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16 mars 2021 2 16 /03 /mars /2021 17:00
Le PCF franchit une nouvelle étape vers 2022 - Lundi 15 Mars 2021- Julia Hamlaoui
L'Humanite, 15 mars -compte rendu du conseil national du PCF par Julia Hamlaoui
 
« Le choix, en 2022, ne saurait se réduire au duo Macron-Le Pen, ni à la nécessité de consentir à des opérations de sommet bâclées, ne permettant pas de répondre aux exigences populaires. Ne nous laissons pas prendre au piège institutionnel qui réduit l’enjeu de la présidentielle à son second tour », invite le texte estimant que « le rôle du PCF est décisif » pour « créer les conditions d’une alternative de gauche s’appuyant sur le mouvement populaire ».
En vue de sa conférence nationale du mois d’avril, le conseil national du PCF a adopté ce samedi un projet de texte d’orientation pour les élections présidentielle et législatives. La direction de la formation s’est majoritairement prononcée en faveur d’une candidature communiste. Fabien Roussel a confirmé sa disponibilité.
Le PCF prépare activement sa conférence nationale du mois d’avril durant laquelle sa stratégie pour les élections présidentielle et législatives de 2022 sera débattue. Ce samedi, son Conseil national a adopté le texte qui servira de socle à ces échanges. Le document propose une candidature communiste pour la présidentielle et un « pacte d’engagements » aux autres forces de gauche en vue des législatives. Avec un objectif : « contribuer au surgissement du très grand mouvement populaire qui fait défaut au pays depuis tant d’années pour le débarrasser du pouvoir en place, battre la droite et l’extrême droite, créer les conditions du changement tant attendu par des millions d’hommes et de femmes ».
« Créer les conditions d’une alternative de gauche »
« Nous avons une grande ambition pour le pays, nous entendons de toutes nos forces agir en faveur d’une politique qui tire jusqu’au bout les leçons de la pandémie et qui s’emploie à conjurer la crise dévastatrice qui s’annonce dès à présent », résume Christian Piquet, en charge de la commission de rédaction de ce texte. « Le choix, en 2022, ne saurait se réduire au duo Macron-Le Pen, ni à la nécessité de consentir à des opérations de sommet bâclées, ne permettant pas de répondre aux exigences populaires. Ne nous laissons pas prendre au piège institutionnel qui réduit l’enjeu de la présidentielle à son second tour », invite le texte estimant que « le rôle du PCF est décisif » pour « créer les conditions d’une alternative de gauche s’appuyant sur le mouvement populaire ».
Lançant un « appel » au « monde du travail et de la création, à la jeunesse, à toutes les femmes et à tous les hommes de gauche, à celles et ceux qui sont en colère ou qui attendent des réponses à leurs aspirations », il résume la vocation d’une candidature communiste : à savoir « proposer une nouvelle offre politique, enclencher une véritable dynamique de changement à partir de l’élection présidentielle, favoriser ce faisant le rassemblement autour d’une perspective de transformation de la société, construire les conditions d’une nouvelle majorité politique de gauche ». Face au piège du présidentialisme, cette candidature irait de pair, propose encore le texte, avec « un pacte d’engagements législatifs communs pour une majorité de gauche à l’Assemblée nationale » avec « toutes les forces qui s’y montreront prêtes, en lien avec le mouvement populaire, et sur la base de mesures remettant en cause les logiques capitalistes ». En clair : la candidature communiste, qui s’ajouterait à celle déjà déclarée de Jean-Luc Mélenchon (FI), à celle à venir d’EELV et à celle plus que probable du PS, ne fermerait pas la porte à un accord pour les élections législatives.
Trois prétendants
En parallèle, un appel interne à candidature en vue de la présidentielle a été lancé et, pour l’heure, trois prétendants se sont fait connaître : Emmanuel Dang Tran, Grégoire Munck, et Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF. Ce dernier a également fait part de sa proposition par courrier aux militants communistes. « Je suis prêt. Pas pour une candidature de témoignage. Pas pour faire de la figuration. Mais pour faire le score le plus important qui soit, créer une dynamique. Je suis prêt à m’engager parce que j’ai la conviction que notre pays, la gauche en a besoin, a besoin d’un projet et de propositions révolutionnaires, populaires, à la hauteur de la crise que nous vivons », a-t-il expliqué samedi. « Je veux pouvoir présenter notre projet aux Français pendant la présidentielle et en même temps, dialoguer avec les autres forces politiques de gauche pour construire avec elles un pacte en vue des législatives car aucune force politique ne sera majoritaire toute seule à l’assemblée nationale », poursuit le député du nord qui estime également que « repousser notre choix au dernier trimestre, c’est trop tard pour être en campagne, pour réussir à prendre toute notre place dans le débat, alors même que d’autres candidats seront déjà en campagne depuis des mois ».
Débat fraternel
La décision de la direction du PCF ne va cependant pas sans débat. Tout en saluant un « climat fraternel » après les tensions provoquées par ces questions lors de la dernière présidentielle et du 38 econgrès, « il n’y a pas d’homogénéité », a souligné la sénatrice Éliane Assassi qui coordonne avec Christian Picquet la commission en charge de la rédaction du texte d’orientation. Deux propositions soumises au vote samedi n’ont pas été retenues mais pourraient refaire surface dans les prochaines semaines. La première, défendue notamment par le député André Chassaigne, l’économiste Frédéric Boccara ou la responsable à l’organisation régionale Evelyne Ternant, résout de ne concrétiser la démarche de rassemblement en vue des législatives qu’à l’issue de la présidentielle. La seconde présentée par le président du conseil national, Pierre Laurent, incluait une « clause de revoyure » aux choix opérés, dans l’éventualité où les « conditions politiques le permettent et le nécessitent ».
L'option de la « stratégie partagée »
Le document soumis au débat comprend d’ailleurs une « option alternative » sur la stratégie à adopter pour 2022. Celle-ci préconise « le choix d’une démarche d’alliance et de coalition, dans la clarté d’un projet de rupture », dès « le premier tour de l’élection présidentielle, et indissociablement aux élections législatives ». « Pour y parvenir, nous nous proposons d’interpeller et de rencontrer forces de gauche et acteurs du mouvement social pour construire une stratégie partagée » autour de « 10 mesures majeures » et d’une « majorité parlementaire respectueuse de la diversité de la gauche et du mouvement social ». Puis « sur la base de cette démarche partagée, convenir du nom qui figurera sur le bulletin de vote à la présidentielle ». Ses partisans arguent du risque de voir la gauche à nouveau éliminer du second tour et des rassemblements possibles lors d’autres scrutins, notamment aux régionales. Minoritaire au sein de la direction communiste, cette option a recueilli 45 voix, contre 68 pour une candidature communiste (et 18 abstentions).
« Transformations révolutionnaires »
Les deux options s’inscrivent dans un texte qui brosse, outre le contexte politique tel que l’analysent les communistes, une série de « choix de transformations révolutionnaires pour sortir de la crise ». Allant d’« un nouvel âge de la Sécurité sociale » à « une révolution du travail et de l’emploi, avec en son cœur l’idée de sécurité de l’emploi et de la formation » en passant par « un nouveau mode de production et de consommation, liant transition écologique, réindustrialisation, nouvelles coopérations internationales », liste, parmi une dizaine de points clés, Christian Picquet. « Ces objectifs vont de pair avec les moyens permettant de les arracher : la nécessaire prise de pouvoir sur le capital et une refondation de la démocratie, avec de nouveaux pouvoirs pour les citoyens et les salariés, dans la perspective d’une VI e République », ajoute-t-il, y voyant « l’originalité de la démarche » communiste pour 2022.
Désormais, ce sont les militants qui ont la main localement. Le texte sera soumis à leur discussion en vue de la conférence nationale des 10 et 11 avril qui doit réunir 1 000 délégués, par un système de réunions décentralisées en visio. « C’est l’occasion de montrer que la démocratie est bien vivante, qu’elle peut et doit vivre », espère Fabien Roussel. Cette assemblée se prononcera à son tour mais les militants communistes auront le dernier mot lors d’un vote du 7 au 9 mai.
Samedi 13 Mars 2021
Julia Hamlaoui
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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 13:17

