Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
23 juillet 2025 3 23 /07 /juillet /2025 05:00

La Sécu est très bien gérée avec des frais de fonctionnement de 3%. Quand c'est le privé qui gère les complémentaires, cela peut monter à 25 %. Quel est donc le meilleur système monsieur Bayrou ?

Source: infographie de l'Assurance maladie.

 

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2025 2 22 /07 /juillet /2025 08:09

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
21 juillet 2025 1 21 /07 /juillet /2025 12:49

 

Le Praluent et le Repatha, deux traitements efficaces dans le domaine des maladies cardiovasculaires, ne sont plus disponibles dans de nombreuses officines. Médecins et patients lancent l’alerte : des dizaines de milliers de malades sont en danger vital.

Voilà deux mois que Sabine Guérin ne parvient plus à trouver du Repatha, produit par le laboratoire américain Amgen. « J’ai parcouru de nombreuses pharmacies dans les alentours de Carcassonne, j’ai même contacté des officines à Marseille, mais je n’ai rien trouvé », se désespère-t-elle.

Le Repatha, comme le Praluent mis sur le marché par le français Sanofi, est un médicament indiqué pour des patients ayant déjà subi un infarctus et dont le taux de mauvais cholestérol reste élevé. « Ils réduisent d’environ 60 % le cholestérol LCL et de 15 % le risque d’infarctus, c’est considérable en médecine », précise le professeur de cardiologie François Roubille. Problème : il n’existe aucune alternative à ces deux traitements et, l’un comme l’autre sont en situation de tension d’approvisionnement.

« Nos patients ont peur et sont angoissés, ils témoignent d’un sentiment d’injustice, affirme le professeur François Roubille. En tant que cardiologue je leur explique que ces traitements sont réellement bénéfiques et, du jour au lendemain, ils n’y ont plus accès, c’est très anxiogène pour eux. Et très grave, car ces médicaments permettent d’éviter des morts. »

« Les laboratoires cherchent le profit financier au détriment des patients »

Âgée de 55 ans, Sabine Guérin est porteuse d’un diabète insulinorésistant depuis l’enfance. Aujourd’hui, huit stents lui ont déjà été posés pour maintenir ses artères ouvertes et « depuis trois ans, grâce au Repatha, je n’ai plus eu de problème cardiovasculaire majeur », précise-t-elle. « Cette situation est inadmissible, nous sommes des milliers dans mon cas, nous encourons des risques graves d’AVC ou d’incident cardiovasculaires », insiste la patiente aguerrie aux combats contre les géants de l’industrie du médicament.

Fondatrice du collectif des Diabétiques implantés, elle a mené la bataille contre Medtronic quand l’entreprise médicale a annoncé l’arrêt de fabrication des pompes à insuline implantables, et a remporté en partie ce bras de fer. Mais l’histoire se répète et Sabine Guérin doit encore partir au front pour dénoncer « le problème des laboratoires qui cherchent le profit financier au détriment des patients ».

Amgen a tenu à justifier cette situation de tension en éludant la question financière. Selon le laboratoire américain qui a répondu aux questions de l’Humanité : « Elle résulte d’une hausse exceptionnelle de la demande mondiale, particulièrement marquée en France. Elle est aggravée par la tension prolongée de Praluent (alirocumab), seule alternative sur le marché français, qu’Amgen a en partie suppléée avec Repatha (évolocumab) depuis près d’un an. » Sanofi pour sa part assume une conception marchande de la santé : « Il n’est plus économiquement viable de continuer à répondre à la hausse des demandes. Dans ce contexte, Sanofi se voit contraint de demander le déremboursement de Praluent en France. »

En moyenne 400 euros par mois

Un traitement par le Praluent et ou le Repatha coûte en moyenne 400 euros par mois« Si demain ce n’est plus remboursé comment pourrons-nous nous soigner ? Ce sera impossible », conclut Sabine Guérin. Quant au cardiologue François Roubille, il constate les effets de ces tensions d’approvisionnement et le désengagement annoncé de Sanofi : « Certains de mes patients les plus aisés se fournissent déjà à l’étranger », souligne-t-il.

Pour la militante d’un marché de la santé au service du patient : « Un laboratoire français qui laisse tomber les patients français et vend aux pays les plus offrants, c’est inadmissible. » Elle tient à légitimer sa colère en rappelant quelques chiffres : « Sanofi se situe au sixième rang mondial des fabricants de médicaments, il a réalisé l’an dernier 43 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 5,4 milliards de bénéfices nets, soit plus de 10 % de marge nette. »

Pour sa part, Amgen assure à l’Humanité ne pas souhaiter se désengager du marché français : « Face au déremboursement annoncé de Praluent et aux risques supplémentaires que cette décision ferait peser sur le marché français, nous appelons à une mobilisation collective et à un dialogue constructif avec l’ensemble des parties prenantes – autorités, industriels, soignants et associations – pour mettre en place des solutions durables, au service des patients. » Si seul le fournisseur américain répond à la demande des patients français, cela signera encore une perte de souveraineté sanitaire, un enjeu amplement mis en avant après la pandémie de Covid.

