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7 décembre 2022 3 07 /12 /décembre /2022 18:47
lundi 5 décembre, Saint-Martin-des-Champs: Fabien Roussel au jeu des questions-réponses (Sarah Humbert, Ouest-France, 6 décembre 2022)
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7 décembre 2022 3 07 /12 /décembre /2022 18:45
Retour aux tarifs réglementées de l'énergie: la droite au Sénat vote contre
Refus du retour des tarifs réglementés pour toutes les collectivités par la droite sénatoriale et le gouvernement.
Cela coûtait 3,5 milliards d’euros contre 43 milliards actuellement pour des dispositifs qui montrent leurs limites.
Public contre le privé, la gabegie et le racket contre l’efficacité.
Nous continuerons notre combat pour protéger nos collectivités et les usagers de l’énergie en proposant la création un grand service public de l’énergie !
Fabien Gay, sénateur communiste
Directeur du journal L'Humanité
Retour aux tarifs réglementées de l'énergie: la droite au Sénat vote contre

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7 décembre 2022 3 07 /12 /décembre /2022 06:14

 

Lundi 5 décembre, plus de 250 personnes se sont déplacées au Roudour, à Saint-Martin-des-Champs, pour échanger ou juste voir Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français. Qui sont-ils ? Retour sur cet événement politique.

C’était le point d’orgue d’une journée très préparée par la section locale du parti communiste ! Ce lundi 5 décembre, la soirée avec Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français (PCF) depuis 2018, député dans la 20e circonscription du Nord depuis 2017 et ancien candidat à l’élection présidentielle, a attiré du monde au Roudour : entre 250 et 300 personnes.

 

Une journée d’échanges pour Fabien Roussel

Dans la journée, Fabien Roussel a rencontré des élus du territoire, notamment Jean-Paul Vermot, maire et président de Morlaix Communauté, a assisté à une table ronde sur les questions de mobilité et de transports en Bretagne (notamment autour de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff), a échangé avec Mélanie Thomin, députée de la 6e circonscription du Finistère, ou encore Kevin Faure, président du groupe Finistère et Solidaires.

Puis, en début de soirée, direction le Roudour. Fabien Roussel s’est montré enthousiaste du nombre de personnes réunies, nombreuses pour un froid lundi de décembre ! La salle de spectacles avait été agencée de telle sorte que la personnalité du jour puisse répondre de tous les côtés, en 360 degrés. L’événement était en accès libre, car l’entrée n’était pas payante ni filtrée, hormis à distance par le garde du corps de Fabien Roussel. Qui se trouvait donc sur les chaises de l’assemblée ?

 

Adhérents communistes, syndiqués…

Des adhérents communistes bien sûr… Comme Yves, 69 ans, de Saint-Michel-en-Grève, encarté depuis 1971 ou encore René, 75 ans, communiste depuis vingt-six ans. Ils se sont déplacés pour « soutenir Fabien Roussel, sa personnalité, sa façon de mener la politique ».

Une de leurs amies, Sandrine, 54 ans, qui avait quitté le parti depuis un moment - « Robert Hue m’avait scié les pattes » - a d’ailleurs décidé de se réengager.

Il n’y a pas qu’eux à s’être déplacés. Aux premiers rangs, il y a des jeunes comme Zelda, 14 ans, collégienne venue avec une question fraîche de sa génération, saturée du discours ambiant et morose : « Est-ce que vous avez quelque chose de positif à nous dire ? » Il y a aussi des syndiqués comme Pascal de la CGT de l’hôpital de Morlaix qui interpelle à son tour le chef de file du PCF sur l’action du parti sur l’hôpital public. Les prises de parole sont riches, témoignant aussi du vécu, et de la détresse, de chacun.

