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30 août 2024 5 30 /08 /août /2024 06:23

Suite aux élections européennes, à la dissolution surprise de l'assemblée nationale par le président Macron le soir des élections européennes, au ralliement honteux du leader du parti Républicains Ciotti à l'extrême-droite, et au 1er tour des élections législatives, il y avait un risque réel que le Rassemblement National gagne les élections législatives et soit en mesure de gouverner avec des partenaires débauchés à droite.

Au soir du 1er tour des élections législatives le 30 juin le RN faisait élire des députés dans 38 circonscriptions et était en tête dans 260 autres.

Dans ce contexte de péril extrême pour notre République et nos valeurs fondamentales héritières de la Révolution Française et des grands combats humanistes de la gauche et de la Résistance, la gauche a pris l'initiative d'affirmer la nécessité du désistement républicain et de retirer les candidats du nouveau front populaire quand les candidats de droite étaient arrivés devant eux et qu'il y avait un risque d'élection de député d'extrême-droite.

130 candidats du Nouveau Front populaire se sont désistés et 80 candidats d'Ensemble, la majorité présidentielle. Le désistement a été beaucoup moins systématique dans ce cas comme en témoignent deux refus de désistements de député.e.s de droite arrivés en 2nde position derrière la gauche dans le Finistère. Le désistement républicain a été beaucoup plus suivi à gauche, et c'est la droite qui en a le plus bénéficié.

97% des électeurs du Nouveau Front Populaire qui ont voté quand leur candidat du 1er tour s'était retiré ont voté pour un candidat de droite (macroniste ou LR) alors que 73% des électeurs Ensemble ont choisi un candidat Nouveau Front Populaire quand ils ont voté alors que leur candidat s'était retiré, selon des chiffres analysés par Gilles Finchelstein dans le journal "Le Monde" aujourd'hui. 

Pour l'électorat LR, dans le cadre du retrait de leurs candidats, 47% ont choisi l'abstention dans de la cadre de duel entre l'extrême-droite et la gauche ou même Ensemble. 26% le vote RN. En cas de duel RN-NFP, ils ne sont que 30% à avoir choisi le front républicain. 

Sans le désistement républicain et le sursaut démocratique pour faire barrage à l'extrême-droite, Macron aurait sauvé beaucoup moins des députés de son camp présidentiel et pourtant, battus incontestablement par la gauche aux élections législatives, les macronistes s'obstinent à vouloir rester maîtres du jeu et à empêcher une expérience gouvernementale de progrès social, quitte à renforcer la désespérance politique et les chances du RN d'accéder au pouvoir aux prochaines présidentielles.

Vous avez dit irresponsable...

Et pourtant l'image de Macron est plus mauvaise que jamais: 70% des personnes interrogées selon une enquête électorale citée par "Le Monde" aujourd'hui désapprouvent sa dissolution, 51% des sondés souhaitent une démission du président de la République, 30% y sont très favorables. 73% des sondés estiment que le chef de l’État devrait s'en tenir à un rôle d'arbitre neutre et cesser de prétendre gouverner sans majorité.

La sagesse exigerait donc qu'il laisse ses chances à un gouvernement du nouveau front populaire, surtout qu'avec un gouvernement de droite qui serait proche de ses options programmatiques et idéologiques, il ne pourrait gouverner qu'avec l'abstention bienveillante et la complicité du RN, celle-ci se payant au prix fort sur de nombreuses décisions, alors même que ses députés ont bien souvent été élus contre les idées, le programme, les candidats du RN, par des électeurs de gauche qui ont fait la différence.

Ismaël Dupont, le 30.08.2024

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30 août 2024 5 30 /08 /août /2024 06:17
Hommage à Alban Liechti "soldat du refus de la guerre d'Algérie" (L'Humanité, 30 août 2024)

Il est des hommes qui programment méthodiquement leur entrée dans l’Histoire par la grande porte. Alban Liechti, la modestie faite homme, n’était pas de cette engeance. Il laissera pourtant dans la guerre d’indépendance de l’Algérie une trace d’envergure.

Mort d'Alban Liechti, le « soldat du refus » de la guerre d'Algérie

Le militant communiste, Alban Liechti, premier appelé français à avoir refusé de tirer sur le peuple algérien, est décédé à l’âge de 89 ans. Ses obsèques auront lieu le 4 septembre, à Trappes, dans les Yvelines.