Amgen précise qu’en France « entre 30 000 et 40 000 patients par an sont traités par Repatha ». Autant de vies qui sont en danger et de morts évitables.

Pétition en ligne sur change.org « Pénurie de Repatha et de Praluent : la vie de milliers de patients sacrifiée »

 

Partager cet article
Repost0
21 juillet 2025 1 21 /07 /juillet /2025 05:10

 

 

Partager cet article
Repost0
20 juillet 2025 7 20 /07 /juillet /2025 05:15

 

Alors que le Premier ministre s’apprête à dévoiler ses pistes de coupes dans les dépenses publiques, menaçant le pays d’une dérive austéritaire, le tout nouveau classement Challenge tombe à pic : les riches n’ont jamais été aussi riches et peuvent donc être aisément taxés.

Où trouver 40 milliards d’euros, se demande François Bayrou. Parmi toutes les pistes possibles, on peut suggérer au Premier ministre de feuilleter le dernier numéro de Challenges. Le magazine a publié jeudi 10 juillet son traditionnel classement des 500 plus grandes fortunes de France. Dès les premières pages, on y apprend que depuis l’élection d’Emmanuel Macron, en 2017, le nombre de millionnaires en France est passé de 2 millions à 2,9 millions, faisant du pays « la championne du monde des millionnaires » titre le magazine. Dommage que l’hebdomadaire ne mette pas ce chiffre en rapport avec le nombre encore plus record de pauvres, qui frôle les 10 millions en France en 2023, en hausse de 650 000 sur un an…

Quelques pages plus tard, on arrive enfin au classement, et la très bonne idée de ce cru 2025 est d’avoir mis systématiquement ses données en perspective avec celles de 1996. Le résultat est édifiant, c’est simple, on dirait un rapport rédigé par Oxfam, l’ONG qui revendique de « mobiliser le pouvoir citoyen contre la pauvreté ». « En 1996, on comptait 16 milliardaires, ils sont aujourd’hui 145. Passé de 80 à 1 128 milliards d’euros, le patrimoine total des » 500 « a flambé, multiplié par 14 », a calculé l’hebdomadaire.

163 milliards pour la famille Hermès

Et si on prend juste le top 10, c’est par 24 que leur fortune a été multipliée sur la période. Il y a un peu moins de 30 ans, la fortune des ultrariches représentait 6 % du PIB. C’était 42 % en 2024. En 1996, la famille la plus riche de France était les Mulliez (l’empire Auchan) avec 5,5 milliards d’euros de patrimoine, quand Bernard Arnault a culminé à 203 milliards en 2023, en baisse dette année, laissant la première place du podium à la famille Hermès, à la tête de 163,4 milliards d’euros. Cécile Duflot, directrice d’Oxfam France, tempérait le revers de fortune du groupe LVMH et de son patron : « Si on lui enlevait 99 % de sa fortune, Bernard Arnault resterait tout de même milliardaire. »

 

Challenge précise bien que la fortune des membres de son classement est « professionnelle ». Elle réside en effet dans la propriété de holding, qui détient elle-même des parts d’entreprises. Challenge le rappelle, à travers plusieurs entreprises familiales (Agache notamment), les Arnault détiennent 48 % de LVMH, ce qui constitue l’essentiel de leur fortune.

Selon le comité de la réforme de la fiscalité du capital, ces biens dits « professionnels » représentent au moins 66 % du patrimoine des 380 foyers les plus riches. Or, ces actifs ne sont pas imposés – ils ne l’étaient pas non plus par l’ISF – puisqu’ils ne constituent pas un « revenu » tel que défini par l’administration fiscale. Ainsi la famille Arnault s’est versé l’an passé 3,1 milliards d’euros de dividendes, qui ne seront pas taxés puisque conservés dans les holdings et que l’Europe a proscrit toute taxation entre sociétés mère – filles (ce qui n’est pas le cas aux États-Unis).

« Cela permet par exemple à des milliardaires de financer leur train de vie avec des prêts bancaires, donc toujours sans revenu, juste avec les garanties permises par leur patrimoine financier, c’est l’une des nombreuses techniques que permettent les holdings pour échapper à l’impôt », nous expliquait Layla Yakoub, responsable de plaidoyer justice fiscale et inégalités chez Oxfam. C’était tout l’intérêt de la taxe Zucman, rejetée le mois dernier au Sénat : son assiette inclut les biens professionnels.

211 milliards d’aides publiques aux entreprises

Taxer les patrimoines professionnels apparaît d’autant plus urgent depuis qu’on a confirmation, suite à un rapport d’enquête sénatorial, que les aides d’État sous toutes leur forme aux entreprises ont coûté 211 milliards d’euros en 2023. « Nous sommes passés d’un État providence, au sortir de la seconde guerre mondiale, avec la Sécurité sociale, la retraite… à un État providence pour les grandes entreprises, » explique Maxime Combes.

« À chaque problème qu’elles rencontrent, elles réclament des aides : l’élection de Trump, une guerre en Ukraine, un aléa climatique, la nécessité de se décarboner… Elles prennent l’argent et s’opposent à toute conditionnalité et contrôle, et elles estiment en retour qu’elles ne doivent rien à la collectivité » déplore l’économiste, coauteur du livre Un Pognon de Dingue, mais pour qui ?.

