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23 décembre 2023 6 23 /12 /décembre /2023 14:57
Carhaix: une centaine de personnes rassemblées pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza - Intervention de Pierre-Yves Thomas pour le PCF et photos de Daniel Laporte
Carhaix: une centaine de personnes rassemblées pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza - Intervention de Pierre-Yves Thomas pour le PCF et photos de Daniel Laporte
Carhaix: une centaine de personnes rassemblées pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza - Intervention de Pierre-Yves Thomas pour le PCF et photos de Daniel Laporte
Carhaix: une centaine de personnes rassemblées pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza - Intervention de Pierre-Yves Thomas pour le PCF et photos de Daniel Laporte
Carhaix: une centaine de personnes rassemblées pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza - Intervention de Pierre-Yves Thomas pour le PCF et photos de Daniel Laporte
Le Télégramme :À Carhaix, une centaine de personnes se rassemble pour un cessez-le-feu en Palestine
 
Carhaix: une centaine de personnes rassemblées pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza - Intervention de Pierre-Yves Thomas pour le PCF et photos de Daniel Laporte
Carhaix: une centaine de personnes rassemblées pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza - Intervention de Pierre-Yves Thomas pour le PCF et photos de Daniel Laporte
Carhaix: une centaine de personnes rassemblées pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza - Intervention de Pierre-Yves Thomas pour le PCF et photos de Daniel Laporte
Carhaix: une centaine de personnes rassemblées pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza - Intervention de Pierre-Yves Thomas pour le PCF et photos de Daniel Laporte
Carhaix: une centaine de personnes rassemblées pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza - Intervention de Pierre-Yves Thomas pour le PCF et photos de Daniel Laporte
Carhaix: une centaine de personnes rassemblées pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza - Intervention de Pierre-Yves Thomas pour le PCF et photos de Daniel Laporte
Carhaix: une centaine de personnes rassemblées pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza - Intervention de Pierre-Yves Thomas pour le PCF et photos de Daniel Laporte
Carhaix: une centaine de personnes rassemblées pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza - Intervention de Pierre-Yves Thomas pour le PCF et photos de Daniel Laporte
Carhaix: une centaine de personnes rassemblées pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza - Intervention de Pierre-Yves Thomas pour le PCF et photos de Daniel Laporte
Carhaix: une centaine de personnes rassemblées pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza - Intervention de Pierre-Yves Thomas pour le PCF et photos de Daniel Laporte
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23 décembre 2023 6 23 /12 /décembre /2023 11:37
A propos de la petite entreprise révisionniste d'Yves Mervin qui réhabilite l'Abbé Perrot et salit la mémoire de la Résistance

Nous ne laisserons pas l'extrême-droite salir la mémoire de nos camarades engagés dans la Résistance.

Yves Mervin, ancien militaire, reconverti "historien" de propagande, sympathisant d'un nationalisme breton de droite anti-communiste ou d'extrême-droite, a récemment publié un livre contre la Résistance et à la gloire du prêtre nationaliste breton collaborateur "Jean-Marie Perrot, 12 décembre 1943, un crime communiste".

Il a encore fait publier cette semaine dans le Ouest-France et le Télégramme un droit de réponse sur un article du 8 décembre sur sa conférence d'hommage à l'Abbé Perrot et à son combat pour la collaboration avec l'occupant nazi.

L'auteur parle de la part de la résistance d'"assassinats y compris de jeunes enfants, de viols", accomplis par la Résistance. Les communistes mangeurs d'enfants, ça rappelle des souvenirs...

Yves Mervin avait déjà cherché à salir la Résistance pour blanchir a contrario les partisans de la collaboration dans un livre intitulé "Le joli mois de mai 1944".

Un livre où il défendait que "la Résistance a fait plus de morts chez les Bretons que chez les Allemands" et que "globalement, la Résistance a été plus nuisible qu'utile" (propos relatés dans un article de Ouest-France).

La conférence d'Yves Mervin pour dénoncer "le crime communiste" qu'aurait représenté selon lui l'exécution de l'Abbé Perrot, le 9 décembre dernier à Quimper, dans une salle du diocèse à la Chapelle Saint-Laurent, a justement alimenté la polémique, suscitant l'indignation de plusieurs associations et personnalités comme l'élue communiste de Quimper Yvonne Rainero qui avait également réagi dans un communiqué publié sur le site internet du PCF Finistère, "Rouge Finistère" et que nous citons à nouveau ici:

"ll est choquant, en ces temps où une extrême-droite décomplexée trouve un écho complaisant pour ses discours de haine et de xénophobie, d’apprendre que, sous le patronage de l’évêché, va se tenir dans une chapelle de Quimper, ville qui porte jusque dans sa préfecture le souvenir de Jean Moulin, une conférence dont l’objet est clairement de réhabiliter la collaboration et de salir la Résistance. Le site d’extrême-droite Breizh-info qui la sponsorise ne s’y est pas trompé. Il ne s’agit pas ici d’apaiser la mémoire, mais bien de revisiter l’histoire. Ce n’est pas un hasard si la sinistre milice armée bretonne constituée pour combattre la Résistance a pris en 1943 le nom de Bezen Perrot en hommage à cet abbé qui exprimait sa sympathie pour les régimes amis d’Hitler en Europe centrale et dont la proximité avec la collaboration ne fait aucun doute. La Bezen Perrot incorporée dans la SS hitlérienne a semé la terreur et la mort en Bretagne, poursuivant son parcours sanglant jusque dans sa fuite avec les armées nazies à la Libération. L’un des acteurs de cette réécriture de l’histoire n’hésite pas à traiter d’assassins les résistants communistes. C’est la résistance au nazisme dans son ensemble qu’il prend pour cible. La résistance communiste y a joué un rôle essentiel, le Finistère en a été un bel exemple. La tenue de cette conférence est une insulte à la mémoire des deux jeunes communistes Pierre Jolivet et Émile Le Page, premiers résistants fusillés à Quimper par les Allemands, ils avaient 19 et 20 ans, cela s’est passé au champ de tir de La Tourelle, à proximité de la chapelle Saint-Laurent.

Elle est une insulte à la mémoire de tous les résistants communistes de ce département, et dont beaucoup étaient bretonnants. Elle est aussi une insulte à la mémoire de ceux qui se sont engagés dans les combats de la Résistance au nom de leur foi comme le frère Joseph Salaün du Likès.

Ne laissons pas les héritiers des mouvements racistes et antisémites qui proclamaient dès 1938 « La France aux Juifs, la Bretagne aux Bretons » répandre leurs idées malsaines.

Yvonne Rainero, élue communiste de Quimper"

Rappelons que si en effet l'abbé nationaliste Jean-Marie Perrot a bien été exécuté par un jeune résistant communiste à Scrignac, c'était suite à une décision prise conjointement par les services de la France Libre à Londres (et donc la Résistance gaulliste) et la Résistance intérieure pour plusieurs raisons:

- L'Abbé Perrot était un ami politique et personnel de nombreux nationalistes bretons promouvant la collaboration politique et militaire avec les Nazis, Olivier Mordrel, Célestin Lainé, Raymond Delaporte, Yann Bricler, Debauvais, etc, et il les recevait dans son presbytère à Scrignac, comme du reste de nombreux officiers allemands avec lesquels pour certains il entretenait des relations avant la guerre. Cette présence d'officiers allemands et de collaborateurs dans une région acquise à la Résistance, et tout particulièrement à la résistance FTPF et communiste, était un danger pour les patriotes. 

- Cet abbé avait dénoncé à des collaborateurs bretons alliés aux nazis les activités patriotiques de Résistants et militants communistes de Scrignac, telle Mme Duperrier, sympathisante communiste, et son mari, communiste, qui avaient fait diffuser "La Marseillaise" par un haut-parleur de la place de Scrignac le jour du débarquement allié en Afrique du Nord et qui mobilisaient la population contre les Allemands. Jean-Marie Perrot publiait aussi de nombreux articles anticommunistes dans la revue Feiz Ha Breiz tenu par son ami Herri Caouissin, futur adhérent du Front National, alors que la répression de la police française de collaboration, des milices, et de l'armée d'occupation allemande et nazie faisaient rage contre la Résistance communiste, et que le discours de croisade contre le bolchevisme était un des ressorts idéologiques les plus utilisés du soutien au nazisme et à la collaboration.  

- A l'occasion des obsèques de l'Abbé Perrot, célébrées sous la garde des soldats allemands et en présence des dirigeants nationalistes collaborateurs bretons, Lainé et son ami Ange Péresse firent serment de le venger et de baptiser l'unité de supplétifs SS rattachée à la police de répression anti-résistante allemande qu'ils avaient créée et qui s'appelait le Bezen Cadoudal, du nom du chef chouan morbihannais qui combattit ardemment la République et la Révolution, du nom de Bezen Perrot. Rappelons que ce Bezen Perrot, où sévirent une soixantaine de jeunes militants nationalistes bretons d'extrême-droite, fut responsable de plusieurs centaines d'arrestations, de tortures, d'exécutions sommaires ou de déportations en camps de concentration contre des Résistants bretons dans les mois de la Libération de la Bretagne.  Les résistants du village de Scrignac et des environs, dans les Monts d'Arrée, furent parmi les premières victimes du Bezen Perrot, et du Kommando de Landerneau et de la répression nazie l'année 1944. Plusieurs résistants de Scrignac ont été arrêtés et fusillés par les Allemands : Jean Priol, Jean-Marie Le Fur, Joseph Salaun, Joseph Salaun, les frères Paul et Valentin Poher, Francis Kervoelen et André Édouard Guillou, Robert Boucher. D'autres sont morts en déportation comme François-Marie Coant. Mais ceux-là n'intéressent pas Yves Mervin.

