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17 octobre 2025 5 17 /10 /octobre /2025 05:14
Le ver est dans le fruit : éditorial de Maud Vergnol dans l'Humanité, 16 octobre 2025
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14 octobre 2025 2 14 /10 /octobre /2025 05:35
Au conseil national du PCF, débat sur les contours de l’union pour battre la droite et l’extrême droite - Gaël de Santis - L'Humanité  - 12 octobre 2025
Au conseil national du PCF, débat sur les contours de l’union pour battre la droite et l’extrême droite

Ce samedi, lors du conseil national du PCF, les discussions ont porté sur la meilleure stratégie pour conquérir le plus de circonscriptions pour la gauche. La majorité souhaite choisir, à partir des réalités locales et en lien avec les luttes, les candidatures de gauche les mieux à même de battre la droite et l’extrême droite. Certains dirigeants regrettent que leur parti ne joue pas le rôle de « trait d’union » entre les forces du Nouveau front populaire.

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12 octobre 2025 7 12 /10 /octobre /2025 16:32
Résolution adoptée par le Conseil National du PCF ce samedi 11 octobre 2025
Résolution du Conseil national du PCF – Face au mépris du Président de la République, construisons l’alternative du progrès et de la paix !
La nomination de Sébastien Lecornu à Matignon illustre le refus d’Emmanuel Macron de changer de cap. Son gouvernement persiste dans une politique au service du capital, alors que 12 millions de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté et que les 500 plus grandes fortunes détiennent 1 128 milliards d’euros.
Le PCF dénonce ce déni démocratique et appelle à une mobilisation large du monde du travail, de la jeunesse et des forces citoyennes pour construire une alternative politique au service du peuple et de la Nation.
Nous affirmons la nécessité d’un changement profond, autour de mesures de progrès et de justice sociale :
✅ Augmentation des salaires et égalité professionnelle femmes-hommes
✅ Abrogation de la réforme des retraites
✅ Taxation des hauts revenus et du capital, critères sociaux et écologiques pour les aides publiques
✅ Fonds de 100 milliards d’euros pour l’emploi, la formation et les services publics
Le temps est venu de redonner au peuple le pouvoir sur l’argent, la production et la République. Ensemble, faisons grandir l’alternative pour le progrès et la paix !
Face au méprisant de la République, construisons l’alternative pour le progrès et la paix
Publié le 11 octobre 2025

Le Président de la République a décidé de renommer Premier Ministre Sébastien Lecornu, Premier Ministre démissionnaire, avec un mandat clair : faire adopter un budget 2026 conforme à sa politique.

Alors que sa politique a été battue aux dernières élections législatives, cette décision est un nouveau déni démocratique d’une exceptionnelle gravité.

Face à cette provocation, les communistes partagent l’inquiétude, la colère et la lassitude de nos concitoyennes et concitoyens devant les manœuvres politiciennes qui ne répondent pas à leurs immenses attentes sociales et démocratiques.

Nous refusons les mesures de régression sociale issues du précédent projet de budget et les mesures qui privent de moyens le service public, les associations et les collectivités locales et plongent le pays dans la crise tout en confortant les profits du capital. Et nous ne nous contentons pas de demi-mesures sur les retraites sans que le Parlement n’ait réellement la main pour abroger la réforme.

Alors que le patrimoine des 500 plus grandes fortunes de France représente 1128 milliards d’euros, deux fois plus qu’en 2017, c’est à nous, aux salarié·es, aux privé·es d’emploi, aux rétraité·es, aux jeunes, que ce gouvernement demande de mettre encore une fois la main à la poche.

C’est un vrai braquage organisé par la finance contre le peuple, contre l’État, contre la République, contre la démocratie, qui appelle les citoyennes et les citoyens, les salarié·es à prendre le pouvoir sur l’argent et la production.

Cette offensive s’inscrit dans une crise systémique du capitalisme à l’échelle mondiale.

