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27 janvier 2025 1 27 /01 /janvier /2025 09:00
A Crozon, les militants demandent l'abolition des armes nucléaires (Le Télégramme, 27 janvier 2025)
À Crozon, 175 militants et un prix Nobel de la paix japonais demandent l’élimination des armes nucléaires
Le 26 janvier 2025 à 20h15

Près de 200 citoyens ont rejoint un prix Nobel de la paix japonais, ce dimanche 26 janvier 2025, à portée de vue de la base militaire de l’Île-Longue (Crozon) pour réclamer la destruction des armes nucléaires.

Shigemitsu Tanaka se bat depuis des décennies pour la mémoire des « hibakusha », les survivants d’Hiroshima et de Nagasaki, en réclamant, avec l’association Nihon Hydankyo, prix Nobel de la paix 2024, la destruction des armes nucléaires dans le monde. Un message qu’il a passé, ce dimanche 26 janvier, au Fret, à Crozon, face à l’Île-Longue, dans un rassemblement à l’initiative du mouvement de la paix et de la CGT. Shigemitsu Tanaka se bat depuis des décennies pour la mémoire des « hibakusha », les survivants d’Hiroshima et de Nagasaki, en réclamant, avec l’association Nihon Hydankyo, prix Nobel de la paix 2024, la destruction des armes nucléaires dans le monde. Un message qu’il a passé, ce dimanche 26 janvier, au Fret, à Crozon, face à l’Île-Longue, dans un rassemblement à l’initiative du mouvement de la paix et de la CGT. (Photo Yann Le Gall/Le Télégramme)

Entre la tempête Herminia, le matin, et le retour de la pluie, en début de soirée, la météo a accordé une trêve ensoleillée à la presqu’île de Crozon, ce dimanche 26 janvier, dans l’après-midi. Presque 80 ans plus tôt, le 9 août 1945, au-dessus d’un village situé à 5 km de Nagasaki, le ciel de Shigemitsu Tanaka s’était, lui aussi, soudainement illuminé. « De blanc. J’ai ressenti du vent puis un bruit. J’ai pensé que la montagne venait d’exploser. »

 
 

C’était la bombe A. L’enfant de 4 ans découvrira, le lendemain, en se rendant en famille dans la grande ville japonaise, pour aider les victimes, les ravages atroces de l’arme atomique : « Des gémissements, une odeur ignoble ».

C’est le souvenir des dizaines de milliers de blessés irradiés dont quantité rendront l’âme dans les années suivantes, s’ajoutant à l’effroyable liste des morts sur le coup, de la bombe, sans oublier ses survivants, appelés qui pousse le Japonais à continuer de témoigner et militer, inlassablement, partout dans le monde « pour la destruction totale de l’arme nucléaire ». Présent, ce dimanche, au port du Fret, à Crozon, le coprésident de Nihon Hidankyo, association prix Nobel de la paix 2024, a répondu à l’invitation du Mouvement de la paix et de la CGT.

Pétition mondiale

 
 

Environ 175 militants de différentes associations et groupes politiques bretons (dont le député de Brest LFI Pierre-Yves Cadalen) ont rempli la bien trop petite, pour le coup, salle Ursule ou ont attendu, dehors, banderoles et drapeaux au vent, la fin des échanges avec l’illustre hôte. Ensemble, en scandant « Hiroshima, Nagasaki, ça suffit », ils ont formé un cortège jusqu’au bout du quai du Fret.

Plusieurs associations et groupes politiques bretons ont participé à ce rassemblement, face à l’Île-Longue. Bien moins nombreux qu’il y a trente ans, au même endroit, pour réclamer, déjà, la destruction des armes nucléaires. Plusieurs associations et groupes politiques bretons ont participé à ce rassemblement, face à l’Île-Longue. Bien moins nombreux qu’il y a trente ans, au même endroit, pour réclamer, déjà, la destruction des armes nucléaires. (Photo Yann Le Gall/Le Télégramme)
 

Avec l’Île-Longue, base des sous-marins de la force de dissuasion nucléaire française en arrière-plan, ils ont lu, en français puis en japonais, l’appel mondial, sur les réseaux sociaux, d’une pétition soutenant « l’élimination totale des armes nucléaires ». En invitant tous les pays, France en première ligne, à signer le traité sur l’interdiction des armes nucléaires, engageant l’élimination de « ces armes d’épouvante et d’extermination massive des populations, voire d’anéantissement de toute vie sur Terre ».

