Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
2 avril 2023 7 02 /04 /avril /2023 10:53
Contre la réforme des retraites - Un « cortège républicain » de l’Assemblée à l’Élysée - L'Humanité, 31 mars 2023
Un « cortège républicain » de l’Assemblée à l’Élysée

Les parlementaires PCF se dirigeront vers le Palais mardi 4 avril avec un message pour Emmanuel Macron : « Retirez la réforme des retraites. » Ils invitent leurs collègues signataires de la demande de RIP à se joindre à eux.

Publié le Vendredi 31 mars 2023 - L'Humanité
 

« E st-ce que l’on peut, nous, députés, sénateurs, continuer de travailler, de discuter avec les ministres, avec le gouvernement, comme si de rien n’était ? » s’interrogeait le secrétaire national du PCF et député du Nord, Fabien Roussel, la semaine dernière, au lendemain d’une journée de mobilisation historique contre la réforme des retraites. La réponse est tombée jeudi. Les parlementaires des groupes GDR et CRCE, où siègent les communistes respectivement à l’Assemblée et au Sénat, formeront un « cortège républicain » vers l’Élysée, le mardi 4 avril. Ils invitent à se joindre à eux tous les signataires – 252 au total – de la demande de référendum d’initiative partagée (RIP) actuellement entre les mains du Conseil constitutionnel. L’objectif ? « Remettre, en main propre, au président de la République un courrier dont l’objet est clair : “M. le Président, retirez votre projet de recul de l’âge de départ à la retraite à 64 ans’’ », expliquent les élus.

Une pierre de plus dans une semaine qui s’annonce chargée sur le front de la réforme entre la 11e journée d’action prévue jeudi 6 avril à l’appel de l’intersyndicale et les rendez-vous en début de semaine à Matignon. « Le point de départ, c’est l’éventualité qu’Élisabeth Borne demande à rencontrer les groupes parlementaires et les partis. Pour l’instant on n’a aucune nouvelle, mais on considère que ce n’est pas à Matignon que peut se jouer l’issue de la crise, c’est à l’Élysée », explique la présidente du groupe CRCE, Éliane Assassi. « C’est le président de la République qui détient les clés d’une résolution politique de la crise, poursuit la sénatrice de Seine-Saint-Denis. C’est lui qu’il faut rencontrer pour exiger une seule chose : le retrait de la réforme. »

Face au refus majoritaire de la retraite à 64 ans, aux manifestations, aux grèves, « Em­manuel Macron­ et son gou­vernement ont réagi par l’autoritarisme en usant de manière abusive et dévoyée des mécanismes du parlementarisme rationalisé », dénoncent, dans leur communiqué, les parlementaires qui comptent se faire entendre de vive voix. « Nous voulons donner à cette initiative toute la solennité qui s’impose pour relayer la colère populaire que le président de la République doit enfin prendre en compte, ajoute le chef de file des députés communistes, André Chassaigne . C’est tout le sens de notre appel et du choix d’un cortège républicain des parlementaires ».

 
 
Partager cet article
Repost0
2 avril 2023 7 02 /04 /avril /2023 07:51
Deux interventions de sénateurs communistes,  Marie-Claude Varaillas et Pierre Ouzoulias, pour les langues régionales au Sénat (Réseau Langues & Cultures de France)
place des langues régionales dans l’enseignement public et les moyens dédiés à l’enseignement de l’occitan-langue d’oc
Par / sénatrice communiste 27 mars 2023

Mme Marie-Claude Varaillas attire l’attention de Monsieur le ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse sur la place des langues régionales dans l’enseignement public et les moyens dédiés à l’enseignement de l’occitan-langue d’oc.

Il existe aujourd’hui en France, une vingtaine de langues régionales en métropole et plus d’une cinquantaine dans les outre-mer, selon la base établie en 1999 par le linguiste Bernard Cerquiglini, actualisée au fil des ans.

Depuis la révision constitutionnelle de 2008, l’article 75-1 de la Constitution stipule que « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ». Leur sauvegarde forme le socle d’une République indivisible. De plus, la loi n° 2021-641 du 21 mai 2021 relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion, dite « loi Molac », a fait entrer dans la champ législatif un double objectif de protéger et de promouvoir le patrimoine immatériel et la diversité culturelle dont les langues régionales constituent l’une des expressions.

Malgré ces textes, la Fédération des Enseignants de langue et Culture d’Oc de l’Éducation Nationale alerte sur les différents coups portés à l’apprentissage des langues régionales, notamment l’occitan-langue d’oc. En 2018, la réforme des lycées a mis en concurrence son apprentissage avec d’autres options facultatives, ce qui a eu comme conséquence directe une baisse de 50% des effectifs. En 2022, à la faveur d’une nouvelle mouture des épreuves du concours de professeurs des écoles, l’occitan-langue d’oc a disparu des options facultatives dans la formation préparatoire.

La promotion et protection de l’occitan-langue d’oc passe par l’émergence de cursus de langues régionales au sein des établissements publics afin de démocratiser l’offre de formation. C’est pourquoi, elle lui demande quels moyens entend-il mettre en œuvre pour protéger et promouvoir les langues régionales et relancer l’enseignement de l’occitan-langue d’oc ?

