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13 août 2025 3 13 /08 /août /2025 05:03
Ouest-France, 11 août 2025

Ouest-France, 11 août 2025

Non content de vouloir imposer
- la remise en cause de deux jours fériés, voire de la cinquième semaine de congés payés
- une réduction de 5 milliards d'euros des dépenses de santé par de nouvelles coupes dans les moyens des hôpitaux et des déremboursements dans le cadre de la Sécurité sociale qui vont se répercuter sur une augmentation du coût des complémentaires santé
- augmentation du coût des abonnements d'électricité et de gaz
- une nouvelle baisse des droits et indemnisations pour les chômeurs et privés d'emploi à hauteur de 2 milliards d'euros économisés sur le dos des précaires 
- 5,3 milliards d'euros demandés aux collectivités

Le premier ministre François Bayrou demande une énième réforme de l'assurance chômage pour dégrader les droits de ceux qui sont privés et ont perdu leur emploi. 2 milliards d'euros retirés aux chômeurs, c'est le but de ce premier ministre spectral et sans vision, à l'image d'une fin de règne macronienne crépusculaire et plus dure que jamais pour les précaires et les droits sociaux.

 

C'est dans le Ouest-France du jour, 11 août 2025

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12 août 2025 2 12 /08 /août /2025 05:59
Génocide à Gaza : des salariés de Safran, Thales et STMicroelectronics dénoncent la complicité de l’industrie française de l’armement - L'Humanité, Elisabeth Fleury, 7 août 2025
Génocide à Gaza : des salariés de Safran, Thales et STMicroelectronics dénoncent la complicité de l’industrie française de l’armement
 
Au sein des entreprises d’armement, la coopération avec Israël pose la question d’une éventuelle complicité de génocide. La CGT, en pointe sur ce combat, multiplie les initiatives. La prise de conscience s’étend.
 