Les grandes puissances économiques et financières ont recours à la guerre économique, politique et militaire pour conquérir les marchés, les ressources, les zones d’influences et maintenir le taux de profit.

Face à cette impasse historique, les classes dominantes choisissent la voie dangereuse du repli nationaliste, de l’extrême droite et s’apprêtent à faire payer aux peuples les guerres impérialistes. Ce mouvement n’épargne aucun continent.

Dans cet affrontement de classe violent, le travail est à nouveau massivement réduit à une fonction de subsistance. Pour la grande majorité de nos concitoyens, travailler ne signifie plus s’émanciper, mais simplement survivre et se nourrir.

Notre pays vit une très grave crise sociale.

12 millions de nos concitoyennes et concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté et des dizaines de milliers d’emplois sont à ce jour encore menacés de plans de licenciements. Plus de 4 millions de personnes sont mal logés et plus de 2,9 millions en attente d’un logement social.

Dans cette situation, nous appelons d’abord et avant tout à amplifier la mobilisation sociale avec les organisations syndicales pour résister à la politique menée et gagner par la lutte des avancées pour le monde du travail.

Nous continuerons de nous battre pour obtenir des victoires, nous censurerons le Premier Ministre nommé et nous nous tenons prêts à un retour aux urnes.

Conscients de la menace inédite de l’extrême droite et de la droite extrémisée qui se rapprochent dangereusement, conscients du basculement d’une partie conséquente du grand patronat qui a choisi l’extrême-droite comme personnel politique nous lançons un appel aux travailleurs et aux travailleuses, aux forces syndicales et associatives et aux forces de gauche pour résister et construire l’alternative politique.

Nous voulons un changement de politique pour le progrès et la paix.

Avec la nomination pour la seconde fois de Sébastien Lecornu, le signal envoyé à nos concitoyennes et concitoyens est clair : le Président de la République veut encore et toujours garder la main pour que rien ne change.

Nous, les communistes, affirmons au contraire depuis des mois l’urgence d’un changement de politique pour le progrès et la paix.

Oui, nous voulons plus que tout que la vie change pour chacune et chacun : la fin de la vie chère, un travail qui a du sens et bien rémunéré pour une vie digne, une sécurité d’emploi et de formation pour toutes et tous, une meilleure sécurité sociale, l’accès à des services publics de qualité, une transformation écologique des productions et de la consommation.

Il faut développer le pays, donc accroître les dépenses publiques utiles et changer profondément le comportement des entreprises et des banques. Pour cela il faut conjuguer justice et efficacité, en commençant à combattre la logique du capital.

C’est pourquoi, nous proposons tout de suite de mettre à l’ordre du jour :

  • L’augmentation des salaires et l’égalité professionnelle femmes-hommes.
  • L’abrogation de la réforme des retraites
  • La taxation des hauts revenus et des revenus du capital, des critères sociaux et environnementaux sur les 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises. Une semaine d’action des communistes sera organisée sur cet enjeu des 211 milliards d’euros d’aides publiques.
  • Un fonds d'avances de 100 milliards d'euros dès 2026 pour l'investissement, l'emploi et la formation dans l'industrie et les services publics et la lutte contre le réchauffement climatique.

Emmanuel Macron est le premier responsable de la situation de blocage du pays.

Depuis un an, malgré la défaite de ses soutiens aux élections législatives de 2024, c’est lui qui avec l’appui du socle commun a décidé de refuser tout changement de cap politique.

Il a dit non à la nomination d’un Premier Ministre de gauche, non à l’abrogation de la réforme des retraites, non à l’augmentation des salaires et des pensions, non à la taxation des plus riches et du capital, non à la transformation des aides publiques aux entreprises, non au développement des services publics et à un réel débat sur leur financement.

Il mène un combat de classe acharné et agit de concert avec le MEDEF dans une offensive sans précédent pour les profits et contre l’emploi, les salaires, la sécurité sociale, la transition écologique.   