 

***

Question écrite n° 05175 de M. Pierre Ouzoulias (sénateur communiste Hauts-de-Seine - CRCE)

publiée dans le JO Sénat du 09/02/2023 - page 898

M. Pierre Ouzoulias interroge M. le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse au sujet de l'enseignement de l'occitan-langue d'oc et des moyens nécessaires pour en assurer l'effectivité.

La République française, une et indivisible, reconnaît l'existence des langues régionales et encourage son enseignement. En ce sens, l'article 75-1 de notre Constitution, introduit par la réforme constitutionnelle de 2008, dispose que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ». Plus récemment, la loi n° 2021-641 du 21 mai 2021 relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion a confirmé la volonté du législateur d'œuvrer pour la préservation et la valorisation des langues régionales.

Attaché à l'enseignement des langues régionales au sein des établissements publics, il déplore les effets négatifs engendrés par la réforme du baccalauréat, laquelle a mis en concurrence les langues régionales avec d'autres matières, réduisant de fait les moyens accordés à la réalisation de ces enseignements et singulièrement ceux affectés à la pratique de l'occitan-langue d'oc.

Ce fait est particulièrement prégnant pour l'année 2023, puisque les postes ouverts pour le certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré (CAPES) d'occitan-langue d'oc sont passés de quatre à trois, alors même que cet enseignement est censé être dispensé dans trente-deux départements.

La situation dégradée de l'enseignement de l'occitan-langue d'oc a d'ailleurs été analysée par les auteurs du rapport interministériel consacré à ce sujet en 2019 et dont, hélas, nous n'avons toujours pas eu la connaissance, faute de publication.

Aussi il lui demande ce qu'il entend faire pour remédier à cette situation et pallier ce manque de moyens, cette carence étant incompatible avec l'article L. 312-11-2 du code de l'éducation, au terme duquel notre législation reconnaît que «(…) la langue régionale est une matière enseignée dans le cadre de l'horaire normal des écoles maternelles et élémentaires, des collèges et des lycées sur tout ou partie des territoires concernés, dans le but de proposer l'enseignement de la langue régionale à tous les élèves. »

En attente de réponse du Ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse

 

http://www.langues-cultures-france.org/01-04-23-enseignement-des-langues-regionales-deux-interventions-de-senateurs-communistes/?fbclid=IwAR1ZdyRNVNVOuty6REEXTHlgIPeIQKUeWfKpo4PlFZP9z4hPbFamQHfW_QA

Partager cet article
Repost0
25 mars 2023 6 25 /03 /mars /2023 12:30
Appel du PCF Finistère aux mobilisations du 28 mars 2023 pour le retrait de la réforme des retraites: jusqu'à la victoire contre cette réforme scélérate!
Appel du PCF Finistère aux mobilisations du 28 mars 2023 pour le retrait de la réforme des retraites: jusqu'à la victoire contre cette réforme scélérate!

RETRAITES Le peuple est debout . La victoire est à notre portée!

Encore une fois, les Français·es se sont mobilisé·es en masse contre la réforme des retraites à 64 ans. 3,5 millions de nos concitoyen·nes ont participé à plus de 300 manifestations partout en France. C'est tout le peuple français qui se lève pour des retraites dignes et pour la démocratie.
La « foule », comme l’appelle le président de la République, est belle et légitime. A l’inverse, le président agit comme un casseur de la République.
On continue jusqu'à la victoire !Le PCF appelle le gouvernement à retirer son texte et à tenir compte des recours au Conseil constitutionnel et notamment du référendum d’initiative partagée voulu autant par les Français·es que par les organisations syndicales.
La section du Pays de Brest du PCF appelle à soutenir la grève reconductible et la mise à l’arrêt du pays, de l'économie par tous moyens non violents et à isoler le gouvernement et sa majorité, à rendre leur position intenable tant qu’ils maintiennent ce texte.

FINANCER LA RETRAITE À 60 ANS,des pensions supérieures au Smic,pour toutes et tous, c’est possible !
Nous proposons une bonne réforme des retraites avec des recettes nouvelles : création d’emplois, augmentation des salaires, égalité femmes-hommes, taxation des revenus financiers...

-La création de 500 000 emplois indispensables dans les services publics (hôpital, école, transports, territoriale, etc.) rapporterait plus de 6 milliards d’euros.

-La réduction du temps de travail hebdomadaire à 32 heures et la création d’emplois équivalente (1,7 million d’emplois) rapporterait 13,6 milliards d’euros.

-La mise à contribution des revenus financiers des entreprises, aujourd’hui exonérés de cotisations, rapporterait près de 40 milliards d’euros.

-Une augmentation immédiate de tous les salaires augmenterait automatiquement les cotisations sociales pour financer les pensions:Dans le privé, 5 % de hausse des salaires rapportait 9 milliards d’euros et dans le public, augmentation de  5 % du point d’indice de la fonction publique représenterait 1,25 milliards d’euros de cotisations retraites en plus.

- L’égalité salariale femmes-hommes,c’est 6 milliards d’euros de recettes supplémentaires.