 

Intervention de Fabien Roussel devant le ministère de l'Enseignement supérieur pour le revenu étudiant

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14 mars 2021 7 14 /03 /mars /2021 16:36

Les communistes finistériens seront plusieurs présents au rassemblement de Pontivy avec nos camarades morbihannais et bretons au rassemblement de Pontivy à l'appel de la CGT Cheminots le mardi 16 mars à 12h, pour désenclaver le centre-Bretagne et défendre les lignes ferroviaires de proximité. 

Communiqué du PCF Bretagne:

Mardi 16 mars, le PCF sera aux côtés de celles et ceux qui se rassembleront à midi devant la gare de Pontivy, pour que la question des lignes SNCF intérieures de la Bretagne soit l’objet d’un débat et de perspectives utiles aux usagers. Il est à noter que la réouverture de la ligne Saint-Brieuc-Auray figure dans le programme du PCF Bretagne en vue des élections régionales et faisant également partie de notre campagne ferroviaire, lors des législatives 2017.

. Cela répond à des besoins sociaux bien sûr, mais entraine la perspective d’un maillage plus proche de la population qu’à l’heure actuelle, et de fait, permet de mettre au cœur des débats environnementaux, la question essentielle du fret qui agira en terme de réduction des émissions des Gaz à Effet de Serre.

Le PCF est prêt à participer aux futures initiatives du collectif qui demande la réouverture de la ligne pour apporter un point de vue au débat et porter à l’échelon régional les demandes, suggestions qui seront mises en avant.

Répondre au plus près des besoins des citoyens, voilà qui correspond à notre slogan « L’Humain et la Planète d’abord ! »

Rassemblement pour le ferroviaire de proximité et la réouverture de la ligne Saint-Brieuc-Auray à Pontivy à l'appel de la CGT, soutenu par le Parti communiste
Rassemblement pour le ferroviaire de proximité et la réouverture de la ligne Saint-Brieuc-Auray à Pontivy à l'appel de la CGT, soutenu par le Parti communiste
Le PCF soutient la manifestation pour la réouverture de la ligne Saint-Brieuc – Auray

Ouest-France

Mardi 16 mars 2021, le parti communiste participera à la manifestation organisée par le collectif Centre Bretagne en train devant la gare de Pontivy, à 12 h. Objectif : la réouverture de la ligne Saint-Brieuc – Auray, via Loudéac et Pontivy.

La fédération morbihannaise du Parti communiste français (PCF) soutient le collectif Centre Bretagne en train qui a pris l’initiative d’une manifestation mardi 16 mars 2021, à midi, devant la gare de Pontivy (Morbihan). Le PCF sera aux côtés de celles et ceux qui se rassembleront […] pour que la question des lignes SNCF intérieures de la Bretagne soit l’objet d’un débat et de perspectives utiles aux usagers ​, indique Philippe Jumeau, secrétaire départemental du PCF 56.

Ce dernier précise que la réouverture de la ligne Saint-Brieuc – Auray, en passant par Loudéac et Pontivy,  figure dans le programme du PCF Bretagne en vue des élections régionales. . Il énumère par ailleurs les arguments qui vont dans le sens d’une réouverture de la ligne centre bretonne :  Besoins sociaux, maillage plus proche de la population  et  réduction des émissions des gaz à effet de serre .

Le PCF se dit par ailleurs prêt à participer à d’éventuelles futures initiatives concernant ce dossier ferroviaire.

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14 mars 2021 7 14 /03 /mars /2021 07:11
Conseil National du Parti communiste, 13 mars: adoption du texte d'orientation discuté dans les fédérations d'ici la conférence nationale des 10 et 11 avril

Compte rendu du CN du PCF par Ismaël Dupont, élu du Finistère:

Nous avions ce samedi 13 mars un conseil national du PCF en viséo-conférence entre 9h30 et 17h30, un moment ouvrant en grand le débat des communistes dans les sections et les fédérations sur les enjeux de nos choix pour les Présidentielles et Législatives, d'ici la conférence nationale du 10 et 11 avril, et le vote de l'ensemble des adhérents en mai. La matinée a été consacrée au débat général sur les Présidentielles et législatives, et l'avant-projet de texte préparatoire à la conférence nationale porté par la commission du texte et présenté par ses animateurs Eliane Assassi et Christian Picquet, qui animaient la réunion et la répartition de la parole avec Pierre Laurent et Fabien Roussel depuis Colonel Fabien. Un débat parfois vif mais avec des interventions intéressantes et approfondissant la réflexion de part et d'autres.

L'après-midi a été consacrée à la présentation du budget du Parti communiste par le trésorier Denis Rondepierre et Taylan Coskun, suivi d'un débat et d'un vote sur le budget (90 pour, 15 contre, 15 abstentions).

Puis sont intervenus les votes sur le texte.

Un premier amendement présenté par Pierre Laurent et prévoyant une sorte de clause de revoyure, la possibilité de prendre des décisions (et de retirer notre candidature aux présidentielles) en cours de campagne présidentielle si la possibilité se faisait jour d'un rassemblement plus large à gauche a été rejeté à une courte majorité: Pour 53/ Contre 62/ Abstention 6 (j'ai voté pour). 

Une deuxième amendement présenté par André Chassaigne, Fréderic Boccara, Evelyne Ternant prévoyant de repousser à après les présidentielles la définition d'un pacte d'engagements législatif commun pour construire une alliance aux législatives a été rejeté à une large majorité: 91 contre (j'ai voté contre). 

La première partie du texte projet pour la conférence nationale, jusqu'à la ligne 126, ne comprenant pas la partie sur l'option stratégique de la candidature communiste aux Présidentielles ou l'option alternative prioritaire du rassemblement (derrière une autre candidature), a été adoptée par 73 voix pour, 41 contre, 13 abstention (j'ai voté pour).

