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L’association France Palestine Solidarité Pays de Lorient (Morbihan), soutenue par différentes associations ou partis politiques, interpelle Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne. Elle reproche à la collectivité d’avoir accordé, en juin 2023, une subvention de 150 000 € à l’entreprise Thales Microelectronics, installée à Étrelles (Ille-et-Vilaine).
Depuis octobre 2023, des manifestations « pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens » sont organisées deux fois par mois à Lorient. | OUEST-FRANCE
Depuis quinze mois, ils battent le pavé lorientais à raison d’une manifestation toutes les deux semaines. Réunissant, a minima, une centaine de personnes à chaque rassemblement. « On peut compter sur un noyau dur d’une cinquantaine de sympathisants, mais on voit également des gens nouveaux à chaque fois. Et on est soutenu par la population lorientaise qui nous applaudit lors de nos marches », glisse Annie Clénet, vice-présidente de l’association France Palestine Solidarité (AFPS) Pays de Lorient.
Dans leur combat pour « une paix juste entre Palestiniens et Israéliens », l’AFPS Pays de Lorient, soutenue par plusieurs branches locales de l’association (Lorient, Vannes, Centre-Bretagne, Cornouaille, Morlaix) et d’autres organismes (1), interpelle Loïg Chesnais-Girard, le président de la Région Bretagne.
Les différentes structures reprochent à la collectivité le versement d’une subvention de 150 000 € à l’entreprise Thales Microelectronics, implantée à Étrelles (Ille-et-Vilaine), en juin 2023, soit avant l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. « Cette somme doit permettre de financer, en partie, l’agrandissement du site. Nous souhaiterions que la Région revienne sur son vote car l’entreprise produit des composants, qui sont ensuite envoyés en Grande-Bretagne pour la fabrication de « drones tueurs » vendus à Israël », condamne Annie Clénet.
De gauche à droite : Thibault Le Dévéhat (CGT), Joël Bouglouan (Mouvement de la Paix), Annie Menvielle (LFI), Philippe Jumeau (PCF), René Guillerm (AFPS Pays de Lorient), Marie Merle (NPA), Annie Clénet (AFPS) et Pierrick Le Guennec (Libre Pensée) interpellent la Région Bretagne sur l’octroi d’une subvention à l’entreprise Thales installée à Étrelles. | OUEST-FRANCE
L’AFPS Pays de Lorient a envoyé un courrier à Loïg Chesnais-Girard, en date du 15 novembre 2024, afin de demander une entrevue et d’étudier la possibilité de reconsidérer le vote. « Depuis, nous attendons toujours une réponse. »
Sollicitée, la Région a répondu par mail : « La Région Bretagne soutient notre industrie de Défense, gage de notre indépendance stratégique. C’est fort de ce constat que la commission permanente a accordé une subvention de 150 000 € au site Thalès d’Etrelles, écrit-elle en substance. Cette aide concerne le recrutement de 220 personnes, dont 50 éloignées de l’emploi, dans le cadre d’une très forte croissance de l’activité. Ces créations d’emplois, prévues sur 3 ans, s’accompagnent d’une extension du site et d’investissements industriels. Thales nous a fait savoir qu’il n’a livré aucun équipement létal, ni aucun équipement permettant le fonctionnement d’un système létal aux forces israéliennes ou aux industriels israéliens. »
« Un génocide, ça ne se regarde pas »
Au-delà de l’octroi de la subvention, l’AFPS continue de solliciter les élus morbihannais (conseillers régionaux et départementaux, députés et sénateurs) afin que ces derniers prennent position. « Nous demandons, notamment, à ce que la France respecte le Traité des Nations unies sur le commerce des armes (TCA). Celui-ci interdit aux États la vente d’armes s’ils ont connaissance que ces armes pourraient servir à commettre un génocide, des crimes contre l’humanité ou des attaques dirigées contre des civils », souligne Joël Bouglouan du Mouvement de la Paix.