 

Le PCF Finistère qui se félicite du caractère massif de la mobilisation du 23 mars - avec 3 millions de personnes dans les rues, 75 000 dans le Finistère - appelle à rejoindre encore à nouveau très nombreux, dans la grève et la manifestation, l'appel de l'intersyndicale nationale, départementale et des intersyndicales locales pour le 28 mars (CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, , et UNSA, plus d'autres syndicats étudiants, etc).


Rendez-vous :
- Brest : 10h30 place de la Liberté ;
- Quimperlé : 10h30, Gare de Quimperlé ;
- Morlaix : 11 h, place des Otages, parcours jusqu'au rond-point de Réo
- Quimper : en attente de décision ;
- Carhaix :  
10 h 30, place du Champ-de foire.

Appel du PCF Finistère aux mobilisations du 28 mars 2023 pour le retrait de la réforme des retraites: jusqu'à la victoire contre cette réforme scélérate!
Partager cet article
Repost0
25 mars 2023 6 25 /03 /mars /2023 06:57
Retraites - Le peuple est debout: la victoire est à notre portée (Fabien Roussel, 23 mars 2023)
Partager cet article
Repost0
24 mars 2023 5 24 /03 /mars /2023 06:00
« Hier, vous n'étiez qu'une foule, vous êtes un peuple aujourd'hui ! »: 3,5 millions de manifestants dans le pays ce 23 mars! - L'Humanité
« Hier, vous n'étiez qu'une foule, vous êtes un peuple aujourd'hui ! »

L’allocution présidentielle de mercredi a mis un coup de fouet aux mobilisations contre la réforme. Ce jeudi 23 mars, ils étaient 3,5 millions dans la rue, confortant l’intersyndicale dans l’idée d’obtenir le retrait du texte de loi.

Publié le Vendredi 24 mars 2023 - L'Humanité

Derrière une jolie banderole bleue taguée « EN GRÈVE », une grosse cinquantaine d’étudiants de l’université Gustave-Eiffel de Marne-la-Vallée cherchent à rejoindre la tête du cortège qui part de la Bastille, à Paris. Les organisations de jeunesse sont en tête, juste derrière Solidaires.

Mais elles sont bloquées à deux rues de là en raison de l’affluence énorme. C’est la première fois qu’ils se mobilisent ainsi. « Il y a eu le 49.3, et puis l’allocution de Macron, c’était le coup bas de trop », assure Hanna, qui défile pour la première fois.

Justin, lui, aurait bien aimé que ses camarades de fac se mobilisent en nombre plus tôt, aux précédents jours de mobilisation, « mais le campus est éclaté. Ça a été un vrai travail de fond », assure celui qui participe à la création du premier syndicat étudiant sur le site.

« Face aux CRS qui voulaient nous intimider, on s’est mis à chanter tous ensemble la musique de Star Wars»

« C’est la première fois ce matin que les classes prépa rejoignent les lycéens pour bloquer le lycée », se réjouit aussi Lea sous une banderole violette annonçant que Voltaire est en grève. « Côté profs, on est toujours autour de 30 % de grévistes, mais les élèves se mobilisent vraiment. On avait semé des graines, organisé une projection du documentaire 1336 sur la lutte victorieuse des Fralib, ça prend », ajoute la jeune professeure, qui aurait bien aimé que tout le lycée défile.

« On sent beaucoup de colère, mais elle reste motivante, joyeuse, et il y a toujours de l’humour. La dernière fois, on s’est retrouvés face aux CRS qui tapaient sur leurs boucliers pour nous intimider, on s’est mis à chanter tous ensemble la musique de Star Wars, vous savez quand Dark Vador arrive », raconte- t-elle tout sourires.

Comme pour lui donner raison, Matthieu Trubert, de l’Ugict CGT, invite avec malice le patronat à se joindre au cortège. « L’employeur a toujours l’obligation de résultat en matière de santé au travail, pointe-t-il . Comme l’âge de départ à la retraite va dépasser celui de l’espérance de vie en bonne santé, comment vont s’en sortir les patrons ? » rigole-t-il.

Chez les égoutiers, on tient bon, mais l’heure est moins à la fête

Chez les égoutiers, on tient bon, mais l’heure est moins à la fête. « On est là parce qu’on n’a pas le choix, lance Frédéric Aubisse, responsable CGT aux égouts de Paris.  Nous avons dix-sept années d’espérance de vie en moins que la moyenne des Français, c’est douze années chez les éboueurs… »

Pour eux, le nerf de la guerre est le retrait de la réforme. Le 49.3, le mépris présidentiel, cela n’a fait qu’attiser la colère. Et après ? « Il nous restera à distribuer des allumettes, sourit-il un peu désabusé. Quand on pense que la dernière fois qu’il avait parlé de nous, on était des travailleurs essentiels… Ah ben, justement, en parlant de travailleurs essentiels… » s’interrompt-il, tendant la joue à Sylvie, de la CGT AP-HP, dans sa blouse blanche d’hospitalière bardée d’autocollants en grève.