Comme l’immense majorité des Françaises et des Français, nous constatons qu'Emmanuel Macron a perdu toute légitimité populaire à la tête de l'État.

Le présidentialisme de la Ve République est à genou. Elle a montré toutes ses limites et ses dangers que les communistes avaient déjà pointé lors du référendum de 1962.

C’est pourquoi nous appelons à redonner le pouvoir au peuple et à ses élu·es, au Parlement.

Mais cela ne suffira pas à gagner un changement de politique.

L’acharnement du Président de la République trouve sa source dans la demande des multinationales d’un pouvoir tout entier à leur service, concentré dans les mains d’un seul homme. C’est la boussole qui le guide depuis son élection : les marchés et les profits plutôt que l’humain, le capital plutôt que le travail.

L’heure est à la justice fiscale et à réorienter l’argent de l’Etat, des banques et des entreprises qui vient nourrir les profits et appuyer les délocalisations, vers l’emploi et la formation dans l’industrie et les services publics, les salaires, la transition écologique.

L’heure est à prendre le pouvoir au Président, aux ultra-riches et aux grands actionnaires des multinationales, en exigeant davantage de pouvoirs pour les citoyennes et des citoyens, de pouvoirs pour la représentation nationale, de pouvoirs pour les salarié·es dans les entreprises.  

Ensemble, nous voulons une refonte de nos institutions et de notre démocratie sociale pour une nouvelle République et une nouvelle constitution ouvrant de nouveaux pouvoirs aux travailleurs et travailleuses, aux élu·es locaux, à la représentation nationale. Ces changements majeurs nécessiteront la mise en place d’une assemblée constituante.

Nous lançons un appel aux travailleurs et travailleuses, aux forces syndicales et associatives du pays et à toutes les forces de gauche, à débattre des propositions de rupture que nous portons, à s’unir pour obtenir le changement de politique tant attendu et pour battre la droite et l’extrême droite.

Depuis début septembre, à l’appel de l’intersyndicale, des millions de travailleurs et travailleuses se mobilisent à nouveau pour les salaires, les retraites, l’emploi, l’industrie, les services publics. Et aujourd’hui, c’est au tour du mouvement associatif d’être mobilisé pour obtenir des moyens financiers qui permettent aux associations de poursuivre leur action d’intérêt général pour le pays.

Ces mobilisations sont essentielles pour gagner des avancées. C’est pourquoi le PCF soutiendra toutes les initiatives syndicales et associatives qui réclament la fin de l’austérité et la justice sociale et fiscale.

Le Rassemblement national et ses alliés, absents de ces mobilisations, en opposition aux mesures de justice et aux libertés syndicales et associatives, en faveur d’une baisse des dépenses publiques et d’une priorité au remboursement de la dette, ne sont en rien une alternative. S’ils parvenaient au pouvoir, ils continueraient de servir le capital et aggraveraient les fractures du pays par leur projet xénophobe et raciste. 

Fidèles à leur histoire, les communistes sont déterminés à mettre en échec l’extrême droite et la droite extrémisée qui court derrière ses idées de haine.

En cas de dissolution, les communistes appellent à créer toutes les conditions pour battre ces forces et faire élire le plus grand nombre de député·es de gauche et écologistes. Nous appelons à accélérer le travail engagé pour construire dans toutes les circonscriptions les meilleures candidatures à partir des réalités locales pour l’emporter.

Le PCF doit également se renforcer à l’Assemblée nationale avec un groupe plus important et dans toute la France avec une meilleure représentation. dans l’ensemble des départements.

Nous appelons aussi les citoyen·nes et l’ensemble des forces de gauche et écologistes à faire des prochaines élections municipales un levier pour protéger les habitant·es et développer les services publics locaux. Ces deux rendez-vous sont déterminants. Nous voulons gagner les élections législatives et les élections municipales.