Il est des hommes qui programment méthodiquement leur entrée dans l’Histoire par la grande porte. Alban Liechti, la modestie faite homme, n’était pas de cette engeance. Il laissera pourtant dans la guerre d’indépendance de l’Algérie une trace d’envergure1. En 1956, Alban Liechti, malgré ses 21 ans, est déjà un militant aguerri, membre de l’Union des jeunesses républicaines de France (UJRF), l’ancêtre des Jeunesses communistes, et du PCF. À 17 ans, il avait manifesté à Paris contre la présence du général Ridgway et y avait été blessé. La guerre d’Algérie vint le happer sans qu’il n’ait rien demandé, comme tous ceux de sa génération. Alban était un homme entier. Ce fut un NON catégorique. Il fut le premier soldat français à refuser de porter les armes contre le peuple algérien. Choix d’homme, choix de communiste, choix d’internationaliste. S’ensuivront quatre années de sa jeune vie passées en prison, sans que sa flamme intérieure, ses convictions, ne vacillent.

Courant juin 1956, le régiment d’Alban est avisé du départ prochain en Algérie. Le 2 juillet, il prend la plume pour s’adresser au président de la République, René Coty : « Dans cette guerre, ce sont les Algériens qui défendent leurs femmes, leurs enfants, leur patrie, ce sont les Algériens qui combattent pour la paix et la justice. » C’est pourquoi, ajoute-t-il, « je ne peux prendre les armes contre le peuple algérien en lutte pour son indépendance ». Le 5, il est tout de même envoyé à Alger. Désigné par la hiérarchie comme un « lâche », un « mauvais Français », il doit s’expliquer devant les autres appelés, parfois agressifs. Il persiste. Direction immédiate vers une première prison.

Hostile à la nouvelle « sale guerre »

C’est tout sauf un geste spontané qu’il a accompli. Hostile à la nouvelle « sale guerre » (après celle d’Indochine), il l’était, comme la quasi-totalité des jeunes appelés là-bas. Communiste, il aurait pu accepter la forme de lutte que préconisaient l’UJRF et le PCF : partir en Algérie, y acquérir de l’autorité auprès des autres soldats, puis les amener doucement à s’opposer au conflit, enfin les entraîner à l’action ponctuelle, en un mot « faire du travail de masse ». Personne n’a le droit d’affirmer que ceux des militants qui ont choisi cette voie se sont fourvoyés, sont moins respectables que les « soldats du refus ». Alban, d’ailleurs, n’a jamais, ni alors ni depuis plus de soixante ans, porté de jugements de ce type, n’a jamais donné de leçons. Mais cette attitude n’était pas faite pour lui. Tout simplement. Il s’est comporté comme il pensait qu’il devait se comporter, lui, individu communiste – et le mot « individu », ici, importe –, voilà tout.

D’où le retard certain de son parti pour, finalement, le soutenir. La première fois que j’ai employé cette formule devant lui, il m’a rétorqué : « Tu ne verrais pas plutôt un certain retard ? » Tout Alban Liechti était là. Il reconnaissait, comment faire autrement, qu’il n’avait pas été immédiatement compris par ses camarades. Mais, justement, c’étaient – et ce furent jusqu’à son ultime souffle – ses camarades.

Pourtant, si l’organisation communiste en tant que telle hésita, elle incita le Secours populaire français à entamer immédiatement une campagne de solidarité. Tout au long de l’emprisonnement d’Alban, puis de celle des 45 autres soldats du refus (René Boyer, Jean Clavel, Claude Despretz, Pierre Guyot, Léandre Letoquart, Serge Magnien, Jean Vandart, Raphaël Grégoire…), ce fut le SPF – et, au sein de cette organisation, surtout des militants communistes – qui déploya une activité intense. On se doit de citer ici des personnalités d’exception, ses parents, celle qui devint son épouse attentive et active, Yolande, et Julien Lauprêtre, déjà dirigeant du SPF, qui firent un véritable tour de France, multipliant les rencontres, les initiatives, portant le débat sur le front de l’opinion publique. L’Humanité, l’Avant-Garde (UJRF-Jeunes communistes) et la Vie ouvrière (CGT) se joignirent ensuite à la campagne.

