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19 octobre 2025 7 19 /10 /octobre /2025 04:30

 

 

 

 

 

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18 octobre 2025 6 18 /10 /octobre /2025 08:00

Présidente du groupe CRCE-K, Cécile Cukierman (Sénatrice Commmuniste) dénonce la crise politique ouverte par Emmanuel Macron et son Premier ministre, illégitimes à gouverner après la défaite de leur camp aux législatives anticipées de 2024.

👉 Elle rappelle que le suffrage universel doit être respecté, refuse les politiques d’austérité et appelle à tourner la page du macronisme pour ouvrir celle de la justice sociale et fiscale.

🟥 “On peut toujours tordre le bras à la démocratie, mais à trop lui tordre, c’est elle-même qui vous broie.”

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18 octobre 2025 6 18 /10 /octobre /2025 07:58
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17 octobre 2025 5 17 /10 /octobre /2025 05:25
Total soutien à Pierre Chapa, enseignant et syndicaliste, attaqué en justice par l'extrême-droite! : signez la pétition de soutien.
Total soutien à Pierre Chapa, enseignant et syndicaliste, attaqué en justice par l'extrême-droite! : signez la pétition de soutien.
Total soutien à Pierre Chapa attaqué en justice par l'extrême-droite!
➡️ 3 choses pour aider:
📌 Pétition de soutien à signer, à faire signer en masse https://www.onparticipe.fr/p/buJihZ5s
📌 Rassemblement de soutien le 11 décembre de 12H à 13H45 sur le parvis de la Cité judiciaire de Rennes (7 rue Pierre Abélard, 35000 Rennes). Soyons nombreuses et nombreux
📌 Participation au financement de la défense par des dons . Les chèques sont à adresser à la CGT Éduc’action 35 (31 boulevard du Portugal, 35200 Rennes) en précisant « soutien financier à la défense de Pierre C. ». En cas de relaxe, l’argent sera reversé pour servir la lutte contre les cas de répression syndicale.
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17 octobre 2025 5 17 /10 /octobre /2025 05:19
Que retenir du de la déclaration de politique générale du Premier Ministre le 14 octobre? - Ian Brossat
Que retenir du de la déclaration de politique générale du Premier Ministre le 14 octobre?
 
Ian Brossat, porte-parole du Parti communiste, sénateur communiste de Paris
 
La suspension de la réforme des retraites, assurément. Elle est le fruit d’une mobilisation populaire sans précédent. Manifestations monstres, grèves importantes massivement soutenues par le monde du travail, relayées par des parlementaires de gauche opiniâtres. Sans cela, cette exigence serait tombée aux oubliettes.
Quelques nuances néanmoins. D’abord, Lecornu s’est bien gardé de dire quel véhicule permettra concrètement d’assurer cette suspension. Ensuite, il parle de « suspension », pas d’abrogation, soit une avancée par rapport à ce qui était prévu mais en retrait par rapport à ce qui s’est exprimé dans les urnes aux dernières élections législatives. Les électeurs ont majoritairement voté pour des partis, certes fort différents, mais qui s’engageaient à abroger la réforme Borne. Enfin, et c’est le plus grave, dans la mesure où Lecornu refuse de faire payer le capital (il se paie même le luxe de diviser par deux la contribution des plus riches !), il fait payer cette avancée aux plus modestes eux-mêmes. Donner d’une main, reprendre de l’autre, telle est sa devise.
Son budget est en effet une avalanche de mauvais coups contre le monde du travail : blocage des pensions de retraites, gel des prestations sociales et notamment des APL, suppression des APL pour les étudiants étrangers, baisse de la rémunération des apprentis, hausse de l’impôt sur le revenu avec la non-indexation de son barème sur l’inflation…
Un vrai musée des horreurs libérales dans le droit fil du budget Bayrou qui a conduit à un vote de défiance.
J’entends dire que l’engagement pris par le Premier Ministre de ne pas faire usage du 49-3 changerait la donne. C’est oublier qu’il dispose de bien d’autres outils pour passer en force. L’article 40 notamment peut être dégainé à tout moment par le gouvernement pour empêcher la création de nouvelles dépenses.
L’équation de 2024 n’a donc pas fondamentalement changé : le Président de la République reste déterminé à nier le résultat des urnes. Moyennant quelques aménagements, il continue à imposer la même politique pour assurer la domination du capital, ignorant l’exigence de changement exprimée par le monde du travail.
Dans ces conditions, je ne vois pas bien ce qui pourrait justifier autre chose qu’un vote de censure jeudi.
Et bien sûr, si elle n’est pas adoptée, le combat continuera. Pour faire barrage aux mauvais coups contre le monde du travail, pour la hausse des salaires et du pouvoir d’achat, pour la justice fiscale, pour l’abrogation en bonne et due forme de la réforme des retraites, pour une relance de la politique du logement.
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17 octobre 2025 5 17 /10 /octobre /2025 05:16

