SAINT-ANDRÉ, président, Les Radicaux de gauche
  • Jean-Paul SCOT, historien
  • Sylvie SCOT, professeur d’histoire retraitée
  • Gabrielle SIRY, porte-parole, Parti socialiste
  • Stéphane SIROT, historien et sociologue
  • Françoise SIVIGNON, médecin
  • Jo SPIEGEL, président, Place publique
  • Valère STARASELSKI, écrivain
  • Henri STERDYNIAK, économiste (Les économistes atterrés)
  • Sophie TAILLÉ-POLIAN, sénatrice, Génération.S
  • Benoît TESTE, secrétaire général, Fédération syndicale unitaire
  • Marie-Christine VERGIAT, responsable associative
lapetitionretraite.fr atteint les 110 000 signataires en 2 jours. Le PCF appelle à amplifier la mobilisation

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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 07:19
Le gouvernement ne conçoit la concertation qu'en mode " Cause toujours" (Ian Brossat - PCF)
Le gouvernement ne conçoit la concertation qu'en mode " Cause toujours" (Ian Brossat - PCF)
 
 
Le Parisien relève ce soir que le gouvernement a d'ores et déjà transmis le projet de loi relatif aux retraites au Conseil d'État. 
 
 
Cette information livrée par le Ministre des relations avec le Parlement Marc Fesneau intervient alors que s'ouvrent demain des discussions avec les organisations syndicales sur la prise en compte de la pénibilité et
le travail des séniors.
Cette concomitance en dit long sur la conception de la concertation portée par le gouvernement. Il ne la conçoit qu'en mode "Cause toujours". 
 
À peine ouvertes, les discussions sont déjà closes. 
 
Le seul élément qui est susceptible de conduire le gouvernement à changer de posture, c'est la mobilisation des jours à venir : la journée du 9 janvier qui s'annonce massive, la pétition lancée hier à l'initiative de toutes les forces de gauche qui recueille déjà plusieurs dizaines de milliers de signatures sont autant d'éléments qui seront décisifs au rapport de forces. 
 
Ian Brossat, porte-parole du PCF,
 
Paris, le 7 janvier 2020.
 

Pour signer la pétition, aller au l'adresse suivante:

Retrouve le texte et les signataires sur : https://lapetitionretraite.fr/

 

Une majorité de citoyennes et de citoyens le demandent : retrait de la réforme Macron !

Depuis le 5 décembre, des millions d'hommes et de femmes se retrouvent dans les grèves, dont beaucoup en reconductible, et les manifestations à l'appel des organisations syndicales.

Ils et elles rejettent la réforme du système de retraites que veulent leur imposer le président de la République et son gouvernement.

Ce projet n'est pas acceptable, car il est porteur de régression des droits de chacune et chacun : toutes les hypothétiques avancées proposées par le gouvernement devraient être financées par des baisses de pensions ou par l’allongement de la durée de la vie au travail. D’autres choix sont pourtant possibles.

C’est pourquoi nous demandons le retrait du projet présenté par le Premier ministre, afin que soient ouvertes sans délai de vraies négociations avec les organisations syndicales, pour un système de retraites pleinement juste et solidaire, porteur de progrès pour toutes et tous, sans allongement de la durée de la vie au travail.

Premiers signataires :

