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Près de la moitié des Français ne partent pas en vacances.
86 ans après la conquête des congés payés par le monde du travail lors des grandes grèves de 1936 et avec la majorité de Front populaire, le droit aux vacances n’est toujours pas une réalité. Il a même reculé pour les catégories populaires. Cet été, plus de 3 millions d’enfants n’auront pas le droit aux vacances. Selon seuls 47 % des ouvriers partent en vacances chaque année/
Au début des années 60, 4 millions d’enfants partaient en colonies de vacances chaque année. Ils sont aujourd’hui seulement 1,5 million !
Le premier motif ?
La cherté des vacances et du coût de la vie en général, alors que les salaires ne suivent pas...
Une semaine de vacances coûte cher : environ 120€ par jour ! Au regard du niveau des salaires, de l’explosion des prix de l’alimentation, du montant des charges et des loyers, du prix des carburants, il est clair que les choix de dépenses se portent plus sur le vital que sur les loisirs !
Avec ces augmentations galopantes, les dépenses de première nécessité représentent désormais un tiers des dépenses des ménages des catégories populaires et moyennes.
Les géants du CAC 40 surfent sur l’inflation. Selon le dernier rapport de l’Observatoire des multinationales, les sociétés du CAC 40 - qui regroupe les 40 plus grosses capitalisations boursières à Paris -ont enregistré un bénéfice net cumulé de 138 milliards d’euros en 2022, dont 23,5 milliards pour le transporteur maritime CMA CGM, 19,1 pour Total Énergie et 14 milliards pour le leader du luxe LVMH.
Et parce que la logique est toujours la même, pendant la Covid, l’Etat a énormément aidé les grands groupes de tourisme comme l’hôtelier Accor mais n’a donné que des miettes aux collectivités ou organismes de tourisme social qui agissent pour offrir des vacances pour tous.
Le résultat c’est qu’ils dégradent nos vies uniquement pour augmenter leurs profits !
Les choix d’une droite macroniste-LR, plus que jamais dévouée aux milieux d’affaires, ne font qu’attiser les inégalités et enfoncent la France dans une impasse démocratique.
Et pourtant, les vacances ne devraient pas être réservées à ceux qui en ont les moyens. Elles sont essentielles à l’équilibre de chacun. Elles doivent être reconnues comme un droit inaliénable.
La première des mesures à prendre c’est avant tout d’augmenter les salaires !
Le gouvernement doit également :
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Manque de places d’hébergement, hausse des expulsions… Le Collectif Associations Unies a dressé jeudi 6 juillet un état des lieux inquiétant de la situation du mal-logement en France.
« On va commencer par planter le décor, qui est inquiétant », explique sans fioriture Manuel Domergue, directeur des études à la Fondation Abbé Pierre. Lors d’une conférence de presse, jeudi 6 juillet, du Collectif Associations Unies (CAU) - un groupement de 40 organisations réclamant une autre politique du logement - il alerte : « S’il n’y a pas de réactions fortes, nous allons faire face à une bombe à retardement, qui va exploser petit à petit. » Une référence au « risque de bombe sociale » évoqué début juin par le ministre délégué à la Ville et au Logement, Olivier Klein.
La situation est plus que préoccupante : pénurie de logements, hausse des expulsions locatives, augmentation du nombre de personnes à la rue, saturation des hébergements d’urgence… Et en face, des plans gouvernementaux qui manquent d’ambition, dixit les associations.
La loi anti squats, ou l’accélération programmée des expulsions
« La seule annonce positive concerne l’investissement dans le logement intermédiaire. Mais si c’est au détriment de la production de logements sociaux, alors cela restera une politique négative », regrette Manuel Domergue, qui souligne au passage que 2023 devrait être la quatrième année consécutive avec moins de 100 000 logements sociaux « agréés ».
En parallèle, des textes pénalisant la précarité sont votés, comme la loi Kasbarian, dite « loi anti squats », qui risque d’accélérer le rythme des expulsions. L’année dernière déjà, celles-ci ont atteint un niveau record, avec 17 500 évictions. « La réponse du gouvernement face à la crise, ce sont des coupes budgétaires et la répression des mal-logés », soupire Olivier Maïder, du CAU. La Fondation Abbé Pierre, l’association Droit au Logement ainsi que le Syndicat de la magistrature ont d’ailleurs saisi le Conseil Constitutionnel pour alerter sur le caractère problématique de ce texte. Et ce jeudi 6 juillet, la Cour des Comptes a aussi appelé le gouvernement à concentrer les dépenses en matière de logement vers les plus pauvres.