Forts de ces objectifs, les communistes sont pleinement mobilisés pour faire gagner demain les forces du travail, de la création, de la jeunesse et ouvrir de nouveaux Jours heureux pour la France.

Paris, le 11 octobre 2025.

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12 octobre 2025 7 12 /10 /octobre /2025 16:27
Chronique de Philippe Rio dans L'Humanité, 9 octobre 2025 - Bracage à la française

Imbroglio dans la nomination du gouvernement, crise institutionnelle et de régime, déflagration du macronisme avec un président de la République lâché par les siens à commencer par ses anciens premiers ministres…

Le président de la République se sera obstiné, jusqu’au naufrage, à se recroqueviller sur son camp politique plutôt que donner les clefs de Matignon à la gauche unie, arrivée en tête avec 193 sièges, en juin 2024 sous la bannière commune du Nouveau Front populaire. Un hold-up démocratique. Le budget est, au fond, comme le sparadrap du capitaine Haddock ou plutôt le mur sur lequel le bloc central se sera cassé les dents.

L’argent existe pourtant ! Et fait l’objet d’un hold-up fiscal, cette fois, comme le montre le livre Le Grand Détournement. Comment les milliardaires et les multinationales captent l’argent de l’État1. Pendant que les premiers de cordée suaient sang et eau, l’ouvrage révèle un bond de 86 % de la fortune des milliardaires, lors du Covid.

Il met en exergue l’aide publique aux entreprises passée de 30 milliards par an, au début des années 1990, à 270 milliards aujourd’hui. Si vous y ajoutez à cela, les cotisations patronales passées de 45 % en 1993 à 6,9 % en 2024 et bien le « travailleur français devient fou », pour paraphraser Jacques Chirac. Pas à cause des immigrés, mais des grandes fortunes et de leurs relais politiques.

Pendant cette vacance du pouvoir, les élus locaux tiennent la barque. Ils sont des artisans du quotidien, des porteurs de solution et d’innovation publique. Dans la ruralité, ils soutiennent à bout de bras l’action publique avec des difficultés décuplées et des moyens inversement proportionnels.

Ils portent 60 % de l’investissement public et font vivre le tissu économique local. Ils dressent, pour les plus progressistes, un bouclier social contre les inégalités et permettent le droit à la culture, au sport, à la solidarité et à l’émancipation.

Dans cette bérézina macroniste avec un Rassemblement national aux aguets, ils sont souvent portés par des majorités locales qui ont trouvé la recette de l’unité de la gauche sur la base de politiques publiques d’intérêt général. Ils font front contre cette absence de budget de l’État qui suscite l’inquiétude et obstrue toute vision d’avenir pour les collectivités.

À moins que, à moins que… un premier ministre de gauche arrive enfin à Matignon pour faire cesser ce braquage à la française qu’est une hémiplégie du pouvoir sur l’assistanat des plus riches !

Philippe Rio, maire communiste de Grigny, président de la coopérative des élus communistes et républicains

Chroniqueur dans "L'Humanité"

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11 octobre 2025 6 11 /10 /octobre /2025 04:00

 

Les 2 millions d’associations de notre pays avec leurs 16 millions de bénévoles et près de 1,8 million de salarié·es sont une richesse majeure de notre société. Dans le sport, la culture, dans nos communes, auprès des personnes âgées ou des personnes en situation de handicap, pour nos enfants, pour la solidarité, pour l’éducation populaire, le rôle des associations en France est essentiel et unique en Europe.

Elles sont pourtant mises en grave danger. 186 000 emplois sont menacés et des associations vont disparaître en raison des politiques de rigueur dures et injustes qui s’appliquent. J’appelle à agir.

Partout en France, le secteur associatif est asphyxié par des politiques d’austérité qui fragilisent le tissu social et solidaire de notre République.

En affaiblissant les communes comme les associations, le Gouvernement tourne le dos à un projet de société solidaire et émancipateur. Les coupes budgétaires de 2025 ont provoqué un séisme en matière d’emplois dans le secteur. Celles qui se dessinent pour 2026 amplifieront la crise et menacent la survie même des associations.