  • Éliane ASSASSI, sénatrice, Parti communiste français
  • Clémentine AUTAIN, députée
  • Guillaume BALAS, coordinateur, Génération.S
  • Josiane BALASKO, comédienne
  • Julien BAYOU, secrétaire national, Europe écologie-Les Verts
  • Ester BENBASSA, sénatrice, Europe écologie-Les Verts
  • Olivier BESANCENOT, porte-parole, Nouveau Parti anticapitaliste
  • Éric BEYNEL, porte-parole, Union syndicale Solidaires
  • Frédéric BOCCARA, économiste, membre du CESE, Parti communiste français
  • Paul BOUFFARTIGUE, sociologue CNRS
  • Marie-Pierre BRESSON, adjointe à la maire de Lille, co-présidente, Union des démocrates et des écologistes
  • Pierre CAILLAUD-CROIZAT, petit-fils d’Ambroise Croizat
  • Gilles CANDAR, historien
  • Damien CAREME, député européen, Europe écologie-Les Verts
  • André CHASSAIGNE, député, Parti communiste français
  • Jean-Louis COMOLLI, cinéaste, écrivain
  • Éric COQUEREL, député, La France insoumise
  • Alain COULOMBEL, porte-parole, Europe écologie-Les Verts
  • Laurence DE COCK, historienne
  • Anne DE HARO, Gauche démocratique et sociale
  • Dyenaba DIOP, porte-parole, Parti socialiste
  • Sylvie DURAND, secrétaire générale, Union générale des ingénieurs, techniciens et cadres-CGT
  • Eric FASSIN, sociologue
  • Olivier FAURE, premier secrétaire, Parti socialiste
  • Caroline FIAT, députée
  • Gérard FILOCHE, Gauche démocratique et sociale
  • Christakis GEORGIOU, chercheur, université de Genève
  • Gaël GIRAUD, économiste
  • Raphaël GLUCKSMANN, député européen, Place publique
  • Cécile GONDARD-LALANNE, porte-parole, Union syndicale Solidaires
  • Roland GORI, professeur honoraire des universités, psychanalyste, essayiste, président de l’Appel des appels
  • Pierre JOUVET, porte-parole, Parti socialiste
  • Régis JUANICO, député, Générations.S
  • Aurore LALUCQ, députée européenne, Place publique
  • François-Michel LAMBERT, député, co-président, Union des démocrates et des écologistes
  • Jean-Luc LAURENT, ancien député, Gauche républicaine et socialiste
  • Frédéric LEBARON, sociologue (Savoir/Agir)
  • Marie-Noëlle LIENEMANN, sénatrice, Gauche républicaine et socialiste
  • Myriam MARTIN, conseillère régionale LFI Occitanie, porte-parole, Ensemble
  • Philippe MARTINEZ, secrétaire général, Confédération générale du travail
  • Corinne MASIÉRO, comédienne
  • Laurent MAUDUIT, journaliste, cofondateur de Mediapart
  • Emmanuel MAUREL, député européen, Gauche républicaine et socialiste
  • Dominique MEDA, sociologue
  • Jean-Luc MÉLENCHON, député, La France insoumise
  • Gérard MEYLAN, comédien
  • Claire MONOD, coordinatrice, Génération.S
  • Chantal MONTELLIER, dessinatrice et écrivaine
  • Gérard MORDILLAT, écrivain
  • Jean NUMA-DUCANGE, historien
  • Jean-François PELLISSIER, porte-parole, Ensemble
  • Roland PFEFFERKORN, professeur émérite de sociologie
  • Michel PINÇON, sociologue, ancien directeur de recherche CNRS
  • Monique PINÇON-CHARLOT, sociologue, ancienne directrice de recherche CNRS
  • Christine POUPIN, porte-parole, Nouveau Parti anticapitaliste
  • Philippe POUTOU, porte-parole, Nouveau Parti anticapitaliste
  • Audrey PULVAR, journaliste, responsable associative
  • Adrien QUATTENENS, député, La France insoumise
  • Yvon QUINIOU, philosophe
  • Gilles RAVEAUD, économiste
  • Sandra REGOL, secrétaire nationale adjointe, Europe écologie-Les Verts
  • Fabien ROUSSEL, secrétaire national, Parti communiste français
  • Alain RUSCIO, historien
  • Stéphane SAINT-ANDRÉ, président, Les Radicaux de gauche
  • Jean-Paul SCOT, historien
  • Sylvie SCOT, professeur d’histoire retraitée
  • Gabrielle SIRY, porte-parole, Parti socialiste
  • Stéphane SIROT, historien et sociologue
  • Françoise SIVIGNON, médecin
  • Jo SPIEGEL, président, Place publique
  • Valère STARASELSKI, écrivain
  • Henri STERDYNIAK, économiste (Les économistes atterrés)
  • Sophie TAILLÉ-POLIAN, sénatrice, Génération.S
  • Benoît TESTE, secrétaire général, Fédération syndicale unitaire
  • Marie-Christine VERGIAT, responsable associative
 
Le gouvernement ne conçoit la concertation qu'en mode " Cause toujours" (Ian Brossat - PCF)

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7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 17:31
Retraites : Fabien Roussel au gouvernement à l'Assemblée Nationale: Vous n’avez qu’une obsession : faire travailler plus longtemps nos enfants et les pousser à la capitalisation

Vous trouverez ci-dessous la question au gouvernement posée par Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord, aujourd'hui mardi 7 janvier 2020.

 

Retraites : "Vous n’avez qu’une obsession : faire travailler plus longtemps nos enfants et les pousser à la capitalisation" (Fabien Roussel - PCF)

 

Monsieur le Premier Ministre

 

Depuis des semaines, vous vous obstinez à nous faire accepter une réforme des retraites pourtant très largement rejetée.