Un manque de places criant dans les centres d’hébergement
Le collectif l’observe au quotidien : dans les centres d’hébergement, le manque de places est criant, et les autorités ne veulent que les réduire davantage. « On arrive à un système où les équipes doivent faire le choix entre les personnes, amenant à une opposition des précarités : est-ce qu’on héberge des familles ou des célibataires ? Des SDF ou des migrants ?, s’inquiète Bruno Morel, de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS). Dire à quelqu’un : “Ce soir, c’est fini, tu n’as pas de logement”, c’est inacceptable. »
À titre d’exemple, le 26 juin dernier, 5819 demandes d’hébergement, un droit inconditionnel en théorie, n’avaient pas été pourvues suite à un appel au 115, le numéro d’urgence dédié aux sans-abri. « Et là, on ne comptabilise que ceux qui ont eu le courage d’appeler le 115, et sont restés sans réponse. Mais il y a les autres », appuie Nathalie Latour, directrice générale de la FAS.
Et parfois, pour les personnes hébergées, la situation n’est guère meilleure. À Toulouse, l’État entend expulser 33 femmes victimes de violences, qui dorment actuellement à l’hôtel, au motif qu’elles n’auraient pas porté plainte. Certaines d’entre elles ont des enfants. « Le fait d’avoir des enfants à la rue n’inquiète plus les services de l’État », déplore Bruno Morel. Selon les chiffres de la CAU, chaque soir, ce sont 1 800 mineurs, dont les parents ont pourtant appelé le 115, qui n’obtiennent pas de place d’hébergement et se retrouvent sans toit. Et 50 000 autres sont sans domicile, bien loin de l’ambition « zéro enfant à la rue » du ministre Olivier Klein.

Le statut de la fonction publique française est le fruit de conquis sociaux obtenus au fil des décennies. On le doit essentiellement à l'action de deux ministres communistes, Maurice Thorez d'une part, qui créa le statut général des fonctionnaires par la loi du 19 octobre 1946, et Anicet le Pors, qui unifia les trois fonctions publiques et dont nous fêtons le 40e anniversaire de la loi.
Le statut de la fonction publique, étendu et renforcé par la loi du 13 juillet 1983, a permis de garantir aux usager·es la neutralité, l’égalité de traitement, le respect du cadre légal et des missions du service public, contre les influences de la finance et des pouvoirs en place. Il a donné aux fonctionnaires les moyens d’exercer leur citoyenneté et leur indépendance.
Ce statut fut le résultat de quatre choix essentiels : la notion de fonctionnaire citoyen, héritée de la loi de 1946 ; le système de la carrière couvrant l’ensemble de la vie professionnelle de l’agent ; le respect d’un juste équilibre entre le principe d’unité de la République et celui de libre administration des collectivités territoriales ; la référence à trois principes essentiels ancrés dans notre histoire : l’égalité, l’indépendance, la responsabilité.
Le statut de la fonction publique est constitutif de notre nation et de nos services publics en leur permettant de se dégager des lois du marché.
C’est pourquoi le statut général des fonctionnaires, tout au long des 40 dernières années, n’a cessé d’être attaqué, soit sous forme d’offensives frontales soit par le moyen de transformations souterraines.
C’est la cas de la réforme engagée par la loi de 2019 contribuant à aligner le public sur le privé, au recrutement massif de contractuel·les et au renforcement du pouvoir discrétionnaire des exécutifs ; ou encore le scandale de l’influence croissante des cabinets de conseil sur les politiques publiques, comme l’a révélé le rapport d’Éliane Assassi dans le cadre de la récente commission d’enquête du Sénat.
Le PCF porte le projet de renforcer le statut de la fonction publique pour construire des services publics à la hauteur des défis du XXIe siècle.
La crise financière de 2008, ou plus récemment la crise du Covid, ont montré à quel point nos services publics sont essentiels pour répondre aux besoins de la population. Et c’est par le service public que nous relèverons les défis du XXIe siècle que sont la réponse aux besoins sociaux et la lutte contre le réchauffement climatique, des défis qui permettraient de créer des millions de postes susceptibles d’entraîner des vocations parmi les jeunes.
Cette ambition implique d’ouvrir en grand le chantier d’une transformation progressisste de la fonction publique ! C’est ainsi que nous pourrons approfondir la notion d’intérêt général, étendre le secteur public, développer l’efficacité sociale, faciliter la mobilité professionnelle, renforcer les droits et les pouvoirs d’intervention des agents et des usager·es.
Nous sommes à un moment de l’histoire où la promotion des biens communs, la solidarité et la coopération sont une exigence pour un développement pacifique de l’humanité. Dans notre pays, ces différents concepts se condensent en une idée : le service public.
