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Après un nouveau coup de force au Sénat, le projet de loi retourne à l’Assemblée mercredi 15 mars. L’intersyndicale demande « une consultation citoyenne dans les plus brefs délais ». Sollicité, le chef de l’État refuse la rencontre.
En Macronie, une « porte ouverte » ressemble beaucoup à une grille barricadée et close à double tour. Malgré ses promesses de « dialogue », le président de la République refuse de recevoir l’intersyndicale qui l’a sollicité pour une rencontre et l’organisation d’une consultation citoyenne sur la réforme des retraites.
Quoi de plus normal, pourtant, que de se réunir entre exécutif et partenaires sociaux, quand l’opposition au texte rassemble des millions de personnes dans les rues, comme c’était de nouveau le cas mardi 7 et samedi 11 mars ?
Dans sa réponse, Emmanuel Macron rétorque que la réforme doit aller à son « terme » au Parlement. Il écarte toute discussion, mais ajoute en quasi-automate que « le gouvernement est, comme il l’a toujours été, à votre écoute pour avancer dans le dialogue ».
« Il nous répond par une fin de non-recevoir, tout en nous expliquant qu’il est un apôtre du dialogue. Cette lettre mériterait d’être analysée, avec un peu de recul, comme un exemple parfait d’un incroyable bras d’honneur à la démocratie sociale ! » s’est indigné Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, dans les colonnes du Journal du Dimanche.
« Le gouvernement prend le risque que les citoyens se disent : “Qu’est-ce qu’il faut faire de plus pour qu’il nous écoute ?” La réponse du président de la République, c’est : ‘“Allez vous faire voir !” » a également réagi Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.
Déterminée à « faire grandir le rapport de force », l’intersyndicale a appelé à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le 15 mars. C’est le jour où la commission mixte parlementaire entre sénateurs et députés se réunira pour tenter de s’accorder sur un texte, ensuite soumis au vote de l’Assemblée nationale, à moins que le gouvernement n’ait recours à l’arme ultime du 49.3.
Le texte pourrait ainsi être adopté au Palais-Bourbon dès cette semaine, qui s’annonce décisive. « Le débat n’a pas eu lieu à l’Assemblée nationale, et il a été accéléré au Sénat. Dans ce contexte, adopter cette réforme grâce au 49.3 est impossible », mesure Laurent Berger, qui estime que cela constituerait une forme de « vice démocratique ». « Que la fin de l’histoire soit un 49.3, ça me paraît incroyable et dangereux », alerte-t-il.
L’exécutif semble pourtant bien disposé à utiliser toutes les armes à sa disposition pour faire passer en force et en vitesse sa réforme. C’est ce qu’il a fait ce week-end au Sénat : le ministre du Travail Olivier Dussopt a brandi, vendredi, l’article 44.3. Ce qui organise un vote bloqué : les sénateurs sont alors sommés de se prononcer sur l’ensemble d’un texte lors d’un seul vote, les seuls amendements retenus étant ceux proposés ou acceptés par le gouvernement.
« C’est un terrible aveu de faiblesse. Une brutalité, une aliénation du Parlement, c’est tout simplement honteux. Victor Hugo avait appelé son chien Sénat. La majorité sénatoriale est devenue le toutou du gouvernement », a accusé Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, devant la passivité de la droite face à ce coup de force de l’exécutif.
La réforme des retraites a finalement été votée, samedi par 195 voix contre 112, grâce au soutien de la droite, qui a elle aussi activé de nombreux outils visant à corseter le débat (censure de milliers d’amendements et réduction au minimum du temps de parole)…
« Le Parlement abaissé, le peuple et les syndicats ignorés, et un gouvernement isolé comme jamais. Avec le vote bloqué au Sénat, la première lecture s’achève sur une victoire à la Pyrrhus pour la réforme des retraites. Le combat continue pour faire retirer ce texte nocif pour le pays », a dénoncé Pierre Laurent, vice-président PCF du Sénat.