Le secteur représente un budget cumulé de 124 milliards d’euros (3,3% du PIB), soit près de 10% de l’emploi privé, cependant l’enquête du Mouvement Associatif de mars 2025 révèle que :

69% des associations employeuses déclarent que le montant de leurs fonds propres est fragile ou nul,

45% des subventions sont en baisse,

39 % envisagent des réductions d’effectifs,

28% des associations doivent réduire ou annuler leurs activités,

La suppression de la plupart des emplois aidés (PEC, CUI, CAE), conséquence de la politique d’austérité, a affecté 48 % des associations, les privant de ressources humaines essentielles. Les retards dans les versements des fonds publics et la lourdeur administrative découragent les salariés et les bénévoles dans leur mission auprès des publics.

Derrière ces chiffres, c’est la pauvreté, l’isolement et le chacun pour soi qui grandissent pour laisser place au vide. Dans le pire des cas, l’absence de services publics et de structures d’éducation populaire créent un terrain favorable à l’émergence d’organisations à caractère mafieux.

Dans le même temps, la dérive autoritaire se renforce. Depuis 2021, les associations doivent signer un Contrat d’Engagement Républicain (CER) pour toute demande de subvention ouvrant la voie à des injonctions de Préfet sur le conditionnement des financements et sur le contenu des projets.

De plus, les appels d’offre et appels à projet placent en situation de concurrence, nuisible aux associations comme à leurs publics, notamment les plus défavorisés

Un plan d’urgence basé sur une politique de financement stable, de conventionnements pluriannuels est nécessaire.

Je soutiens l’appel à la mobilisation lancé par Le Mouvement Associatif pour ce samedi 11 octobre place Stalingrad à partir de 14H. Partout, j’encourage les élu·es, les militant·es communistes, celles et ceux attachés à l’action des associations à participer aux rassemblements national et locaux, plus de 300 sont annoncés.

A cette occasion, de nombreuses initiatives montreront le savoir-faire et les valeurs de solidarité, d’égalité portées par le secteur associatif au service de l’intérêt général.

Avec nos parlementaires, nous ferons entendre cet appel dans l’élaboration du prochain budget. Il contribuera dans l’avenir à être le porte-voix des salarié·es et bénévoles

Fabien Roussel

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10 octobre 2025 5 10 /10 /octobre /2025 05:43

Repatha  et Praluent: une pénurie exemplaire des abus de l’industrie pharmaceutique aux dépens de la santé des personnes

Les maladies cardiovasculaires représentent environ un tiers de la mortalité en France. On sait depuis longtemps que le cholestérol synthétisé dans le foie et circulant dans le sang au sein de particules appelées LDL (ou « mauvais cholestérol ») est un facteur de risque de ces maladies. Depuis la fin du siècle dernier, un groupe de médicaments, les statines, est prescrit chez de nombreuses personnes pour diminuer la synthèse de cholestérol dans le foie. Les brevets sur les statines sont désormais tombés dans le domaine public. Mais les statines sont soit inefficaces ou déclenchent des effets secondaires chez certaines personnes.

Dans les années 2000, les recherches menées dans les laboratoires publics ont identifié une protéine qui diminue l’élimination des particules LDL et des inhibiteurs de cette protéine sous forme d’anticorps la bloquant ont été développés. A l’heure actuelle, deux inhibiteurs sont commercialisés, l’Alirocumab (nom commercial : Praluent) et l’Evolocumab (nom commercial : Repatha).