 

Partager cet article
Repost0
19 juillet 2025 6 19 /07 /juillet /2025 05:30

 

Quels impôts les milliardaires paient-ils ? Très peu, à en croire une étude de l’Institut des politiques publiques. Le taux d’imposition, progressif jusqu’au 0,1 % des foyers fiscaux les plus riches, régresse ensuite… pour ne représenter qu’une toute petite part des revenus des ultrariches. Décryptage.

 

© Infographie L'Humanité

Les ultrariches paient-ils autant d’impôts qu’ils le devraient ? La réponse est non, selon une étude de l’Institut des politiques publiques (IPP), publiée le 6 juin.

Alors que les questions de justice fiscale reviennent régulièrement dans les débats, cette étude démontre que, au lieu de progresser, le taux d’imposition est dégressif à mesure que l’on monte dans l’échelle des plus hauts revenus.

Pour la première fois, les données de l’impôt sur les revenus sont combinées à celles de l’impôt sur les sociétés

Ces résultats sont le fruit d’un travail de recherche mené dans le cadre de l’évaluation de la réforme de la fiscalité du capital enclenchée en 2017. Pour la première fois, les données de l’impôt sur les revenus sont combinées à celles de l’impôt sur les sociétés, pour mesurer un « taux d’imposition global » (1) pour ces ménages.

 

Jusqu’au 0,1 % des plus grandes fortunes françaises (autour de 600 000 euros de revenu économique annuel), le taux d’imposition est progressif puis régresse fortement, « jusqu’à ne représenter plus que 2 % du revenu économique parmi les 378 ménages les plus aisés ». 

Cette dégressivité s’explique par une substitution du type de revenu : les foyers fiscaux les plus aisés contrôlent plus souvent des sociétés et ont une fortune issue non plus des revenus assujettis à l’impôt sur les revenus, mais des bénéfices des sociétés qu’ils détiennent.

L’impôt sur les sociétés, quasiment le seul impôt acquitté pour ces ménages

L’impôt sur les sociétés devient donc quasiment le seul impôt acquitté pour ces ménages. Or, il n’a pas de principe de progressivité, contrairement à celui sur les revenus. Le taux global d’imposition chute ainsi de 45 % pour les 0,1 % les plus riches à 26 % pour les milliardaires.

Pire, ces données sont celles de l’année 2016, seule année pour laquelle elles sont disponibles pour le moment. Elles ne prennent pas en compte la baisse de l’impôt sur les sociétés passée de 33,3 % à 25 % à partir de 2022. Ces taux actualisés pourraient donc s’avérer encore plus bas depuis les réformes fiscales engagées par Emmanuel Macron depuis 2017.

Or, les dispositifs législatifs centrés sur les bénéfices des sociétés sont devenus « de plus en plus faibles », souligne Laurent Bach, l’un des auteurs de l’étude.

De forts abattements fiscaux sur les plus-values peuvent être mobilisés au moment de la vente des parts des sociétés. Quant à l’« exit tax », qui permet de soumettre à l’impôt sur le revenu les bénéfices non distribués accumulés en cas de départ à l’étranger, elle n’a concerné que très peu de personnes.

« Le taux d’imposition sur les sociétés était, comme l’impôt sur les revenus, autour de 50 %, avant une baisse généralisée observée à l’échelle européenne »

Enfin, l’impôt sur la donation de parts a aussi très fortement diminué ces trente dernières années. « Cela n’a pas toujours été le cas, le taux d’imposition sur les sociétés était, comme l’impôt sur les revenus, autour de 50 %, avant une baisse généralisée observée à l’échelle européenne il y a une quarantaine d’années pour éviter des effets de concurrence entre pays voisins », souligne Laurent Bach.

C’est du côté des États-Unis qu’un contre-modèle est avancé : le pays parvient à mieux intégrer les résultats des sociétés dans les feuilles d’impôt des grandes fortunes.

Haut du formulaire

Ceci en raison d’une taxe spécifique sur les holdings, qui obligent les actionnaires soit à se verser directement les dividendes (et à les déclarer parmi leurs revenus imposables), soit, à ne pas les distribuer. En Europe, une directive européenne rend au contraire difficile la taxation des holdings.

Ce que les auteurs de l’étude préconisent, c’est une véritable transparence fiscale des résultats des sociétés. « C’est un système déjà en place pour un certain nombre de sociétés en France : les sociétés dites de “personnes” (SCI, SNC, SARL de famille, etc.) voient leurs revenus remonter aux feuilles d’impôt, indique Laurent Bach. Cette transparence fiscale pourrait être généralisée aux autres types de sociétés. »

Si les revenus agrégés de ces groupes se chiffrent à plusieurs dizaines de milliards, l’IPP évite tout chiffrage précis sur ce qui pourrait être absorbé par l’État français en cas de changement de mode de calcul des taux d’imposition.

