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23 juillet 2020 4 23 /07 /juillet /2020 10:13
Jacqueline Héré, Mathilde Maillard, Jean-Michel Le Lorc'h, Eric Guellec, Anne-Catherine Cleuziou, Sandra Le Roux, Taran Marec - 7 élus communistes à Brest

Jacqueline Héré, Mathilde Maillard, Jean-Michel Le Lorc'h, Eric Guellec, Anne-Catherine Cleuziou, Sandra Le Roux, Taran Marec - 7 élus communistes à Brest

Intervention du groupe des élu.e.s communistes

Par Eric Guellec, responsable du groupe des élus communistes brestois

Conseil Municipal du 17 juillet 2020 

Permettez-moi, car nous n’avons pas eu l’occasion de le faire lors du précédent conseil, de vous féliciter au nom des communistes brestois et brestoises, Monsieur le Maire, pour votre élection.

Mesdames, Messieurs,

Chers Collègues, nous avons vécu ces deux tours de scrutin dans un contexte particulier. La crise sanitaire de Covid-19 que nous traversons a bouleversé nos vies et le fonctionnement de nos sociétés. Et risque de les bouleverser durablement. Le second tour des élections municipales a dû être reporté. Il a ensuite fallu faire campagne différemment. Innover dans la manière de diffuser les propositions, de convaincre, d’échanger avec la population. C’est ce que notre liste s’est attachée à faire avec dignité, le regard tourné vers l'avenir, vers le progrès social et écologique, quand d’autres choisissaient d’utiliser des moyens parfois détestables sur la forme, en se donnant des objectifs sur le fond que nous ne partageons pas. A l’issue de ces deux tours de scrutin, c’est une majorité de gauche et écologiste, renouvelée et élargie dans ses composantes, qui l’a emporté et va avoir la responsabilité de la gestion de notre belle cité durant les six prochaines années. A ce titre, nous assurons les Brestois et les Brestoises que cette victoire, nous la mettrons au service de toutes et tous, sans exclusive.

Agir dans le sens de l’intérêt général, répondre aux besoins de la population, dans la perspective d’une société plus juste, plus humaine, plus fraternelle. C’est ce qui nous anime depuis toujours et c’est ainsi que nous allons continuer à conduire l’action publique ces six prochaines années. Nous nous appuyons sur un long travail déjà mené pour Brest sur un projet municipal que nous avons construit avec la population. Un projet qui prend à bras le corps les défis qui nous sont posés pour aujourd’hui, bien sûr, mais également pour demain. Durant cette nouvelle mandature, notre équipe aura à cœur de mettre en œuvre, de traduire en actes, le projet que nous avons porté pendant la campagne. C’est là notre conception de l’action publique, tenir ses engagements. Les 7 élus communistes membres de la majorité s’y attelleront avec rigueur et exigence, profondément attachés à l’esprit d’équipe. Esprit d'équipe qui, s'il ne garantit pas la réussite, en est la condition sine qua non dans la durée. Ces élections municipales 2020 se sont donc déroulées dans un contexte totalement inédit. Et les signaux envoyés sont clairs.

- Ces élections ont montré que face aux difficultés de leur vie quotidienne, beaucoup de nos concitoyens ont sanctionné sévèrement la politique d’Emmanuel Macron. C’est un échec lourd pour toutes celles et ceux qui espéraient conquérir une multitude de villes avec l’étiquette de la république en marche. C’est un premier coup d’arrêt électoral pour le Président des riches.

- Ces élections ont également montré, mes chers collègues, que l’abstention s'est révélée très forte partout en France, notamment dans les quartiers populaires. Et l’explication d’un tel niveau d’abstention dépasse la question conjoncturelle de la crise sanitaire que nous traversons. Elle est aussi le signe d’un sentiment de rupture éprouvé sur l'ensemble du territoire national par une partie de la population. Ce message de nos concitoyens, il nous faut l’entendre, le prendre en compte et y répondre, même si, bien évidemment, les solutions ne sont pas que locales, loin s'en faut. 

- Enfin, ces élections municipales 2020 ont montré que là où les forces de gauche et écologistes se sont unies et ont donc travaillé ensemble à un projet, social, écologique et démocratique, un projet en phase avec les besoins des populations, elles ont bien souvent emporté la victoire ! C’est le cas ici à Brest, mais aussi à Quimper, à Rennes, à Nantes, etc. Dans une période où la crise sanitaire a accentué les situations de précarité chez beaucoup, les services publics doivent être le pivot de la sortie de crise, buts et moyens d'un mode efficace de développement écologique et social. Investir dans le service public local, dans le bien public, est plus que jamais notre priorité. Ce mandat sera l’occasion pour notre majorité de continuer à développer des politiques sociales toujours plus ambitieuses dans toute la ville, dans tous les quartiers :

- Il nous faudra ainsi poursuivre le travail mené notamment par notre camarade Claude Bellec, élue communiste sortante que nous saluons et remercions pour son engagement depuis 2008, dans le domaine du renforcement des solidarités. 

- L’évolution de la tarification sociale de l’eau et le développement d’un réseau d’épiceries solidaires accessibles au plus grand nombre constitueront de nouvelles étapes importantes de nos politiques sociales, pour un Brest toujours plus solidaire.