Le premier est commercialisé par la SANOFI, 5ème groupe pharmaceutique mondial avec son siège en France, un chiffre d’affaires en 2024 de 41 milliards d’€ et un résultat net de 5,7 milliard d’€. Sanofi prétend que le prix accordé par la sécurité sociale pour le Praluent qui avoisine les 5000 € annuels par patient ne couvrent pas les coûts de production et a entamé une démarche de déremboursement. Le prix aux USA de ce type de médicaments sous forme d’anticorps avoisine ou dépasse les 30000 € annuels par patient. Cette demande de déremboursement qui exposerait les patients traités à payer le prix imposé par la SANOFI est un chantage pour que la Sécurité sociale accepte un prix plus proche des taris américains. Devant le tollé, la SANOFI a annoncé le retrait de sa demande mais le chantage continue via l’entretien d’une pénurie chronique. SANOFI a touché 1 milliard d’€ au titre du crédit d’impôt recherche depuis sa création par F Hollande tout en supprimant 3500 postes y compris dans la recherche. En outre, la nécessiteuse SANOFI a récemment annoncé 20 milliards d’€ d’investissement non pas en France mais aux USA. Sortez vos mouchoirs pour pleurer avec ces pauvres industriels….

Le second est commercialisé par la société américaine AMGEN. Cette société qui a un chiffre d’affaires en 2025 de « seulement » 33 millions de $ US mais avec un résultat net de 10,5 $ US (soit des marges bénéficiaires approchant 30%), s’est fait connaitre dès les années 1990 par son activité boursière de rachat de start-ups. Dans les années 2010, elle se lance dans la production de médicaments biosimilaires (médicaments produits par des méthodes biologiques dont les brevets sont tombés dans le domaine public) et est entrée en conflit juridique avec plusieurs sociétés dont la SANOFI qui a attaqué ses brevets portant sur le Repatha devant la cour suprême des USA. Aujourd’hui AMGEN prétexte qu’elle ne peut répondre à l’augmentation importante de la demande mondiale….ou préfère se concentrer sur le juteux marché américain.

Les patients ne peuvent plus compter sur un approvisionnement régulier et sont conduits à interrompre leur traitement avec un risque sur leur santé. Ils risquent d’avoir à payer plus cher leur traitement pour satisfaire les actionnaires de la SANOFI et d’AMGEN, d’autant que les ex-gouvernements Bayrou et Lecornu ont clairement annoncé leurs intentions de s’en prendre aux assurés sociaux plutôt qu’aux financiers en sabrant la prise en charge des affections de longue durée. Stéphane Peu, député communiste de Seine Saint Denis a posé une question en juillet au gouvernement sur ce qu’il comptait faire face à cette situation. La question est restée sans réponse pour l’heure.

L’exemple du Repatha et du Praluent montrent qu’il est fondamental que la France se réapproprie les fruits de la recherche scientifique, la production des médicaments en particulier de produits innovants et leur distribution à des prix cohérents avec les coûts réels par un pôle public du médicament au besoin en utilisant des licences d’office.

Jean-Luc Olivier 

Repatha  et Praluent: une pénurie exemplaire des abus de l’industrie pharmaceutique aux dépens de la santé des personnes - par Jean-Luc Olivier
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10 octobre 2025 5 10 /10 /octobre /2025 04:44
Monsieur le Président, entendez le pays! - Communiqué commun du PCF, du PS et de EELV pour la mise en place d'un gouvernement de gauche suite à la démission de Sébastien Lecornu et à la mise en échec de tous les gouvernements de droite successifs depuis septembre 2024
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10 octobre 2025 5 10 /10 /octobre /2025 04:40
« Je suis violemment contraint à me mettre à genoux, face contre terre » : le journaliste de l'Humanité Emilien Urbach raconte l'arrestation de la Flottille pour Gaza
À LA LECTURE DE CE TÉMOIGNAGE ON MESURE ENCORE PLUS LE SCANDALE QUE REPRÉSENTE L'ABSENCE DE CONDAMNATION D'ISRAËL PAR LES AUTORITÉS FRANÇAISES
 
« Je suis violemment contraint à me mettre à genoux, face contre terre » : notre journaliste raconte l'arrestation de la Flottille pour Gaza
 
Après l’arraisonnement de leurs bateaux dans la nuit du 1er au 2 octobre, les militants de la Global Sumud Flotilla ont été pris en otage par l’État israélien et enfermés dans la prison de Ketziot pendant quatre jours avant d’être, pour la plupart, renvoyés vers la Grèce. Notre journaliste, Émilien Urbach, était parmi eux. Il raconte.
 