Elle est déterminée mais épuisée. « On est nombreux à être en grève, assure-t-elle, mais on est assignés, alors on doit bosser. On a travaillé pendant le Covid, parfois avec de simples sacs-poubelle en guise de protection, en sous-effectif, de jour comme de nuit, on ne peut pas prendre nos vacances, et ils veulent qu’on bosse jusqu’à 64 ans ? »

Un sentiment de mépris

Vêtue de la chasuble blanche de SUD santé AP-HP, Isabelle est tout aussi déterminée. « Quand on est épuisés, qu’on en a marre de manifester, la colère c’est un moteur, ça nous redonne du jus », assure-t-elle. Pour elle comme pour beaucoup, quelque chose a changé depuis la dernière journée de mobilisation.

Ce sentiment d’être méprisé par le gouvernement, le président. Le référendum d’initiative partagée reste un peu flou : « C’est par la rue qu’on y arrivera, comme pour le CPE. »

Pour Cyril, qui a fait le chemin avec ses collègues pour manifester jusqu’à Paris depuis la centrale de Dampierre (Loiret), la colère a même pris le pas sur le fond de la réforme comme motivation à défiler. « Ce mépris de classe du président mobilise de nouvelles personnes, je pense qu’il fait tout pour que cela dégénère. » Il soupire et hausse les épaules : « Tant pis, on est prêts. »

L’intervention d’Emmanuel Macron de la veille a aussi exaspéré les responsables syndicaux, présents en tête du cortège. « Son discours est une sorte de provocation par le vide, cingle Benoît Teste, secrétaire général de la FSU. L’utilisation du 49.3 il y a quelques jours, tout comme ce passage à la télé complètement lunaire montrent bien l’isolement de l’exécutif. Il n’y a plus que les macronistes pour croire que tout va bien se passer. »

« La classe ouvrière hausse le ton »

Pour la suite, les responsables syndicaux affichent leur détermination. La fébrilité perçue dans le camp macroniste – des députés ont fait part de leurs doutes quant à l’utilisation du 49.3 – tout comme le regain de ­mobilisation observé ces derniers jours galvanisent les troupes.

On se prend à espérer un scénario « façon CPE » en 2006, où Jacques Chirac avait fini par jeter l’éponge malgré le vote de la réforme : « C’est évidemment notre objectif », affirme Murielle Guilbert, codéléguée générale de Solidaires, tandis que son collègue Simon Duteil se ­félicite de l’ampleur de la mobilisation. « Je reviens du Havre, où je n’avais jamais vu un tel niveau de colère, raconte-t-il. Les manifestants ont mis une carcasse de bus au milieu de la route… La classe ouvrière est en train de hausser le ton. »

Frédéric Souillot, secrétaire général de Force ouvrière, appelle les opposants à la réforme « à actionner tous les leviers disponibles : il y a la saisie du Conseil constitutionnel, mais aussi le référendum d’initiative partagée (RIP) et bien évidemment le mouvement social ».

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, croit à un engouement populaire autour du RIP : « La privatisation d’Aéroports de Paris (ADP) ne parlait pas forcément aux habitants de Nantes ou de Rodez, par exemple. La réforme des retraites parle à tout le monde. »

Conclusion de Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT : « Certains auraient pu penser que le vote de la loi provoquerait une baisse du nombre de manifestants. C’est tout le contraire : cette journée est l’une des plus grosses mobilisations depuis les années 1990. "

Partager cet article
Repost0
23 mars 2023 4 23 /03 /mars /2023 18:28
Retraites: le peuple est debout, la victoire est à notre portée! - FABIEN ROUSSEL, PCF, 23 MARS 2023

Encore une fois, les français se sont mobilisés en masse contre la réforme des retraites à 64 ans. Des millions de nos concitoyen·nes ont participé à plus de 300 manifestations partout en France. C'est tout le peuple français qui se lève pour des retraites dignes et pour la démocratie.

Loin de s'essouffler, la mobilisation s’étend, s’enracine, pacifique, exemplaire. La « foule », comme l’appelle le Président de la République, est belle et légitime.

A l’inverse, le Président de la République fait le pari du chaos et de la violence. Il fait tout pour provoquer celles et ceux qui manifestent depuis des mois avec dignité. Il fait tout, y compris en durcissant sa politique de maintien de l’ordre, pour provoquer des incidents et la violence. En voulant monter l’opinion contre les syndicats, il agit comme un casseur de la République.

En l’espace de quelques jours, dans l’actualité, le gouvernement est passé de messieurs Dussopt et Attal à messieurs Darmanin et Dupont Moretti. En quelques jours, nous sommes passés des retraites à la matraque, des grèves légitimes aux réquisitions, des manifestations pacifistes aux gueules cassées.

On continue !

Le Parti Communiste Francais appelle le gouvernement à tenir compte de cette nouvelle journée de mobilisation, des grèves et à retirer son texte.

Nous appelons le gouvernement à tenir compte des recours au conseil constitutionnel et notamment du Référendum d’initiative partagé voulu autant par les français que par les organisations syndicales. Redonner la parole au peuple est la seule issue politique et démocratique permettant d’apaiser la situation.