« La baisse de l’impôt sur les sociétés, de 33,3 % à 25 % va faire baisser le taux effectif payé par les grandes fortunes, mais aura aussi probablement des effets d’assiette avec des profils localisés à l’étranger qui peuvent revenir en France, explique Antoine Bozio, directeur de l’IPP. La question est : que se passerait-il si l’on doublait leur taux d’imposition effectif ? On n’a aucune idée de la réponse potentielle de ces groupes à de telles réformes. »

(1) Ce « revenu économique » comprend le revenu fiscal, les cotisations sociales non contributives (maladie, etc.), et les profits non distribués des sociétés, au prorata de leur part de détention.

 

Partager cet article
Repost0
19 juillet 2025 6 19 /07 /juillet /2025 05:00

 

À partir du 1er août, la TVA appliquée à l’ensemble des composantes de la facture d’énergie des ménages va passer à 20 %, au lieu de 5,5% actuellement. Le groupe communiste du Sénat a présenté, ce mercredi, une proposition de loi pour maintenir la TVA sur les abonnements et consommations d’électricité et de gaz. Une mesure essentielle au pouvoir d’achat des ménages, appuyée par le syndicat CGT des électriciens, prêt à en découdre.

« Quand le marché explose, les prix explosent, mais ils ne reculent pas quand le marché recule. Les factures n’ont pas baissé alors que l’énergie s’échange parfois à prix négatif sur le marché », assure Fabien Gay, porteur de la proposition de loi.
 

Alors que François Bayrou a détaillé, mardi 15 juillet, son plan d’austérité pour renflouer les caisses de l’État de quelque 43 milliards d’euros, voilà un effort de plus qui va être imposé aux Français. À partir du 1er août, la TVA appliquée à l’ensemble des composantes de la facture d’énergie des ménages – consommation et abonnements compris – sera rehaussée à 20 % contre 5,5 % aujourd’hui, pour une recette estimée à 1,5 milliard d’euros pour l’État.

« Alors que 1 million de personnes ont basculé dans la précarité énergétique, rehausser la TVA à 20 % est inacceptable. Le gouvernement rackette les ménages », a assuré le sénateur communiste et directeur de l’Humanité Fabien Gay, porteur de la proposition de loi.

Le texte propose ainsi, dans un premier article, de revenir à cette taxation à 5,5 % pour l’ensemble des composantes des factures d’énergie des ménages. Pour éviter que les fournisseurs ne profitent de cette baisse de la taxation, ceux-ci seront tenus de communiquer trimestriellement le détail de leurs prix à la commission de régulation de l’énergie et de prouver que la baisse de la taxe est bien répercutée, sous peine de sanctions financières.

Sortir l’énergie du marché européen

La loi a été préparée en collaboration avec la FNME-CGT (fédération nationale des mines et de l’énergie), qui assure que les ménages les plus précaires paieront le plus lourd tribut face à cette hausse de la taxation. « L’augmentation de la TVA sur l’énergie crée un nouveau paradigme. L’énergie ne sera plus un bien de première nécessité, mais un bien marchand, ce n’est pas acceptable », affirme Fabrice Coudour, secrétaire général de la fédération.

Si le rétablissement de la TVA le plus faible possible est un bon début, le syndicaliste défend plus largement un remaniement total du prix de l’énergie. Celui-ci pourrait faire fondre les factures de près de 25 %, à condition de sortir du marché européen de l’énergie et de recréer un véritable service public.

« Quand le marché explose, les prix explosent, mais ils ne reculent pas quand le marché recule. Les factures n’ont pas baissé alors que l’énergie s’échange parfois à prix négatif sur le marché », abonde Fabien Gay.

Appel à la grève à partir du 2 septembre

Si le sénateur espère que sa loi pourra être examinée le plus vite possible en septembre, à la reprise des sessions parlementaires, une issue plus rapide est possible, assure-t-il. Le ministre de l’Industrie et de l’Énergie, Marc Ferracci, dispose encore de deux semaines pour revenir sur la hausse prévue de la TVA, suggère l’élu de Seine-Saint-Denis.

Dans le cas contraire, le membre du gouvernement risque de trouver sur son chemin les salariés énergéticiens. La FNME-CGT a en effet profité de la présentation de la proposition de loi pour appeler les agents à la grève, à partir du 2 septembre.

« Nous lutterons contre la hausse des factures d’énergie et pour la hausse des salaires », assure Fabrice Coudour, en rappelant que la convention collective des industries électriques et gazières dispose de minima salariaux inférieurs de 9 % au Smic« Ce ne sont pas les salaires qui pèsent sur les prix de l’énergie, mais le marché », a-t-il asséné.

 

Partager cet article
Repost0
18 juillet 2025 5 18 /07 /juillet /2025 05:00

 

François BAYROU persiste et signe. Au coeur de l'été, le Premeier Ministre annonce une politiqie de sacrifices pour le plus grand nombre, 44 milliards d'économies, protégeant jalousement les privilèges des grandes fortunes et des actionnaires.

Ce 15 juillet, la liste des mauvais coups s’allonge : suppression de deux jours fériés — le lundi de Pâques et le 8 Mai, tout un symbole puisque ce dernier commémore la victoire sur le nazisme — instauration d’une “année blanche” pour les salariés, les pensionnés et les retraités, pour les services publics, non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois, au risque d’aggraver encore le déficit des caisses de la Sécurité sociale. Seules les dépenses militaires seront sanctuarisées, avec une hausse de plus de 6 milliards d’euros en 2026.

