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La tombe de Fernand Iveton au cimetière de Bab el Oued (Saint Eugène, désormais cimetière de Bologhine)
Gisèle Halimi raconte dans "Le lait de l'oranger" sa proximité avec le Parti communiste dans sa jeunesse. Elle milite pour le Parti communiste tunisien dans son adolescence et est accueilli à Paris par un couple de militants communistes, dans l'après-guerre, pour faire ses études de droit et de philosophie.
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Les indicateurs sont au rouge pour les finances de Morlaix communauté (Finistère). Premier signal : la collectivité va perdre 630 000 € de recette en raison d’une TVA atone en 2024, a annoncé Jean-Paul Vermot, président, en conseil, lundi 16 décembre 2024.
Lundi 16 décembre 2024, le président et des conseillers communautaires ont déploré les efforts financiers demandés par l’État aux collectivités. Le conseil se refuse à procéder à des coupes franches, notamment dans la culture. | OUEST-FRANCE
« Nous sommes laminés depuis plusieurs années et nous ne sommes pas responsables de la dérive des comptes publics » : ces mots, prononcés par Guy Pennec, vice-président de Morlaix communauté (Finistère), ont résumé la pensée générale, lundi 16 décembre 2024, en séance de conseil communautaire.
La collectivité fait face à « une perte sèche de 630 000 € de recette », en raison d’une TVA atone, a fait savoir son président, Jean-Paul Vermot, alors que le budget de l’État n’est pas encore voté et que celui de l’agglomération le sera en mars.
Lire aussi : Morlaix Co ne fléchit pas sur la culture : plus de 320 000 € pour les bibliothèques et les écoles
« Cette fraction de TVA » qui remplace une partie de la taxe d’habitation et la CVAE, « est très importante pour Morlaix communauté puisqu’elle représente 38 % de nos recettes », abondait François Girotto, vice-président chargé des finances. « Nous étions inquiets, a repris le président, sur la transformation de taxes et impôts solides, prévisibles, en fraction de la TVA qui, par essence, fluctue. »
Les différentes mesures de l’État « mises bout à bout », Morlaix communauté se prépare à faire 2,2 millions d’euros d’économie entre les budgets 2024 et 2025. « Il faut absolument éviter des coupes sombres dans les budgets de nos partenaires puisque c’est la qualité de vie sur les territoires qui s’en trouvera impactée », a déclaré Jean-Paul Vermot, en citant la Région des Pays de la Loire, qui va réaliser, en 2025, 82 millions d’euros de coupes budgétaires.
Pour cela, elle supprime bon nombre de subventions dans le domaine de la culture, du sport et de l’égalité hommes-femmes. « L’équation s’est complexifiée. La voie d’équilibre, qu’il nous faudra trouver, sera ténue. »
« Les collectivités locales doivent avoir des budgets à l’équilibre, a rappelé Guy Pennec. On investit, on rembourse nos emprunts, on fait vivre l’économie locale. » L’élu, maire de Plourin-lès-Morlaix et membre de l’association Territoires en résistance pour le grand âge, est revenu sur la situation exsangue des Ehpad (Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), à l’instar de Julien Kerguillec, vice-président à la culture et maire de Pleyber-Christ.
Ismaël Dupont, élu communiste à Morlaix, et Sébastien Marie, maire de Plounéour-Ménez, ont tous deux pointé la « vaste recentralisation de l’État » depuis sept ans. « Les collectivités sont de plus en plus assujetties aux préfectures, à l’État, avec des niveaux de financement qui ne sont plus garanties sur la durée. Ce pouvoir exécutif ne repose pas sur une base d’élus locaux et est complètement hors-sol par rapport aux besoins des collectivités locales », a réagi le premier.
Le maire de Plounéour-Ménez lui a emboîté le pas : « L’organisation de l’État est complètement arriérée avec des élus nationaux déconnectés, a-t-il pointé. On récupère tout ce dont se décharge l’État mais on a de moins en moins d’autonomie financière. »
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Après le succès de sa bande dessinée coup de poing « Algues vertes, l’histoire interdite », la journaliste d’investigation Inès Léraud publie « Champs de bataille, l’histoire enfouie du remembrement ». Elle revient sur cette réorganisation foncière, rurale, intervenue au cours du siècle dernier. Mais aussi, et surtout, sur ses conséquences.
