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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 22:40

Revenir au gouvernement? Les écologistes au bord de la scission

Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale EELV, avec Manuel Valls et Jean-Christophe lors d'un meeting pour les départementales à EFaut-il revenir ou pas au gouvernement, un an après l’avoir quitté ? Et surtout, pour quoi faire ? EELV est au bord de la crise de nerfs. La perspective d’un remaniement après les départementales divise le parti, jusqu'à menacer son existence.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 20:02

Tout a été fait pour écarter du vote une majorité de français, particulièrement, les électeurs de gauche : aucune information sur les enjeux concrets et réels de cette élection notamment sur le rôle et l’action sociale des départements, aucun débat politique pluraliste organisé dans les grands médias audiovisuels.

François Hollande a fait ce qu’il fallait pour désespérer les français en martelant qu’il ne changera pas de politique et Manuel Valls s’est livré à un odieux chantage sur le mode « c’est nous ou le FN ». L’opération politicienne du Premier Ministre n’a pas pour ambition de combattre le FN, il fait même l’inverse en attribuant à Marine Le Pen un label de principale opposante. En réalité, son calcul est double : en diabolisant le FN il tente de créer le réflexe du vote utile à gauche en faveur des candidats gouvernementaux et il espère favoriser l’hégémonie du FN sur l’UMP au premier tour pour mieux négocier le second au bénéfice des mêmes candidats.

Manuel Valls joue avec le feu à plusieurs titres : il contribue une fois de plus à faire du FN le centre et le maître du jeu politique comme si ce parti ne représentait aucune menace réelle pour notre pays, nos valeurs, nos libertés et notre démocratie. Il permet à Nicolas Sarkozy de reprendre à son compte, tout en les légitimant, les thèses nationalistes, racistes et populistes du FN. Enfin, il aggrave la désespérance sociale en évacuant totalement du débat politique les conséquences sociales de sa politique d’austérité comme de sa réforme territoriale qui fait des collectivités en l’occurrence des départements, les vecteurs d’un nouveau tour de visse social et culturel.

Ne tombez dans aucun de ces pièges grossiers qui vous sont tendus. J’exhorte les électeurs de gauche à ne pas s’abstenir et à ne pas voter utile. Ces élections départementales, au contraire, doivent nous conduire à :

  • protéger les politiques publiques de solidarité que mènent les départements,
  • refuser l’austérité et toutes les politiques de réduction de la dépense publique, démarche à laquelle adhèrent désormais le PS, l’UMP et le FN,
  • relancer l’espoir à gauche en votant pour les candidatures qui rassemblent le Front de gauche, les socialistes et les écologistes, les syndicalistes et les citoyens qui s’opposent à l’austérité et à la réforme territoriale et veulent promouvoir une autre politique sociale, solidaire et fraternelle, écologique et culturelle.

Face au danger national-populiste la seule issue est la construction d’une alternative progressiste sociale, démocratique et écologique à l’actuelle domination de l’argent sur l’humain.

Alain Hayot, délégué national à la culture du PCF, membre du Conseil Régional à la région Provence Alpes Côtes d'Azur (groupe Front de Gauche)

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 06:44

ELKABBACH, EN SERVICE COMMANDE ?

Dimanche martin (15 mars) Cécile DUFLOT était sur Europe 1 l’invitée de l’émission le Grand rendez-vous. Invitée ou pus exactement sur le grill, soumise à la question par Jean-Pierre Elkabbach et ses deux acolytes Arnaud Leparmentier et Michel Darmon, « journalistes » de leur état.

Compte-tenu de ses déclarations qui ont fait quelque bruit dans les médias, on pouvait penser que l’ancienne ministre de François Hollande serait interrogée sur les modifications à apporter à une politique dont elle a souligné l’inefficacité ou sur les contours du rassemblement capable de porter une autre politique.