 

« Fabien Roussel, c’était le coup de cœur de Cyril Hanouna »

Il y a aussi des adhérents d’autres partis de gauche, comme la personnalité locale Marylise Lebranchu, ancienne Garde des sceaux, qui salue le score de Fabien Roussel à la présidentielle 2022 (2,28 %) : « Tu fais beaucoup plus de monde que nous. » L’ancienne ministre évoque ses états d’âme actuels, liés à son engagement comme bénévole aux Restos du cœur et au Secours populaire, et interpelle particulièrement le leader communiste sur la réforme des retraites. Un sujet hautement sensible qui mobilise Fabien Roussel de longues minutes. Celui-ci souhaite un référendum sur cette question. Il a lancé une pétition pour soutenir cette demande, qui peut être signée sur le site www.unebonneretraite.fr

Un peu plus loin, il y a aussi… Des curieux ! Comme Dominique, 59 ans, et Patrick, 53 ans, de Plougar : « Depuis un moment, on ne s’intéressait plus à la politique… On s’est décidé ce midi. On a lu dans un média que Fabien Roussel, c’était le coup de cœur de l’animateur Cyril Hanouna ! »

 

 

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5 décembre 2022 1 05 /12 /décembre /2022 07:05
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4 décembre 2022 7 04 /12 /décembre /2022 06:26

 

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, fera étape à Morlaix, lundi (*), dans le cadre d’un tour de France axé sur le monde du travail. L’occasion de réaffirmer une ligne qui met parfois la Nupes sous tension.

 

Morlaix sera la sixième étape de votre tour de France. Que vous ont appris les rendez-vous précédents ?

Dans ce tour de France, j’ai fait le choix d’aller dans des villes moyennes plutôt que dans des grandes capitales régionales. Ce que j’ai entendu, ce sont des questions : pourquoi la gauche ne nous parle-t-elle pas ? Pourquoi, d’une certaine façon, nous rend-elle responsable de ce qui se passe en France, en nous culpabilisant d’utiliser la voiture ou de vouloir vivre dans des maisons ? Ce que je souhaite dire aux habitants de ces territoires, c’est qu’il existe une gauche qui se bat pour eux. Pendant la campagne présidentielle, j’ai été un des rares à parler à ce monde-là. Je souhaite continuer, en réaffirmant le besoin de défendre nos cultures, notre art de vivre et, en même temps, la nécessité de changer ce système économique qui fait le choix de privilégier la rentabilité à court terme.

 

L’insoumis François Ruffin vous décrivait récemment, sur son blog, comme un chef marketing cherchant à capter un segment électoral, celui des « prolos des champs », plutôt qu’un rassembleur de la gauche. Qu’avez-vous à répondre à cela ?

François Ruffin et moi vivons dans des territoires qui se ressemblent beaucoup. Je partage avec lui la vision qu’il faut remettre de l’humain dans l’économie. Qu’on vive en Seine-Saint-Denis, à Brest ou dans une petite commune, il y a la même colère et les mêmes attentes. Notamment que le travail paie, qu’il permette de vivre dignement. Lui, comme moi, voulons une France qui défende le travail. Et qui ne s’accommode plus de ces délocalisations à répétition.

 

Vos déclarations opposant « gauche des allocs » et « gauche du travail » ont mis la Nupes sous tension. Ne risquez-vous pas de provoquer l’explosion de cet attelage ?

Mon objectif est que la gauche puisse être majoritaire dans notre pays. Elle est représentée par différents courants de pensée que je respecte. Nous avons des différences avec les écologistes, les insoumis, les socialistes, mais elles ne nous empêcheront pas, demain, de gouverner le pays. En sachant que l’essentiel, c’est d’augmenter les salaires, d’avoir de bonnes retraites, de croire dans l’industrie et dans les services publics.

 

Finalement, comment définiriez-vous l’ADN communiste ?

Dans le communisme, il y a l’idée de mettre en commun nos ressources, au service de l’intérêt général. C’est tout l’inverse de l’intérêt particulier qui est, aujourd’hui, à la tête de l’État. Nous vivons une crise majeure. Les entreprises, comme les ménages, comme les communes, souffrent de la hausse des prix de l’énergie, des matières premières, de l’alimentation. C’est extrêmement grave, tout le monde n’en a pas conscience. Je tire la sonnette d’alarme. Si nous ne nous attaquons pas aux causes de l’inflation, si nous n’arrivons pas à rétablir un prix de l’énergie correspondant au coût de production, nous allons avoir une crise extrêmement grave.

 

(*) Réunion publique ouverte à tous, à 19 h, au Roudour, à Saint-Martin-des-Champs

 

 

 

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3 décembre 2022 6 03 /12 /décembre /2022 06:14

 

Le Parti communiste entre, ce week-end, dans le vif du sujet de son 39e congrès. Son secrétaire national, Fabien Roussel, livre ce qui, selon lui, doit être au cœur du débat, comme de la riposte à la Macronie.

