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25 août 2025 1 25 /08 /août /2025 10:31
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25 août 2025 1 25 /08 /août /2025 06:08
« Urgence pour l'Humanité » : avec 875 000 euros récoltés, nous y sommes presque !
« Urgence pour l'Humanité » : avec 875 000 euros récoltés, nous y sommes presque !
 
Depuis le lancement de la campagne de souscription pour le journal, vos dons et témoignages nous sont allés droit au cœur. Nous devons atteindre le million d’euros avant la fin du mois d’août.
À ce jour, nous avons recueilli 875 000 euros de dons. Ce soutien est précieux et inestimable et je vous remercie d’avoir répondu à notre appel pour faire face à notre besoin de trésorerie en vue de la préparation de la Fête de l’Humanité. Les équipes sont déjà à pied d’œuvre avec l’aide des prestataires et surtout des bâtisseurs et des bâtisseuses.
Elle n’existe que grâce à l’investissement des militantes et militants communistes, mais aussi syndicaux, associatifs, politiques. Nous tenons à remercier aussi les services de l’État, des transports de la RATP et de la SNCF et les élus de Cœur d’Essonne dont le président Éric Braive pour bâtir cet événement dans les meilleures conditions.
Cet argent nous est indispensable, non seulement pour que la Fête de l’Humanité soit à la hauteur des enjeux du moment, mais aussi pour que votre journal puisse continuer à vous informer chaque jour, à enquêter et à participer à la féroce guerre idéologique que mènent les droites extrêmes et l’extrême droite coalisées.
L’extrême droite est très active, partout, pour faire progresser ses obsessions, diviser le peuple et mettre à mal tous les acquis sociaux. Alliée du capital, elle s’attaque aux plus vulnérables, aux libertés, aux droits, aux services publics, pour mettre le pays en miettes en réécrivant notre histoire, mais aussi en désinformant. Notre Fête de l’Humanité est d’ailleurs attaquée régulièrement par celles et ceux qui rêvent de nous faire taire et nous faire disparaître.
Pour notre part, nous restons mobilisés pour faire échec au projet antisocial de François Bayrou, préparer la rentrée aux côtés des syndicats qui se réuniront le 1er septembre, de toutes les actions populaires qui voudront transformer la colère en mobilisation sociale porteuse de changement et d’espoir, dont le 10 septembre soutenu par l’ensemble des forces de gauche.
La Fête de l’Humanité qui se tiendra dans la foulée sera l’occasion de poursuivre cet esprit de résistance, mêlant citoyens et citoyennes, partis politiques, associations, syndicats. Elle sera un lieu de rassemblement pour toutes les forces sociales et écologiques, avec la paix comme fil rouge pour que ce monde ne soit plus celui des marchands de canon et de l’économie de guerre.
D’ici la 90e édition de la Fête de l’Humanité, nous pouvons atteindre le 1 million d’euros nécessaire. C’est pourquoi, j’en appelle encore à vous dans cette dernière ligne droite. Faisons vivre la souscription et vendons partout en France le bon de soutien en invitant largement à la Fête de l’Humanité les 12, 13 et 14 septembre.
Je compte sur vous.
 
Fabien Gay
 
https://www.humanite.fr/politique/fete-de-lhumanite-2025/urgence-pour-lhumanite-avec-875-000-euros-recoltes-nous-y-sommes-presque
« Urgence pour l'Humanité » : avec 875 000 euros récoltés, nous y sommes presque !
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23 août 2025 6 23 /08 /août /2025 13:49

 

Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, intervient ce samedi à l’occasion de l’Université d’été du parti à Montpellier. Il revient sur les enjeux de la rentrée, des mobilisations sociales aux municipales en passant par la défense de la paix.

La Marseillaise : Vous commencez par intervenir ce samedi, aux universités d’été du PCF à Montpellier, sur le parti pris du travail. Pourquoi ce thème ?

Fabien Roussel : C’est l’actualité, pour beaucoup de salariés la vie est de plus en plus dure, année après année, budget après budget. D’un côté, les riches s’enrichissent, de l’autre, les travailleurs, les salariés, les retraités voient leur pouvoir d’achat fondre. Le pire, c’est que même ceux qui travaillent n’arrivent plus à payer leurs factures, et ne reçoivent en réponse du gouvernement que du mépris. Des leçons de la part de ministres millionnaires ! Il y a vingt ministres millionnaires dans ce gouvernement, qui voyagent avec chauffeur, qui gagnent 20 000 à 30 000 euros par mois et disent aux Français de faire des sacrifices supplémentaires ! Alors oui, la question de la dignité du travail, de la vie chère sera au cœur de la rentrée pour nous, avec le parti pris de la paix.

Sur la question du travail, une petite musique oppose les travailleurs à ceux qui ne travaillent pas, qu’ils soient sans emploi ou retraités...

F. R. : C‘est le cœur de mon livre. Justement, j’ai bien entendu ces derniers mois combien tout est fait pour diviser les Français, entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas, et même les opposer en fonction de leur génération, entre public et privé, la campagne et les banlieues, leur couleur de peau, leurs origines… Tout est fait pour fracturer le peuple, abîmer la République. Et pendant que nous nous divisons, les financiers comptent leurs billets. C’est pour cela que j’appelle à ce que le monde du travail, qu’on ait un boulot ou pas, s’unisse et se mobilise, que l’on puisse enfin mettre les richesses que nous produisons au service du bien commun. Nous voulons vivre de notre travail, c’est cette campagne que nous voulons mener.

Les appels syndicaux se multiplient pour la rentrée, que ce soit dans l’énergie, la santé, mais il y a aussi cet appel à bloquer la France le 10 septembre. Est-ce que vous y appelez ?

F. R. : Il faut partir de la situation des Français qui souffrent, à qui on demande encore plus d’efforts. Et en face, les 500 familles les plus riches de France voient leur fortune augmenter, année après année. Il n’y a jamais eu autant d’inégalités dans notre pays et le gouvernement propose un budget encore plus dur. Il demande plus de sacrifices aux mêmes, toujours aux mêmes ! C’est bien légitime dans ce contexte-là que la colère monte de partout. C’est pour cela que nous serons de toutes les mobilisations, de celles des syndicats, des énergéticiens, des personnels de santé, des cheminots, de cette intersyndicale qui va se réunir le 1er septembre. Nous serons très attentifs à l’appel qu’elle lancera, pour le rejoindre. Et puis il y a aussi cette mobilisation citoyenne lancée avec ce slogan « bloquons tout ». C’est bien légitime que des citoyens appellent à se mobiliser. Bien sûr nous que nous en serons ! Nous serons de toutes les mobilisations qui appellent à la justice sociale, fiscale, climatique.

On entend parler de blocages, de retraits d’argents, de manifestations… Quelles modalités suivre pour ce 10 septembre ?

F. R. : C’est dans chaque lieu, dans chaque ville que chacun déterminera ses modes d’action. C’est pour cela que je suis plus attaché à soutenir l’appel des syndicats qui ont des modes d’action et revendications concrètes, discutées entreprise par entreprise, secteur par secteur. Quand il s’agit d’un mouvement citoyen, c’est plus vague. Mais ce n’est pas parce que cela reste vague qu’il ne faut pas le soutenir. Il faut respecter ce peuple qui se cherche, ne se retrouve pas dans les syndicats, les partis. Il vaut mieux l’accompagner que lui faire la leçon et le regarder avec défiance.