L'Humanité,  le 7 octobre 2025
 
 
Émilien Urbach, journaliste à l'Humanité et passager de la flottille Global Sumud, témoigne de sa détention au centre de Ketziot, dans le désert du Néguev où il a passé quatre jours avec d’autres militants pro-palestiniens.
 
Chants, banderoles, applaudissements… C’est dans une véritable explosion de fraternité que plusieurs centaines de militants solidaires de la lutte du peuple palestinien ont envahi, ce lundi 6 octobre vers 18 heures, le hall de l’aéroport d’Athènes, pour accueillir, à leur arrivée, les quelque 250 participants de la Global Sumud Flotilla.
 
Israël intercepte la flottille humanitaire
Nous sommes tous encore vêtus du jogging gris et T-shirt blanc qui nous a été remis quatre jours plus tôt, lorsque nous avons été enfermés au centre pénitentiaire de Ketziot, dans le désert du Néguev, après l’interception des navires de la flottille au cours de l’acte de piraterie massif organisé par l’État Israélien, dans la nuit du 1er au 2 octobre.
Des dix membres de l’équipage du Mia Mia, le voilier à bord duquel j’ai embarqué et suivi l’odyssée méditerranéenne de cette flottille inédite, rassemblant, depuis plus d’un mois, une cinquantaine de navires en route vers Gaza dans le but de briser le blocus imposé par Israël à la population de l’enclave palestinienne, seuls les sept ressortissants de pays européens ont atterri dans la capitale grecque.
Les trois Tunisiens, qui ont navigué avec nous depuis Tunis, eux, n’en faisaient pas partie. Mardi 7 octobre, au matin, une quarantaine de participants à la flottille étaient encore otages des autorités israéliennes, sans que l’on sache de quel soutien consulaire ils vont pouvoir bénéficier.
Six soldats armés nous tiennent en joue
Le 2 octobre, le soleil vient à peine de se lever quand, vers 7 heures du matin, le capitaine du Mia Mia sonne l’alerte. Nous enfilons nos gilets de sauvetage et nous nous rassemblons dans le cockpit du navire. Un énorme vaisseau militaire tourne autour du voilier.
Au haut-parleur, un soldat répète en boucle : « Stop your Engine ! Stop your Engine ! » Un bateau plus petit se rapproche, aspergeant le voilier avec un canon à eau. Nous restons calmes, les mains en l’air, jusqu’à ce qu’un bateau pneumatique nous aborde. Six soldats armés nous tiennent en joue et montent à bord pour prendre les commandes de notre embarcation jusqu’au port d’Ashdod, un trajet de quatre heures.
J’ai à peine posé un pied sur le quai qu’un homme en uniforme noir m’inflige une clé de bras. Conduit sur un site délimité par des barrières parées de bâches sombres, je suis violemment contraint à me mettre à genoux, face contre terre. Les quelque 400 militants subissent, durant quatre heures, le même sort, à quoi s’ajoutent insultes et interventions musclées dès que l’un d’entre nous ose relever le visage.
Nous sommes ensuite déplacés vers un autre endroit du port, pour être à nouveau parqués dans la même position. Greta Thunberg aussi. À la différence qu’on oblige la jeune femme à porter un drapeau Israélien et à se tenir agenouillée, durant les heures suivantes, face à celui-ci.
Les militants crient « Free Palestine ! » face au ministre israélien de la Sécurité intérieure
À un moment, le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, fait une apparition. « Vous êtes des terroristes, accuse-t-il, hilare, face au parterre de militants humiliés. Vous voulez la mort des enfants juifs. »
Face à cette provocation et malgré la présence d’une vingtaine d’hommes cagoulés qui entourent le ministre d’extrême droite, les militants pacifistes prennent leur courage à deux mains et crient « Free Palestine ! » en boucle, pour couvrir son discours de haine. En réponse, les hommes en noirs fondent sur nous et lient nos mains avec des serre-câbles en plastique.
Les uns après les autres, nous sommes conduits dans un grand hall où l’on nous dévalise de tout ce que nous possédons : habits, bijoux, livres, matériel de navigation… Totalement démuni, je me retrouve face à un officier qui m’explique que je vais être emprisonné.
Les yeux bandés, tout notre équipage est placé dans un camion borgne. À l’intérieur, sièges et parois sont de métal, la climatisation réglée à la température la plus basse.
À l’arrêt pendant près de six heures, nous avons pensé mourir de froid. Nos appels à l’aide sont restés vains. Pour nous réchauffer, nous nous serrons les uns contre les autres. Le camion finira par rejoindre la prison de Ketziot le lendemain.
Deux repas en 4 jours et huit lits pour 13 à 15 personnes
Sur place, pendant quatre jours, pas un coup de téléphone possible, pas de sortie pour se dégourdir les jambes, pas de rencontre avec des avocats, deux repas sur l’ensemble de la periode et seulement huit lits disponibles, dans chaque cellule, pour treize à quinze personnes.
Quant aux médicaments, ils n’ont été donnés, à ceux qui en avaient besoin, qu’au bout de longues heures de réclamations hurlées.
De cet enfer carcéral, la majorité des solidaires embarqués en sont sortis, après quatre jours, avec comme seul soutien celui des militants qui ne les ont pas quittés des yeux depuis un mois que la Global Sumud Flotilla a pris la mer. Les participants français, en tout cas, ne peuvent que témoigner de l’abandon inexcusable de leur gouvernement et des médias de leur pays. L’Humanité était à leur côté. 
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6 octobre 2025 1 06 /10 /octobre /2025 15:57

