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Hommage aux victimes de l'attentat de Charlie Hebdo, Siège national du PCF
Diffusion en direct du mercredi 8 janvier 2025 à 19h
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Hommage aux victimes de l'attentat de Charlie Hebdo, Siège national du PCF
Diffusion en direct du mercredi 8 janvier 2025 à 19h
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Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF, André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale et Cécile Cukierman, présidente du groupe CRCE-K au Sénat, accompagnés d’Emmanuel Maurel et de Nicolas Sansu, députés GDR, membres de la commission des Finances, ont été reçus ce mercredi au ministère de l’économie par Eric Lombard, en présence de la ministre chargée des comptes publics Amélie de Montchalin.
A l’occasion de cet entretien d’une heure trente, la délégation a interrogé le ministre de l’Economie sur la volonté réelle du gouvernement de modifier substantiellement le budget présenté initialement par Michel Barnier. Elle a également exigé une clarification de la méthode retenue par le gouvernement afin de s’assurer que soient créées les conditions d’un débat parlementaire respectueux et utile au pays.
A ce titre, la simple reprise des débats au Sénat, à partir du budget élaboré par le précédent gouvernement, s’apparenterait à un contournement du message démocratique délivré par la censure et le rejet par l’Assemblée nationale de la première partie du PLF.
La délégation a ainsi porté l’exigence de dépôt d’une nouvelle loi permettant d’augmenter les recettes du budget en taxant le capital et les plus hauts revenus sans augmenter les impôts des Français.
Elle a également exigé le respect du processus classique d’examen du budget, en commençant par son examen en Commission des finances de l’Assemblée nationale.
Lors de la rencontre, les parlementaires des deux groupes ont ainsi rappelé leurs propositions pour un budget socialement juste, qui préserve les plus fragiles et assure la justice sociale.
Ils ont réaffirmé également leur attachement indéfectible à l’abrogation de la réforme injuste des retraites. Une expression claire en ce sens du Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale serait un signe important en direction des salariés et des forces de gauche et écologistes.
La délégation a ensuite souligné la nécessaire indexation des salaires et des pensions sur l’inflation, le besoin d’un plan pour l’industrie pour mettre fin à l’hémorragie industrielle en cours dans notre pays, la nécessité de moyens à la hauteur pour les services publics, pour les territoires dits d’Outre-mer, pour les collectivités et des mesures fortes permettant une baisse réelle et rapide du prix de l’énergie.
Répondre aux défis de notre pays et aux difficultés de nos concitoyens, ne peut se faire par la simple réduction drastique de la dépense publique qui casse les services publics si indispensables pour répondre aux besoins des populations dans nos territoires ruraux, urbains et ultra marins.
Des nouvelles recettes sont indispensables alors que les besoins de nos populations ne cessent d’augmenter.
Parmi les propositions qui ont été défendues par les parlementaires, figurent ainsi :
- la réforme du barème de l’impôt sur le revenu en diminuant les prélèvements sur les plus pauvres et les classes moyennes et en faisant contribuer les plus riches par le rétablissement de l’ISF
- la restitution de la pleine portée de l’Exit Tax pour une réelle efficacité de la lutte contre l’évasion fiscale
- Un impôt sur les sociétés avec un taux plus progressif pour assurer une taxation plus équitable entre petites et grandes entreprises.
Réconcilier notre pays, réparer les fractures imposent de redonner les moyens aux services publics de sécurité, de santé, d’éducation ; cela impose également de répondre aux enjeux de logements, de mobilité et de réindustrialisation.
Les collectivités territoriales doivent être préservées et confortées dans leurs moyens. Il est inacceptable de les rendre responsables du déficit alors qu’elles contribuent dans tous les territoires de la République à faire vivre l’égalité et participent, par l’investissement public, à la création de la richesse nationale.
