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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 17:02
A coeur ouvert, édition Bretagne - le journal santé du PCF - septembre 2020
A coeur ouvert, édition Bretagne - le journal santé du PCF - septembre 2020
A coeur ouvert, édition Bretagne - le journal santé du PCF - septembre 2020
A coeur ouvert, édition Bretagne - le journal santé du PCF - septembre 2020
A cœur ouvert – le Journal santé du PCF - Edition Bretagne -Septembre 2020
 
Sommaire :
"Ce n’est pas aux salarié-es et retraité-es de payer la crise !" - Daniel Blache- Collectif national des retraité-es PCF
 
"La mobilisation du Réseau Français des Fablabs contre la Covid 19". - Yann Le Pollotec, membre du CEN du PCF - Responsable national du PCF en charge de la Révolution numérique.
 
"Les combats de Marguerite Caudan" – Morbihan. Philippe Jumeau, Porte-parole du PCF Bretagne
Secrétaire Fédération PCF – Morbihan.
 
"Le Ségur de la Santé, une propagande politique" -  Dr Christian Brice, Urgentiste Centre hospitalier – Saint-Brieuc - Délégué régional de L’AMUF en Bretagne

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6 septembre 2020 7 06 /09 /septembre /2020 05:44

Du 27 au 30 août, plus de 40 cadres du Mouvement jeunes communistes de France se sont retrouvés à Paris, au siège du PCF, pour un stage de formation afin de préparer la rentrée militante de l’organisation. Venus de toute la France, les stagiaires ont pu pendant ces 4 jours se former sur les enjeux de cette rentrée particulière tout en échangeant et travaillant sur les gestes d’organisations à développer pour construire une organisation toujours plus efficace et proche de la jeunesse.

 

 

La théorie marxiste au service de l’action

Deux modules de formations étaient consacrés à la théorie marxiste durant le stage. Fidèles à la maxime “sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire” de Lénine, les jeunes communistes ont pu suivre un premier temps consacré à la philosophie marxiste et la question de la dialectique. Au-delà de l’apport théorique, il s’agissait de voir comment celle-ci permet au cadre de penser et de comprendre le monde pour agir efficacement. Aussi, et dans le contexte d’une crise économique sans précédent, la formation sur l’analyse marxiste des crises est venue apporter aux dirigeantes et dirigeants du mouvement des éléments de compréhension de celle que nous traversons.

 

Des formations pratiques pour agir efficacement

L’ambition de former des cadres à tous les échelons du mouvement passe aussi par la transmission de gestes militants et de réflexions autour du rôle concret et des tâches à effectuer des dirigeantes et dirigeants.

Après un temps introductif consacré aux missions des cadres au sein du MJCF, différentes formations pratiques se sont succédé : organiser et mener une réunion, développer une activité de vie financière, communiquer sur ses actions… Autant d’élément essentiel à la vie d’une organisation communiste sur lesquels les stagiaires ont pu se former.

Être responsable au MJCF, c’est aussi offrir aux camarades des cadres de militantismes sûrs et inclusifs, permettant à chacune et chacun de trouver sa place dans l’organisation. C’est pour répondre à cet enjeu central qu’un temps autour de la manière de construire une organisation pour toutes et tous a été organisé.

Le troisième jour de stage, une dizaine de stagiaires supplémentaires ont rejoint la place du Colonel-Fabien pour deux jours consacrés à la préparation des campagnes nationales du mouvement. Alors que celles-ci ont été renouvelées lors de l’assemblée nationale des animatrices et animateurs du mouvement en juin dernier, l’enjeu était de former les cadres tant d’un point de vue de la théorie que des pratiques militantes.

 

Campagne pour la libération de Marwan Barghouti

Dans le cadre de leur campagne internationale en solidarité avec le peuple palestinien, les jeunes communistes ont choisi d’axer leur militantisme autour de la figure de Marwan Barghouti, député et prisonnier politique. À travers cette figure, c’est la cause de l’ensemble des prisonniers politiques palestiniens qu’entend faire connaître le MJCF. Les stagiaires ont donc suivi une formation sur l’enjeu politique de la libération du “Nelson Mandela palestinien”, mais aussi sur la manière dont cette campagne sera menée dans toute la France : signatures de pétition, journées d’action, calendrier, etc.

 

Campagne pour la satisfaction des besoins et aspirations des jeunes

Lutte pour l’accès à toutes et tous à l’éducation, combat pour l’emploi des jeunes… La période que nous traversons rend extrêmement urgents les axes de la seconde campagne du MJCF. Avec des milliers d’élèves mis en difficulté par le confinement et des inégalités qui ont explosé, les jeunes communistes comptent bien faire entendre leur voix pour revendiquer la liberté des jeunes à choisir librement leur avenir. Aussi, alors que 750 000 jeunes font leur entrée sur un marché du travail plus saturé que jamais, le MJCF mènera campagne pour gagner le droit au travail pour toutes et tous. Afin de préparer ces combats, les stagiaires ont pu suivre différents modules de formation autour des enjeux politiques de ceux-ci, ainsi que sur la manière de les mener.

Au-delà de toutes ces heures de formation, les stagiaires ont pu s’enrichir mutuellement lors de moments fraternels dont seuls les communistes ont le secret ! Des temps importants pour échanger, débattre et partager ses expériences militantes.

Après la conclusion du stage par un discours offensif de leur secrétaire général Léon Deffontaines, les stagiaires ont pu retourner dans leurs fédérations, plus motivés que jamais pour affronter une année riche en combats… et en victoires !

 

Léo Garcia, coordinateur national du MJCF   en charge de la formation.

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4 septembre 2020 5 04 /09 /septembre /2020 05:46

 

Le plan de relance, présenté ce jour par le Premier ministre, confirme le choix du Président et du gouvernement de relancer les profits plutôt que de répondre aux défis des crises sanitaire, économique et écologique.

Les grands gagnants du « jour d’après » sont le capital, les actionnaires des grands groupes, les fonds de pension, les banques qui continueront d’agir contre l’emploi et la transition écologique pour que tout continue comme avant… en pire ! Alors que notre pays compte plus de 6 millions de privé·e·s d’emploi, l’annonce de création de 160 000 emplois en 2021 apparaît d’autant plus faible que la logique du plan gouvernemental ne peut en rien la garantir.

Après les milliards d’argent public versés à de grands groupes qui licencient, la baisse des impôts dits de production coûtera 20 milliards aux Français·es sans aucune garantie sur l’emploi privé, les jeunes ne reçoivent d’autre promesse que celle d’emplois précaires, aucune création de postes ou de mise en formation significative n’est prévue dans les services publics essentiels que sont la santé, l’éducation et la culture est le parent pauvre du plan. Quant aux PME, TPE, artisans, ils sont condamnés à subir les stratégies mortifères des grands groupes.

En matière de transition écologique, le gouvernement avait déjà envoyé le pire signal avec la levée de l’interdiction des néonicotinoïdes qui provoquera des dégâts irréparables. Les annonces du plan de relance en matière de transports, d’énergie, de rénovation thermique sont en contradiction avec le soutien du gouvernement à la baisse du soi-disant « coût du travail » dans les grandes entreprises publiques et privées de ces secteurs : à la SNCF, à General Electric, chez Air France, les suppressions d’emplois se poursuivent.

A l’inverse de ce plan, les communistes proposent aux Français·es de construire « le système d’après » !

L’heure est à une révolution sociale et écologique de la production et au développement des services publics. Pour cela, il faut sécuriser, non les profits, mais sécuriser l'emploi, au lieu de conforter le chômage, développer la formation et les compétences au lieu de favoriser le capital financier, en engageant la marche vers un système donnant le droit et la liberté à chacun et chacune d’alterner entre période d’emploi et période de formation avec des droits et des revenus garantis.

Cette sécurité de l’emploi et de la formation, mettons-la en œuvre toute de suite pour les jeunes de notre pays, à commencer par les plus de 700 000 jeunes arrivant sur le marché du travail. Garantissons à chaque jeune une sécurité professionnelle dès la sortie de ses études, avec un emploi, un salaire ou une formation professionnelle, et cela pour toute la durée de sa vie. C’est la proposition des communistes en cette rentrée : pas un seul jeune au chômage ! Priorité à la jeunesse !