 

Dans un climat social marqué par la vie chère et la prochaine réforme des retraites, le PCF va franchir ce week-end une étape importante en vue de son 39e congrès, prévu début avril 2023, à Marseille. Son conseil national doit adopter un projet de « base commune de discussion », le petit nom donné par les communistes à leur texte d’orientation.

Fabien Roussel, candidat à sa propre succession à la tête de la formation, plaide pour que ce rendez-vous soit l’occasion de plancher sur « le projet de société que les communistes veulent mettre en débat et (leur) stratégie pour construire un mouvement majoritaire ». Des questions clés qui suscitent du débat au sein du PCF et qui pourraient faire l’objet de textes alternatifs.

Depuis la rentrée, les Français subissent de plein fouet les effets de la vie chère. Le gouvernement vante de nouvelles mesures à venir (nouveau crédit d’impôt, dividende salarié…) pour « les Français qui travaillent dur, se lèvent tôt ». Comment jugez-vous ce discours et la teneur de ces annonces ?

Le gouvernement peut utiliser tous les slogans, y compris le « travailler plus pour gagner plus » de Sarkozy, la réalité, c’est qu’il refuse d’augmenter les salaires. La France qui se lève tôt et qui travaille dur est mal payée, épuisée. Mais il continue la politique des petits chèques face à la hausse des coûts de l’énergie. Au lieu de s’attaquer aux causes de la spéculation, il précarise le travail avec ses réformes. En six mois seulement, on a eu celles de l’enseignement professionnel, de l’assurance-chômage, du dividende salarié, des retraites à venir. C’est pour cela que je souhaite que la gauche s’empare de cette question. La défense du travail, c’est nous. Ne laissons pas ce sujet à cette majorité libérale, qui, sous couvert de défendre le travail, le détruit.

La réforme des retraites devrait être présentée par Élisabeth Borne avant la mi-décembre. Comment combattre le report de l’âge légal à 64 ou 65 ans alors qu’une majorité pourrait se dessiner avec LR ?

Nous devons mener une campagne de vérité sur ce projet et exiger un grand débat dans les villes, les entreprises, suivi d’un référendum. Emmanuel Macron n’a pas le droit d’affirmer qu’il a été élu pour mettre en œuvre cette réforme. Nombreux sont les Français qui ont voté pour lui avant tout pour battre Marine Le Pen sans rien partager de son programme. Ensuite, même si notre système de retraite est, comme le prévoit le Conseil d’orientation, en déficit de 8 à 10 milliards d’euros en 2030, il est mensonger de dire que nous n’avons pas d’autres choix que d’allonger l’âge de départ pour le financer. C’est pourquoi nous aurons, à gauche, mais aussi chez les syndicats, la responsabilité de mettre en débat toutes les autres propositions pour améliorer le système actuel avec la retraite à 60 ans. À ce sujet, contrairement aux autres forces de gauche, nous voulons prendre en compte les années d’études. Sinon, avec 40 annuités de cotisations, pour celui qui va à l’école jusqu’à 25 ans, cela revient à la même proposition que Macron.

La relation aux syndicats a fait débat à gauche lors de la préparation de la « marche contre la vie chère » d’octobre. Comment articuler mouvement social et bataille politique ?

D’abord, il faut que les organisations syndicales, qui vont se réunir le 5 décembre, déterminent elles-mêmes leur mot d’ordre et leur forme d’action. J’espère que l’unité la plus large se maintiendra à l’issue de la concertation engagée par le gouvernement. Nous, forces politiques, pouvons dès maintenant organiser des débats publics pour révéler le projet du pouvoir et présenter des propositions concrètes et crédibles qui dessinent un projet alternatif et contribuent à construire un mouvement majoritaire. Et soutenir toute date de mobilisation décidée par l’intersyndicale.

Un premier débat doit avoir lieu, mardi 6 décembre, à l’Assemblée sur l’immigration. LR et Renaissance pourraient là aussi se rejoindre pour accélérer les expulsions, renforcer la double peine, moins sur la proposition de titre de séjour lié au travail récemment formulée par l’exécutif. Que défendrez-vous ?