Malgré la volonté de compromis affichée par le ministre de l’Economie et l’ouverture d’un dialogue franc et honnête, aucun chèque en blanc ne sera signé et les deux groupes parlementaires proposeront dans les jours à venir plusieurs initiatives pour porter collectivement l’exigence d’un budget refondé, utile à notre pays.
Conformément au mandat de nos électrices et électeurs nous continuerons de porter, partout où nous le pourrons, des solutions concrètes aux priorités et aux difficultés de nos concitoyens.
Publié le
Jean-Marie Le Pen est décédé à l’âge de 96 ans. Dans le Finistère, Ismaël Dupont, pour le PCF, l’assure : « Ses idées continuent à être des vecteurs du vote RN. »
Ismaël Dupont, au centre, dépeint un portrait peu flatteur du fondateur du Front National. | OUEST FRANCE
Ismaël Dupont, président de la fédération finistérienne du PCF (Parti Communiste Français) a diffusé un communiqué pour réagir au décès de Jean-Marie Le Pen.
« Il est mort mais ses idées inspirent toujours une extrême-droite française plus forte et menaçante que jamais », indique-t-il. Dans le portrait qu’il dresse de l’ancien leader frontiste, Ismaël Dupont ne fait pas de cadeaux, dépeignant « un ami des nostalgiques du régime de Vichy et des supplétifs français des Nazis, mais aussi des anciens de l’OAS avec qui il avait fondé le Front National ».
« Son antisémitisme et son racisme étaient viscéraux, à peine déguisés parfois sous les dehors de mauvaises plaisanteries », ajoute-t-il.
Selon lui, « ses idées continuent à être des vecteurs du vote RN et des ressorts d’engagement chez les cadres et militants de l’extrême-droite, parfois dissimulées sous un vernis de respectabilité et de communication politique lissée ».
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En Toute Franchise : Fabien Roussel - Bonjour ! La Matinale TF1 | TF1
Charlie Hebdo, Hyper Cacher... Il y a dix ans, le pays a été frappé par une vague d'attentats. Comment commémorer un tel drame ? Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, livre son point de ...
Jean-Marie Le Pen est mort mais ses idées inspirent toujours une extrême-droite française plus forte et menaçante que jamais
Le politicien d'extrême-droite qui a débuté sa carrière comme député nationaliste au côté de Pierre Poujade était un ami des nostalgiques du régime de Vichy et des supplétifs français des Nazis, mais aussi des anciens de l'OAS avec qui il avait fondé le Front National.
Son antisémitisme et son racisme étaient viscéraux, à peine déguisés parfois sous les dehors de mauvaises plaisanteries.
A titre personnel, il a participé comme officier de renseignement à l'organisation de la torture contre les suspects et les ennemis des militaires (communistes entre autre) en Algérie et n'a jamais éprouvé de remords pour cela, c'était un défenseur jusqu'au bout d'une vision nationaliste impérialiste et du colonialisme français, en Algérie comme en Indochine, une autre guerre coloniale à laquelle il a participé comme engagé volontaire.
Son parcours, commencé dans les exactions des guerres coloniales, se confond avec une entreprise de haine dont l’héritage continue d’empoisonner la société française. Anticommunisme, xénophobie et antisémitisme ont été ses leitmotivs sa vie durant, lui valant procès et condamnations qui ne l’ont pas empêché de prospérer en politique, le coup de tonnerre du 21 avril 2002 marquant l’apogée de sa carrière.
Le jeu de mots « Durafour crématoire » en 1988, comme la requalification des chambres à gaz dans les camps d’extermination nazis en « point de détail de l’histoire » l’année précédente (il récidivera en 1997, 2008 et 2009) ou la « fournée » pour se débarrasser d’artistes supposément juifs opposés au FN (2014) lui vaudront de nombreuses citations à comparaître devant la justice et marqueront à jamais sa carrière politique du sceau du déshonneur.