Cette défiance est aussi très vive dans ces groupes Telegram, dans leurs assemblées générales vis-à-vis des syndicats, des partis...

F. R. : Cette défiance existe depuis longtemps… Tout est fait pour creuser le fossé entre les salariés et les syndicats, les Français et les partis. C’est pour cela que la démocratie va mal. On a besoin de partis, de syndicats, de citoyens qui s’engagent. Appeler à s’engager dans l’action, même en dehors d’un syndicat ou d’un parti, c’est déjà un pas vers l’engagement. C’est pour cela que je soutiens cette démarche. Ce n’est pas au PCF de soutenir ce mouvement, mais à chaque citoyen engagé, y compris les militants communistes dans leur ville s’ils se retrouvent dans les mots d’ordre.

La principale cible de ce mouvement, c’est le budget du Premier ministre, qui dit qu’il faut être responsable face à la dette...

F. R. : La dette, la dette, la dette ! C’est le mistigri agité devant tous les Français pour leur demander de nouveaux sacrifices ! Ça fait aujourd’hui huit ans depuis que Macron est élu, huit ans qu’il nous demande des efforts toujours plus importants, travailler plus longtemps, gagner moins, payer plus les factures ! Et au final, la dette se creuse et les riches s’enrichissent. Nous ne croyons plus à leurs discours. Le remède qu’ils proposent d’affaiblir encore plus l’État est le pire des remèdes, celui qui peut conduire le pays à la récession. Ce dont le pays a besoin, c’est d’un État fort qui planifie l’économie, la transition écologique, la réindustrialisation, réinstalle des services publics, embauche, forme des jeunes. Nous avons besoin d’un bazooka d’investissements ! Nous proposons, nous, un choc d’investissements de 500 milliards d’euros sur cinq ans, pour répondre à tous les besoins du pays. Mais nous n’y arriverons pas juste avec une taxe Zucman ou un rétablissement de l’ISF comme le proposent d’autres à gauche. Il faut sortir le bazooka monétaire, utiliser l’argent des banques, de la banque centrale européenne.

Ce vendredi, l’ONU a déclaré l’état de famine à Gaza alors qu’Israël se prépare à une occupation. Comment arrêter cela ?

F. R. : Il faut faire plus ! Et ce n’est pas difficile, tellement peu a été fait. Ce qui se passe sous nos yeux aujourd’hui à Gaza nous horrifie tous. Ces massacres vont traumatiser toute une partie de la jeunesse de notre planète. Il y a un deux poids, deux mesures des chefs d’États de l’Union européenne notamment. Eux qui sont prêts à envoyer des soldats en Ukraine laissent mourir des enfants en Palestine. L’État de Palestine va être enfin reconnu, mais tellement tardivement qu’Emmanuel Macron risque de reconnaître un cimetière si on n’agit pas plus vite. Je demande à la France de mettre fin aux accords commerciaux avec Israël et d’arrêter d’importer des produits venant des territoires occupés, à l’Union européenne de mettre fin à l’accord de libre-échange avec Israël. Il faut aussi faire pression sur ces militaires appelés par le gouvernement raciste israélien à commettre ce génocide, faire appel à leur conscience. Les manifestations en Israël sont impressionnantes aujourd’hui pour demander le cessez-le-feu, le retour des otages et la fin de la guerre. La France devrait aussi menacer les soldats franco israéliens d’être convoqués au tribunal s’ils participaient à l’établissement de nouvelles colonies en Cisjordanie ou au massacre à Gaza.

Le Parlement israélien a approuvé mercredi la création d’une nouvelle colonie, ce ne sera pas trop tard pour une solution à deux États ?

F. R. : C’est pour cela que je dis qu’il y a urgence ! Le gouvernement israélien fait tout pour rendre impossible la solution à deux États, ils mettent en œuvre leur projet d’une nation juive éradiquant le peuple palestinien. Il faut accélérer, empêcher cette colonie dont l’objectif est d’expulser 5 000 Palestiniens de leur maison, de leur terre natale. Il y aura des communiqués pour condamner, mais que feront tous ces pays pour l’empêcher ? Il faut arrêter avec les déclarations, il faut agir.

On a aussi en tête les images du ministre israélien d’extrême droite Ben Gvir narguant le leader palestinien Marwan Barghouti en prison...

F. R. : Nous qui demandons depuis le début de cette guerre la libération des otages, nous réclamons aussi depuis des années la libération de Marwan Barghouti Nous en avons produit, des affiches et des tracts ! C’est un représentant de l’Organisation de libération de la Palestine, celui qui peut reconstruire un État de Palestine, unifier les Palestiniens. La France doit exiger sa libération. Vingt-sept ans en prison, c’est un prisonnier politique de la même dimension que Nelson Mandela. Sa libération permettra la réconciliation et la construction d’un État Palestinien.

Le PCF a signé un accord avec l’OLP, qu’est-ce que cela a permis ?

F.R. : Cet accord vise à ce que le PCF, avec les forces de gauche, les associations, organise des mobilisations pour une solution à deux États, le plus rapidement possible. C’est le sens de l’appel que je vais lancer ce samedi, aux Universités d’été. Nous allons proposer aux forces de gauches, aux associations, aux syndicats le plus rapidement une marche à Paris la plus large possible pour exiger la solution à deux États et des actes forts de la France pour empêcher le gouvernement Netanyahou de mettre en œuvre ses projets criminels.

La paix, c’est aussi en Ukraine, en particulier depuis la rencontre de Trump et Poutine en Alaska. Comment garantir cette paix ?

F. R. : C’est d’abord ne pas laisser deux dirigeants nationalistes se partager les territoires, les richesses qui se trouvent en Europe et sur la planète. Cette poignée de main entre ces deux hommes, c’est la pire image depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Deux dictateurs en puissance qui décident de s’asseoir sur les droits des peuples ! Nous appelons à ce que les nations européennes se réunissent rapidement pour créer leur propre traité de sécurité collective, garantissant la sécurité de chacun, jusqu’à la Russie. De Brest à Vladivostok, nous vivons sur la même terre, c’est à nous de créer les conditions d’une paix durable. Cela veut dire qu’il ne faut pas entrer dans des logiques de confrontation, et encore moins dans une économie de guerre qui conduit à accumuler des armes et à faire du continent européen une véritable poudrière. Ces centaines de milliards d’euros devraient plutôt être investis dans l’émancipation des peuples.

Il a justement eu cette autre poignée de main, entre Donald Trump et Ursula von der Leyen, pour notamment importer des armes étatsuniennes...

F. R. : C’est une trahison. Ce fut la douche froide de l’été de voir la présidente de la Commission européenne signer un accord avec Trump qui vassalise chaque nation et qui surtout risque d’appauvrir encore plus nos différentes économies. Nous refusons cet accord, et la France doit décider de le mettre à l’ordre du jour du Parlement, le soumettre au vote des députés, voire au vote du peuple français par un référendum, car les conséquences sont graves. Et nous appelons à ce que la France dise non à un tel accord et qu’il ne soit pas mis en œuvre.

Un autre chantier de cette rentrée politique, c’est la préparation des municipales. Quelles sont les ambitions du PCF, en France et en particulier dans le Sud ?

F. R. : L’élection municipale est une élection importante, parce que la commune est le dernier lieu de démocratie dans lequel les Français se retrouvent encore. Nous voulons prendre soin de présenter des programmes qui répondent le plus possible aux attentes des habitants, à construire les listes les plus larges possibles à gauche, avec des citoyens, dans chaque commune, chaque ville. Nous voulons montrer en quoi nous, communistes, sommes utiles. Il y a mille exemples que nous pourrions citer. Ici à Montpellier, nous sommes à l’initiative de la gratuité des transports ! Et c’est une proposition que nous portons dans toutes les grandes villes.