Aux surenchères xénophobes de la droite et de l’extrême droite, nous opposons le respect des droits humains et du droit international. Il faut sortir du débat caricatural entre ceux pour qui il faut accueillir tout le monde sans règles et ceux pour qui il faut fermer les frontières. Nous devons définir des règles adaptées aux défis de notre époque qui doivent aller de pair avec une politique de coopération et de développement solidaire. Mais le ministre de l’Intérieur a aussi ouvert une porte, celle de la régularisation des travailleurs sans papiers. Nous allons non seulement y mettre le pied, mais faire en sorte qu’elle s’ouvre le plus possible pour garantir les meilleurs droits. Aujourd’hui, ce sont les employeurs qui ont le pouvoir de régularisation, ce qui rend les travailleurs sans papiers complètement dépendants. C’est un esclavagisme insupportable. Nous voulons y mettre un terme et faire entrer dans le droit ces hommes et ces femmes surexploités.

Vous êtes quasiment à mi-parcours d’un tour de France entamé début octobre. Quels enseignements tirez-vous de vos rencontres ?

D’abord, c’est une grande richesse d’entendre les questions de citoyens, d’élus locaux, de syndicalistes, de curieux. Cela me permet de mesurer l’état d’inquiétude, les préoccupations de la France des sous-préfectures, et d’y confronter nos réponses. Ces rencontres montrent aussi un regain d’intérêt depuis la présidentielle pour le Parti communiste français, avec beaucoup de participants qui n’en sont pas membres. Certains sujets reviennent systématiquement, en particulier l’énergie, qui est au cœur de toutes les conversations. Nous avons d’ailleurs lancé une pétition, disponible sur notre site, pour en garantir l’accès à toutes et tous. C’est le fil d’une pelote qui réunit les enjeux de services publics, de souveraineté, de pouvoir d’achat, de salaires, de climat… Et, évidemment, ceux de l’emploi et du travail, où je sens grandir l’aspiration des travailleurs à exercer leur souveraineté et à contester les choix des multinationales guidées par le profit.

À l’instar des étapes de votre tour de France, le PCF a-t-il vocation à s’adresser en priorité à la France des « sous-préfectures » ?

Nous voulons unir l’ensemble des Françaises et des Français qui ont intérêt au changement. Or beaucoup de citoyens de ces territoires considèrent que la gauche ne leur parle plus. Je ne me résigne pas aux fractures territoriales du pays créées par le capital : travaillons à unir habitantes et habitants des quartiers populaires urbains et populations vivant dans les territoires périurbains ou ruraux.

Vous êtes également candidat à votre propre succession comme secrétaire national du PCF dont le congrès doit avoir lieu début avril. Vous avez pris sa tête en 2018, avec l’ambition de le remettre sur le devant de la scène. Quel bilan faites-vous de ces quatre années marquées par des élections dont le résultat a parfois été décevant ?

Je souhaite que ce soit les communistes, que je rencontre aussi à l’occasion de mon tour de France, qui fassent ce bilan. Pour moi, ces quatre années ont été tout simplement hors normes. En quatre ans, nous avons eu les gilets jaunes, la pandémie, et maintenant la guerre en Ukraine et une crise énergétique inédite. Avec, en plus, pas moins de six élections. Dans ces conditions, j’ai le sentiment que nous avons réussi à soulever des montagnes et qu’il faut évaluer l’apport d’élections, comme la présidentielle ou les européennes, dans toutes leurs dimensions au-delà du seul résultat.

Ce week-end, une étape importante doit être franchie avec la présentation à votre conseil national d’un projet de « base commune », le texte d’orientation. Pour vous, quelles questions clés ce congrès doit-il mettre en débat ?

Ce congrès doit surtout porter sur le fond, sur les idées. Face aux dégâts du capitalisme et aux défis du siècle, jamais autant qu’aujourd’hui le projet communiste n’aura été d’une telle actualité. Ce congrès doit nous permettre de définir le projet de société que les communistes veulent mettre en débat et notre stratégie pour construire un mouvement majoritaire. L’énergie, par exemple, n’est pas un point de détail dans les programmes à gauche mais un enjeu structurel. Tout comme le travail, la République, la paix en Europe et dans le monde… Nous devons faire des choix clairs et les inscrire dans nos textes comme des sujets fondamentaux. On doit aller plus loin que les slogans. C’est le cas, par exemple, pour les « nouveaux pouvoirs des salariés dans les entreprises » que nous exigeons et que nous devons définir avec plus de précision. Il nous faudra aussi traiter l’enjeu du renforcement de notre organisation.