Attiser le rejet et la haine des étrangers, des français "colorés" ou d'origine étrangère, des homosexuels, le sexisme le plus ringard étaient son fond de commerce, comme l'anticommunisme et l'ultra-libéralisme économique façon Reagan, ennemi de l’État, des syndicats et des ouvriers, des services publics, de la sécurité sociale et des solidarités.
Ses idées continuent à être des vecteurs du vote RN et des ressorts d'engagement chez les cadres et militants de l'extrême-droite, parfois dissimulées sous un vernis de respectabilité et de communication politique lissée, au RN, et dans d'autres franges de l'extrême-droite et de la droite-extrême prête à s'allier à l'extrême-droite.
Pour nous, communistes, nous ne dédiaboliserons jamais un parti et un courant politique qui ont été fondés par Jean-Marie Le Pen comme synthèse et agrégat des nostalgies et rancœurs colonialistes, racistes, antisémites, réactionnaires, des vieilles lunes de Vichy, du mouvement collaborationnisme, de Vichy, et de la haine de la République des droits de l'homme, de l'universalisme, et du rationalisme.
Nous savons que le mouvement politique inspiré par les idées de Jean-Marie Le Pen est aux portes du pouvoir en France, bien aidé par Macron comme par d'autres politiques de présidents de la République précédents, et nous ferons tout dans le cadre démocratique pour travailler à l'empêcher d'accéder au pouvoir exécutif en France, car les conséquences seraient trop dramatiques.
La fédération du Finistère du PCF, le 7 janvier 2025
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Le peuple cubain subit une crise d’une ampleur gravissime. Il est étranglé par le blocus criminel, économique, commercial et financier, qu’imposent les Etats-Unis, aggravé encore par Trump lors de son premier mandat, avec l’ajout honteux de Cuba sur la liste des Etats « finançant le terrorisme ». Le commerce et les transactions financières sont gravement entravées. Le peuple cubain est privé d’alimentation, de médicaments, de carburant et de biens de première nécessité.
Les Cubains n’ont pas non plus été épargnés par les catastrophes naturelles ces dernières semaines, entre ouragans, tempêtes tropicales et séismes. Les multiples coupures générales d’électricité subies par les Cubains cet automne sont la conséquence directe du désengagement d’entreprises internationales (dont Alstom) en matière de fourniture de pièces de rechange et de carburant. Cela est dû à l’application extraterritoriale des sanctions américaines.
Face à cette situation dramatique, le peuple cubain fait preuve d’un esprit de résistance créative qu’il faut saluer. Un demi-million de Cubains, en présence du président Manuel Diaz-Canel, ont défilé vendredi 20 décembre dans les rues de La Havane et sur le Malecón, devant l’ambassade des Etats-Unis, pour exiger la levée du blocus illégal et criminel et le retrait de Cuba de la liste des pays qui soutiennent prétendument le terrorisme.
L’exigence exprimée par le peuple cubain d’exercer sa souveraineté face à l’impérialisme étatsunien, pour continuer à faire vivre la Révolution socialiste doit être entendue. L’administration Biden n’a rien fait pour annuler les décisions prises par Trump. Le retour de ce dernier au pouvoir annonce des jours encore plus sombres pour Cuba.
La France doit agir d’urgence.
Elle doit exiger que Joe Biden fasse usage de son pouvoir en retirant Cuba de la liste des Etats « finançant le terrorisme ». Antony Blinken lui-même a dit que rien ne justifiait le maintien de Cuba sur cette liste.
La France doit agir concrètement contre l’application de l’extraterritorialité des lois américaines qui est une atteinte grave à la souveraineté des peuples européens, et dont l’application frappe les entreprises et les banques européennes.
Après la très importante initiative de solidarité européenne accueillie en son siège les 23 et 24 novembre derniers, le PCF adresse son salut fraternel et renouvelle son soutien au peuple Cubain qui lutte pour sa dignité et son développement souverain, face à l’impérialisme.
Paris, le 23 décembre 2024,
Parti Communiste Français.
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