« La guerre, c’est le fait des élites, la paix, elle, peut venir de la population »

Plutôt satisfait de sa tournée en France, qu’il a découvert, le survivant de Nagasaki a juste regretté le manque de jeunes dans l’assistance crozonnaise, au milieu des habitués de longue date de cette lutte. « Au Japon non plus, il n’y a plus beaucoup de jeunes dans nos rassemblements. Ils n’ont pas connu la guerre et ne savent pas trop quoi en dire », commente l’octogénaire, indulgent. « Cela prouve l’utilité de continuer à transmettre nos témoignages. Même après ma mort. Ne jamais oublier que la guerre, c’est le fait des élites, la paix, elle, peut venir de la population. »
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27 janvier 2025 1 27 /01 /janvier /2025 06:44
27 janvier : « Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste » et « Journée de la mémoire des génocides et de la prévention  des crimes contre l’humanité ». - Communiqué de l'UJRE

Communiqué UJRE du 25/01/2025

27 janvier : « Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste » et « Journée de la mémoire des génocides et de la prévention   des crimes contre l’humanité ».

La « solution finale de la question juive » est édictée par les nazis le 20 janvier 1942.

Le génocide industrialisé des Juifs – pourchassés sur tout le continent européen – s’exerce, en Pologne occupée, dans des centres de mise à mort : Chelmno (dès décembre 1941), Belzec, Sobibor, Treblinka, Madjanek et Auschwitz-Birkenau. En raison de sa taille et du nombre de ses victimes (Juifs très majoritairement mais aussi Tsiganes, Polonais opposants, prisonniers de guerre soviétiques, homosexuels…), le centre de mise à mort d’Auschwitz-Birkenau va devenir le symbole du « mal absolu ».

Mais, avant l’extermination par gazage, la machine de mort nazie a d’abord expérimenté la destruction des Juifs lors de féroces massacres de masse. Dès l’invasion de la Pologne par Hitler, le 1er septembre 1939, le pays devient un véritable laboratoire d’extermination. Les pogroms se multiplient et les tueries s’intensifient. Les Juifs sont précipités dans des abîmes ou alignés, nus, autour de fosses que souvent ils ont dû eux-mêmes creuser.

Ces massacres de masse, par revolvers ou mitrailleuses, sont répertoriés sous l’appellation de « Shoah par balles » tandis que les camions à gaz itinérants, les Gaswagen, constituent les prémices des centres de mise à mort industriels. C’est la première phase de la Shoah qui compte de très nombreuses victimes du génocide, avant même la mise en œuvre des chambres à gaz.

L’Holocauste, c’est l’assassinat systématique, réfléchi, organisé, planifié et industrialisé des populations juives d’Europe, qui a fait 6 millions de victimes, enfants et adultes, dont plus d’un million à Auschwitz-Birkenau.

Le camp-symbole de l’inhumanité d’Auschwitz-Birkenau (à la fois camp de concentration et centre de mise à mort géant) est libéré le 27 janvier 1945 par les troupes soviétiques. Quelques survivants raconteront…

L’Union des juifs pour la Résistance et l’entraide (UJRE), créée en 1943 pendant la résistance pour combattre le nazisme, vous invite à participer nombreux :

À la commémoration-inauguration du monument Les rails de la Mémoire, dimanche 26 janvier à 10h à la Place Carnot à Lyon.

À la cérémonie organisée par la Ville de Bobigny, lundi 27 janvier à 10h à la Gare de la Déportation de Bobigny (départ possible en bus à 9h30 de la place Yitzhak Rabin et Yasser Arafat de Bobigny).

