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https://orientxxi.info/magazine/l-appel-de-paris-pour-la-protection-du-peuple-palestinien,8246?fbclid=IwY2xjawKfp7lleHRuA2FlbQIxMQABHhloFM0nPiSoiGC07EIAfshjeXrE5S_-Dq1Xf4_WE7zTk8Rckh1IiqfBG2Gm_aem_LszO6zGABwvG_c4LR57abw
La protection du peuple palestinien est devenue une urgence absolue. À Gaza, après quelques semaines de suspension, les massacres de masse ont repris, accompagnés d’un siège total et d’une famine généralisée ainsi que des déplacements forcés de populations ; au moins 53 000 Palestinienes ont été tuées suite aux opérations militaires israéliennes ; la bande de Gaza est dévastée et devenue inhabitable. En Cisjordanie — y compris Jérusalem-Est — en dix-neuf mois, plus de 1 500 attaques de l’armée et des colons ont fait près de 962 morts et plus de 7030 blessées palestinienes ; plus de 40 000 Palestinienes y ont été déplacées de force.
Cependant, alors que le peuple palestinien vit la pire période de son histoire, la légitimité de son combat pour la justice et l’autodétermination face à la volonté d’effacement dont il fait l’objet, est réaffirmée par le droit international. Dans le prolongement de l’avis de la Cour internationale de justice (CIJ), l’Assemblée générale des Nations unies a exigé par son vote du 18 septembre 2024 la fin de l’occupation israélienne du territoire palestinien et le démantèlement des colonies avant le 18 septembre 2025.
Dès lors, la France et l’Europe doivent s’acquitter de leurs obligations. Elles doivent, comme le précise la résolution de l’ONU, « favoriser, conjointement avec d’autres États ou séparément, la réalisation des droits du peuple palestinien à l’autodétermination et s’abstenir d’entretenir des relations conventionnelles avec Israël dans toutes les situations où celui-ci prétend agir au nom des Palestiniens ou pour des questions les concernant ».
Il y a 80 ans se construisaient les bases d’une justice internationale avec la création de l’ONU, dont la Charte fondait les conditions de la paix. Les États membres adoptaient trois ans plus tard la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Marquons cet anniversaire par notre refus solennel que la loi du plus fort l’emporte sur le droit international en Palestine.
L’Assemblée générale de l’ONU a décidé le 3 décembre 2024 de la tenue d’une conférence internationale. Elle se tiendra du 17 au 20 juin 2025 à New York. Elle aura pour mission « d’examiner l’application des résolutions de l’Organisation des Nations Unies relatives à la question de Palestine ».
En préalable de cette conférence internationale sous l’égide de l’ONU, nous lançons solennellement un appel pour la protection du peuple palestinien et la mise en œuvre du droit international.
Nous, signataires de cet appel, sommes convaincues que c’est l’application du droit international qui garantira la protection du peuple palestinien en lui permettant de vivre enfin en paix et en sécurité. Pour cette raison, nous demandons à la France de reconnaître l’État de Palestine dans le cadre du droit à l’autodétermination du peuple palestinien.
De la même façon, nous sommes convaincues que seuls la fin de l’occupation et l’arrêt de l’oppression du peuple palestinien permettront à Israël de connaître également la paix et la sécurité. En conséquence nous demandons à la France et aux États membres de l’Union européenne d’appliquer sans tarder les mesures énoncées par la résolution votée par l’Assemblée générale des Nations unies le 18 septembre 2024.
Le petit collectif breton des participants à l'assemblée de l'AJPF avec les représentants des camps de réfugiés: Michèle Gambache, Lucienne Nayet, Monique Prévost, Guillaume Robic, Martine Pivard, Grégory Lebert, Patrick Gambache
Communiqué de presse
La troisième conférence organisée par l’AJPF* pour la défense des Réfugiés palestiniens et le rôle de l’UNRWA* s’est tenue le samedi 17 Mai, à quelques jours de la date anniversaire de la Nakba, 77 ans après.