On voit les insoumis, parfois les écologistes qui veulent faire cavalier seul, au risque de voir des villes de gauche tomber...

F. R. : Je regrette ces choix. C’est leurs choix, c’est à eux qu’il faut poser les questions sur ce qui motive ces choix. Les Français ont besoin de voir des gens dans leurs communes prêts à s’unir, à travailler ensemble, même si peut-être nationalement des choses les séparent. Mais localement, il faut travailler ensemble pour la population. J’appellerai ce samedi aux rassemblements les plus larges au service des villes, des habitants. Nous voulons être utiles à ces rassemblements.

Les écologistes dans leur Université d’été plaident pour une primaire pour 2027. Quelle réponse vous leur donnez ?

F. R. : Ce n’est pas d’actualité.

L’unité à gauche, c’est peine perdue ?

F. R. : C’est en 2027 ! C’est dans deux ans, nous sommes aujourd’hui préoccupés par la dureté de la vie, le budget très dur que le gouvernement nous impose. Et les prochaines élections dans huit mois sont des élections locales, alors travaillons à cela. Empêchons que ce budget d’austérité soit mis en œuvre, et faisons en sorte que les meilleures listes l’emportent aux municipales.

Ce samedi, le maire LR de Saint-Raphaël inaugure un monument aux « 100 millions de morts du communisme ». Quelle a été votre réaction ?

F. R. : J’ai soupiré. Nous connaissons d’où viennent ce genre d’initiatives. La dernière fois que des stèles aux victimes du communisme ont été inaugurées en France, c’était sous Pétain. Cette initiative vient de la part d’un maire qui est soutien de Marine Le Pen, et donc d’un parti qui vient du Front national, créé par un ancien waffen-SS, par des collabos, dont le slogan c’est de « casser des métèques et tuer des communistes ». Cette stèle est une manière de réhabiliter l’extrême droite française et de pointer du doigt les communistes alors que les communistes français, eux, étaient du bon côté de la barricade. C’est aux habitants de Saint-Raphaël maintenant de s’exprimer, je ne vois pas ce que vient faire cette stèle avec les deniers de leur commune.

Propos recueillis par Yves Souben

 

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21 août 2025 4 21 /08 /août /2025 06:40

 

Avec le projet de budget 2026, le pouvoir a décidé de frapper fort, très fort contre le monde du travail.

Il s’enferme dans des politiques capitalistes qui ont déjà conduit à un désastre social comme en témoignent l’effondrement industriel en cours dans notre pays et les licenciements qui l’accompagnent, et à un désastre écologique comme l’ont encore montré le mégafeu de l’Aude, les dégâts des canicules de l’été ou encore les ravages de l’acétamipride que le pouvoir a voulu réintroduire avec la loi Duplomb.

Après l’annonce de la préparation du plus grand plan d’austérité de ces dernières décennies, les décisions estivales du pouvoir ont encore renchéri la note pour les travailleurs en précisant notamment le cadrage pour la réforme de l’assurance chômage. Une quatrième réforme depuis 2017 qui s’apparente à un acharnement contre les privés d’emplois sans aucune efficacité contre le chômage. On aimerait le même acharnement contre les 211 milliards d’euros d’aides aux grandes entreprises distribués sans critère !

Et les menaces pour le monde du travail sont d’autant plus grandes que le prétendu « accord » du 27 juillet entre le Président américain Donald Trump et la Présidente de la Commission européenne Von der Leyen cède tout aux exigences de l’impérialisme états-unien : droits de douane multipliés par neuf pour atteindre 15 %, une obligation d’achat de 750 milliards de dollars d’hydrocarbures ultrapolluants et d’armements US, 600 milliards d’investissements outre-Atlantique qui n’auront donc pas lieu en Europe…
Nous devons résister et bâtir un large front des nations et des peuples pour empêcher sa mise en œuvre. Que les peuples reprennent la main !

C’est d’autant plus nécessaire pour en finir avec la boucherie en Ukraine et pour mettre en échec l’offensive terrible de Netanyahou et de son gouvernement suprématiste et génocidaire.
Le pouvoir israélien est engagé dans une fuite en avant tant dans les crimes de masse que dans la politique de colonisation avec l’annonce du projet de colonie E1 pour tenter d’empêcher toute création d’un État de Palestine. Plus que jamais, l’heure est à se mobiliser pour le peuple palestinien avec toutes les forces disponibles, jusqu’en Israël même, où la mobilisation populaire grandit contre le pouvoir et pour la libération des otages.
Reprendre la main, cela implique d’engager avec force la riposte dans notre pays.

Emmanuel Macron et François Bayrou, serviteurs zélés du capital, accélèrent pour maintenir quoi qu’il en coûte le taux de profit des grands actionnaires du CAC 40 et pour tester notre capacité de résistance.

Accélérons nous-aussi et mettons à l’ordre du jour une immense riposte de classe, un front social et politique contre la politique Macron–Bayrou !

Nous le savons, une telle riposte ne se décrète pas, elle se construit avec le monde du travail par une action coordonnée des forces syndicales, associatives, politiques, dans leurs rôles respectifs.

Le PCF a un immense rôle à jouer pour y contribuer, en allant à la rencontre des salariés, aux portes des entreprises ; en dialoguant partout dans nos villes et nos villages avec toutes et tous ceux qui veulent se mobiliser ; en soutenant l’appel de l’intersyndicale qui se réunira à nouveau le 1er septembre et la mobilisation du mouvement associatif ; en mettant en débat avec toutes et tous et avec nos partenaires des forces de gauche un projet pour la France, des propositions pour le progrès et la paix qui ouvrent une alternative à la politique capitaliste et belliciste en cours comme nous le portons avec les 10 grands objectifs[1] adoptés avant l’été ; en rassemblant largement partout dans nos communes autour de listes municipales de gauche à la hauteur des attentes des habitantes et des habitants.

Ne laissons pas ce pouvoir et son système à bout de souffle nous décourager, relevons la tête ensemble, agissons pour l’intervention populaire la plus large.
Faisons de cette rentrée une rentrée décisive pour prendre le parti du travail et unir le monde du travail. À l’heure du 80e anniversaire de la Sécurité sociale, posons avec lui les bases d’un mouvement inédit de réappropriation sociale !

Igor Zamichiei

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18 août 2025 1 18 /08 /août /2025 14:35
Colonisation en Cisjordanie : « Ensemble pour sauver la ferme Hakoritna ! » - Tribune dans L'Humanité
Colonisation en Cisjordanie : « Ensemble pour sauver la ferme Hakoritna ! »

Tribune

150 personnes, maires, parlementaires, syndicalistes, artistes apportent leur soutien à la ferme Hakoritna, exploitation agricole palestinienne, menacée de destruction par la colonisation de la Cisjordanie. 

Le 7 août dernier, les forces d’occupation israéliennes ont ordonné la destruction de la ferme Hakoritna, située dans la ville de Tulkarem, en Cisjordanie. La famille Taneeb, propriétaire des lieux depuis près de 70 ans, a découvert des documents placardés sur les serres et les bâtiments de l’exploitation familiale, ordonnant sa démolition sous 20 jours, pour des raisons de « sécurité ».