Il n’a jamais cessé de militer

Alban Liechti fut envoyé en prison militaire – on imagine ce que cela pouvait signifier dans ces années – d’abord en Algérie (Tizi Ouzou, Fort-National, Hussein-Dey, Maison-Carrée…), puis en France (Baumettes, Carcassonne…). Il fut finalement libéré de ses obligations militaires le 8 mars 1962 (dix jours avant les accords d’Évian), après six années passées sous les drapeaux, dont quatre dans les prisons de la République (la IVe et la Ve). Il avait alors 27 ans.
Dans cette institution où les officiers pour l’Algérie française (les OAS et les autres) ne cessaient de parler politique, dans cette armée qui avait mené sans état d’âme et avec la plus extrême violence deux guerres coloniales, Alban Liechti et ses camarades avaient eu le tort de faire entendre des voix discordantes, celles de l’amitié entre les peuples. Le tort ? Non, l’honneur.

Alban Liechti, jusqu’à ses derniers moments, n’a cessé de militer. Il était, comme l’a si bien chanté Ferrat, « de ceux qui manifestent ». Il animait l’association Agir aujourd’hui contre le colonialisme (Acca), fondée naguère par Henri Alleg et les « anciens » du Parti communiste algérien. Il fut l’un des signataires de l’Appel des Douze contre la torture, lancé par l’Humanité en 2000. Il remarquait, ces derniers temps, qu’il en était l’ultime survivant. Une page, avec lui, s’est donc tournée. Nous ne verrons plus son éternelle écharpe rouge, son symbole, sa passion.

Ses obsèques auront lieu le 4 septembre à 15h30 au cimetière Le Parc 2, rue Frédéric Chopin à Trappes (Yvelines). L’Humanité présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.

 

L’hommage du PCF

“Alban Liechti rejoint très jeune le combat communiste. Fils de résistant et apprenti horticulteur, il est, de fait, tôt confronté aux luttes de classes et aux questions nationales.

Face à la Guerre d’Indochine, il est de ces Français qui soutiennent le jeune Henri Martin, résistant communiste croyant prolonger son engagement pour le progrès en rejoignant la Marine nationale avant de se trouver confronté à la mission de combattre le peuple vietnamien en lutte pour son indépendance. Henri Martin connaîtra les prisons de la République et une grande campagne de soutien s’ensuivit. Alban Liechti y participa et en fut décisivement marqué.

Quand, à son tour, Alban Liechti est appelé à combattre, c’est le peuple algérien qui, cette fois, est visé parce qu’il recherche une voie d’indépendance. Alban Liechti tâche de convaincre autour de lui, fait signer largement une pétition à l’orientation claire : le refus d’une guerre d’asservissement.

Pour avoir refusé jusqu’au bout de prendre les armes contre le peuple algérien, Alban Liechti paiera un lourd tribut, condamné à passer une partie de sa jeunesse en prison. “Soldat du refus”, il fut entouré par une campagne de soutien ; d’autres jeunes communistes suivirent ce même chemin marqué par une lourde répression (Léandre Letoquart, Jean Clavel…).

Après avoir recouvré la liberté, Alban Liechti retrouva ses activités militantes. Epris de justice et de liberté pour le peuple de France et tous les peuples du monde, il demeura un militant communiste toute sa vie durant.

Le Parti communiste s’honore de compter dans ses rangs des hommes comme Alban Liechti.

Nous adressons à sa famille et à ses proches toutes nos condoléances et leur assurons que le courage lucide d’Alban Liechti continuera d’inspirer les communistes et tous les partisans de l’émancipation humaine.”

Paris, le 29 août 2024.

Parti communiste français.

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30 août 2024 5 30 /08 /août /2024 06:14
Nouveau premier ministre : Emmanuel Macron aurait-il peur que la gauche fasse mieux que lui ? - L'Humanité, Aurélien Soucheyre, 30 août 2024

Aurélien Soucheyre, L'Humanité, 29 août 2024

Le président de la République a reconnu qu’il craint davantage les réformes proposées par le Nouveau Front populaire que sa prétendue incapacité à gouverner. Ce qui constitue un déni démocratique de plus.

Emmanuel Macron a finalement reconnu la véritable raison pour laquelle il refuse d’appeler Lucie Castets à Matignon. « Si je la nomme, elle ou un représentant du Nouveau Front populaire (NFP), ils abrogeront la réforme des retraites, ils augmenteront le Smic à 1 600 euros, les marchés financiers paniqueront, et la France plongera », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par l’Express.