Comble du cynisme : pendant que le gouvernement annonce un rabot sur la couverture des affections de longue durée, il reste désespérément flou sur la contribution du capital et des plus riches.
Quelques vérités qu’ils préfèrent taire : depuis 2017, la suppression de l’ISF, l’instauration de la flat tax sur les revenus du capital et la baisse de l’impôt sur les sociétés ont coûté plus de 31 milliards d’euros par an aux finances publiques. Pendant ce temps, 211 milliards d’euros d’aides aux entreprises — établis par le Sénat et la commission d’enquête du groupe CRCE-K — continuent d’être distribués sans condition ni contrôle.

Oui, ce sont bien les cadeaux aux plus aisés, ce « tout pour les plus riches » qui sont à l’origine du déséquilibre budgétaire — pas les services publics, pas les salariés, pas les retraités. Et pourtant, c’est encore à eux que le gouvernement présente la facture.

Le discours est bien rodé : “vérité”, “responsabilité”, “avenir”, “effort partagé”… mais derrière ces mots se cache une austérité assumée et le démantèlement de l’État social.

Nous, sénatrices et sénateurs du groupe CRCE-K, refusons cette dramaturgie budgétaire qui voudrait faire croire à l’inéluctabilité des sacrifices pour le monde du travail, pendant que prospèrent des richesses insolentes. D’autres choix existent : remettre à plat les aides aux entreprises, restaurer l’ISF, appliquer la taxe Zucman, investir massivement dans la planification écologique, la santé, les collectivités, la recherche et l’industrie. Bref : reconstruire une souveraineté qui profite réellement à toutes et tous.

Assez de ces “vérités” taillées sur mesure pour les puissants ! Nous appelons à un sursaut de justice sociale et fiscale pour mettre en échec les choix ultralibéraux d’E. Macron et de F. Bayrou.

Partager cet article
Repost0
17 juillet 2025 4 17 /07 /juillet /2025 05:00

 

Résolution du Conseil national du PCF - 5 juillet 2025

Le monde, l’Europe et la France s’enfoncent dans les guerres, les crises économiques, énergétiques et financières, les régressions sociales et démocratiques, le dérèglement climatique. L’humanité est à un tournant de son histoire. L’affrontement entre le capital et le travail est exacerbé. Le capitalisme, en crise systémique depuis des décennies, se montre incapable de répondre aux immenses défis posés à l’humanité. Ce sont les peuples qui en paient le prix par le chômage, la précarité, la dégradation de leurs conditions de vie sociales et environnementales.

L’accession de Donald Trump à la tête des États-Unis a déchaîné les compétitions entre puissances et multinationales. Le néolibéralisme et le libre-échangisme d’hier ont révélé leurs failles, mais les logiques nationalistes et protectionnistes mènent tout autant à la catastrophe.

En France, la droite et l’extrême droite n’ont pour projet que de perpétuer un système au profit exclusif de la classe capitaliste. Elles divisent pour cela la société en attisant les peurs, la xénophobie et le racisme. Macron, le gouvernement Bayrou et leurs alliés veulent imposer une terrible cure d’austérité au pays pour les prochaines années, prévoyant 40 milliards d’euros de coupes budgétaires dès 2026. Il en résulterait une amputation des dépenses sociales et une baisse drastique des dotations aux collectivités territoriales. Face à cette politique, c’est l’extrême droite qui se rapproche du pouvoir à mesure que nos concitoyennes et concitoyens perdent espoir. La République s’en retrouve gravement menacée dans ses principes de liberté, d’égalité, de fraternité et ses valeurs universalistes.

Ce contexte mondial et national inquiète chacune et chacun à juste titre : la peur du lendemain et le souci pour les générations à venir sont une réalité palpable et quotidienne. Cependant, nous sommes aujourd'hui des millions de citoyens, engagés ou pas, à aspirer à changer la vie, des millions à vouloir que nos fins de mois riment avec autre chose que privations. Nous sommes des millions à vouloir le meilleur pour nos enfants, pour nos parents et plus largement pour toute l’humanité. Nous sommes des millions à refuser la guerre, les conflits, la mise en concurrence, la haine. Nous sommes des millions à penser que ce qui nous rassemble est bien plus fort que ce qui nous divise. Nous sommes des millions à espérer, malgré la violence du capitalisme, que d’autres choix soient possibles. Nous sommes des millions à penser que nos mobilisations peuvent triompher face au péril de l’extrême droite.

Et les raisons d’espérer et de lutter existent. Au plan international, face aux agressions impérialistes, des résistances s’étendent jusque dans la société civile des États-Unis, des peuples luttent, des coopérations voient le jour. En Europe et en France, les peuples cherchent une véritable alternative aux politiques d’austérité et aux mesures liberticides. Une aspiration populaire pour une alternative majoritaire à gauche existe.

Cependant, pour être crédibles et pouvoir l’emporter, cette alternative majoritaire suppose des transformations radicales et de grandes mobilisations pour les faire aboutir. Faisons grandir dès à présent les luttes pour les salaires et pour l’emploi dans l’industrie et les services publics. Nous réaffirmons notre projet communiste qui est plus que jamais d’actualité, le besoin de communisme et le chemin pour y parvenir en réactualisant le socialisme à la lumière des défis du XXIe siècle. 