Nous vivons une crise historique par son ampleur, par sa longueur. Tellement de professions ont fait leur compte qu’elles seront encore plus mobilisées les 9, 10 et 11 janvier prochain.

Vous n’avez qu’une obsession en tête, c’est faire travailler plus longtemps nos enfants et les pousser à la capitalisation.

Or les salariés, les jeunes, ont besoin d’un système qui leur garantisse un niveau de vie digne après une vie au travail et de pouvoir partir en retraite en bonne santé !

Ils exigent que la pénibilité soit prise en compte et que les femmes touchent autant que les hommes.

Que celles et ceux qui ont travaillé toute leur vie puissent toucher au minimum une pension égale au SMIC !

Vous avez reçu des tas de propositions dans ce sens des syndicats, des forces de gauche qui répondent à ces demandes, sans casser notre modèle social, sans aller se vendre à des fonds de pension américains.

En élargissant les cotisations aux revenus du capital, en réalisant tout de suite l’égalité salariale femme homme, en utilisant les fonds de réserve, en créant des emplois et en augmentant les salaires. Tout est possible.

Oui, l’argent existe: allez le chercher du côté du CAC40, des GAFA, du côté du capital qui n’a jamais été autant exonéré fiscalement !

Mettez ces propositions au cœur d’une vraie conférence sociale porteuse de progrès pour tous.

Vous savez que les communistes ont toujours été au cœur des grandes réformes quand toute la société progressait comme avec la création de la Sécurité Sociale !

Mais en l’état, nous appelons à amplifier les mobilisations pour le retrait de votre projet.

Le retrait: n’est ce pas la seule voie pour pouvoir étudier toutes les propositions dans la sérénité et dans l’apaisement que nous voulons tous ?

 

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3 janvier 2020 5 03 /01 /janvier /2020 12:36
Assassinat du général Iranien : une véritable déclaration de guerre de D. Trump (PCF)
 
Dans une nouvelle escalade, D. Trump vient d'organiser  l'assassinat de général Ghassem Souleimani, figure majeure du régime iranien, chargé des opérations extérieures et omniprésent représentant de l'Iran en Irak.
Cet acte est une pure folie et peut conduire à l'irréparable.
 
En rompant les accords sur le nucléaire iranien et en imposant un embargo contre l'Iran, de manière unilatérale, l'administration américaine a d'abord fait le choix de briser une paix fragile. Elle menace maintenant de faire cette région du monde un nouveau théâtre de guerre dans laquelle les peuples seront toujours les perdants.
 
Ce choix du Président américain intervient après une série de tensions, de provocations provenant de tous les belligérants. Mais le choix de l'administration américaine est de participer violemment à cet escalade.
Elle décide d'ailleurs de déployer des soldats supplémentaires aux 14 000 déjà sur place !
 
Cet engrenage guerrier est un nouveau désastre dans un Moyen-Orient assommé par quarante ans de guerre et pour le peuple irakien engagé depuis plusieurs années dans des luttes sociales pour mettre un terme à un système politique confessionnel corrompu, imposé par les Etats-Unis, et qui favorise toutes les ingérences étrangères. La surenchère actuelle ne manquera pas de souder les milices pro-iraniennes pour l'essentiel responsables des massacres des manifestants et qui multiplient les pressions sur le président de la République Barham Saleh pour imposer leur candidat au poste de premier ministre.
 
Au nom du PCF, je condamne ces nouveaux bombardements américains ordonnés par Trump qui font de l'Irak, déjà meurtrie, un nouveau champ de bataille.
 
Je demande au gouvernement français de condamner aussi cet escalade et d'exiger sans attendre une réuinon exceptionnelle du conseil de sécurité de l'ONU pour stopper l'escalade en cours. Le PCF apporte son soutien au peuple irakien qui rejette toute les ingérences étrangères, lutte pour se débarrasser de dirigeants et d'un système ayant plongé le pays dans la guerre et la ruine. Le Parti communiste irakien porte avec courage la voix de tout un peuple que les Etats-Unis et l'Iran veulent étouffer pour la souveraineté, la sécurité, la stabilité et la paix.
 