« 195 voix, cela veut dire qu’il manque 50 voix à la droite sénatoriale. Ce n’est pas un résultat brillant », a pointé Patrick Kanner, président du groupe socialiste, preuve que le gouvernement peut se faire du souci en cas de vote à l’Assemblée nationale, puisqu’il aura besoin des voix des députés LR, divisés sur le texte.
Mais même un vote à l’Assemblée ne saurait rendre légitime ce texte, repoussé par 65 % des Français selon notre sondage exclusif réalisé par l’Ifop. « Monsieur Macron veut s’adresser au peuple ? Qu’il le fasse en organisant un référendum », propose la sénatrice PCF Cathy Apourceau-Poly. « Pourquoi ne pas demander aux citoyens ce qu’ils pensent du passage de 62 à 64 ans à travers un référendum ? » abonde Laurent Berger.
Incapable d’entendre une intersyndicale historique, incapable de prendre les choix politiques qui s’imposent quand la bataille de l’opinion est perdue, incapable de considérer les millions de manifestants qui défilent, Emmanuel Macron semble s’être enfermé dans une logique de forcené.
« Le seul scénario où il lâchera c’est si Paris est en feu », juge le macroniste Gilles Savary dans l’Opinion. « Cela ne peut être qu’un scénario extérieur, un mort dans une manif, un attentat… » ajoute un conseiller élyséen dans le même journal. Ce qui apporte un éclairage inquiétant sur l’état d’esprit dans lequel se trouvent les macronistes du premier cercle, qui espèrent que la réforme des retraites sera adoptée dès cette semaine à l’Assemblée, un accord en commission mixte paritaire évitant toute deuxième lecture du texte.
Face à un tel scénario, les opposants à la réforme entendent continuer à exiger le retrait en se mobilisant massivement, et pacifiquement, dans les rues. Et espèrent le faire – si besoin – dans les urnes, en lançant un référendum d’initiative partagée (RIP).
La gauche avait déjà déposé une motion référendaire sur ce texte à l’Assemblée nationale, avant que la Macronie ne contourne le règlement de la chambre basse pour que la motion du Rassemblement national – qui n’avait aucune chance d’être adoptée – soit examinée à la place de celle de la Nupes. Un geste de plus contre la démocratie, qui s’ajoute à l’article 47.1 utilisé abusivement par l’exécutif pour contraindre l’examen de sa réforme, sans oublier le sort réservé au Sénat.
Mais si 185 parlementaires signent un projet de RIP, et si 4,6 millions de Français y ajoutent leur paraphe, alors la question pourrait être posée aux Français lors d’un vote. Un cauchemar pour Emmanuel Macron, alors qu’il s’agit tout simplement d’une expression démocratique.
Face au coup de force au Sénat qui « humilie le Parlement », le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, appelle le gouvernement à « respecter la légitimité du monde du travail », très majoritairement opposé à la réforme des retraites, et à « laisser les Français trancher ».
Le gouvernement argue de la « légitimité démocratique » du Parlement pour ne pas tenir compte de la mobilisation qui s’est encore exprimée dans la rue samedi. Et ce, alors qu’il a eu recours, avec le 44.3, à un nouveau coup de force au Sénat. Que lui répondez-vous ?
Le coup de force du Sénat est inadmissible. Le gouvernement bafoue, humilie le Parlement. Il rend sa réforme de plus en plus illégitime. Qu’il respecte la légitimité du monde du travail, qui, dans sa très grande majorité, dans son immense diversité, du public ou du privé, et de tous syndicats, dit non à la retraite à 64 ans.
Le gouvernement bafoue, humilie le Parlement. Il rend sa réforme de plus en plus illégitime »
Le gouvernement doit le reconnaître et mesurer qu’il est en train de fracturer le pays, de rompre la confiance avec les Français. Il doit retirer sa réforme. Il ne s’agit pas de remettre en cause la légitimité des parlementaires, mais de tenir compte de ce que disent des Français qui subissent en même temps l’inflation, la hausse des prix d’énergie, de l’alimentation, de l’essence.