L’heure est à reconstruire l’unité du monde du travail, c’est-à-dire des forces vives de la société, pour une révolution dans l’économie, dans l’écologie et dans toutes les relations entre les êtres humains. Il s’agit de (re)conquérir de nouvelles avancées sociales, féministes, écologiques et démocratiques, pour un autre ordre du monde, de paix et de coopérations entre peuples et nations libres, souverains et associés.

Le parti communiste, la gauche tout entière, doivent se fixer l’objectif de retrouver la confiance d’une majorité de citoyennes et de citoyens en répondant à leurs difficultés du quotidien comme à leurs aspirations à voir leurs vies changer profondément.

C’est avec l’ensemble du monde du travail, en lui permettant de redevenir acteur de son destin, qu’il s’agit de rassembler le plus largement et d’écrire un pacte national pour un autre avenir de la France. Telle est la condition d’une union solide et durable des forces progressistes qui doit se traduire lors des prochaines élections municipales, présidentielle et législatives.

Le Parti communiste français appelle nos concitoyens et concitoyennes, le monde du travail et de la création, les forces syndicales et associatives, les organisations de gauche à agir en ce sens, à préparer une rentrée de mobilisations et à débattre ensemble d’un projet alternatif pour le pays. À l’approche des élections municipales 2026, les élus municipaux qui œuvrent au quotidien pour les habitantes et habitants de leurs villes et villages doivent avoir toute leur place dans ce processus.

Ensemble, organisons la mobilisation :

  • Contre un budget d’austérité sans précédent, contre les plans de licenciements, pour l’emploi et les salaires.
  • Contre la réforme des retraites qui doit être abrogée, pour des retraites dignes et le développement de la sécurité sociale, 80 ans après sa création.
  • Contre les reculs irresponsables du pouvoir sur l’écologie, pour des mesures de justice sociale et une planification permettant de relever le défi du climat et de la biodiversité.
  • Contre les guerres, « l’économie de guerre », la militarisation, pour un nouvel ordre international de paix et de co-développement de nations souveraines et de peuples libres et associés.

Le PCF, avec son secrétaire national Fabien Roussel, propose dix grands objectifs à la plus large discussion dans tout le pays. Parce que nous sommes des militants engagés, parce que nous croyons à la rencontre, aux débats, à la richesse de vos idées, nous les communistes irons vous rencontrer dès cet été et dans les mois qui viennent pour vous écouter, partager avec vous nos propositions et nous nourrir de vos attentes. Nous placerons ces enjeux au cœur de la Fête de l’Humanité pour porter les alternatives à la droite au pouvoir et à l’extrême droite et nous organiserons des rendez-vous de mobilisation à l’automne.

Le parti-pris du travail, du renouveau industriel, de la transition écologique

1. Pour l’emploi, une retraite digne et une vraie Sécurité sociale du XXIe siècle : aller vers une sécurité d’emploi et de formation tout au long de la vie en permettant à chacune et chacun d’avoir un emploi ou une formation rémunérée, choisie ; engager une augmentation générale des salaires, des pensions et les indexer sur l’inflation ; assurer l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ; abroger la retraite à 64 ans et financer le retour aux 60 ans ; rembourser les soins à 100 % par la Sécurité sociale, qui doit redevenir le bien commun en redonnant la gestion majoritaire aux cotisants et cotisantes, donc aux salariés.

2. Pour une France de bâtisseurs et de bâtisseuses qui développe l’industrie et les services publics : créer un fonds public de 500 milliards d’euros au service de grands travaux, d’une nouvelle industrialisation sociale et écologique, de la relocalisation en France des productions stratégiques, et du développement des services publics. Mobiliser la Caisse des dépôts et consignations pour promouvoir un plan de construction de 200 000 logements par an, investir dans le rail, les ports, le fluvial, les routes, les modes de transport doux. Mettre en œuvre un plan de pré-recrutement de personnels dans la santé, l’éducation, la recherche, le transport ferroviaire, l’énergie, la protection de l’enfance, l’autonomie des aînés, la vie autonome des personnes en situation de handicap, l’habitat, la justice et la police de proximité ; rendre plus attractifs ces métiers par la revalorisation des salaires et l’amélioration des conditions de travail ; encourager la création artistique et  la culture, avec le passage du budget dédié de l’État à 1% du PIB.

3. Pour relever le défi énergétique, climatique et alimentaire : doubler la production d’énergie décarbonée d’ici 2050 avec la production de 20 EPR2 et le développement des énergies renouvelables de façon cohérente et sous maîtrise publique comme le propose le plan climat Empreinte2050, diviser par deux les tarifs, relancer l’étude pour la mise en service d’un réacteur à neutrons rapides ; agir en faveur des transports écologiques et collectifs ; organiser la rénovation thermique de 700 000 logements par an ; engager une transformation agro-écologique nécessitant le développement de l’emploi et de la formation agricole, la garantie d’un travail rémunérateur ainsi que l’assurance et la gestion des risques pour permettre l’accès universel à une alimentation suffisante, saine, équilibrée et durable.