Le prétendu risque sécuritaire vient en réalité de la proximité de la ferme avec le « mur de la honte » qui traverse la Cisjordanie. Construit illégalement en 2003 (un avis consultatif de la Cour internationale de Justice, rendu en juillet 2004, déclare que la construction du mur viole le droit international), ce mur a coupé en deux le terrain des Taneeb, qui est passé de 6 hectares à 3 hectares. La ferme Hakoritna ne représente aucun danger : il n’y pousse que des tomates, des concombres et d’autres produits destinés à nourrir la population.

Ce n’est pas la première fois que cette ferme est dans le viseur de l’occupant israélien. Elle a subi pas moins de 5 attaques majeures entre 1999 et 2025. Ces attaques ont notamment entraîné l’incendie d’une partie des cultures, la destruction des systèmes d’irrigation et des routes d’accès par des bulldozers, ainsi que des tirs à balles réelles contre les agriculteurs.

Cette violence n’est pas anecdotique. Depuis plusieurs années, Fayez Taneeb accueille des voyageurs venus d’horizons divers et voyage à travers le monde pour parler de souveraineté alimentaire.

La défense de la souveraineté alimentaire du peuple palestinien est, pour ce maraîcher militant, le combat de toute une vie.

 

Ces menaces de destruction interviennent dans un contexte où la colonisation en Cisjordanie s’intensifie et devient de plus en plus violente. Les membres de la famille Taneeb sont inquiets, mais ils n’abandonnent pas et ont prévu d’aller en justice pour défendre leurs droits. Néanmoins, ils n’ont aucune confiance dans une justice chapeautée par un gouvernement d’extrême droite, qui a toujours été un fervent soutien des colons et de la colonisation illégale. Fayez, sa femme et ses fils ont mis toute leur vie dans cette exploitation agricole, et c’est pourquoi ils en appellent à la solidarité internationale.

En réunissant un maximum de signatures, nous contribuerons à faire connaître le combat pacifiste, juste et nécessaire des Taneeb, et Israël ne pourra pas agir en toute impunité dans l’indifférence générale.

Les premiers signataires

ACCOMIATO Marie, retraitée.

ALACHMI Lise, citoyenne.

ALARIS Nicolas, conseiller municipal de la ville de Sartène.

ALESANDRI Jean, enseignant.

ALESANDRI Juliette, enseignante.

ALEZARD Lysiane, militante communiste.

ALFONSI Jean-Baptiste, citoyen.

AMIDEI Jean-Louis, retraité.

BACCHI Jérémy, sénateur PCF des Bouches-du-Rhône.

BASTELICA Etienne, conseiller municipal de la ville d’Ajaccio.

BASTELICA Sacha, porte-parole de Via Citadina.

BATTESTI Léo, chef d’entreprise.

BELL LLOCH Pierre, Maire de Vitry-sur-Seine.

BENARD Edouard, député PCF de Seine-Maritime.

BESSON Killian, journaliste sportif.

BIANCHI Dume, militant nationaliste corse.

BIDARD Hélène, adjointe PCF à la Maire de Paris en charge de l’égalité femmes hommes, de la jeunesse et  de l’éducation populaire, membre du secrétariat politique d’European Left.

BLANCHET Véronique, élue à Pont-l’Abbé.

BLANDIOT-FARIDE Charlotte, maire de Mitry Mory, présidente de l’AJPF.

BOURGEOIS Davia, présentatrice TV.

BROSSAT IAN, sénateur de Paris, porte-parole du PCF.

CAILLAUD CROIZAT Pierre, petit-fils d’Ambroise Croizat.

CARN Martine, conseillère municipale PCF à Plougonven.

CARUANA Christelle, coordinatrice du mouvement Debout! en Corse.

CASAMARTA Jacques, militant associatif à Per a Pace.

CERMOLACCE Audrey, adjointe au maire de Septèmes-les-Vallons.

CERVANTES Jean-Christophe, maire adjoint de Clermont-Ferrand et conseiller métropolitain de Clermont Auvergne Métropole.

CINEUX Cyril, adjoint au maire de Clermont-Ferrand et vice-président de Clermont Auvergne Métropole.

Cukierman CUKIERMAN Cécile, sénatrice de la Loire, présidente du groupe Communiste, Républicain, Communiste et Écologiste – Kanaky (CRCE – K) au Sénat.

BETTI Michelle, fonctionnaire territoriale.

CANNATA Mario, retraité de l’Education Nationale.

CASANOVA Yannick, cinéaste.

CHASSAGNE Henri, secrétaire fédéral des Jeunes Communistes du Val-de-Marne.

CHIOCCA Michèle, enseignante.

CHIOCCA LARNAUD Paul, infirmier.

CHOUET Julien, secrétaire départemental du PCF de Dordogne.

CHOURY Isaline, présidente des “Ami·e·s de Danielle Casanova – Histoire et mémoire”.

COMBIS Caroline, attachée presse.

CORFMAT Christine, élue à Loctudy.  CYPEL Sylvain, journaliste.

DAVI Hendrik, député EcoS des Bouches-du-Rhône.

DEJEAN Jean-Frédéric, secrétaire de la section PCF d’Arles, conseiller municipal de la ville d’Arles.

DELACROIX Simon / THE TOXIC AVENGER, musicien.

DELAPORTE Arthur, porte-parole des Socialistes à l’Assemblée Nationale.

DELAVALLE Pierre-Jean, auteur.

DEMAILLY Serge, retraité.

DEMARCHI Nina, citoyenne.

DEMICHEL Francine, présidente d’honneur de la LDH de Corse.

DEMOLDER Michel, maire de Pont Péan.

DE RAUGLAUDRE Timothée, journaliste et auteur.

DUPONT Ismaël, conseiller départemental du Finistère, élu municipal PCF de la ville de Morlaix.

DURASTANTI Anne, trésorière de l’association Corsica Palestina.

DURASTANTI Christiane, professeure retraitée.

EL BAKKALI Samir, conseiller municipal à Clermont Ferrand et métropolitain à Clermont Auvergne Métropole.

LAFAYE Elsa, conseillère municipale PCF à Fougère.

FAURE Christine, conseillère municipale de Cournon et métropolitaine à Clermont Auvergne Métropole.

FROUIN Camille, créatrice de contenu.

GALEAZZI Martine, citoyenne.

GALLAIS Magali, maire adjointe de Clermont-Ferrand et conseillère métropolitaine à Clermont Auvergne Métropole.

GAMBACHE Patrick, premier adjoint PCF au maire de Morlaix.

GIUDICELLI Jean-Pierre, retraité.

GOMES Barbara, conseillère déléguée de Paris à la protection des locataires porte-parole du PCF.

GORI Serge, retraité.

GOUDY Léo, militant communiste.

GOVI-MATTEI Pitrina, militante pour une paix juste et durable au Proche-Orient.

GRELAUD Gladys, conseillère régionale de Bretagne (PCF).

GUITARD Alice, militante PCF, adjointe au maire du 4eme arrondissement de Lyon  HERBIN Gwenn, co-secrétaire fédérale du PCF de Maurienne.

HERE Jacqueline, maire adjointe de quartier à Brest, conseillère départementale PCF du Finistère.

HUON Joëlle maire de Plouigneau (PS) et Conseillère départementale du Finistère

JASSERAND Bernard, maire adjoint PCF de Quimper.

JEGOU Alain, militant comuniste.

KARAGOZ Schahin, secrétaire de la section PCF d’Orléans.

KOUKAS Nicolas, conseiller municipal de la ville d’Arles.