À entendre la première ministre Élisabeth Borne, les grèves ne seraient que des « blocages qui pénalisent les Français les plus modestes »…
Si des salariés sont pénalisés, c’est d’abord par les jours de grève qu’ils posent et qui vont amputer leur salaire. Mais s’ils font grève et se mobilisent à ce point, c’est parce qu’ils ne veulent pas être pénalisés plus tard, au moment de prendre leur retraite, par deux années de travail supplémentaires.
Quand seule une infime minorité – ils se comptent sur les doigts de quelques mains – défend à tout prix une réforme si violente, l’imposer est un déni démocratique. »
Ceux qui manifestent aujourd’hui sont d’abord soucieux de vivre dans une France qui respecte le monde du travail. En réalité, c’est le gouvernement qui, en s’entêtant, fait le choix de bloquer le pays. Quand seule une infime minorité – ils se comptent sur les doigts de quelques mains – défend à tout prix une réforme si violente, l’imposer est un déni démocratique.
L’exécutif tente à la fois de convaincre l’opinion en présentant des « contreparties » et de passer un accord avec LR, notamment en validant certains amendements de la majorité sénatoriale de droite. Que pensez-vous de l’évolution du texte ?
Il ne ressemble plus à rien. Les justifications du gouvernement, qui expliquait qu’il fallait absolument trouver 12 milliards d’euros pour combler le déficit, s’effondrent. De même que les 1 200 euros promis à 1,2 million de retraités qui ne bénéficieront au final qu’à 10 000 à 20 000 d’entre eux.
Plusieurs articles de cette réforme – qui n’ont rien à faire dans un projet de loi de financement de la Sécurité sociale – risquent également d’être retoqués par le Conseil constitutionnel, auprès duquel nous ferons des recours. Le vote au Sénat ne doit pas empêcher la mobilisation de se poursuivre, car ce texte ne doit pas être mis en œuvre. C’est déjà arrivé à une réforme entérinée comme le CPE, qui avait été adopté par 49.3.
Tout en prétendant « être à l’écoute », Emmanuel Macron a refusé de recevoir les syndicats au prétexte de « préserver le temps parlementaire ». Comment réagissez-vous alors que toutes les propositions alternatives mises en débat ont, elles aussi, été balayées ?
Par sa réponse, le président de la République fait un vrai bras d’honneur aux syndicats ! Il a une attitude très provocatrice, méprisante alors qu’il faudrait ouvrir de vraies négociations. Nous sommes tous d’accord pour améliorer le système de retraites. Le cœur du débat, c’est comment on finance. Nous refusons que cela se fasse sur le dos des travailleurs.
Par sa réponse, le président de la République fait un vrai bras d’honneur aux syndicats ! »
La gauche, comme les syndicats, estime que travailler plus n’est pas nécessaire, il suffit de ponctionner les immenses richesses produites en France. Le PIB dans les années 1980 était autour de 600 milliards d’euros, il s’élève aujourd’hui à 2 400 milliards. Soit quatre fois plus qu’il y a quarante ans.
Si sénateurs et députés se mettent d’accord au sein de la commission mixte paritaire prévue mercredi, aurez-vous encore des cartes en main ? Le référendum reste-t-il une porte de sortie ?
Même en cas d’accord, l’Assemblée nationale et le Sénat seront appelés à voter. Jusqu’au 16, date du vote, il faut faire pression sur les parlementaires LR, centristes, macronistes pour qu’ils ne votent pas ce texte !
Quant au référendum, il peut porter sur « pour ou contre la retraite à 64 ans ? » – au cas où le gouvernement aurait besoin d’avoir une confirmation de ce que pensent les Français. Mais il peut aussi être à choix multiples sur les différentes sources de financement pour une meilleure réforme des retraites. Il permettrait alors d’ouvrir véritablement le débat. Ayons ce débat et laissons les Français trancher.
Vous estimez que « si le gouvernement s’entête, il prend un risque énorme ». Quelle est la nature de ce risque ?