À la cérémonie organisée par le Mémorial de la Shoah lundi 27 janvier à 12h30 sur le parvis du Mémorial - 17 rue Geoffroy l’Asnier (Paris 75004)

À la cérémonie organisée par le Mémorial de la Shoah de Drancy lundi 27 janvier à 14h00 au Mémorial de la Shoah de Drancy, 110 – 112 Av Jean Jaurès (Drancy 93700)

À la cérémonie organisée par le RAAR (Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les Racismes) lundi 27 janvier à 18h00 au Mémorial du Vel d’Hiv – 7 rue Nélaton (Paris 75015) 

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25 janvier 2025 6 25 /01 /janvier /2025 08:03
Circulaire Retailleau : le PCF demande l’abrogation et l’ouverture d’un débat au parlement ! (Fabien Roussel)
 
Circulaire Retailleau : le PCF demande l’abrogation et l’ouverture d’un débat au parlement ! (Fabien Roussel)
 
Le Parti communiste français condamne la nouvelle circulaire Retailleau qui, en abrogeant la circulaire Valls de 2012, constitue un recul majeur en matière de droit du travail et de droits des étrangers en France, qui nous concerne tous et toutes.
Défendre la régularisation des travailleurs sans-papier, c’est d’abord défendre le monde du travail dans son ensemble.
Cette nouvelle circulaire risque d’accentuer en réalité le recours au travail illégal dans notre pays, de tirer vers le bas les droits des travailleurs français mis en concurrence avec des travailleurs hyper précarisés, sans droits, sans protection sociale. C’était déjà le cas avec la circulaire Valls qui laissait de nombreux travailleurs et travailleuses sans-papiers se faire exploiter dans de nombreux secteurs professionnels où les salaires sont bas et les conditions de travail difficiles. Le PCF est aux côtés de tous les travailleurs, français et étrangers, dans la défense de leurs intérêts communs.
Le ministre de l’Intérieur sait que la traite des êtres humains dans le travail, dans des secteurs comme le bâtiment, la sécurité ou la restauration, permet aussi de blanchir l’argent du trafic de drogue qu’il est censé combattre. Où est la cohérence, si ce n’est de se soumettre aux injonctions de l’extrême droite ?
Cette circulaire dégrade l’organisation de l’accueil et affaiblit notre démocratie en rompant avec la gestion des demandes exceptionnelles d’admission en lien avec les organisations syndicales et les associations. Elle s'attaque aux piliers fondamentaux de notre pacte républicain que sont la liberté, l’égalité et la fraternité. Avec l'augmentation de 5 à 7 ans de la durée de présence minimale sur le territoire, elle ne fera qu’aggraver les inégalités. Elle jette sur la France le voile sombre des gouvernements d’extrême droite qui arrivent au pouvoir un peu partout en Europe et Outre Atlantique.
Nous demandons, comme une grande majorité de nos concitoyens, comme les organisations syndicales et de nombreux chefs d’entreprises, la régularisation des travailleurs sans papiers et le respect des droits humains.
En matière de vie privée et familiale, il est en outre inacceptable qu’à la différence de la circulaire Valls, nombre de demandes légitimes ne soient plus considérées comme des demandes favorisant l’admission au séjour.
Pour toutes ces raisons, cette nouvelle circulaire doit être abrogée et un débat doit s’ouvrir au Parlement rapidement.
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF,
Le 24 janvier 2025.
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21 janvier 2025 2 21 /01 /janvier /2025 06:50
Ouest-France
France Palestine Solidarité interpelle la Région Bretagne sur l’octroi d’une subvention
Stéphane BACRO.

Publié le

L’association France Palestine Solidarité Pays de Lorient (Morbihan), soutenue par différentes associations ou partis politiques, interpelle Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne. Elle reproche à la collectivité d’avoir accordé, en juin 2023, une subvention de 150 000 € à l’entreprise Thales Microelectronics, installée à Étrelles (Ille-et-Vilaine).

Depuis octobre 2023, des manifestations « pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens » sont organisées deux fois par mois à Lorient.

Depuis octobre 2023, des manifestations « pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens » sont organisées deux fois par mois à Lorient. | OUEST-FRANCE

Depuis quinze mois, ils battent le pavé lorientais à raison d’une manifestation toutes les deux semaines. Réunissant, a minima, une centaine de personnes à chaque rassemblement. « On peut compter sur un noyau dur d’une cinquantaine de sympathisants, mais on voit également des gens nouveaux à chaque fois. Et on est soutenu par la population lorientaise qui nous applaudit lors de nos marches », glisse Annie Clénet, vice-présidente de l’association France Palestine Solidarité (AFPS) Pays de Lorient.