Le PCF mettra tout en œuvre pour que notre pays participe à cette désescalade guerrière, pour trouver des solutions politiques et surtout pour éviter que notre pays soit impliqué demain, au nom de l'OTAN, dans
une nouvelle guerre.
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF,
 
Paris, le 3 janvier 2020.
Assassinat du général Iranien : une véritable déclaration de guerre de Donald Trump (Fabien Roussel - PCF)

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30 décembre 2019 1 30 /12 /décembre /2019 12:43
En retirant la réforme des retraites, le Président peut reprendre la main pour ouvrir un dialogue sincère (Fabien Roussel – PCF)
En retirant la réforme des retraites, le Président peut reprendre la main pour ouvrir un dialogue sincère (Fabien Roussel – PCF)
 
Le Président de la République doit s'exprimer ce mardi 31 décembre.
Après 26 jours de mobilisations et de grèves, il doit entendre qu'une grande partie du pays ne veut pas de sa réforme. Et la retirer.
Car une grande réforme, si elle porte l'ambition de transformer profondément notre système de retraite, devrait avoir pour objectif d'être porteuse de progrès pour tous et de rassembler une large majorité
de nos concitoyens, notamment les premiers concernés, les salarié.e.s, la jeunesse et les partenaires sociaux.
C'était l'ambition affichée d'Ambroise Croizat et du gouvernement du général de Gaulle en 1946. Ils y sont parvenus.
Ce gouvernement en est tellement loin. Tous les syndicats et l'ensemble des forces de gauche et écologistes sont contre une réforme budgétaire qui va allonger la durée de notre vie au travail. Seul le Medef applaudit. Et encore, timidement.
Cette réforme concentre ce qu'il y a de pire : elle plafonne les dépenses à 14% du PIB, remplaçant des trimestres par des points, troquant la solidarité par l'individualisation des retraites, changeant le mode de calcul des pensions pour retenir les pires années au lieu des meilleures, portant l'âge de départ en retraite sans malus à 64 ans, réduisant le bénéficie des pensions de réversion, ouvrant en grand la porte aux retraites par capitalisation et aux fonds de pension. Et quand il parle négociation, ce gouvernement ne propose en somme que la clause du grand père. Comment qualifier une société qui dit à ses enfants: « c'est vous qui paierez ! » Où est la solidarité ?
 
Après 25 jours de conflit, les salariés et leurs représentants syndicaux ont montré leur détermination. Les forces de gauche et écologistes demandent également que cette réforme soit retirée pour ouvrir de
véritables négociations.
D'autres propositions ont été formulées pour financer les améliorations du système actuel. Bien sûr toutes ces propositions vont à l'encontre du projet du gouvernement  de faire travailler plus longtemps les
Françaises  et les Français Mais elles portent en elles la marque du progrès et de la justice sociale, de la solidarité, du partage des richesses et du recul des inégalités. Alors discutons-en.
Tout cela alimente la colère d'autant plus qu'il n'y a pas urgence à réformer notre système de retraite.
Sans compter le ras le bol généralisé qui souffle et grandit dans le pays, comme si tous les mauvais coups subis par nos concitoyens depuis deux ans et demi remontaient aujourd'hui.
 
Un président à l'écoute du peuple et de tous les français doit avoir l'humilité d'entendre aussi tout cela. Retirer cette réforme, ce n'est pas perdre. C'est reprendre la main pour ouvrir une nouvelle période
faite d'apaisement et d'un dialogue sincère. L'acte 2 du quinquennat peut commencer ce 31 décembre si le président ouvre une période de dialogue sans imposer sa réforme.
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord,
 
Paris, le 30 décembre 2019.
En retirant la réforme des retraites, le Président peut reprendre la main pour ouvrir un dialogue sincère (Fabien Roussel – PCF)
En retirant la réforme des retraites, le Président peut reprendre la main pour ouvrir un dialogue sincère (Fabien Roussel – PCF)
En retirant la réforme des retraites, le Président peut reprendre la main pour ouvrir un dialogue sincère (Fabien Roussel – PCF)

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29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 06:15
Le tribunal de commerce valide le plan de continuation de l'Humanité - le journal de Jaurès est sauvé une nouvelle fois! - pat Patrick Le Hyaric, 27 décembre 2019

Le tribunal de commerce valide le plan de continuation de l’Humanité

Vendredi, 27 Décembre, 2019

Par Patrick Le Hyaric Directeur de l’Humanité

 

Nous avons reçu, jeudi 26 décembre, les conclusions définitives du tribunal de commerce de Bobigny, à la suite de l’audience solennelle qui s’est tenue le 18 décembre dernier. Elles sont très positives.