« Notre leitmotiv est : un génocide, ça ne se regarde pas, ça se combat et ça s’arrête », martèle Annie Clénet en appelant les citoyens à se joindre aux rassemblements bimensuels organisés par l’AFPS à Lorient (le prochain se déroulera mercredi 22 janvier 2025). « Depuis le mois d’octobre 2023, ce sont des milliers de civils, dont de nombreux enfants ou de personnes âgées, qui ont été tués. On ne peut pas rester de marbre devant ce génocide. »
(1). Mouvement de la Paix 56, Libre Pensée 56, La France Insoumise 56, Les Écologistes du Pays de Lorient, Attac 56, Parti Communiste Français 56, Nouveau Partie Anticapitaliste (NPA) Lorient, CGT 56, La Cimade, UDB 56.
Conférence-débat
L’AFPS Pays de Lorient organise une conférence-débat intitulée « commerce des armes et guerres au proche et Moyen-Orient », jeudi 30 janvier, à partir de 20 h 30, à la maison des associations Jean Le Coutaller à Lorient. L’invité de la soirée sera Patrice Bouveret, directeur de l’observatoire des armements et de la revue Damoclès. Contacts : afps-paysdelorient@france-palestine.org ou mvtpaix.morbihan@orange.fr.
L'Humanité, Gaël de Santis, 17 janvier 2025
La motion présentée jeudi 16 janvier par des députés insoumis, écologistes et communistes n’a recueilli que 131 voix. Le Nouveau Front populaire s’est divisé, la majorité des députés PS refusant de voter le texte au motif que les discussions avec le gouvernement auraient en partie porté leurs fruits.
La plume de l’ancien professeur de lettres a convaincu la plupart des socialistes, mais pas le reste de la gauche. Quelques heures avant le vote de la motion de censure contre le gouvernement, François Bayrou a envoyé une missive aux présidents des groupes socialistes de l’Assemblée et du Sénat listant les concessions qu’il était prêt à accorder.
Ces derniers y ont vu assez d’arguments pour ne pas vouloir faire tomber l’exécutif. Mais le compte n’y est pas pour la France insoumise, les communistes et les écologistes, qui ont fait partie, jeudi, des 131 parlementaires qui ont voté le texte, loin de la majorité requise, 288 voix.
À la tribune de l’Assemblée, le secrétaire du PS, Olivier Faure, a justifié la position des élus de sa formation. « Nous sommes dans l’opposition et nous y resterons », a-t-il commencé. « Une motion de censure est donc possible à tout moment », a-t-il prévenu pour s’assurer que les engagements soient respectés et que les discussions se poursuivent.
« Nous n’avons pas la négociation honteuse », a aussi assuré Olivier Faure, mettant en avant les résultats obtenus dans les pourparlers avec Bercy et Matignon. « Grâce à la négociation, il n’y aura pas de retour du gel des pensions de retraite en 2025, pas d’augmentation des taxes sur l’électricité, pas de déremboursement des consultations chez le médecin, pas d’aggravation du déremboursement des médicaments. 12 000 postes de personnels soignants et hospitaliers (seront) créés ou maintenus. (Il n’y aura) pas de passage d’un à trois jours de carence dans la fonction publique, pas de suppression de 4 000 postes d’enseignants… » a-t-il, entre autres, énoncé avant de mettre en avant sa volonté de taxer les dividendes ou les « patrimoines les plus insolents ».
Le député PS appelle enfin ses collègues à sortir des postures : « Notre vocation n’est pas toujours de nous limiter à prendre date pour la prochaine élection. »
Sur le dossier des retraites, il a salué l’annonce d’une conférence sociale avec la participation des syndicats et du patronat, pour renégocier l’âge de départ en retraite, avant le dépôt d’un projet de loi. Une possibilité en réalité soumise par François Bayrou à un équilibre budgétaire et à un accord politique.
Comme ses collègues des autres groupes de gauche, Olivier Faure déplore une possibilité de veto donnée au patronat. Mais il pense pouvoir contourner l’obstacle. « Si nous avons le sentiment que le débat est verrouillé et ne permet pas d’aller au bout des alternatives, nous déposerons une motion de censure », menace-t-il à nouveau.
Après réception du courrier du premier ministre, Marine Tondelier, la secrétaire des Écologistes, a salué « les concessions listées par François Bayrou », qui « sont en grande partie le résultat du travail parlementaire mené cet automne par le Nouveau Front populaire (NFP) » que « les discussions de ces dernières semaines ont permis de sanctuariser ».