Vous estimez que le PCF doit « dialoguer avec les citoyens et les travailleurs du projet communiste pour construire leur unité en faisant primer le combat de classe ». Est-ce à dire que la question sociale doit l’emporter sur les autres combats ?

Nous pensons que le monde du travail a vocation à devenir la force motrice réunissant l’ensemble des classes et couches disponibles à un combat pour changer la vie. Pour l’unir, il faut construire avec ces millions de femmes et d’hommes, de salariés un projet cohérent qui, dans tous les domaines, sociaux et sociétaux, affronte la domination du capital et permette de retrouver des pouvoirs d’intervention. C’est difficile parce que la crise est tellement forte que leur problème, c’est d’abord ce qu’ils vont manger, comment ils vont payer leurs factures, c’est le salaire, le pouvoir d’achat, le travail… Il faut qu’on leur apporte des réponses, ça me fout en l’air qu’ils se divisent sous la pression de l’extrême droite qui vend par-derrière son poison raciste.

Pour conquérir une majorité populaire, vous estimez que « Nupes ou pas Nupes, ce n’est pas la question ». Quelle est-elle alors ?

Le débat ne doit pas être rassemblement ou pas rassemblement. Bien sûr que nous voulons le rassemblement, cela a toujours été notre principe et nous l’avons parfois payé cher, comme en acceptant de n’avoir que 50 circonscriptions sur 577 aux dernières législatives. La question, c’est : comment arrive-t-on à convaincre plus de monde de voter ? Sur ce chemin, pour que la gauche l’emporte, le Parti communiste français, qui, avec ses propositions originales et radicales, est redevenu une force qui compte dans le pays, a toute sa place à prendre pour reconquérir un électorat perdu. Reconstruire l’influence du PCF, c’est redonner du poids à toute la gauche en termes d’influence, mais aussi de contenu.

L’accord programmatique des législatives ne vous paraît pas satisfaisant en l’état ?

Il devra être revu à l’épreuve du temps. On ne peut pas se satisfaire d’un accord de la Nupes avec un astérisque qui mentionne le désaccord des communistes sur le nucléaire. Ce n’est pas possible, ce sont des sujets fondamentaux.

Une candidature commune aux prochaines européennes, par exemple, vous paraît-elle souhaitable ?

Je souhaite d’abord écouter les communistes. Mon avis sera le leur et il n’est pas sûr que cette question soit tranchée dès notre congrès. On prendra le temps de construire notre réflexion en parlant avant tout du projet à porter pour l’Europe.

 

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30 novembre 2022 3 30 /11 /novembre /2022 14:19
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30 novembre 2022 3 30 /11 /novembre /2022 14:11

Les prix de l’énergie s’emballent et les citoyens comme nos collectivités locales voient leurs factures exploser. 345 € le MWh en août 2022 contre 38 € l’année dernière pour le gaz, 1 000 € le MWh contre 40 € au début de l’année 2021 pour l’électricité…

 

Comme les usagers, les collectivités risquent de se retrouver dans une précarité énergétique, face à des choix cornéliens : fermer des équipements, éteindre l’éclairage public, baisser le chauffage ou interrompre des services publics locaux.

Beaucoup d’élus s’y refusent, mais combien de temps tiendront-ils, alors que les budgets sont aussi impactés par la hausse des denrées alimentaires ou le coût des matériaux de construction que travaux et réalisations d’équipement de 30 à 50 %.     

Après plusieurs mois d’interpellation, le gouvernement a enfin consenti à mettre en place un « filet de sécurité » pour les collectivités, puis un « amortisseur », beaucoup d’entre elles ne pouvant pas bénéficier du bouclier tarifaire qui s’applique aux ménages car celui-ci est basé sur les tarifs réglementés de vente de l’énergie. Mais ces dispositifs sont de véritables « usines à gaz » et bien peu de collectivités vont pouvoir réellement y avoir accès.

Aujourd’hui, seules les communes de moins de 10 salariés ou 2 millions d’€ de recettes peuvent encore prétendre aux tarifs réglementés de l’électricité. Plus aucune à ceux du gaz, ces tarifs réglementés devant s’éteindre pour tous, y compris les particuliers, en juillet 2023.