Nous avons la chance d’avoir une intersyndicale très forte, très unie, qui organise la contestation et les mobilisations. Mais si demain le gouvernement maintient sa réforme coûte que coûte, envers et contre tout, et que la colère déborde, qui en porterait la responsabilité ? Si demain la grève des urnes se faisait encore plus forte, qui en porterait la responsabilité ?
J’en viens à me demander si le gouvernement Macron ne cherche pas à provoquer des débordements, de la violence. »
La menace que fait planer l’exécutif sur notre démocratie est très profonde. J’en viens à me demander si le gouvernement Macron ne cherche pas à provoquer des débordements, de la violence. Et s’il ne recherche pas, au final, à ce que la classe ouvrière et les classes moyennes boudent totalement les urnes. Parce qu’on sait que de l’autre côté, les financiers, les banquiers, les riches, eux, utiliseront leur bulletin de vote pour disposer d’un pouvoir à leur main.
Craignez-vous que cette réforme ne soit qu’une première étape alors que des amendements de la majorité ou de LR évoquent l’étude « d’un régime universel par points » ou même « d’une dose de capitalisation » ?
Cette réforme est en soi une étape vers la capitalisation. Je rencontre des ouvriers, des salariés du public cassés par le travail et qui disent : « Je n’irai jamais jusqu’à 64 ans et donc je vais épargner de mon côté pour pouvoir partir en retraite dès l’âge de 60 ans, voire avant. »
Plus il dégrade le système par répartition, plus le gouvernement pousse les Français à se tourner vers des assurances privées et à alimenter d’une part de leur maigre salaire une retraite privée qui sera jouée en Bourse. C’est un projet complètement cohérent, au service du capital.
Lors de l’examen à l’Assemblée, des divergences sur la stratégie sont apparues au sein de la gauche. Jean-Luc Mélenchon aurait évoqué « une ligne Martinez-Roussel-Berger en lien avec Macron ». Comment voyez-vous la suite de la Nupes ?
La suite, je la verrai après. Pour le moment, je souhaite consacrer mon énergie à réussir les mobilisations, à rester à l’écoute de l’intersyndicale, à faire en sorte que le Parti communiste soit sur le pont dans cette bataille, les élus en première ligne.
Les différences de stratégie à gauche, ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale, nous aurons bien le temps d’en parler après. Pour l’heure, nous n’avons qu’un seul objectif, c’est la victoire. Et le moyen, c’est l’unité.
Vous avez poursuivi depuis le début de la mobilisation votre tour de France « avec vous sans tabou », quels enseignements en tirez-vous ?
D’abord, beaucoup de participants ne sont pas membres du PCF, cela témoigne de l’appétit à venir débattre avec un responsable de gauche, un responsable communiste. Les maires des villages, sans étiquette, sont présents. J’invite tous les élus républicains et je fais ça tous les lundis depuis cinq mois avec deux heures de questions-réponses sur tous les sujets du moment. Les témoignages que j’entends de la France qui souffre sont édifiants.
Nous réalisons 30 % d'adhésions de plus que l’année dernière à la même période. »
À travers mes réponses, je présente notre projet pour la France, les Jours heureux. Et après on mange ensemble dans la salle et la discussion se poursuit. La dernière rencontre, celle qui s’est tenue près de Montbéliard, dans la commune de Bart, qui compte 2 000 habitants, a réuni 250 personnes. À l’issue du débat, nous avons fait 12 adhésions, au total nous en réalisons 30 % de plus que l’année dernière à la même période.
Vous publiez ce jeudi 16 mars un nouveau livre – Les Jours heureux sont devant nous – pour aborder les défis auxquels la gauche doit faire face. Et si vous ne deviez en citer qu’un ?
Dans ce livre, je raconte les coulisses de la présidentielle, des législatives, ce que j’ai vécu pendant cette période parce que, humainement, c’est une sacrée aventure. Je raconte mes larmes de joie mais aussi celles des moments les plus difficiles. Et il y en a eu.