Pour le groupe CRCE-K (communiste), sa présidente, Cécile Cukierman, a dénoncé les événements de la veille, à l’Assemblée, où Sébastien Lecornu s’est assuré, pour l’heure, une non-censure des députés PS, grâce notamment à l’annonce de la suspension de la réforme des retraites. « Les annonces que vous avez faites ne vous permettront pas de durer. Evidemment, certains se satisfont d’un plat de lentille, pour prolonger le jour sans fin de la macronie. 

Mais quand les lentilles ne sont pas cuites, le plat est indigeste », lance la sénatrice PCF de la Loire, dénonçant « le gel des pensions de retraite, des minima sociaux », « la hausse des franchises médicales » ou « la baisse de 5 milliards d’euros du budget des collectivités ».

Cécile Cukierman alerte sur « l’enfumage auquel nous assistons. Il faut le dire clairement, l’exécutif garde la main sur le débat budgétaire, 49-3 ou non ». 

La présidente du groupe communiste rappelle les autres armes à la main du gouvernement dans les débats : « Article 40, qui ne permet pas au Parlement d’engager des dépenses sans accord au gouvernement », « vote bloqué », « seconde délibération » et enfin « ordonnances budgétaires ».

« Vous dites laisser du temps au débat, en sachant très bien que le délai constitutionnel de 70 jours ne suffira pas. Les ordonnances sont une sorte de super 49.3 qui vous permettront d’imposer votre propre budget », alerte Cécile Cukierman, qui pointe un lièvre, ou plutôt une contradiction, entre les propos tenus par le premier ministre en début d’après-midi devant les députés et ceux tenus juste avant devant les sénateurs : « Vous avez déclaré ici lors de la déclaration de politique générale qu’il y aura un texte sur la suspension de la réforme. A l’Assemblée, vous dites je pense qu’il faut que le gouvernement dépose un amendement au PLFSS, dès novembre ».

« M. Lecornu, vous vous dites moine soldat, laissez moi vous parler du pêché originel.
Depuis plus d’un an, le chaos est organisé par le chef de l’État, croyez moi-même vos annonces ne vous permettront pas de durer. »
 
Cécile Cukierman en réponse au discours de politique générale du Premier ministre au Sénat.

Lu sur Public Sénat: 

https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/direct-suivez-la-declaration-de-politique-generale-de-sebastien-lecornu-devant-le-senat-0?at_content=photo&at_term=publicsenat&at_campaign=facebook&at_medium=Social&at_source=nonli

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17 octobre 2025 5 17 /10 /octobre /2025 05:14
Le ver est dans le fruit : éditorial de Maud Vergnol dans l'Humanité, 16 octobre 2025
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14 octobre 2025 2 14 /10 /octobre /2025 05:35
Au conseil national du PCF, débat sur les contours de l’union pour battre la droite et l’extrême droite - Gaël de Santis - L'Humanité  - 12 octobre 2025
Au conseil national du PCF, débat sur les contours de l’union pour battre la droite et l’extrême droite

Ce samedi, lors du conseil national du PCF, les discussions ont porté sur la meilleure stratégie pour conquérir le plus de circonscriptions pour la gauche. La majorité souhaite choisir, à partir des réalités locales et en lien avec les luttes, les candidatures de gauche les mieux à même de battre la droite et l’extrême droite. Certains dirigeants regrettent que leur parti ne joue pas le rôle de « trait d’union » entre les forces du Nouveau front populaire.