Tant que le gouvernement continue de s’enfermer dans le déni, nous appelons à soutenir la grève reconductible et la mise à l’arrêt du pays, de l'économie par tous moyens non violents. J'appelle les militants communistes dans les entreprises à prendre toute leur part avec leurs collègues à la mise à l'arrêt de l'outil de travail, à participer partout au rassemblement, au blocage des entreprises et des accès routiers et ferroviaires.

Nous, responsables politiques du PCF, élus, parlementaires, nous ne pouvons pas continuer de travailler, de légiférer, comme si de rien n'était. J’appelle à isoler le gouvernement et sa majorité, à rendre leur position intenable tant qu’ils maintiennent ce texte.

J'appelle les forces de l'ordre à rejoindre le mouvement et à garantir la paix civile.
pas de violence à notre encontre, pas de violence à votre encontre. Nous agirons toujours dans l’intérêt de tous les travailleurs et travailleuses et du respect de la démocratie sociale.

Le peuple français est debout, la victoire est à notre portée.

Fabien Roussel
Secrétaire national du PCF

Partager cet article
Repost0
23 mars 2023 4 23 /03 /mars /2023 07:35

"On ne méprise que les gens qui font des choses méprisables, disait Alberto Moravia... Qu'a fait le peuple pour mériter tant de mépris... Je monte à cette tribune tremblant de cette colère, de cette résistance viscérale au mépris".

Magnifique discours de Pierre Dharréville, député communiste des Bouches du Rhône, pour justifier le vote de la motion de censure contre le gouvernement Borne et sa "réforme scélérate".

"Vous avez perdu la bataille des retraites".

Motion de censure, 20 mars 2023, intervention de Pierre Dharréville "Une colère. Pas un coup de colère, encore moins une vague désapprobation, une profonde colère. Quelque chose dans l’ordre de la révolte, même. Le refus sans appel de la régression sociale. Le refus de se voir voler deux de ses meilleures années de retraite. Le sentiment de ne jamais pouvoir être entendu. Le sentiment d’être pris pour des imbéciles. Le sentiment de ne pas être respecté. L’idée que ça suffit ! Tout simplement. « On ne méprise que les gens qui font des choses méprisables », écrivit Alberto Moravia. Qu’ont fait les ouvriers, les employés, les privés d’emploi pour mériter tant de mépris ? Qu’ont fait les organisations syndicales, qu’ont fait celles et ceux qui manifestent pour mériter tant de mépris ? Qu’a fait notre peuple pour mériter tant de mépris ? Car c’est ainsi qu’est vécue votre politique, c’est ainsi qu’est vécu votre entêtement, c’est ainsi que sont vécus votre discours et vos justifications toujours plus embrouillées, c’est ainsi qu’est vécu le 49-3 car ce n’est pas seulement à cette assemblée qu’il a été infligée, c’est au pays tout entier. Je monte aujourd’hui à cette tribune tremblant de cette colère. De cette résistance épidermique au mépris. De cet attachement viscéral à la dignité humaine. La dignité. C’est bien cela qui est en jeu. Voilà ce qu’on m’a demandé de vous dire ces derniers jours dans les quartiers, sur les marchés, devant les entreprises. Hier soir, le Président a exprimé son souhait que la loi aille « au bout de son cheminement démocratique ». Il faut arrêter de se moquer du monde. Je vous le dis comme je le pense, avec respect car du mépris, je n’en ai pas, mais avec colère, combativité et franchise : je me demande comment vous pouvez être encore là, à défendre votre réforme scélérate, qui n’a pas de majorité dans cette assemblée, qui en a encore moins dans le pays. Votre réforme est illégitime. Vous vous trompez lourdement si vous pensez que vous pouvez vous en tirer comme ça, que c’était juste un mauvais moment à passer, que tout ça sera bientôt oublié. Ce n’est pas le caprice d’un enfant à la caisse du supermarché. Votre projet est grillé. Vous avez perdu la bataille des retraites. [...] Emmanuel Macron l’avait dit ? La belle affaire. Nul ne lui a confié des pouvoirs d’un monarque absolu. Votre responsabilité n’est pas d’exercer un pouvoir sans limites. Vous n’exercez de pouvoir qu’au nom du peuple. C’est avec lui que vous devez gouverner et non pas contre lui. Quel pays prétendez-vous gouverner ? Nous ne parlons pas du même. La crise politique gravissime dans laquelle nous nous trouvons appelle un tout autre comportement qu’une attitude autoritaire, suffisante, paternaliste. Arrêtez de nous dire que vous faites ça pour notre bien, c’est insupportable. Ne faites pas le pari du pourrissement et de la répression. [...] Aux ouvriers des ports, de la sidérurgie, de la pétrochimie ou des champs, aux employés de la SNCF, d’EDF, aux caissières, aux agents territoriaux, aux ATSEM, aux AESH, aux enseignantes et aux enseignants, aux aides-soignantes, aux infirmières, aux artisans et commerçants, à celles et ceux qui se battent pour la justice, qui défendent un vrai droit à la retraite partagée, un travail qui prend tout son sens et pas toute la place et où l’on s’épanouit, A ces femmes et ces hommes, à cette jeunesse pleine d’espoir, nous disons que rien n’est fini et que nous avons le droit de continuer à rêver plus fort et plus haut. Et si le vote de cette motion devait décevoir, nous disposons encore d’outils pour nous faire entendre. Nous avons déposé un recours et une proposition de référendum d’initiative partagée qui devra être validée pour montrer que nos institutions ne sont pas complètement inopérantes face à une telle crise démocratique. Alors nous irons partout débattre et chercher les signatures par millions pour imposer une sanction démocratique à cette réforme. La bataille se poursuit avec les mobilisations sociales et notamment cette grande journée de jeudi. C’est contre cette réforme, pour que vive le droit à la retraite, pour le respect de la volonté populaire, pour sortir de la crise, au nom de la République que les députés communistes et ultra-marins de la gauche démocrate et républicaine sont actrices et acteurs d’une motion de censure. -------

