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18 novembre 2025 2 18 /11 /novembre /2025 18:02
Projet de loi de finances de la sécurité sociale: un marché de dupes! - Communiqué de la commission Santé Protection sociale du PCF
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18 novembre 2025 2 18 /11 /novembre /2025 17:05
Plein temps - Journal du PCF à destination des retraité.e.s - novembre 2025
Plein temps - Journal du PCF à destination des retraité.e.s - novembre 2025
Plein temps - Journal du PCF à destination des retraité.e.s - novembre 2025
Plein temps - Journal du PCF à destination des retraité.e.s - novembre 2025
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16 novembre 2025 7 16 /11 /novembre /2025 19:01
Le projet de loi des finances prévoit l'amputation de 13% des budgets des missions locales.
Elles accompagnent actuellement 45 000 jeunes en Bretagne. 
Ce serait une perte de chances pour les jeunes qui ne pourront plus être accompagnés par les missions locale
Et des suppressions d'emplois dans les missions locales (4 à 5 postes perdus pour le Cornouaille).
Ce budget est vraiment un budget des horreurs, un budget de casse et de classe.
L'union nationale des missions locales a mis en ligne une pétition à signer par tout le monde et une tribune à signer par les élu-e-s :
 
 
Voir les articles de presse :
Le Télégramme : 
Ouest-France :
 
https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/a-morlaix-la-mission-locale-lance-un-cri-dalerte-face-a-la-baisse-des-financements-de-letat-2ca69cc0-c0c7-11f0-a7a6-0300a242c945
 
https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix-29600/la-jeunesse-est-sacrifiee-a-morlaix-ils-denoncent-les-coupes-budgetaires-des-missions-locales-6929041.php

 

Soutien aux missions locales: signez la pétition du réseau national des missions locales

Le projet de loi de finances 2026 prévoit une série de coupes budgétaires, dont les effets cumulatifs seront dévastateurs pour toute une génération :

❌ Remise en cause de l’apprentissage, avec la suppression totale des exonérations sociales mais aussi de l’aide à passer le permis de conduire pour les jeunes apprentis,

❌ Diminution de 16 000 accompagnements des jeunes dans le cadre du Contrat d’engagement jeunes, dont 11 160 pour ceux suivis par les Missions Locales,

❌ Suppression de près de 20 000 postes dans les dispositifs d’insertion par l’activité économique, dont les jeunes étaient en partie bénéficiaires,

❌ Baisse dramatique des allocations ponctuelles accordés aux jeunes dans le cadre de leur parcours d’insertion : moins 53 millions d’euros sur 2 ans !

❌ Régression de près de 20% des crédits accordés aux Missions

Locales sur 2 ans alors que le nombre de jeunes accompagnés notamment des mineurs, augmente fortement en 2025 (+8%).

A ces coupes s’ajoute la baisse de près 4,8 milliards d’euros sur les crédits des collectivités locales. Les collectivités, qui demain se tourneront vers les Missions Locales pour répondre aux besoins des jeunes de leur territoire, pourraient trouver des partenaires exsangues.

Ce sont les jeunes qui paieront le prix fort.

Le réseau des Missions Locales est en première ligne face aux difficultés que rencontrent leurs habitants, nous nous mobilisons pour défendre un modèle unique, décentralisé et efficace d’insertion professionnelle et sociale des jeunes. Nous appelons le Gouvernement et les parlementaires à réévaluer les moyens accordés aux Missions Locales et à l’accompagnement des jeunes en 2026.

🔴 Investir dans la jeunesse et dans ceux qui l’accompagnent, c’est donner une chance à demain.

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13 novembre 2025 4 13 /11 /novembre /2025 06:30

Il a osé... 