Que nenni ! Bien sûr il y eut l’affirmation maintes fois martelée de l’impossibilité d’un accord entre écologistes et communistes pour cause d’approches différentes sur le nucléaire. Mais, à part cela, une seule question semblait obnubiler Elkabbach et ses comparses : « Que doit faire François Hollande pour que vous reveniez au gouvernement ? »

Question reprise souvent de façon agressive par les 3 journalistes à chaque interruption et elles furent nombreuses. A tel point qu’il fut impossible à Cécile Duflot de développer le moindre argument sur la politique sociale, économique ou environnementale qu’elle souhaitait mettre en œuvre. Elle n’eut pas davantage de succès en ce qui concerne le rassemblement des forces politiques, sociales, associatives et citoyennes nécessaire pour cela.

Une seule question semblait vraiment préoccuper les trois compères : « Quand les écologistes vont-ils revenir au gouvernement comme le réclament certains de vos camarades ? » A croire qu’ils avaient reçu la mission de ramener au bercail , sous la houlette de l’ancien député de Corrèze , les brebis égarées.

Les communistes tiennent à la liberté de la presse comme à la prunelle de leurs yeux. Et cela inclut évidemment la liberté des journalistes. Mais nous exigeons aussi pour les citoyens la liberté d’être informés. Et cela exige un respect absolu de la diversité des opinions, de leur expression et de leur diffusion.

La façon dont les médias ont traité la campagne électorale des départementales montre que dans ce domaine on est loin du compte.

Alain DAVID

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 08:26

La rente des sociétés d'autoroutes est bien protégée

Le gouvernement s’apprête à enterrer tous les projets de reprise en main des autoroutes, défendus par les députés. La haute administration a phagocyté le groupe de travail chargé de les étudier, afin de tuer toute velléité de changement. Jean-Paul Chanteguet, qui présidait ce groupe de travail, a démissionné.

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 07:05

http://www.humanite.fr/traite-transatlantique-la-france-manoeuvre-pour-les-multinationales-567332?IdTis=XTC-FT08-APDT2N-DD-D778C-DU3F

Traité transatlantique, la France manœuvre pour les multinationales

STÉPHANE AUBOUARD

MERCREDI, 4 MARS, 2015

L'HUMANITÉ

Le 4 février 2015, à Bruxelles, les militants des Amis de la Terre Europe (FREE ) organisaient une manifestation contre le Pacte transtalantique devant les institutions européennes.

Photo : Emmanuel Dunand/AFP

Débutées en juillet 2013, les négociations entre l’Union européenne et les États-Unis sur le futur traité transatlantique (TTIP) achoppaient sur la mise en place de tribunaux privés pour régler les différends entre multinationales et États. La France tente de faire accepter ce point controversé pour accélérer le processus.

Le gouvernement français pousse-t-il à ratifier l’une des clauses les plus controversées du traité de libre-échange (TTIP) afin d’accélérer les négociations entre les États-Unis et l’Europe, en stand-by depuis quelques mois ? Une note envoyée la semaine dernière par les services de Matignon (SGAE) à l’ensemble des députés européens français le laisse envisager. Cette clause, le mécanisme d’arbitrage entre États et investisseurs, est fortement rejetée par les opinions publiques, notamment en Allemagne et en France, dont les gouvernements respectifs restaient jusqu’alors prudents sur le sujet. Une récente enquête de la Commission européenne a d’ailleurs montré que, sur 150 000 citoyens européens à répondre à une consultation sur le projet de traité, 97 % d’entre eux refusaient d’y voir inscrit ce mécanisme de règlement des différends par des tribunaux privés. Et pour cause, là où ces mécanismes ont été mis en place, comme celui figurant déjà, par exemple, dans le traité conclu en septembre 2014 entre l’Union européenne et le Canada, des multinationales ont la possibilité d’attaquer les États.

Un document de travail rendu public début janvier par Bernd Lange (voir entretien), député européen social-démocrate allemand et rapporteur de la commission du Commerce international au Parlement européen, met clairement en doute la nécessité de ce mécanisme. L’article 14 de ce texte est sans ambiguïté : « S’il faut veiller à ce que les investisseurs étrangers ne soient pas victimes de discrimination et bénéficient d’une égalité de traitement dans leurs démarches pour chercher et obtenir réparation, cela peut se faire sans prévoir un mécanisme d’arbitrage (RDIE) ; un tel mécanisme n’est pas nécessaire dans le TTIP, compte tenu des systèmes juridiques élaborés dont disposent l’Union européenne et les États-Unis. » On ne peut être plus clair.