Fort de cette expérience, je pointe, en effet, les défis qu’on doit relever ensemble avec les Français. J’ai un objectif : que la gauche l’emporte. S’il y avait une baguette magique, ce serait bien facile. Mais le premier des défis, c’est pour moi le goût des urnes qu’il faut redonner aux Français. Si on le relève, tout est possible pour répondre à l’urgence climatique, sociale, pour réparer la France.
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Mardi 7 mars ce sont plus de 3 millions de travailleurs et travailleuses, du public comme du privé, jeunes et retraité·es, qui se sont mobilisé·es, par la grève et/ou la manifestation.
Une journée historique par l’ampleur de ces grèves et de ces mobilisations. Des milliers d’écoles et lieux d’études fermés, des entreprises, des administrations et des villes à l’arrêt. Plusieurs centaines de manifestations et d’actions sur l’ensemble du territoire pour demander le retrait du projet de loi retraites.
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Ces manifestations sont historiquement énormes. Elles sont diverses, socialement, syndicalement, géographiquement, dans un contexte d'inflation où l’on réfléchit à deux fois avant de se lancer. Pour nombre de personnes, c’est la première manifestation, la première grève. Un mouvement en particulier, jamais vu en province.
Car les travailleuses et travailleurs de notre pays ont bien compris que derrière les pseudo arguments comptables, le véritable objectif du gouvernement et du Medef n’est pas l’équilibre du système par répartition mais son extinction et sa privatisation.
Ils et elles ont bien compris qu’il s’agissait d’un choix de civilisation, la retraite représentant ce que le patronat déteste, un temps de vie libéré du marché du travail, duquel il ne peut tirer de bénéfices.
Le mouvement contre cette réforme est aussi le catalyseur d’une colère plus profonde qui trouve ses racines entre l’hyperconcentration des richesses dans les mains d’une minorité et les difficultés quotidiennes pour un nombre toujours plus grand de nos concitoyen·nes alors que notre pays n’a jamais créé autant de richesses !
Le tableau se fait en effet chaque jour plus précis : alors qu’en pleine crise les PDG du CAC40 ont doublé leur rémunérations, que l’homme le plus riche du monde est français, que les dividendes versées n’ont jamais été aussi élevés en France, et que d’un autre coté, nos hôpitaux, nos écoles, l’ensemble de nos services publiques sont mis à mal.
C’est un moment unique d’aiguisement des consciences. Nul doute que dans cette période, il est indispensable de verser nos clés de lecture en tant que communistes aux débats qui ont lieu à tous les niveaux, familles, collègues, réunions publiques etc.
Le bras de fer est donc engagé et depuis le 7 mars, le mouvement est entré dans une nouvelle phase.
A l’image des 3 incinérateurs de la ville de Paris à l’arrêt hier… Plusieurs milliers de tonnes d’ordures non collectées qui commence à s’amonceler à Paris. Les éboueurs de Paris et des entreprises délégataires exigent le retrait de la réforme et le renforcement de leur droit à un départ anticipé. Les agents indiquent leur profonde détermination à rester mobilisés jusqu’au retrait. « Des piquets de grève sont mis en place pour organiser pratiquement la prise de contrôle et le blocage de l’outil de travail. »(extrait du communiqué CGT services publics)
Une des clés de la réussite de ce mouvement sera sans doute là, arriver à transformer les mobilisations en mouvement de grève, dans un pays largement désindustrialisé, et avec un grand nombre de PME/TPE.
Une autre clé se trouvera sans doute également dans la jonction du salariat avec la jeunesse, cette jonction tant crainte par le gouvernement qu’il recule l’annonce de la mise en place du Service national universel obligatoire en seconde.
Enfin, également sans doute dans notre capacité à ce que fasse irruption dans le débat notre conception de la démocratie. Comme le disait notre sénateur Fabien Gay hier : « Le jour où le peuple se lève en masse pur dire son refus de la reforme des retraites , l’article 38 est dégainé pour écourter le débat au Sénat. »
Le refus est profond, lucide. Ne pas l’entendre nous placerait dans une situation explosive, comme le rappelle l’intersyndicale dans son communiqué du 7 mars.