Un article de Cyprien Caddeo dans L'humanité du 7 novembre, "délires islamophobes autour de la victoire de Zohran Mamdani", rappelle que Bernard Henri Levy, intellectuel médiatique soi-disant défenseur des droits de l'homme, a reproché à Zohran Mamdani d'avoir repris à son compte "les fausses accusations de génocide et de famine organisées par Israël" et de ne pas "verser une larme pour commémorer les victimes du 11 septembre". Bernard Henry Levy voit dans l'election du maire de gauche Zohran Mamdani un signe que "le monde libre vacille sur ses bases"...

I.D

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11 novembre 2025 2 11 /11 /novembre /2025 06:54

🧑‍🎓 Le député Édouard Bénard (PCF – 3ᵉ circonscription de la Seine-Maritime) interpelle les ministres du Travail et de l’Éducation nationale sur l’avenir de la voie de l’apprentissage. 📌 Extrait : « Nos jeunes ne sauront pas, ne seront plus la variable d’ajustement de votre budget de casse et de classe. » Il pointe la multiplication par 3,5 du coût pour l’État des exonérations sociales dans l’apprentissage entre 2018 et 2024 dans le cadre du PLFSS pour 2026. Il dénonce la logique d’un dispositif « pensé pour le patronat et perfusé à l’argent public », utilisé pour remplacer des emplois à plein temps. Il souligne la réalité de jeunes apprentis : Léa, 17 ans apprentie pâtissière ; J’aurais 21 ans chaudronnier, etc. Salaire très faible, conditions exposées. Il exige un tournant : « Soit les apprentis sont considérés comme des travailleurs et payés dignement (…) soit c’est à l’école et dans les ateliers qu’ils apprennent leur métier… » 🎯 Le débat porte sur : le statut des apprentis, les exonérations, la reconnaissance sociale et économique, la nécessité d’une vision claire pour la voie professionnelle.

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11 novembre 2025 2 11 /11 /novembre /2025 06:50

Lors de l’ouverture du débat en séance plénière sur le budget de la Sécurité sociale, Yannick Monnet, député communiste, alerte sur un projet qui tourne le dos à l’esprit de la Sécurité sociale. Le gouvernement prétend la « sauver », mais en réalité, il fait payer les assurés sociaux, étrangle les hôpitaux, gèle les retraites et attaque les droits des travailleurs. Pendant ce temps, les grandes entreprises profitent de plus de 90 milliards d’exonérations qui privent la Sécu de moyens pour soigner, protéger et prévenir. Yannick Monnet appelle à rompre avec la logique comptable et à revenir au financement solidaire par la cotisation sociale, cœur battant de notre modèle social.

🟥 "Stop aux dépassements d’honoraires, oui au 100% Sécu !" 👉 Signez et partagez : pcf.fr/petition_securite_sociale

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8 novembre 2025 6 08 /11 /novembre /2025 06:53
Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale: comment le budget fait trinquer les pauvres en épargnant les riches (L'Humanité, 4 novembre 2025, Cyprien Boganda)
PLFSS : comment le budget fait trinquer les pauvres en épargnant les riches

Sous couvert de « sauver » notre modèle social, le projet de loi de finances de la Sécu actuellement examiné annonce une purge d’une ampleur sans précédent, qui frappera le plus grand nombre pour mieux épargner les riches.

Cyprien Boganda

L’expression lui colle désormais à la peau : dans la presse comme sur les bancs du Parlement, le budget 2026 a définitivement gagné ses galons de « musée des horreurs ». L’expression avait d’abord été utilisée par les syndicats pour désigner le pot-pourri austéritaire présenté par François Bayrou, avant d’être recyclée par la gauche pour dénoncer la copie présentée par son successeur, Sébastien Lecornu.

Et comme tout musée digne de ce nom, le projet de loi de financement de la Sécurité social (PLFSS), qui a démarré ce mardi son parcours du combattant à l’Assemblée nationale, contient son lot de joyaux un peu trop clinquants pour être vrais (la suspension de la réforme des retraites, par exemple)… et une collection d’antiquités, parmi lesquelles le bon vieux « trou » de la Sécu.