 

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6 octobre 2025 1 06 /10 /octobre /2025 15:53

 

La France affronte une crise de régime, précipitée par le refus du pouvoir d’entendre l’exigence exprimée par les Françaises et les Français d’un changement profond de cap politique.

Les principaux responsables de cette situation sont le Président de la République, sa coalition présidentielle et les actionnaires des grandes multinationales qui agissent de concert depuis huit ans au service exclusif du capital.

Depuis début septembre des millions de travailleurs et travailleuses se mobilisent pour les salaires, les retraites, l’emploi, l’industrie, les services publics. Il faut les entendre !

C’est pourquoi la priorité est d’appeler le Président de la République à nommer enfin un Premier Ministre et un gouvernement de gauche qui mettront le plus rapidement possible à l’ordre du jour du Parlement des mesures d’urgences : 
 
  • 100 euros de plus immédiatement pour les salarié·es et les retraité·es
  • l'abrogation de la réforme des retraites et une meilleure sécurité sociale
  • la taxation des hauts revenus et des revenus du capital, des critères sociaux et environnementaux sur les 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises 
  • un fonds d'avances de 100 milliards d'euros pour l'investissement, l'emploi et la formation dans l'industrie et les services publics
Le Rassemblement national, absent des mobilisations sociales, et en opposition à ces mesures de justice, n’est en rien une alternative et approfondirait la crise en aggravant les fractures du pays par son projet xénophobe et raciste. 

Au regard de la forte mobilisation des forces du capital pour que rien ne change, l’heure est à la mobilisation la plus large des citoyennes et citoyens, des travailleurs et travailleuses, des forces vives du pays pour le progrès et la paix, forces de gauche, forces syndicales et associatives. 

Le PCF échangera dans les jours qui viennent avec les forces de gauche sur ces objectifs.

Paris, le 6 octobre 2025
 
Fabien Roussel
Secrétaire national du PCF 
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