Jusqu’ici, le président de la République arguait qu’un gouvernement du NFP aurait, à ses yeux, empêché toute « stabilité » institutionnelle, au motif qu’une motion de censure peut être votée contre Lucie Castets par l’Assemblée nationale. Non seulement c’est aux députés, et aux députés seuls d’en décider, mais les dernières déclarations d’Emmanuel Macron montrent bien que ses motivations ne sont pas liées à une prétendue recherche de « stabilité » gouvernementale.

La peur que la gauche fasse mieux que lui

Ce qu’il craint, c’est que Lucie Castets et le NFP au pouvoir ne puissent agir et mener à bien plusieurs réformes fondamentales pour la vie des Français. Il a peur que la gauche ne réussisse. Qu’elle bénéficie du pouvoir législatif et médiatique lié à la formation d’un gouvernement. Ce qui l’effraie, c’est qu’une alternative à sa politique puisse voir le jour. Voire, qu’elle emporte l’adhésion d’une majorité de citoyens et amène à une nouvelle « stabilité ». « Je ne suis pas prêt à prendre ce risque », affirme encore le président, qui dit craindre une crise économique liée à l’action de la gauche, ce qui constitue en soi l’aveu que la gauche est en situation de gouverner et de mener des réformes.

Le déni démocratique à l’œuvre n’en est que plus scandaleux, puisque, en tant que garant des institutions, le président doit non seulement nommer à Matignon la force politique arrivée en tête lors des législatives, c’est-à-dire le NFP, quelles que soient ses chances de réussite, mais il doit en plus le faire sans aucune discrimination politique, quel que soit le programme de la formation ayant le plus de députés.

Le comportement du président, gravissime et inédit dans toute l’histoire de la Ve République, constitue donc un double déni démocratique. Le président avait d’ailleurs affirmé qu’il nommerait Jordan Bardella à Matignon en cas de majorité relative obtenue par le RN. Sauf que c’est la gauche qui l’a emporté. Serait-elle plus dangereuse que l’extrême droite, aux yeux du président ?

Chaque jour sans Lucie Castets à Matignon constitue donc un hold-up démocratique et un vol du résultat des urnes. Quant à une possible alliance entre Macron et les LR, à même de dépasser en nombre de députés le NFP, elle n’existe toujours pas, et n’a même pas été proposée au suffrage des Français. Déterminée à gouverner, Lucie Castets a annoncé qu’elle quittait ses fonctions à la Ville de Paris. Sa seule boussole : Matignon.

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29 août 2024 4 29 /08 /août /2024 12:58
Pour Lucie Castets à Matignon et un gouvernement du Nouveau Front Populaire, manifestation à Morlaix à 15h place des Otages

Un rassemblement unitaire, suivi éventuellement par un défilé vers la Sous-Préfecture, si nous sommes assez nombreux, se tiendra le samedi 31 août (15 h – Place des Otages) pour dire NON au coup de force antidémocratique d’Emmanuel MACRON, exiger du président Macron la nomination de Lucie Castets à Matignon et l'installation d'un gouvernement de gauche conforme au résultat des élections législatives qui ont mis le Nouveau Front Populaire en tête des formations politiques sur la base d'un programme de progrès social et de changement pour soutenir le pouvoir d'achat des français et les droits sociaux.

Soyons-y nombreux !

Le PCF, La France Insoumise, Les Ecologistes - EELV du Pays de Morlaix, Génération.S, le NPA, la Gauche Indépendantiste appellent déjà à ce rassemblement. D'autres organisations pourraient s'associer à cet appel à la manifestation le 31 août 2024 à Morlaix place des Otages.

Une conférence de presse est programmée ce jeudi 29 août à 18h au local du PCF pour présenter cette manifestation à la presse.

Ce rassemblement sera suivi d'autres initiatives, notamment le 7 septembre avec de nombreuses manifestations au niveau national.

***

 

Matignon: non au coup de force de Macron!
 
Emmanuel Macron a écarté lundi au nom de la « stabilité institutionnelle » l’idée d’un gouvernement et d’une première ministre du nouveau Front populaire, en l’occurrence Lucie Castets proposée au consensus par les 4 principales composantes du nouveau front populaire (PS, LFI, Écologistes, PCF)
 
Pour empêcher qu’un programme de progrès, d’écologie et de justice sociale puisse s’appliquer, Emmanuel Macron entend contourner le vote des français aux élections législatives et empêcher la coalition de gauche arrivée en tête, avec 193 députés élus, aux élections législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet 2024 de gouverner et d’appliquer son programme, cela alors même que les élections législatives et européennes ont montré que l’adhésion à la politique d’Emmanuel Macron était minoritaire dans le pays. La coalition présidentielle ne totalisant elle que 165 députés.