- Par ailleurs, la crise sanitaire met en lumière, de façon aveuglante, les enjeux de santé et les grandes difficultés que connaît l’hôpital public depuis de nombreuses années. Les fortes inquiétudes qui pèsent sur notre service public hospitalier, dont le CHU représente le pilier ici à Brest, nous conduisent à exiger que tout soit mis en œuvre pour que notre centre hospitalier dispose des moyens adaptés aux enjeux de santé et d’accès aux soins. La priorité doit être donnée à l’humain au-delà des logiques purement budgétaires et comptables. Au niveau de la ville, nous serons vigilants à ce que le travail concernant la création d’une mutuelle santé communale soit rapidement enclenché et à ce que de nouvelles solutions d’accès aux soins puissent voir le jour. 

- Enfin, l’enjeu des solidarités ne saurait se penser sans une ambition toujours réaffirmée pour la vie associative brestoise et la promotion de l’éducation populaire dans les quartiers. Le soutien à la vie associative est le terreau de la solidarité et de la cohésion sociale. Renforcer les dynamiques collectives dans les quartiers, pour la construction de nouvelles solidarités, pour l’émancipation de chacune et chacun. Soyez assuré, et j’en terminerai là mon propos, que les communistes apporteront toute leur énergie au seul service qui vaille, le service à la population. Avec pour objectif, le seul objectif qui vaille, la construction d'une société meilleure. Monsieur le Maire, je vous remercie.

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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 07:07
La fête de l'Huma aura lieu autrement - Patrick Le Hyaric, 20 juillet 2020
Lundi, 20 Juillet, 2020
La Fête de l’Humanité aura lieu autrement

Les risques sanitaires, financiers et judiciaires nous obligent à renoncer à tenir une Fête, même réduite, au parc de La Courneuve. Nous allons travailler à un événement d’une autre nature pour ce même week-end des 11, 12 et 13 septembre. 
Par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité.

Depuis des semaines, nous travaillons en lien étroit avec les services de l’État et les autorités sanitaires pour chercher les conditions d’une tenue de la Fête de l’Humanité 2020.

La poursuite de l’épidémie et le moment avancé de l’été nous contraignent, la mort dans l’âme, de constater l’impossibilité d’organiser la Fête au parc Georges-Valbon de La Courneuve.

Depuis la moitié du mois de juin, nous avons répondu aux demandes des autorités étatiques et sanitaires pour l’organisation d’une Fête réduite en surface et en nombre de participants, avec un protocole sanitaire très strict. Mais l’interdiction de tenir des concerts, le port du masque obligatoire, les signes de reprise de l’épidémie créent beaucoup d’incertitudes sur la valeur, en septembre, d’une autorisation donnée aujourd’hui, d’autant que la Fête se situe au cœur d’une zone urbaine dense.

Des initiatives culturelles, de grands débats, des actes de solidarité internationale

Même notre demande de tenir un rassemblement de 20 000 personnes se heurte à l’actuelle norme des 5 000 participants dans un même espace. Avec les risques sanitaires bien réels, nous devons aussi prendre en compte notre situation financière. Pour tenir une Fête dans ce format réduit, deux millions d’euros seraient nécessaires, augmentés de 100 000 euros de dépenses liées à la mise en œuvre du protocole sanitaire. De premières évaluations nous font craindre un important déficit pour une telle initiative. Ce serait insoutenable alors que l’Humanité est toujours sous la contrainte d’un plan de « redressement-continuation » et que nous avons déjà engagé près de 500 000 euros de dépenses de préparation de la Fête. Les risques sanitaires, les risques financiers et judiciaires nous obligent à renoncer à tenir une Fête, même réduite, sur le terrain du parc de La Courneuve.

Dans ces conditions, nous proposons de tenir la Fête de l’Humanité dans un format nouveau les 11-12-13 septembre avec des initiatives culturelles, de grands débats, des actes de solidarité internationale, des prises de parole d’acteurs des mouvements sociaux, citoyens et culturels, en divers lieux de la région parisienne et au-delà, relayés sur une plateforme numérique dédiée. Nous souhaitons combiner notre nouveau projet de Fête avec une initiative de solidarité marquante pour les enfants en partenariat avec le Secours populaire français.

Afin de couvrir les frais déjà engagés et en soutien à l’Humanité, nous lançons un bon de soutien au prix de 25 euros, dont 5 euros seront reversés au Secours populaire (vous pouvez le télécharger ici). Nous éditerons également un hors-série qui valorisera les valeurs et combats portés par la Fête de l’Humanité au fil de son histoire.

Préparons ensemble cette « Fête autrement »

Nous mesurons et partageons la déception de milliers de militants, de travailleurs, de jeunes, de citoyens, de femmes et hommes qui aiment à s’y retrouver dans une ambiance fraternelle et combative. Nous allons travailler à mettre à leur disposition un événement d’une autre nature qui puisse les rassembler, marquer l’actualité et être utile pour faire face à une situation sanitaire, sociale, culturelle, économique et politique qui s’annonce particulièrement difficile pour la jeunesse, le monde du travail et de la création. En ce sens nous recherchons le maximum de partenariats avec des acteurs sociaux, citoyens, culturels. Nous donnerons dans les jours à venir les éléments d’une architecture et un programme de la Fête de l’Humanité.

Nous vous proposons donc de préparer ensemble dans ces conditions si particulières « Une Fête autrement » utile à toutes celles et tous ceux qui souhaitent que se réalise l’Humanité. Comme le proclame en forme de profession de foi le visuel que nous offre l’agence Jésus et Gabriel, notre Humanité est plus forte que tout.