Le PCF lancera lors de son conseil national du 5 septembre une campagne nationale pour l’emploi. Il appelle à participer massivement à la journée d’action interprofessionnelle du 17 septembre et organisera, le 10 octobre, des rassemblements dans tout le pays pour une alternative au plan de relance gouvernemental. Dans le cadre de cette campagne nationale, le PCF appelle à la création de comités locaux pour l’emploi réunissant salarié·e·s, acteurs économiques et sociaux, syndicats, associations, habitant·e·s et élu·e·s : pour demander des comptes sur l’utilisation de l’argent des banques, des grands groupes, et l'argent public ; et pour porter des objectifs précis, chiffrés, de créations d’emplois, de formation pour les jeunes et pour tous les travailleurs tout au long de la vie, de développement des services publics, de productions utiles sur le plan social et écologique. Ces comités pourraient préfigurer de nouvelles institutions locales, des conférences permanentes pour l’emploi, la formation et la transformation écologique des productions.

C’est à ces objectifs que la société tout entière doit exiger que soit consacré l’argent qui coule à flot aujourd’hui sur le capital, à commencer par les milliers de milliards d’euros que la BCE déverse en ce moment sur les banques et sur les marchés financiers.

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2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 07:44

 

 

 

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31 août 2020 1 31 /08 /août /2020 05:24
Photo Fabienne Lefebvre

Photo Fabienne Lefebvre

Discours de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord, à l'occasion de la journée d'été du PCF, le 29 août 2020 à Malo-les-Bains.

Seul le prononcé fait foi.

Mes cher·e·s camarades,

Je voudrais d’abord remercier très chaleureusement tous les camarades qui ont rendu possible cette université, dans des conditions si particulières, inédites et complexes. Et remercier celles et ceux qui ont répondu à notre invitation.
Je suis particulièrement heureux de vous accueillir dans mon département et sur ce littoral où, je l’espère, vous aurez l’occasion de manger une moules-frites avec une bonne bière. C’est ici que tous les ans, depuis plus de 25 ans, les communistes du Nord organisent leur journée à la mer et permettent à plus de 5 000 personnes, des familles avec leurs enfants, de s’évader pendant une journée en vacances.

Pour la première fois, cette journée de solidarité n’a pas pu avoir lieu à cause de la pandémie.
Pour la première fois aussi, la Fête de l’Humanité, se tiendra cette année sous d’autres formes, parfois décentralisée, dans les territoires ou dans des salles parisiennes et chaque fois retransmise par Internet. C’est exceptionnel, bien sûr. Le bon de soutien sera important pour financer cette fête inédite, à l’heure où la culture souffre et manque d’espace, mais aussi pour aider notre journal à vivre. Sur les 25 euros des bons de soutiens, 5 euros seront versés au Secours populaire français.

***

A chaque fois, la solidarité est là. Elle est dans nos gènes de communistes.
Et ça fait 100 ans que ça dure. Cette année, c’est notre anniversaire. Nous sommes l’un des partis les plus anciens de notre pays. Nous avons acquis de la sagesse, de l’expérience.

Nous n’avons rien perdu de notre combat en faveur d’une société débarrassée de toutes les formes de dominations et qui place l’être humain au cœur de tous ses choix.
La paix, la solidarité, la justice restent notre ADN.
Et je voudrais saluer ici tous ces militants, dont ceux de notre parti, qui s’engagent pour faire vivre ces nobles combats.

Je pense à toutes les actions de solidarité, par exemple à ces ventes de fruits et légumes à prix coûtant, ces journées à la mer que les camarades de l’Oise ont réussi à organiser cet été.
Je pense à ces élus, ces militants qui ont pris l’initiative, durant le confinement et encore aujourd’hui, d’apporter leur aide aux plus fragile, en distribuant des repas, en faisant les courses des personnes âgées.

***

Cette solidarité des communistes va de pair avec notre engagement aux côtés des peuples du monde, confrontés à la guerre, aux blocus, à l’impérialisme et aux politiques antisociales de gouvernements corrompus.
Nous sommes au coté du peuple américain, en proie aux dérives les plus abjectes, fascistes, avec un président qui laisse sa police et des milices tuer des citoyens américains en raison de leur couleur. « Retirez votre genoux de notre cou », ont-ils scandé hier à Washington. Nous sommes à leurs côtés.
Nous sommes aux coté des Palestiniens et des Israéliens pour que tous vivent chacun dans la paix et la sécurité, dans des Etats viable économiquement.

Nous sommes au coté des Kurdes et des Turcs, subissant la dictature d’Erdogan, celui qui vient de laisser mourir une avocate Turque, après 238 jours de grève de la faim.
Nous sommes pour respecter la souveraineté des peuples, tout en condamnant la corruption et le rôle dévastateur d’institutions telles que le FMI.
Nous sommes aux cotés des forces progressistes libanaises, qui ont besoin d’une aide d’urgence, mais pas d’ingérence du FMI ou de la France.
Tout comme le peuple malien qui n’en pouvait plus d’un pouvoir corrompu, et qui a plus besoin que la France lui parle de coopération plutôt que de militarisation.

Notre solidarité, c’est aussi celle que nous exprimons au peuple cubain, solidaire pendant la pandémie, envoyant des médecins partout dans le monde, y-compris chez nous, en Martinique, mais toujours victime d’un blocus injuste depuis 40 ans, dont nous appelons avec force la levée immédiate et sans conditions. Solidarité avec Cuba !

Et notre combat pour la paix, c’est aussi de demander que la France ratifie le traité de non prolifération des armes nucléaires ! Oui, nous voulons sortir la planète de cette menace permanente qui plane sur elle !
100 ans après, notre ADN n’a pas changé et notre soif de paix, de fraternité, de révolution est restée intacte.
Car nous croyons toujours en la force de notre peuple, qui fait la force de notre nation, qui a su s’affranchir de la monarchie, se libérer du nazisme, bâtir une République.
Alors, oui, nous saurons sortir du capitalisme aujourd’hui.
Car c’est une urgence pour des millions de Français, comme pour le climat.
C’est donc d’une véritable révolution sociale et écologique dont nous avons besoin !

***

Oui, il y a urgence.
Parce que nous ne croyons pas à la fatalité qui conduit aujourd’hui des millions de Français vers le chômage et la pauvreté.
7 millions de personnes sans emploi stable. 30 % à 50 % de demandes d’aides alimentaire en plus, 11 à 12 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté dans notre pays !
J’ai eu l’occasion d’aller à leur rencontre, à Saint-Denis, à Lille, à Creil.
Comment peut-on accepter, dans un pays aussi riche que le nôtre, une telle situation ?

***

La pauvreté augmente et, parallèlement, les 500 plus grosses fortunes de France totalisent un patrimoine de 730 milliards d’euros, en progression encore par rapport à l’année dernière !
730 milliards d’euros ! C’est le tiers de notre PIB national !
C’est 10 fois plus qu’il y a dix ans, alors que nous étions en crise !
Et avec des fortunes colossales, comme celle de Bernard Arnault qui atteint 100 milliards d’euros !

Ou encore, ces nouveaux riches Français qui gagnent des sous avec des Ehpad privés, les golden boys de la dépendance comme Yves Journel, président de DomusVi, dont nous savons aujourd’hui qu’une partie des bénéfices part dans les paradis fiscaux ! 120e au classement des plus grandes fortunes, il détient un patrimoine de 720 millions d’euros, gagné sur le dos de vos parents, de vos grands-parents, sur le dos des salariés qui ont parfois été démunis face à la pandémie.
Voilà le scandale de cette société : pendant que la pauvreté augmente, pendant que nous organisons, nous, la solidarité, une minorité continue de s’enrichir, utilise des paradis fiscaux pour ne pas payer d’impôts sur les bénéfices et accumuler une richesse indécente en période de crise !

C’est toute la différence avec nous, avec ce peuple qui fait preuve de solidarité, de courage, d’abnégation, qui a organisé les soins, le transport des marchandises, l’éducation des enfants, la sécurité pendant la pandémie.

***

Voilà pourquoi nous parlons encore de Révolution et que nous demandons à reprendre le pouvoir sur l’économie et sur la manière de créer les richesses.
Car il faudra aller plus loin qu’un simple partage des richesses, comme nous sommes nombreux à le réclamer à gauche.

Appelez-le Impôt-Covid, ISF ou taxe sur les grandes fortunes, de tout temps, les sociétés ont demandé aux plus riches de participer à l’effort national. Et il est urgent de le faire ! Ce n’est pas à nous seuls de payer la crise, c’est aussi à eux de le faire : ils en ont les moyens !!

***

Mais il faut aller plus loin que ça !. Notre projet de société est fondé sur un changement profond de nos modes production. Les richesses doivent être créées sans exploiter les hommes et les femmes et sans épuiser la planète.
La priorité ne doit plus être les profits à tout prix ou la valeur des actions, mais d’abord de préserver l’être humain et la planète.