Le chef de l’État s’est montré beaucoup moins scrupuleux de la stabilité institutionnelle du pays quand il a nommé Élisabeth Borne à Matignon, soutenue elle aussi par une majorité relative, ce qui l’obligea à user de l’article 49.3 à 23 reprises.

Cet invraisemblable coup de force institutionnel par le Président de la République aggrave une crise politique inédite.
 
Plus que jamais méprisant de la République, le président Emmanuel Macron piétine la démocratie et méprise le vote des français qu’il avait lui-même convoqués pour des élections surprises dont il ne reconnaît pas le résultat parce qu’il ne lui convient pas, usant d’une sorte de droit de veto royal contre l’expression du peuple.
 
Déjà, pour l’élection du président de l’Assemblée Nationale, Macron a fait réélire la présidente sortante par une manoeuvre contraire à l’esprit des institutions, le vote des ministres démissionnaires ayant été décisif dans l’élection de Yaël Braun Pivet contre la candidature commune de la gauche et des écologistes, André Chassaigne, élection qui s’est jouée à 7 voix.
 
Et pourtant Jean-Luc Mélenchon lui a enlevé un prétexte pour ne pas nommer Lucie Castets première ministre ce week-end en disant la possibilité d’un soutien sans participation gouvernementale de la France Insoumise à un gouvernement issu du nouveau front populaire et basé sur la volonté d’appliquer le programme des candidats du nouveau front populaire.
 
Énième magouille d’un président désavoué qui voudrait pouvoir gouverner seul même si sa ligne politique est devenue très minoritaire.
 
La Droite et les députés fidèles à Macron , sous l’œil bienveillant de l’extrême-droite, veulent garder le pouvoir coûte que coûte et favoriser, toujours, les plus puissants, la finance, les plus riches, par une politique néo-libérale brutale pour les classes populaires et les travailleurs. 
 
L’heure est à la mobilisation et à l’unité des forces démocratiques et de progrès. La démocratie ne leur appartient pas, et ils n’ont aucun droit de jouer avec elle. 
 
C’est la force politique arrivée en tête aux élections législatives qui doit gouverner, si besoin en passant des compromis pour construire des majorités sur la base d’un travail parlementaire transpartisan à l’Assemblée Nationale. C’est la logique des institutions.
 
C’est pourquoi nos organisations font la proposition d’une première action citoyenne samedi prochain, le samedi 31 août, à 15h, au travers d’un rassemblement au Kiosque Place des Otages à Morlaix.
 
Il s’agit de faire savoir à Macron qu’il ne peut continuer à confisquer le suffrage populaire et l’expression démocratique et qu’il doit nommer première ministre Lucie Castets.
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29 août 2024 4 29 /08 /août /2024 12:31
Le PCF appelle nos concitoyens et concitoyennes à la mobilisation populaire le 7 septembre à l'appel d'organisations de jeunesse et le 1er octobre à l'appel d'organisations syndicales.

51 jours après les élections législatives, le président de la République continue de nier le résultat des urnes et les attentes exprimées par les Français.

En écartant la nomination de Lucie Castets comme Première Ministre issue du Nouveau front populaire, il s'apprête à mettre en place un pouvoir soutenu par le parti présidentiel, la droite républicaine et le rassemblement national, au profit des marchés financiers.

Leur programme est connu : imposer l'austérité au peuple avec des milliards d'euros de coupes dans les dépenses publiques et baisser les impôts des hauts revenus et des multinationales.

Les communistes ne les laisseront pas faire !

Le PCF appuie la demande de ses parlementaires du groupe GDR, d'une session extraordinaire de l'Assemblée pour refuser que le Parlement ne soit réduit au silence dans cette situation grave et inédite.

Le PCF appelle nos concitoyens et concitoyennes à la mobilisation populaire le 7 septembre à l'appel d'organisations de jeunesse et le 1er octobre à l'appel d'organisations syndicales.