Stéphanie Gwizdak, membre du CN.
Mardi 7 mars, 18h-20h30.
Conférence débat d'Amar Bellal pour les mardis de l'éducation populaire du PCF pays de Morlaix: l'énergie, bien commun, entre enjeux sociaux, écologiques, de solidarité internationale.
Une soirée énergie et climat ce soir à Morlaix avec une revue des problèmes globaux (ressources, climat, besoin et droit à l'énergie) pour arriver à la contribution que peut avoir la France pour la résolution du défi climatique. Amar Bella s'est appuyé sur les travaux du GIEC, les conclusions des conférences internationales sur le Climat et les scénarios de RTE 2050 pour parvenir à une France neutre en carbone en 2050.
2h non stop d'une conférence dense et passionnante suivie de 30 minutes d'échanges de questions-réponses où on a essayé de balayer ce sujet d'une actualité brûlante à la fois politique, scientifique, industriel et économique.
Photos Patrick Gambache et Ismaël Dupont - Mardis de l'éducation populaire, Mardi 7 mars.
Les chiffres record des manifestations de la Journée du 7 mars à 3 millions de manifestants contre la réforme des Retraites Macron et le recul de l'âge de départ en retraite.
Paris: 700 000 manifestants
Marseille: 240 000 manifestants
Toulouse: 120 000 manifestants
Bordeaux: 100 000 manifestants
Normandie: 195 500 manifestants
Lyon: 50 000 manifestants
Montpellier: 40 000 manifestants
Valence: 30 000 manifestants
Nîmes: 30 000 manifestants
Avignon: 25 000 manifestants
Toulon: 25 000 manifestants
Poitiers: 20 000-25 000 manifestants
Tarbes: 21 000 manifestants
Blois: 20 000 manifestants
Angoulême: 18 000 manifestants
Beziers: 17 000 manifestants
Alès: 15 000 manifestants
Puy: 15 000 manifestants
Chartes: 13 000 manifestants
Perigueux: 13 000 manifestants
Beauvais: 12 000 manifestants - Compiègne: 5000 manifestants - Creil: 2000 manifestants
Nevers: 10 000 manifestants
Epinal: 10 000 manifestants
Belfort: 9000 manifestants
Auxerre: 8100 manifestants
Sète: 8000 manifestants
Gap: 6000 manifestants
Châtellerault: 5000 manifestants
Bagnols sur Cèze: 5000 manifestants
Dole (Jura): 5000 manifestants
Troyes: 5000 manifestants
Figeac: 4500 manifestants
Sens: 4000 manifestants
Cahors: 4000 manifestants
Bergerac: 4000 manifestants
Mende: 4000 manifestants
En Bretagne:
Rennes - entre 40 000 et 50 000 manifestants
Brest - 40 000 manifestants
Quimper - 20 000 manifestants
Lorient - 20 000 manifestants
Morlaix - 15 000 manifestants
Vannes - 12 000 manifestants
St Brieuc - 20000 à manifestants
Lannion - 10 000 manifestants
Pontivy - 9 000 manifestants
Quimperlé - 8000 manifestants
Guingamp - 4500 manifestants
Dinan - 4000 manifestants
Carhaix - 2500 manifestants
Ploërmel - 2000 manifestants
Lamballe - 500 manifestants
Ouessant - 180 manifestants
Les jeunes communistes brestois le 7 mars dans la manifestation contre la réforme des retraites Macron
Les jeunes communistes brestois le 7 mars dans la manifestation contre la réforme des retraites Macron
Le gouvernement doit des maintenant retirer son projet. Après l'énorme mobilisation du 7 mars, et le soutien populaire massif au mouvement social contre la réforme des retraites de Macron et le recul de l'âge légal, l'intersyndicale appelle a de nouveaux temps de mobilisation le 9 et le 11 mars. On ne lâche rien!