Une dramatisation à l’excès des déficits…

Une fois encore, comme depuis vingt ans, c’est en effet au nom de l’équilibre des comptes publics que se préparerait cette nouvelle purge austéritaire. « C’est un bien commun, la Sécurité sociale, explique gravement Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail. Si on n’a pas le courage de s’attaquer à bras-le-corps à son équilibre, ça va déraper. On va arriver à un moment où on ne sera plus capable de payer les retraites, de payer les remboursements. » Une vision d’apocalypse qui n’est pas sans rappeler les propos d’Élisabeth Borne, ex-première ministre, qui affirmait l’an dernier que si le budget n’était pas voté, les cartes Vitale allaient tomber en rade…

« En écoutant les discours médiatiques et politiques, j’ai l’impression que la Sécurité sociale va faire faillite tous les ans, cingle l’économiste Nicolas Da Silva, interrogé par France Info. Or il n’échappera à personne que ce n’est pas le cas. (…) Quand on parle du fameux « trou de la Sécu », cela fait référence au déficit des régimes de base et du Fonds de solidarité vieillesse, qui est prévu pour 2025 à 21,9 milliards d’euros, sur 644 milliards d’euros de recettes. Cela représente seulement 3,4 % des recettes. Au regard de l’ensemble des dépenses publiques, cela ne représente plus que 0,74 %. » Un « trou » moins abyssal qu’il n’y paraît, donc.

Dans un rapport publié la veille du début d’examen du PLFSS, la Cour des comptes en rajoute une couche dans la dramatisation. Selon elle, l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss), chargée de gérer la trésorerie des branches de la Sécu, frôlerait l’asphyxie. « La persistance de déficits sociaux élevés suscite un besoin de financement accru pour l’Acoss, avec un risque sérieux de liquidités dans les prochaines années. » En clair, l’Acoss, qui se finance sur les marchés financiers, pourrait se retrouver à court terme à court d’argent.

 

« En réalité, il n’y a aucun problème de liquidités, tient à nous rassurer une source haut placée au sein de l’Acoss. Pour l’instant, la principale conséquence de la hausse des déficits est que nous nous endettons à plus long terme qu’avant. Le seul problème, en revanche, c’est qu’on pourrait dépasser notre plafond d’emprunt, fixé à 83 milliards d’euros pour 2026. Mais il suffit d’ajouter un amendement au PLFSS afin d’augmenter ce plafond. »

… qui justifie un tour de vis sans précédent

C’est la Cour des comptes qui le dit : les économies demandées au seul secteur de la santé constituent un « effort sans précédent ». Dans le dossier de presse du PLFSS, ces mesures sont réunies sous l’intitulé de « Responsabiliser chacune et chacun dans sa consommation de soins ». On y trouve notamment le doublement des franchises médicales. Censée rapporter 2,3 milliards d’euros, cette hausse signifie que le reste à charge payé par les patients va doubler, après avoir déjà été multiplié par deux en 2024.

Sont concernés l’achat des médicaments, les consultations, les examens radiologiques et analyses biologiques ou encore le transport sanitaire. « Un accroissement assumé des inégalités sociales de santé qui retardent les prises en charge médicales des patients ayant de faibles revenus et coûtent finalement plus cher que l’économie visée », dénonçaient, dès octobre, quatre médecins dans une tribune au Monde.

D’autant plus incompréhensible que déjà en 2024, 30 % des Français disaient avoir renoncé à des soins médicaux au cours des douze derniers mois en raison du coût, contre 26 % en 2023 selon un sondage Cofidis. Particulièrement affectées par ces hausses, les personnes en affection de longue durée (ALD). L’Association française de diabète a ainsi calculé que la réforme entraînerait une hausse de 183 % du reste à charge pour les diabétiques.