Et pour cela, il faut se réapproprier l’outil de production. Il faut redonner du sens au travail, aux salariés, au rôle de chacun dans la société, et agir pour l’égalité professionnelle car les héros qui ont été et sont toujours en première ligne face à la crise sont des héroïnes !
C’est un projet de société cohérent que nous devons défendre et nous avons plusieurs propositions dans ce sens.
Par exemple, nous proposons de moduler les cotisations et les impôts sur les entreprises en fonction de leurs investissements en faveur de la sécurisation de l’emploi, de la formation et de l’environnement.

Au lieu d’accorder des réductions d’impôts à gogo, de supprimer des cotisations sociales que nous sommes obligés de compenser par nos impôts, nous proposons de les conditionner à ces investissements utiles pour toute la société.
C’est différent de ce que propose le gouvernement qui envisage, lui, de poursuivre sa logique en supprimant un nouvel impôt, dit de production : ce sont 10 milliards d’exonérations supplémentaires sans contrepartie.
Et en plus, l’Etat va devoir les compenser auprès des collectivités, car cet argent sert à abonder le budget des Régions.
C’est donc nous qui allons, encore une fois, financer un nouveau cadeau aux entreprises.
Nous proposons au contraire, d’utiliser l’argent public et les richesses que nous créons pour sécuriser les parcours professionnels.

***

Et nous mettons pour cette rentrée une proposition sur la table : Pas un seul jeune au chômage ! Priorité à la jeunesse !

Regardez ce que ce gouvernement propose à notre jeunesse : 100 000 contrats Service civique ! 580 euros par mois !! La belle affaire !!
750 000 jeunes en fin d’études vont essayer, en cette rentrée, de décrocher un premier travail, alors même que des centaines de milliers d’emplois sont injustement supprimés.
Au lieu de leur proposer des contrats civiques, nous proposons, nous, de de sécuriser leur parcours professionnel.

Voilà une de nos propositions pour cette rentrée, beaucoup plus ambitieuse !
Nous allons avoir besoin de toutes leurs compétences, de toutes leurs forces pour ré-industrialiser le pays, pour créer des services publics, pour engager la transition écologique.
Je m’adresse à eux, à ces jeunes, aux futurs ingénieurs, enseignants, électriciens, mécanos, aux jeunes agriculteurs, aux futurs salariés du bâtiment, du ferroviaire, de l’automobile, de l’aérien, à toutes celles et ceux, épris de culture, qui veulent développer l’économie sociale et solidaire, ou encore à celles et ceux qui créent et rêvent de vivre de leur art : permettons à tous ces jeunes de vivre leurs rêves.
Au lieu de précariser ces jeunes, proposons-leur de participer à la transformation de notre pays en affirmant, dès maintenant, que chaque jeune sortant avec un diplôme, bénéficiera d’une sécurité professionnelle avec un salaire !

Face à une telle crise, il faut avoir de l’audace, être créateurs, innovants, comme l’ont été nos anciens avec le programme des Jours heureux et la Sécurité sociale. Inventons, nous aussi, une nouvelle Sécurité sociale, celle qui protège du chômage.
Et cela doit commencer par eux : pas un seul jeune au chômage, voilà l’engagement que nous prenons.
Garantir à chaque jeune une sécurité professionnelle dès la sortie de l’école, avec un emploi, un salaire ou une formation professionnelle, et cela pour toute la durée de sa vie. C’est un chantier immense qui doit mobiliser tout le gouvernement, les syndicats, nos services publics, nos collectivités, le Medef et les chefs d’entreprises.

C’est ainsi que nous redonnerons confiance à la jeunesse. Evitons à tout prix que nos jeunes démarrent leur vie active en passant par la case RSA ! Ce qu’il leur faut, c’est trouver leur place, avec un emploi permettant de vivre dignement !
C’est pourquoi, dans notre projet pour la France, nous proposons aussi la retraite à 60 ans pour permettre l’embauche de ces jeunes, en créant les conditions de la passation des savoir-faire et des compétences.
Faisons en sorte, aussi, de réduire le temps de travail pour permettre un vaste plan d’embauches et de formation pour tous les jeunes et les salariés concernés, sans perte de salaire !
Passons à la semaine de 32 heures, et ce seront tout de suite des dizaines de milliers d’emplois à pourvoir !

Créons de l’activité dans le privé par la relocalisation de notre industrie. J’y reviendrai.
Donnons des moyens à nos collectivités pour développer le sports, la culture, la vie associative! Voyez vous tous ces emplois à créer dont nous avons besoin !
Embauchons dans nos services publics, dans nos hôpitaux, dans l’école, dans les transports, dans l’énergie, dans la police et la justice.
Et, dans ce domaine, quand j’entends parler d’ensauvagement, de barbarie dans notre pays, j’aimerais que l’on emploie ces termes pour qualifier les auteurs de violences et de crimes contre les femmes. 146 femmes tuées en 2019, 25 de plus par rapport à 2018. Combien de moyen en plus pour lutter contre ce fléau ? Voilà une question de sécurité qui compte pour la moitié de la population !
Et, oui, nous voulons aussi faire des propositions plus largement sur les questions de sécurité pour tous nos concitoyens et concitoyennes, pour faire vivre la République dans tous nos quartiers, avec ses valeurs de fraternité, d’égalité, de laïcité.
Nous réunions une conférence sur ce sujet d’ici la fin de l’année, avec nos maires, nos parlementaires, des responsables associatifs, juges, policiers.
Et nous fixerons une priorité, celle d’éradiquer tous les trafics malheureusement en hausse dans notre pays : de drogue, d’êtres humains, d’argent sale, d’armes. Reprenons le pouvoir dans toutes les rues de la République.

***

C’est le sens des propositions que nous avons faites dans le cadre de notre plan de sortie de crise et que nous allons étoffer, actualiser lors de notre Conseil national des 5 et 6 septembre, consacré à l’emploi.

C’est le sens des propositions de loi que nous avons défendues à l’Assemblée nationale et au Sénat.
C’est ce que nous avons commencé à faire en adoptant, au mois de juin, notre projet de programme pour la France. Nous voulons maintenant le mettre en discussion dans tout le pays, l’enrichir au moyen de contributions de toutes celles et tous ceux qui, au quotidien, militent pour des solutions innovantes, en faire un levier du débat avec les forces de gauche et les acteurs et actrices du mouvement social. Nous allons d’ailleurs ouvrir, dans les prochains jours, une plateforme participative pour y contribuer.

C’est dans cet esprit que nous devons agir. Et l’action, c’est maintenant !!
Car c’est maintenant que ça licencie ! C’est maintenant que l’on doit agir, convaincre, mobiliser, engager la contre offensive.
C’est pourquoi, nous devons appeler, nous aussi, à participer à la mobilisation du 17 septembre pour faire de cette journée d’action, à l’appel de 7 syndicats, un temps fort de la mobilisation du monde du travail.

Nous devons aussi, partout où c’est possible, agir et appeler les salariés, les habitants à demander des comptes au gouvernement sur l’argent public distribué.
Et c’est pourquoi, je vous propose que le Parti communiste appelle à la mobilisation, dans chaque région, le 10 octobre prochain, pour demander la préservation de tous les emplois, mettre fin aux plans de licenciement, en créer dans l’industrie, dans les services publics, dans la transition écologique.
Car il n’y a pas de fatalité à l’augmentation du chômage ! Il faut le dire, le répéter ! Il y a tant d’emplois à créer pour répondre aux besoins de notre pays, pour retrouver notre souveraineté économique et pour engager la transition écologique.
C’est pour cela que nous, communistes, nous devons aussi agir contre ces plans de licenciements financés par l’argent public, notre argent !
Le coronavirus est devenu le partenaire officiel du Medef ! C’est honteux !
Et ce gouvernement tient le stylo pour signer les chèques en blanc réclamés par ces multinationales. C’est la double peine : ils sont licenciés avec l’argent de leurs impôts !!
460 milliards d’euros de plans de soutien
100 milliards d’euros de plan de relance ! (Que je n’aime pas ce mot !)
560 milliards d’euros de subventions et de prêts, auxquels il faut ajouter le fameux plan européen qui n’en n’est pas un !