Retrouvez-nous sur Facebook : https://www.facebook.com/LesDeputesCo.... Suivez-nous sur Twitter : https://twitter.com/deputesPCF

Partager cet article
Repost0
23 mars 2023 4 23 /03 /mars /2023 07:14
Profits spéculatifs pour Total, privations alimentaires pour ménages - Gérard Le Puill, L'Humanité, 13 mars 2023
Profits spéculatifs pour Total, privations alimentaires pour ménages 

Avec une hausse moyenne supérieure à 14% sur douze mois, la flambée des prix alimentaires complique dangereusement la vie quotidienne de millions de ménages à faible pouvoir d’achat en France. Pour peu que l’année 2023 soit marquée par une nouvelle sécheresse, la chute des rendements agricoles viendra encore aggraver la situation.

Publié le Lundi 13 mars 2023
 

L’Humanité de ce lundi 13 mars consacre en page 23 deux tribunes aux causes et aux conséquences de la très forte hausse des prix alimentaires en France depuis un an.

Sous le titre « A qui profite vraiment l’inflation? », le Journal du Dimanche publiait hier des chiffres d’où il ressortait que la hausse moyenne des prix sur un an a été de 21,35% pour les huiles de table; de 30,94% pour les viandes, volailles, abats et charcuterie surgelée; de 20% pour le beurre, la margarine et la crème; de 21,50% pour les sucres et édulcorants; de 19,11% pour les œufs ; de 18,2% pour les yaourts de Danone et même de 14% des croquettes pour chiens de la marque Friskies.

Selon une enquête réalisée par Harris Interactive pour l’Observatoire Cetelem, 7 Français sur 10 affirment avoir renoncé à faire certaines de leurs courses alimentaires au cours des 12 derniers mois. Ils sont 72% à penser que les prix alimentaires vont augmenter dans les prochains mois. Du coup, 51% des personnes interrogées disent avoir remplacé des produits qu’ils achetaient précédemment par des produits moins chers. 61% disent s’être davantage tournées vers les marques de distributeurs (MDD), avant même que le gouvernement ait demandé à ces derniers de proposer un « panier anti-inflation » pour une durée de seulement trois mois à partir du 15 mars.

Libre-échange spéculatif ou souveraineté alimentaire ? 

73% des personnes interrogées dans le cadre de cette enquête estiment qu’il faut « miser davantage sur une plus grande indépendance de la France dans sa production alimentaire pour lutter contre les dérèglements de l’économie ». Ce chiffre atteint 80% chez les plus de 50 ans. Mais les personnes interrogées dans le cadre de cette enquête ne savent pas forcément que les ingrédients qui entrent majoritairement dans le « panier anti-inflation » des grandes surfaces ont souvent été fabriqués à partir de viandes et d’autres matières premières importées des pays à bas coûts de main d’œuvre, suite aux accords de libre-échange signés entre la Commission européenne et plusieurs pays tiers, dont le Canada et le Mercosur. C’est souvent le cas pour les produits vendus sous les « Marques de distributeurs ».

Pour un nombre croissant de ménages, se nourrir devient de plus en plus problématique en ce début de second mandat du président Macron. Fin 2022, 2,4 millions de personnes étaient accueillies par les banques alimentaires, soit trois fois plus qu’en 2012. 94% de ces personnes vivaient sous le seuil de pauvreté. Il s’agissait des femmes dans 71% des cas et de familles monoparentales pour 31% de ces mêmes ménages. Les deux tiers des personnes en emploi ne travaillaient qu’à temps partiel. Six personnes sur dix allaient se ravitailler auprès des banques alimentaires une à deux fois par semaine.

Les emplois précaires font croître la pauvreté 

Cette progression de la pauvreté est liée avant tout à la précarité de l’emploi qui ne cesse de progresser en France, depuis qu’Emmanuel Macron est devenu président de la République. Dans son édition du 9 mars, le quotidien « Les Echos » titrait: « Les géants du CAC 40 signent une année historique malgré la Russie ». Il eut été plus juste d’écrire que cette année historique pour le profit résulte avant tout de la spéculation sur les énergies, les céréales et d’autres denrées alimentaires depuis le début de la guerre en Ukraine. Même en France, les conséquences de cette spéculation ont beaucoup réduit le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes. Car les prix des carburants ont tellement grimpé dans les stations service en 2022, que les profits de TotalEnergies ont augmenté de 36% en 2022 par rapport à 2021. C’est aussi parce que les riches ont dépensé davantage que LVMH engrange 14 milliards d’euros de profits en 2022, soit 17% de plus qu’en 2021.