La libéralisation du secteur de l’énergie, avec la construction du marché européen liant le prix de l’électricité à celui du gaz, nous conduisent à l’emballement des prix que nous connaissons aujourd’hui avec des augmentations comprises entre 30 à 300 %, pouvant aller jusqu’à plusieurs millions d’euros.

Cette situation est intenable. Face à ce raz-de-marée, il faut construire des digues solides en obtenant du gouvernement un soutien plus important et plus simple de l’État face à l’urgence budgétaire que connaissent les collectivités. En gagnant aussi des mesures structurelles.

Parce que l’énergie est un produit de première nécessité, il est impératif que les collectivités locales puissent revenir au tarif réglementé de vente de l’électricité et du gaz dont la première finalité était la protection des usagers, de tous les usagers.

C’est le sens du 1er article de la proposition de loi que les sénateurs du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE) mettent en débat dans le cadre de leur « niche », le 7 décembre prochain. Cela permettrait à l’ensemble des collectivités territoriales d’accéder au bouclier tarifaire, par l’accès à un tarif réglementé de vente de l’électricité décorrélé des prix du marché.

Nous proposons également, dans ce texte, d’abandonner l’extinction programmée du tarif réglementé de vente du gaz afin que chacun, citoyen comme collectivité, puisse en bénéficier.

Nous ferons ainsi entendre au Sénat la nécessité d’une intervention publique dans ce secteur hautement stratégique.

Céline Brulin

Sénatrice de Seine-Maritime

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26 novembre 2022 6 26 /11 /novembre /2022 06:26

 

Après le préfet Lallement nommé secrétaire général à la mer, Emmanuelle Wargon à la Commission de régulation de l’énergie, Jean Castex à la RATP, Brigitte Bourguignon à l’Inspection générale des affaires sociales, Bérangère Abba au Comité national de la biodiversité, voici l’ancien ministre de l’Intérieur Christophe Castaner promu en même temps, comme dirait le Président, président du Grand Port de Marseille et de la Société du tunnel du Mont Blanc. (Ce dernier job est une parfaite sinécure.) L’Élysée recase à tout-va, l’État Macron se déploie, la liste est longue des obligés du pouvoir. On parle même de Blanquer pour la présidence du château de Versailles. Info ou intox ?

Gérard Streiff

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25 novembre 2022 5 25 /11 /novembre /2022 06:20

 

La fondation Gabriel-Péri et la revue Économie et Politique ont organisé le 8 novembre un séminaire sur « la nouvelle alliance de l’État et du capital ». Ci-dessous, un résumé de l’intervention d’Évelyne Ternant.

 

Trois périodes sont identifiables dans les relations entre l’État et le capital ; elles correspondent aux grandes évolutions structurelles du capitalisme depuis la Seconde Guerre mondiale.

La période dite de la « sainte alliance », jusqu’à la fin des années 60, est celle que Paul Boccara a qualifiée de « capitalisme monopoliste d’État social ». Elle se caractérise par une dévalorisation du capital de grande ampleur, notamment par le biais d’entreprises publiques qui fonctionnent à taux de profit faible, nul ou négatif, comme EDF-GDF et la SNCF. Le capital privé réalise de ce fait des taux de rentabilité très élevés. C’est l’ère du keynésianisme triomphant qui pensait avoir trouvé la clé d’un capitalisme sans crises. Mais c’était oublier la logique implacable d’une croissance qui surdéveloppe le capital matériel au détriment des dépenses humaines, à un moment où précisément la révolution technologique exige au contraire le déploiement des capacités humaines car les informations deviennent un vecteur essentiel des processus de production. La mécanique du « capitalisme sans crise » se grippe à la fin des années 60, avec une montée du chômage et de l’inflation, en réaction à la baisse de rentabilité du capital suraccumulé.