Quand je vois que des milliards d’euros d’argent public sont mis à disposition des multinationales sans rien leur demander en retour, j’étouffe ! Et quand ces multinationales en profitent pour licencier, alors là, c’est le summum du capitalisme du 21e siècle !
Alors, le 10 octobre, nous dirons que pas un euros, pas un centime d’argent public ne doit participer à un plan de licenciement !
Partout, battons-nous en mettant les entreprises sous la protection des salariés et de la population ! Créons des comités de défense, des collectifs de salariés pour demander des comptes et faire des propositions préservant les emplois et l’outil industriel.
Sécuriser les emploi, c’est la priorité de la rentrée ! C’est la priorité du XX

***

Exemple avec Verallia.
10 juin : 100 M€ de dividendes
12 juin : licenciements
1er producteur de bouteilles
Il y a 20 ans, 6 % des bouteilles utilisée en France étaient importées. Aujourd’hui, ce sont 34 %.
Et ça continue.
Cognac Hennessy passe commande auprès de Verallia, mais ces bouteilles seront produites en Ukraine si Verallia perd des capacités de production en France !
Produire en France : bon pour l’emploi, bon pour le climat.

***

Regardez l’aéronautique : j’ai rencontré les salariés d’Airbus, de Derichbourg à Toulouse, ceux de Stellia et de la Simra à Albert, dans la Somme, eux aussi dans l’aéronautique : 15 milliards d’euros d’aides publiques à la filière et j’apprends que, dans la Somme, Airbus, actionnaire à 100 % de Stellia, envisage d’investir dans une usine au Portugal où seront fabriquées les pièces des cockpits actuellement produites chez nous ! Face à la mobilisation des salariés, et de la CGT, le groupe recule et annonce timidement : « On gèle cette décision le temps de la pandémie » !
Mais ce n’est pas un gel que l’on veut, c’est l’arrêt !! L’argent public versé à Airbus doit servir à relocaliser la production en France et certainement pas à financer des délocalisations !

***

J’ai rencontré les syndicats de Renault. La production française de voitures, tous constructeurs confondus, est passée en 15 ans de 4 millions à 2 millions aujourd’hui ! Si l’Etat met 5 milliards sur la table, c’est pour reconstruire des usines en France et produire en France !
Nous voulons des petits modèles de voitures, écolos, hybrides, belles, pas chères et produites en France ! C’est compliqué à faire ? On n’a pas les ingénieurs pour ca ?
Une fois n’est pas coutume, je cite Macron : « Nous devons relocaliser et recréer des forces de production sur nos territoires. La souveraineté sanitaire et industrielle sera l’un des piliers du plan de relance. »

Alors, combien d’usines vont ouvrir ? Combien d’emplois seront créés ? Luxfer sera-t-il nationalisé ?
Notre plan à nous, c’est de reprendre la main sur l’utilisation de l’argent public pour le mettre au service de la reconquête industrielle !
Voilà ce que nous demanderons le 10 octobre prochain, au Sénat, à l’Assemblée nationale et devant les Préfectures : que les 100 milliards d’euros d’argent public du plan de relance soient placés sous le contrôle des citoyens, des élus, des salariés, dans chaque région ! Fini de servir la finance !
C’est valable aussi pour l’Union européenne et ses traités. Les plans de relance – qui n’en sont pas – sont tout simplement des plans qui placent notre pays à chaque fois un peu plus sous la tutelle des marchés financiers. Que ce soient pour des subvention ou des prêts, la France devra se soumettre ensuite à des politiques d’austérité qui ont fait beaucoup de mal à nos services publics. C’est au nom de ces politiques que le gouvernement veut faire travailler plus les Français en repoussant l’âge de départ à la retraite.

Cet argent de l’Europe, dont une partie est empruntée sur les marchés financiers, va alourdir une dette qui sera demain l’occasion, pour les banques, de demander à la France de nouveaux tours de vis budgétaires. Déjà aujourd’hui, ils annoncent que notre pays devra faire des économies en 2022 pour commencer à rembourser.
C’est pour cela que nous devons nous battre pour que l’argent vienne de la BCE, et pour que la BCE prête directement aux Etats pour financer, à taux 0 %, nos services publics, nos hôpitaux, nos communes, nos infrastructures.
Reprendre le contrôle, mettre la démocratie au cœur de cette reconstruction du pays et à tous les niveaux, voilà notre projet.

***

Quand nous disons qu’il faut redonner du pouvoir aux citoyens, je repense à mes rencontres avec le responsable du PCP, Jeronimo de Sousa, à cette révolution portugaise en 1974 et à la mise en place du contrôle ouvrier durant les mois qui ont suivi la révolution des œillets.
Suite à cette révolution, il y a 40 ans, contre la dictature mise en place par Salazar, le patronat portugais réagit et organise la faillite du pays. Les dividendes partent à l’étranger, l’activité économique est mise en berne de manière volontaire, pour accroître le chômage et affamer le peuple. C’est là que les travailleurs s’organisent, résistent et créent des commissions de travailleurs dans de nombreuses grandes entreprises .

Dans les chantier navals, dans la métallurgie et les grandes usines automobiles, les commissions ouvrières dénoncent l’attitude de leur direction et décident de placer les entreprises sous leur protection. Avec le soutien du nouveau gouvernement, elles organisent le travail, relancent la machine économique. Elles prennent le pouvoir. Et c’est une forme d’autogestion qui se met en place.
Voilà ce que nous pouvons imaginer pour notre pays. Car nous ne pouvons plus accepter que les salariés aient de moins en moins de pouvoirs dans les entreprises.
Les salariés doivent avoir leur mot à dire sur l’utilisation de l’argent public, pouvoir mettre leur veto et porter des contre-propositions quand les choix des actionnaires conduisent à détruire nos emplois et à polluer notre planète.

Je disais que notre objectif, c’est de répondre à l’urgence sociale et l’urgence environnementale.
Les deux sont liés. Et les deux sont urgentissimes.

***

Car si nous ne répondrons pas à l’urgence pour le climat, pour la biodiversité, pour préserver nos ressources naturelles, si nous ne faisons pas cette révolution écologique, dans les 10 ans, il sera trop tard. C’est maintenant qu’il faut agir.
Et au lieu de jouer avec nos peurs, là aussi, il faut montrer qu’il y a un chemin, des propositions, l’espoir d’inverser la donne.

Nombreux sont celles et ceux qui se prétendent écologistes. Mais tout le monde ne voit pas l’urgence et la profondeurs des changements à mettre en œuvre.
Là aussi, cela doit s’inscrire dans un vrai projet de société qui marie les deux nécessités : la dignité humaine et la protection de la planète.
Et nous ne répondrons pas à cette urgence avec un système économique qui ne pense qu’à la compétitivité et à la valeur de ses actions.
Si c’est pour nous vendre un capitalisme vert, avec des paradis fiscaux qui siphonnent nos finances publiques et protègent les pollueurs, c’est niet !

Si c’est pour gagner de l’argent en bourse en vendant des éoliennes, des barrages hydrauliques, ou en faisant financer nos projets par les marchés financiers, pour nous c’est double niet !! Car ce sont les salariés qui vont souffrir !
Pour répondre aux urgences sociales et environnementales, il faut rompre avec les logiques de rentabilité imposées par la finance.
Mais il faut aussi rompre avec des traités européens qui placent notre économie sous le joug des marchés financiers.
Si l’on était capable de sauver le climat avec le traité de Maastricht ou celui de Lisbonne, ça se saurait !
Et puis, il faut passer au concret.

Regardez ce qu’il se passe avec les feux de forêts.
Chez nous, en France, ce sont près de 4 000 hectares de forêt partis en fumée au début de l'été. Et puis, il y a eu les terribles feux dans le sud de la France. Rien qu’à Martigues et Port-de-Bouc : 1 000 hectares de forêt, de maquis et de garrigue balayés ! Sans oublier la faune, elle aussi meurtrie. En trois mois, ces surfaces brûlées représentent déjà plus de la moitié de celles perdues au cours des six dernières années, en France.

Partout dans le monde, l'impact du réchauffement climatique fait des ravages, menaçant les villes, les habitants et la biodiversité.
Il y a tout juste un an, lors du G7 de Biarritz, le président de la République avait promis « une mobilisation générale » pour lutter contre les feux en Amazonie, où la France est présente avec la Guyane. Or depuis, que s'est-il passé ? Pas grand chose, à part un chèque de Leonardo Di Caprio, de cinq millions de dollars.
Les feux, hélas, continuent de ravager cet écosystème essentiel à la survie de l’humanité.
En 2019, près de 9 000 kilomètres carrés, soit une surface équivalente à la Corse, ont été détruits.