Dans leur combat pour « une paix juste entre Palestiniens et Israéliens », l’AFPS Pays de Lorient, soutenue par plusieurs branches locales de l’association (Lorient, Vannes, Centre-Bretagne, Cornouaille, Morlaix) et d’autres organismes (1), interpelle Loïg Chesnais-Girard, le président de la Région Bretagne.

« Fabrication de drones tueurs »

Les différentes structures reprochent à la collectivité le versement d’une subvention de 150 000 € à l’entreprise Thales Microelectronics, implantée à Étrelles (Ille-et-Vilaine), en juin 2023, soit avant l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. « Cette somme doit permettre de financer, en partie, l’agrandissement du site. Nous souhaiterions que la Région revienne sur son vote car l’entreprise produit des composants, qui sont ensuite envoyés en Grande-Bretagne pour la fabrication de « drones tueurs » vendus à Israël », condamne Annie Clénet.

De gauche à droite : Thibault Le Dévéhat (CGT), Joël Bouglouan (Mouvement de la Paix), Annie Menvielle (LFI), Philippe Jumeau (PCF), René Guillerm (AFPS Pays de Lorient), Marie Merle (NPA), Annie Clénet (AFPS) et Pierrick Le Guennec (Libre Pensée) interpellent la Région Bretagne sur l’octroi d’une subvention à l’entreprise Thales installée à Étrelles. | OUEST-FRANCE

L’AFPS Pays de Lorient a envoyé un courrier à Loïg Chesnais-Girard, en date du 15 novembre 2024, afin de demander une entrevue et d’étudier la possibilité de reconsidérer le vote. « Depuis, nous attendons toujours une réponse. »

Sollicitée, la Région a répondu par mail : « La Région Bretagne soutient notre industrie de Défense, gage de notre indépendance stratégique. C’est fort de ce constat que la commission permanente a accordé une subvention de 150 000 € au site Thalès d’Etrelles, écrit-elle en substance. Cette aide concerne le recrutement de 220 personnes, dont 50 éloignées de l’emploi, dans le cadre d’une très forte croissance de l’activité. Ces créations d’emplois, prévues sur 3 ans, s’accompagnent d’une extension du site et d’investissements industriels. Thales nous a fait savoir qu’il n’a livré aucun équipement létal, ni aucun équipement permettant le fonctionnement d’un système létal aux forces israéliennes ou aux industriels israéliens. »

« Un génocide, ça ne se regarde pas »

Au-delà de l’octroi de la subvention, l’AFPS continue de solliciter les élus morbihannais (conseillers régionaux et départementaux, députés et sénateurs) afin que ces derniers prennent position. « Nous demandons, notamment, à ce que la France respecte le Traité des Nations unies sur le commerce des armes (TCA). Celui-ci interdit aux États la vente d’armes s’ils ont connaissance que ces armes pourraient servir à commettre un génocide, des crimes contre l’humanité ou des attaques dirigées contre des civils », souligne Joël Bouglouan du Mouvement de la Paix.

« Notre leitmotiv est : un génocide, ça ne se regarde pas, ça se combat et ça s’arrête », martèle Annie Clénet en appelant les citoyens à se joindre aux rassemblements bimensuels organisés par l’AFPS à Lorient (le prochain se déroulera mercredi 22 janvier 2025). « Depuis le mois d’octobre 2023, ce sont des milliers de civils, dont de nombreux enfants ou de personnes âgées, qui ont été tués. On ne peut pas rester de marbre devant ce génocide. »

(1). Mouvement de la Paix 56, Libre Pensée 56, La France Insoumise 56, Les Écologistes du Pays de Lorient, Attac 56, Parti Communiste Français 56, Nouveau Partie Anticapitaliste (NPA) Lorient, CGT 56, La Cimade, UDB 56.