L'Humanité, Social et Économie, le 7 août 2025
Elisabeth Fleury
 
Le 15 octobre 2023, alors qu’un processus génocidaire s’amorce en réponse aux sanglantes attaques du Hamas, une trentaine de syndicats palestiniens lancent un SOS. Ils appellent « leurs homologues internationaux et toutes les personnes de conscience à mettre fin à toute forme de complicité avec les crimes d’Israël, en cessant de toute urgence le commerce des armes avec Israël ainsi que tout financement et toute recherche militaire ».
Leur message, relayé par le Réseau syndical international de solidarité et de luttes, prend une résonance particulière dans les entreprises françaises liées à l’armement.
Depuis fin 2021, la jurisprudence de la Cour de cassation est claire : « Toute personne qui apporterait intentionnellement son aide, son concours ou toute forme d’assistance à la commission ou à la tentative de commission de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crime de génocide serait passible de poursuites, en qualité de complice. »
Exportations d’armes vers Israël : des entreprises françaises sous pression
Et ce, insiste l’avocat Matteo Bonaglia, « sans que soit exigé un seuil minimal de participation ni qu’il soit nécessaire de démontrer une intention d’aider à la commission du crieme ». « En clair, résume l’avocat, les entreprises françaises d’armement ne peuvent plus se réfugier derrière l’État, qui leur a octroyé une licence d’exportation. Leur responsabilité propre peut être engagée. »
Dans la foulée de l’appel des syndicats palestiniens, l’association Stop Arming Israël est créée. « L’objectif, c’est qu’aucun matériel militaire ne soit acheminé vers Israël », relate Loïc, un de ses fondateurs. Bientôt, des campagnes de tractage sont organisées à l’entrée des entreprises du secteur de l’armement. Les salariés de Thales, Airbus, MBDA, Dassault ou Safran sont approchés.
D’autres sociétés, plus petites, sont également visées. « À chaque fois, explique Loïc, on essaie d’alerter sur leurs liens avec Israël. » L’accueil est parfois frileux. « On a reçu quelques insultes », reconnaît le militant. Mais, au fil des mois, les réactions se font plus chaleureuses, assure-t-il. « Installer un rapport de force, cela prend du temps. »
Élue CGT de la société franco-italienne de fabrication de composants STMicroelectronics – environ 50 000 salariés dont 12 000 en France –, Nadia Salhi répond immédiatement à l’appel des syndicalistes palestiniens et, « pour garantir la sérénité des débats », entame une réflexion collective au sein du syndicat.
Génocide à Gaza : la décision de la CIJ fait évoluer les consciences
Pas facile. « Questionner la coopération militaire sort des préoccupations habituelles, admet Nadia. Dans une entreprise d’armement, cela peut être perçu comme une façon de scier la branche sur laquelle on est assis. » Des enquêtes du média Blast et de l’Observatoire des armements vont encourager la mobilisation.
En violation de l’embargo imposé à la Russie, des composants de STMicroelectronics ont été retrouvés dans des armes utilisées contre l’Ukraine et la direction de ST doit, publiquement, s’engager à cesser tout commerce avec la Russie. Pour la CGT, dont le pacifisme et l’antimilitarisme sont des valeurs fondatrices, c’est une première victoire.
En janvier 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) dénonce un « risque de génocide » à Gaza. « Le mot « génocide », ça fait réfléchir », constate Grégory Lewandowski, élu CGT chez Thales. Deux mois plus tard, le site Disclose révèle que la France a continué à fournir des armes à Israël après octobre 2023.
Des « pièces de cartouches pour fusils-mitrailleurs », envoyées par la société Eurolinks au groupe israélien IMI Systems depuis le port de Marseille, ont pu être utilisées contre des civils palestiniens, indique le site d’information. Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, sommé de s’expliquer, reconnaît l’envoi des pièces. Elles étaient destinées à être « réexportées vers des pays tiers », minore-t-il.
Les syndicats demandent des comptes sur les partenariats israéliens
Son démenti ne convainc pas. Chez STMicroelectronics, une lettre ouverte de la CGT à la direction réclame « des mesures fortes et urgentes pour garantir que notre entreprise ne participe ni de près ni de loin au massacre en cours à Gaza et en Cisjordanie ». « Afin d’assurer la transparence des usages des puces produites par notre entreprise, nous vous demandons de rendre public (…) l’ensemble des partenariats en cours avec des entités israéliennes », ajoute-t-elle.
Face aux organisations syndicales, la direction se borne à affirmer que ses composants sont « destinés à des fonctionnalités civiles, et pas autre chose ». « On a continué à travailler la question », relate Nadia. En juin 2025, une journée de grève est décidée sur le site de Crolles. « Beaucoup de salariés, sans y prendre part, nous ont encouragés et remerciés », affirme la syndicaliste. Les initiatives se multiplient.
Chez Thales, le partenariat avec la société israélienne de drones Elbit suscite de plus en plus de questions. L’élue CGT Stéphanie Gwizdak opte pour l’organisation d’une journée de formation afin, dit-elle, « d’alimenter les camarades en arguments juridiques et géopolitiques».
Intitulée « Droits et devoirs d’intervention des salariés de l’industrie de la défense », la journée s’articule autour d’une question cruciale : « Si on est associé à un génocide, qu’est-ce qu’on risque ? » Les échanges sont « fructueux » et « de qualité », affirme Stéphanie Gwizdak.
À Fos-sur-Mer, les dockers bloquent l’armement vers Israël
Mais moins d’une trentaine de salariés s’inscrivent. « Mobiliser sur ces questions, c’est un travail de fourmi », constate-t-elle. « Ce n’est pas évident de trouver un consensus, en interne, pour parler du sujet », abonde Pascal Jaugeas, son homologue chez Airbus.
Début juin 2025, une action coup de poing des dockers de Fos-sur-Mer va « libérer les énergies », selon Nadia, de STMicroelectronics. Alertés sur la présence de colis d’armement destinés à Israël, les dockers bloquent coup sur coup deux chargements.
« La CGT pèse 95 % chez nous, cela nous permet d’agir vite, explique leur secrétaire général, Tony Hautbois. Ce n’est malheureusement pas le cas partout. » À quelques jours de l’ouverture du Salon international de l’aéronautique du Bourget, où la présence de stands israéliens suscite une vague de protestations, le blocage de Fos provoque une onde de choc.
Des manifestations sont organisées. Des ONG saisissent la justice en urgence – elles seront déboutées. Sous la pression, le gouvernement décide finalement de faire marche arrière et réclame la fermeture de cinq des neuf stands israéliens. Une victoire en demi-teinte, pour les ONG.
Chez Red Hat, des salariés enquêtent sur les usages militaires de leurs outils
Mais une victoire quand même. « En interne, on ne parlait que de ça », affirme un salarié de Thales. « On était très isolés il y a un an. Depuis quatre ou cinq mois, de plus en plus de camarades s’emparent du sujet », constate Grégory Lewandowski qui, outre Thales, est aussi responsable à la CGT métallurgie. Après les dockers de Fos, la CGT Air France et SUD Solidaires aérien décident, à Roissy, de bloquer l’envoi d’une cargaison d’armes en direction d’Israël.
« La prise de conscience commence à s’étendre », se réjouit Loïc, de Stop Arming Israël. Salarié de l’entreprise Red Hat, rachetée au prix fort par IBM en 2018, Haïkel Guémar est un des fondateurs de Solidaires informatique. Fichage, drones, cloud, data centers… l’informatique, domaine où excellent les entreprises israéliennes, est omniprésente dans les armées modernes, explique-t-il.
« Elle est même cruciale », insiste le syndicaliste. Les drones tueurs ne sont pas tous guidés par des humains. « Ce sont des systèmes informatiques qui, la plupart du temps, décident qui doit vivre ou mourir, détaille le représentant syndical. Sans eux, rien n’est possible. Ils sont les yeux et les oreilles des drones tueurs. »
Les 440 salariés français de Red Hat ont-ils participé, sans le savoir, aux massacres perpétrés à Gaza ? « On a interrogé notre direction, on voulait savoir sur quel terrain d’opération était utilisé le matériel qu’on fabrique, ça n’a rien donné », assure-t-il.
Face à ce « manque de transparence organisé », le syndicaliste s’est transformé en enquêteur. Il épluche les journaux spécialisés, multiplie les contacts avec les associations, les collectifs, les syndicats. Il voit grand, Haïkel Guémar. « J’entretiens le doux rêve d’avoir, un jour, une coopération avec des syndicats israéliens. »
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12 août 2025 2 12 /08 /août /2025 05:00