Sur la deuxième partie du texte, à partir de la ligne 126: "Une candidature communiste à la présidentielle, utile pour transformer la France et reconstruire la gauche", avec une fin de texte présentée comme option alternative, les membres du CN étaient appelés à se déterminer sur:

Option A - Candidature communiste décidée en mai

Option B- (présentée par Bob Injey) continuer à travailler le rassemblement

Il y a 131 participants au vote: 68 membres du CN ont voté pour l'option A de la candidature communiste (cela a été mon cas), 45 ont voté pour l'option B, 18 se sont abstenus.

 

Voici l'intervention que j'ai fait à l'ouverture du CN le matin:

Intervention Ismaël Dupont – Conseil National du 13 mars 2021

Dans l’avant-projet de texte préparatoire à la conférence nationale, il y a dans les grands axes de notre projet un petit paragraphe très important mais qui mériterait d’être précisé et approfondi sur la sécurisation de tous les âges de la vie, sur un nouvel âge de la sécurité sociale, sur la garantie d’une vie digne, y compris pour le grand âge. D'ici 2030, il y aura 8 millions de personnes âgées de plus de 75 ans en France et sans doute 1,2 millions de personnes âgées dépendantes en 2040. C’est une chance, mais aussi un vrai défi de solidarité, de santé publique. C’est une épreuve de civilisation d’assurer une vie digne tout au long de la vie à tous les citoyens, un défi de solidarité intergénérationnelle et d’affectation des richesses vers les besoins sociaux sur lequel les communistes doivent mobiliser plus fortement qu’ils le font aujourd’hui et faire des propositions.

Dans les maisons de retraite ou à domicile, il y a des besoins énormes en personnels médicaux spécialisés et qualifiés, une nécessité de revaloriser les métiers de l’aide à la personne et de la perte d’autonomie. Il faut former et recruter massivement en revoyant le système de financement de la perte d’autonomie, des maisons de retraite, des services de soins et d’aide à domicile. La crise du Covid et les contraintes du confinement ont porté un éclairage cru sur la souffrance qui règne dans les EHPAD aussi bien au niveau des résidents que du personnel. Actuellement, il manque de places dans les EHPAD, à coût raisonnable. Tout le monde connaît les insuffisances d’effectifs dans les EHPAD, le temps très limité que peuvent y consacrer les personnels aux résidents, les conditions de travail difficiles exposant les personnes âgées à une maltraitance institutionnalisée que dénoncent quotidiennement les syndicats, les personnels, les usagers, les familles. 80 % des salariés de ce secteur sont des femmes, bien souvent exposés à une précarité massive. L’avenir s’annonce plus sombre encore si on ne trouve pas de solutions de financement solidaire et public et de structuration d’un véritable service public de qualité pour ces métiers. Avec le vieillissement de la population, l’augmentation des besoins, développement des services à la personne low cost sans qualifications ni diplômes, avec du personnel précarisé. Nous devons préciser les contours d’un plan de financement solidaire par la Sécurité Sociale et des hausses de cotisation sur les salaires (part patronale et salarié).

Pour le reste, sur le texte d’avant-propos à la conférence régionale, je m’y retrouve.

Dans mon département, dans beaucoup de sections, les camarades, et c’est aussi mon cas, veulent majoritairement que Fabien Roussel soit présenté aux Présidentielles, car seule une candidature communiste peut porter dans le débat une ambition de changement de société égalitaire, centrée sur les intérêts populaires, la réduction de la pauvreté, le désarmement des riches et de la finance, sur des contenus de rupture avec les politiques capitalistes comme avec le présidentialisme.

D’autres camarades ont des interrogations sur l’utilité d’une candidature communiste : est-ce qu’elle ne marque pas une certaine forme de résignation par rapport à notre capacité à faire bouger les choses d’ici 2022 pour construire une majorité populaire en unissant les forces de gauche et écologistes sur un projet répondant aux besoins essentiels des citoyens et aux enjeux de la période ? Est-ce qu’elle ne nous mettra pas en marge d’une dynamique à gauche qui pourrait se créer lors des présidentielles, avec la possibilité d’empêcher le remake Macron-Le Pen/ ou droite-Le Pen ? Est-elle en phase avec notre vocation à nous inscrire dans un logique de Front populaire contre la droite et l’extrême-droite afin de créer une dynamique à gauche et dans la société sur des contenus émancipateurs ?

Pour ma part, je pense que vu le paysage politique actuel, et le casting et le discours des prétendants aux présidentielles du moment, lancer la candidature de Fabien Roussel est nécessaire, d’autant qu’on aura besoin d’un parti communiste identifié par la population, et avec une dynamique militante réelle, dans les années à venir. Néanmoins, je crois qu’il faut continuer à ouvrir la porte à une possibilité de retirer en cours de route cette candidature s’il y avait la possibilité, à partir de nos initiatives, de construire un rassemblement plus large à gauche avec un contrat de majorité et de gouvernement prenant en compte une partie importante des orientations politiques que nous défendrons dans cette séquence présidentielles/législatives 2022. Car on ne peut se résigner à ce que la gauche soit exclue du second tour, à ce que l’extrême-droite continue sa progression vers le pouvoir, à ce qu’il n’y ait pas d’espoir véritable pour les classes populaires et le peuple de gauche.

 

PROJET DE TEXTE POUR LA CONFÉRENCE NATIONALE ADOPTÉ PAR LE CONSEIL NATIONAL

Les propositions du PCF

Reconstruire l’espoir

PROJET DE TEXTE POUR LA CONFÉRENCE NATIONALE
ADOPTÉ PAR LE CONSEIL NATIONAL
13 mars 2021

 

En 2022, l’élection du président de la République et celle d’une nouvelle Assemblée nationale interviendront au terme du quinquennat d’Emmanuel Macron qui aura vu se multiplier les régressions sociales et démocratiques, mais aussi de trois années d’une pandémie inédite.


La pandémie de Covid-19, son lourd bilan humain, social, culturel, écologique, économique et démocratique, auront révélé toutes les impasses du système capitaliste actuel.


La relation entre notre société et l’argent, l’argent et le travail, le modèle productif et les écosystèmes ou la biodiversité : tout cela est à remettre en question. Au-delà de l’enjeu crucial pour notre pays, c’est un défi de civilisation posé à l’humanité tout entière.


Comment être utile, relever au mieux ce défi ? Ce sont les questions auxquelles les communistes ont à répondre, en déterminant leurs choix pour l’élection présidentielle et les élections législatives, ces deux scrutins ayant une importance majeure pour l’avenir.


Nous refusons de nous résigner à ce que 2022 soit un nouveau rendez-vous manqué pour notre pays. Nous agirons pour créer les conditions d’un changement de politique dans la vie quotidienne et pour sortir de la crise. Comme des millions de nos concitoyen·ne·s, nous ne voulons pas être enfermé·e·s dans le piège du duo Macron-Le Pen.