Le devoir de mémoire concernant la collaboration bretonne et les crimes de ces centaines de collaborateurs bretons nationalistes ne doivent pas masquer que la Bretagne fut avant tout une grande terre de Résistance: on parle de 2 700 résistants bretons fusillés, de 1 000 résistants bretons tués au combat, de 3 743 déportés pour actes de Résistance dans les cinq départements bretons.

Et au sein de cette Résistance populaire intérieure qui appuya considérablement la Libération du territoire et la progression alliée en Bretagne et permit de fixer les troupes allemandes en Bretagne pour faciliter la progression alliée en Normandie, la résistance populaire F.T.P.F organisée par le Parti communiste clandestin composa le principal mouvement de Résistance en effectifs, et celui qui engagea le plus tôt la lutte armée contre l'Occupant fasciste, nazi, et ses collaborateurs d'extrême-droite, partisans de Vichy, des groupes collaborationnistes, dont ceux de la mouvance nationaliste bretonne.

La Fédération du PCF Finistère, 23 décembre 2023.

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23 décembre 2023 6 23 /12 /décembre /2023 09:42

 

n quelques années, le macronisme est passé de « pragmatique et moderne » à violent, autoritaire, antisocial et méprisant. Après s’être attaqué à la République sociale, il s’en est pris aux fondations de la République lors de la loi immigration, sous les applaudissements du RN.

Qu’est devenu le « projet » d’Emmanuel Macron qui visait, en 2017, la « modernisation de l’économie » et la « rénovation de la vie politique », tout en étant « ni de droite, ni de gauche » ? En six ans, le président a peu à peu montré son vrai visage : celui d’une violence économique et sociale au service des plus riches et celui d’une violence physique qui s’abat sur les manifestants.

Il a atteint, en cette fin d’année, une nouvelle limite, en faisant adopter la préférence nationale pour les aides sociales au Parlement. Soit exactement ce que propose l’extrême droite, alors même qu’Emmanuel Macron a été élu par deux fois pour lui faire barrage.

 

L’affaire Benalla, le fait du prince

L’affaire Benalla éclate durant l’été 2018 et secoue jusqu’au sommet de l’État. Le conseiller du président de la République avait été filmé, le 1er mai 2018, violentant des manifestants à Paris affublé d’un brassard de la police. Et l’Élysée, au courant, n’avait pas daigné le sanctionner. « L’essentiel, c’est de se demander pourquoi la pratique du pouvoir par le président de la République encourage ou permet l’impunité de personnes comme M. Benalla », relève, à l’époque, le communiste André Chassaigne.

Une facette du macronisme que les Français ne connaissaient pas encore apparaît au grand jour : celle d’un pouvoir violent, ayant recours à des officines parallèles aux administrations républicaines. Muet plusieurs jours, Emmanuel Macron finit par s’exprimer lors d’un discours indigne d’un président. « S’ils veulent un responsable, il est devant vous, qu’ils viennent le chercher ! » lance-t-il, en attaquant les médias et le Parlement.

« Nous avons une presse qui ne cherche plus la vérité », ose-t-il déclarer, avant de tancer les députés souhaitant créer une commission d’enquête : « Certains voudraient faire sortir le pouvoir législatif de son lit. » Des propos gravissimes pour le garant de nos institutions.

Ce premier grand scandale reste emblématique du macronisme, selon le psychanalyste Roland Gori. « Macron a systématiquement doublé toutes les directions par des milices bureaucratiques privées », explique l’universitaire. C’est, selon lui, typique d’une « conduite du pouvoir sur un mode libéral-autoritaire ».

 

Les gilets jaunes, ou le rejet du peuple

Cette conduite du pouvoir, les gilets jaunes en font les frais quelques mois plus tard. Face à l’une des plus grandes révoltes sociales de ces dernières décennies, Emmanuel Macron répond par une répression féroce. Fin 2018, les gilets jaunes occupent des ronds-points partout dans le pays pour dénoncer un quotidien de moins en moins possible à vivre.

Emmanuel Macron leur répond par des charges de police qui font des milliers de blessés, des dizaines d’éborgnés, des mutilés et des milliers de condamnations pénales. Puis il lance un « grand débat » en y glissant des thématiques qui n’ont rien à voir avec les revendications initiales et qui, en bout de course, n’ont débouché sur rien de concret.

Un « déni et un rejet de la dignité des travailleurs, de la vulnérabilité du peuple et de son désir de fraternité », analyse Roland Gori. « Il semble complètement dénué d’empathie », ajoute l’universitaire. « Quand il dialogue, il n’écoute pas. Il rejette la parole de l’autre et essaie de coloniser son esprit à l’aide de sa propre rhétorique. » Et n’hésite pas à user de la matraque, notamment contre les grévistes et les écologistes.