Ensemble, agissons pour un nouvel âge d’or des services publics !
Parti communiste français,
Paris, le 13 juillet 2023
Le Sénat a largement voté, le 12 juillet, le projet de loi « plein-emploi », imposant notamment une inscription automatique des bénéficiaires du RSA sur la liste des demandeurs d’emploi ainsi qu’une obligation de travail et un régime de suspension des aides perçues. Des mesures jugées « scandaleuses » par Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT.
Les bénéficiaires du RSA (Revenu de solidarité active) pourraient bientôt être inscrits d’office sur la liste des demandeurs d’emploi, contraints de signer un « contrat d’engagement » leur imposant, sauf situations particulières, de travailler quinze heures par semaine, et soumis à une nouvelle mesure dite de « suspension-remobilisation » leur coupant leur allocation en cas de non respect de leurs obligations. Le Sénat a voté, le 12 juillet, le projet de loi pour le « plein-emploi », actant notamment ces bouleversements redoutés par les élus de gauche, les syndicats et de nombreuses associations d’aide aux plus précaires.
Ces mesures, dont certaines ne figuraient pas dans le texte initial du projet de loi, avaient fait leur retour dans la version du texte amendée en commission des Affaires sociales, en juin dernier, et cristallisent, depuis, de nombreuses critiques, longuement détaillées dans un avis, publié le 6 juillet, par la défenseure des droits. Cette dernière estime ainsi que « ce renforcement des obligations d’insertion socioprofessionnelle porte des atteintes disproportionnées ou discriminatoires aux droits et libertés des bénéficiaires du RSA ».
Jugeant ce dispositif dit « de remobilisation » des publics précaires infantilisant à leur égard, Claire Hédon rappelle que « l’alinéa 11 du préambule de la Constitution de 1946 reconnaît un droit à l’aide sociale, impliquant une obligation pour l’État de garantir des moyens convenables d’existence à ceux qui sont dans l’incapacité d’en bénéficier grâce à leur travail
Un principe fondamental que les élus de gauche, mobilisés pour tenter de supprimer ces deux articles - « en rupture avec les principes fondamentaux de notre protection sociale », selon l’écologiste Raymonde Poncet Monge -, ont tenté, en vain, de défendre dans un hémicycle majoritairement à droite. Les sénateurs sont allés jusqu’à infléchir certaines dispositions du texte, dans le sens d’un durcissement, en imposant un contrat fixe de quinze à vingt heures d’activités hebdomadaires, là où le texte laissait place à une certaine souplesse.
« On en parle peu, mais le projet de loi plein-emploi est une nouvelle attaque contre les personnes en situation de précarité. Un PJL libéral et infantilisant » , a dénoncé le sénateur socialiste Hervé Gillé, sur son compte Twitter, traduisant la levée de boucliers face à ces mesures qui, selon la CGT, « derrière l’objectif du plein-emploi, s’attaquent aux précaires plutôt qu’à la précarité ».
Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT, jugeant cette réforme « scandaleuse », a plus spécifiquement souligné les difficultés que poserait cette obligation de travail, en particulier pour les mères bénéficiaires du RSA, « assignées au foyer à devoir prendre en charge les enfants», alors que « 50% des enfants de moins de trois ans n'ont pas de mode de garde », faute de place en crèche ou d'assistante maternelle.
Les sénateurs du groupe CRCE (Communiste, républicain, citoyen et écologiste) ont également réagi. Pointant le décalage de ce texte avec la volonté d’apaisement prônée par Emmanuel Macron, ils dénoncent, par la voix de leur présidente et sénatrice de Seine-Saint-Denis, Éliane Assassi, des mesures consistant à « renforcer le contrôle des chômeurs et les sanctions des bénéficiaires du RSA ».
Le texte, porté par le ministre du Travail Olivier Dussopt, prévoit par ailleurs d’autres bouleversements, dont la refonte à partir de 2024 de Pôle emploi, qui deviendrait ainsi France Travail et s’inscrirait dans un réseau du même nom, combinant plusieurs acteurs (collectivités territoriales, l’État, les missions locales, Cap Emploi...).
Avant d’être définitivement soumis à l’adoption du parlement, le projet de loi devra être examiné à l’automne par l’Assemblée nationale.
Invité d’honneur d’Emmanuel Macron ce 14 Juillet, le premier ministre indien met au pas la démocratie. Suprémaciste patenté, il est une pièce maîtresse de la stratégie de la France dans l’Indo-Pacifique.