Comme dans de nombreux pays, l’extrême droite menace, ses idées progressent. Elle se présente en alternative à Emmanuel Macron. Elle prospère sur la crise et encourage les affrontements identitaires. Elle est aujourd’hui en capacité d’imposer ses thèmes au centre du débat politique. Un bloc droitier, autoritaire et xénophobe, peut se constituer et lui ouvrir un chemin vers le pouvoir. Mais, loin de s’attaquer au capital, l’extrême droite continuerait de servir les puissants et son projet de « préférence nationale » soumettrait le pays à une violente politique xénophobe et raciste, mettant à bas les principes mêmes de la République. Le PCF, comme durant toute son histoire, se place au premier rang de la lutte contre l’extrême droite et ses idées, pour empêcher que les élections de 2022 se soldent par l’arrivée au pouvoir d’une solution autoritaire et xénophobe. La droite traditionnelle se trouve en embuscade pour profiter des échecs comme du discrédit des dirigeants en place, et divers aventuriers réactionnaires se posent déjà en personnages providentiels. Pourtant, ceux-là nous conduiraient demain comme hier à de nouveaux désastres sociaux, sociétaux et écologiques.


Nous, communistes, avons une grande ambition pour la France. Nous voulons ouvrir la voie à une politique qui tire vraiment les leçons de la pandémie et de la crise. Nous voulons contribuer à construire une société en rupture avec les logiques capitalistes avec les mouvements sociaux et écologiques, les forces progressistes, les citoyen·ne·s. Nous souhaitons faire valoir l’originalité de la démarche communiste, de contestation et de constructions, de luttes et de conquêtes de pouvoirs, d’avancées réalistes et révolutionnaires, de rassemblement.


Le communisme que nous voulons, c’est l’émancipation, c’est faire le choix de l’humain et de la planète d’abord, d’une société démocratique qui fait reculer l’exploitation et les dominations, une société qui éradique la misère et le chômage, dans laquelle le libre développement de chacune et chacun est la condition du libre développement de tous et de toutes. Notre adversaire, c’est le capital. C’est pourquoi nous voulons changer l’utilisation de l’argent des entreprises, de l’État, des banques et des assurances. Nous voulons de nouveaux pouvoirs aux salarié·e·s et aux habitant·e·s sur les entreprises et les services publics, du local au mondial.


Une nouvelle fois, nous nous trouvons devant un moment historique. Aussi, les élections de 2022 doivent-elles être l’occasion d’un très grand débat national.
Dans l’élection présidentielle et les élections législatives, nous voulons contribuer au surgissement du très grand mouvement populaire qui fait défaut au pays depuis tant d’années, pour débarrasser celui-ci du pouvoir en place, battre la droite et l’extrême droite, créer les conditions du changement tant attendu par des millions d’hommes et de femmes.


Nous entendons porter notre projet et le mettre en débat. C’est pourquoi les communistes débattent de leur choix à l’élection présidentielle, d’une candidature communiste et de la manière de contribuer, lors de cette échéance et des législatives, à la construction d’une nouvelle majorité politique pour donner au pays les moyens du changement.


De très grands dangers et des forces disponibles à l’action


Après avoir dû desserrer l’étau des politiques d’austérité, les classes possédantes se préparent partout à durcir leurs attaques contre les travailleuses et travailleurs, les classes populaires, la jeunesse, les peuples, au risque de nouvelles guerres. De nouvelles divisions et exclusions dans la société sont organisées pour la fragmenter et faire monter les idées et gestes de rejet et de violences entre les exploité·e·s et les dominé·e·s. Des affrontements majeurs se dessinent entre le capital et les mouvements populaires.


En France, le macronisme est synonyme d’offensive aggravée contre des conquêtes sociales et démocratiques essentielles. La pauvreté et le mal-vivre ont gagné une très large partie de la société, les inégalités se sont creusées, l’environnement a été davantage dégradé, les infrastructures et services publics ont été affaiblis au point de ne pouvoir faire face à la pandémie, la désindustrialisation s’est poursuivie, la jeunesse s’est retrouvée exposée à l’explosion de la précarité comme à la dégradation de l’école publique et de l’université. Toutes les activités humaines, la culture, le sport, les loisirs, la vie associative, déjà malmenées avant l’arrivée du Covid, se heurtent aux incohérences des choix de gestion de la crise. Elles sont à l’arrêt et privent de vie sociale des millions de citoyen·ne·s.


Le président de la République et son gouvernement se préparent maintenant à faire acquitter le prix de la crise au plus grand nombre, de concert avec les dirigeants de l’Union européenne. Une réorganisation de l’État se cherche pour répondre aux nouveaux besoins du capital. De grands groupes continuent de licencier et délocaliser leurs productions. Notre pays est d’ores et déjà confronté à une terrible crise sociale et économique, elle menace d’être dévastatrice.


En l’absence d’alternative politique progressiste crédible, la société française voit se développer des phénomènes de résignation et de peur, des sentiments de relégation, mêlés à de la colère. La nation se retrouve en proie à un sentiment d’humiliation face à la révélation de ses pertes de souveraineté dans les domaines essentiels de la santé, de l’alimentation, du développement industriel. La crise démocratique en est la traduction directe : un large pan de la population travailleuse et de la jeunesse manifeste sa défiance envers la politique.


Rien n’est pourtant joué. À la faveur de la pandémie, des millions d’hommes et de femmes ont pris conscience des ravages auxquels conduisent les politiques dominantes. Ils n’ignorent plus que les épidémies sont imbriquées dans des choix de développement qui ont saccagé les vies humaines, détruit les équilibres écologiques et généré la crise climatique. Face à des politiques publiques incapables de répondre à l’intérêt du plus grand nombre, ils ont réalisé des expériences prometteuses d’actions collectives et solidaires, d’appels, pétitions, initiatives et votes communs dans les diverses assemblées élues. D’innombrables débats sur l’avenir ont vu le jour, remettant en cause les logiques dominantes.


Ce sont autant de points d’appui permettant de prolonger demain les résistances et les luttes qui n’ont cessé de s’amplifier dans leur diversité et ont révélé d’immenses forces disponibles à l’action. Ce sont aussi des points d’appui pour construire des majorités politiques dans notre pays.
Nous voulons répondre aux attentes qu’elles portent.


Le choix de transformations révolutionnaires pour sortir de la crise


Les défis à relever appellent de profondes ruptures. La France a besoin d’une grande révolution démocratique, faite d’avancées décisives, de conquêtes de pouvoirs faisant reculer toutes les dominations sur nos vies et nos libertés : celles du capital , du patriarcat, du racisme, des LGBTI-phobies…


À l’occasion de nos campagnes de 2022, nous entendons mettre des contenus en débat. Nous participerons à tous les échanges publics auxquels nous serons conviés et prendrons nous-mêmes toutes les initiatives pouvant favoriser la discussion sur les projets et solutions existant à gauche et dans le mouvement social.


Nous avons ainsi la volonté de rassembler une majorité populaire autour des grands axes d’une politique correspondant aux exigences vitales du moment.


Nous proposons une grande ambition de services publics, de protection et de promotion de biens communs, pour libérer l’essentiel de nos vies des logiques de profit. Pour sortir de la crise sanitaire, la santé doit devenir un bien commun public, de la production de médicaments à l’organisation des soins. Nous voulons une solidarité internationale accrue en matière de santé. L’énergie, le logement, l’alimentation, l’éducation et la culture doivent aussi être considérés comme des biens publics prioritaires, pour que chacune et chacun ait accès au bien-être, à de nouveaux temps de vie, à un plein épanouissement personnel.