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12 octobre 2025 7 12 /10 /octobre /2025 16:32
Résolution adoptée par le Conseil National du PCF ce samedi 11 octobre 2025
Résolution du Conseil national du PCF – Face au mépris du Président de la République, construisons l’alternative du progrès et de la paix !
La nomination de Sébastien Lecornu à Matignon illustre le refus d’Emmanuel Macron de changer de cap. Son gouvernement persiste dans une politique au service du capital, alors que 12 millions de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté et que les 500 plus grandes fortunes détiennent 1 128 milliards d’euros.
Le PCF dénonce ce déni démocratique et appelle à une mobilisation large du monde du travail, de la jeunesse et des forces citoyennes pour construire une alternative politique au service du peuple et de la Nation.
Nous affirmons la nécessité d’un changement profond, autour de mesures de progrès et de justice sociale :
✅ Augmentation des salaires et égalité professionnelle femmes-hommes
✅ Abrogation de la réforme des retraites
✅ Taxation des hauts revenus et du capital, critères sociaux et écologiques pour les aides publiques
✅ Fonds de 100 milliards d’euros pour l’emploi, la formation et les services publics
Le temps est venu de redonner au peuple le pouvoir sur l’argent, la production et la République. Ensemble, faisons grandir l’alternative pour le progrès et la paix !
Face au méprisant de la République, construisons l’alternative pour le progrès et la paix
Publié le 11 octobre 2025

Le Président de la République a décidé de renommer Premier Ministre Sébastien Lecornu, Premier Ministre démissionnaire, avec un mandat clair : faire adopter un budget 2026 conforme à sa politique.

Alors que sa politique a été battue aux dernières élections législatives, cette décision est un nouveau déni démocratique d’une exceptionnelle gravité.

Face à cette provocation, les communistes partagent l’inquiétude, la colère et la lassitude de nos concitoyennes et concitoyens devant les manœuvres politiciennes qui ne répondent pas à leurs immenses attentes sociales et démocratiques.

Nous refusons les mesures de régression sociale issues du précédent projet de budget et les mesures qui privent de moyens le service public, les associations et les collectivités locales et plongent le pays dans la crise tout en confortant les profits du capital. Et nous ne nous contentons pas de demi-mesures sur les retraites sans que le Parlement n’ait réellement la main pour abroger la réforme.

Alors que le patrimoine des 500 plus grandes fortunes de France représente 1128 milliards d’euros, deux fois plus qu’en 2017, c’est à nous, aux salarié·es, aux privé·es d’emploi, aux rétraité·es, aux jeunes, que ce gouvernement demande de mettre encore une fois la main à la poche.

C’est un vrai braquage organisé par la finance contre le peuple, contre l’État, contre la République, contre la démocratie, qui appelle les citoyennes et les citoyens, les salarié·es à prendre le pouvoir sur l’argent et la production.

Cette offensive s’inscrit dans une crise systémique du capitalisme à l’échelle mondiale.

Les grandes puissances économiques et financières ont recours à la guerre économique, politique et militaire pour conquérir les marchés, les ressources, les zones d’influences et maintenir le taux de profit.

Face à cette impasse historique, les classes dominantes choisissent la voie dangereuse du repli nationaliste, de l’extrême droite et s’apprêtent à faire payer aux peuples les guerres impérialistes. Ce mouvement n’épargne aucun continent.

Dans cet affrontement de classe violent, le travail est à nouveau massivement réduit à une fonction de subsistance. Pour la grande majorité de nos concitoyens, travailler ne signifie plus s’émanciper, mais simplement survivre et se nourrir.

Notre pays vit une très grave crise sociale.

12 millions de nos concitoyennes et concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté et des dizaines de milliers d’emplois sont à ce jour encore menacés de plans de licenciements. Plus de 4 millions de personnes sont mal logés et plus de 2,9 millions en attente d’un logement social.

Dans cette situation, nous appelons d’abord et avant tout à amplifier la mobilisation sociale avec les organisations syndicales pour résister à la politique menée et gagner par la lutte des avancées pour le monde du travail.

Nous continuerons de nous battre pour obtenir des victoires, nous censurerons le Premier Ministre nommé et nous nous tenons prêts à un retour aux urnes.

Conscients de la menace inédite de l’extrême droite et de la droite extrémisée qui se rapprochent dangereusement, conscients du basculement d’une partie conséquente du grand patronat qui a choisi l’extrême-droite comme personnel politique nous lançons un appel aux travailleurs et aux travailleuses, aux forces syndicales et associatives et aux forces de gauche pour résister et construire l’alternative politique.

Nous voulons un changement de politique pour le progrès et la paix.

Avec la nomination pour la seconde fois de Sébastien Lecornu, le signal envoyé à nos concitoyennes et concitoyens est clair : le Président de la République veut encore et toujours garder la main pour que rien ne change.