L'urgence, c'est :
- l'abrogation de la réforme des retraites
- l’augmentation des salaires et des pensions, l'égalité professionnelle femme-homme et le développement de l'emploi
- l'amélioration des conditions de travail et de nouveaux droits pour les salariés
- une nouvelle industrialisation sociale et écologique du pays pour répondre aux besoins et relever le défi climatique
- le développement des services publics financés par une toute autre utilisation de l'argent, à commencer par la santé et l'école publiques en cette rentrée !

Le PCF appelle nos concitoyens et concitoyennes et toutes les forces sociales et démocratiques à se retrouver à la fête de l'Humanité du 13 au 15 septembre pour participer à cette grande fête populaire et construire l'alternative politique. Nous serons également de toutes les mobilisations pour le cessez-le-feu à Gaza et la paix en Palestine et nous participerons à la journée internationale pour la paix du 21 septembre qui doit être également marquée par l'urgence de la paix en Ukraine et dans les nombreux pays en guerre.

Communiqué de presse du 28 août 2024 à lire sur le site

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29 août 2024 4 29 /08 /août /2024 09:29
Le bilan de la honte d'Emmanuel Macron: 2046 enfants sans abri en France! Un chiffre en hausse de 120% depuis 2020
Le 6ème baromètre des enfants à la rue publié par Unicef France et la Fédération des acteurs de la solidarité vient de paraître ce jeudi. Son constat est accablant.
Plus de 2000 enfants dorment à la rue en France, dont 467 ont moins de 3 ans.
Une honte.
Quand nous avons bataillé au Sénat pour créer des places supplémentaires dans le budget, le gouvernement nous expliquait que ce n’était pas nécessaire !
Ian Brossat, sénateur communiste de Paris
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29 août 2024 4 29 /08 /août /2024 07:48
Discours de clôture de l'université d'été du Parti communiste à Montpellier par Gladys Grelaud (dimanche 25 août 2024)

Discours de clôture de l'université d'été du PCF par Gladys Grelaud

Le dimanche 25 août 2024 au Corum de Montpellier

 

Bonjour à toutes, bonjour à tous,

Chères camarades,

Chères amies,

 

Je suis ravie d’être avec vous ce midi pour clore nos Universités d’été dans cette belle ville de Montpellier que nous avons pu découvrir ces derniers jours.

Partis de notre lointaine pointe Finistère, le Bout du Monde, que nous avons quitté temporairement il y a 3 jours avec quelques camarades pour vous rejoindre ici et participer à ces trois jours de débats et de réflexions, comme vous tous, des 4 coins de France, l’on peut dire aujourd’hui que ce plus ou moins long périple, de nos délégations et la finistérienne à laquelle j’appartiens, valait le détour tant cette Université d’Été dans son cru 2024 est une réussite !

Pour clore cette Université 2024, je souhaiterai remercier particulièrement lensemble des organisatrices et organisateurs, le secteur Formation, pour avoir réussi le pari, certes comme chaque année mais particulièrement cette année au regard de la densité de l’actualité politique qui nous a occupé ces derniers mois, ces dernières semaines, ces derniers jours, jy reviendrai tout à l’heure, de monter lensemble des débats, des conférences ateliers, durant ces trois jours, en un temps record, avec une efficacité certaine.

Grâce à leur engagement sans faille et déterminé, cette Université d’été a été à la hauteur des défis que posent la situation politique et sociale du pays.

Elle aura permis d’aborder tous les sujets, sans tabou, avec une liberté de ton, propice à l’échange et au débat, gage de réflexion et de remise en question, outil de compréhension et de partage, toujours avec une volonté intacte de continuer d’avancer, de construire, ensemble les meilleurs débouchés à nos idées de justice et de progrès social pour le pays, pour nos concitoyens et nos concitoyennes.

De lambition industrielle française aux perspectives d’une paix juste et durable au plan international, de l’organisation de notre Parti à la compréhension de la séquence qui se joue actuellement dans une situation politique hautement périlleuse, des réponses à développer pour répondre aux crises de notre pays et auxquelles nous sommes confrontés en tant que citoyens et citoyennes aux défis du Nouveau Front Populaire, tous les sujets auront été abordés… !

Merci à Guillaume Roubaud Quashie, directeur des universités, à tous les intervenantes et les intervenants, à lensemble des camarades de la Fédération du PCF de lHérault.