Nous proposons de sécuriser tous les âges de la vie, pour ouvrir une nouvelle page de progrès humain, en parachevant l’œuvre du Conseil national de la Résistance et d’Ambroise Croizat. Un nouvel âge de la Sécurité sociale vient à l’ordre du jour, qui garantit à chacune et chacun une vie digne et émancipée par de nouvelles libertés dans le travail et hors du travail, de la formation à l’ensemble de l’activité professionnelle, lors de la retraite et jusqu’au grand âge.


Nous proposons une révolution du travail et de l’emploi. La revalorisation du travail, l’augmentation des salaires et l’amélioration des conditions de travail, l’éradication de la misère et du chômage, le dépassement du marché du travail, l’accès aux savoirs, leur partage, le développement des savoir-faire et une nouvelle efficacité sont dans nos priorités. C’est ce à quoi vise l’idée de sécurité de l’emploi et de la formation, que défendent les communistes depuis longtemps, et qui exige une maîtrise des entreprises et de leurs productions, de l’utilisation de l’argent, de nouveaux pouvoirs garantis aux travailleurs et travailleuses dans les entreprises ainsi que des institutions démocratiques pour une planification stratégique.


Nous proposons une grande politique pour la jeunesse. C'est un enjeu d'avenir pour la France. Quels que soient ses lieux de vie, d'activité, de formation, la jeunesse doit avoir les moyens de parvenir à son autonomie et de construire son avenir personnel et professionnel. L'accès à l'emploi est décisif.


Nous proposons un mode de production et de consommation écologique et social. La transition écologique est inséparable de la question de l’emploi et de la justice sociale. Il s’agit de réindustrialiser la France et de relocaliser les productions, de rendre à la nation sa pleine souveraineté, de développer de nouvelles coopérations internationales, de gagner une industrie respectueuse de ses salarié·e·s, de la santé comme de l’environnement, offrant des produits sains et accessibles afin d’atteindre l’objectif d’une empreinte carbone nulle en 2050.


Nous proposons de renouer partout, pour toutes et tous, avec les principes de la République, pour de nouvelles avancées au service des libertés, de l’égalité et de la fraternité. Il est temps de se donner les moyens de lutter efficacement et durablement contre le racisme et les discriminations, de construire l’égalité réelle, notamment l’égalité entre femmes et hommes, de repenser le modèle de protection de l’enfance aujourd'hui défaillant, de soustraire les médias à l’emprise de gigantesques groupes financiers, de rétablir la police et la justice dans leurs missions de service public.


Nous proposons une grande politique de la culture et de l'éducation. Celles-ci doivent devenir une priorité au service de l'émancipation et de nouveaux temps libérés, facteurs d'épanouissement personnel. L'utilité et le rôle du secteur associatif et de l'économie sociale et solidaire doivent être reconnus.


Nous proposons, pour une planète durable, solidaire et en paix, de redonner à la France une capacité d’initiative indépendante. Les luttes mondiales contre les inégalités et la pauvreté, contre le dérèglement climatique, et pour la protection de la biodiversité, pour éliminer les guerres, faire taire les armes et progresser la paix ne font qu’une. Notre pays doit définir une nouvelle politique internationale, retrouvant les moyens d’agir en faveur d’un nouvel ordre du monde garantissant la paix et le désarmement à la planète.


Nous proposons que la France agisse pour une construction européenne rompant avec les fondements et les règles néolibérales et austéritaires de l'UE, associant librement des nations et des peuples souverains et s'inscrivant dans un espace de paix, de coopération et de sécurité collective avec ses voisins. Il lui faut se dégager de la tutelle guerrière de l’Otan.

Deux moyens sont nécessaires pour y parvenir.

  • Il est impératif de prendre le pouvoir sur le capital. De promouvoir un nouveau rôle des banques pour une tout autre utilisation du crédit et de la monnaie. De se réapproprier les biens communs (au moyen d’un redéploiement des services publics, de la formation de grands pôles publics, de nationalisations de banques, de groupes et entreprises stratégiques). De redistribuer les richesses, de les utiliser autrement alors que des centaines de milliards sont distribués par la BCE et les autres banques centrales pour soutenir les marchés financiers et les profits des grandes multinationales.
  • Il est impératif de refonder la démocratie, des communes et des entreprises jusqu’à l’État, en s’appuyant sur de nouvelles institutions menant à une VIe République, de développer l’intervention des citoyen·ne·s et des salarié·e·s, avec des droits nouveaux à tous les niveaux de la société. Il faut en finir avec la séparation du politique, du social, de l’économique.


C’est cette cohérence entre projet de société, conquête d’une nouvelle démocratie et avancées majeures sur les moyens financiers que nous souhaitons porter avec force.


Agir pour le rassemblement majoritaire de notre peuple


Nous mesurons chaque jour les trésors d’inventivité, de créativité, de combativité, d’engagement qui émanent de notre peuple. C’est pour cela que nous entendons contribuer au surgissement d’un puissant mouvement de contestation du système et que nous voulons nous atteler à la construction d’un Front populaire du XXIe siècle.


Nous voulons créer les conditions d’une nouvelle majorité politique qui rassemble le monde du travail et de la création, toutes les forces qui seront déterminées à s’unir au service des exigences populaires. Le Parti communiste français, fidèle à son histoire, refuse de se résoudre à la situation présente de la gauche.


Au sortir de décennies de domination du social-libéralisme, la gauche se révèle lourdement affaiblie. Rien n’y est figé, d’importants débats la traversent, mais le poids des errements passés et sa configuration présente la laissent éparpillée, impuissante à défendre une politique permettant de remobiliser le monde du travail et la jeunesse, en proie à un présidentialisme favorisant toutes les tentations hégémoniques.


Nous, communistes, pensons qu’une perspective d’espoir pour la France et son peuple exige la remise en cause radicale de la domination du capital, sans laquelle on ne peut agir contre les diktats des marchés financiers, qu’elle ne peut trouver sa concrétisation dans la tentation du « populisme de gauche », qui relativise le combat de classe pourtant primordial, qu’elle doit récuser l’illusion d’un verdissement des politiques capitalistes, laquelle interdirait d’ouvrir un nouveau chemin de civilisation. Avec les militantes et militants socialistes, insoumis, écologistes, avec les hommes et les femmes qui comme nous aspirent à une gauche de combat, nous voulons mener tous les débats d’orientation aujourd’hui soulevés pour répondre à la gravité de la situation. Ces débats doivent se dérouler au grand jour, en lien avec le mouvement social et ses organisations.


Les enjeux sont en effet considérables : ils concernent la nature des objectifs sociaux et écologiques à porter dans le débat public, notamment en matière d’industrie et de services publics, la stratégie à mettre en œuvre face aux projets du capital et des grands groupes industriels ou bancaires, la place de travail dans la société, la conception de l’entreprise et les pouvoirs dont doivent disposer les travailleurs en son sein, la conception de la République, ou encore l’exigence d’une autre construction européenne et de coopérations solidaires à engager dans le monde.