Mais ces avancées ne sont pas suffisantes. La présidente du groupe Écologiste et social, Cyrielle Chatelain, a annoncé un vote pour la censure, déplorant la non-abrogation de la réforme des retraites, le manque de moyens financiers pour l’écologie et l’influence de l’extrême droite sur le gouvernement.
Coordinateur national de la FI, Manuel Bompard a, lui, estimé qu’« il n’y aura pas de retour à la stabilité en dehors de votre chute, du départ du président de la République et du retour aux urnes pour sortir le pays de l’impasse dans laquelle vous l’avez plongé ».
S’exprimant pour les députés PCF et le groupe GDR, signataire de la motion de censure, Elsa Faucillon a lancé au premier ministre : « Les communistes, sans grandes illusions, sont venus livrer leurs propositions. Vous n’en avez rien fait. » Elle l’a ensuite reproché de ne pas chercher, comme le prétend la Macronie, « la stabilité, mais juste la préservation des intérêts des plus riches » avec un « budget qui ne touche pas au capital ».
Concernant la négociation qui s’ouvre ce vendredi entre patronat et syndicats sur les retraites et un possible retour à l’Assemblée, elle estime que « le flou persiste : il y a tant de « si » avant que le Parlement puisse enfin se prononcer qu’il est difficile d’y voir clair ».
Avec ce scrutin, et même si huit députés PS ont voté pour la censure, le NFP entre donc dans une zone de turbulences. Les directions de parti, mais aussi les électorats sont divisés. Selon un sondage Elabe publié mercredi, 72 % des sympathisants insoumis sont pour la censure, mais seulement 32 % des socialistes et 34 % des écologistes.
Ces deux dernières semaines, la FI était isolée, seule à gauche à ne pas négocier avec le gouvernement. Depuis ce jeudi, c’est le PS qui subit les critiques d’une partie de la gauche déçue par le résultat des courses. Le PS « entre dans une coalition nouvelle de soutien à la Macronie et s’exclut de fait du Nouveau Front populaire », a même décrété, après le vote, Clémence Guetté, vice-présidente FI de l’Assemblée nationale. Le matin, sur France 2, elle avait informé que son mouvement présenterait des candidats dans les circonscriptions des députés qui n’ont pas voté la censure.
La généralisation de la réforme du RSA, qui conditionne l’allocation à la réalisation de quinze heures d’activités par semaine, suscite la vive inquiétude de Claire Hédon. La Défenseure des droits pointe une réforme stigmatisante, aux antipodes du devoir de protection sociale.
Quelque 1,2 million d’allocataires du revenu de solidarité active (RSA) sont, depuis le 1er janvier 2025, inscrits d’office à France Travail et tenus, pour une large part d’entre eux, de s’acquitter d’au moins 15 heures d’activité hebdomadaire, via « un contrat d’engagement ». Cette réforme imposera en outre, selon des modalités qui restent à fixer par décret, la création d’une nouvelle sanction, dite de « suspension-remobilisation », susceptible de couper ce revenu de survie en cas de non-respect du contrat.
La Défenseure des droits, Claire Hédon, qui avait déjà rendu un avis très critique en juillet 2023 au moment des débats autour de ce projet de loi, continue de dénoncer une réforme « délétère », dont la généralisation précipitée à l’ensemble du territoire, sur fond d’absence de moyens, remettrait en cause, à ses yeux, la volonté affichée d’assurer un accompagnement de qualité.
Au moment des débats autour de la réforme du RSA, en juillet 2023, vous aviez émis un avis pointant des atteintes aux droits. Pouvez-vous préciser ce qui a motivé ces critiques ?
Claire Hédon
Défenseure des droits
Nous avons fondé notre avis sur le rappel des alinéas 10 et 11 du préambule de la Constitution de 1946 qui imposent un devoir de protection sociale et de solidarité à la collectivité nationale, tenue de garantir aux plus vulnérables des moyens convenables d’existence.
Or ce conditionnement du RSA à quinze heures d’activité fragilise les effets de ce principe constitutionnel qui est censé garantir le droit à un revenu d’existence. On ne devrait pas pouvoir, par des sanctions, priver une personne de ses besoins élémentaires et donc de son reste à vivre.