Le tribunal constate les considérables efforts que nous avons déployés en appliquant un plan d’économies tel que nous l’avons annoncé dès le début du mois de mars. Il dépasse les 3,5 millions d’euros. Les projections de recettes de ventes de journaux, d’abonnements, de publicité se réalisent et les résultats de la Fête de l’Humanité seront en progrès sur ceux de l’année 2018. Les mobilisations des lectrices et lecteurs ainsi que de nombreux amis ont permis d’améliorer la trésorerie de plus de 4 millions d’euros. Merci, une nouvelle fois, très chaleureusement, à toutes celles et ceux qui ont ainsi participé aux campagnes de dons et de souscriptions. Le tribunal a également constaté l’ampleur inédite des efforts que produisent les créanciers privés et publics. Ils décident d’abandonner 75 % de leurs créances. Fait rarissime qui manifeste la volonté d’une multitude d’acteurs économiques et de partenaires de voir perdurer et se développer l’Humanité comme élément important du débat démocratique et du pluralisme des idées et de la presse. L’actuelle mobilisation de la rédaction pour décrypter, analyser les conséquences de la contre-réforme des retraites, les reportages qu’elle produit sur le mouvement en cours, en soutien à celui-ci, en administrent la preuve avec éclat.

En contrepartie, nous devrons d’ici la fin du mois de mars prochain payer les 25 % de dettes ainsi renégociées. Notre trésorerie, même si elle doit être encore confortée, le permet. Il est décidé que le remboursement d’une partie de créances publiques sera étalé sur deux années et le reliquat d’autres dettes sur dix ans.

Constatant les bons résultats obtenus, le tribunal a déclaré la sortie de l’Humanité de la période d’observation et de redressement entamée le 7 février dernier et a accepté le plan de continuation de la société et de l’ensemble de ses activités.

Désormais, l’Humanité sort donc de la mauvaise passe dans laquelle elle se trouvait et affronte l’avenir dans des conditions nouvelles. Évidemment, cette décision du tribunal de commerce, l’engagement des lectrices et lecteurs, d’amis et de soutiens, celui de celles et de ceux qui y travaillent, celui des créanciers, les efforts de nos partenaires nous obligent au plus haut point. Il n’y a pas de « continuation » de l’Humanité sans penser son développement dans les conditions nouvelles de notre temps : modification des modes d’accès à l’information et de lecture, mais surtout intensification de la guerre idéologique dans laquelle les idées de la République sociale, de la laïcité, de la souveraineté populaire, de la solidarité et de l’en-commun sont battues en brèche et ouvrent la terrible voie aux extrêmes droites. Ce péril trop sous-estimé appelle à renforcer l’Humanité, à élargir son audience et sa diffusion. Heureusement, les mouvements mondiaux en cours pour la justice sociale, la justice climatique, les droits humains et la démocratie sont porteurs d’espoir. Fidèle à son fondateur, Jean Jaurès, l’Humanité prouve chaque jour qu’elle est de ce combat. Son importante mission au service de l’information, du débat, de la connaissance, des révélations, de la défense des intérêts populaires contre l’emprise du capitalisme financiarisé, mondialisé, sur les vies humaines, les menaces sur la paix et l’environnement mériterait d’être plus connue.

La décision du tribunal comporte également des exigences à notre égard. Évidemment, celle de ne plus contracter de dettes et de nous conformer strictement au remboursement des créances retenues, celle de communiquer une situation trimestrielle de nos comptes aux deux commissaires à l’exécution du plan qu’il nomme dans sa délibération, celle de « renforcer les fonds propres de la société de 1 à 2 millions d’euros au cours de la première année, afin de consolider la trésorerie » et de reconstituer le capital social du groupe. Nous ouvrons sans tarder la possibilité de le réaliser – tout en conservant notre indépendance – en créant un fonds de dotation permettant de recueillir cette somme en 2020. Au sein de ce fonds, nous créons le club des « amis-actionnaires » de l’Humanité, parrainé par des personnalités attachées au pluralisme, à l’existence et au développement de l’Humanité. Ce fonds sera partie prenante du capital dans le semestre à venir. Nous donnerons vers la fin du mois de janvier des informations sur ces projets. Nous proposons jusqu’à la mi-janvier aux lectrices et lecteurs d’offrir un abonnement à une personne de leur entourage intéressée par la découverte de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche et de recueillir 1 000 adresses de jeunes à qui nous ferons découvrir l’Humanité numérique dans les semaines à venir.

Ainsi peuvent être créées les conditions d’un nouveau départ pour l’Humanité. Remerciement à toutes celles et ceux qui nous ont accompagnés et soutenus dans la difficile épreuve que nous venons de traverser.

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