C’est dans cette actualité tragique et ce contexte d’urgence que s’est tenue cette conférence particulièrement riche et dense. 300 personnes étaient présentes à Paris au Théâtre Traversière : des délégués des camps de Cisjordanie, du Liban, de Jordanie, de Syrie, de Gaza, des chercheu.r.se.s, des intervenants politiques, des représentants des villes jumelées, et quelques Breton.ne.s,…
Les Palestiniennes et Palestiniens qui se sont succédé.e.s à la tribune ont égrené les horreurs de leur quotidien : incendies, attaques armées, milliers de morts et de blessés, centaines de prisonniers, populations affamées, déplacées.
A aucun moment, nous n’avons entendu de propos vengeurs, seulement beaucoup de dignité, de la résilience, pas de résignation mais une forte détermination à poursuivre la reconquête de leurs droits, pour la justice, la paix, la liberté.
Les représentant.e.s ont beaucoup insisté sur l’importance des jumelages et des projets de coopérations qui font partie de la résistance pacifique du peuple palestinien et permettent également de rapporter des témoignages de pratiques inacceptables mais réelles vécues dans les camps. Si la dernière délégation de l’AJPF qui devait avoir lieu en avril 2025 a été interdite d’entrer en Israël et ses visas annulés, c’est bien la preuve que l’opinion de ces élu.e.s engagé.e.s dérange et qu’il faut les réduire au silence.
Par ailleurs, a été fortement mise en avant la place accordée à l’éducation et à la volonté de préserver le passé, telle une mémoire vivante auprès des jeunes générations, c’est une forme de résistance légitime à l’occupation et une affirmation au droit au retour.
Le représentant de l’UNRWA a dénoncé l’exécution d’un programme planifié visant à déplacer tous les Palestiniens. L’UNRWA revendique le droit à la santé et à l’éducation pour tous, mais comme ses agents sont les témoins directs de ce qui se passe sur place, les soutiens politiques et financiers s’effritent.
Amnesty International par la voix d’un juriste, et chiffres à l’appui, liste les éléments qui lui permettent d’affirmer que ce qui se passe à Gaza en ce moment, correspond à la définition d’un génocide.
Les élu.e.s engagé.e.s dans les jumelages disent leur fierté d’être aux côtés des Palestiniens dans ce combat historique et affirment qu’ils seront toujours avec eux.
A une question posée dans la salle : « Que peut-on faire pour vous aider ? », la réponse a été : « Parlez partout, partout, partout ! Nous avons besoin de votre aide, de votre soutien moral. Utilisez tous les moyens : médias, réseaux sociaux, discussions, plaidoyers, diffusion d’informations et de photos … »
Nous remplissons donc ici une part de notre mission en terminant par la citation de Pablo Neruda rapportée par Marianne Margaté : « Ils peuvent couper toutes les fleurs, ils ne seront jamais maîtres du printemps ».
Nous espérons de tout notre cœur que le printemps ne tarde plus… Il y a trop d’injustice et trop de souffrance ! C’est insupportable.
Nous ne pouvons-nous taire plus longtemps !
*AJPF : Association pour le Jumelage entre les camps de réfugié-e-s Palestinien-ne-s et les villes Françaises
*UNRWA : United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient)
« Nous sommes les yeux, la bouche et les oreilles des réfugiés palestiniens » Philippe Rio
Le 17 mai 2025, le Théâtre Traversière à Paris a accueilli une journée de solidarité en soutien aux réfugié·e·s palestinien·es, organisée par l’Association pour le Jumelage entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises (AJPF). Cet événement s’inscrivait dans le cadre des commémorations du 77e anniversaire de la Nakba, mettant en lumière la situation des réfugié·e·s palestinien.es et les défis auxquels ils sont confrontés.