450€ de revenu mensuel moyen chez l’auto-entrepreneur 

C’est d’abord la précarisation de l’emploi qui fait croître la pauvreté en France. Faute de retrouver un emploi quand elles sont inscrites au chômage en catégorie A, beaucoup de personnes tentent de s’en sortir en optant pour le statut d’auto-entrepreneur. Mais cela se traduit souvent par une activité à temps partiel dans des professions de service, dont les livraisons de colis à domicile. Voilà pourquoi le revenu annuel moyen d’un auto-entrepreneur était de 5.430€ en 2022, ce qui donne une moyenne de 450€ par mois. C’est trois fois moins que le SMIC mensuel net qui atteint aujourd’hui 1.353€. Ajoutons que la progression continuelle du nombre d’auto-entrepreneurs induit dans certains métiers une concurrence qui aboutit à réduire l’activité d’autres travailleurs indépendants, notamment dans le commerce et l’artisanat. Quand une personne sous statut d’auto-entrepreneur va faire de la coiffure à domicile, elle prend quelques clients à d’autres professionnels qui accueillent ces mêmes personnes dans leur salon de coiffure.Enfin, c’est aussi parce que l’emploi ne cesse d’être précarisé en France depuis des décennies, que le gouvernement tente d’obtenir d’une majorité de députés et de sénateurs une réforme des régimes de retraite portant l’âge de départ à 64 ans. Elle se traduira, si elle est votée, par une durée de cotisation augmentée de 8 trimestres pour espérer pouvoir obtenir une pension complète alors que les patrons licencient souvent les travailleurs les plus âgés avant leurs 60 ans. 

Partager cet article
Repost0
23 mars 2023 4 23 /03 /mars /2023 07:09
À quoi sert le projet de loi sur l’immigration ? - Marie-Christine Vergiat Vice-présidente de la Ligue des droits de l’homme (LDH)- L'Humanité Débats, 21 mars 2023
À quoi sert le projet de loi sur l’immigration ?

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a déposé son texte législatif le 1er février. Lourd de dangers pour les droits des étrangers, il suscite une vive opposition des associations engagées sur le terrain. Avec Marie-Christine Vergiat, vice-présidente de la Ligue des droits de l’homme (LDH) et Kaltoum Gachi, François Sauterey et Jean-François Quantin, coprésidents du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap)

Publié le Mardi 21 mars 2023

Depuis deux décennies, la situation s’aggrave. En instrumentalisant l’ordre public, cet énième texte s’inscrit dans la logique du bouc émissaire.

Marie-Christine Vergiat
Vice-présidente de la Ligue des droits de l’homme (LDH)

Depuis vingt ans, la répression à l’égard des étrangers n’a cessé de s’aggraver rendant de plus en plus précaire la situation de certains de ceux qui vivent sur notre territoire. Un étranger, cela peut être un Allemand, un Ukrainien, un Tunisien, un Afghan et bien d’autres ressortissants du monde entier, mais les uns et les autres sont traités bien différemment quand ils arrivent en France. Pire, ce sont ceux qui ont le plus besoin de protection, ceux qui fuient leur pays d’origine quelle qu’en soit la motivation (politique, économique, climatique) dont les visas sont refusés, qui sont refoulés aux frontières et qui sont maltraités quand ils arrivent à rejoindre notre pays. Un nouveau projet de loi sur l’immigration a été déposé. Il se heurte à l’opposition unanime de l’ensemble des organisations qui travaillent sur ces questions.

À l’avenir, aucune personne étrangère ne sera à l’abri d’un risque d’expulsion.

Pour faire adopter son texte, Gérald Darmanin a besoin, quoi qu’il en coûte, du soutien des LR. Il a enfourché le cheval de l’invasion migratoire et alimente le fantasme de l’étranger délinquant. Sur une telle base, toutes les régressions peuvent se justifier : expulsions, multiplication des obligations de quitter le territoire (OQTF) et des interdictions de revenir sur le territoire (IRTF), y compris à l’encontre de personnes inexpulsables (parents d’enfants français, conjoints de Français ou ressortissants de pays où la répression fait rage, Syrien·ne·s, Afghan·e·s, Soudanais·es, etc.), rétablissement de la double peine… À cela s’ajoute le rabaissement de toutes les procédures judiciaires : réduction des délais de recours et de jugement, généralisation de la visioconférence (justice « dématérialisée »), juge unique, recours à des procédures accélérées.

En bref, une justice au rabais pour empêcher l’effectivité de droits eux-mêmes au rabais. Et ce n’est pas la création expérimentale d’un titre de séjour dit « métiers en tension » qui peut masquer les freins mis pour faire obstacle à la délivrance ou au renouvellement de titres de séjour, y compris de la carte de résident. Tous les prétextes sont bons comme le montre, au motif de meilleure intégration, le rehaussement de l’exigence de maîtrise de la langue française sans tenir compte des vulnérabilités dues à l’âge, au handicap, à la santé ou à la situation économique et sociale.