 

L’affaire McKinsey, la République des affaires

Plus que toutes les droites avant elle, la Macronie incarne la collusion des intérêts publics et privés. Son entourage comporte de nombreux « pantoufleurs », et l’on ne sait plus si Macron sert l’État ou bien les entreprises privées ? Les affaires Alstom et Uber sont en cela particulièrement révélatrices.

Cette porosité entre État et monde des affaires a été mise au jour à un tout autre niveau par Éliane Assassi, rapporteure d’une commission d’enquête du Sénat sur les cabinets de conseil. Début 2022, l’élue communiste montre que, pour la seule année 2021, l’État a dépensé 2,5 milliards d’euros pour des consultants privés, notamment le cabinet McKinsey… soit une hausse de 329 % en six ans.

« Cela montre la défiance de la Macronie vis-à-vis de la gestion des politiques publiques par le public. Lorsqu’il a fallu étudier l’organisation logistique pour gérer la crise du Covid, l’exécutif a externalisé au nom de la croyance en laquelle donner au privé, c’est mieux. Et il l’a fait sur des tas d’autres sujets… » critique le député PCF Nicolas Sansu, qui bataille depuis des mois pour que l’Assemblée encadre les activités de conseil. Ce pourrait être le cas en janvier, mais les macronistes tentent d’amoindrir la portée du texte, déterminés à ne pas opérer de séparation entre l’État et l’argent.

 

Une réforme des retraites antidémocratique et antisociale

Lors de la réforme des retraites imposée en 2023, le macronisme se livre à un coup de force antisocial et antidémocratique inouï. Le recul de l’âge de départ à 64 ans suscite le rejet de l’immense majorité des Français. Mais, face à l’éventualité d’une défaite au Parlement, le président use d’articles réglementaires et constitutionnels pour réduire la durée des débats à deux semaines.

Puis il impose un vote bloqué au Sénat, pour finalement recourir au 49.3 et faire adopter sans vote une réforme fondamentale pour la vie de millions de travailleurs. Ces coups de force d’un président désormais poursuivi par des concerts de casseroles à chacun de ses déplacements illustrent son deuxième quinquennat. « Il est désormais condamné à jouer la tactique, à fonctionner au coup par coup », résume Roland Gori. Le dernier avatar étant sa loi sur l’immigration…

 

Une loi immigration qui abîme la République

Avec l’adoption de la loi immigration grâce au soutien du RN, l’ancienne « République en marche » s’attaque aux fondamentaux de notre République. Ce texte, qui met en place une préférence nationale, « est contraire à nos valeurs, contraire aux conventions internationales que nous avons signées », dénonce Marie-Christine Vergiat, vice-présidente de la Ligue des droits de l’homme (LDH).

La remise en cause du droit du sol crée une inégalité entre enfants nés sur notre territoire. « Cela faisait partie des fondements historiques du droit français », dénonce la militante. De même, la fin de l’universalité concernant les aides sociales concernant les immigrés est « contraire à la devise nationale, Liberté, égalité, fraternité ».

Cette loi, en plus de stigmatiser les étrangers, reprend sans vergogne le programme du RN. Et ce, alors même qu’Emmanuel Macron a été élu par deux fois pour faire barrage à l’extrême droite.

 

 
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23 décembre 2023 6 23 /12 /décembre /2023 07:13
Loi immigration: l'appel à la résistance de Sophie Binet - Ouest-France, 21  décembre 2023
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23 décembre 2023 6 23 /12 /décembre /2023 07:09
Le Télégramme, 21 décembre 2023

Le Télégramme, 21 décembre 2023

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23 décembre 2023 6 23 /12 /décembre /2023 07:00
Appel unitaire dans L'Humanité: « Monsieur le Président, ne promulguez pas la loi immigration ! »
Appel unitaire dans L'Humanité: « Monsieur le Président, ne promulguez pas la loi immigration ! »
Syndicalistes, élus, intellectuels et artistes : ils exhortent Emmanuel Macron à renoncer à une législation qui "fracture les fondements de la République, en instillant le poison xénophobe de la préférence nationale"
Appel : « Monsieur le Président, ne promulguez pas la loi immigration ! »

Tribune

À l’initiative de l’Humanité, des élus, des syndicalistes, des intellectuels et des artistes exhortent Emmanuel Macron à renoncer à une législation qui « fracture les fondements de la République, en instillant le poison xénophobe de la préférence nationale ».

À la dernière élection présidentielle, des millions de voix se sont reportées sur Emmanuel Macron au second tour pour faire barrage à Marine Le Pen. « Ce vote m’oblige », avait assuré le président élu. La loi immigration, véritable marchepied à l’idéologie nationaliste de l’extrême droite, est une trahison de cet engagement solennel pris devant les Français.