Nous, les communistes, affirmons au contraire depuis des mois l’urgence d’un changement de politique pour le progrès et la paix.

Oui, nous voulons plus que tout que la vie change pour chacune et chacun : la fin de la vie chère, un travail qui a du sens et bien rémunéré pour une vie digne, une sécurité d’emploi et de formation pour toutes et tous, une meilleure sécurité sociale, l’accès à des services publics de qualité, une transformation écologique des productions et de la consommation.

Il faut développer le pays, donc accroître les dépenses publiques utiles et changer profondément le comportement des entreprises et des banques. Pour cela il faut conjuguer justice et efficacité, en commençant à combattre la logique du capital.

C’est pourquoi, nous proposons tout de suite de mettre à l’ordre du jour :

  • L’augmentation des salaires et l’égalité professionnelle femmes-hommes.
  • L’abrogation de la réforme des retraites
  • La taxation des hauts revenus et des revenus du capital, des critères sociaux et environnementaux sur les 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises. Une semaine d’action des communistes sera organisée sur cet enjeu des 211 milliards d’euros d’aides publiques.
  • Un fonds d'avances de 100 milliards d'euros dès 2026 pour l'investissement, l'emploi et la formation dans l'industrie et les services publics et la lutte contre le réchauffement climatique.

Emmanuel Macron est le premier responsable de la situation de blocage du pays.

Depuis un an, malgré la défaite de ses soutiens aux élections législatives de 2024, c’est lui qui avec l’appui du socle commun a décidé de refuser tout changement de cap politique.

Il a dit non à la nomination d’un Premier Ministre de gauche, non à l’abrogation de la réforme des retraites, non à l’augmentation des salaires et des pensions, non à la taxation des plus riches et du capital, non à la transformation des aides publiques aux entreprises, non au développement des services publics et à un réel débat sur leur financement.

Il mène un combat de classe acharné et agit de concert avec le MEDEF dans une offensive sans précédent pour les profits et contre l’emploi, les salaires, la sécurité sociale, la transition écologique.   

Comme l’immense majorité des Françaises et des Français, nous constatons qu'Emmanuel Macron a perdu toute légitimité populaire à la tête de l'État.

Le présidentialisme de la Ve République est à genou. Elle a montré toutes ses limites et ses dangers que les communistes avaient déjà pointé lors du référendum de 1962.

C’est pourquoi nous appelons à redonner le pouvoir au peuple et à ses élu·es, au Parlement.

Mais cela ne suffira pas à gagner un changement de politique.

L’acharnement du Président de la République trouve sa source dans la demande des multinationales d’un pouvoir tout entier à leur service, concentré dans les mains d’un seul homme. C’est la boussole qui le guide depuis son élection : les marchés et les profits plutôt que l’humain, le capital plutôt que le travail.

L’heure est à la justice fiscale et à réorienter l’argent de l’Etat, des banques et des entreprises qui vient nourrir les profits et appuyer les délocalisations, vers l’emploi et la formation dans l’industrie et les services publics, les salaires, la transition écologique.

L’heure est à prendre le pouvoir au Président, aux ultra-riches et aux grands actionnaires des multinationales, en exigeant davantage de pouvoirs pour les citoyennes et des citoyens, de pouvoirs pour la représentation nationale, de pouvoirs pour les salarié·es dans les entreprises.  

Ensemble, nous voulons une refonte de nos institutions et de notre démocratie sociale pour une nouvelle République et une nouvelle constitution ouvrant de nouveaux pouvoirs aux travailleurs et travailleuses, aux élu·es locaux, à la représentation nationale. Ces changements majeurs nécessiteront la mise en place d’une assemblée constituante.

Nous lançons un appel aux travailleurs et travailleuses, aux forces syndicales et associatives du pays et à toutes les forces de gauche, à débattre des propositions de rupture que nous portons, à s’unir pour obtenir le changement de politique tant attendu et pour battre la droite et l’extrême droite.

Depuis début septembre, à l’appel de l’intersyndicale, des millions de travailleurs et travailleuses se mobilisent à nouveau pour les salaires, les retraites, l’emploi, l’industrie, les services publics. Et aujourd’hui, c’est au tour du mouvement associatif d’être mobilisé pour obtenir des moyens financiers qui permettent aux associations de poursuivre leur action d’intérêt général pour le pays.

Ces mobilisations sont essentielles pour gagner des avancées. C’est pourquoi le PCF soutiendra toutes les initiatives syndicales et associatives qui réclament la fin de l’austérité et la justice sociale et fiscale.