Ce ne sont pas seulement les divisions qui engendrent la fragilité de la perspective progressiste, c’est la faiblesse des idées et des choix portés par une large partie de la gauche qui nourrit l’abstention et ne permet pas de faire reculer le vote en faveur de l’extrême droite.


D’importants débats, dont le peuple doit s’emparer, restent donc indispensables pour unir les forces populaires, dépasser les divisions des forces de gauche et écologistes en créant un socle d’idées suffisamment partagées, initier une construction politique nouvelle pour conduire au changement radical de politique qu’attend le pays. Nous entendons agir pour y parvenir, progresser dans cette direction en amplifiant les luttes, en poussant les idées anticapitalistes qui montent dans la société, en faisant gagner en influence les idées et propositions transformatrices portées par le Parti communiste français. Tout au long de l’année à venir, le PCF prendra des initiatives à même de réunir les conditions d’une alternative politique autour d’un pacte d’engagements législatifs communs.


Une candidature communiste à la présidentielle, utile pour transformer la France et reconstruire la gauche


S’agissant de l’élection présidentielle de 2022, son 38e Congrès avait fixé au PCF le mandat de travailler à réunir les conditions d’une candidature communiste.


Le choix, en 2022, ne saurait se réduire au duo Macron-Le Pen, ni à la nécessité de consentir à des opérations de sommet bâclées, ne permettant pas de répondre aux exigences populaires. Ne nous laissons pas prendre au piège institutionnel qui réduit l’enjeu de la présidentielle à son second tour.
Pour créer les conditions d’une alternative de gauche s’appuyant sur le mouvement populaire, parce qu’il y a plus que jamais besoin d’espoir, le rôle du PCF est décisif.


Nous lançons un appel.


Au monde du travail et de la création, à la jeunesse, à toutes les femmes et à tous les hommes de gauche, à celles et ceux qui sont en colère ou qui attendent des réponses à leurs aspirations, nous disons : ensemble, donnons-nous les moyens d’en finir réellement avec la pandémie et d’engager une rupture avec les logiques capitalistes qui ont mené notre pays et le monde à une impasse. L’heure est à nous unir pour conquérir une vie digne et émancipée, donner un nouveau sens au travail, à l’entreprise et à la vie sociale, réussir la transition sociale et écologique. L’heure est à construire ensemble et à faire progresser des idées révolutionnaires pour le pays. L’heure est à hisser la gauche à la hauteur des besoins communs et à construire l’alternative au pouvoir d’Emmanuel Macron.


Cette ambition pour la France, nous avons commencé à la faire grandir dans la résistance aux choix du pouvoir, dans les nombreuses luttes de ce quinquennat, dans nos campagnes politiques pour faire du vaccin un bien public mondial ou pour développer des solidarités concrètes, à travers nos propositions pour éradiquer le chômage et la précarité ou pour sécuriser l’emploi et la formation, dans les actions pour la justice climatique et environnementale, dans les innombrables batailles pour gagner l’égalité réelle contre le patriarcat, le racisme et toutes les dominations.


Pour que cela débouche sur des changements concrets pour nos concitoyen·ne·s, nous décidons de proposer à notre peuple une candidature communiste.


À travers cette candidature, il s’agit de porter un projet partagé pour la France et les grandes propositions qui en découlent, d’œuvrer à la remobilisation du monde du travail et de la création, de la jeunesse, des forces vives du pays, sans lesquels aucun changement majoritaire ne sera possible.
Il s’agit également de proposer une nouvelle offre politique, d’enclencher une véritable dynamique de changement à partir de l’élection présidentielle, de favoriser ce faisant le rassemblement autour d’une perspective de transformation de la société, de construire les conditions d’une nouvelle majorité politique de gauche.


De ce point de vue, l’élection présidentielle et les élections législatives sont étroitement liées.


De la présidentielle aux législatives :
pour une nouvelle majorité politique


Les communistes ont toujours combattu la Ve République et ses dérives, fonctionnant telle une monarchie présidentielle. Ils se battent pour une démocratie représentative et citoyenne. C’est leur projet pour une nouvelle République.


Nous voulons participer au débat d’idées que focalise la désignation du président de la République au suffrage universel. L’élection de député·e·s communistes et d’une majorité de gauche sera un important point d’appui pour la mise en œuvre d’une politique de réelle transformation sociale.


Avec leur candidature à la présidentielle, les communistes entendent changer la donne, faire prévaloir à gauche des solutions transformatrices, renforcer l’influence communiste et donc celle de la gauche tout entière, initier une dynamique au service d’une nouvelle majorité politique, riche de sa diversité.


Elles et ils proposent dès lors que se construise, avec toutes les forces de gauche et écologistes, en lien avec le mouvement populaire, et sur la base de mesures remettant en cause les logiques capitalistes, un pacte d’engagements législatifs communs pour une majorité de gauche à l’Assemblée nationale. Non un contrat de sommet, mais une réponse véritable aux attentes du pays. Dans chaque circonscription, nous voulons libérer les immenses aspirations au changement, prendre appui sur la richesse de chaque territoire.


C’est dans ce cadre, en même temps qu’il engagera sa campagne à la présidentielle, que le Parti communiste français travaillera à la construction, dans l’ensemble des circonscriptions, de candidatures de gauche à parité au service d’un projet novateur pour la France, avec l’objectif d’un maximum de député·e·s communistes et d’envoyer dans la prochaine Assemblée un groupe communiste fortement renforcé.


La mise en œuvre de cette ambition pour la présidentielle et les législatives de 2022 est pour les communistes le choix qui donne ses meilleures chances à la reconstruction d’un espoir pour la France.


Se fondant sur l’irruption citoyenne et démocratique, les communistes entendent œuvrer à construire de nouveaux rapports de force politiques et sociaux où l’humain sera pleinement respecté. La bataille politique qu’ils et elles sont résolus à mener se fixe pour ambition de mettre en mouvement, de contribuer à rassembler, de participer à une conscience sociale puissante, d’envisager dès aujourd’hui les voies d’une société libérée des dominations qui la minent. Ainsi, le Parti communiste français entend-il jouer pleinement son rôle et être utile à changer les choses.


Option alternative visant à remplacer les 2 dernières parties du texte


Une proposition alternative pour 2022


La colère monte dans le pays contre les politiques libérales et les luttes se multiplient dans maints domaines : contre les licenciements et la casse de l’appareil productif, contre la réforme des retraites et pour le climat, contre le racisme et pour l’égalité femmes-hommes, pour les libertés et contre les violences policières… Ensemble, ces mouvements dessinent un autre horizon politique et un impératif de rupture. Pourtant, la division des forces de gauche et de l’écologie, leur incapacité à converger avec les forces sociales et citoyennes pour élaborer un projet porteur d’espoir, risque de conduire au scénario catastrophe d’un second tour Macron-Le Pen à l’élection présidentielle .
Au final, 2022 risque fort de ressembler à 2017, mais en pire, car après 5 années de macronisme et il ne restera RIEN, ou presque, de nos conquis sociaux. Du reste, fait inédit dans l’histoire du pays, l’extrême-droite semble désormais en capacité de profiter du rejet massif des politiques libérales pour espérer l’emporter. Dans cette situation inédite, les communistes doivent être, à nouveau, au rendez-vous de l’histoire. Alors que dans les villes, les départements ou les régions nous savons construire et animer des rassemblements et défendre des projets de haute portée sociale et écologique, nous considérons qu’il est nécessaire de converger dès le premier tour de l'élection présidentielle, et indissociablement aux élections législatives.