Nous partageons le constat que la question de l’insertion a été de longue date bien trop négligée concernant les bénéficiaires du RSA, et avant cela du RMI (Revenu minimum d’insertion, qui a été remplacé par le RSA en 2009 – NDLR), mais je ne vois pas en quoi une amélioration de l’accompagnement, que nous estimons indispensable, devrait impliquer en parallèle des heures d’activité obligatoires et des sanctions.
Quelles sont aujourd’hui vos craintes alors que cette réforme vient d’entrer en vigueur ?
Notre première inquiétude concerne l’extension du dispositif, de manière précipitée, à l’ensemble du territoire, sans que soient prévus des moyens à la hauteur de l’enjeu. Cela risque tout simplement de rendre ineffectif le volet accompagnement de la réforme. Il faut noter que dans les départements ayant expérimenté ces quinze heures d’activité, il y a eu un renforcement important des moyens d’accompagnement des bénéficiaires du RSA.
Comment les agents de France Travail, sans augmentation de leurs effectifs, vont-ils pouvoir assurer un accompagnement de qualité alors que les agences sont déjà pleines ? Or, si cet accompagnement fait défaut, les risques de suspension du RSA s’en trouveront multipliés.
« Nous craignons également les dérives liées aux « mises en situation professionnelle », contenues dans ces quinze heures d’activité, telles qu’elles ont été précisées par le décret du 30 décembre 2024. »
La deuxième inquiétude concerne le fait que la dispense d’activité hebdomadaire, prévue par la réglementation pour les personnes rencontrant notamment des difficultés liées à l’état de santé, au handicap, à la situation de parent isolé, reste à l’initiative des bénéficiaires du RSA. Or nous savons bien que pour les personnes les plus précaires, souvent peu familiarisées avec les codes administratifs, une telle démarche est loin d’être évidente.
Nous craignons également les dérives liées aux « mises en situation professionnelle », contenues dans ces quinze heures d’activité, telles qu’elles ont été précisées par le décret du 30 décembre 2024. Cela mérite attention : il faut avoir la garantie que ces mises en situation contribuent réellement à l’insertion professionnelle des personnes concernées, qu’elles soient compatibles avec la recherche d’un emploi et qu’elles ne constituent pas un détournement du droit du travail.
Avez-vous eu des saisines dans le cadre des expérimentations menées dans les départements ?
Nous n’avons pour le moment pas encore été saisis sur des situations de suspension de l’allocation, mais nous sommes aussi face à un public peu coutumier de ce genre de démarches. Ce qui sera très instructif, ce sera d’obtenir de la Cnaf les chiffres liés à ces suspensions, département par département, notamment pour évaluer les inégalités de traitement sur le territoire.
Nous avons par ailleurs eu, dans le cadre de notre comité d’entente sur la précarité, des échanges avec les associations ; nous avons également rencontré le Conseil national de lutte contre les exclusions, composé pour moitié par des personnes concernées et en situation de précarité.
Cela a été très instructif de les entendre faire part de leurs inquiétudes sur ces quinze heures d’activité. Je crois qu’on ne mesure pas l’angoisse qu’on génère en faisant des lois de ce type. Il y a vraiment pour les personnes la peur de tout perdre et nous aurions aimé que le législateur puisse aussi entendre ce discours-là.
Comment analysez-vous les premiers résultats communiqués par l’exécutif sur cette expérimentation ?
On a comparé des choses qui ne sont pas comparables. L’expérimentation s’est concentrée, et c’est très légitime, sur les personnes nouvellement allocataires du RSA et parmi les plus proches de l’emploi. Il est dès lors peu surprenant que cela ait donné de bons résultats. Un meilleur accompagnement, tout de suite après la mise en place du dispositif, donne de meilleurs résultats en termes d’insertion.
On ne peut cependant transposer cela à la situation de personnes qui sont au RSA parfois depuis plus de dix ans. Au-delà de cela, il faut noter que ces résultats montrent qu’on reste largement sur du contrat précaire. Cette évaluation a considéré comme résultat d’insertion positif le fait de décrocher un CDD de six mois, dont on sait la fragilité.
Cette réforme signe-t-elle un changement de philosophie ?
Il y a en tout cas avec cette loi, que je trouve délétère et inquiétante du point de vue des droits, la poursuite d’un glissement qui entretient un certain imaginaire au sein de la société. Celui de personnes qui seraient au RSA par plaisir, se complairaient dans un rôle d’assistés, seraient responsables de leur situation et refuseraient de travailler.