LABRO DELLION Alice, journaliste.

LAINE Camille, secrétaire départementale du PCF de l’Aube.

LAKEHOUL Assan, secrétaire général du Mouvement Jeunes Communistes de France.

LALANDE Sabine, conseillère régionale Debout! des Pays de la Loire.

LANDRY Tom, rédacteur en chef du journal l’Avant-Garde.

LARNAUD Gilles, postier retraité.

LEANDRI Marjorie, travailleuse sociale.

LECA Martine, enseignante, militante LFI.

LECLERC Patrice, maire de la ville de Gennevilliers.

LE HUEC Guenola élue PCF à Lanester (Morbihan)

LEMAIRE Valentin, militant communiste.

LEOSTIC Claude, membre de l’AFPS.

LE NET Camille, orthophoniste.

LE PAPE Florian, élu ville de Marseille (9/10), responsable des questions de paix au PCF des Bouches-du-Rhône.

LEROY Marc-Antoine, secrétaire de la section PCF d’Ajaccio.

LOMBARD Clara, coordinatrice du groupe local parisien de Debout!

LORENZI Antoinette, journaliste honoraire.

LOVIGHI Catherine, cadre Activités Sociales de l’Énergie.

LOŸE Marie-Dominique, militante associative.

LUC Hélène, sénatrice honoraire, militante de l’AFPS.

LUCIANI Paul-Antoine, premier adjoint au maire d’Ajaccio de 2001 à 2014, président du groupe communiste à l’Assemblée de Corse de 1992 à 2004.

MAOUDJ Danièle, poète.

MARIANI Charles, retraité de la fonction publique.

MARTELLI Roger, historien, revue Regards.

MATTEI Simon-Pierre, concepteur de jeux, militant LFI.

MC MULLAN Michael, militant pour pour une paix juste et durable au Proche-Orient.

MICHELETTI HUERTAS Ella, journaliste.

MIQUEL Pierre, secrétaire fédéral du PCF du Puy-de-Dôme, conseiller municipal de la ville de Clermont Ferrand.

MIZOULE Lucie, conseillère municipale à Clermont Ferrand et métropolitaine à Clermont Auvergne Métropole.

MONGIN Camille, secrétaire nationale de l’Union des Etudiants Communistes.

MOURY José, premier adjoint au maire de Bobigny.

MUSELLI COLONNA Pierre-Ange, salarié de La Poste, militant syndical et communiste.

NEJJARI Sofian, militant.

NORDEE Maxime, cadre retraité.

OLLANDINI Philippe, militant Inseme a Manca.

ORSONI Pierre Alexandre, photographe.

OTTAVIANO Béatrice, citoyenne.

OUZOULIAS Pierre, vice-président du sénat.

OZTORUN Ozer, secrétaire de la fédération PCF du Val de Marne.

PACCOU André, délégué corse et membre du comité national de la LDH.

PACCOU MATTEI Christine, membre du bureau de la LDH Corse.

PALDACCI Colomba, esthéticienne.

PECHON Jeanne, ancienne secrétaire nationale de l’UEC et coordinatrice nationale du MJCF.

PELETAN Marie-France, membre de Corsica Palestina.

PERRIN Jérémie, réalisateur.

PEU Stéphane, député PCF de Seine-Saint-Denis, président du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine à l’Assemblée Nationale.

PICOT Julien, secrétaire de la section PCF de Nice.

PIETRI MINICONI Angelina, citoyenne.

PIERUCCI Joachim, secrétaire fédéral des Jeunes Communistes de Haute-Corse.

QUERIC Catherine conseillère départementale du Morbihan (PCF) 

RAINERO Pierre, ancien conseiller régional de Bretagne et adjoint au maire de Quimper.

RAINERO Yvonne, conseillère municipale PCF à Quimper.

RANNOU Jacques, Maire délégué de Kernevel, commune associée à Rosporden, militant PCF.

RASHMAWI Nora, retraité, ancienne chef de cabinet de la mission de Palestine en France.

RAUD Lena, coordinatrice nationale du MJCF.

REID ARBELOT Mereana, députée de Polynésie Française.

ROULET Adeline, militante communiste.

ROUSSEL FABIEN, secrétaire national du Parti Communiste Français, Maire de Saint Amand les Eaux.

SANTAMARIA Michèle, retraitée.

SANTONI Thomas, président de l’association Corsica Palestina.

SCHMITZ Jérôme, médecin.

SCHMITZ Lucas, militant communiste.

SIFFER ELSA, militante communiste.

SIMEONI Joseph, professeur agrégé d’Histoire, conseiller municipal et communautaire de Mulhouse Alsace agglomération.

SIMONETTI Joseph, retraité éducation nationale.

SITHAMMA Monique, élue à Relecq Kerhuon.

STEFANI Michel, secrétaire régional du PCF en Corse.

TARDIEU Sylviane, Maire adjointe de Clermont Ferrand.

TESSIER Nathalie, secrétaire de la section PCF du 8ème arrondissement de Marseille, conseillère municipale de la ville de Marseille.

THORONET Angela, enseignante.

TIRROLONI Michel, retraité.

TRAMONI Michel, Maire de Bilia.

TRINQUIER Robert, conseiller municipal de Jacou.

TARAN Marec, conseiller municipal de Brest, secrétaire fédéral des Jeunes Communistes du Finistère.

TORRE Jean-Yves, paysan.

TROADEC Christian, Maire de Carhaix, président de Poher Communauté, conseiller régional de Bretagne.

VARAILLAS Marie-Claude, Sénatrice de Dordogne.

VILLALBA Josefa, retraitée.

YILDIZ Umit, Conseiller municipal délégué, Sevran

ZANEGUY Gaëlle Adjointe au maire à Saint-Thégonnec et conseillère départementale du Finistère

 
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18 août 2025 1 18 /08 /août /2025 06:55
L'éditorial de Rosa Moussaoui -En Israël, les fascistes Smotrich et Ben Gvir enchaînent les ignominies (L'Humanité, 18 août 2025)

L’un comme l’autre, ils franchissent une à une les frontières de l’abjection, violent ostensiblement toutes les règles du droit international, revendiquent sans ambages leurs desseins colonialistes, expansionnistes, suprémacistes. En déclarant son intention d’approuver l’implantation de nouvelles colonies entre Jérusalem et Maale Adumim pour couper la Cisjordanie en deux, le ministre fasciste des Finances d’Israël, Bezalel Smotrich, n’a pas fait mystère de sa volonté d’anéantir la possibilité d’un État palestinien contigu et viable pour imposer une souveraineté israélienne de facto au-delà de la ligne verte.

Dans la même séquence, une autre figure de l’extrême droite israélienne, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, faisait irruption dans la cellule de Marwan Barghouti pour menacer le plus célèbre prisonnier politique palestinien, condamné à cinq peines de prison à perpétuité, détenu depuis 2002, et soumis depuis le 7 octobre à des conditions carcérales d’une insoutenable cruauté : isolement, torture, négligences médicales.

Sur les images diffusées par le pouvoir israélien, le « Mandela palestinien » est apparu méconnaissable, crâne rasé, visage émacié. « Quiconque s’en prend à la nation d’Israël, nous l’éliminerons ! » vocifère à son endroit Ben Gvir, croyant humilier ainsi un leader palestinien jouissant d’une grande popularité, dont la libération serait décisive pour faire renaître un espoir de paix et avancer vers une solution à deux États. Venant d’un gouvernement contesté, de plus en plus isolé sur la scène internationale, cette provocation calculée est d’abord un aveu de faiblesse.