Soutenu par le RN, ce texte, adopté sans réel débat au Parlement, fracture le camp présidentiel mais, surtout, les fondements de notre République. En instillant le poison xénophobe de la préférence nationale, en remettant en cause le droit du sol, il bafoue les principes d’égalité et de non-discrimination, socle de notre démocratie fraternelle.

Cette loi de haine et de division fait peser une lourde menace sur le sort de nos semblables, étrangers ou immigrés, donc sur la cohésion de notre société. Elle ouvre la voie au pire.

Face à ce danger, nous, citoyennes et citoyens soucieux du vivre-ensemble, appelons le chef de l’État à se ressaisir. Ne promulguez pas ce texte de tous les dangers !

Merci d’avoir signé l’appel contre la promulgation de la loi immigration.

Cordialement, Les équipes de l’Humanité

 

15 000 citoyen.nes ont déjà signé cet appel. Nous publions ici au fur et à mesure leur nom, pour celles et ceux qui le souhaitent.

Ci-dessous, la liste des 150 premières personnalités ayant répondu à l’appel.

Les 150 premiers signataires

Steve Achiepo Cinéaste,

Fleur Albert Cinéaste,

Mustapha Amokrane et Hakim Amokrane Chanteurs et musiciens,

Nassim Amaouche Réalisateur,

Swann Arlaud Acteur,

Marine Atlan cinéaste,

Danielle Arbid Cinéaste,

Martine Aubry Maire PS de Lille,

Étienne Balibar Philosophe,

Chloé Bégou Metteuse en scène et directrice artistique de la colonie Bakakaï,

Antoine Barraud Cinéaste,

Matthieu Bareyre Cinéaste,

Faouzi Bensaïdi Cinéaste,

Patrice Bessac Maire PCF de Montreuil,

Sophie Binet Secrétaire générale de la CGT,

Laurent Binet Écrivain,

Thomas Bidegain Cinéaste,

Manuel Bompard Coordinateur national de la France insoumise,

Bertrand Bonello Cinéaste,

Nicolas Boone Cinéaste,

Lucie Borleteau Cinéaste,

Nicolas Bouchaud Comédien,

Patrick Boucheron Historien, professeur au Collège de France

Céline Bozon Cheffe opératrice,

Guillaume Brac Cinéaste,

Rachida Brakni Actrice,

Ian Brossat Sénateur communiste,

Mikael Buch Cinéaste,

Fanny Burdino Cinéaste,

Rodolphe Burger musicien,

Laure Calamy Actrice,

Robin Campillo Cinéaste,

Éric Cantona Acteur,

Sorj Chalandon Écrivain,

Patrick Chamoiseau Écrivain,

Jeanne Champagne Metteuse en scène,

André Chassaigne Président du groupe GDR à l’Assemblée nationale,

Carole Chassaing Productrice,

Cyrielle Chatelain Présidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale,

Régine Chopinot Chorégraphe,

Samuel Churin acteur,

Hélier Cisterne Cinéaste,

Romain Cogitore Cinéaste,

Christophe Cognet Cinéaste,

Pascal Convert artiste,

Laurence Cordier Actrice,

Olivier Corzani, maire PCF de Fleury-Mérogis

Cécile Cukierman Présidente groupe CRCE-K au Sénat,

Didier D’Abreu Cinéaste,

Jean-Pierre Darroussin Acteur,

Léon Deffontaines Tête de liste du PCF aux élections européennes,

Carole Delga Présidente PS de la région Occitanie,

Caroline Deruas cinéaste,

Alice Diop Cinéaste,

Valérie Donzelli Cinéaste,

Laetitia Dosch Actrice et réalisatrice,

Grégory Doucet Maire écologiste de Lyon,

Samuel Doux Cinéaste,

Claire Doyon Cinéaste,

Raphaëlle Doyon maîtresse de conférence Paris-8

Jeanne Dressen Réalisatrice,

Cécile Duflot Directrice générale d’Oxfam France,

Richard Dumy Metteur·euse en scène et acteur·ice et chercheur·euse,

Karine Durance Attachée de presse cinéma,

Simon Duteil Codélégué général de Solidaires,

Annie Ernaux Écrivaine prix Nobel de littérature,

Laurent Escure Secrétaire général de l’Unsa,

Camille Étienne Activiste pour le climat,

Elsa Faucillon Députée PCF,

Olivier Faure Premier secrétaire du PS,

Léa Filoche Co-coordinatrice de Génération·s,

Marine Franssen Cinéaste,

Hélène Frappat Écrivaine,

Nathalie Garraud Directrice du centre dramatique national des 13 vents,

Laurent Gaudé Écrivain,

Fabien Gay Sénateur et directeur de l’Humanité,

Lisa Giacchero Cinéaste,

Guillaume Gontard Président du groupe écologiste au Sénat,

Yann Gonzalez Cinéaste,

Julien Gosselin Metteur en scène,

Pascal Greggory Acteur,

Faïza Guène Écrivaine,

Murielle Guilbert Codéléguée générale de Solidaires,

Rachid Hami Cinéaste,

Bérénice Hamidi professeure Université Lyon 2,

Benoît Hamon Directeur général de Singa,

Ted Hardy-Carnac Cinéaste,

Myriam Harir Avocate spécialiste des droits des étrangers,

Omid Hashemi performeur et chercheur,

François Héran Titulaire de la chaire migrations et sociétés au Collège de France,