Or ma connaissance de la grande précarité me démontre exactement l’inverse. Les personnes ont envie de travailler parce que le travail est un des moyens d’insertion. On contribue à créer une image stigmatisante des personnes précaires.
Or la culpabilité n’est pas placée du bon côté. L’inconscient collectif renvoie les personnes à cette question : « Qu’avez-vous raté dans la vie pour vous retrouver dans cette situation ? » Et moi, je pense que c’est exactement l’inverse. On devrait plutôt s’interroger sur ce que la société a raté pour qu’ils se retrouvent dans cette situation.
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Le Parti communiste français (PCF) exprime sa profonde consternation et son indignation face aux propos méprisants tenus par le président Emmanuel Macron ce lundi 6 janvier 2025, lors de la réception des ambassadrices et ambassadeurs français au Palais de l’Élysée, dans le cadre de la Conférence des ambassadrices et ambassadeurs. En utilisant une tribune diplomatique pour insulter des nations africaines, M. Macron démontre, une fois de plus, une absence de vision claire et constructive, c’est-à-dire fondée sur une coopération solidaire des relations franco-africaines. Ces propos renforcent, parmi les peuples, un sentiment de mépris et de paternalisme colonial. Il est inacceptable de poursuivre dans cette voie.
En insinuant que les nations africaines devraient faire preuve de gratitude envers l’intervention militaire française, le président Macron ignore volontairement les sacrifices consentis par les peuples africains eux-mêmes dans la lutte contre le terrorisme et la défense de leur souveraineté. Cette posture arrogante s’inscrit dans une continuité historique où la politique française, par ses actions néocoloniales, s’efforce de maintenir un contrôle sur les destinées africaines, au mépris des aspirations des peuples.
Comme y appellent les récents événements, notamment le rejet de la présence militaire française au Mali, au Burkina Faso, au Niger, et plus récemment au Sénégal et au Tchad, il est impératif que d’autres relations s’instaurent entre notre pays et l’Afrique. Les nations africaines aspirent à une souveraineté pleine et entière. Un tournant historique s’est produit, il marque la fin du système néocolonial que les propos d’Emmanuel Macron cherchent à préserver. Le PCF appelle à une redéfinition des relations entre la France et les pays africains, sur la base du respect mutuel et de l'intérêt réciproque.
La souveraineté des peuples et des nations à une souveraineté pleine et entière doit maintenant être respectée. L’avenir de la France en Afrique ne pourra se dessiner qu'en abandonnant définitivement les pratiques néocoloniales et en engageant un dialogue sincère et équitable avec ses partenaires africains.
Nous appelons donc les autorités françaises à mettre fin à la diplomatie de l'arrogance et à œuvrer pour l’instauration des relations fondées sur l'égalité, la justice et le respect des mémoires, comme celle de Thiaroye, encore insuffisamment reconnue par la France.
Ensemble, il faut bâtir un partenariat d'avenir, respectueux et souverain, où l'Afrique et ses peuples pourront s'affirmer pleinement, libres de toute tutelle et ingérence.
Paris, le 7 janvier 2025
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Hommage aux victimes de l'attentat de Charlie Hebdo, Siège national du PCF
Diffusion en direct du mercredi 8 janvier 2025 à 19h
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Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF, André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale et Cécile Cukierman, présidente du groupe CRCE-K au Sénat, accompagnés d’Emmanuel Maurel et de Nicolas Sansu, députés GDR, membres de la commission des Finances, ont été reçus ce mercredi au ministère de l’économie par Eric Lombard, en présence de la ministre chargée des comptes publics Amélie de Montchalin.
A l’occasion de cet entretien d’une heure trente, la délégation a interrogé le ministre de l’Economie sur la volonté réelle du gouvernement de modifier substantiellement le budget présenté initialement par Michel Barnier. Elle a également exigé une clarification de la méthode retenue par le gouvernement afin de s’assurer que soient créées les conditions d’un débat parlementaire respectueux et utile au pays.
A ce titre, la simple reprise des débats au Sénat, à partir du budget élaboré par le précédent gouvernement, s’apparenterait à un contournement du message démocratique délivré par la censure et le rejet par l’Assemblée nationale de la première partie du PLF.