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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 06:55

 

Alors que le Parlement européen tablait sur un plan à 2.000 milliards d’euros pour répondre à la gravité de la situation et aux urgences sociales et écologiques, le plan adopté ce lundi s’élèvera à seulement 750 Mds d’euros. En outre, plutôt que de mobiliser la BCE, il va soumettre plus encore les Etats aux exigences des marchés financiers et donc à des politiques d’austérité mortifères.

L’octroi des aides, sous forme de prêts et de subventions, sera ainsi conditionné à des « reformes structurelles » dans chaque pays, synonymes de baisses des dépenses publiques utiles. De plus, le remboursement des prêts est envisagé par la levée d’un impôt européen, renforçant le fédéralisme européen au détriment de la souveraineté des Etats.

 

Le plan de relance est donc sous-dimensionné et sur-conditionné. Il porte un caractère anti-démocratique en renforçant le poids de la commission européenne notamment en matière fiscale. Il permet en plus à plusieurs pays de pouvoir baisser leur contribution au budget européen qui risque de rester à 1027 Mds d’euros alors que l’objectif était de le porter à 1300 Mds.

 

Le PCF propose des mesures concrètes pour changer de logique en Europe :

  • La réorientation des efforts de création monétaire de la BCE, non pas pour aider encore davantage les plus aisés et les grands groupes, mais pour financer les services publics et la transition écologique, protéger les activités et les petites et moyennes entreprises et maintenir les revenus des travailleurs grâce à la constitution d’un fonds européen d’urgence économique, sociale et écologique. La BCE doit être mise sous contrôle démocratique.
  • L’abolition définitive du pacte de stabilité et de croissance et du pacte budgétaire ;
  • L’annulation de la dette publique des Etats ; aucune aide européenne ne peut être conditionnée ni à un contrôle budgétaire, ni à un endettement accru des états.
  • La lutte contre l’évasion fiscale et les paradis fiscaux dans l’UE et en dehors de l’UE. A elle seule, elle représenterait une somme bien supérieure au fonds de relance discuté aujourd’hui. Une conférence européenne de la dette et de l’évasion fiscale, en associant les forces sociales et citoyennes, est aujourd’hui nécessaire. Les leçons de rigueur budgétaire données par les Pays-Bas sont totalement déplacées venant d’un pays qui pratique l’optimisation fiscale pour des multinationales.

 

Plus structurellement, alors que les traités européens ont démontré leur caducité, ces propositions doivent ouvrir le chemin vers un pacte social et démocratique pour des peuples et des nations libres, souveraines et associées, auquel aspirent les citoyens européens.

 

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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 06:27
Le jour où Enzo de Gregorio adhère au PCF - 21 juillet 2020, Morlaix (photo Ismaël Dupont)

Le jour où Enzo de Gregorio adhère au PCF - 21 juillet 2020, Morlaix (photo Ismaël Dupont)

🔔Info🔔
 
Un nouvel adhérent de choc pour le PCF Morlaix et Finistère:
Enzo De Gregorio 17 ans. Bienvenue au parti communiste, le parti de la fraternité humaine et de la lutte pour l'égalité des droits!
" Il y a quelques semaines, je quittais mon engagement lycéen non sans une pointe d’émotion. Mais j’avais déjà en tête mon futur engagement.
C’est maintenant chose faite, dans un parti centenaire, qui ce bat au quotidien pour les français et les jeunes.
Je suis fier et heureux de rejoindre ce jour la grande famille du PCF."
Enzo de Gregorio, 21 juillet 2020 
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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 06:10
Mathilde Maillard, nouvelle adjointe communiste à Brest, photo Ouest-France - 15 juillet 2020

Mathilde Maillard, nouvelle adjointe communiste à Brest, photo Ouest-France - 15 juillet 2020

Brest. Qui est Mathilde Maillard, nouvelle adjointe au maire ?

Qui sont les nouveaux adjoints. Elle sera notamment en charge de la politique du bien vieillir, et de l’inclusion des personnes en situation de handicap, au sein du nouveau conseil municipal de Brest (Finistère).

Mickaël Louédec, Ouest-France, 15 juillet 2020

Mathilde Maillard, 29 ans, médecin, adjointe au maire communiste a Brest au bien vieillir et a l'inclusion du handicap. Son interview dans Ouest-France: "J’ai 29 ans, je suis membre du PCF et je vis à Brest depuis mon enfance. J’ai fait une grande partie de ma scolarité à Kerichen. Aujourd’hui, je suis médecin généraliste et j’habite toujours Kerichen. J’ai aussi exercé pendant cinq mois à l’hôpital de Landerneau. Je suis militante depuis plusieurs années, et j’ai adhéré au Parti Communiste Français en 2018. Je milite pour une société plus juste, plus solidaire, plus humaine. J’ai retrouvé ces valeurs-là dans le PCF, avec cette volonté d’apporter des réponses concrètes et réalistes aux populations".

Trois questions à Mathilde Maillard, nouvelle adjointe au maire de Brest.

Pouvez-vous vous présenter ?