Conférence-débat

L’AFPS Pays de Lorient organise une conférence-débat intitulée « commerce des armes et guerres au proche et Moyen-Orient », jeudi 30 janvier, à partir de 20 h 30, à la maison des associations Jean Le Coutaller à Lorient. L’invité de la soirée sera Patrice Bouveret, directeur de l’observatoire des armements et de la revue Damoclès. Contacts : afps-paysdelorient@france-palestine.org ou mvtpaix.morbihan@orange.fr.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lorient-56100/france-palestine-solidarite-interpelle-la-region-bretagne-sur-loctroi-dune-subvention-109d8962-d351-11ef-b406-af013b65761f

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17 janvier 2025 5 17 /01 /janvier /2025 06:23
François Bayrou échappe à une première motion de censure pendant que le NFP se divise -  L'Humanité, Gaël de Santis, 17 janvier 2025
François Bayrou échappe à une première motion de censure pendant que le NFP se divise

L'Humanité, Gaël de Santis, 17 janvier 2025

La motion présentée jeudi 16 janvier par des députés insoumis, écologistes et communistes n’a recueilli que 131 voix. Le Nouveau Front populaire s’est divisé, la majorité des députés PS refusant de voter le texte au motif que les discussions avec le gouvernement auraient en partie porté leurs fruits.

La plume de l’ancien professeur de lettres a convaincu la plupart des socialistes, mais pas le reste de la gauche. Quelques heures avant le vote de la motion de censure contre le gouvernement, François Bayrou a envoyé une missive aux présidents des groupes socialistes de l’Assemblée et du Sénat listant les concessions qu’il était prêt à accorder.

Ces derniers y ont vu assez d’arguments pour ne pas vouloir faire tomber l’exécutif. Mais le compte n’y est pas pour la France insoumise, les communistes et les écologistes, qui ont fait partie, jeudi, des 131 parlementaires qui ont voté le texte, loin de la majorité requise, 288 voix.

« Nous n’avons pas la négociation honteuse »

À la tribune de l’Assemblée, le secrétaire du PS, Olivier Faure, a justifié la position des élus de sa formation. « Nous sommes dans l’opposition et nous y resterons », a-t-il commencé. « Une motion de censure est donc possible à tout moment », a-t-il prévenu pour s’assurer que les engagements soient respectés et que les discussions se poursuivent.

« Nous n’avons pas la négociation honteuse », a aussi assuré Olivier Faure, mettant en avant les résultats obtenus dans les pourparlers avec Bercy et Matignon. « Grâce à la négociation, il n’y aura pas de retour du gel des pensions de retraite en 2025, pas d’augmentation des taxes sur l’électricité, pas de déremboursement des consultations chez le médecin, pas d’aggravation du déremboursement des médicaments. 12 000 postes de personnels soignants et hospitaliers (seront) créés ou maintenus. (Il n’y aura) pas de passage d’un à trois jours de carence dans la fonction publique, pas de suppression de 4 000 postes d’enseignants… » a-t-il, entre autres, énoncé avant de mettre en avant sa volonté de taxer les dividendes ou les « patrimoines les plus insolents ».

Le député PS appelle enfin ses collègues à sortir des postures : « Notre vocation n’est pas toujours de nous limiter à prendre date pour la prochaine élection. »

Chantage à la censure

Sur le dossier des retraites, il a salué l’annonce d’une conférence sociale avec la participation des syndicats et du patronat, pour renégocier l’âge de départ en retraite, avant le dépôt d’un projet de loi. Une possibilité en réalité soumise par François Bayrou à un équilibre budgétaire et à un accord politique.

Comme ses collègues des autres groupes de gauche, Olivier Faure déplore une possibilité de veto donnée au patronat. Mais il pense pouvoir contourner l’obstacle. « Si nous avons le sentiment que le débat est verrouillé et ne permet pas d’aller au bout des alternatives, nous déposerons une motion de censure », menace-t-il à nouveau.

Après réception du courrier du premier ministre, Marine Tondelier, la secrétaire des Écologistes, a salué « les concessions listées par François Bayrou », qui « sont en grande partie le résultat du travail parlementaire mené cet automne par le Nouveau Front populaire (NFP) » que « les discussions de ces dernières semaines ont permis de sanctuariser ».