Un article de Camille Stromboni dans le journal Le Monde du 10 août interpelle sur les progrès des motivations vénales dans les professions médicales, notamment chez les spécialistes, profitant aussi de la tension au niveau de l'offre (que leurs syndicats corporatistes ont parfois eux-mêmes organisée).  

Il paraît bien loin le serment d'Hippocrate pour certains praticiens! 

56 % des médecins spécialistes sont désormais installés dans le secteur 2 permettant les dépassements d'honoraires.

Le montant des dépassements d'honoraires est passé de 2,6 milliards en 2004, à 4,5 milliards en 2024, 20 ans plus tard, malgré l'augmentation significative du prix forfaitaire de la consultation de base, à 31,50 euros.

Un médecin ORL témoigne dans Le Monde de ce dimanche 10 août pratiquer allègrement les dépassements d'honoraires pour asseoir ses revenus de 30 000 euros par mois, sans aucun problème de conscience, ayant été suffisamment "exploité" pendant ses années d'internat.

Il semble que les pouvoirs politiques sont faibles face aux appétits financiers de ces médecins alors que tout le système devrait reposer sur la Sécurité sociale, un principe d'égalité d'accès au droit à la santé et de rémunération juste mais sans excès des compétences et du travail médical.

Or, l'envolée des dépassements d'honoraires ne peut que conduire à une médecine à deux vitesses, à une augmentation du prix des mutuelles et complémentaires santé et du renoncement aux soins. 

Ismaël Dupont

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12 août 2025 2 12 /08 /août /2025 05:00

Indécence...

Entendu aujourd'hui au journal de France Info ce lundi 11 août Madame Amélie Oudea Castera, ex ministre de la jeunesse et des sports, et brièvement ministre (catastrophique!) de l'éducation nationale, rapidement démissionnée dans le cadre du scandale de la scolarisation de ses enfants à l'école pour ultra riches réactionnaires pratiquant la ségrégation sociale et scolaire, Stanislas Paris, répondre à la journaliste de France Info qui revenait sur la polémique sur sa rente de présidente du comité national olympique, son nouveau parachute doré, de 9000 euros par mois, en ces termes qui laissent rêveurs:

"C'était déjà le salaire de mon prédécesseur il y a quatre ans, et personne ne trouvait rien à y redire, et depuis 4 ans, vous savez, l'inflation...! Arrêtez de vous en prendre à moi, c'est de l'acharnement, passons à des questions plus intéressantes".

Rien ne nous sera épargné par ces privilégiés nombrilistes que Macron a placés comme jamais au sommet de l'état!

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11 août 2025 1 11 /08 /août /2025 14:46
Le scandale de l'explosion de la fortune et du patrimoine des français les plus riches
"Le dernier classement des 500 grandes fortunes de Challenges ressemble à un rapport Oxfam France :
En 1996, il y avait 16 milliardaires contre 145 en 2024.
Leur capital a été multiplié par 14 (de 80 à 1128 Milliards d'€)
Leur fortune représentait 6 % du PIB en 1996 contre 42 % en 2024."
 
Fabien Gay, directeur de l'Humanité et sénateur communiste
 
***
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, dénonce: 

"Le patrimoine des 500 plus grandes fortunes de France est au plus haut depuis 1996 ! Avec 1128 milliards d’euros de patrimoine, les 500 fortunes de France, souvent des familles qui transmettent leur patrimoine de génération en génération, n’ont jamais été aussi riches. Les caisses de l’État sont à sec mais la France reste la championne d’Europe des millionnaires avec 2,9 millions de millionnaires, devançant même l’Allemagne et la Grande Bretagne !