Autour de Charlotte Blandiot-Faride, maire de Mitry-Mory (77) et présidente de l’AFPJ, la journée a rassemblé des élu·e·s, des militant·e·s associatifs, des artistes et des citoyen·ne·s ·s, venu·e·s exprimer leur solidarité envers le peuple palestinien. Elle a donné la parole à Hamdam Ballal, co-réalisateur oscarisé pour son film « No other land ». Elle a également permis d’apporter des témoignages et des éléments d’expertise sur la situation à Gaza et en Cisjordanie, avec des éclairages de Marc Lassouaoui, directeur adjoint du bureau de l’UNRWA pour l’Europe et Aymeric Elluin, responsable du plaidoyer « Armes » d’Amnesty et d’interventions de représentant·e·s palestinien·ne·s dont Mahmoud Moubarak chef du bureau exécutif des camps de réfugiés dans les territoires palestiniens occupés. En préambule, la délégation palestinien avait été reçue le 16 mai à l’Assemblée Nationale par Soumya Bourouaha, députée de la Seine-Saint-Denis.
Parmi les débats, le rôle de la diplomatie des villes a été mis en avant, comme vecteur de solidarité concrète, de peuple à peuple. Louis Labadot, maire de Mauléon-Licharre (64), ville jumelée avec le camp de Balata, Catherine Bouché, 1ere adjointe à Allonnes (72) ville jumelée avec le camp de New Askar, Ali Rabeh, maire de Trappes (78), qui a lancé son e jumelage avec Al Fawar la veille et Olivier Sarrabeyrouse, maire de Noisy-le-Sec (93) ont ainsi pu valoriser la force des échanges permis par le jumelage. D’autres élu·e·s représentant les villes jumelées, étaient présent·e·s : Philippe Rio, maire de Grigny et président de la Coop des élu·e·s, Marianne Margaté, sénatrice de Seine-et-Marne, (78), Djamel Nedjar, maire de Limay (78) et bien des personnalités… La journée a été conclue par l’intervention de son excellence Hala Abou-Hassira, ambassadrice de Palestine en France.
L’initiative visait à sensibiliser le public à la réalité vécue par les réfugiés palestiniens, à promouvoir des actions de soutien et à renforcer les liens de solidarité entre les collectivités locales françaises et les camps de réfugiés. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de mobilisation en faveur des droits du peuple palestinien et de la recherche d’une paix juste et durable.
Le parti de droite Les Républicains tourne définitivement la page du gaullisme et se donne un dirigeant de droite "extrême", réactionnaire, conservateur, xénophobe et anti-immigration, bourgeois étroit attaché à un projet anti-égalitaire, favorable aux intérêts des millionnaires et milliardaires, un populiste des beaux quartiers en somme.
Que ce soit lui ou Laurent Wauquiez les ponts étaient tout trouvés avec le RN qu'à déjà rejoint Ciotti, l'ancien président de LR, et pour qui votent surtout beaucoup d'anciens électeurs du RPR, de l'UMP et de LR.
Préféreront-ils l'original à la copie de nouveau? En tout cas, le congrès de LR aura donné lieu à un véritable concours de postures ultra droitières entre Retailleau et Wauquiez, image d'une dérive idéologique significative de la bourgeoisie travaillée par les "idées" de Zemmour, Renaud Camus, Bolloré, Sterin et consorts. A la gauche maintenant, plus représentative de la majorité sociologique et des intérêts du plus grand nombre, d'être à la hauteur de ses responsabilités et du rendez-vous imposé du rassemblement pour empêcher cette part de la France à certains égards neo-petainiste, du moins inspirée par les idées d'extrême-droite, d’asseoir son pouvoir.
Ismaël Dupont
L'analyse dans le journal L'Humanité:
À l’issue de son congrès, les militants du parti de droite ont désigné le ministre de l’Intérieur comme leur nouveau président. Une campagne marquée marquée par le sceau de l’outrance, en particulier contre l’immigration.
La droite a son nouveau chef. Ce dimanche 18 mai, après le vote de 97 736 adhérents des « Républicains » (LR), Bruno Retailleau a été désigné président du parti. Avec 74,3 % des voix, le ministre de l’Intérieur devance très largement Laurent Wauquiez (25,6 %), député de la Haute-Loire. Il succède ainsi à Eric Ciotti qui a laissé son poste vacant après avoir décidé de s’allier au Rassemblement national lors des dernières élections législatives. Dès l’annonce des résultats, le candidat malheureux a malgré tout tenu à avertir le vainqueur : « Il faut rassembler toute la droite et porter un projet de rupture ».