Un « budget qui ne touche pas au capital »

Mais ces avancées ne sont pas suffisantes. La présidente du groupe Écologiste et social, Cyrielle Chatelain, a annoncé un vote pour la censure, déplorant la non-abrogation de la réforme des retraites, le manque de moyens financiers pour l’écologie et l’influence de l’extrême droite sur le gouvernement.

Coordinateur national de la FI, Manuel Bompard a, lui, estimé qu’« il n’y aura pas de retour à la stabilité en dehors de votre chute, du départ du président de la République et du retour aux urnes pour sortir le pays de l’impasse dans laquelle vous l’avez plongé ».

S’exprimant pour les députés PCF et le groupe GDR, signataire de la motion de censure, Elsa Faucillon a lancé au premier ministre : « Les communistes, sans grandes illusions, sont venus livrer leurs propositions. Vous n’en avez rien fait. » Elle l’a ensuite reproché de ne pas chercher, comme le prétend la Macronie, « la stabilité, mais juste la préservation des intérêts des plus riches » avec un « budget qui ne touche pas au capital ».

Le NFP dans la tourmente

Concernant la négociation qui s’ouvre ce vendredi entre patronat et syndicats sur les retraites et un possible retour à l’Assemblée, elle estime que « le flou persiste : il y a tant de « si » avant que le Parlement puisse enfin se prononcer qu’il est difficile d’y voir clair ».

Avec ce scrutin, et même si huit députés PS ont voté pour la censure, le NFP entre donc dans une zone de turbulences. Les directions de parti, mais aussi les électorats sont divisés. Selon un sondage Elabe publié mercredi, 72 % des sympathisants insoumis sont pour la censure, mais seulement 32 % des socialistes et 34 % des écologistes.

Ces deux dernières semaines, la FI était isolée, seule à gauche à ne pas négocier avec le gouvernement. Depuis ce jeudi, c’est le PS qui subit les critiques d’une partie de la gauche déçue par le résultat des courses. Le PS « entre dans une coalition nouvelle de soutien à la Macronie et s’exclut de fait du Nouveau Front populaire », a même décrété, après le vote, Clémence Guetté, vice-présidente FI de l’Assemblée nationale. Le matin, sur France 2, elle avait informé que son mouvement présenterait des candidats dans les circonscriptions des députés qui n’ont pas voté la censure.

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13 janvier 2025 1 13 /01 /janvier /2025 19:07
Réforme du RSA : « On ne peut priver une personne de son reste à vivre », dénonce la défenseure des droits

La généralisation de la réforme du RSA, qui conditionne l’allocation à la réalisation de quinze heures d’activités par semaine, suscite la vive inquiétude de Claire Hédon. La Défenseure des droits pointe une réforme stigmatisante, aux antipodes du devoir de protection sociale.

Hayet Kechit

Quelque 1,2 million d’allocataires du revenu de solidarité active (RSA) sont, depuis le 1er janvier 2025, inscrits d’office à France Travail et tenus, pour une large part d’entre eux, de s’acquitter d’au moins 15 heures d’activité hebdomadaire, via « un contrat d’engagement ». Cette réforme imposera en outre, selon des modalités qui restent à fixer par décret, la création d’une nouvelle sanction, dite de « suspension-remobilisation », susceptible de couper ce revenu de survie en cas de non-respect du contrat.

La Défenseure des droits, Claire Hédon, qui avait déjà rendu un avis très critique en juillet 2023 au moment des débats autour de ce projet de loi, continue de dénoncer une réforme « délétère », dont la généralisation précipitée à l’ensemble du territoire, sur fond d’absence de moyens, remettrait en cause, à ses yeux, la volonté affichée d’assurer un accompagnement de qualité.

Au moment des débats autour de la réforme du RSA, en juillet 2023, vous aviez émis un avis pointant des atteintes aux droits. Pouvez-vous préciser ce qui a motivé ces critiques ?

Claire Hédon

Défenseure des droits

Nous avons fondé notre avis sur le rappel des alinéas 10 et 11 du préambule de la Constitution de 1946 qui imposent un devoir de protection sociale et de solidarité à la collectivité nationale, tenue de garantir aux plus vulnérables des moyens convenables d’existence.