Mais le pire est sans doute l’instrumentalisation de l’ordre public à travers des notions comme celles de menaces à l’ordre public ou d’atteintes graves aux principes républicains dont l’imprécision ouvrira grand la porte à l’arbitraire des préfets. À l’avenir, aucune personne étrangère ne sera à l’abri d’un risque d’expulsion. Les amendements en cours d’adoption au Sénat vont encore aggraver les choses : ils mettent en cause l’aide médicale d’urgence (AME), le regroupement familial, la naturalisation, les titres de séjour pour raisons de santé et fragilisent un peu plus les jeunes majeurs. La situation de toutes les personnes étrangères va être encore plus précarisée. C’est plus que jamais la logique du bouc émissaire qui est à l’œuvre. Quoi de mieux en période de crise sociale et politique…

Ce projet de loi est d’abord un acte politique d’un ministre qui cherche à ratisser large jusqu’à l’extrême droite. Il entraîne une grande précarité.

Kaltoum Gachi, François Sauterey et Jean-François Quantin, coprésidents du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap)

L’annonce d’une nouvelle loi sur l’immigration par Gérald Darmanin, en juillet 2022, est en soi, avant tout, un geste politique. Tout ministre de l’Intérieur se doit de laisser son nom à une loi sur ce sujet, imposé par l’extrême droite depuis quarante ans, comme problème majeur prétendu. Et ce d’autant plus lorsque le ministre en question se construit un profil de présidentiable et espère ratisser large jusqu’à l’extrême droite.

Un premier volet de ce projet devrait satisfaire un fantasme cher à certains : expulser ! rejeter ! Une série de mesures vise ainsi à limiter le regroupement familial et à intensifier l’exécution des mesures d’éloignement, en popularisant leur nom : les obligations de quitter le territoire français (OQTF). Quitte à limiter les quelques droits dont disposent encore les étrangères et les étrangers. Et pour faire bonne mesure, on viserait essentiellement les étrangers délinquants, entretenant cet autre fantasme : l’immigration a un lien étroit avec la délinquance…

Les États européens s’ingénient à restreindre l’application du droit d’asile.

Un autre volet affecte le droit d’asile, pourtant ancré dans la tradition française, mais qui embarrasse les pays européens depuis que des persécutés du monde entier demandent légitimement leur protection. Les États s’ingénient alors à en restreindre l’application. Le projet de loi propose de réduire le délai d’instruction de neuf mois à six mois. L’intention serait louable si elle ne débouchait pas sur un examen expéditif des situations. L’organe chargé de cet examen, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), pourrait également perdre son indépendance au profit de bureaux « France Asile » implantés en préfecture. Quant à l’organe d’appel, la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), elle serait régionalisée et réduite à un juge unique là où la collégialité constituait une garantie.

Avec un volet « intégration », le projet se veut équilibré, mot magique du macronisme. Il introduit l’idée qu’une certaine régularisation des « sans-papiers » serait possible. Cette possibilité n’est en réalité pas une nouveauté, étant, de fait, pratiquée depuis 2012. Le nouveau titre proposé créerait certains droits nouveaux, mais serait surtout d’une extrême précarité. Limité à un an, il enfermerait les bénéficiaires dans des métiers dits « en tension ». Ce serait une régularisation opportuniste, réponse provisoire aux difficultés d’une partie du patronat. Le débat parlementaire devrait commencer fin mars et ne peut aboutir qu’avec la complicité de la droite au prix de concessions aisément imaginables.

Mais, nous aussi, nous faisons de la politique, au sens noble, et continuons à prôner la solidarité, l’égalité des droits, ainsi que la régularisation de tous les étrangers. Ce n’est pas l’étranger le problème, mais bien le rejet de l’autre. Le Mrap persistera, avec tous les antiracistes, à combattre le racisme, sous toutes ses formes et à promouvoir la fraternité entre les peuples.

Partager cet article
Repost0
22 mars 2023 3 22 /03 /mars /2023 16:14

 

Ce midi, le Président de la République a souhaité prendre la parole sur TF1 et France 2 après le recours au 49.3, après deux mois de conflit social et un rejet de la réforme des retraites qui s’amplifie.

Trente minute pour du vent, les Français viennent donc de découvrir qu’une éolienne a désormais pris place à l’Élysée.

Au terme de son intervention, Emmanuel Macron s’est, en effet, montré à la fois terriblement creux face à la situation sociale et politique et terriblement sourd face aux attentes légitimes du monde du travail. Le pays fait face à un Président qui apparaît de plus en plus isolé et déconnecté, ne semblant aucunement prendre la mesure du moment de colère politique que nous traversons.

Ce midi, Emmanuel Macron vient d’entrer en période de cohabitation avec les Français.

Face à ce constat, j’appelle les Françaises et les Français à se mobiliser massivement, demain, dans la rue, aux côtés de l’intersyndicale. Je crois possible d’être plus de 4 millions à battre le pavé, partout dans le pays.

Le peuple est toujours la solution. C’est pourquoi, au nom du Parti communiste français, je renouvelle une proposition de sortie de crise à travers l’organisation d’un référendum.

 

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011