C'est un véritable écocide.
Un écocide largement impuni aussi puisque, sur les 207 propriétaires qui ont mis le feu illégalement à des réserves protégées, seulement 5 % ont reçu une amende... La complicité de Bolsonaro ne fait aucun doute, lui qui a comme ambition non pas de protéger l'Amazonie mais de l'exploiter !
Face à un tel crime, soyons cohérents : agissons contre les causes de la déforestation. Sinon, on peut toujours planter des arbres ici, ils seront aussitôt détruits là-bas.
Oui nous pouvons agir ici.
Car, que trouve-t-on à la place des surfaces forestières incendiées ? Des troupeaux de bétail et des cultures de soja !

Alors, agissons en arrêtant d’importer en France des produits issus de la déforestation, dont du soja.
Saisissons-nous de ce combat. Il existe une convention contre la déforestation importée,, mais aucune mesure contraignante interdisant ces importations !
Agissions avec ces ONG pour interdire ces importations !
De même, nous devons demander au gouvernement de ne pas appliquer l’accord de libre-échange entre l'Union européenne et les pays du Mercosur, car s'il était adopté, l'accord avec le Mercosur risquerait de faire exploser les exportations sud-américaines de bœuf, moteur principal de la déforestation en Amérique du Sud. Et nous avons besoin en plus de protéger nos agriculteurs à qui tant d’efforts sont demandés.

***

Autre levier pour agir en faveur du climat, celui des transports.
Le problème avec ce gouvernement, c'est qu'il fait des annonces, mais ne les tient jamais. Et ce n’est pas le premier.
Déjà en 1990,le gouvernement annonçait le doublement du fret. Depuis, il a été divisé par trois !
La décennie 2000 devait être celle du renouveau : elle a été celle du grand plongeon.
En 2000, la SNCF ne transportait déjà plus que 17 % des marchandises, tous modes confondus, contre 45 % en 1975.
Aujourd'hui, cette part s'est réduit à peau de chagrin : 9,5 %.
Le bilan est d'autant plus désastreux que ce déclin a fait un grand gagnant : la route ! Avec toutes les conséquences pour le climat que cela implique : par rapport à la route, un train de fret équivaut en moyenne : à 35 poids lourds. Le rail émet 14 fois moins de CO2 ; entraîne huit fois moins de pollution de l’air ; et consomme six fois moins d'énergie.
Il est donc grand temps de revenir à la raison et d'initier une reconquête du fret ferroviaire. C'est peu dire, hélas, qu'on est loin du compte.

Les 150 millions d'euros annoncés par le Premier ministre ne feront que stabiliser les trafics existants et permettre aux entreprises ferroviaires de renouer avec l 'équilibre financier, grâce aux ristournes sur les péages. Pour le reste, aucune véritable ambition.

Il faut 10 milliards d’euros sur 10 ans pour rénover le réseau des petites lignes.
Il faut 1 milliard d’euros pour maintenir en bon état les voies de services et moderniser les gares de triage de notre pays au lieu de les fermer comme celle de Grande-Synthe, à coté d’ici.
Il faut investir 6 milliards d’euros sur les 3 nœuds ferroviaires que sont Paris, Lille et Lyon pour développer le transports combiné, train-camion, avec des trains de 1 500m au lieu des trains de 750 m utilisés aujourd’hui.

Le gouvernement annonce la création de deux nouvelles « autoroutes ferroviaires » pour promouvoir un peu plus les transports internationaux, mais le train des primeurs Perpignan-Rungis, qui roulait il y a un an meurt à petit feu.

Enfin, pour favoriser le train plutôt que la voiture, l’Etat doit financer les transports gratuits dans les agglos. Ici ? à Dunkerque, c’est possible mais cela doit se généraliser ! Oui nous voulons des transports gratuits financés par l’Etat dans toutes les agglos de France !
C’est pourquoi, nous disons que le plan de relance de la France doit intégrer un vaste plan de soutien à nos services publics !

C’est valable pour les transports comme pour l’eau ou l’énergie.
Oui, il nous faut un véritable service public de l'énergie, avec la maîtrise de la production des énergies renouvelables. En laissant les champs d’éolienne au privé, ils vont nous polluer le paysage.
Et en vendant nos barrages hydrauliques, ils bradent nos biens communs.
Rappelez-vous la privatisation des autoroutes, mise en œuvre par de Villepin en 2006. L’Etat a vendu nos autoroutes pour 14 milliards d’euros.
D’ici la fin de la concession, en 2032, les sociétés privées auront dégagé prés de 40 milliards d’euros de dividendes ! Et dans le même temps, mais faut-il le préciser, les tarifs des péages ont augmenté de près de 20% !

L’Etat s’est donc privé de subsides importants qui devraient financer le fret.
Voilà pourquoi nous disons, quand on vend tout au privé, on est privé de tout !
Je pourrai aussi développer sur les moyens à mettre dans la rénovation thermique des maisons, des bâtiments et des emplois à créer dans ce domaine.
Avec ces quelques exemples, vous voyez qu’il y a de quoi donner confiance aux Français. Leur dire que nous allons déployer tous les moyens financiers pour sécuriser les emplois, développer nos services publics, engager la révolution écologique et sociale tant attendue.
Dans les services publics qui seront au cœur de l’actualité, il y a bien sûr celui de l’Education nationale.

***

Cette rentrée scolaire aurait dû être celle d’un grand plan national pour l’éducation, mettant tous les moyens nécessaires à l’accueil de tous nos enfants dans les meilleures conditions, après une année où nombre d’enfants sortent en plus grande difficulté scolaire.
Comme nous l’avions proposé dès le mois d’avril, avec notre plan d’urgence pour l’école, des moyens considérables auraient dû être mobilisés par l’Etat pour redonner sens à l’égalité d’accès à l’éducation, à la formation, pour que l’école revienne enfin sur les rails de la réussite de toutes et tous.
Dès le mois d’avril, il aurait fallu aider nos communes, former et recruter des dizaines de milliers de jeunes diplômés, susceptibles d’accompagner nos enseignants dans leurs missions éducatives dans un premier temps.

D’autant que le gouvernement et son ministre de l’Education nationale se fourvoient dans une une ultime provocation : refuser de fournir à nos jeunes collégiens, lycéens, étudiants les masques obligatoires dès la semaine prochaine !

***

Nous disons nous que l’accès aux masques et aux tests ne doit pas dépendre des moyens de chacun. Il doit faire l’objet d’une solidarité entre toutes et tous. Nous feront-ils aussi payer le vaccin une fois celui-ci mis au point ?
Le Parti communiste, comme il le fait depuis le début de la pandémie, ne lâchera pas sur la question : nous exigeons des masques gratuits pour tous. Voilà ce que nous réclamons en cette rentrée. Notre protection sociale, de haut niveau malgré tous les coups qui lui ont été portés, est là pour cela.
Si c’est une question de moyens, et visiblement c’en est une, alors il faut faire cotiser plus ceux qui ne cotisent pas assez et instaurer une cotisation spéciale sur les dividendes ! C’est une des propositions du Comité citoyen pour le climat que Macron n’a pas voulu retenir.
Masques gratuits : c’est un coût qui peut faire gagner beaucoup d’argent, d’économies. Si c’est autant de personnes en moins dans les hôpitaux, en réanimation, si ça permet d’éviter un nouveau confinement.

***

Et enfin, dans les services publics qui doivent bénéficier du plan de relance s’il en est un, c’est celui de la santé !
Les blouses blanches ont assez donné et réclament des moyens pour soigner ! Le Ségur et les premières mesures annoncées sont le fruit d’une longue lutte des personnels. C’est un premier pas. Mais nous ne sommes pas encore au niveau pour faire face à une pandémie. La dette, les ARS, les faibles salaires, le manque d’hôpitaux de proximité, de services d’urgences sont autant de boulets qui pèsent encore sur notre système de santé publique.
Nous voulons de l’argent pour l’hôpital, pas pour le capital ! Et nous le dirons aussi le 10 octobre prochain

***

Pour nous, l’actualité c’est celle là. Agir, mobiliser, faire prendre conscience. Les élections c’est loin pour celles et ceux qui risquent de perdre leur emploi maintenant.
Tout le monde parle des élections et de candidatures. Surtout pour 2022.
Mais les prochaines élections, ce sont les sénatoriales et les législatives partielles dans 3 semaines, puis les régionales et les départementales dans 7 mois.
Permettez-moi de vous dire que ce ne sont pas des élections intermédiaires, comme si ne comptait que la présidentielle !!
Oui, nous voulons peser dans ces élections avec la volonté de faire élire un maximum d’élus communistes.