La nausée devant des chiffres qui illustrent comment ces fortunes explosent depuis 2017 en bénéficiant de toutes les largesses que le président des riches et tous ses gouvernements ont mis en place depuis : ils ont siphonné les caisses de l’Etat avec la suppression de l'ISF, la baisse des impôts sur les dividendes, sur les revenus financiers, les niches fiscales au profit des plus riches.

Pire, ces 500 familles sont celles qui bénéficient le plus de toutes les aides publiques aux grandes entreprises estimées à 211 milliards d’euros par an comme l’a révélé la commission d’enquête parlementaire de notre camarade sénateur Fabien Gay ; non seulement elles payent moins d’impôts que les autres ménages mais en plus, l’État leur verse de l’argent par milliards ; certaines d’entre elles se félicitent même que la France devienne un vrai paradis fiscal ! 

Oui, tout cela donne de la nausée car cette fortune est indécente quant la pauvreté augmente en France, quand les travailleurs pauvres se développent, quand nos étudiants font la queue pour l'aide alimentaire."

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11 août 2025 1 11 /08 /août /2025 07:34
La fédération du Finistère du PCF se félicite que la Fête des Islandais et des Terre-Neuvas à Paimpol renonce au label « Plus belles fêtes de France ».

Communiqué de la fédération PCF du Finistère. 

11 août 2025 

La fédération du Finistère du PCF se félicite que suite aux révélations du journal l’Humanité la Fête des Islandais et des Terre-Neuvas à Paimpol renonce au label « Plus belles fêtes de France ».

En effet derrière l’association qui pilote ce label se cache le milliardaire d'extrême-droite Pierre-Edouard Stérin. 

Cette décision intervient notamment après celle d’Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) .

La fête des filets bleus de Concarneau qui a pour origine une initiative des syndicats CGT pour venir en aide aux marins sinistrés de Bretagne en 1905, ne peut rester non plus associée au nouveau "Saint patron de l’extrême droite française" qui entend asseoir l'hégémonie des idées racistes et réactionnaires par le contrôle de nombreux médias, de la formation des journalistes, et des fêtes traditionnelles. Il en est de même pour le festival médiéval de St Renan.

Le PCF du Finistère appelle les différents intervenants à agir pour que nos fêtes régionales restent fidèles aux valeurs républicaines et de solidarité.

 

Précisions: 

Rappelons que comme l'a révélé le journal L'Humanité dans un article de Thomas Lemahieu le 11 juillet dernier, via sa principale holding belge, BAD 21 (en référence à la « base à défendre », le Graal des survivalistes), Pierre-Édouard Stérin est entré fin mai au capital de Studio 496 (un nom renvoyant, lui, au baptême de Clovis), la nouvelle boîte de Thibault Farrenq."Jeanne d’Arc à Orléans, Templiers à Biot, Grandes Médiévales à Andilly, Saint-Louis à Aigues-Mortes, Lavande à Digne-les-Bains, Filets bleus à Concarneau, Cassoulet à Castelnaudary… En quelques semaines, une soixantaine de fêtes – existant de longue date, en majorité – ont, après avoir réglé leur adhésion, reçu le label « Les plus belles fêtes de France ». Coordonnée par Studio 496, l’association leur promet monts et merveilles : un guide Michelin spécial, un tour-opérateur dédié, des émissions de télé, etc. Et, en retour, les initiatives locales renforcent à très bon compte le crédit de l’entreprise et de son nouvel actionnaire, Pierre-Édouard Stérin, le milliardaire d’extrême droite et exilé fiscal qui serait visé selon le journal Le Monde  par une enquête préliminaire pour financement illégal au bénéfice du RN."

 

La fédération du Finistère du PCF se félicite que la Fête des Islandais et des Terre-Neuvas à Paimpol renonce au label « Plus belles fêtes de France ».
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11 août 2025 1 11 /08 /août /2025 07:30
La menace Stérin plane sur les festivals bretons
La menace Stérin plane sur le plus vieux festival breton

 

Lu sur le site du PCF Pays Bigouden: https://pcbigouden.fr

Soufflant 120 bougies cette année, les Filets Bleus à Concarneau (29) sont un symbole pour les festivals de musiques bretonnes et celtiques. Cependant, des difficultés ont poussé le comité organisateur à adhérer à l’association « Les Plus Belles Fêtes de France ». La labellisation récente est en réalité un piège tendu par la galaxie ultraconservatrice du milliardaire Pierre-Édouard Stérin