4. Pour l’avenir de la jeunesse : créer un ministère de l’Enfance à part entière, doté de pouvoirs et de moyens, et élever la protection des enfants au rang de devoir constitutionnel pour garantir les droits fondamentaux des enfants ; abroger « Parcoursup » et supprimer la sélection à l’entrée de l’université ; mettre en place un revenu d’autonomie pour garantir le droit aux études des étudiants et étudiantes ; reconstruire un enseignement supérieur répondant aux défis des révolutions technologique et informationnelle, avec la construction de nouvelles universités et des écoles d’ingénieurs et la création des places nécessaires dans l’enseignement supérieur ; réserver 10 % des embauches des entreprises aux jeunes de moins de 25 ans.

Une nouvelle République sociale, laïque et démocratique

5. Pour la réappropriation publique et sociale de la production : changer le rôle des banques, des entreprises et leur gestion pour qu’elles privilégient l’emploi efficace et la formation, ainsi qu’un autre type d’investissement. Pour cela, planifier la reconquête de nos filières industrielles stratégiques (acier, énergie, chimie, eau…) ; nationaliser les grandes entreprises concernées chaque fois que nécessaire ; instaurer un droit de veto et de contre-propositions des salariés prenant en compte leurs projets alternatifs avec un droit de saisine du pôle public bancaire, notamment un droit de préemption leur donnant accès à la propriété coopérative de leur entreprise ; créer des institutions de planification démocratique via des conférences permanentes pour l’emploi, la formation, la transformation écologique des productions et des services, depuis le niveau territorial jusqu’au niveau national, reposant sur des engagements des entreprises comme de l’État et leur suivi ; régulariser les travailleurs « sans papiers », et lutter contre toute mise en concurrence entre salariés.

6. Pour prendre le pouvoir sur l’argent : créer un pôle public bancaire et financier, reposant sur les établissements déjà existant (Banque de France, CDC, BPI, Banque Postale..) et sur des nationalisations bancaires sous contrôle des salariés, dans le but de promouvoir un crédit reposant sur de nouveaux critères sociaux et écologiques ; conditionner toutes les aides publiques à des critères de progrès social et écologique ; instaurer une nouvelle fiscalité largement redistributive et incitative au développement écologique et social, mettant à contribution les revenus du capital et les grosses fortunes ; lutter efficacement contre la fraude et l’évasion fiscale en recrutant significativement dans les administrations concernées ; consolider la cotisation sociale et la Sécurité sociale en créant une cotisation spécifique sur les produits financiers des entreprises (dividendes, revenus d’intérêt…) et moduler la cotisation à la hausse pour les entreprises qui taillent dans l’emploi, les salaires et n’appliquent pas l’égalité salariale femme-homme.

7. Pour les droits des femmes et l’émancipation de chacune et chacun : voter une loi-cadre dotée d’un milliard d’euros pour éliminer les violences sexistes et atteindre l’égalité professionnelle femme-homme en un an ; élaborer un plan d’action global contre le racisme, l’antisémitisme, la haine des musulmans et contre l’ensemble des discriminations (à l’emploi, au logement, à l’éducation, à la santé…) ; assurer l’égalité des droits pour tous les travailleurs et travailleuses quelle que soit la nationalité ; décréter l’inéligibilité de toute personne condamnée pour incitation à la haine raciale ; mettre en place un plan d’éradication des violences et d’action pour l’égalité des droits en faveur des personnes LGBTQI+ ; développer et garantir les droits des personnes en situation de handicap.

8. Pour un nouvel âge de la démocratie : rendre le pouvoir au Parlement contre un présidentialisme qui asphyxie la démocratie ; abroger les lois liberticides adoptées depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron ; redonner des moyens financiers aux communes et aux collectivités ; promouvoir la démocratie sociale et le rôle des organisations syndicales en leur donnant les moyens de militer, arrêter la répression syndicale ; protéger et renforcer les associations ; instaurer de nouveaux pouvoirs pour les salariés dans les entreprises ; de nouveaux pouvoirs pour les citoyens (droit de pétition, référendum d’initiative populaire, co-élaboration des lois-cadres par des conférences citoyennes, vote des résidents étrangers aux élections locales et européennes) ; créer des conférences permanentes pour l’emploi, la formation et la transformation productive suivant l’activité économique et l’utilisation de l’argent ; renforcer et conforter le rôle du CESE (Conseil économique social et environnemental) et des CESER, notamment leur rôle de débat avec les exécutifs et de dialogue avec les citoyens ; réaffirmer l’engagement laïque de la République ; mettre en œuvre une politique volontariste d’égalité avec les Outre-Mer ; adopter une loi visant à protéger l’audiovisuel public et à garantir l’indépendance des médias.