Le contenu de la note française, comme la méthode, jette donc le trouble au sein même de la Commission européenne. Les services de Matignon invitent les députés européens français à plus de réserve dans leur choix. « S’agissant de la protection de l’investissement, même si la France estime (encore) que l’inclusion d’un mécanisme d’arbitrage investisseur-États n’est pas nécessaire avec les États-Unis, le projet de résolution tranche de manière un peu trop catégorique cette question. » Un passage de cette note met même en doute l’analyse de la commission du Commerce international sur les moyens juridiques à disposition dans l’ensemble de l’UE. « Une approche plus prudente sur ce sujet délicat pourrait être préférable en raison de risques de précédents avec des États dont les standards juridictionnels ne correspondent pas à ceux qui prévalent aux États-Unis. »

Pour le député européen du Front de gauche Patrick Le Hyaric, le texte envoyé en catimini et sans aucune transparence par les services de Matignon aux députés européens français est la preuve d’une orientation politique libérale assumée de la part de Paris. « Ainsi le gouvernement français se place du côté de ceux qui veulent à tout prix sauver ce mécanisme de tribunaux arbitraux privés, et indique à voix basse qu’il faudra garder d’une manière ou d’une autre l’ISDS dans le traité transatlantique… Voilà qui appelle à redoubler de vigilance », prévient le député. Le fait est que la position de la France sur ce sujet a toujours été floue. Pour preuve, le nombre de secrétaires d’État au Commerce extérieur qui se sont succédé au poste depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande en 2012 (cinq en tout) et qui n’ont pas toujours eu le même positionnement sur ce dossier. Si le dernier en date, Matthias Fekl, tient en public un discours très réservé sur l’ISDS, l’association Attac pointe surtout son étrange mutisme depuis l’émission de la note. « Nos organisations ont intégré le collège société civile du comité de suivi stratégique en se voyant promettre consultation et dialogue par M. Fekl. Elles n’ont pourtant jamais été informées de ce revirement. Ces nouveaux éléments témoignent d’un décalage effarant entre le verbiage et les actes du gouvernement. » Des nouveaux éléments que le secré- taire d’État au Commerce extérieur dément : « Cette note n’a été ni vue ni validée, elle ne reflète pas la position que je construis depuis mon arrivée », explique Matthias Fekl, accusant des hauts fonctionnaires d’être à l’initiative de cet envoi.

La note secrète des services de Matignon destinée aux députés français de Bruxelles est pourtant claire : « La solution d’une réforme en profondeur du mécanisme d’arbitrage pour le rendre légitime et plus protecteur du droit à réguler les États, comme préconisé dans certaines contributions répondant à la consultation publique, mériterait d’être poursuivie dans le cadre de ces négociations. »

Un traité qui consiste à écarter tout obstacle à la main libre du marché

François Hollande a-t-il décidé de faire plaisir à Barack Obama qui aimerait bien signer le traité transatlantique avant de tirer sa révérence en 2016 ? Difficile en effet de ne pas voir dans l’injonction du gouvernement français de créer cette nouvelle forme de mécanismes d’arbitrage, édulcorés seulement à la marge, la possibilité d’accélérer le processus de négociation de ce traité hautement toxique pour les citoyens européens.