Les plus pauvres pris pour cible

Emmanuel Macron avait entamé son mandat par une baisse de 5 euros des aides personnalisées au logement (APL). Le budget de la Sécu s’inscrit dans cette logique. « Pour assurer la soutenabilité des dépenses publiques dans leur ensemble, il convient de freiner également l’évolution des autres prestations sociales indexées sur l’inflation », indique le dossier de presse du PLFSS. Soit un gel de toutes les aides versées aux ménages les plus fragiles, RSA, APL, minimum vieillesse, prime d’activité…

Aussi concernée, l’allocation aux adultes handicapés (AAH), dont le montant est pourtant inférieur au taux de pauvreté et alors que ses bénéficiaires ont globalement un niveau de vie plus faible que les autres. « 25,8 % des personnes handicapées de 15 à 59 ans sont pauvres, contre 14,4 % des personnes de la même tranche d’âge sans handicap », rappelle la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Dress).

L’appauvrissement des citoyens handicapés passe aussi par un article du PLFSS qui prévoit de cesser de considérer l’AAH comme un salaire. Cette assimilation permettait jusque-là aux porteurs de handicaps travaillant dans des entreprises dédiées, et à ce titre payés en dessous du smic, de bénéficier de la prime d’activité.

Autre population touchée par un gel des prestations, les retraités. Ils seront moins impactés au niveau individuel, car leur niveau de vie est plus élevé que la précédente catégorie. Mais ils sont les plus nombreux. Et en majorité, ils votent. Cela explique sans doute la réticence des députés de tous bords qui, en commission des affaires sociales la semaine dernière, ont rejeté cette mesure.

Ce vote a reçu la bénédiction du premier ministre, soucieux lui aussi de ménager un électorat particulièrement mobilisé, mais aussi d’apaiser les socialistes, échaudés de ne pas être parvenus à faire adopter la taxe Zucman, même dans sa version « allégée ».

Niches sociales, un rabot à géométrie variable

Tant qu’à faire des économies coûte que coûte, autant s’attaquer au vrai problème du financement de la Sécu : l’empilement, depuis trente ans, de niches sociales (allègements de cotisations), qui assèchent les caisses. Le coût global de ces niches dépasse les 80 milliards d’euros. Le gouvernement a promis d’en cibler quelques-unes, parmi lesquelles les exonérations de cotisations dont « bénéficient » les apprentis. Mais il se garde bien de s’attaquer à celles qui profitent le plus aux grandes entreprises ou aux plus riches.

Au grand dam de la gauche, qui a décidé de s’en prendre aux niches les plus coûteuses, ou au plus iniques. C’est le cas de l’attribution gratuite d’actions, un mécanisme considéré comme un complément de rémunération, qui bénéficie à ce titre d’une exonération de cotisations sociales. En 2023, 4,7 milliards d’euros ont ainsi été distribués à moins de 80 000 salariés en France. Au sommet de la pyramide, 145 personnes percevant jusqu’à 3 millions d’euros par an ont empoché une somme globale de 1,6 milliard d’euros… Soit 11 millions d’euros chacune. Pour l’instant, Sébastien Lecornu n’a rien trouvé à y redire.

Un tour de passe-passe

Sébastien Lecornu s’est-il payé la tête des députés ? Le 14 octobre, le premier ministre assure que la suspension de la réforme des retraites de 2023 (recul de l’âge de départ de 62 à 64 ans) concernerait l’ensemble des personnes devant partir à la retraite d’ici à 2028. Soit les générations nées en 1964 et en 1965, pour lesquelles l’âge de départ devait être gelé à 62 ans et neuf mois, et la durée de cotisation, à 170 trimestres. Mais, comme l’a relevé notamment le député PCF Stéphane Peu, le PLFSS nous dit autre chose : seules les personnes nées en 1964 devraient partir à 62 ans et neuf mois, avec 170 trimestres. Pour la génération 1965, ce sera 63 ans et 171 trimestres…

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6 novembre 2025 4 06 /11 /novembre /2025 06:40
Colonialisme français en Algérie : « la ''nostalgérie'' s’est transmise de génération en génération », analyse l’historien Alain Ruscio

Pour l’historien Alain Ruscio, l’adoption de la résolution contre l’accord franco-algérien de 1968 est le fruit d’une longue convergence entre droite et extrême droite sur la question coloniale.