Le Rassemblement national et ses alliés, absents de ces mobilisations, en opposition aux mesures de justice et aux libertés syndicales et associatives, en faveur d’une baisse des dépenses publiques et d’une priorité au remboursement de la dette, ne sont en rien une alternative. S’ils parvenaient au pouvoir, ils continueraient de servir le capital et aggraveraient les fractures du pays par leur projet xénophobe et raciste. 

Fidèles à leur histoire, les communistes sont déterminés à mettre en échec l’extrême droite et la droite extrémisée qui court derrière ses idées de haine.

En cas de dissolution, les communistes appellent à créer toutes les conditions pour battre ces forces et faire élire le plus grand nombre de député·es de gauche et écologistes. Nous appelons à accélérer le travail engagé pour construire dans toutes les circonscriptions les meilleures candidatures à partir des réalités locales pour l’emporter.

Le PCF doit également se renforcer à l’Assemblée nationale avec un groupe plus important et dans toute la France avec une meilleure représentation. dans l’ensemble des départements.

Nous appelons aussi les citoyen·nes et l’ensemble des forces de gauche et écologistes à faire des prochaines élections municipales un levier pour protéger les habitant·es et développer les services publics locaux. Ces deux rendez-vous sont déterminants. Nous voulons gagner les élections législatives et les élections municipales.

Forts de ces objectifs, les communistes sont pleinement mobilisés pour faire gagner demain les forces du travail, de la création, de la jeunesse et ouvrir de nouveaux Jours heureux pour la France.

Paris, le 11 octobre 2025.

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12 octobre 2025 7 12 /10 /octobre /2025 16:27
Chronique de Philippe Rio dans L'Humanité, 9 octobre 2025 - Bracage à la française

Imbroglio dans la nomination du gouvernement, crise institutionnelle et de régime, déflagration du macronisme avec un président de la République lâché par les siens à commencer par ses anciens premiers ministres…

Le président de la République se sera obstiné, jusqu’au naufrage, à se recroqueviller sur son camp politique plutôt que donner les clefs de Matignon à la gauche unie, arrivée en tête avec 193 sièges, en juin 2024 sous la bannière commune du Nouveau Front populaire. Un hold-up démocratique. Le budget est, au fond, comme le sparadrap du capitaine Haddock ou plutôt le mur sur lequel le bloc central se sera cassé les dents.

L’argent existe pourtant ! Et fait l’objet d’un hold-up fiscal, cette fois, comme le montre le livre Le Grand Détournement. Comment les milliardaires et les multinationales captent l’argent de l’État1. Pendant que les premiers de cordée suaient sang et eau, l’ouvrage révèle un bond de 86 % de la fortune des milliardaires, lors du Covid.

Il met en exergue l’aide publique aux entreprises passée de 30 milliards par an, au début des années 1990, à 270 milliards aujourd’hui. Si vous y ajoutez à cela, les cotisations patronales passées de 45 % en 1993 à 6,9 % en 2024 et bien le « travailleur français devient fou », pour paraphraser Jacques Chirac. Pas à cause des immigrés, mais des grandes fortunes et de leurs relais politiques.

Pendant cette vacance du pouvoir, les élus locaux tiennent la barque. Ils sont des artisans du quotidien, des porteurs de solution et d’innovation publique. Dans la ruralité, ils soutiennent à bout de bras l’action publique avec des difficultés décuplées et des moyens inversement proportionnels.

Ils portent 60 % de l’investissement public et font vivre le tissu économique local. Ils dressent, pour les plus progressistes, un bouclier social contre les inégalités et permettent le droit à la culture, au sport, à la solidarité et à l’émancipation.

Dans cette bérézina macroniste avec un Rassemblement national aux aguets, ils sont souvent portés par des majorités locales qui ont trouvé la recette de l’unité de la gauche sur la base de politiques publiques d’intérêt général. Ils font front contre cette absence de budget de l’État qui suscite l’inquiétude et obstrue toute vision d’avenir pour les collectivités.

À moins que, à moins que… un premier ministre de gauche arrive enfin à Matignon pour faire cesser ce braquage à la française qu’est une hémiplégie du pouvoir sur l’assistanat des plus riches !

Philippe Rio, maire communiste de Grigny, président de la coopérative des élus communistes et républicains

Chroniqueur dans "L'Humanité"

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