Quand je vois leur poids pour faire gagner ces majorités dans les communes, et leurs responsabilités dans celles qu’ils dirigent, oui, je dis que nous sommes utiles et fiers de notre apport. Bravo à tous les élus communistes élus lors des dernières municipales !
Dans de nombreux départements, nous avons progressé. Et nous devrions même gagner, je le souhaite, un ou deux sénateurs et sénatrices en plus, en septembre prochain.
Mais il faut aller plus loin, convaincre plus encore, et retrouver une influence plus importante dans ce pays. C’est le choix que nous avons fait lors de notre dernier congrès.
Les régionales et les départementales
Après les sénatoriales, deux élections très importantes vont intervenir : les départementales et les régionales.

Dans les départements, nous nous battrons pour que l’Etat rembourse enfin les compétences qu’il a transféré sans donner les moyens qui vont avec. A ce titre, 3 départements ont gagné cet été au tribunal : le Calvados, la Manche et l’Orne ont obtenu la condamnation de l’Etat à verser les 87 millions d’euros que ces départements ont dû payer en plus pour le versement du RSA entre 2013 et 2017. En tout, ce sont 4 milliards d’euros qui manquent à nos départements. Voilà une belle bataille à mettre à l’ordre du jour.

Concernant les régions, qui détiennent la compétence économique, environnementale ou encore celle de la formation et des lycées, vous voyez bien qu’il ne s’agit pas de compétences « intermédiaires » !

L’enjeu sera aussi pour nous de dire au gouvernement que nous ne voulons pas de sa nouvelle loi de décentralisation qui prévoit un droit à la différenciation. Nous savons ce que cela veut dire : c’est permettre aux régions de légiférer, de se comporter comme des républiques autonomes, comme des Etats dans l’Etat.

Bref c’est la fin de la république ! C’est un Etat fédéral que nous prépare Macron, à l’américaine, ou à la Merkel ! Dans les deux cas, les Français ne sont pas très friands de ces deux modèles !!
Cette élection devrait être l’occasion de rassembler, de bâtir des listes citoyennes, ouvertes, dans la plus large union des forces de gauche et écologiste et sur des programmes qui changent la vie de nos concitoyennes et concitoyens. Il y a 13 régions, 100 départements, agissons pour des rassemblements utiles au peuple, élaborés avec lui, autour de programmes de transformation sociale et écologique, comme nous avons su le faire dans de nombreuses communes aux élections municipales.
Et 2022 alors ?

D’abord, cela semble avoir échappé à certains, mais il y a deux élections en 2022 : la présidentielle et les législatives. Elles seront décisives toutes les deux pour transformer la France.
Les communistes seront au rendez-vous de ces échéances avec un objectif : rassembler autour d’un projet pour la France, avec un projet, à la hauteur des défis de civilisation posés par la crise sanitaire et économique.

« Le jour d’après », pour les communistes, ce doit être « le système d’après », en rupture avec la capitalisme, en rupture avec les traités européens actuels.
Et tous ensemble, nous déciderons en responsabilité le moment venu, la place qui sera la notre et la mienne dans ce combat.

Ce rassemblement ne se fera pas en reproduisant les schémas d’hier, en réduisant les constructions politiques à des discussions de sommet, en reproduisant les catastrophes du social-libéralisme ou en nous enfermant dans la nouvelle impasse d’un capitalisme vert.
Nous voulons unir, unir dans l’action, unir les Français, unir pour construire un Front populaire du 21e siècle pour l’humain et la planète, qui se construise de la base au sommet, dans le pluralisme des forces politiques comme avec le mouvement social et les forces citoyennes.
Dans les mois qui viennent, j’appelle les communistes à engager partout dans le pays le débat sur la société, sur la France dans laquelle nous voulons vivre.
C’est en menant ce débat de projet en lien avec les luttes avec toutes les citoyennes et tous les citoyens, toutes les forces disponibles que nous prendrons nos décisions pour la présidentielle et les législatives.

Alors, discutons, travaillons ensemble, passons à l’action pour inviter les citoyen·ne·s à s’en mêler, à agir, car sans leur intervention, nous ne gagnerons pas !
Si l’on s’y met tous, nous pouvons faire reculer ce gouvernement dès maintenant !
Voilà notre programme : agir, unir et gagner !!

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord,

Malo-les-Bains, le 29 août 2020.

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31 août 2020 1 31 /08 /août /2020 05:12
Malo-les-Bains: le combat social, priorité de la rentrée pour le PCF (L'Humanité, 30 août 2020)
Dimanche, 30 Août, 2020 - L'Humanité

Le combat social, priorité de la rentrée pour le PCF

Fabien Roussel a appelé, samedi, à l’action contre les « plans de licenciement » et martelé, devant Jean-Luc Mélenchon, qu’il faudra compter avec les communistes aux prochaines élections.

 

Pour sa « journée d’été » à Dunkerque, ce week-end, le PCF n’a pas affiché les mêmes priorités que les autres forces de gauche. « Les élections, c’est dans sept mois, pour les régionales et départementales, vingt mois pour la présidentielle et les législatives. Mais les licenciements, c’est aujourd’hui, c’est donc maintenant qu’on doit se battre. C’est le cœur de notre université d’été », indique d’emblée son secrétaire national, Fabien Roussel, quelques minutes avant son discours dans le grand amphi du Kursaal de Malo-les-Bains.

Le député dénonce la « cascade de plans de licenciement financés par de l’argent public » et martèle que, contrairement aux messages anxiogènes du gouvernement, « il n’y a pas de fatalité au chômage et à la précarité ». « Le coronavirus est devenu le partenaire officiel du Medef. C’est honteux », fustige encore le parlementaire, qui multiplie les exemples de salariés contraints à la lutte, de Verallia à Simra en passant par Renault. Tandis que le gouvernement doit présenter son plan de relance la semaine prochaine, le PCF propose que ces « 100 milliards d’euros d’argent public soient placés sous le contrôle des citoyens, des élus, des salariés, dans chaque région ».

Pour Fabien Roussel, qui, au passage, torpille les traités européens et la tentation austéritaire déjà amorcée, il s’agit aussi de construire « l’unité dans l’action » : le PCF organisera le 10 octobre une journée de mobilisation « pour demander des comptes au gouvernement sur l’argent public distribué » avec des rassemblements devant les préfectures. « On pense qu’on peut construire l’alternative à Emmanuel Macron à partir de cet engagement pour la transformation de l’ordre productif et que cela se fera à la fois avec tous les travailleurs et toutes les forces sociales et politiques qui veulent s’y engager. Un Front populaire du XXI e siècle, c’est notre feuille de route », développe le responsable du PCF Paris Igor Zamichiei.

La priorité est aussi donnée à la jeunesse. « Nous mettons pour cette rentrée une proposition sur la table : pas un seul jeune au chômage », explique Fabien Roussel, détaillant la proposition de sa formation de « sécurisation » des parcours. C’est « un chantier immense qui doit mobiliser tout le gouvernement, les syndicats, nos services publics, nos collectivités, le Medef et les chefs d’entreprise », lance-t-il, raillant les 100 000 services civiques à 580 euros par mois proposés par l’exécutif pour 750 000 jeunes en fin d’études.

Un premier pas aussi vers la « rupture avec le capitalisme » qui, même repeint en vert, demeure une « impasse », car, en cette année de centenaire du PCF, il est bel et bien question de révolution. « Il faudra aller plus loin qu’un simple partage des richesses, comme nous sommes nombreux à le réclamer à gauche, argumente son secrétaire national. Notre projet de société est fondé sur un changement profond de nos modes production. Les richesses doivent être créées sans exploiter les hommes et les femmes et sans épuiser la planète. »

Dans la salle, un invité plutôt inattendu opine du chef. Jean-Luc Mélenchon en déplacement dans le Nord a tenu à faire le détour par la plage de Dunkerque. L’insoumis « s’enthousiasme » pour le discours de Fabien Roussel et fait mine de ne pas voir en quoi sa présence étonne. « Ici, je suis un peu chez moi. La famille est tumultueuse comme dans toutes les familles, mais bon, j’ai été deux fois leur candidat », explique le député de Marseille. Exit « la mort et le néant », l’heure est à une autre musique du côté de la FI : Jean-Luc Mélenchon, après avoir chanté main (hydroalcoolisée) dans la main l’Internationale avec les communistes, estime ainsi que « la distance est moins grande à cette étape-ci » du fait des « circonstances », avec « un véritable tsunami social » et un « changement climatique irréversible ».