Interview d'Emilio Meslet, L'Humanité - 2 novembre 2025 avec 

Alain Ruscio - Historien

Êtes-vous surpris que les droites macroniste (Horizons) et traditionnelle (« Les Républicains ») aient mêlé leurs voix à celles du Rassemblement national pour voter une résolution dénonçant les accords franco-algériens de 1968 ?

 

Hélas non… Il ne faut pas oublier que de Gaulle a été porté au pouvoir par le mouvement Algérie française. Considérant que la guerre ne pouvait être gagnée et qu’elle affaiblissait le rôle de la France dans le monde, il a esquissé un virage dès 1959 pour accepter ce qui était devenu inéluctable. Son prestige a masqué les réticences du reste de la droite. Et dès lors que « le grand Charles » s’est effacé, la « nostalgérie » s’est exprimée publiquement.

Sur les questions coloniales et mémorielles, les convergences avec l’extrême droite ont commencé sous Valéry Giscard d’Estaing. Elles se sont accélérées à mesure que le RN a progressivement lepénisé les esprits. Puis Bruno Retailleau a surgi d’une longue histoire de la droite bourgeoise pour faciliter le rapprochement sur fond d’islamophobie et de racisme anti-Arabes.

Pourquoi, soixante ans après l’indépendance, droite et extrême droite n’arrivent-elles pas à tourner la page de l’Algérie française ?

L’Algérie était une colonie particulière. Une large partie du monde politique français exprimait sa conviction qu’il s’agissait d’une terre française, y compris à gauche avec Pierre Mendès-France ou François Mitterrand. Il existait un large consensus sur la nécessité de « rétablir l’ordre » sur place. Les premiers protestataires, dont les communistes et l’Humanité, ont été isolés, inaudibles et même privés d’expression.

 

La fin de la guerre ne s’est en réalité pas faite sur l’acceptation de l’indépendance mais sur le thème du retour des soldats qui risquaient leur peau. Dès lors, une majorité des pieds-noirs n’a jamais digéré cette issue et a exercé une pression électorale sur des personnalités politiques, notamment dans le Sud-Est.

Dans ces franges de la population, cette « nostalgérie » s’est transmise de génération en génération. Et ce, jusqu’au gouvernement, puisque le ministre des Transports, Philippe Tabarot, est le fils d’un des principaux dirigeants de l’OAS. En tant qu’historien, je suis effrayé de voir dans les kiosques le nombre de magazines sur l’histoire qui promeuvent une réhabilitation du colonialisme, mêlée à une stigmatisation des immigrés et des musulmans.

Peut-être que la gauche n’a pas été assez vigilante sur ce terrain depuis l’histoire du voile de Creil (en 1989, l’exclusion d’élèves d’un collège de l’Oise refusant d’ôter leur foulard crée une forte polémique, NDLR).

Après l’adoption de la résolution, le groupe Bolloré (CNews, JDD, Europe 1) s’est empressé de relayer un sondage CSA selon lequel 74 % des interrogés seraient favorables à la suppression de l’accord de 1968. Il n’y a pourtant pas 74 % de Français « nostalgériques »…

Certainement pas. Un exposé serein proposé aux Français amènerait un changement d’opinion sur le sujet. Mais, sans qu’aucun spécialiste ne vienne décrypter son contenu, l’accord de 1968 est médiatiquement présenté comme une injustice par rapport aux autres immigrés, un privilège obsolète qu’il faudrait balayer. Je rappelle que cet accord était une demande du patronat français pour obtenir une main-d’œuvre algérienne bénéfique à ses profits.

A-t-il toujours été remis en cause ?