Nous faisons le choix d’une démarche d’alliance et de coalition, dans la clarté d’un projet de rupture.


Pour y parvenir, nous nous proposons d'interpeller et de rencontrer forces de gauche et acteurs du mouvement social pour construire une stratégie partagée :

  • 10 mesures majeures, pour redistribuer les richesses, donner des nouveaux droits aux salarié·e·s dans l’entreprise et sécuriser l’emploi, éliminer les violences sexistes et sexuelles, définanciariser l’économie, favoriser une autre orientation de la construction européenne, moderniser et développer les services publics, relancer notre industrie au service (entre autres) de la transition écologique, réformer la fiscalité, refonder et démocratiser les institutions de la République, etc.
  • Une majorité parlementaire respectueuse de la diversité de la gauche et du mouvement social, et par conséquent qui fasse toute leur place aux communistes, avec l’ambition de candidatures issues des classes populaires et témoignant de la diversité des luttes.
  • Et, sur la base de cette démarche partagée, convenir du nom qui figurera sur le bulletin de vote à la présidentielle, avec au cœur de notre projet l’engagement d’un changement de régime, dont l’un des objectifs sera de sortir du présidentialisme et de l’autoritarisme. Durant toute la campagne, notre candidat·e sera entouré·e de l’équipe représentative des forces rassemblées autour du projet et du programme de majorité présidentielle et législative.


Pour appuyer cette démarche nous prendrons toutes les dispositions pour la populariser, la nourrir des indispensables propositions communistes et proposer à celles et ceux qui s’y retrouvent d’y contribuer activement.


Au terme de ce processus, au second semestre 2021, les communistes se réuniront à nouveau en conférence nationale, pour s’exprimer sur les résultats de notre démarche et sur la proposition stratégique ainsi élaborée.

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14 mars 2021 7 14 /03 /mars /2021 06:56
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14 mars 2021 7 14 /03 /mars /2021 06:26

 

 

 

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13 mars 2021 6 13 /03 /mars /2021 12:19
Fonderie de Bretagne : Le gouvernement a laissé Renault construire son projet de cession en catimini (Fabien Roussel)

Fonderie de Bretagne : Le gouvernement a laissé Renault construire son projet de cession en catimini (Fabien Roussel)

Alors que des alternatives crédibles sont mises en évidence par les syndicats pour que le site redevienne rentable à moyen terme, la direction du groupe Renault a annoncé ce 11 mars vouloir céder le site de Caudan et ses 350 salariés, avec la menace habituelle de nouvelles suppressions d’emplois, voire d’activités.

La direction de Renault, en complicité avec les pouvoirs publics et le cabinet Advancy, a ainsi profité de la revue stratégique organisée depuis 8 mois, pour mettre en œuvre le projet annoncé à l’origine par le PDG de Renault, d’abandonner ce site. Avec un objectif : permettre au groupe d’économiser 2 milliards d’euros… essentiellement par une purge massive de l’emploi.

C’est d’autant plus scandaleux que Renault bénéficie dans le cadre du plan de relance d’un soutien de l’Etat à hauteur de 5 milliards d’euros, et qu'il pourrait investir dans des lignes de production conformes aux évolutions du marché automobile.
C’est par ailleurs une trahison, orchestrée par le groupe, son cabinet d’experts et l’Etat, sous couvert de confidentialité imposée aux élus locaux.

En acceptant que Renault se débarrasse ainsi de la Fonderie de Bretagne, le gouvernement prend la responsabilité d’aggraver encore le lourd bilan d’une crise qui s’est déjà soldée par 700 000 suppressions d’emplois en 2020.
Pour le PCF, il est urgent de mobiliser toutes les forces vives de la région aux côtés des salariés pour sauver le site et ses emplois. Avec une priorité : la démocratie et la transparence ! Que tout soit mis sur la table, qu’il s’agisse des alternatives à la cession du site comme des projets de reprise.

Je serai prochainement aux côtés des communistes bretons et de leurs élus pour soutenir la lutte des salariés qui rassemblera, je l’espère, l’ensemble des élus et forces de gauche, comme l’ensemble des élus locaux.


Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,

Paris, le 13 mars 2021.
 

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13 mars 2021 6 13 /03 /mars /2021 07:08
6 questions à Gladys Grelaud, candidate présentée aux régionales par le Parti communiste dans le Finistère
 
Gladys, peux-tu te présenter en quelques mots?
 
J'ai 38 ans, je suis urbaniste à Brest métropole.
Je me suis engagée en 2016 au parti communiste à la section de Brest pour lutter contre les injustices croissantes et criantes autour de moi, m'investir pour défendre une société plus solidaire était devenu nécessaire.  
Je suis fille et petite-fille de communistes. C'est grâce à mon environnement, ma mère surtout, à travers son engagement syndical, qui m'a sensibilisé, m'a fait prendre conscience de l'importance de défendre mes idées, de ne pas subir. 
Être communiste, c'est mettre en place des rapports de forces qui permettent à tout.e.s d'avoir sa place dans la société et d'avoir les moyens de vivre dignement : un toit, pouvoir se nourrir, se soigner, apprendre, se cultiver : s'émanciper ! Ces objectifs, il faut les faire vivre, les défendre. Les communistes finistériens le font, chaque jour, en tant que militant.e.s, en tant qu'élu.e.s de terrain.
 
Quelles satisfactions et enseignements as-tu tiré de ton engagement sur la liste de gauche et citoyenne à Landerneau en 2020?
 
C'est ce rassemblement à gauche, pluriel, complémentaire et nécessaire, cet enthousiasme collectif à défendre un programme et des valeurs qui m'a poussé à m'engager pour les municipales à Landerneau.  Aujourd'hui, le travail d'opposition, auquel je participe, est dense et très enrichissant notamment avec la préparation des conseils municipaux.
 
Quel lien fais-tu entre tes engagements communistes et féministes?
 
Pour moi, l'un ne va pas sans l'autre, les inégalités persistent, les femmes ne sont pas épargnées. Aujourd'hui, les femmes ont un salaire inférieur de 25% en moyenne à un homme à poste et temps de travail équivalents. Qui supportent cela ? Les femmes.  Personnellement, je ne m'y résous pas. 
 
Tu es une professionnelle du logement social et de l'habitat? Quel lien fais-tu entre ta pratique professionnelle et tes valeurs politiques et éthiques?
 
Depuis 10 ans, je m'occupe des situations d'habitat indigne et de précarité énergétique sur la métropole brestoise ainsi que des opérations de recyclage des îlots dégradés dans les quartiers  anciens. Je ne suis pas arrivée dans ces fonctions par hasard. Travailler à l'amélioration des conditions de vie dans la cité, c'est le sens que je donne aux services publics si essentiels et notamment en cette période de COVID. Les inégalités s'accentuent et les collectivités territoriales ont leur rôle à jouer.
 