Clotilde Hesme Comédienne,

Anne Hidalgo Maire PS de Paris,

Yannick Jadot Sénateur écologiste

Gaëlle Jones Productrice,

Élisabeth Jonniaux cinéaste,

Valérie Jouve Artiste,

Patrick Kanner Président du groupe socialiste au Sénat,

Baya Kasmi Cinéaste,

Mohamed el Khatib auteur et metteur en scène,

Héléna Klotz Cinéaste,

Nicolas Klotz Cinéaste,

Julia Kowalski Cinéaste,

Judith Krivine Présidente du Syndicat des avocats de France,

Alice Labadie Distributrice de cinéma,

Jean Labadie distributeur de cinéma,

Manele Labidi Cinéaste,

Mathilde Larrère Historienne,

Lazare Auteur,

Michel Leclerc Cinéaste,

David Lescot Auteur et metteur en scène,

Danielle Linhart Sociologue,

Benjamin Lucas Député écologiste,

Maguy Marin Chorégraphe,

Philippe Martinez Ancien secrétaire général de la CGT,

Bertrand Mandico Cinéaste,

Henry Masson Président de la Cimade,

Nicolas Mathieu Écrivain,

Patricia Mazuy Cinéaste,

Jean-Luc Mélenchon, Co-président de l’institut la Boëtie

Sébastien Menesplier Secrétaire général de la FNME-CGT,

Guillaume Meurice Humoriste,

Yasmine Modestine Actrice et autrice,

Gérard Mordillat Écrivain et cinéaste,

Sarah Moon Photographe,

Léa Mysius Cinéaste,

Corinne Narassiguin Sénatrice socialiste,

Arthur Nauzyciel Acteur et metteur en scène,

Stanislas Nordey Acteur et metteur en scène,

Anna Novion Cinéaste,

Erik Orsenna Écrivain et académicien,

Mathilde Panot Présidente du groupe France insoumise à l’Assemblée nationale,

Caroline Pascal Actrice,

Agnès Patron Cinéaste,

Célie Pauthe Metteuse en scène,

Patrick Pelloux Urgentiste,

Élisabeth Perceval Cinéaste,

Antonin Peretjatko Cinéaste,

Alexandre Perrier Producteur,

Nicolas Philibert Cinéaste,

Just Philippot Cinéaste,

Michel Pigenet Historien,

Ernest Pignon-Ernest Plasticien et académicien,

Monique Pinçon-Charlot Sociologue,

Éric Piolle Maire écologiste de Grenoble,

Marta Ponsa historienne de l’art,

Caroline Poggi Cinéaste,

Reine Prat Autrice,

Gérard Ré Secrétaire confédéral de la CGT

Kim Reuflet Présidente du Syndicat de la magistrature,

Philippe Rio Maire PCF de Grigny,

Eve Robin Productrice,

Johanna Rolland Maire socialiste de Nantes,

Axelle Ropert Cinéaste,

Pierre Rosanvallon Historien et sociologue,

Fabien Roussel Député et secrétaire national du PCF,

Michèle Rubirola Première adjointe écologiste de la mairie de Marseille

Katell Quillévéré Cinéaste,

Arash Saeidi Co-coordinateur de Génération·s,

Thomas Salvador Cinéaste,

Lydie Salvayre Écrivaine,

Pierre Serna Historien,

Marion Siéfert Metteuse en scène,

Anthony Smith CGT ministère du Travail,

Benoît Teste Secrétaire général de la FSU,

Bernard Thibault Ancien secrétaire général de la CGT,

Pacôme Thiellement Écrivain,

David Tion Producteur,

Marine Tondelier Secrétaire nationale des Écologistes-EELV,

Marie Toussaint Tête de liste des Écologistes aux européennes,

Marion Truchaud Cinéaste,

Boris Vallaud Président du groupe socialiste à l’Assemblée,

Najat Vallaud-Belkacem Présidente de France Terre d’asile,

Marie-Christine Vergiat Vice-présidente de la Ligue des droits de l’Homme

Virgil Vernier Cinéaste,

Marie Vialle Actrice et metteuse en scène,

Jean Vigreux Historien,

Jonathan Vinel Cinéaste,

Benoît Volnais Cinéaste,

Bernard Wallet Écrivain et éditeur,

Éléonore Weber Cinéaste,

Serge Wolikow Historien,

Alice Zeniter Écrivaine et cinéaste.

Des milliers de citoyen.nes ont déjà signé cet appel.