J’ai 29 ans, je suis membre du PCF et je vis à Brest depuis mon enfance. J’ai fait une grande partie de ma scolarité à Kerichen. Aujourd’hui, je suis médecin généraliste et j’habite toujours Kerichen. J’ai aussi exercé pendant cinq mois à l’hôpital de Landerneau. Je suis militante depuis plusieurs années, et j’ai adhéré au Parti Communiste Français en 2018. Je milite pour une société plus juste, plus solidaire, plus humaine. J’ai retrouvé ces valeurs-là dans le PCF, avec cette volonté d’apporter des réponses concrètes et réalistes aux populations.

Quelle sera votre action au sein de la municipalité ?

Je suis adjointe, en charge de la politique du bien vieillir, et de l’inclusion des personnes en situation de handicap. L’idée est de favoriser l’autonomie des personnes, via l’adaptation des logements, l’accessibilité des transports, l’accès à la culture, au sport, au numérique… Il y a aussi l’accompagnement dans la dépendance. Il faut améliorer les conditions d’accueil dans les Ehpad municipaux et soutenir le maintien à domicile.

Comment voyez-vous Brest en 2026 ?

Brest s’est construite comme une ville solidaire. On va renforcer cette dynamique pour les prochaines années. Avec l’allongement de la durée de vie, ce sont quatre générations qui vont vivre ensemble ! Cela va renforcer notre cadre de vie !

 

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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 06:09
 Iris Bouchonnet, adjointe à la jeunesse, à la vie étudiante et aux politiques temporelles à la Ville de Rennes et militante au MJCF35. Photo Ville de Rennes

Iris Bouchonnet, adjointe à la jeunesse, à la vie étudiante et aux politiques temporelles à la Ville de Rennes et militante au MJCF35. Photo Ville de Rennes

Comme à Morlaix ( Eugène Davillers Caradec, 22 ans, conseiller municipal délégué à l'urbanisme), Brest (Taran Marec, 21 ans, conseiller délégué à la Vitalité de la langue bretonne, charte Ya d'ar brezhoneg, enseignement et signalétiques bilingues ; et Mathilde Maillard, 29 ans, adjointe au bien vieillir et a l'inclusion du handicap , Saint Thegonnec Loc-Eguiner (Corentin Derrien, 18 ans, conseiller municipal en charge du patrimoine et de l'environnement), le/la plus jeune élu(e) au conseil municipal de Rennes est communiste: Iris Bouchonnet, 22 ans, dont voici le portrait dans Ouest-France du jour, 22 juillet.

cf:

Parole à Eugène Davillers Caradec, 22 ans, candidat de Morlaix Ensemble, possible futur élu de Morlaix le 28 juin

Parole à Corentin Derrien, 18 ans, nouveau conseiller municipal de Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec

Brest, nouveaux élus : Mathilde Maillard, médecin, est désormais adjointe au maire (Côté Brest, 15 juillet 2020)

Le parti communiste, avec ses 100 ans d'histoire, son intégrité morale et son esprit de lutte, est une organisation en plein renouvellement militant et qui a l'audace de donner des responsabilités aux jeunes.

L'Avant Garde
, journal des jeunes communistes, publie un entretien avec notre camarade Iris Bouchonnet, adjointe à la jeunesse, à la vie étudiante et aux politiques temporelles à la Ville de Rennes et militante au MJCF35.
Elle y revient sur son parcours et ses engagements de communiste, qu'elle compte mettre en actes au cours de ce mandat.
 
Entretien avec Iris Bouchonnet, jeune élue rennaise
Avant-Garde, 14 juillet 2020 - Journal du Mouvement des Jeunes communistes (MJCF)

Au terme des élections municipales, Avant Garde est allé à la rencontre de plusieurs jeunes élus communistes pour les interroger sur leur engagement d’élus. Iris Bouchonnet, 23 ans, chargée d’accompagnement dans une coopérative, et nouvellement élue à Rennes a accepté de nous répondre. 

Peux-tu revenir sur ton parcours scolaire, professionnel et militant ?

A défaut d’avoir une idée précise de ce que je voulais faire après mon BAC, j’ai fait un DUT de commerce à Tours. Ne me retrouvant pas dans les valeurs capitalistes, et ayant une sensibilité aux idées humanistes, sociales, solidaires et écologiques, je me suis engagée à la JC37 (jeunes communistes d’Indre et Loire) afin de m’investir dans les luttes sociales en militant, me former davantage, développer mon sens critique etc. J’ai ensuite déménagé à Rennes pour me diriger vers un master en Economie Sociale et Solidaire. J’ai parallèlement poursuivi le militantisme à la JC35 (Ille et Vilaine), ainsi que divers engagements associatifs. Actuellement je travaille dans une coopérative comme chargée d’accompagnement.

Pourquoi as-tu accepté d’être candidate pour le PCF aux élections municipales de Rennes ?

Les militant.e.s du PCF ont travaillé sur un programme pour les élections municipales, très cohérent, engagé, inclusif et représentatif de toutes les valeurs que nous portons. Je me suis pleinement retrouvée dans ces propositions. De plus, je suis très attachée à la ville de Rennes et à ses dynamiques politiques et culturelles. J’ai accepté d’être candidate afin de porter nos valeurs et idées communistes et la voix des camarades au sein de la gouvernance de la Ville de Rennes.

Quels objectifs te fixes-tu pour réussir ton mandat ?