Quels sont tes motivations pour t'engager comme candidate aux élections régionales et pour devenir élue régionale?
 
Avec l'année que l'on vient de passer, ces files au secours populaire qui s'allongent, le décrochage et l'isolement des jeunes, la menace des services publics de proximité au service des bretons... Il est d'autant plus nécessaire de s'engager pour tendre vers une région plus solidaire. 
 
Quels sont pour toi les dossiers prioritaires du nouveau mandat pour le Conseil Régional?
 
Dans leur quotidien, aujourd'hui, les deux sujets qui préoccupent et coûtent aux ménages bretons sont les moyens de transports et les dépenses d'énergie : pour leur trajet domicile travail, pour chauffer leur logement. Conforter, développer le rail, les transports publics, réduire la consommation de l'énergie dans l'habitat en réalisant des travaux, deux axes à travailler afin de faire évoluer substantiellement la vie des bretons.  
 

Lire aussi: Manifestation pour les droits des femmes - Prise de parole de Gladys Grelaud – samedi 6 mars 2021 à Landerneau

 
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13 mars 2021 6 13 /03 /mars /2021 06:22

 

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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 06:38

Alain Pagano présentait lundi dernier devant le CEN (Conseil Exécutif National du PCF) le rapport sur l’actualité de la “loi climat”. Extraits.

 

 

Voyons concrètement ce projet de loi de transcription des mesures de la convention citoyenne. La transcription « sans filtre » a fait long feu, puisque, on s’en souvient, le Président a fait valoir d’emblée trois « jokers » :

  • Sur la limitation de vitesse à 110 km/h ;
  • Sur la taxe sur les dividendes (proposition que les entreprises qui distribuent plus de 10 millions d’euros de dividendes annuels participent, chaque année, à l’effort de financement de la transition écologique à hauteur de 4 % et celles dont les dividendes sont inférieurs ou égaux à 10 millions d’euros à hauteur de 2 %) ;
  • Sur la modification du préambule de la Constitution (nous y reviendrons plus tard).

D’autres propositions ont été enterrées par l’exécutif, dans les jours et mois suivants, parmi lesquelles : la fin des liaisons intérieures substituables par les trajets en train de moins de 4 h (E. Macron, 29 juin), la baisse de la TVA sur les billets de train (Bruno Le Maire, 30 juin), la régulation de la publicité sur les produits très polluants (Bruno Le Maire, 30 juin), la prise en compte du poids du véhicule dans le malus automobile (Bruno Le Maire, 28 septembre), l’augmentation de l’écocontribution sur les billets d’avion (Jean-Baptiste Djebbari, 21 septembre), la mise en œuvre d’une obligation de rénovation à destination des bailleurs (E. Macron, décembre).

Cela a alimenté la défiance et l’idée que les citoyens ne sont pas écoutés. Et que la promesse initiale est loin d’être tenue.

Ce à quoi le gouvernement répond qu’il considère avoir mis en œuvre 75 des propositions de la Convention citoyenne et que 71 autres sont en voie de l’être, à travers les mesures du plan de relance ou de la loi de finances, d’autres encore dans des décrets et une quarantaine dans le projet de loi qui vient en discussion. Si nombre de mesures peuvent être vues positivement en soi, ce qui pose problème, c’est l’ambition. Le gouvernement joue petit braquet ! Et donc cette réponse n’éteint pas les critiques, avec l’accusation (fondée) de censure d’un certain nombre de propositions, d’ambitions revues à la baisse pour nombre d’autres, voire différées ou d’application incertaine à terme rapproché. Ainsi, les membres de la Convention citoyenne ont jugé très sévèrement le gouvernement sur la mise en œuvre de leurs propositions (exécutif noté 3,3/10 de moyenne générale en réponse à la question : « Dans quelle mesure les propositions du gouvernement relatives aux propositions de la CCC permettent-elles de s’approcher de l’objectif de diminuer d’au moins 40 % d’ici à 2030 dans un esprit de justice sociale ? »

Au-delà de la Convention citoyenne, le CESE, le Haut Conseil pour le Climat (HCC), le Conseil national de la transition écologique (CNTE) et les ONG (Réseau Action Climat, Greenpeace, FNE, WWF…) ou les associations telles que la Fondation Abbé-Pierre, sont extrêmement critiques à l’égard de ce texte, et ne croient pas que ce projet de loi se donne réellement les moyens d’atteindre l’objectif bas carbone affiché.

Le Parti, à travers ses interventions de parlementaires comme dans ses prises de parole publiques, doit, me semble-t-il, tenir cette exigence d’une politique volontariste pour lutter contre le réchauffement climatique, d’un changement de braquet, de mesures transformatrices : c’est le système qu’il faut changer, pas le climat : continuons à être au diapason de ses exigences transformatrices !

Objectif pratique : Je propose que nous participions, et que ce soit su et visible, aux manifestations prévues le 28 mars à l’appel de Cyril Dion, garant des conventionnels, afin d’obtenir une loi à la hauteur des nécessités.

Projet de référendum

La Convention proposait de modifier le Préambule de la Constitution pour y inscrire l’ambition d’une politique climatique. Le Président y répond presque mot pour mot en proposant dans le projet de loi la phrase soumise à référendum en ces termes : « Elle (la République) garantit la préservation de l’environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique. »

En outre, la Convention proposait de prioriser ce principe sur les autres principes dans le préambule de la Constitution, en y ajoutant l’alinéa suivant : « La conciliation des droits, libertés et principes qui en résultent ne saurait compromettre la préservation de l’environnement, patrimoine commun de l’humanité. » Cette proposition a fait l’objet d’un veto du Président de la République, qui estimait que : « Telle que proposée, la rédaction menace de placer la protection de l’environnement au-dessus des libertés publiques, au-dessus même de nos règles démocratiques. »

Malgré ce veto présidentiel, la modification proposée par le Président à référendum n’est pas sans poser des questions juridiques. Ainsi, le Conseil d’État a formulé un avis très réservé et recommandé au gouvernement d’indiquer plus précisément, dans l’exposé des motifs du projet, les effets juridiques qu’il attend de la réforme, notamment sur la conciliation entre la préoccupation environnementale et les autres intérêts publics. Cela donne écho à des interrogations de juristes, ou d’associations environnementales qui pointent les potentiels régressions ou conflits d’interprétation sachant que la préservation de l’environnement figure déjà dans la Constitution... voire l’inutilité de cette proposition, sachant que la charte de l’environnement a déjà valeur constitutionnelle. Bref, le débat juridique est aiguisé et les termes de la formulation ne sont pas neutres dans leurs conséquences juridiques. (...)

Enfin, je vous donne quelques nouvelles des assises communistes de l’écologie. Nous nous proposons de faire une série de visioconférences thématiques espacées régulièrement (quelles politiques environnementales à l’échelon régional, propositions écologiques en matière de transport, de santé …) qui nous permette de préparer, nous l’espérons, une réunion en présentiel. Celle-ci aurait pour objectif de rédiger un manifeste communiste pour l’écologie, déclaration de principes généraux accompagnée d’un certain nombre de propositions concrètes. 

 

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