Quoi de mieux, un 14 Juillet, que de recevoir « l’empereur des cœurs hindous » et de l’inviter à dîner dans un lieu – le Louvre – marqué de l’empreinte de la monarchie française ?
En cette Fête nationale, le président Emmanuel Macron s’inscrira dans une tradition qui court depuis Nicolas Sarkozy et consiste à dérouler le tapis rouge sang aux dictateurs et autres zélotes du nationalisme.
Après le Syrien Bachar Al Assad, le Tunisien Zine El Abidine Ben Ali, l’Égyptien Hosni Moubarak, place à un autre partenaire stratégique en la personne du premier ministre indien, Narendra Modi, un suprémaciste patenté. Le temps où Nelson Mandela était l’invité d’honneur, le 14 juillet 1996, paraît loin.
La contemplation par Emmanuel Macron et Narendra Modi de la Liberté guidant le peuple suffira-t-elle à redonner son lustre républicain à la réception ? Convié pour la cinquième fois en France, à l’occasion du 25e anniversaire du partenariat stratégique qui lie New Delhi à Paris, le chef du gouvernement indien ne sera sans doute pas tenu comptable des violations des droits de l’homme perpétuées en toute impunité dans son pays.
Qui se souvient que Narendra Modi était interdit d’entrée sur le territoire états-unien, au début des années 2000, pour avoir couvert, alors qu’il était gouverneur du Gujarat, les pogroms antimusulmans qui avaient fait plus de 2 000 morts ? C’est à ce titre qu’il accède à l’époque au statut de Hindu Hriday Samrat, « empereur des cœurs hindous ».
Les frontières se sont depuis ouvertes au mépris de la déchéance de nationalité pour 1,9 million de musulmans dans l’Assam, de la révocation de l’autonomie du Cachemire, des attaques de la milice du Rashtriya Swayamsevak Sangh (Association des volontaires nationaux, au sein de laquelle Narendra Modi a fait ses armes) contre les syndicalistes, les progressistes, les communistes, les journalistes… La liste a beau s’étendre jusqu’à l’écœurement, la stratégie indo-pacifique mise sur pied par les États-Unis afin d’endiguer l’influence chinoise vaut bien le sacrifice de la Fête nationale.
Avec un bémol, comme le souligne Olivier Da Lage, chercheur à l’Iris : « Ni la France ni l’Inde n’envisagent ce concept d’Indo-Pacifique autrement que comme une coopération ad hoc au sein d’un ensemble au cadre général, mais pas trop contraignant. »
Emmanuel Macron, qui a récemment fait connaître son souhait de voir la France assister au sommet des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) en août, a également le souci de ne pas voir les pays du « Sud global » s’émanciper trop fortement dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine et les tensions avec la Chine.
Héritières d’une tradition de non-alignement quelque peu écornée, les autorités indiennes entendent mettre à profit ce déplacement pour approfondir le partenariat stratégique et « s’affranchir progressivement de la dépendance à l’égard des armements russes sans se retrouver dans un tête-à-tête trop exclusif avec les États-Unis », souligne Olivier Da Lage.
Aux yeux de l’Inde, la France, qui dispose de territoires dans les océans Indien et Pacifique et partage déjà des bases militaires avec son alliée, a ainsi un rôle clé à jouer. Cliente de l’industrie de l’armement française, New Delhi serait en passe de commander 26 Rafale Marine et trois sous-marins.
Dans ce contexte, le silence radio s’impose à l’Élysée. En 2018, Emmanuel Macron avait servi la propagande suprémaciste en se rendant à Varanasi, ville sacrée et vitrine nationaliste de Narendra Modi, lui-même reçu avec tous les honneurs un an plus tard au château de Chantilly (Oise).
Jeudi soir, il s’adressera à la diaspora indienne acquise à sa cause. Si les réseaux nationalistes sont puissants à l’étranger et contribuent largement au financement des campagnes électorales du premier ministre indien, un rassemblement, ce 13 juillet à la place d’Iéna, à Paris, se chargera de rappeler que « la plus grande démocratie du monde est en danger avec un gouvernement de plus en plus autoritaire ».