Or ce conditionnement du RSA à quinze heures d’activité fragilise les effets de ce principe constitutionnel qui est censé garantir le droit à un revenu d’existence. On ne devrait pas pouvoir, par des sanctions, priver une personne de ses besoins élémentaires et donc de son reste à vivre.

Nous partageons le constat que la question de l’insertion a été de longue date bien trop négligée concernant les bénéficiaires du RSA, et avant cela du RMI (Revenu minimum d’insertion, qui a été remplacé par le RSA en 2009 – NDLR), mais je ne vois pas en quoi une amélioration de l’accompagnement, que nous estimons indispensable, devrait impliquer en parallèle des heures d’activité obligatoires et des sanctions.

Quelles sont aujourd’hui vos craintes alors que cette réforme vient d’entrer en vigueur ?

Notre première inquiétude concerne l’extension du dispositif, de manière précipitée, à l’ensemble du territoire, sans que soient prévus des moyens à la hauteur de l’enjeu. Cela risque tout simplement de rendre ineffectif le volet accompagnement de la réforme. Il faut noter que dans les départements ayant expérimenté ces quinze heures d’activité, il y a eu un renforcement important des moyens d’accompagnement des bénéficiaires du RSA.

Comment les agents de France Travail, sans augmentation de leurs effectifs, vont-ils pouvoir assurer un accompagnement de qualité alors que les agences sont déjà pleines ? Or, si cet accompagnement fait défaut, les risques de suspension du RSA s’en trouveront multipliés.

« Nous craignons également les dérives liées aux « mises en situation professionnelle », contenues dans ces quinze heures d’activité, telles qu’elles ont été précisées par le décret du 30 décembre 2024. »

La deuxième inquiétude concerne le fait que la dispense d’activité hebdomadaire, prévue par la réglementation pour les personnes rencontrant notamment des difficultés liées à l’état de santé, au handicap, à la situation de parent isolé, reste à l’initiative des bénéficiaires du RSA. Or nous savons bien que pour les personnes les plus précaires, souvent peu familiarisées avec les codes administratifs, une telle démarche est loin d’être évidente.

Nous craignons également les dérives liées aux « mises en situation professionnelle », contenues dans ces quinze heures d’activité, telles qu’elles ont été précisées par le décret du 30 décembre 2024. Cela mérite attention : il faut avoir la garantie que ces mises en situation contribuent réellement à l’insertion professionnelle des personnes concernées, qu’elles soient compatibles avec la recherche d’un emploi et qu’elles ne constituent pas un détournement du droit du travail.

Avez-vous eu des saisines dans le cadre des expérimentations menées dans les départements ?

Nous n’avons pour le moment pas encore été saisis sur des situations de suspension de l’allocation, mais nous sommes aussi face à un public peu coutumier de ce genre de démarches. Ce qui sera très instructif, ce sera d’obtenir de la Cnaf les chiffres liés à ces suspensions, département par département, notamment pour évaluer les inégalités de traitement sur le territoire.

Nous avons par ailleurs eu, dans le cadre de notre comité d’entente sur la précarité, des échanges avec les associations ; nous avons également rencontré le Conseil national de lutte contre les exclusions, composé pour moitié par des personnes concernées et en situation de précarité.

Cela a été très instructif de les entendre faire part de leurs inquiétudes sur ces quinze heures d’activité. Je crois qu’on ne mesure pas l’angoisse qu’on génère en faisant des lois de ce type. Il y a vraiment pour les personnes la peur de tout perdre et nous aurions aimé que le législateur puisse aussi entendre ce discours-là.

Comment analysez-vous les premiers résultats communiqués par l’exécutif sur cette expérimentation ?

On a comparé des choses qui ne sont pas comparables. L’expérimentation s’est concentrée, et c’est très légitime, sur les personnes nouvellement allocataires du RSA et parmi les plus proches de l’emploi. Il est dès lors peu surprenant que cela ait donné de bons résultats. Un meilleur accompagnement, tout de suite après la mise en place du dispositif, donne de meilleurs résultats en termes d’insertion.