Plus de 10 800 prisonniers politiques palestiniens sont incarcérés dans les geôles israéliennes. Ces détenus sont délibérément affamés, exposés à des traitements inhumains et dégradants, dévorés par des maladies de peau. La pression extérieure pour leur libération doit s’intensifier. La mobilisation citoyenne, politique, diplomatique pour la reconnaissance de l’État de Palestine doit s’amplifier. À l’ignominie de Netanyahou, Smotrich et Ben Gvir, les peuples n’ont que deux armes à opposer : la solidarité internationale, la force de la loi.

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15 août 2025 5 15 /08 /août /2025 15:43
Pétition intersyndicale : Monsieur Bayrou, écoutez la voix des salarié·es !

328 764 signatures ce 15 août 2025 

 

Le PCF salue la riposte intersyndicale au projet de budget 2026 par le lancement de la pétition « Budget : les sacrifices pour le monde du travail, ça suffit » qu’il invite à signer largement.

JE SIGNE LA PÉTITION

Nous partageons le constat d’un budget d’« une brutalité sans précédent » contre les travailleurs et les travailleuses du pays et l’idée qu’« il existe des solutions qui intègrent les plus hauts revenus comme la contribution des entreprises ».

Le Premier ministre et le gouvernement doivent entendre ce message. Le pays a besoin d'un autre budget.

Le PCF se tient aux côtés des organisations syndicales pour contribuer, dans le respect de nos rôles respectifs, à une riposte populaire d’ampleur à ce projet de budget. Nous appuierons toute date de mobilisation décidée par les organisations syndicales.

A l'opposé de la politique du pouvoir, nous proposons d'augmenter les salaires et les pensions, baisser le prix de l'électricité, garantir tout de suite l'égalité professionnelle, l'emploi et la formation pour tous et pré-recruter des dizaines de milliers d'agents pour nos écoles, nos hôpitaux, nos trains, nos commissariats et nos tribunaux, développer l'industrie et l'agriculture pour répondre aux besoins, relever les défis énergétique, climatique et alimentaire, et agir pour la paix par la diplomatie et le respect du droit international, en Ukraine et à Gaza !

Face au braquage inédit de nos richesses, l'heure est à prendre le pouvoir sur l'argent et sur les choix des entreprises et du pays :

  • Nationaliser ou mettre en coopérative les grandes entreprises stratégiques, avec des pouvoirs d’intervention de l’Etat, des collectivités, des salariés et de leurs représentants qui doivent avoir un droit de veto et de contre-propositions
  • Créer un pôle public bancaire
  • Instaurer des critères et un contrôle sur les 211 milliards d'aides aux entreprises
  • Faire davantage contribuer le capital et les grandes fortunes
  • Engager un réel plan de lutte contre la fraude fiscale.

Paris, le 23 juillet 2025

Parti communiste français

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14 août 2025 4 14 /08 /août /2025 06:00
« Débloque ta préf' » : l’outil de mobilisation pour le droit au séjour lancé par la députée communiste Elsa Faucillon - Gaël de Santis, L'Humanité, 3 août 2025
« Débloque ta préf' » : l’outil de mobilisation pour le droit au séjour lancé par la députée communiste Elsa Faucillon

Pétition, rassemblements : dès septembre, la députée communiste Elsa Faucillon et d’autres parlementaires lanceront la campagne « Débloque ta préf' » pour rendre visibles et dénoncer les entraves mises au droit au séjour, face au climat politique anti-immigrés.

Gaël De Santis 3 août 2025 

Pourquoi avoir lancé la campagne « Débloque ta préf’ » ?

Elsa Faucillon

Députée PCF des Hauts-de-Seine

Alors qu’elles ont fait toutes les démarches à temps, de nombreuses personnes se retrouvent sans titre de séjour ou sans renouvellement de leur titre de séjour. En circonscription, nous sommes sollicités, interpellés en permanence. Du fait des retards en préfecture, ces personnes étrangères perdent parfois leur travail ou la possibilité d’en avoir un. Il arrive que faute de titre de séjour, elles n’accèdent pas au logement social qui leur avait été attribué. Parfois, elles perdent des prestations sociales, ne peuvent plus faire valoir certains droits.

Et souvent, il s’agit de personnes très insérées dans la société française. En discutant avec d’autres députés, j’ai vu que ce n’était pas un problème spécifique aux Hauts-de-Seine : c’est un problème global, mais renforcé dans les préfectures où il y a beaucoup de demandes au service des étrangers. Devant ce constat, avec d’autres, je me suis dit qu’il y avait besoin d’un outil de mobilisation pour les personnes concernées. Avec la dématérialisation des demandes et des renouvellements de titres de séjour, les personnes concernées sont invisibilisées. Le but de la campagne est de montrer les effets que cela produit dans la vie quotidienne.

D’où vient le problème : des politiques d’austérité ou des politiques anti-immigrés ?

Les deux. François Bayrou annonce une attaque en règle contre les services publics, avec le non-remplacement d’un tiers des départs en retraite. Il y a bien eu des augmentations d’effectifs dans les services des étrangers, mais insuffisantes. Les problèmes sont connus mais les moyens ne suivent pas. La procédure administration numérique pour les étrangers en France (Anef) est faite pour que les gens s’y perdent, elle démontre une volonté politique d’entrave à l’accès au séjour. La loi immigration comme la circulaire Retailleau témoignent d’un climat anti-immigrés plus général.

 

La circulaire Retailleau pose-t-elle un problème ?

Oui. La loi immigration est censée primer sur cette circulaire. Et alors qu’on pouvait penser que la partie du texte de loi sur les métiers en tension aurait pu créer quelques régularisations supplémentaires par le travail, c’est la circulaire, dans son versant le plus restrictif, qui prime. Les admissions exceptionnelles au séjour sont d’une grande exceptionnalité.

Quels outils cette campagne met-elle à disposition des personnes concernées ?

Dès à présent, une pétition pour pouvoir signer, partager autour de soi et témoigner est en ligne. Il faut qu’on se rende compte de ce que cela fait peser sur la vie des personnes, mais aussi de leur famille. Car, on l’ignore, c’est souvent une affaire de famille. Face aux démarches administratives dématérialisées, je suis souvent sollicitée par un enfant, un voisin. Le récit doit rendre visible certaines exigences. Il faut un meilleur accueil physique en préfecture. Cela demande des moyens.

Et nous demandons que les personnes se voient délivrer un document permettant de montrer qu’elles sont en règle, qu’elles ont fait les démarches dans les temps impartis. Cela passe soit par un récépissé, soit par une attestation provisoire d’instruction. La pétition sera remise au ministère de l’Intérieur fin septembre. La dématérialisation fait qu’on ne voit plus de files interminables devant les préfectures. Pourtant, elles existent bel et bien. Il y a besoin de les matérialiser. À la rentrée, il y aura des initiatives devant les préfectures.

Vous intervenez beaucoup auprès des préfectures. À quel type de réactions faites-vous face ?

J’agis essentiellement pour des situations particulières. Je vois bien qu’il n’y a pas d’hostilité aux renouvellements de titre : quand il y a un risque de perte de travail ou de droits, les fonctionnaires s’attachent à régler la question au plus vite. Dans les services des étrangers, personne ne raconte que tout se passe bien, que les moyens sont à la hauteur. Ils se battent pour avoir davantage de personnel.