Nous sommes force de propositions économiques, sociales et écologiques, l’objectif principal de ce mandat est de tenir nos engagements, pour une assurer la cohérence entre nos paroles et nos actions. Mener une politique hors sol n’a aucun intérêt, le second point que je tiens à respecter est de rester à l’écoute des camarades et plus globalement, des Rennais et Rennaises.

Tu as hérité de la délégation à la jeunesse, quels sont les chantiers que tu souhaites mener pour les jeunes de Rennes ?

J’ai en effet été élue déléguée à la jeunesse et à la vie étudiante. Il s’agit d’un enjeu important car 48% des Rennais et Rennaises ont moins de 30 ans. Les impératifs sont d’assurer une accessibilité aux vacances, loisirs, à la culture, s’assurer de la place de l’éducation populaire dans les politiques éducatives, mais également de lutter contre la précarité. Pour citer quelques engagements ; dès la fin de l’année 2020 nous baisserons les tarifs des transports de 25% pour les moins de 26 ans, dans la perspective d’une gratuité en 2024. Nous lutterons pour garantir le droit aux vacances pour tou.te.s, notamment via une aide aux vacances familiales et l’organisation de mini séjours municipaux.

Sur quels autres enjeux te montreras-tu particulièrement attentives ?

J’ai également une délégation sur la politique des temps qui permettra la réorganisation des horaires des institutions, notamment des établissements d’enseignement supérieur, pour éviter les heures d’affluence dans les transports par exemple et donc faciliter la vie des Rennais et des Rennaises.

De façon transversale, je m’engage à faire de mon mieux pour porter nos valeurs et défendre les droits pour lesquels nous nous battons au quotidien et depuis des années.

 

Ouest-France, 22 juillet 2020

Ouest-France, 22 juillet 2020

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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 05:45
Le service national universel, un outil contre-productif: Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor, 17 juillet 2020
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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 05:30
les communistes veulent la gratuité des masques et ont déposé une proposition de loi en ce sens le 18 juin, rejetée par la LREM!
😷Gratuité des masques😷
Dans un article de son journal du 20h, France 2 a annoncé que le gouvernement avait mis en place la gratuité des masques pour une partie des français suite à la demande de LFI et du PS.
Oubliant au passage, le PCF qui a demandé depuis des mois la gratuité des masques pour TOUS les français.
Quand le PCF va t’il être reconnu pour ce qu’il est, et nommé au sein de journaux télévisés nationaux qui plus est publics ?...
Enzo de Gregorio, 21 juillet 2020 
 
Fabien Roussel, député du Nord, secrétaire national du Parti Communiste:
Notre proposition de loi pour la gratuité des masques était à l'ordre du jour de l'Assemblée Nationale, le 18 juin. Ce texte engageait aussi la Sécurité sociale à acheter la production française. La majorité LREM-MODEM a voté contre. Mais il n'est pas trop tard pour bien faire !

 

Accès gratuit aux masques pour chaque assuré de la sécurité sociale

présentée par Mesdames et Messieurs

Fabien ROUSSEL, Pierre DHARRÉVILLE, Huguette BELLO, Moetai BROTHERSON, Alain BRUNEEL, MarieGeorge BUFFET, André CHASSAIGNE, JeanPaul DUFRÈGNE, Elsa FAUCILLON, Manuéla KÉCLARD–MONDÉSIR, Sébastien JUMEL, JeanPaul LECOQ, JeanPhilippe NILOR, Stéphane PEU, Gabriel SERVILLE, Hubert WULFRANC,

député·e·s.

– 1 –
EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Il a fallu de longues semaines à la France pour se rendre à l’évidence : oui, le port du masque de protection partout et pour tous est bien indispensable en cas de pandémie grave d’un virus empruntant les voies respiratoires.

C’est ce qu’a confirmé l’Académie nationale de médecine dans un communiqué publié le 2 avril.

« Il est établi que des personnes en période d’incubation ou en état de portage asymptomatique excrètent le virus et entretiennent la transmission de l’infection. En France, dans ce contexte, le port généralisé d’un masque par la population constituerait une addition logique aux mesures barrières actuellement en vigueur ». Message reçu par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) qui préconise à son tour, dans un avis diffusé le 24 avril « de rendre obligatoire le port d’un masque grand public dans les établissements recevant du public, dès lors que la distance physique d’au moins 1 mètre ne peut être garantie ou s’il y a un doute sur la possibilité de l’organiser et la respecter ».

Le 28 avril, à l’Assemblée nationale, le Premier ministre définit les conditions d’obligation du port du masque : « S’il ne sera pas obligatoire dans la rue, par exemple, il le sera dans les transports en commun. On parle là essentiellement des masques en tissu, ceux chirurgicaux et FFP2 restant réservés en priorité aux professionnels de santé. » La machine est lancée. Fin mars, la France a passé une commande à la Chine d’un milliard de masques « grand public » pour se mettre en ordre de bataille.

Au‑delà des problèmes d’approvisionnement, la question qui se pose est celle de la santé publique.

D’un côté, les scientifiques recommandent le port du masque pour rompre la chaîne de circulation du virus et de l’autre, il est obligatoire dans de nombreuses situations, sous peine d’amende.

Si le port du masque n’est pas l’unique moyen de lutter contre la propagation du virus, il est donc reconnu comme un outil important et même nécessaire.

Ce constat étant posé, l’accès aux masques n’est pas aisé. L’offre n’est pas encore au niveau de la demande et le coût en reste élevé.