La délégation a ainsi porté l’exigence de dépôt d’une nouvelle loi permettant d’augmenter les recettes du budget en taxant le capital et les plus hauts revenus sans augmenter les impôts des Français.
Elle a également exigé le respect du processus classique d’examen du budget, en commençant par son examen en Commission des finances de l’Assemblée nationale.
Lors de la rencontre, les parlementaires des deux groupes ont ainsi rappelé leurs propositions pour un budget socialement juste, qui préserve les plus fragiles et assure la justice sociale.
Ils ont réaffirmé également leur attachement indéfectible à l’abrogation de la réforme injuste des retraites. Une expression claire en ce sens du Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale serait un signe important en direction des salariés et des forces de gauche et écologistes.
La délégation a ensuite souligné la nécessaire indexation des salaires et des pensions sur l’inflation, le besoin d’un plan pour l’industrie pour mettre fin à l’hémorragie industrielle en cours dans notre pays, la nécessité de moyens à la hauteur pour les services publics, pour les territoires dits d’Outre-mer, pour les collectivités et des mesures fortes permettant une baisse réelle et rapide du prix de l’énergie.
Répondre aux défis de notre pays et aux difficultés de nos concitoyens, ne peut se faire par la simple réduction drastique de la dépense publique qui casse les services publics si indispensables pour répondre aux besoins des populations dans nos territoires ruraux, urbains et ultra marins.
Des nouvelles recettes sont indispensables alors que les besoins de nos populations ne cessent d’augmenter.
Parmi les propositions qui ont été défendues par les parlementaires, figurent ainsi :
- la réforme du barème de l’impôt sur le revenu en diminuant les prélèvements sur les plus pauvres et les classes moyennes et en faisant contribuer les plus riches par le rétablissement de l’ISF
- la restitution de la pleine portée de l’Exit Tax pour une réelle efficacité de la lutte contre l’évasion fiscale
- Un impôt sur les sociétés avec un taux plus progressif pour assurer une taxation plus équitable entre petites et grandes entreprises.
Réconcilier notre pays, réparer les fractures imposent de redonner les moyens aux services publics de sécurité, de santé, d’éducation ; cela impose également de répondre aux enjeux de logements, de mobilité et de réindustrialisation.
Les collectivités territoriales doivent être préservées et confortées dans leurs moyens. Il est inacceptable de les rendre responsables du déficit alors qu’elles contribuent dans tous les territoires de la République à faire vivre l’égalité et participent, par l’investissement public, à la création de la richesse nationale.
Malgré la volonté de compromis affichée par le ministre de l’Economie et l’ouverture d’un dialogue franc et honnête, aucun chèque en blanc ne sera signé et les deux groupes parlementaires proposeront dans les jours à venir plusieurs initiatives pour porter collectivement l’exigence d’un budget refondé, utile à notre pays.
Conformément au mandat de nos électrices et électeurs nous continuerons de porter, partout où nous le pourrons, des solutions concrètes aux priorités et aux difficultés de nos concitoyens.
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Jean-Marie Le Pen est décédé à l’âge de 96 ans. Dans le Finistère, Ismaël Dupont, pour le PCF, l’assure : « Ses idées continuent à être des vecteurs du vote RN. »
Ismaël Dupont, au centre, dépeint un portrait peu flatteur du fondateur du Front National. | OUEST FRANCE
Ismaël Dupont, président de la fédération finistérienne du PCF (Parti Communiste Français) a diffusé un communiqué pour réagir au décès de Jean-Marie Le Pen.
« Il est mort mais ses idées inspirent toujours une extrême-droite française plus forte et menaçante que jamais », indique-t-il. Dans le portrait qu’il dresse de l’ancien leader frontiste, Ismaël Dupont ne fait pas de cadeaux, dépeignant « un ami des nostalgiques du régime de Vichy et des supplétifs français des Nazis, mais aussi des anciens de l’OAS avec qui il avait fondé le Front National ».
« Son antisémitisme et son racisme étaient viscéraux, à peine déguisés parfois sous les dehors de mauvaises plaisanteries », ajoute-t-il.
Selon lui, « ses idées continuent à être des vecteurs du vote RN et des ressorts d’engagement chez les cadres et militants de l’extrême-droite, parfois dissimulées sous un vernis de respectabilité et de communication politique lissée ».