Yonatan – Médiateur culturel, ancien étudiant en histoire

120 ans d’existence

Il arrive qu’il soit décrit comme le plus ancien festival en Bretagne (mais pas la plus vieille fête). Peut-être est-il le deuxième plus vieux en France (derrière Les Chorégies d’Orange, créé en 1869). En tout cas, les Filets Bleus fête ses 120 ans cette année. Il aura lieu aux alentours du 15 août. Créé en 1905 à Concarneau dans le Finistère, il résulte d’une volonté du maire de la ville et gérant de conserverie, Louis-Marie-Samuel Billette de Villeroche, de créer une « fête solidaire envers les marins et leur famille », comme le précise François-Yves Hillion dans son mémoire sur les festivals bretons. L’année dernière, il avait attiré 8.000 personnes par jour. Mettant en avant les cultures de la péninsule, il ouvre également son répertoire à d’autres musiques du monde (celtiques par exemple) et françaises. Du 13 au 17 août 2025 sont prévus Les Sonerien Du, Soldat Louis, O’Tridal, Boulevard des Airs, Ampouailh, Magic System, des bagadoù, des cercles celtiques, des expositions… Le festival est classé « grand rassemblement » cette année avec un budget de 800.000 euros. Cependant, en 2023 et 2024, le co-président et la co-présidente étaient plutôt pessimistes et pointaient le manque de subventions des collectivités territoriales, souhaitant une meilleure reconnaissance et faisant réagir la mairie LR de Concarneau.

Labellisée « plus belle fête de France »… par des ultraconservateurs

Créée en 2024, l’association Les Plus Belles Fêtes de France compte 100 fêtes adhérentes, dont 60 ont été labellisées. Toutes ses derniers mois. 10 sont en Bretagne historique (incluant 7 labellisées). La péninsule est réputée pour son nombre important de festivals, avec une audience festivalière élevée (allant jusqu’à potentiellement 2 millions environ).

Parmi les 7 fêtes « chanceuses », on trouve deux festivals : Les Filets Bleus à Concarneau (29) et Les Celtiques de Guérande (44). La co-présidente des Filets s’est émue face à cette annonce. Les Celtiques s’affichent fières de cette labellisation et incitent les autres festivals bretons à faire de même. À cela s’ajoutent 5 évènements aux univers variés (médiéval à St-Renan, frégate à Arzon…). Pointant les difficultés post-Covid du secteur, l’association propose des prestations et réductions à ses adhérentes.

L'Humanité pointe qu’elle leur « promet monts et merveilles ». Dans un article repris par le site de la section PCF du Pays Bigouden, territoire également situé dans le Sud Finistère.

Les labellisations ont donc été accordées par un Comité de pseudo experts de la Galaxie Stérin (Nuits du Bien Communjournaliste du média Neo etc.) à 60 fêtes cette année. L’association avait ses locaux à la même adresse que le Fonds du Bien Commun créés pae Stérin jusqu’en avril 2025. Cette labellisation apporte, en plus des avantages d’adhésion un soutien financier, un panneau avec le logo à l’entrée de la ville (non-fourni) et la participation à l’émission Les Plus Belles Fêtes de France en 2026, dont on ne sait rien.

La Bretagne et les musiques bretonnes / celtiques instrumentalisées

12 sur 60, soit 15% des fêtes labellisées ont lieu en Bretagne et / ou sont liées aux cultures bretonnes voire celtiques. On y trouve le festival d’extrême-droite loir-et-chérien Salera, un mini Puy-du-Fou, donc pseudo-historique. Il a instrumentalisé la musique de Plantec cette année par exemple. Le trésorier de l’association est Romain de Lacoste-Lareymondie. Issu d’une famille charentaise-maritime connue pour son adhésion au RN, il a été Directeur de Cabinet du Président du Puy du Fou. Avec son entreprise parisienne Commines, il a créé un guide touristique pour le Morbihan. Un condensé pseudohistorique aux relents racistes. Et visiblement, l’association, qui propose un service historique et scientifique avec des universitaires, a la même approche : prétexter une mise en  avant des terroirs pour imposer une sorte d’homogénéité culturelle, en préservant une identité dominante perçue comme traditionnelle et enracinée. Une politique culturelle qui a fait polémique avec d’autres acteurs de la galaxie Stérin récemment. En conformité avec un contrat mensonger et exigeant, les logos d’adhésion et du label sont bien visibles sur les pages d’accueil des sites internet des deux festivals bretons. Mais aussi sur le flyer de la programmation des Filets, où le logo de l’association est le seul présent. D’autant plus qu’il y aura des panneaux avec logo à l’entrée des villes.

Le projet Périclès, qui vise à permettre à Stérin de « faire main basse  » sur des fêtes dites traditionnelles et à faire gagner des villes aux extrême droite est en embuscade. Les récentes tensions pré-municipales entre deux associations politiques de droite concarnoises liées au maire actuel et à l’ancien maire posent question.

Le président du département du Finistère, Maël De Calan (Soyons Libres), qui soutient déjà l’une d’entre elles, est soupçonné d’être proche de Pierre-Édouard Stérin ou d’être un potentiel allié pour son projet. Un président dont le mandat est marqué par des coupures budgétaires dans le secteur culturel. Des coupures qui font penser au Conseil Régional des Pays de la Loire, où des subventions culturelles sont supprimées pour la langue bretonne notamment. Alors même que La Nuit du Bien Commun est soutenue par la présidente Horizons.