Marché noir et contrebande

Début avril, la région Île‑de‑France s’est fait souffler un marché au dernier moment, victime d’une offre américaine à un prix trois fois supérieure à celui annoncé. Pire encore, le 7 mai, plusieurs communes de Seine‑Saint‑Denis se sont fait dérober, à la frontière espagnole, une commande de 500 000 masques en tissu, d’une valeur de 112 000 euros.

Fortement sollicitée par les états du monde entier, la production chinoise est sous tension. Avant la crise sanitaire, la Chine fabriquait vingt millions de masques par jour. Fin mars, la France en a commandé un milliard, soit, en temps normal, deux mois de production chinoise, uniquement pour notre pays ! C’est‑à‑dire seulement pour 67 millions d’habitants, sur 400 millions d’Européens, auxquels s’ajoutent 350 millions d’Américains. Même si elles ont fait monter leur production jusqu’à 120 millions de masques par jour, impossible pour les usines chinoises de couvrir la demande mondiale.

Un véritable marché noir s’est alors ouvert autour des masques chirurgicaux. Depuis la réquisition des stocks par l’État, plusieurs affaires de ventes illégales de masques ont été traitées par la police et la justice. Ainsi, 32 500 masques ont été saisis dans un entrepôt de Saint‑Ouen (Seine‑Saint‑Denis), 28 800 dans une boutique de grossistes chinois à Aubervilliers, 20 000 chez un particulier du XIXe arrondissement et autant chez une gérante d’agence de voyages du XIIIe arrondissement… Début avril, le parquet de Paris indiquait avoir ouvert une quinzaine d’enquêtes pour des faits similaires.

Pénurie de masques, mauvaise gestion, acheminement chaotique ont parfois mis les collectivités en concurrence et ont eu de lourdes conséquences dans les secteurs de la santé et du médico‑social. Si le milieu hospitalier, et les Ehpad ont été particulièrement touchés, de nombreux cabinets ont dû fermer, entraînant de grosses difficultés pour les personnels mais également des retards, voire des renoncements aux soins pour des milliers de personnes. À titre d’exemple, 5 % seulement des cabinets dentaires sont restés ouverts dans notre pays, alors qu’en Allemagne, ils étaient 85 % !

Prix du masque

Dans un tel contexte, l’obligation de porter un masque dans les transports en commun n’impacte pas tous les Français et toutes les Françaises de la même façon. La crise économique, qui s’ajoute à la crise sanitaire, ne les affecte pas à égalité. Elle prive d’emploi ou place en chômage partiel plus de 12 millions de personnes depuis la mi‑mars. Malgré les soutiens de l’État, 31 % des Français·es déclarent que leurs revenus personnels en sortent amoindris, selon une enquête de l’Institut Kantar, réalisée mi‑avril. Or avant même l’irruption du covid‑19 dans leur quotidien, un tiers des ménages peinait déjà à joindre les deux bouts.

Si le Gouvernement a bien plafonné le prix de vente des masques chirurgicaux dans la grande distribution, ce prix, selon des enquêtes conduites par les associations de consommateurs, a déjà été multiplié par 6 ou 7 depuis le 15 mars dernier dans les autres circuits de vente.

Une boite de 50 masques chirurgicaux qui coûtait entre 6 et 7 euros dans une pharmacie coute aujourd’hui plus de 40 euros !

Pour un couple avec deux enfants allant au lycée ou au collège, l’achat des masques pour toute la famille et pour une durée d’un mois représente une somme de 200 euros.

Si pour ce mois de mai, de nombreuses mairies ou collectivités telles que les conseils régionaux, départementaux ou EPCI ont distribué des masques à leurs administré·es, qu’en sera‑t‑il le mois prochain ?

L’État a participé une première fois à l’achat de ces masques en finançant pour moitié les commandes des collectivités mais n’a pas prévu de renouveler cette opération.

À partir du mois de juin, nos concitoyennes et concitoyens devront donc aller acheter leurs masques pour pouvoir se rendre au travail, aller faire leurs courses ou pour rendre visite à des parents sans craindre d’attraper le virus ou de le transmettre.

Seuls ceux qui ont une pathologie grave ont le droit à une prescription médicale et peuvent se faire rembourser l’achat de masque par la sécurité sociale.

Mais pour les autres, pour des millions de foyers, il n’est pas envisageable de consacrer entre 30 et 50 euros mensuels par personne pour se procurer des masques chirurgicaux en nombre suffisant.

D’autant que pour être efficaces, ceux‑ci doivent être changés toutes les quatre heures.

Quant aux masques en tissu, dont le prix varie entre deux et sept euros, ils ne sont lavables qu’un certain nombre de fois. Des initiatives ont été lancées dans beaucoup de communes pour pallier ces difficultés. Et ce n’est pas aux collectivités de prendre en charge un tel enjeu de santé publique.

100 % remboursé par la sécurité sociale

Il est urgent de mettre fin à cette guerre des masques comme à la contrebande qui va se développer au fil des semaines. La santé de nos concitoyens ne doit pas dépendre de leur pouvoir d’achat. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons que l’État prenne la décision de rendre accessibles les masques à toute la population, au même titre qu’il le fait pour l’accès aux soins et aux médicaments.

Le masque est un instrument de santé

Il doit donc revenir à la sécurité sociale d’assumer la prise en charge des masques à 100 %, pour chacune et chacun de ses assurés.