Comme dans d’autres services publics, il y a beaucoup de vacataires. Cela entraîne un turn-over important, alors que la complexité du droit des étrangers plaiderait pour que les personnels restent dans la durée afin de se former. En revanche, le discours tenu, c’est que cela va s’arranger. Mais cela ne s’arrange pas, cela empire. On nous dit que les procédures Anef 2.0 vont améliorer les choses. Alors que nous demandons une alternative humaine à la dématérialisation, on nous parle de la mise en place d’une procédure dématérialisée appuyée par l’intelligence artificielle.

 

« J’ai perdu plusieurs contrats de travail » : comment la dématérialisation des demandes de titre de séjour transforme des étrangers en situation régulière en sans-papiers

Mise en place en 2020, la plateforme Anef, censée moderniser la gestion des titres de séjour pour les étrangers en France, accumule les dysfonctionnements. Perte d’emploi, de prestations sociales… Les conséquences sont dramatiques.

Nadège Dubessay Émilien Urbach

Dès l’entrée, les photos s’étalent sur le mur qui donne sur le salon, à côté d’un grand mandala peint par Carole. Des morceaux de vie épinglés défilent : vacances au pays, mariage, naissance de Camille… « Tu veux boire un thé ? » Le sourire de Lomnath masque à peine des traits tirés, signe de longues nuits passées à cogiter.

La bonne nouvelle tant attendue vient tout juste de tomber, ce matin, alors qu’il ouvrait la page du site de l’administration numérique pour les étrangers en France (Anef) – un rituel quotidien. « Regarde ! » dit-il en montrant le bout de papier imprimé : une « attestation de décision favorable » pour une demande de renouvellement de son titre de séjour.

Sans papiers pendant deux mois à cause des retards administratifs

En clair, un précieux document qui lui rouvre ses droits, en attendant sa carte de séjour, valable deux ans. Voilà deux mois que le musicien indien, marié depuis six ans à Carole avec qui il a eu la petite Camille, 4 ans, était sans papiers à cause des retards de la préfecture.

Son dernier titre de séjour « vie privée et familiale », d’une durée de deux ans, avait expiré en octobre. S’en est suivi un récépissé de trois mois. Puis un autre. Puis plus rien. Lomnath se marre, amer. Depuis huit ans qu’il vit en France, il ne compte plus les récépissés, les « attestations de prolongation », qu’il a accumulés.

Il était déjà resté trois mois sans papiers, faute d’avoir reçu à temps un énième récépissé de la préfecture en attendant un titre de séjour. « J’ai perdu plusieurs contrats de travail, en France et à l’étranger. Je n’ai pas pu aller voir ma mère, très malade, en Inde. »

Il grimace : « Fait chier tout ça ! » Sa demande d’une résidence de dix ans lui a été refusée, à cause de son français : pas au niveau, selon les critères de plus en plus sévères du ministère de l’Intérieur. « Il faut savoir l’écrire, soupire Carole. En Inde, ce n’est pas le même alphabet. C’est très dur. »

Une administration dématérialisée et des droits invisibilisés

Les six cents heures de français, imposées par l’office de l’immigration pour la délivrance de son premier visa, lui ont permis d’obtenir la certification de niveau A1. C’est le A2 qui est demandé pour une résidence de dix ans (dès janvier 2026, ce sera le B1, encore plus exigeant).

Mais comment suivre des cours de français quand on travaille ? À moins de prendre des cours particuliers, hors de prix… Carole raconte le stress, les tensions dans le couple provoquées par une administration défaillante, complètement dématérialisée, aux démarches complexes et répétitives : « Parfois, on te demande certains documents alors que tu les as déjà envoyés trois ou quatre fois, et on te lance un ultimatum : dernière relance après clôture du dossier. Et tu n’as personne en préfecture, aucun interlocuteur, pour expliquer ta situation. »

Plusieurs fois, en panique, ils ont dû faire appel au maire de leur commune du Val-d’Oise afin qu’il intervienne auprès de la préfecture. Le regard vide, Carole se tourne vers Lomnath : « Franchement, je ne sais pas comment il fait. Moi, j’aurais lâché l’affaire depuis longtemps. »

La Défenseure des droits Claire Hédon tire la sonnette d’alarme

Déployée depuis 2020 – d’abord pour les étudiants puis, en 2023, pour l’ensemble des étrangers –, la dématérialisation totale des demandes de titres de séjour, via la plateforme Anef, devait faciliter leur accès aux droits, selon les promesses du ministère de l’Intérieur.

Le « choc de simplification », dixit la Place Beauvau, se traduit par un choc tout court, violent. Impossibilité d’ajouter des pièces jointes, de modifier ses coordonnées ou son mot de passe, de joindre la préfecture, retards chroniques pour l’obtention du titre de séjour qui se transforment – au mieux – en réception de récépissés à répétition…

En décembre 2024, la Défenseure des droits, Claire Hédon, dénonçait les « atteintes massives aux droits » provoquées par cette dématérialisation. Entre 2020 et 2024, l’autorité administrative indépendante a enregistré une augmentation de 400 % du nombre de réclamations en matière de droits des étrangers.

« Dans l’immense majorité, ce sont les titres de séjour et leur renouvellement qui plongent les étrangers dans des situations dramatiques », explique l’institution, qui note que, parmi les personnes touchées, « un nombre croissant correspond à des étrangers en situation régulière, parfois depuis de très longues années et, pour certains, titulaires de titres de séjour pérennes comme des cartes de résidents de dix ans ».

Menacée d’expulsion malgré six ans de travail en France

Stéphane Maugendre, vice-président du Syndicat des avocats de France, le confirme : depuis la dématérialisation, « il n’y a pas un seul exemple sans difficultés, retard ou un traitement complètement aberrant des situations ». Darcilène ne le sait que trop bien. Elle a quitté le Brésil pour Nice en 2019, d’abord avec un visa étudiant. Depuis six ans, cette mère de trois enfants travaille en Ehpad comme assistante de vie.

« Mon titre de séjour expire demain, souffle-t-elle. Mon employeur m’a prévenue : il ne pourra pas me garder. La CAF m’a déjà retiré mes aides, 616 euros. Comment je vais faire pour payer un loyer de 950 euros ? » La jeune femme, qui maîtrise parfaitement le français, a envoyé son certificat B1 en préfecture. Toujours pas de réponse. Le regroupement familial avec son mari brésilien lui a été refusé.

« J’essaie de rester calme, pour ne pas transmettre mon stress à mes enfants. Mais je ne me sens pas bien », soupire-t-elle avant de lâcher : « Le gouvernement veut dégager les étrangers. Moi, je tiens bon grâce à mes enfants. Mais je me dis que, tout ça, c’est calculé. »

Stéphane Maugendre abonde : « Il n’y a aucune volonté de résoudre le problème. Même nous, spécialistes, nous avons du mal à nous y retrouver dans les procédures. Nous savons que les préfectures ont classé sans suite un nombre incalculable de dossiers. Certains étrangers peuvent ainsi se retrouver avec une obligation de quitter le territoire (OQTF). Cela va avoir l’effet escompté par le gouvernement : ils finiront par dire « on s’en va ». »

Un simple déménagement devient un parcours du combattant

Claire Hédon a voulu peser de son influence pour que la dématérialisation soit accompagnée. En vain : « On a réduit les effectifs dans les préfectures », constate-t-elle.

« Lorsque nous sommes allés à la permanence du défenseur des droits de notre département, on nous a rétorqué qu’il fallait être dans une situation catastrophique pour que ça bouge, et encore », se désole Sabrina.