Conclusion 

Les Filets Bleus et Les Celtiques de Guérande sont les deux seuls festivals bretons labellisés parmi les « plus belles fêtes de France ». La presse locale a présenté cette nouvelle comme une bonne chose pour des évènements culturels. Cependant, derrière les promesses du label se cache un projet fasciste de mise au pas du secteur culturel. Les fêtes bretonnes concernées et la presse locale savent-elles ce qui se trame réellement ?Une menace pèse contre l’écosystème culturel breton, au travers de cette association de façade, exigeante, et qui n’affiche pas de statuts. Va-t-on vers un modèle style Puy-du-Fou ?

 

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10 août 2025 7 10 /08 /août /2025 08:09
Une délégation de la JC à Cuba pour exprimer la solidarité des Jeunes communistes français
Ils se sont envolés pour Cuba le 6 août avec une délégation de 20 jeunes communistes venus de tout le pays : Maine-et-Loire, Haute-Garonne, Vienne, Paris, Seine-Saint-Denis, Nord, Finistère (notre camarade de la JC et du PCF élu à Brest et secrétaire départemental de la JC Taran Marec), Tarn...
Pendant 10 jours, ils vont rencontrer des jeunes cubains, participer à des échanges politiques, découvrir des projets dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’agriculture ou encore de la transition énergétique.
Cette délégation, c’est aussi un acte de solidarité. Ils apportent des valises de médicaments et iront aider de jeunes agriculteurs dans leur travail quotidien, fortement entravé par le blocus imposé par les États-Unis.
 Ce blocus, illégal en droit international, est chaque année condamné par l’ONU à une écrasante majorité. Il affame et isole un peuple qui n’a jamais cessé de résister.
Depuis la France, cap sur Cuba : pour témoigner, pour agir, pour faire vivre la solidarité internationale.
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10 août 2025 7 10 /08 /août /2025 08:01
80 ans après Hiroshima : « La dissuasion nucléaire n’empêche rien, au contraire : elle favorise », analyse Roland Nivet, président du Mouvement de la paix - L'Humanité
Entretien avec Roland Nivet réalisé depuis Hiroshima par Valentin Ollier pour l'Humanité
80 ans après Hiroshima : « La dissuasion nucléaire n’empêche rien, au contraire : elle favorise », analyse Roland Nivet, président du Mouvement de la paix
 
Accompagné d’une délégation française du Mouvement de la paix, Roland Nivet participe à la Conférence d’Hiroshima contre les bombes A et H, où 4 000 pacifistes se réunissent. Entre les témoignages des rescapés (les Hibakushas) et les prises de position pour le respect du droit international, il appelle à la remise en cause de la dissuasion nucléaire.
 
Rubrique Monde de l'Humanité 
 
Vous participez avec une délégation française du Mouvement de la paix à la Conférence d’Hiroshima contre les bombes A et H. 80 ans après leur utilisation, quels sont les enjeux de ces discussions ?
 
Un des premiers moments forts de la Conférence a été le témoignage des hibakushas, les survivants et témoins d’Hiroshima et de Nagasaki. Ils ont raconté les conséquences de la bombe atomique sur les corps et les esprits, les cancers, les fausses couches et la panique généralisée… Nous tenions à ce qu’une partie de notre délégation soit composée de jeunes. Pour eux, ces témoignages vivants sont extrêmement importants. Dans nos discussions, c’est bien sûr la préoccupation des armes nucléaires qui prédomine. Mais nous avons aussi longuement abordé la question du conflit en Palestine qui fait écho aujourd’hui à la remise en cause du droit international. Dans nos échanges, j’ai senti cette année une forme de gravité. Tout le monde est conscient que nous sommes au bord de la catastrophe. Nous avons appelé tous les chefs d’États au respect des résolutions des Nations unies.
 
Lorsque l’on observe la passe d’armes entre Medvedev et Trump qui brandissent tous deux la menace atomique ou Emmanuel Macron qui souhaite étendre notre parapluie nucléaire, que penser de la dissuasion et de son efficacité ?
 