Pour rappel, un tel accord, véritable Otan économique, serait l’assurance d’un nivellement vers le bas des systèmes de protection sociale, sanitaire, environnementale et de sécurité alimentaire, au profit de multinationales qui considèrent les réglementations protégeant les producteurs, les consommateurs et les citoyens comme autant d’obstacles à leurs intérêts. L’objectif caché de ce traité consiste en effet à écarter tout obstacle à la main libre du marché. Les droits de douane, déjà fortement rognés, seront réduits quasiment à néant. À l’heure actuelle, l’Union européenne prélève seulement 3,3 % sur les importations en provenance des États-Unis. De part et d’autre de l’Atlantique, il s’agit donc de faire tomber les « barrières non tarifaires », à savoir les différences de normes sanitaires ou de sé- curité. Cela permettra aux États-Unis de faire passer plus simplement leurs normes de production qui ne correspondent pas initialement à celles en vigueur en Europe, comme par exemple l’exploitation du gaz de schiste, l’utilisation d’eau chlorée dans l’élevage de volailles ou encore l’exploitation en masse d’organismes génétiquement modifiés. Par ailleurs, en libéralisant les échanges dans une ampleur sans précédent, ce traité pourrait permettre également à des entreprises privées états-uniennes de venir concurrencer directement les services publics de santé et d’éducation en Europe.

L’aboutissement d’un tel traité aurait également des conséquences juridiques importantes au niveau géopolitique. Le grand marché transatlantique, pensé comme un nouveau bloc économique occidental, peut être jugé agressif par d’autres grandes puissances comme la Chine ou la Russie. Ce nouvel ensemble, s’il devient effectif, pourrait peser près de 55 % du PIB mondial. Profitant de la dépendance européenne à l’égard du gaz russe, cela pourrait permettre également aux États-Unis d’ouvrir un nouveau marché en Europe pour le gaz de schiste. En ce sens, la crise ukrainienne représente déjà un exemple tragique de cet affrontement entre blocs. La capacité des pays à annuler une partie de leur dette est également menacée. L’Argentine a fait l’objet de poursuites. Et la Grèce en a fait les frais jusqu’à présent, la récente victoire de Syriza à Athènes étant la seule bouffée d’oxygène démocratique dans ce marais technocratique.

L’opacité est la marque de fabrique de ces négociations menées depuis dix-huit mois. Comme le montre cette dernière séquence avec la « note de Matignon », la démocratie elle-même est mise en danger. Négocier un tel projet sans que le mandat de négociation de l’UE soit soumis au Parlement européen, sans que le mouvement syndical et la société civile soient sinon consultés, tout du moins mis au courant, c’est ainsi que la Commission européenne, et aujourd’hui la France, véritable cheval de Troie de Washington dans cette affaire, considèrent les citoyens européens. Pour rappel et malgré des imperfections démocratiques, le Congrès des États-Unis bénéficie d’un niveau de contrôle réel sur le mandat de négociation états-unien.

ANÉANTIR LES SERVICES PUBLICS ? " TISA " EST AUSSI LÀ POUR ÇA…

Les libéraux sont à l'offensive. Outre le traité transatlantique, nous révélions dans nos colonnes en juin l'existence de négociations autour d'un traité de libre- échange dans le domaine des services entre une cinquantaine de pays, négocié en secret à l'ambassade d'Australie à Genève. Les lanceurs d'alerte de WikiLeaks sont parvenus à mettre la main sur une partie des textes de cet accord sur le commerce des services (ACS, en anglais Tisa). Face aux résistances populaires suscitées par l'accord global sur le commerce des services (AGCS) au sein de l'Organisation mondiale du commerce, un groupe de pays et de multinationales en mal de débouchés tentent de définir dans le plus grand secret des normes internationales dans des domaines tels que la santé, l'éducation, les transports...

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 20:19

Le FN : un parti raciste et homophobe

Dans sa course au pouvoir, Marine Le Pen tente de présenter son parti comme un parti fréquentable.

Pour les départementales, le FN promettait des candidats irréprochables. Mais derrière le masque, la vraie nature de ce parti reste la même : raciste, xénophobe et homophobe. En témoignent les propos tenus par plusieurs candidats sur les réseaux sociaux.

Sylvie de Roeck, candidate à Narbonne qui « après les battues contre les loups, les sangliers » envisage « des battues contre les Arabes, on sauverait peut être la France ».