Une France au service de la paix et des coopérations

9. Pour gagner la paix et garantir les droits des peuples : sortir du commandement intégré de l’Otan comme première étape vers sa dissolution et garantir la sécurité collective des nations européennes ; agir en faveur du désarmement nucléaire multilatéral avec la ratification du traité d’interdiction des armes nucléaires (Tian) par la France ; ne plus alimenter la guerre et agir pour un cessez-le feu entre l’Ukraine et la Russie en allant vers une conférence paneuropéenne de sécurité collective ; agir pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza, reconnaître l’État de Palestine aux côtés de l’État d’Israël, agir pour la suspension de l’accord d’association UE-Israël tant que le droit international sera bafoué ; agir pour briser le blocus criminel des USA contre Cuba ; concourir à un nouvel ordre économique et politique international et à de nouvelles institutions internationales, en développant les coopérations avec les pays du Sud, transformant l’OMC en organisation de maîtrise du commerce extérieur, des investissements et de partages technologiques pour le développement des biens communs et en agissant pour la création d’une monnaie commune mondiale de coopération, alternative au dollar.

10. Pour une autre Europe, de nations et de peuples libres, souverains et associés : rompre avec les contraintes austéritaires du « pacte de stabilité » ; mobiliser la création monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) dans un fonds de développement des services publics, et abaisser le coût des crédits bancaires afin de favoriser les investissements productifs et les dépenses en « recherche et développement » des entreprises plus elles développent l’emploi, la formation, la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre ; sortir du marché européen de l’électricité tout en poursuivant l’interconnexion ; engager la négociation pour de nouveaux traités européens respectant la souveraineté des nations et des peuples.

 

Partager cet article
Repost0
16 juillet 2025 3 16 /07 /juillet /2025 05:55

 

Le Premier Ministre vient d'annoncer une cure d'austérité historique - inédite depuis des décennies - décidée avec Emmanuel Macron. Cette politique vise à financer les profits des actionnaires des grands groupes et à nourrir la guerre par la militarisation.

D'un côté, c'est tout le pays qui doit se serrer la ceinture. Année blanche qui frappera d'abord les plus modestes avec des hausses d'impôts, moins de services, et des baisses de pensions et de prestations sociales, suppression de 3000 agents publics et non remplacement d'un fonctionnaire sur trois qui affaibliront nos services publics, 5 milliards de coupes dans la santé dont le doublement de la franchise sur les remboursements de médicaments et le moindre soutien aux patients souffrant d'ALD, suppression de 2 jours fériés, 5,3 milliards de coupes dans les dépenses des collectivités... c'est un programme de combat contre le monde du travail presenté par le Premier Ministre.

De l'autre, pour les actionnaires, le Premier Ministre avoue ne pas compter !

En effet, face au scandale des 211 milliards d'euros d'aides publiques aux multinationales sans critère qui pourraient être réduites : François Bayrou "ne comptabilise pas". Et 6,7 milliards d'euros supplémentaires pour les industriels de l'armement en 2026 si la LPM est renforcée. Combien de temps encore ce pouvoir va-t-il s'aligner sur les exigences de Trump qui impose la hausse des dépenses militaires et sur les dogmes néolibéraux de la Commission européenne ?

La guerre aux salarié·es et aux retraité·es plutôt qu'aux profiteurs, la guerre aux chômeurs plutôt qu'au chômage, la guerre tout court, voilà le seul horizon de leur système capitaliste en faillite. Loin de renforcer la souveraineté de la France, cette politique la soumet au diktat des financiers !

Lorsqu'on y ajoute les projets de réformes de l'assurance chômage et du marché du travail et le scandaleux projet d'aide sociale unifiée qui a pour seul objectif de diminuer les prestations, ce n'est plus un budget mais une contre-révolution que propose François Bayrou qui vise à détruire les piliers de notre modèle social : les droits des salarié·es, les services publics de l'État et de nos collectivités locales et la sécurité sociale. En outre, en annonçant de nouvelles ordonnances prétendument "de simplification", le Premier Ministre veut à nouveau contourner le Parlement.

Ce plan gouvernemental aura un effet désastreux pour la France. Il mène la nation droit à la récession, à l'effondrement industriel, au creusement des inégalités en tout domaine !

L'avenir de la France se joue maintenant, dans notre capacité à résister à cette fuite en avant austéritaire et militariste, à un sursaut collectif pour prendre le pouvoir sur les grands choix qui engagent le pays.

Face à ce budget d'austérité Bayrou - Macron qui est un braquage inédit de nos richesses, j'appelle le pays à résister et à se mobiliser : refusons la guerre de tous contre tous, l'économie de guerre, les reculs sociaux, écologiques et démocratiques !

Construisons ensemble un pacte pour l'avenir de la France qui favorise le travail, s’attaque à la vie chère, défend les services publics, l’industrie et garantit une énergie moins chère, décarbonée, pour le climat et notre pouvoir d’achat.

L'heure est à prendre le pouvoir sur l'argent et sur les choix des entreprises et du pays pour augmenter les salaires et les pensions, baisser le prix de l'électricité, garantir tout de suite l'égalité professionnelle, l'emploi et la formation pour tous et pré-recruter des dizaines de milliers d'agents pour nos écoles, nos hôpitaux, nos trains, nos commissariats et nos tribunaux, développer l'industrie et l'agriculture pour répondre aux besoins, relever les défis énergétique, climatique et alimentaire, et agir pour la paix par la diplomatie et le respect du droit international, en Ukraine et à Gaza !

Paris, le 15 juillet 2025

Fabien Roussel,
Secrétaire national du PCF.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011