On s’aperçoit que la dissuasion n’empêche rien, au contraire : elle favorise. La campagne la plus importante aujourd’hui c’est la revalorisation du droit international. C’est le droit qui fixe l’obligation à la communauté internationale d’éliminer les armes nucléaires. Nous dénonçons l’illusion de la dissuasion comme possibilité de préserver ou d’apporter la paix, en appelant les cinq États dotés de l’arme et membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU de s’engager dans la signature du Traité pour l’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Des alternatives sont possibles. Toutes les délégations s’attachent à dire que nous avons besoin de coopération. En 2017, les 122 États qui ont voté le TIAN étaient pour la plupart des États du Sud. Pour gagner le plus rapidement possible le désarmement nucléaire, il est nécessaire que nous, les opinions publiques des pays dotés d’armes nucléaires, trouvions les moyens de travailler mieux ensemble.
Comment expliquer que malgré la signature du Traité de non-prolifération (TNP) en 1968 et celui du TIAN en 2017, la prolifération se poursuit ?
La prolifération se poursuit parce que les forces du lobby militaro-industriel disposent aussi des moyens de communication. Il s’agit d’un combat entre ceux qui continuent de penser l’humanité en termes de domination économique et financière et ceux qui cherchent à inventer un monde plus juste, plus solidaire. Et dans ce bras de fer, les opinions publiques constituent les éléments déterminants. Il n’y a pas d’autres solutions. Il faut travailler mieux, sur le terrain politique, syndical et associatif. Dans la paix finale, il y a l’idée d’une coopération entre les États, les ONG, les opinions publiques et les organisations internationales. C’est de cette manière que le TIAN s’est imposé.
 
Alors que l’agression russe en Ukraine se poursuit et qu’Israël n’en finit plus d’attaquer ses voisins, le Traité de non-prolifération ne présente-t-il pas une limite en permettant à des États bénéficiant de l’arme nucléaire de dominer ceux n’y ayant pas droit ?
 
Je ne le crois pas. La Cour de justice internationale a estimé que le TNP impliquait une obligation juridique à aller jusqu’au bout du désarmement nucléaire. Le TIAN n’est que la mise en œuvre du TNP. Rien ne s’oppose à ce que la France signe celui-ci et pousse auprès de l’ensemble de ses partenaires pour que l’on avance vers le désarmement nucléaire. C’est une injustice inadmissible pour les populations victimes de cette menace. Si on veut faire grandir une construction de la paix alternative, il y a des solutions. Notamment grâce à l’outil que représente le droit international, grâce à la négociation et à la diplomatie. Je crois que le TNP est toujours un bon instrument pour faire remarquer à la France et d’autres leurs contradictions. Si nos pays se permettent de violer le droit international, cela ne signifie pas pour autant qu’il n’existe pas. Nous sommes dans une bataille qui vise à arrêter de discréditer le droit international, même si celui-ci peut être amélioré. Le TNP est l’élément fondateur, il faut le préserver et il comporte un engagement. C’est tricher avec la loi que de dire que le TNP permet la domination nucléaire de certains États.
 
 
80 ans après Hiroshima : « La dissuasion nucléaire n’empêche rien, au contraire : elle favorise », analyse Roland Nivet, président du Mouvement de la paix - L'Humanité
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8 août 2025 5 08 /08 /août /2025 07:26
Chômage : la rupture conventionnelle, prochaine victime du gouvernement

Pour réduire les coûts de l’indemnisation chômage, le gouvernement prévoit de s’en prendre au dispositif de départ négocié entre employeur et employé, pourtant mis en place à la demande du Medef.

C’est l’attaque que les syndicats n’avaient pas vu venir. Parmi la série de nouvelles mesures promues par le gouvernement pour limiter l’accès à l’indemnisation chômage au nom de l’équilibre budgétaire, figure l’idée de réformer les ruptures conventionnelles.

Comme rappelait la feuille de route présentée le 4 août par l’exécutif, syndicats salariaux et patronaux sont invités à réfléchir aux modalités d’indemnisation de cette procédure instaurée en 2008 sous Nicolas Sarkozy, à la demande du patronat.

Destinée à permettre un divorce à l’amiable entre employeur et salarié en CDI, la rupture conventionnelle a en effet ouvert une voie médiane entre la démission, qui ne donne droit à aucune indemnisation chômage, et le licenciement, que l’employeur doit justifier et qui peut donner lieu à une contestation juridique devant les prud’hommes.

Un dispositif trop cher, selon le gouvernement

Elle a permis d’« apaiser » le marché du travail : « On voit que le nombre de contentieux prud’homaux a beaucoup baissé grâce à ces ruptures conventionnelles », a tenu à rappeler, fin juillet, Patrick Martin, le patron du Medef, appelant à « ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain ». Mais, pour le gouvernement, le dispositif coûte trop cher et, comme pour le reste de l’assurance-chômage, il faut lancer la chasse « aux abus ».

« Nous sommes toujours dans la stigmatisation des chômeurs, l’idée que la situation serait de leur faute, cela s’inscrit dans le discours populiste actuel sur l’assistanat », déplore Michèle Bauer, avocate spécialisée en droit du travail, qui accompagne de nombreux salariés. Elle rappelle par ailleurs qu’« une bonne partie de ces ruptures sont en fait des licenciements déguisés » et que beaucoup d’autres concernent « des salariés en grande souffrance pour qui c’est la seule solution ».