Inès Léraud, journaliste d’investigation, publie sa deuxième BD : « Champs de bataille, l’histoire enfouie du remembrement ». | CAMILLE DE CHENAY
Journaliste d’investigation indépendante, Inès Léraud, originaire de Saumur (Maine-et-Loire), vit en Bretagne. Après avoir enquêté pour France Culture sur l’agriculture bretonne, elle a scénarisé en 2019 sa première BD, Algues vertes, l’histoire interdite, dessinée par Pierre Van Hove et coéditée par Delcourt et La Revue dessinée. Tout comme Champs de bataille, l’histoire enfouie du remembrement, parue le 20 novembre 2024.
Après Algues vertes, l’histoire interdite, vous publiez Champs de bataille, l’histoire enfouie du remembrement. Ce sont deux sujets très liés…
C’est concomitant, ces sujets me sont apparus nécessaires en quittant Paris pour m’installer en Centre-Bretagne. À Maël-Pestivien (Côtes-d’Armor), j’ai réalisé combien le remembrement avait été un moment de bascule, à quel point il y avait eu un avant et un après. C’est presque un épisode anthropomorphique dans la vie des gens, émaillé de violences policières sur des paysans. C’est un sujet un peu lointain et il m’a été difficile de trouver des témoins du passé. Mais c’est vrai que les deux sujets se répondent : les algues vertes (phénomène causé par la pollution de l’eau par les nitrates en Bretagne) sont le produit de l’agriculture intensive mise en place grâce au remembrement.
À quels obstacles vous êtes-vous heurtée au fil de ces quatre ans d’enquête ?
Il n’y a pas eu de pression particulière comme pour Algues vertes, qui était un sujet brûlant, sensible, avec des gens qui avaient des choses à cacher et craignaient que je les dévoile. Là, j’ai été confrontée au mutisme des témoins du remembrement, qu’ils comparaient à une guerre. Leur mémoire était très intériorisée. C’était comme indicible, les gens n’avaient pas transmis ça dans leurs familles. Mon objectif était de rassembler les éléments du puzzle. J’étais à la limite de l’exercice journalistique, je n’aurais rien pu faire avec la seule collecte de témoignages, il fallait que je passe par la case archives. Mais beaucoup de témoins avaient gardé des coupures de presse précieuses.
"La résistance est allée très loin, la Bretagne, c’est la seule région où des attentats ont été commis contre les bulldozers et plusieurs remembrements ont été effectués sous la contrainte policière."
Vous évoquez une diversité politique et sociale chez les « pro » et les « anti » remembrement…
Des figures très fortes portaient le remembrement, chez les pétainistes comme chez les communistes. Et les « anti » étaient autant de droite que de gauche. Les « pro » étaient portés par l’idéologie des Trente Glorieuses, celle du progrès, de l’émancipation par la technique. L’idée que demain sera toujours mieux qu’aujourd’hui a transcendé les classes politiques. La première remise en question de cette idéologie, elle vient de René Dumont, premier candidat écologiste à l’élection présidentielle de 1974.
Le remembrement a-t-il été plus violent en Bretagne qu’ailleurs ?
Le remembrement a eu lieu partout dans la moitié nord de la France. J’ai pu étudier le Limousin, les Pays de la Loire, la Bretagne et la Normandie. Dans l’Est, ça a été un énorme chantier avec des contestations et un profond déni de démocratie. Mais c’est vrai que je ne me suis pas installée en Bretagne par hasard, la paysannerie y était particulièrement pauvre et peu développée dans les années 1950. En une décennie, elle a fait un énorme bond, un saut très rapide pour devenir une des régions les plus productives. C’est un laboratoire particulièrement intéressant à étudier.
La résistance est allée très loin, c’est la seule région où des attentats ont été commis contre les bulldozers et plusieurs remembrements ont été effectués sous la contrainte policière. Cette région avait une image d’arriérée, mais c’était au regard d’une volonté étatique de la moderniser. Sa culture et son identité ont perduré plus longtemps. Le remembrement a détruit les spécificités paysagères du territoire, sa langue… C’est la prise de pouvoir de la puissance économique et administrative.
Revue dessinée, 150 pages, 23,50 €. | INÈS LÉRAUD / PIERRE VAN HOVE / DELCOURT-LA REVUE DESSINÉE
Quelles sont les conséquences les plus graves de ce remembrement « autoritaire » ?