La présidentielle de 2022 guette cependant : « Ne racontons pas d’histoire, les socialistes ont l’intention de soutenir un candidat EELV, (…) il y a un pôle de centre gauche qui se constitue là. Donc moi, j’estime – c’est ma vision stratégique – qu’il peut y avoir un pôle de la radicalité concrète et des causes communes » constitué d’insoumis et de communistes, détaille-t-il avant l’intervention de Fabien Roussel. Un changement de pied visant à rassembler des forces politiques que ne reconnaissent qu’à demi-mot les responsables de la FI. « S’il y a un léger changement, ce n’est pas par rapport à 2017 mais sur la manière dont on voit les départementales et les régionales. On a voulu aux municipales faire avant tout des listes citoyennes, on avait raison, sauf qu’il faut aussi constater qu’il y a eu un décalage », admet le député Éric Coquerel. La France insoumise a d’ailleurs adressé samedi un courrier à toute la gauche, en dehors du PS, en vue d’une « possible coalition ».

Si, pour le PCF, la présidentielle n’est vraiment pas la question du moment, Fabien Roussel en a profité pour envoyer un message à ses éventuels partenaires : « Si chaque force politique justifie sa candidature, les uns pensant que l’écologie est le centre de tout, d’autres pensant qu’ils sont légitimes par rapport à leur dernier résultat à l’élection présidentielle. Si d’autres pensent qu’il faut un candidat unique à tout prix, qu’importe le programme. Et si tous ceux-là pensent que le Parti communiste français ne présentera pas de candidat, je dis à tout le monde : “Vous vous trompez.” » Parmi les militants, certains, et notamment ceux qui ont soutenu l’élu du Nord lors du dernier congrès, n’ont pas d’hésitation : « Je me bats pour un candidat communiste », explique Hervé Poly, du Pas-de-Calais. Jean-Luc Mélenchon, lui, comprend que la question est tranchée. « C’est un paramètre qu’on va étudier », réagit-il, jugeant qu’ « il n’y a pas à dramatiser » et que plusieurs candidatures n’ont pas empêché la victoire de 1981. « Je n’ai pas dit qu’il y aurait un candidat, j’ai dit qu’ils se trompent s’ils pensaient qu’il n’y en aurait pas », précise cependant Fabien Roussel en marge des ateliers, arguant qu’il s’agit avant tout d’ouvrir les débats en « sort(ant) des idées préconçues ». Quant aux régionales et départementales, « ce ne sont pas des élections intermédiaires », martèle le secrétaire national du PCF, qui veut rassembler sur le fond avant de discuter de nom tout en espérant « faire élire un maximum d’élus communistes ».

L’interlude électoral est de courte durée, car l’autre temps fort de la journée ne tarde pas à démarrer avec l’arrivée de Philippe Martinez, invité à échanger avec le député du Nord sur le « mode de production du XXI e siècle » . « Nous ne proposons pas un plan de relance mais un plan de rupture avec les logiques financières », attaque le secrétaire général de la CGT, avec comme objectif « la réponse aux besoins sociaux et de la planète ». Plusieurs autres revendications font écho aux propositions présentées plus tôt dans la journée : l’augmentation des salaires alors que le Ségur de la santé est « loin de faire le compte » et que les salariés de la 2 ligne « sont toujours payés comme en février », ou encore la réduction du temps de travail. Hors de question de mélanger les genres pour autant. « Il y a besoin de passerelles entre monde associatif, syndical et politique mais on tient à notre indépendance. On est là pour contribuer au débat politique à partir de notre expérience », précise Philippe Martinez. Néanmoins, les uns et les autres devraient se retrouver dans la rue dès le 17 septembre pour la journée d’action de la CGT et de six autres syndicats que les communistes appellent à soutenir.

Julia Hamlaoui
Malo-les-Bains: le combat social, priorité de la rentrée pour le PCF (L'Humanité, 30 août 2020)

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29 août 2020 6 29 /08 /août /2020 06:40
Samedi 29 août: Université du Parti communiste à Malo-les-Bains
Ils seront à Malo-les-Bains, près de Dunkerque, pour l'université d'été du PCF, réduite à un jour pour cause de COVID, afin d'animer des débats: 
 
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF
Pour un débat:
Quel mode de production au XXIe siècle ?
Benoît Teste, secrétaire national de la FSU
Eliane Assassi, présidente du groupe communiste / CRCE au Sénat
Léon Deffontaines, secrétaire de la JC
Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité
(...etc)
Samedi 29 août: Université du Parti communiste à Malo-les-Bains

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29 août 2020 6 29 /08 /août /2020 06:19
libres comme l'art - 100 ans d'histoire entre les artistes et le PCF - Réservez votre livre

En cent ans d'existence, le Parti communiste français a toujours entretenu des liens étroits avec les avant-gardes artistiques et culturelles. Mais si certains peintres sont bien connus comme « compagnons de route » du parti, tels Pablo Picasso ou Marcel Duchamp, d'autres, comme Giacometti, Fernand Léger, Henri Matisse, André Masson, etc., ont aussi cultivé des relations avec celui-ci, à divers degrés, qu'ils aient été militants, sympathisants ou observateurs critiques. En témoigne les formidables collections d’œuvres offertes au parti et déposées depuis dans divers musées.
À l'occasion du centenaire du Parti communiste français, et pour annoncer l'exposition qui se tiendra au printemps 2021, ce livre d'art raconte cette histoire à la fois politique, sociale et artistique à travers la reproduction de 150 œuvres et les éclairages de Yolande Rasle et Renaud Faroux, le conférencier historien d'art avec lequel travaille depuis plusieurs années le PCF Finistère dans le cadre de sa démarche d'éducation populaire autour de l'art, autour notamment des expositions d'art moderne et contemporain de Landerneau et de Pont-Aven.  
L'ensemble de l'ouvrage permet de redécouvrir des artistes majeurs que le marché minore ou dont l'histoire obère la part d'engagement sans laquelle leur œuvre perd une part de son sens.
Avec plus de 150 œuvres ainsi rassemblées, ce livre présente un parcours totalement inédit et incarne un message toujours actuel : « D'un siècle à l'autre, l'art nous change et change le monde. »

Libres comme l’art

Éditions de l’Atelier, 256 pages, 23X27 cm. Préface de Pierre Laurent.

PRÉCOMMANDE DISPONIBLE. Sortie : automne 2020.

SINON POSSIBILITE DE RÉSERVER LE LIVRE AUPRÈS DE LA SECTION PCF DE MORLAIX

Un magnifique livre d'art qui raconte cent ans d'histoire entre le PCF et les plus grands artistes plasticiens du siècle. Disponible dès septembre 2020, en prélude à l'exposition « Libres comme l'art, trésors donnés, trésors prêtés », qui sera présentée au printemps 2021 dans l'espace Niemeyer.

  • Prix de vente public TTC : 36,90 euros - Prix militant exclusif : 25 euros
  • 👍OFFRE DE SOUSCRIPTION valable jusqu’au 16 septembre 2020
    25 € au lieu de 36,90 € (prix public) de vente
    📌À compléter et à retourner
    avec votre règlement à l’ordre ANF.PCF
    À l’adresse suivante : Parti communiste français – A l’attention de Myriam Massou – 2, place du Colonel Fabien – 75019 PARIS
    Organisme:……………………………………………………….…….
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    Contact PCF pour tout renseignements : Myriam MASSOU –Tél : 01 40 40 12 51 - mmassou@pcf.fr
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    • Pour 1 exemplaire : 32,40 euros (25 euros = 7,40 euros frais de port)
    • Pour 5 exemplaires : 27 euros l'ex. ( 25 euros + 2 euros frais de port)
    • Pour 10 exemplaires: 26,30 euros (25 euros + 1,30 euros frais de port)
    • Autres tarifs disponibles selon le nombre d'exemplaires commandés.

Contact, renseignements et commandes auprès de Myriam Massou. Email : mmassou@pcf.fr

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28 août 2020 5 28 /08 /août /2020 08:07

 

Chaque fin d’été, le PCF organise des ventes au juste prix pour défendre une alimentation de qualité et de proximité. Cette année, Covid oblige, les rendez-vous ont été moins nombreux mais ont été tenus dans 14 villes de Seine-Saint-Denis.

Pour s’approvisionner en fruits et légumes, on peut évidemment s’arrêter dans un supermarché classique mais, ce mercredi, une autre option était disponible. Dans 14 villes de Seine-Saint-Denis, les militants du PCF ont aligné les stands en partenariat avec l’entreprise de l’économie sociale et solidaire Kelbongoo. Le kilo de pomme y est à 30 centimes, moins cher qu’en grande surface. Et bio en plus ! Même si la traditionnelle vente géante avec le Modef n’a pu avoir lieu à Bastille, les étals des minimarchés installés pour l’occasion dans la banlieue parisienne sont, eux, bien garnis de fruits et légumes, tous issus d’une agriculture biologique, responsable et de proximité.