Cela existe déjà pour des matériels et dispositifs médicaux pris en charge à 100 % par la sécurité sociale, comme les appareillages de type béquille, minerve, attelles, les pansements et autres ustensiles de soins, les prothèses…

Cette dépense, évaluée à 200 millions d’euros par mois, serait imputée, durant toute la durée de l’épidémie, au budget de la branche maladie.

Une telle décision contribuerait, selon la majorité des scientifiques, à un renforcement de la lutte contre la circulation de l’épidémie et par là même, au contrôle des dépenses de santé. La diminution du nombre de personnes infectées allégerait automatiquement la charge supportée par la sécurité sociale et serait source, au final, d’importantes économies.

En pratique, chaque assuré·e aurait droit à un certain nombre de masques grand public et chirurgicaux remboursés par mois, et cela jusqu’à la fin de la pandémie. À défaut de carte vitale, le citoyen pourrait aller retirer auprès de sa caisse d’assurance maladie un bon physique lui ouvrant les mêmes droits, renouvelables chaque mois.

Protéger ainsi, de la façon la plus équitable possible, l’ensemble des Françaises et Français de l’hexagone et des Outre‑mer grandirait notre Nation, dans le respect de nos valeurs républicaines.

Et si les masques 100 % sécu favorisaient un effort de production locale

La présente résolution pourrait enfin inviter la France à être plus volontariste dans la production des masques, afin de participer à l’effort de fabrication et de relocalisation pour répondre aux besoins tant humains qu’environnementaux.

Quelle belle ambition face à une telle pandémie : protéger tous ses citoyens et citoyennes et favoriser en même temps l’emploi en mobilisant ses forces productives !

PROPOSITION DE RÉSOLUTION
  • L’Assemblée nationale,
  • Vu l’article 34‑1 de la Constitution,
  • Vu les articles 1er  à 6 de la loi organique n° 2009‑403 du 15 avril 2009 relative à l’application des articles 34‑1, 39 et 44 de la Constitution,
  • Vu l’article 136 du Règlement de l’Assemblée nationale,
  • Vu le livre 3 du code de la sécurité sociale, notamment les titres I et II,
  • Vu le livre premier du code de la santé publique, notamment le titre III,
  • Vu le décret n° 2020‑506 du 2 mai 2020 complétant le décret n° 2020‑293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid‑19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire,
  • Considérant les préconisations de l’Académie nationale de médecine et du Haut Conseil de santé publique sur la généralisation du masque dans l’espace public comme instrument de santé publique pour lutter contre l’épidémie ;
  • Considérant l’obligation de porter un masque dans les transports
  • Considérant la forte demande et l’accès toujours difficile aux masques de protection ;
  • Considérant l’aggravation significative de la situation économique et sociale de nombreux foyers depuis le début de la crise ;
  • Considérant, pour un foyer modeste, le coût conséquent que représente l’achat régulier de masques de protection malgré l’encadrement des prix ;
  • Invite le Gouvernement à rendre accessibles à toute la population les masques de protection, en mettant en place un dispositif de distribution coordonné par l’assurance maladie avec le réseau national de pharmacies.
  • Invite le Gouvernement à mettre en œuvre une prise en charge à 100 % des masques par l’assurance maladie.
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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 18:18
Enseignement supérieur et recherche - les insuffisances du projet de loi de finances rectificative - par Pierre Ouzoulias, sénateur communiste (20 juillet 2020)

 Loi de finances rectificative pour 2020 : la sincérité de la LPPR à l’épreuve

Cette loi de finances rectificative était la dernière de l’année. Elle consacre un plan de sauvetage de l’économie qui mobilise près de 500 milliards d’euros de dépenses publiques. Elle aurait pu être l’occasion d’apporter une aide budgétaire à l’enseignement supérieur et à la recherche et donner, dès 2020, une transcription budgétaire aux engagements tonitruants du Gouvernement pour un « investissement massif » dans la recherche.

Le Gouvernement avait, par exemple, demandé au Parlement l’autorisation d’organiser un dispositif dérogatoire pour la prolongation des contrats doctoraux et des contrats de recherche. Il avait pris, à de multiples reprises, l’engagement de le financer en abondant le budget des établissements de l’ESR. Cette loi de finances rectificative était donc l’ultime moyen de l’honorer avant la rentrée de septembre. Les amendements proposés en séance ont été écartés par le Gouvernement qui reporte à la fin de l’année l’examen de ce financement.

Pour l’université, le Gouvernement a seulement augmenté de 150 à 200 millions d’euros les moyens budgétaires supplémentaires destinés à la vie étudiante, afin de financer l’annonce du nouveau Premier ministre relative à la restauration universitaire. Néanmoins, ces 200 millions correspondent, à peu près, aux pertes actuelles de trésorerie du CNOUS et ne lui permettront donc pas de financer la nouvelle mesure.

S’agissant des programmes de la recherche, la loi de finances rectificative n’apporte des moyens nouveaux que pour la recherche aéronautique (165 M€) et Bpifrance Financement (40 M€), notamment pour le « plan batterie ». Jusqu’à présent, le seul effort budgétaire du MESRI a été de puiser dans ses crédits mis en réserve pour constituer un fond d’intervention de 50 M€ qui est pathétiquement dérisoire par rapport aux milliards déjà investis par l’Allemagne.