Une deuxième période s’ouvre dans les relations entre l’État et le capital, avec l’arrivée des politiques libérales de déréglementation, privatisation, et mondialisation financière. Elles aplanissent les obstacles pour permettre au capital en mal de rentabilité de se déployer de par le monde, s’investir dans les marchés financiers et s’incruster dans les niches rentables du secteur public. Les politiques des pays capitalistes déréglementent tous les marchés ; le marché du travail est flexibilisé, précarisé ; sur le marché des biens et services, les grandes entreprises publiques désintégrées et mises en concurrence ; sur le marché international, le libre-échange ouvre la voie à une mondialisation des chaînes d’activité et des chaînes de valeur des multinationales. Les marchés financiers exercent une dictature sur les gestions d’entreprises et les politiques publiques vouées à l’austérité. Les entreprises sont assujetties à des exigences de rentabilité financière incompatibles avec le temps long de l’innovation et les conditions sociales du salariat, ce qui participe grandement à la désindustrialisation. L’accumulation considérable de capitaux financiers, adossés à un empilement de dettes alimentées par la création monétaire des banques, débouche sur la crise financière de 2008, où on frôle une faillite bancaire mondiale. Cette période, où le périmètre du secteur public se réduit et ses moyens d’action s’affaiblissent, est en réalité celle « d’un engagement suiviste derrière les choix du capital ». Les aides directes et exonérations sociales et fiscales aux entreprises s’accroissent, les critères de gestion capitalistes se répandent, y compris dans le secteur resté public, avec l’adoption des méthodes managériales.

C’est une troisième période qui s’ouvre avec la crise de 2008 ; celle d’une longue crise systémique multiforme, faite d’un enchaînement et d’une imbrication d’épisodes multiples, dont les derniers en date sont la crise sanitaire    et la crise énergétique mondiale. L’intervention publique devient massive, au coup par coup, en pare-feu lors des risques majeurs pour sauver le capital. Cette alliance actuelle « du sauve qui peut » entre l’État et le capital présente un double paradoxe :

- Le soutien financier d’une ampleur inédite et sans conditions sociales et écologiques du « quoiqu’il en coûte » se conjugue une à attaque frontale contre les dépenses sociales. Ce cocktail rend les politiques macro-économiques budgétaires et monétaires inaptes à répondre aux besoins de la société. L’inflation mondiale, qui démarre avant la guerre en Ukraine, résulte du fonctionnement spéculatif des marchés et de la surabondance des capitaux financiers. Pour la combattre, les dirigeants capitalistes ont fait le choix de la récession, donc d’aggraver le chômage, la désindustrialisation et le malaise des services publics. Le retour d’entreprises dans le giron de l’État, comme EDF, n’est pas associé à une stratégie industrielle de reconquête, mais à la poursuite du démantèlement et de la privatisation. Enfin, la collusion entre les dirigeants politiques et les milieux d’affaires est patente ; en témoignent l’affaire Uber-files en France, où E. Macron est directement impliqué, ou l’ingérence des marchés financiers dans le choix du personnel politique en Angleterre et en Italie.

- Le deuxième paradoxe de la « nouvelle alliance » tient à l’évolution des fonctions de l’État : de larges pans des fonctions économiques sont délégués à d’autres échelons institutionnels, tels l’Europe et les régions. C’est par un activisme politique et militaire croissant que l’État national défend aujourd’hui sa base économique. La crise systémique du capitalisme prend aujourd’hui une dimension géopolitique intense liée à la guerre en Ukraine, la crise énergétique, la récession mondiale qui arrive. Dans une fuite en avant vers une économie de guerre, le « sauve qui peut pour le capital » se traduit par une montée des tensions interétatiques et le renforcement d’une hégémonie américaine qui exacerbe les rivalités intereuropéennes.

Une transformation radicale de la société est urgente pour construire le développement souhaité par les citoyens, respectueux des êtres humains, du vivant et de la planète. Il ne se fera pas sous la férule du capital et de ses logiques de marché prédatrices. Reprendre la main sur l’utilisation de l’argent, notre argent, celui des banques, des entreprises, l’argent public, nécessite des conquêtes de pouvoir des salariés et des citoyens.

Le projet de sécurité d’emploi ou de formation et ses multiples dimensions est un axe fort de la transformation sociale, non seulement parce qu’il conduit au dépassement du marché du travail, mais parce qu’il porte aussi la question du temps libre du hors travail. Il fait ainsi la jonction entre les mobilisations sociales et les aspirations sociétales émancipatrices qui montent dans le mouvement féministe, chez les jeunes générations dans leur rapport exigeant au travail, ou encore dans la société tout entière lorsqu’elle refuse de se voir voler du temps de retraite disponible pour des activités familiales, sociales, culturelles, politiques, qui sont vitales pour faire société. 

Évelyne Ternant

membre du Comité exécutif national

 

 

 

 

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