Il n’empêche. « C’est aujourd’hui 25 % de l’indemnisation au chômage », soit 9,4 milliards d’euros, a souligné, sur BFMTV-RMC, Astrid Panosyan-Bouvet, ministre du Travail et de l’Emploi, pour à peine plus d’un sixième des allocataires. La raison de ce surcoût est, selon elle, des indemnités « supérieures » et une durée d’indemnisation plus longue que pour ceux qui se retrouvent au chômage pour une autre raison (15 mois contre 14 en cas de licenciement économique et 13 pour les autres types de licenciements et les ruptures volontaires).

Un dispositif victime de son succès

La rupture conventionnelle est par ailleurs victime de son succès. Entre 2019 et 2024, son nombre est passé de 439 000 à 515 000, soit une hausse de 17 %. « La plupart des gens concernés par les ruptures conventionnelles sont des cadres. Ils ont des salaires, donc des indemnités, élevés », confirme Michèle Bauer. 

Mais elle explique surtout la plus longue durée d’indemnisation par le fait « que beaucoup de ruptures conventionnelles ont lieu après une période de forte pression et qu’il s’agit de salariés qui ont besoin d’abord d’une aide psychologique », mais aussi parce que beaucoup « donnent lieu à des reconversions plus longues pour ceux qui veulent changer de domaine ou créer une entreprise ».

Surtout, calculer le montant et la durée des indemnités des personnes en rupture conventionnelle par rapport à ceux de l’ensemble des chômeurs « est absurde », souligne Denis Gravouil, secrétaire confédéral de la CGT en charge des négociations sur l’assurance-chômage : « On compare ce qui n’est pas comparable. La moitié des personnes indemnisées par l’Unédic sont des précaires qui arrivent au chômage après un cumul de CDD ou de missions d’intérim. Forcément, avec des contrats courts et des petits salaires, ils sont moins bien indemnisés. Ce qu’il faudrait, c’est comparer uniquement les allocataires qui étaient en CDI. »

Mais, pour le gouvernement, toute source d’économies sur le dos de la protection sociale est à étudier. Dans le cas des ruptures conventionnelles, il suggère deux pistes de réforme : allonger le délai de carence et réduire la durée d’indemnisation. « Le salarié perçoit des indemnités pour quitter l’entreprise et bénéficie aussitôt de l’assurance-chômage. Ne faut-il pas instaurer un délai correspondant à cette indemnisation avant de percevoir le chômage ? » avait ainsi fait mine de s’interroger la ministre de la Santé et du Travail, Catherine Vautrin, le 21 juillet, dans l’Union.

Jusqu’à présent, les personnes ayant signé une rupture conventionnelle, qui reçoivent des indemnités supérieures au montant légal, ne reçoivent pas d’allocation chômage pendant 150 jours, contre 75 en cas de licenciement économique. L’idée serait donc d’étendre encore ce délai. « Mais l’indemnité supralégale a été gagnée à défaut de conserver son emploi. S’en servir pour réduire la durée d’allocation, c’est reprendre d’une main ce qu’on a donné de l’autre », commente Denis Gravouil.

13 000 personnes pourraient être concernées

Une étude de l’Unédic, datée du 30 juin, a tenté d’évaluer ces différentes pistes d’économies. Elle estime que 13 000 personnes pourraient être concernées par cet allongement du délai de carence, puisque c’est le nombre de gens qui, en 2024, ont atteint les 150 jours de déféré pour l’ouverture de leurs droits. L’impact financier pourrait être entre 30 millions et 200 millions d’euros la deuxième année, et se réduit progressivement ensuite au moment des premières fins de droits pour un effet annuel en régime de croisière entre 15 millions et 60 millions d’euros.

Et encore, sous réserve que cette modification des règles n’entraîne pas une baisse des ruptures conventionnelles au profit des licenciements. Quant au plafonnement des allocations, son effet est encore plus complexe à mesurer, là encore parce qu’il pourrait entraîner un changement de comportement de la part des salariés.

Ce flou comptable n’entrave pas la croisade du gouvernement contre les bénéficiaires de rupture conventionnelle, présentés comme des profiteurs. Tout en cherchant à préserver un système qui avantage le patronat. « Dès le départ, on avait bien vu que c’était encore une mesure qui allait profiter aux employeurs mais pour laquelle l’État allait devoir payer », rappelle Michèle Bauer.

À son instauration, les syndicats et la gauche avaient d’ailleurs bataillé pour obtenir le droit à l’indemnisation en contrepartie de cette facilité de la rupture de contrat. L’État ne voulant plus payer, cette compensation risque de se réduire comme une peau de chagrin.

 

 
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