J’ai donc déposé un amendement pour apporter 150 M€ aux opérateurs de la recherche. Le Gouvernement s’y est opposé en déclarant que les moyens nouveaux seront mis en œuvre par la seule LPPR. Le Sénat a majoritairement voté cet amendement. Je me félicite de la sagesse du Sénat dont les membres de plusieurs groupes ont manifesté, lors de ce débat, leur volonté de soutenir la science et les chercheurs. Une commission mixte paritaire se réunira demain matin, 21 juillet. J’espère vivement que le Gouvernement maintiendra cette disposition budgétaire en faveur de la recherche, conformément à ses déclarations politiques.

On peut tirer plusieurs enseignements de ces discussions budgétaires. Tout d’abord que les budgets supplémentaires octroyés par le Gouvernement pour la MIRES ne concernent que l’innovation. La recherche spatiale étant, depuis le remaniement, sous la tutelle du ministère de l’économie, on peut se demander si le MESRI n’est pas devenu un secrétariat d’État placé sous l’autorité du ministère de l’économie !

Ensuite, on comprend, des différentes réponses ministérielles, l’intention du Gouvernement de financer par le budget pour 2021 des mesures qu’il aurait fallu mettre en œuvre dans l’urgence en 2020.

Enfin, la démonstration politique aura été faite de la sincérité du Gouvernement à vouloir réellement augmenter le budget de l’ESR. Comment peut-il affirmer vouloir « investir massivement dans la recherche » et ne pas lui venir en aide l’année de la pandémie ? Comment lui promettre 25 milliards d’euros et ne pas financer la prolongation des contrats doctoraux en 2020 ?

Le 20 juillet 2020, Pierre Ouzoulias. 

 

- Amendement n° 862 (prolongation des contrats doctoraux et de recherche) : rejeté

http://www.senat.fr/enseance/2019-2020/624/Amdt_862.html

- Amendement n° 863 (augmentation crédits vie étudiante) : tombé

http://www.senat.fr/enseance/2019-2020/624/Amdt_863.html

- Amendement n° 864 (augmentation crédits recherche scientifique) : adopté 

http://www.senat.fr/enseance/2019-2020/624/Amdt_864.html

- Compte-rendu analytique de la séance : http://www.senat.fr/cra/s20200719/s20200719_0.html#par_2003

- Compte-rendu intégral de la séance (à venir) : http://www.senat.fr/seances/s202007/s20200719/s20200719_mono.html

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 06:58
Vote sur le budget rectificatif 3 post-Covid au Sénat: explications de Fabien Gay, sénateur communiste de Seine Saint-Denis
⭕️ Vote sur le budget rectificatif 3 au Sénat ⭕️
 
par Fabien Gay, sénateur communiste de Seine St Denis, 19 juillet 2020
 
"Pendant 3 jours et 3 nuits, nous avons examiné près de 1.000 amendements.
Notre groupe a arraché quelques victoires (taxation des Gafam, 150 millions d’euros pour la recherche...) mais aussi avec d’autres groupes, nous avons contribué a obtenir des moyens pour la rénovation thermique des logements ou le prolongement du fond d’urgence pour les PME, commerçants et artisans.
Si certaines mesures vont dans le bon sens (prolongement du chômage partiel, aide à quelques secteurs en difficulté...) ce budget rectificatif 3 dit budget « après Covid19 » ne répond pas à l’urgence sociale, écologique et économique.
Rien sur des recettes nouvelles, ni contributions des 1% les plus riches, alors que notre pays compte 702.000 millionnaires et que les 5 familles les plus riches ont autant d’argent que le montant du déficit de la France.
Rien non plus sur le conditionnement des aides publiques, rien pour revaloriser les petits salaires, rien pour enrayer la machine infernal des plans de licenciement.
Rien non plus pour relancer la consommation des ménages, ou répondre à l’extrême pauvreté.
Rien pour réorienter massivement notre production et notre consommation dans la sauvegarde de notre planète.
Rien ou plutôt pas assez pour aider les collectivités territoriales qui ont été en première ligne dans cette crise et qui ont perdu des recettes.
Par contre, la droite sénatoriale et le gouvernement main dans la main ont voté ce budget, tout en déplorant pour la droite le « déficit abyssal de la France ». Ils ont surtout validé les aides massives aux entreprises sans contreparties ou encore, ils ont approuvé les 20 milliards de baisse d’impôt sur la production.
Si quelques-uns pensent que le gouvernement a changé de politique ou de logiciel, ou bien de cap ou encore de chemin, il faut regarder attentivement le détail de ce budget et des annonces prises.
Par exemple, on nous dit que la priorité c’est l’emploi et surtout l’emploi des jeunes à la rentrée. Alors comment comprendre qu’on accorde une nouvelle aide de 4.000 euros aux entreprises pour embaucher un jeune et refuser que nous ayons le débat sur le partage du temps de travail qui pourrait créer 4 millions d’emplois ?
Bref, au bout de 3 jours et de 3 nuits, dans une très bonne ambiance au sein de notre groupe toujours soudé et motivé, nous avons voté contre ce budget.
Et le combat continuera dès la rentrée dans la rue, en manifestant le 17 septembre contre la politique antisociale du gouvernement à l’appel des syndicats et ensuite dans l’hémicycle avec le vote du plan de relance et du budget 2021. Le combat continue ✊ !"
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