L’injustice et l’inégalité dans la redistribution des parcelles. Les agriculteurs syndiqués à la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), le plus puissant syndicat de la profession, étaient juges et parties, ils ont fait une razzia sur les meilleures terres. Le remembrement a aussi entraîné des choix absurdes faits sur des cartes, comme l’arasement de talus indispensables pour empêcher l’érosion de sols en pente. Les communes étaient des communautés avec des gens qui travaillaient ensemble, étaient solidaires. Aujourd’hui encore, des habitants et leurs descendants se détestent. En Normandie, je me suis rendue dans des communes clivées où il y a deux bars, deux sociétés de chasse, ceux des « anti » et ceux des « pro ». Le plus grave, c’est que la société paysanne était très résistante aux aléas climatiques, elle fonctionnait avec le bocage.
"Je veux être un trait d’union entre paysans et population car on est vraiment divisés."
— Inès Léraud, journaliste d’investigation
Un remembrement « à l’amiable » aurait-il été possible ?
Oui. Même s’il était indispensable de faire évoluer, structurer et araser, ce bocage avait des intérêts écologiques énormes. On a liquidé cette société qui aurait pu être une source d’inspiration pour faire face à la crise climatique. Aujourd’hui, 30 % des agriculteurs vivent sous le seuil de pauvreté, c’est la catégorie socioprofessionnelle qui se suicide le plus, a les plus mauvaises retraites et les campagnes se sont vidées. L’agriculture industrielle est néfaste pour l’environnement, alors que l’agriculture paysanne est vertueuse. Elle a un rôle social, environnemental et nourricier. C’est un levier. Mais ceux qui veulent s’installer peinent à obtenir des terres. C’est le principal verrou contre lequel il faut se battre pour favoriser l’installation de nouvelles fermes. On est passé de 7 millions d’agriculteurs en 1945 à 400 000 aujourd’hui et on en prévoit 200 000 dans dix ans. On est en train de perdre notre force nourricière alors qu’on était le principal producteur d’Europe.
Le succès d’Algues vertes a été fulgurant, il a entraîné le film de Pierre Jolivet, un BD-concert… Qu’attendez-vous de cette nouvelle BD ?
Algues vertes était un cri de dénonciation, une envie de décortiquer un tabou, un système clairement nocif et qu’il était difficile de nommer comme tel. Là, je veux être un trait d’union entre paysans et population car on est vraiment divisés, alors qu’on voit qu’on peut réussir des combats quand les agriculteurs et le peuple s’allient. L’idée de cette BD est de mieux comprendre l’histoire des agriculteurs.
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Après s’être concentrée sur les trajets domicile-travail, l’association Ehop va proposer un nouveau service de covoiturage aux habitants du territoire de Morlaix communauté (Finistère). Le projet « Ehop au plus près de chez moi » vise cette fois les trajets pour les activités du quotidien : loisirs, soins, achats...
Morlaix communauté (Finistère) renouvelle son engagement envers l’association Ehop, qui va, à partir du 1er janvier 2025, porter un projet de covoiturage de proximité, pour les trajets du quotidien, en plus de la promotion des trajets domicile-travail. Photo d’illustration. | ARCHIVES OUEST-FRANCE
« Il ne s’agit pas de faire de l’incitation ou la promotion du covoiturage, mais bien d’outils concrets » : vice-président en charge de la mobilité, Roger Héré a présenté lundi 16 décembre 2024, lors du conseil, un nouveau projet de covoiturage sur le territoire de Morlaix communauté (Finistère). L’association Ehop, avec laquelle travaille l’agglomération depuis 2018, va développer du covoiturage à destination des habitants pour les trajets du quotidien : achats, loisirs, rendez-vous médicaux…
Ce projet « Ehop près de chez moi » devrait s’intituler à terme « Morlaix covoit’ ». Concrètement, à partir du 1er janvier 2025, une personne d’Ehop centralisera les appels et mettra en relation les covoitureurs.
Ce covoiturage « de proximité » poursuit un « un objectif social d’accès à la mobilité », et veut lutter contre l’autosolisme (1), toujours « très important ». « C’est le mode naturel de déplacement, mais il y a un changement à opérer », a soutenu Roger Héré.
Pour mettre en œuvre ce projet, les élus ont adopté, lundi soir, une nouvelle convention triennale avec Ehop. Elle court du 1er janvier 2025 au 31 juillet 2027 et nécessite un investissement de 30 000 € par an (2), soit 90 000 € au total. Le projet étant éligible au dispositif Fonds vert de l’État, seuls 50% du coût seraient supportés par Morlaix communauté.