Avec ce rendez-vous, le PCF et Kelbongoo, partenaires depuis deux ans, ont à cœur de valoriser une agriculture de qualité et de proximité : la majorité des légumes vendus ce mercredi viennent de fermes familiales picardes. La structure ne sacrifie pas les producteurs puisqu’ils perçoivent entre 70 % et 75 % des bénéfices. Mais ce n’est pas tout, un point d’honneur est aussi mis à assurer l’accessibilité d’une alimentation saine. « Avec Kelbongoo, on montre qu’on peut vraiment faire gagner du pouvoir d’achat avec des produits de qualité », explique le conseiller municipal de Bobigny Mohamed Aissani. « C’est vrai que ce qui freine, c’est en général le prix, on n’imagine pas toujours qu’on peut manger du bio pour aussi peu cher », confie Annick à Bagnolet. « On ne peut pas en dire autant pour les Naturalia du centre de Paris », tacle de son côté Josiane un peu plus au nord, à Bobigny.

Mise à l’honneur des petits producteurs et des circuits courts

Les stands sont tenus dans une ambiance joviale, les militants engagent facilement la discussion avec les curieux et les clients. « En plus, c’est l’occasion de faire vivre le quartier, d’échanger, d’être dans la solidarité », témoigne Samia.

Si à Bobigny, la file des clients d’un jour ne désemplit pas, à Bagnolet, le rythme est moins effréné, ce qui laisse place à d’autres sujets de discussion avec les habitants, comme la gratuité des masques. « Il faudrait organiser cela plus souvent, témoigne l’une d’eux . Les produits du marché de Bagnolet ne sont vraiment pas de bonne qualité, dès le lendemain il y en a déjà qui ne sont plus bons. » Les marchés de banlieue parisienne sont généralement approvisionnés par les stocks de Rungis, et ne mettent pas à l’honneur les petits producteurs.

Multiplication des points de retraits des paniers bio

De plus, les préoccupations environnementales ne sont pas seulement l’apanage des plus aisés, assure une maman qui a fait le déplacement. « Moi, j’aimerais bien manger seulement bio et de proximité, explique-t-elle , mais j’ai un emploi du temps chargé et une grande famille, alors souvent je suis obligée d’acheter ma viande au Leclerc. » Un état des lieux qui met le doigt sur le monopole délétère des grandes surfaces que dénoncent les communistes. « Il faut sortir de la course au pognon, l’alimentaire c’est comme la santé, ça fait partie des domaines qui doivent être encadrés avec le plus de sérieux », affirme Guy, militant du PCF.

Ce constat a été augmenté avec la crise du Covid : « Mon primeur était fermé, il n’y avait plus de marché, les grandes enseignes faisaient ce qu’elles voulaient », observe amèrement une Bagnoletaise. Néanmoins, les nouveaux points de retrait des paniers bio Kelbongoo se multiplient. La rapidité avec laquelle l’entreprise prend son essor témoigne d’un changement de mentalité qui laisse à espérer des lendemains plus bio.

Léo Lefrançois et Laure Solé

 

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22 août 2020 6 22 /08 /août /2020 07:40
Desssin de Nono

Desssin de Nono

Photo Philippe Jumeau, secrétaire départemental du PCF Morbihan, et les camarades du Morbihan fêtent les 100 ans du Parti communiste et d'Eugène Crépeau, ancien maire communiste d'Hennebont

Photo Philippe Jumeau, secrétaire départemental du PCF Morbihan, et les camarades du Morbihan fêtent les 100 ans du Parti communiste et d'Eugène Crépeau, ancien maire communiste d'Hennebont

Photo Ouest-France - Eugène Crépeau, maire communiste entre 1959 à 1979, a fêté ses 100 ans le dimanche 16 août

Photo Ouest-France - Eugène Crépeau, maire communiste entre 1959 à 1979, a fêté ses 100 ans le dimanche 16 août

PORTRAIT. Hennebont : à 100 ans, Eugène Crépeau veut encore manifester

Ouest-France Maxime LAVENANT. 16/08/2020

Maire communiste d’Hennebont (Morbihan) entre 1959 et 1979, Eugène Crépeau a 100 ans ce dimanche 16 août 2020. Ouest-France a pu le rencontrer quelques jours avant son anniversaire.

Il y a quelques jours, à l’approche de son centième anniversaire, quand on lui avait demandé son sentiment sur cet âge à trois chiffres, il avait ri :  Je ne sais pas, c’est la première fois ! 

Maire communiste de 1959 à 1979

Né un 16 août 1920, à Saint-Vincent-Sterlanges (Vendée), Eugène Crépeau, maire communiste d’Hennebont (Morbihan) de 1959 à 1979, conserve une vivacité d’esprit de jeune homme.  Je suis né la même année que le Parti communiste français , s’amuse-t-il encore. La petite histoire dans la grande, en quelque sorte. Imbriquée l’une dans l’autre des décennies durant.

 

Cet ex-enseignant – il a terminé sa carrière comme principal adjoint au collège de Kérihouais – se souvient :  J’ai adhéré au parti sur le tard, quand j’avais 30 ans, après avoir côtoyé le milieu ouvrier des Forges.  Soixante-dix cotisations plus tard, l’homme a toujours du rouge à l’âme.

 

« L’idéal reste valable »

Depuis mi-juillet et une mauvaise chute, Eugène Crépeau se rétablit au Centre de réadaptation Eudo de Kerlivio. Quand il nous y reçoit, le futur centenaire se montre rassurant :  Je reprends du poil de la bête.  Et de préciser : s’il a répondu favorablement à la sollicitation de Ouest-France, ce sera aussi pour parler du Parti communiste.

Il évoque l’appel de Stockholm, lancé en 1950 contre l’arme atomique et soutenu par le PCF.  C’est sur cette base, cette adhésion pour la paix , qu’il décide de s’encarter. Et aussi pour les positions sociales du parti, son anticolonialisme, la Résistance…  Je sais bien que tout n’est pas parfait, il y a eu des erreurs, le parti a mis du temps à évoluer, à se détacher de l’Union soviétique.  Mais l’ancien élu en est convaincu, le PCF, dont l’influence ne cesse de s’étioler, peut avoir un avenir :  L’idéal reste valable. 

 

« Volonté politique »

Retiré de la vie politique depuis 1995, il n’en demeure pas moins un observateur avisé de l’actualité locale. Mais rien à faire, fidèle à son habitude, il ne dira pas un mot sur ses prédécesseurs. Question d’élégance.

 

Et puis, il n’est pas dupe, les temps ont changé pour les élus locaux.  Aujourd’hui, le poids de l’agglomération est considérable , constate par exemple Eugène Crépeau. Il se remémore son accession aux responsabilités en 1959, les baraques d’après-guerre encore omniprésentes, l’absence d’infrastructures sportives, etc. La ville est à reconstruire.

 À l’époque, on ne nous disait pas qu’il n’y avait pas d’argent,note-t-il. On déposait un dossier et l’État finançait, la commune ne payait rien.  Il dresse le parallèle avec les  politiques d’austérité actuelles  et la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 qui  fait beaucoup de dégâts  . Pour Eugène Crépeau, les difficultés financières sont aussi l’affaire de la  bonne volonté politique  .

 

« Le passé n’est pas tout rose »

Le Hennebontais, qui a longtemps espéré accéder à la députation – il a échoué à six reprises aux législatives -, déplore d’ailleurs la  perte de confiance  dans le politique, avec des taux de participation aux élections en chute libre. Mais Eugène Crépeau a foi dans la jeunesse.  Chaque génération a ses problèmes et ses idées. Greta Thunberg par exemple, je la trouve fantastique.  Aux esprits chagrins qui regrettent le bon vieux temps, l’ancien élu rappelle que  le passé n’est pas tout rose .

 

Ce qui n’empêche pas l’ex-prof de s’y plonger avec gourmandise à travers ses lectures. Sur sa table de chevet, on trouve en ce moment Magellan, de Stefan Zweig, prêté d’ailleurs par un de ses successeurs communistes à la mairie, Gérard Perron.  Il faut se distraire, il n’y a pas que les choses sérieuses dans la vie ! , sourit Eugène Crépeau. À qui il tarde tout de même de battre à nouveau le pavé, lui qu’on a pu croiser encore récemment dans la rue lors du mouvement contre la réforme des retraites.  Les communistes, c’est les manifs ! Et j’espère bien en faire encore au moins une ! 

 

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