Cela ne fait que deux ou trois ans que les projecteurs se sont braqués sur cet accord qui est de plus en plus instrumentalisé. Soudain, il est devenu un objet symbolique. L’emprisonnement de Boualem Sansal en Algérie a aussi servi de prétexte pour ajouter à la détestation de l’Algérie.

Pendant les débats parlementaires, un député du RN a attaqué la gauche, qualifiée de « parti de l’Algérie ». À quoi ce terme renvoie-t-il ?

Venant d’un député du RN transpirant la haine et héritier direct du pétainisme, c’est un scandale historique de plus. Ce thème de l’« anti-France » s’est exprimé au moment de l’affaire Dreyfus, où les anti-dreyfusards considéraient que les défenseurs du capitaine étaient les agents de l’étranger.

Ce terme a traversé l’histoire de France, utilisé au moment de la guerre du Rif pour disqualifier les grévistes comme les intellectuels surréalistes qui s’y opposaient, ou pendant la guerre d’Algérie pour parler du Parti communiste.

Vous avez déclaré à Mediapart que nous assistons aujourd’hui à un « retour du refoulé colonial ». Qu’est-ce que cela signifie ?

J’observe une forme de nostalgie de la présence de la France outre-mer comme symbole de puissance. C’est aussi le cas avec Mayotte ou la Kanaky-Nouvelle-Calédonie. Beaucoup comprennent que la France est passée de grande puissance à puissance moyenne. Longtemps, le fait que « le soleil ne se couche pas sur l’empire français », comme le disait l’expression, était un motif de fierté. Certains tombent dans le « c’était mieux avant ».

 

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31 octobre 2025 5 31 /10 /octobre /2025 07:34

L’Assemblée nationale​ a adopté​ pour la première fois un texte du RN, portant sur la dénonciation de l’accord franco-algérien de 1968. Les députés ont adopté, par 185 voix contre 184, une proposition de résolution du Rassemblement national visant à « dénoncer » l’accord franco-algérien de 1968, avec l’appui des groupes LR et Horizons.

​C​e texte est passé grâce à l’abstention de cinq députés macronistes, dont Didier Le Gac, député de ​Brest rural​.
​La section du Pays de Brest du PCF dénonce cette honte! La nostalgie de l'Algérie française et coloniale, le ressentiment vis à vis de l'Algérie, la xénophobie anti​-algérienne, ciment des relations politiques entre l'extrême-droite et la droite extremis​ée. ​Ce choix va à l'encontre également des intérêts économiques, énergétiques, culturels et politiques de la France ​et va approfondi​r sa brouille avec un grand pays francophone, le plus grand pays d'Afrique, avec qui nous avons 1​30 ans d'histoire commune, et ​dont de nombreux ressortissants ​ont ​la double nationalité.
 
Le PCF Finistère, 30 octobre 2025 
Remise en cause de l'accord franco-algérien de 1968: le racisme du rassemblement national à visage découvert

ACCORDS FRANCO-ALGÉRIENS : LE RACISME DU RASSEMBLEMENT NATIONAL À VISAGE DECOUVERT

Aujourd’hui, lors de la journée parlementaire du Rassemblement National, était discuté un texte visant à dénoncer les accords franco-algériens de 1968.

Ces accords, conclus le 27 décembre 1968, six ans après l’indépendance de l’Algérie, définissent les conditions d’entrée, de séjour et de travail des ressortissants algériens en France. Ils sont le fruit d’une relation singulière, héritée de l’histoire partagée entre les deux pays.

Avec mon groupe parlementaire, je m’y suis bien évidemment opposé en votant contre. Malheureusement, ce texte a été adopté grâce à une alliance du Rassemblement National avec les groupes des Républicains de Bruno Retailleau et Horizons d’Edouard Philippe.

Lors des débats le RN a montré son vrai visage, celui d’un parti raciste, nostalgique de l’Algérie française qui comporte encore en son sein les terroristes de l’OAS et les adeptes de la torture.