En 2011, le FN avait suspendu - et la justice mis en examen - Jacques Coutela, pour avoir écrit sur son blog un texte faisant l’apologie de l’auteur des attaques meurtrières d’Oslo, Anders Breivik. Pour Jacques Coutela, Breivik était « résistant », « une icône », « le premier défenseur de l’Occident », ou encore un « Charles Martel 2 « . Coutela est candidat FN dans l’Yonne. Antoine Ormain, candidat FN à Angers, royaliste, catholique intégriste, est un sympathisant du groupuscule d’extrême droite ‘’Action française’’, il n’hésite pas à comparer le mariage homosexuel à la pédophilie ou à la zoophilie. Il soutient Dieudonné et regrette « que l’on se serve de « l’antisémitisme pour faire pleurer dans les chaumières »

Philippe Chevrier, candidat dans les Yvelines, avait tenu en 2011, des propos très violents contre la journaliste Caroline Fourest. « Quand est-ce qu’on se l’emmène la Fourest ? On la met à poil, on l’attache à un arbre, on se la prend, on met des cagoules, on va avec la Fourest en forêt de Rambouillet et on la laisse. »

Frédericka Desaubliaux que l'on peut voir sur une photo postée sur facebook par Génération Identitaire, avec la mention « génération anti-racaille », multiplie les propos islamophobes : « “des milliers de musulmans rêvent de détruire la France” et homophobes, parlant de « journée tantouze » à propos d'une journée de mobilisation organisée par des élèves d'un lycée de Nantes contre les stéréotypes de genre.

La liste pourrait être plus longue, sans compter ceux que le FN a désigné « candidats » à l'insu de leur plein gré comme Mireille Lefèvre-Ballerieux, ancienne adhérente FN qui a appris sa candidature dans le canton d'Autun … par la presse. Les exclusions prononcées contre les candidats « coupables de dérapages » ne sont qu'un leurre : n'en déplaise à une partie de l'UMP, le Front National ne peut être considéré comme un parti républicain.

Le MRAP

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 20:12
Quand le PS dénonçait le travail du dimanche et la philosophie de la future loi Macron: 2008
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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 15:04

http://www.franceculture.fr/emission-la-suite-dans-les-idees-le-pen-tel-pere-telle-fille-le-simple-ravalement-semantique-d-un-pa

Interview de Cécile Alduy, l’une des auteurs d'un livre sur le décryptage du discours frontiste

à partir de l’analyse de 500 discours, textes etc… du père et de la fille… (belle performance!!)

L’entretien est passé samedi 28 sur France-Culture. Il dure 28 mn.

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 20:51

A PROPOS DU RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES SUR LES MATERNITÉS

La Coordination des Comités de Défense des Maternités et Hôpitaux de Proximité, qui représente près d’une centaine de comités en France et défend le secteur public de santé a souhaité faire connaître ses positions après les conclusions inquiétantes du Rapport de la Cour des Comptes sur l’organisation des soins de Périnatalité, effectué sur la demande de la Commission des Affaires Sociales du Sénat.

La Cour des Comptes constate la pauvreté des travaux épidémiologiques à ce sujet, citant cependant la recherche effectuée en Bourgogne sous la direction d’Evelyne Combier et publiée en 2012 (1).

Elle rappelle la volonté des gouvernements successifs depuis le décret du 21 Février 1972 sur les normes imposées lors de la naissance (M.M. DIENESCHE), à assurer la sécurité des femmes et des bébés en fermant les deux tiers des maternités de 1500 à 500 maternités au cours des quarante dernières années.

Elle reconnait qu’une telle mesure n’a malheureusement guère fait progresser la place de la France dans le rang des pays européens en matière de périnatalité. Et comme cette donnée largement connue ne pouvait être dissimulée, notre magistrature des comptes de la Nation admet humblement la chute de la 6° à la 13ème position de la France au sujet de la périnatalité. De quoi se lamenter très justement.

Après l’objectivité d’un triste constat, notre Cour de Justice Economique se doit de prononcer une sentence exemplaire. Contre toute attente les moyens préconisés sont un encouragement à l’accélération des mesures dont l’inanité vient justement d’être démontrée. Stupéfiant !