Avec Ivan, son mari cubain, ils sont arrivés en France en 2023, après avoir vécu sept ans à La Havane et mis au monde leur fille, Ivanna. Tout avait plutôt bien commencé. Elle trouve rapidement un boulot dans le tourisme.

Lui décroche une formation en alternance dans la climatisation, grâce à Pôle emploi. Jusqu’au jour où ils ont le malheur de déménager dans un autre département de la région parisienne.

« Le dossier d’Ivan n’a pas suivi, raconte Sabrina. Il n’est toujours pas traité. La plateforme indique « défaut de service ». En attendant, Ivan accumule les récépissés et s’est déjà retrouvé sans papiers. Son employeur l’a pris deux fois en CDD, mais, sans titre de séjour, il n’a pas pu le garder. »

Les dizaines de mails envoyés en préfecture subissent tous le même sort : une réponse automatique. Sabrina ne décolère pas : « Ivan aurait pu avoir un CDI. Son boss était prêt à l’embaucher. Sans Ivanna, je pense que nous aurions quitté la France. »

Les ravages de la précarité administrative

Brice, lui, en est à son… huitième récépissé. En 2017, il part de la Côte d’Ivoire avec un visa d’affaires. Toute sa famille réside en France depuis longtemps, tous ont eu la naturalisation. Il décide de rester avec eux. Père d’une petite fille de 3 ans, il fait une demande de régularisation en tant que parent d’enfant français.

Entre-temps, il se forme à l’informatique et trouve un travail bien payé. Son employeur intervient plusieurs fois en préfecture : « Mais, avec des récépissés de trois mois, il a été obligé de me licencier. » Aujourd’hui, à 38 ans, Brice vit chez ses parents.

Sans travail, sans aucun droit, il ne peut prétendre à un logement HLM ni même au chômage. « J’ai été bénévole dans un tas d’associations, y a pas plus intégré que moi », s’exclame celui qui avoue avoir pensé au suicide. « Je n’en peux plus de cette précarité. »

Il semble bien que toutes ces situations, ces vies malmenées ne troublent pas le ministère de l’Intérieur. Au contraire. À partir de janvier 2026, l’obtention des titres de séjour sera soumise à une plus grande maîtrise de la langue française via un examen. La plupart des cours obligatoires de français seront… dématérialisés.

 

La CGT reçue Place Beauvau

Début juillet, le collectif Droits des travailleurs migrants de la CGT a rencontré le ministre de l’Intérieur : « Nous avons insisté sur nos revendications, explique Gérard Ré, secrétaire confédéral du syndicat.

Lorsqu’un travailleur fait une demande de renouvellement, il devrait pouvoir continuer à travailler avec un récépissé. » Aujourd’hui, sans preuve du dépôt de dossier, les travailleurs risquent suspension ou licenciement. « Par ailleurs, les travailleurs avec un titre de séjour “salarié” dépendent totalement des employeurs, qui doivent demander des autorisations de travail mais ne le font pas toujours, ajoute-t-il. Si le travailleur ne peut pas présenter cette autorisation lors de sa demande de renouvellement, son dossier peut être bloqué. » Et il risque la rupture de droits.

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14 août 2025 4 14 /08 /août /2025 06:00
Budget : plutôt que de taxer les ultra-riches, l’exécutif s'attaque encore aux chômeurs et aux précaires (Léa Darnay, L'Humanité, 10 août 2025)

En plein cœur de l’été, le premier ministre lance une nouvelle offensive contre les droits des demandeurs d’emploi. Les syndicats dénoncent un plan d’austérité déguisé ciblant une fois de plus les plus précaires.

Léa Darnay, L'Humanité, 10 août 2025 

Les privés d’emploi sont devenus le bouc émissaire favori du gouvernement. Dans une lettre de cadrage adressée ce vendredi 1er août aux « partenaires sociaux », le premier ministre exige que syndicats et patronat trouvent, d’ici au 15 novembre, entre 2 et 2,5 milliards d’euros d’économies annuelles dès 2026. Objectif final : atteindre au moins 4 milliards par an à partir de 2030, pour « participer à l’effort budgétaire ».

L’intersyndicale (CGT, FO, CFDT, CFE-CGC, CFTC), dans un courrier commun, dénonce une « attaque en règle » dépourvue de « justification légale » et « stigmatisant les demandeurs d’emploi ». Elle déplore « une volonté explicite de revenir sur soixante-dix ans de luttes et d’acquis sociaux, au moyen de nombreuses contrevérités », notamment concernant les prévisions sur la dégradation de la trajectoire budgétaire de l’assurance-chômage, selon elle « faussées, comme le montraient celles de l’Unédic, de la Banque de France ou de la Commission européenne ».

« Un plan d’économie violent »

Pour justifier ce tour de vis, le chef du gouvernement invoque la nécessité d’être « plus nombreux à travailler » et compare la France à ses voisins européens, accusant le pays d’offrir des indemnités « trop généreuses ». Dans ce sens, il prévoit un durcissement des règles d’indemnisation après une rupture conventionnelle et la hausse de la durée minimale d’activité qui ouvre des droits à l’indemnisation. Celle-ci avait déjà été rehaussée en 2019, de 4 à 6 mois sur les vingt-quatre derniers mois.

Denis Gravouil (CGT) parle d’« un plan d’économie violent », qui touchera « les plus précaires ». Derrière cette énième offensive se profile une orientation politique claire : faire payer aux privés d’emploi une part croissante de l’austérité, sous prétexte d’un « retour rapide à l’emploi » qui s’apparente surtout à une pression accrue pour accepter n’importe quel poste, à n’importe quel salaire.

Ce nouvel assaut survient alors qu’une convention austéritaire est en vigueur depuis avril 2025, que la CGT et la CFE-CGC avaient refusé de signer. Les syndicats fustigent la « précipitation du gouvernement », d’autant plus qu’« une commission d’enquête sénatoriale vient de révéler le maquis des dispositifs permettant de transférer 211 milliards d’argent public vers les entreprises, sans évaluation sérieuse de leur efficacité et, pour certains, sans contrôle ni condition » de leur affectation.

 

Dans cette missive, François Bayrou annonce également vouloir « porter en projet de loi de finances pour 2026 une mesure de suppression du caractère férié de deux jours, le lundi de Pâques et le 8 mai », pour les salariés du public comme du privé. Il invite les syndicats à ouvrir les négociations dès le 1er septembre et à les conclure « au plus tard le 30 septembre ».

En cas d’échec des négociations, l’exécutif menace de reprendre la main et d’imposer ses règles, comme l’avait tenté Gabriel Attal en 2024 avant la suspension de son projet. FO a déjà appelé à la mobilisation et à la grève, avec un préavis couvrant du 1er septembre au 30 novembre. Alors que la pétition contre le budget Bayrou a déjà recueilli plus de 300 000 signatures, une réunion intersyndicale début septembre doit décider des suites à donner.

 

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13 août 2025 3 13 /08 /août /2025 07:47
Lettre ouverte de Philippe Rio, maire de Grigny, président de la coopérative des élus communistes: Monsieur le Premier Ministre Bayrou, supprimer le 8 mai, ce serait affaiblir notre capacité à dire "Plus jamais ça"
Lettre ouverte de Philippe Rio, maire de Grigny, président de la coopérative des élus communistes: Monsieur le Premier Ministre Bayrou, supprimer le 8 mai, ce serait affaiblir notre capacité à dire "Plus jamais ça"
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