Voir aussi, le communiqué du PCF:
Juillet 1953, un portrait de Maurice Lurot est posé rue du Ruisseau à Paris, là où il vendait l’Humanité Dimanche. Mémoire d’Humanité/Archives dép. de la Seine-Saint-Denis
Le secrétaire national du PCF s’est adressé au président de la république pour rappeler les tragiques événements qui se sont déroulés il y a 70 ans. La police a tiré sur une manifestation durant la Fête nationale, faisant sept morts, des travailleurs algériens et un métallurgiste français membre du PCF et de la CGT.
es livres d’histoire n’en font pas état. Pourtant cette violence va s’exacerber avec la montée du mouvement pour l’indépendance de l’Algérie. Les responsables de la police parisienne font d’ailleurs se servir de ce 14 juillet 1953 pour créer de nouvelles unités répressives, les « compagnies d’intervention ». Celles-ci von s’illustrer dans la capitale française d’abord avec le massacre des Algériens en octobre 1961 puis la répression sanglante de la manifestation de Charonne, le 8 février 1962.
Jusqu’à présent, l’État n’a rien fait. Seule la municipalité de Paris, à l’initiative du groupe communiste, a fait apposer une plaque rappelant la mémoire des sept victimes.
« Le PCF n’entend pas oublier. Il s’incline devant les tués et les blessés », souligne Fabien Roussel qui « demande solennellement au président de la république de reconnaître officiellement la responsabilité de l’État dans cette tuerie. » Une nouvelle bataille commence.
les balles du 14 juillet 1953:
Un drame s'est déroulé en plein Paris: à la fin d'une manifestation célébrant la révolution Française, sept manifestants sont tués par balles une centaine de blessés et plus de 40 blessés par balles. Daniel Kupferstein, auteur réalisateur, a sorti un documentaire sur cette page sombre de notre histoire:
https://www.youtube.com/watch?v=EaFPW4YbQQk&feature=youtu.be

Le statut de la fonction publique française est le fruit de conquis sociaux obtenus au fil des décennies. On le doit essentiellement à l'action de deux ministres communistes, Maurice Thorez d'une part, qui créa le statut général des fonctionnaires par la loi du 19 octobre 1946, et Anicet le Pors, qui unifia les trois fonctions publiques et dont nous fêtons le 40e anniversaire de la loi.
Le statut de la fonction publique, étendu et renforcé par la loi du 13 juillet 1983, a permis de garantir aux usager·es la neutralité, l’égalité de traitement, le respect du cadre légal et des missions du service public, contre les influences de la finance et des pouvoirs en place. Il a donné aux fonctionnaires les moyens d’exercer leur citoyenneté et leur indépendance.
Ce statut fut le résultat de quatre choix essentiels : la notion de fonctionnaire citoyen, héritée de la loi de 1946 ; le système de la carrière couvrant l’ensemble de la vie professionnelle de l’agent ; le respect d’un juste équilibre entre le principe d’unité de la République et celui de libre administration des collectivités territoriales ; la référence à trois principes essentiels ancrés dans notre histoire : l’égalité, l’indépendance, la responsabilité.
Le statut de la fonction publique est constitutif de notre nation et de nos services publics en leur permettant de se dégager des lois du marché.
C’est pourquoi le statut général des fonctionnaires, tout au long des 40 dernières années, n’a cessé d’être attaqué, soit sous forme d’offensives frontales soit par le moyen de transformations souterraines.
C’est la cas de la réforme engagée par la loi de 2019 contribuant à aligner le public sur le privé, au recrutement massif de contractuel·les et au renforcement du pouvoir discrétionnaire des exécutifs ; ou encore le scandale de l’influence croissante des cabinets de conseil sur les politiques publiques, comme l’a révélé le rapport d’Éliane Assassi dans le cadre de la récente commission d’enquête du Sénat.
Le PCF porte le projet de renforcer le statut de la fonction publique pour construire des services publics à la hauteur des défis du XXIe siècle.
La crise financière de 2008, ou plus récemment la crise du Covid, ont montré à quel point nos services publics sont essentiels pour répondre aux besoins de la population. Et c’est par le service public que nous relèverons les défis du XXIe siècle que sont la réponse aux besoins sociaux et la lutte contre le réchauffement climatique, des défis qui permettraient de créer des millions de postes susceptibles d’entraîner des vocations parmi les jeunes.
Cette ambition implique d’ouvrir en grand le chantier d’une transformation progressisste de la fonction publique ! C’est ainsi que nous pourrons approfondir la notion d’intérêt général, étendre le secteur public, développer l’efficacité sociale, faciliter la mobilité professionnelle, renforcer les droits et les pouvoirs d’intervention des agents et des usager·es.
Nous sommes à un moment de l’histoire où la promotion des biens communs, la solidarité et la coopération sont une exigence pour un développement pacifique de l’humanité. Dans notre pays, ces différents concepts se condensent en une idée : le service public.
Ensemble, agissons pour un nouvel âge d’or des services publics !
Parti communiste français,
Paris, le 13 juillet 2023