Une victoire pour quels enseignements ? Même après trois mois de campagne, il est difficile de déterminer clairement ce qui a séparé Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez sur le plan idéologique. L’un comme l’autre ont tout misé sur la fermeté migratoire et sécuritaire quitte à s’enfermer dans la surenchère. Le premier s’est retranché dans la « défense de la France des honnêtes gens », « ceux qui croient au travail, à l’effort, au mérite », qui souffrirait, selon lui, de l’immigration, coupable de tous les maux.
« Depuis un demi-siècle, aucun phénomène n’a autant bouleversé notre société », expliquait-il au JDD le 11 mai, affirmant que cela « exerce une pression continue sur notre modèle social ». D’où ses propositions outrancières sur le sujet : contestation de l’État de droit, qui, à l’en croire, empêcherait toute réforme migratoire, volonté de restreindre le droit du sol sur tout le territoire national, croisade contre l’aide médicale d’État (AME)…
Le second, pour tenter de se démarquer, s’est lancé dans des propositions plus chocs encore sur cette même thématique. Dont celle-ci, partagée à l’occasion d’un entretien accordé au JDNews le 8 avril : « Que les étrangers dangereux sous OQTF (obligation de quitter le territoire – NDLR) soient enfermés dans un centre de rétention à Saint-Pierre-et-Miquelon, hors de l’Hexagone. »
Une façon de créer l’événement qui rappelle les méthodes du président américain, Donald Trump. Même si Laurent Wauquiez a préféré saluer un autre « modèle pour la droite », ce jeudi sur LCI : la première ministre d’extrême droite italienne, Giorgia Meloni. Dans la même lancée, le lendemain, cette fois à l’antenne d’Europe 1, le député a affirmé vouloir rassembler autour de lui plusieurs personnalités d’extrême droite, telles que Sarah Knafo, eurodéputée Reconquête, ou encore l’ancien ministre Philippe de Villiers, qui squatte désormais les bancs de CNews. Avec Wauquiez comme Retailleau, c’est le gaullisme qu’on enterre.
La seule distinction entre les deux candidats, au-delà des différents degrés de provocation, est à trouver dans leur niveau d’implication dans la démarche du « socle commun ». L’un préférant la participation active au gouvernement depuis la place Beauvau dans le but de marquer des points à droite et à l’extrême droite en exerçant des responsabilités, quand l’autre préfère rester à l’extérieur pour prendre le rôle de poil à gratter.
Un angle d’attaque largement épuisé par Laurent Wauquiez jusqu’au bout de la campagne : « Quand vous êtes dans un gouvernement, il y a la solidarité gouvernementale. Vous n’avez entendu aucun de nos ministres dénoncer le fait que François Bayrou ait décidé d’enterrer la loi d’interdiction du voile dans le sport : c’est normal, ils ne peuvent pas critiquer. Bruno a dit qu’il voulait être ministre de l’Intérieur et le rester, c’est très bien, ça peut être très utile, mais pas cumulé avec la présidence des ”Républicains”, sinon nous ne pourrons pas exercer de pression pour que les choses bougent », a-t-il développé lors de son dernier meeting, tenu ce vendredi.
La victoire de Bruno Retailleau désormais actée, plusieurs questions se posent. Avec quels alliés entend-il mener ses troupes à l’assaut des municipales de 2026 ? Surtout, après ce congrès qui avait tout d’un tremplin vers la course à l’Élysée, comment entend-il aborder la prochaine présidentielle ? Si les ambitions de Laurent Wauquiez s’éteignent par ce résultat, lui qui entendait porter une candidature « d’alliance des droites » qui ne se « dilue pas dans la Macronie », d’autres personnalités de droite loin d’être disqualifiées et plus ou moins proches de LR entendent encore empêcher Bruno Retailleau de porter le drapeau.
De l’ancien premier ministre Édouard Philippe à Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France. Sans oublier David Lisnard, maire de Cannes, qui demande des primaires ouvertes à droite. « De grâce, n’ayons pas tout de suite des obsessions présidentielles qui nous ont coûté cher ! » a tenté de temporiser le nouveau chef de LR la semaine dernière. Jusqu’à quand ?