Ainsi l’engagement du Président de la République n’était donc qu’un trompe-l’œil destiné à apaiser ses électeurs. Les trente minutes précises destinées à apporter les meilleures réponses thérapeutiques à toutes formes d’urgences, y compris obstétricales, devraient se conjuguer avec l’éloignement organisé par la fermeture d’un nombre encore supérieur à celui « recommandé » de maternités. Nous pouvons décerner le 1er prix d’incohérence à notre Cour des Comptes.

Malheureusement ces magistrats ne sont pas stupides et leur enquête ne manque pas d’intérêt. Leur volonté économique concorde clairement avec celle, politique, d’un Gouvernement bien décidé à réduire les dépenses de santé publique dans le cadre de la création tout d’abord de communautés hospitalières de territoire : C.H.T. (Loi « Hôpital-Patients-Santé-Territoire » de juillet 2009) et aujourd’hui de groupements hospitaliers de territoire : G.H.T., cette fois contraignants, dans la future Loi de Santé élaborée par le Ministère ! Pour être clair : de fermer des services ou des hôpitaux, de réduire le nombre de lits et de personnel.

Mais la Coordination des Comités de Défense des Maternités et Hôpitaux de Proximité a la volonté de combattre ces choix déshumanisants, responsables de désertification, d’inégalité d’accès aux soins, de mise en concurrence des unités de soins, hospitalières et autres, et bien décidée à unir le plus largement la population afin de promouvoir une organisation sanitaire basée sur la réponse aux besoins de santé, financée par une Sécurité Sociale gérée démocratiquement, réunifiée et financée sur le principe de solidarité de chacun selon ses revenus à chacun selon ses besoins.

La Coordination des Comités de Défense des Maternités et Hôpitaux de Proximité poursuivra cet objectif répondant aux aspirations républicaines de justice fondatrice d’égalité et de fraternité.

Le 15 février 2015

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 20:44

Ces communautaristes qui sapent le vivre ensemble.

Sur Europe1, le lundi 23 février 2015, Roger Cukierman, Président du CRIF, déclarait « toutes les violences aujourd’hui sont commises par des jeunes musulmans ».

Cette déclaration scandaleuse et stigmatisante faisait de la violence une spécificité musulmane ; elle incitait donc à la haine. Dans la même émission, il considérait que Marine Le Pen est "irréprochable personnellement », Ce label de respectabilité s'appliquait à celle qui le 27 janvier 2012, faisait le pas de deux dans le bal annuel des corporations pangermanistes, grand raout annuel de la peste brune européenne, ceci le jour même de la « Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l'Holocauste ».

Déjà en 2002, lors des élections présidentielles, Roger Cuckierman formulait une effarante déclaration raciste dans le journal Haaretz affirmant que le vote Le Pen constituait « un message aux musulmans leur indiquant de se tenir tranquilles »

Dès lors une question doit être posée : comment les premiers représentants de l’État ont-ils pu représenter la République dans un dîner annuel du CRIF dont le président venait de faire une telle déclaration attisant la haine raciale. Leur présence dans ce dîner devenait alors la caution officielle des débordements communautaristes du président du CRIF et de son mouvement. Cela ne peut qu'entretenir d'autres comportements communautaristes, antisémites ceux-là.

En cette période dramatique, après la tragédie de Charlie et de l'épicerie Casher, après le saccage d'un cimetière juif, après les nombreux actes anti-musulmans, il y aurait tant besoin d'un message rassembleur ! Ni le Président du CRIF, ni les officiels présents n'ont aidé à ce message. S'il y a eu un esprit du 11 janvier, le Président du CRIF et ses invités sont apparus comme ses fossoyeurs quelques semaines plus tard. Il nous appartient de réaffirmer l'urgence de la lutte contre toute les formes de racisme, sans hiérarchisation, sans concurrence communautariste mortifère pour le vivre ensemble.

Le MRAP

Paris, le 24 février 2015

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