J’ai une pensée pour mes compatriotes franco-algériens ou d’origine algérienne, profondément heurtés par ce vote. Plus que jamais, il faut combattre l’extrême droite et c’est ce que je ferai tout au long de la journée face aux textes de leur journée parlementaire

Stephane Peu, président du groupe communiste GDR à l'Assemblée Nationale

Expression de Fabien Roussel

Expression de Fabien Roussel

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30 octobre 2025 4 30 /10 /octobre /2025 09:07
Un tiers des Français en situation de précarité énergétique, le plus haut niveau enregistré depuis cinq ans

Selon le baromètre énergie-info 2025, 36% des ménages "déclarent rencontrer des difficultés pour payer leurs factures de gaz ou d’électricité".

Un phénomène en progression. Un tiers des Français est en situation de précarité énergétique, selon la 19e édition du baromètre énergie-info du médiateur national de l'énergie, que franceinfo a pu consulter mardi 28 octobre.

Selon cette étude, menée par l'institut Becoming en septembre 2025 auprès de 2 000 foyers en France, La précarité énergétique atteint un "seuil préoccupant"  : 36% des ménages "déclarent rencontrer des difficultés pour payer leurs factures de gaz ou d’électricité", c'est le niveau "le plus haut jamais enregistré". C'est même plus qu'en 2023, lors de la crise énergétique, due à la guerre en Ukraine.

"On est souvent dans des profils de familles, de jeunes ou de foyers avec un seul revenu, des personnes également au chômage, qui, bien souvent, habitent dans ce qu’on appelle des passoires thermiques - des logements mal isolés - et pour lesquelles le coût de l’énergie est très important", explique sur franceinfo Frédérique Feriaud, directrice générale du Médiateur national de l’énergie. 

La sobriété énergétique plus subie que choisie

Autre chiffre en hausse : le nombre de ménages déclarant "avoir souffert du froid au moins 24 heures dans leur logement l’hiver dernier". Ils sont 35% cette année, contre 30% en 2024. Ils étaient 14% en 2020. Ce sont les ménages les plus modestes qui sont les plus touchés par la précarité énergétique : 59% des bénéficiaires du chèque énergie disent avoir souffert du froid.

Le coût de l’énergie s’est stabilisé et le tarif réglementé de l’électricité a baissé, mais les foyers modestes n’arrivent pas pour autant à faire face aux factures. Frédérique Feriaud l’explique par plusieurs facteurs : "La crise des prix de l’énergie pendant deux ans a fait considérablement augmenter les tarifs. Il n’y a plus de bouclier et il y a eu de l’inflation sur les produits alimentaires notamment. (...) Si on compare le niveau des tarifs réglementés aujourd’hui à celui de 2021, on est sur une hausse d’environ 20%". 

Cette étude montre également que la sobriété énergétique est "davantage subie, que pleinement choisie". 87% des ménages qui disent adapter leurs comportements pour réduire leur consommation d’énergie le font pour "réduire leurs factures" alors que 34% évoquent une "motivation environnementale".

Le médiateur national de l’énergie appelle une nouvelle fois à "interdire les coupures d’électricité en cas d’impayés" et à "instaurer un droit à une alimentation minimale en électricité" toute l'année, et pas uniquement pendant la trêve hivernale, qui a lieu du 1er novembre au 31 mars. L’année dernière, 1 200 000 personnes étaient concernées par des restrictions d’électricité pour non-paiement de leur facture. 
 
L’envoi du chèque énergie en 2025 est exceptionnellement programmé en novembre, au lieu du mois d’avril, juste après la fin de la trêve hivernale des coupures d’énergie. Cela risque d’avoir des conséquences : "Tous les bénéficiaires du chèque énergie qui auront dû attendre plusieurs mois supplémentaires pour le recevoir vont se retrouver en difficulté. Il risque d’y avoir davantage d’interventions pour impayés", craint Frédérique Feriaud. 

Information France Info 

Un tiers des Français en situation de précarité énergétique, le plus haut niveau enregistré depuis cinq ans
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