Nous publions ici au fur et à mesure leur nom, pour celles et ceux qui le souhaitent.

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23 décembre 2023 6 23 /12 /décembre /2023 06:55
Loi immigration, le sort des étudiant·e·s étranger·e·s toujours sur la table - Léna Raud, secrétaire nationale de l'Union des Etudiants Communistes
Loi immigration, le sort des étudiant·e·s étranger·e·s toujours sur la table

Alors que la loi immigration a subi un revers à l’Assemblée nationale, la voici maintenant débattue en commission mixte paritaire composée majoritairement de parlementaires de droite.

Ce passage en commission mixte risque de considérablement droitiser le texte et renforcer les articles concernant les étudiant·es étranger·es. En effet, un ensemble de dispositions dans le texte pourrait considérablement précariser les étudiantes et étudiants étrangers.

Depuis la loi Bienvenue en France, la situation s’était déjà largement dégradée. Venir étudier en France est devenu un sacrifice financier et la loi immigration n’arrange rien.

En effet, cette loi vise entre autres à automatiser les droits d’inscription majorés pour les non-ressortissants de l’Union européenne, dans le but de contraindre les universités et écoles qui ne l’ont pas encore appliqué, malgré les pressions gouvernementales et les suppressions de budget.

En outre, le Sénat propose que la délivrance de la carte de séjour soit « subordonnée au dépôt d’une caution par l’étranger » primo-arrivant, caution qui lui serait remise en cas de retour à son pays d’origine à la fin des études ou de changement de statut. La loi stipule qu’au-delà des difficultés déjà existantes lors de la rénovation du titre, les étudiants devraient justifier le « caractère réel et sérieux des études ».

Enfin, le report de l’ouverture des droits aux prestations sociales non contributives à 5 ans de résidence stable et régulière, notamment pour les allocations familiales, logement et handicap, ainsi que les entraves à la rénovation d’un titre avec une même mention renforcent leur exclusion de l’ESR français.

Ces mesures sont en inadéquation totale avec l’ambition d’un ESR ouvert sur le monde. L’accueil d’étudiantes et d’étudiants étrangers constitue en réalité une chance pour notre système. Ils et elles participent au rayonnement de notre enseignement supérieur et permettent un enrichissement intellectuel sans égal.

L’ensemble de ces propositions sont inaudibles et sont des attaques au principe d’un ESR ouvert et accessible, donc gratuit, suivant le schéma classique de la casse du service public : l’offensive sur un public spécifique à des motifs divers représente une porte d’entrée pour faire régresser l’ensemble de droits sociaux.

Léna Raud


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23 décembre 2023 6 23 /12 /décembre /2023 06:53

MORLAIX-LIBERTÉS NOUS INVITE A UN RASSEMBLEMENT

AUJOURD'HUI SAMEDI 23 DÉCEMBRE 

A 11H DEVANT LA MAIRIE DE MORLAIX

POUR DIRE NON AU VOTE XENOPHOBE DES ELUS ET DEMANDER LES MEMES DROITS POUR TOUS SANS RESTRICTION.

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23 décembre 2023 6 23 /12 /décembre /2023 06:26
Tribune
Loi immigration : un pacte faustien sur le dos des personnes immigrées

 

 
Cette tribune du Gisti a été publiée sur le site de l’Obs

Hasard funeste du calendrier, au lendemain de la Journée internationale des Migrants, censée « dissiper les préjugés et célébrer leurs contributions », le Sénat et l’Assemblée nationale ont adopté le texte le plus hostile aux étrangers depuis la Libération. Le même jour, les États membres de l’Union européenne adoptaient le pacte sur l’asile et l’immigration, finalisant la construction de l’Europe forteresse.

Comme le pacte européen, le projet de loi repose sur une dialectique délétère : alimenter les peurs en prétendant leur apporter un remède, quel que soit le coût de la politique qui, en s’engageant dans la voie du repli, ouvre celle de la xénophobie et du racisme en même temps qu’elle s’en imprègne.

La responsabilité première de ce naufrage est celle du président de la République qui, se prévalant, cette fois, de sondages d’opinion qu’il avait souverainement méprisés pour imposer sa réforme des retraites, a obstinément tenu à mettre ce énième projet de loi à l’agenda, sans rien ignorer du boulevard qu’il offrait à une droite débridée.

Elle est partagée par une Première ministre et un ministre de l’Intérieur qui, pour vendre un projet de loi prétendument équilibré, se sont livrés à des marchandages sordides, passant par pertes et profits la mesure qui se voulait emblématique de leur « humanité », la régularisation des travailleurs dans les métiers en tension. Sans grande portée dans le projet initial, il n’en reste quasiment rien une fois passée à la moulinette de la commission mixte paritaire : l’arbitraire des préfets continuera de régner comme il règne déjà pour l’application de la « circulaire Valls ».

