/image%2F1489059%2F20250907%2Fob_9ff307_riches-le-braquage-du-siecle.jpg)
/image%2F1489059%2F20250907%2Fob_c62f28_indemnites-chomage.jpg)
commenter cet article …
/image%2F1489059%2F20230703%2Fob_d3a7c7_capture-d-ecran-2023-07-03-a-19-07.png)
/image%2F1489059%2F20250907%2Fob_9ff307_riches-le-braquage-du-siecle.jpg)
/image%2F1489059%2F20250907%2Fob_c62f28_indemnites-chomage.jpg)
/image%2F1489059%2F20250902%2Fob_53af49_pcf-0-logo-couleur-largeur-copie.jpg)
Nous n’avons malheureusement plus rien à attendre d’un gouvernement qui continue de rejeter la responsabilité de la crise sur le dos des Françaises et des Français et qui propose une cure d’austérité inédite mettant en grave danger notre pays.
D’autres choix sont pourtant possibles. Il est urgent de changer de politique. Et c’est pour cette raison et aussi parce que nous avons toujours été une force politique privilégiant le dialogue, que le PCF se rendra à Matignon. Ce sera aussi l’occasion d'expliquer au Premier Ministre, en toute franchise, les raisons qui nous poussent à ne pas voter la confiance le 8 septembre prochain et de lui présenter notre pacte pour l'avenir de la France.
Vie toujours plus chère, plans de licenciement en cascade, services publics affaiblis, guerre sans fin en Ukraine avec une économie de guerre mortifère, hausse de la pauvreté mais aussi des émissions de gaz à effet de serre… oui, les urgences sociales et écologiques sont là. Et il faut y répondre !
Nous rejetons en bloc un projet de budget qui consiste en un plan d’austérité inédit de 44 milliards d’euros qui aggravera la situation des Français·es et dégradera l’économie du pays. Jours fériés supprimés, franchises médicales en hausse, pensions de retraite gelées, collectivités ponctionnées, départs en retraite non remplacés dans la fonction publique... ce projet de budget va continuer de creuser les inégalités et nourrir les profits mais en plus, il prévoit d’augmenter fortement le budget des armées pour alimenter la guerre ! Il doit être retiré ! Alors qu'il a été présenté au lendemain de la fin de la session parlementaire, nous appelons à respecter la démocratie parlementaire et la démocratie sociale aujourd’hui malmenées.
Pour toutes ces raisons, nous voterons contre la confiance le 8 septembre prochain. Monsieur Bayrou demande la confiance, nous exigeons la justice !
Nous proposons un pacte d’avenir pour la France comprenant un plan d’investissement de 500 milliards d’euros que nous présenterons au Premier Ministre lors de ce rendez-vous. Parce que nous voulons que le peuple s’en mêle et fasse entendre ses exigences, nous saluons la riposte de l’intersyndicale qui vient de décider une journée de mobilisation le 18 septembre prochain et nous appelons l’ensemble des Français·es à y participer massivement.
Paris, le 29 août 2025
Parti communiste français.
/image%2F1489059%2F20250829%2Fob_f5afbf_pcf-26-tract-rentre-e-2025-page-1.jpg)
/image%2F1489059%2F20250829%2Fob_2f2112_pcf-26-tract-rentre-e-2025-page-2.jpg)
/image%2F1489059%2F20250829%2Fob_75e2b6_pcf-27-tract-motion-080925-page-1.jpg)
/image%2F1489059%2F20250829%2Fob_5bd17a_pcf-27-tract-motion-080925-page-2.jpg)
/image%2F1489059%2F20250829%2Fob_e881d0_intersyndicale-18-septembre-1.jpg)
/image%2F1489059%2F20250829%2Fob_b7794e_intersyndicale-18-septembre-2.jpg)
L'Humanité, 28 août 2025
L’État providence n’est pas mort ! Seuls ses principaux bénéficiaires ont changé : les grandes entreprises, les riches, les actionnaires du CAC 40. Travailleurs, chômeurs, étudiants, petits paysans et retraités sont mis au régime sec, tandis que de ruineuses politiques publiques protègent l’opulence des grandes fortunes.
Depuis 2019, le patrimoine des milliardaires français a augmenté de plus de 24 milliards d’euros au total, soit 13 millions d’euros par jour. Problème, les aides publiques et les privilèges fiscaux qui garantissent le dispendieux train de vie de cette nomenklatura capitaliste coûtent un pognon de dingue. Voilà qui creuse les déficits bien plus sûrement que les arrêts maladie, les jours fériés ou les maigres allocations versées aux personnes privées d’emploi.
Le travail de la commission sénatoriale sur les aides publiques aux entreprises a, pour la première fois, établi un chiffrage sérieux, étayé, consolidé : 211 milliards d’euros versés en 2023, au travers d’un maquis de 2 252 dispositifs. C’est la politique publique la plus coûteuse. Elle draine près de 40 % du budget de l’État, soit trois fois plus que l’effort consacré à l’éducation nationale. Et dans leur grande majorité, ces aides ne sont pas conditionnées.
Résultat, elles ne bénéficient ni à l’investissement, ni à l’emploi, ni à la croissance. Plus de dépenses, moins de recettes : les exonérations de cotisations sociales et autres allègements fiscaux bénéficiant aux entreprises creusent la dette et fragilisent le financement de la protection sociale.
Il faudrait évoquer encore l’évasion fiscale, qui grève chaque année les finances publiques de 80 à 100 milliards d’euros, selon un rapport parlementaire publié en 2024, ou encore les mécanismes d’évitement fiscal, qui représentent un manque à gagner de près de 40 milliards d’euros par an.
Dans un plaidoyer aux accents thatchéristes, Patrick Martin, le patron du Medef, certifie dans les Échos « qu’il n’y a pas de proposition alternative crédible à celle du gouvernement actuel », dont le plan d’austérité prévoit de faire les poches des plus modestes et d’achever la démolition des services publics. Sa classe sociale, elle, ne consentira aucun effort, prévient-il : ce serait contraire aux « intérêts du pays ». C’est bien là que se logent le dogmatisme, l’irresponsabilité, la politique du pire.
/image%2F1489059%2F20250826%2Fob_ad755e_pcf-0-logo-couleur-largeur-copie.jpg)
/image%2F1489059%2F20250826%2Fob_8c3bb8_bayrou-pas-de-confiance.jpg)
/image%2F1489059%2F20250826%2Fob_9f7380_groupe-deputes-communistes.jpg)
/image%2F1489059%2F20250826%2Fob_d0607d_gdr-refus-confiance.jpg)