La convention formalise aussi la poursuite de la promotion du covoiturage pour les trajets domicile-travail en lien avec les entreprises, les communes et les structures d’insertion. Ici, l’investissement de Morlaix communauté est de 7 000 € par an.
(1) Le fait de circuler seul dans une automobile
(2) Dont 15 000 € déjà investis depuis le 30 juillet 2024 et 15 000 € du 1er janvier au 31 juillet 2027.
ci contre le lien pour la solidarité envers les mahorais https://don.secourspopulaire.fr/mayotte/~mon-don
Chaque heure qui passe, sans soutien, sans vivre, sans eau, sans hébergement est une heure de trop pour tous les Mahorais et les Comoriens meurtris par le cyclone Chido et toujours sans secours.
4 jours après son passage, il ne reste à Mayotte qu’un champ de ruines. 90% des habitations sont détruites sur cette île surpeuplée de 320 000 habitants.
« Où sont les gens ? » s’interrogent, hébétés, les Mahorais qui découvrent avec horreur la situation, cherchant leurs parents, leurs voisins, leurs amis dans les amas de tôles, les manguiers, les palmiers arrachés, tombés.
Combien y a-t-il de sans-abris ? 100 000, 200 000 ? Des enfants souffrent du manque d’eau, de vivres. Les médecins sont démunis, faute de matériels. Les secours arrivés sur place n’ont même pas d’hébergement et de nourriture. Les habitants enterrent, seuls, leurs proches le long des routes, dans les jardins. Les épidémies menacent, dont le choléra déjà présent sur place avant le passage du cyclone.
Nous devons, collectivement, prendre la mesure du caractère exceptionnel de la force du cyclone. Des milliers de blessés, des dizaines voire des centaines de morts, un territoire, déjà en très grande difficulté, dévasté et des populations démunies plongées dans l’horreur et la peur.
Cette situation appelle à une mobilisation totale de l’Etat français, des collectivités et des associations de solidarité de notre pays ainsi que le recours à l’aide internationale. Des ONG, spécialisées dans les secours d’urgence et l’accueil de réfugiés, ont l’habitude de monter des campements d’urgence. Faisons appel à elles !
L’aide active de La Réunion, qui sert de hub maritime et aérien, ne suffira pas malgré tous les efforts déployés par les collectivités, dont la région avec Huguette Bello, sa présidente.
L’heure n’est pas à la polémique mais à la solidarité et aux actes concrets.
Le Premier ministre doit se rendre immédiatement sur place comme l’a fait le ministre de l’Intérieur, le chef de l’Etat suivra. La France doit faire de la solidarité avec les Mahorais et Mayotte une cause nationale en n’hésitant pas à demander toute l’aide internationale possible.
Le moment est à sauver les vies. L’urgence est là.
Le PCF appelle ses fédérations, ses militants et ses élus à prendre toutes les initiatives possibles pour amplifier la solidarité avec les populations de Mayotte. Des dizaines, des centaines d’initiatives doivent se concrétiser à l’échelle de l’hexagone. Depuis des décennies avec ses parlementaires au Sénat et à l’Assemblée nationale, les communistes alertent sur les grandes difficultés des territoires d’Outre-Mer et notamment de Mayotte. Ces derniers mois par la voix d’André Chassaigne, de Fabien Roussel ou de Cécile Cukierman, nous avons demandé à l’Etat d’agir contre la pollution, la vie chère, l’accès à l’eau potable, pour un habitat digne dans les Outres-Mers et particulièrement à Mayotte.
Avec le Parti communiste réunionnais avec les élus de la Région Réunion, sa présidente, les députés nous portons cette exigence de répondre aux difficultés sociales et aux urgences vitales de Mayotte confrontée à cette catastrophe naturelle d’une ampleur inédite.
Après la crise nous devrons ensemble tirer tous les enseignements. Il faudra notamment tenir compte des propositions faites par l’Assemblée nationale et le Sénat dans le cadre des commissions d’enquête sur la situation explosive des Outre-Mer, en matière de logement, de vie chère ou encore de gestion des risques naturels majeurs.
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF
Comme chaque semaine nos camarades du PCF Morlaix étaient sur le marché de Morlaix pour vendre l'Humanité Magazine du week-end et proposer des tracts présentant les analyses du parti communiste et des propositions politiques. Photo de Pierre-Yvon Boisnard place du Dossen sur le marché de Morlaix avec notamment Roger Héré, Pascal Pouillet, Jean-Luc Le Calvez. Tous les Humas sont partis!