On ne peut cependant transposer cela à la situation de personnes qui sont au RSA parfois depuis plus de dix ans. Au-delà de cela, il faut noter que ces résultats montrent qu’on reste largement sur du contrat précaire. Cette évaluation a considéré comme résultat d’insertion positif le fait de décrocher un CDD de six mois, dont on sait la fragilité.

Cette réforme signe-t-elle un changement de philosophie ?

Il y a en tout cas avec cette loi, que je trouve délétère et inquiétante du point de vue des droits, la poursuite d’un glissement qui entretient un certain imaginaire au sein de la société. Celui de personnes qui seraient au RSA par plaisir, se complairaient dans un rôle d’assistés, seraient responsables de leur situation et refuseraient de travailler.

Or ma connaissance de la grande précarité me démontre exactement l’inverse. Les personnes ont envie de travailler parce que le travail est un des moyens d’insertion. On contribue à créer une image stigmatisante des personnes précaires.

Or la culpabilité n’est pas placée du bon côté. L’inconscient collectif renvoie les personnes à cette question : « Qu’avez-vous raté dans la vie pour vous retrouver dans cette situation ? » Et moi, je pense que c’est exactement l’inverse. On devrait plutôt s’interroger sur ce que la société a raté pour qu’ils se retrouvent dans cette situation.

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13 janvier 2025 1 13 /01 /janvier /2025 05:10

 

Le Parti communiste français (PCF) exprime sa profonde consternation et son indignation face aux propos méprisants tenus par le président Emmanuel Macron ce lundi 6 janvier 2025, lors de la réception des ambassadrices et ambassadeurs français au Palais de l’Élysée, dans le cadre de la Conférence des ambassadrices et ambassadeurs. En utilisant une tribune diplomatique pour insulter des nations africaines, M. Macron démontre, une fois de plus, une absence de vision claire et constructive, c’est-à-dire fondée sur une coopération solidaire des relations franco-africaines. Ces propos renforcent, parmi les peuples, un sentiment de mépris et de paternalisme colonial. Il est inacceptable de poursuivre dans cette voie.

En insinuant que les nations africaines devraient faire preuve de gratitude envers l’intervention militaire française, le président Macron ignore volontairement les sacrifices consentis par les peuples africains eux-mêmes dans la lutte contre le terrorisme et la défense de leur souveraineté. Cette posture arrogante s’inscrit dans une continuité historique où la politique française, par ses actions néocoloniales, s’efforce de maintenir un contrôle sur les destinées africaines, au mépris des aspirations des peuples.

Comme y appellent les récents événements, notamment le rejet de la présence militaire française au Mali, au Burkina Faso, au Niger, et plus récemment au Sénégal et au Tchad, il est impératif que d’autres relations s’instaurent entre notre pays et l’Afrique. Les nations africaines aspirent à une souveraineté pleine et entière. Un tournant historique s’est produit, il marque la fin du système néocolonial que les propos d’Emmanuel Macron cherchent à préserver. Le PCF appelle à une redéfinition des relations entre la France et les pays africains, sur la base du respect mutuel et de l'intérêt réciproque. 

La souveraineté des peuples et des nations à une souveraineté pleine et entière doit maintenant être respectée. L’avenir de la France en Afrique ne pourra se dessiner qu'en abandonnant définitivement les pratiques néocoloniales et en engageant un dialogue sincère et équitable avec ses partenaires africains.

Nous appelons donc les autorités françaises à mettre fin à la diplomatie de l'arrogance et à œuvrer pour l’instauration des relations fondées sur l'égalité, la justice et le respect des mémoires, comme celle de Thiaroye, encore insuffisamment reconnue par la France.

Ensemble, il faut bâtir un partenariat d'avenir, respectueux et souverain, où l'Afrique et ses peuples pourront s'affirmer pleinement, libres de toute tutelle et ingérence.

Paris, le 7 janvier 2025

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13 janvier 2025 1 13 /01 /janvier /2025 05:00

 

 

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12 janvier 2025 7 12 /01 /janvier /2025 05:00

 

 

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12 janvier 2025 7 12 /01 /janvier /2025 04:30

Hommage aux victimes de l'attentat de Charlie Hebdo, Siège national du PCF

Diffusion en direct du mercredi 8 janvier 2025 à 19h

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