Cette seule capitulation dit tout de l’absence de convictions d’une majorité parlementaire qui, seulement préoccupée de sauver la face de son président, a progressivement lâché sur tous les fronts, pour finir par rallier le Rassemblement national : principe de quotas, préférence nationale pour de nombreuses allocations, remise en cause du droit du sol, rétablissement du délit de séjour irrégulier et engagement de réformer l’AME ne sont que les manifestations les plus visibles de cette capitulation générale.

Et le cynisme est à son comble quand ce projet de loi conditionne le droit au séjour au respect de « principes de la République » que ces dispositions piétinent : de quel « modèle d’intégration » ce projet est-il porteur quand il soumet les personnes étrangères à des « principes » que les pouvoirs publics se dispensent eux-mêmes de respecter pour mieux leur infliger un contrôle permanent ?

Moins commentée, la référence omniprésente à la notion de menace pour l’ordre public – pour supprimer la garantie du droit de mener une vie privée et familiale prévue par l’article 8 de la Convention européenne des Droits de l’Homme – installe définitivement dans notre droit la figure de l’étranger délinquant que le ministre de l’Intérieur a agitée jusqu’à plus soif. Elle met parallèlement à la disposition des préfets une arme redoutable pour refuser ou retirer le droit au séjour comme pour éloigner « les indésirables ».

Mais nul n’ignore plus aujourd’hui que ce gouvernement est acquis aux thèses de ceux qui veulent se débarrasser des acquis des droits fondamentaux et des institutions qui les protègent : en se moquant d’une décision de la Cour européenne des Droits de l’Homme et en refusant d’exécuter celle du Conseil d’État qui en tirait les conséquences, le tout, sans faire frémir qui que ce soit dans son propre camp, le ministre de l’intérieur a déjà fixé le cap d’une déconstruction de l’État de droit dont les personnes étrangères sont les premières cibles.

Quels seront finalement les effets de ce texte ? Il n’inversera pas le mouvement inéluctable des migrations : des couples franco-étrangers se marieront, des étranger⋅es feront venir leur famille au prix de difficultés toujours plus considérables, des persécuté⋅es viendront chercher asile au péril de leur vie, des OQTF illégales ou inexécutables resteront distribuées en masse, des sans-papiers continueront d’être exploités dans les cuisines des restaurants ou sur les chantiers, des étudiant⋅es viendront dans les universités, des mineur⋅es isolé⋅es seront à la recherche d’une protection et d’un meilleur avenir, etc. Ce qui changera, en revanche, c’est le degré d’humiliation, de répression et de souffrances, encore plus fort, que ces personnes devront acquitter pour vivre sur le sol français.

« On veut ceux qui bossent, on veut pas ceux qui rapinent » disait le ministre de l’Intérieur, pour justifier toutes les dispositions de son projet portant les coups les plus durs à l’immigration familiale et étudiante. Il apportait ainsi la preuve que le seul appel d’air est celui du racisme, celui que l’exécutif a délibérément choisi d’alimenter tout au long de cette désastreuse séquence.

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22 décembre 2023 5 22 /12 /décembre /2023 09:18

 

 

 

Avec cette CMP sur la loi immigration, vous n’avez pas fait que diviser votre majorité et le Parlement. Vous avez une nouvelle fois fracturé notre République en instrumentalisant les colères populaires nées des multiples crises que nous traversons, en désignant les étrangers comme des boucs émissaires.

Alors que des millions de nos concitoyens ont voté Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle, pensant faire barrage aux idées de l’extrême droite, ils découvrent ce matin le tapis rouge que vous leur avez déroulé avec cette loi de stigmatisation et de paupérisation de tous les étrangers.

Durcissement du regroupement familial, du droit du sol, des conditions d’accueil des étudiants, installation de quotas, rétablissement du délit de séjour irrégulier.

Cette CMP, directement pilotée par l’Elysée, au mépris de la séparation des pouvoirs, est en fait un nouvel accord de gouvernement entre vous et la majorité de droite radicalisée sur un programme le Peniste des années 80. Ne vous offusquez pas chers collègues car l’instauration de la préférence nationale pour les prestations sociales c’est bien Jean-Marie Le Pen.

J’alerte nos compatriotes qui pensent que leur situation personnelle peut s’améliorer avec la préférence nationale, qu’ils se souviennent bien que le recul des droits des étrangers précède toujours le recul des droits pour toutes et tous.

Cette loi est une souillure pour notre pays qui ne sera jamais une nation ethnique, elle reste une nation politique basée sur les valeurs liberté, égalité, fraternité avec une longue tradition d’accueil qui s’est construite aussi avec les vagues d’immigration, ne vous en déplaise.

Madame la Première Ministre, renoncez à promulguer cette loi et n’inscrivez pas à l’ordre du jour la suppression de l’aide médicale d’État le même trimestre où notre pays va faire entrer au Panthéon Missak et Mélinée Manouchian

 

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