Merci à Nicolas Cossange, bien sûr, mais aussi à Clara Gimenez, aux camarades qui nous a permis de reprendre des forces hier soir autour d’un repas fraternel dans un endroit majestueux, comme on sait les organiser et les partager au PCF, merci à toutes celles et ceux qui seront là cet après-midi pour tout remettre au propre.

Et merci bien sûr Merci au CEN et à notre secrétaire national, Fabien Roussel avec qui nous sommes heureux de partager les mêmes tocs !

Je souhaite que nous les applaudissions toutes vivement, comme il se doit!

Merci aussi aux partenaires des forces sociales, associatives, citoyennes, présents et qui ont participé aux échanges durant ces trois jours.

Merci enfin à nos partenaires politiques aussi, d’être présents parmi nous. Dans cette période houleuse où nous restons déterminés comme jamais.

Je le disais à l’instant… Il est un mot à dire sur lintérêt de tenir ces universités de rentrée dans une actualité bouillonnante, limportance de prendre le temps, de comprendre, de discuter et d’échanger, collectivement.

Comprendre, discuter, échanger, en ayant les deux pieds bien harnachés, bien ancrés, dans le réel et dans ce que vivent au quotidien nos concitoyens et nos concitoyennes.

C’est essentiel - à quoi bon faire de la politique sinon ? - c’est pour cette raison que Guillaume Roubault Quashie et son équipe, ont construit une université d’été ouverte sur la diversité du pays, sur le monde du travail, de la recherche, de la culture, une université qui a donné la parole à ces héroïnes et ces héros du quotidien. Car c’est en écoutant leur voix, leurs remarques, leurs réflexions, c’est en se plaçant dans un rapport étroit et permanent avec toutes ces forces vives que nous construirons le chemin de progrès que nous souhaitons pour le pays.

Et puis, une Université d’été, c’est aussi un temps où l’on prend le temps, où l’on se ressource, avec des idées et une motivation nouvelle, pour retourner dans nos communes, nos sections, dans nos cellules, sur le terrain, regonflés à bloc pour continuer d’avancer et d’agir au plus juste,

Oui, nous savons à quel point défendre nos valeurs d’égalité, de meilleures répartitions des richesses, daccès en tout point du territoire à des services publics de qualité, demande une énergie folle.

Au PCF, soyons-en certains, cette énergie n’est pas prête de se tarir, elle irrigue nos rangs et ces trois jours d’Université d’été l’ont encore et une nouvelle fois démontrée.

Sorties de boite, présences sur les marchés, sorties de gare routière et ferroviaire, campagnes des élections européennes puis des législatives, construction d’un rassemblement historique, de la même manière, nous avons toutes et tous été sur le pont ces derniers mois, ces dernières semaines.

Le pire a été évité. La Macronie a été désavouée avec une majorité gouvernementale battue. Le Nouveau Front Populaire arrive en tête. Malgré tout, le Rassemblement National est toujours trop haut et continue de faire peser un danger sur notre République. Un danger pour le futur proche et un poison déjà bien installé dans les consciences, les médias, les discours publics, mais aussi les actes au travers de la multiplication des actes et paroles racistes et antisémites comme celui d’hier à la grand motte et nous apportons tout notre soutien à la communauté juive, à la population de la Grande Motte ainsi qu’aux policier et pompiers mobilisés, après l’attaque terroriste qui a frappé la synagogue.

Cette situation politique a placé sur nos épaules, au sein du Nouveau Front Populaire, une grande responsabilité, à laquelle il nous faut répondre : c’est ce que nous avons entrepris en construisant un programme de relance économique et sociale au service du progrès social et écologique financé, applicable tout de suite, avec un calendrier et une méthode claire pour gouverner, avec la volonté de construire de majorités parlementaires, textes après textes, avec l’intersyndicale, avec nos concitoyens et nos concitoyennes, avec toutes les forces vives.

Avec nos partenaires politiques et sociaux, nous avons ainsi proposer en 15 jours Lucie Castets au poste de Première Ministre.

Elle nous a fait lhonneur d’être présente avec nous vendredi, pour échanger avec nous avec Fabien Roussel, notre secrétaire national.

Je veux de nouveau aujourd’hui saluer Lucie Castets et redire ô combien elle une femme d’expérience et de conviction. Grâce à ses qualités, elle saura porter et trouver le meilleur chemin pour mettre en œuvre, avec les députés NFP, les propositions du programme du NFP : retrait de la réforme de retraites, le SMIC à 1600 et une fiscalité plus juste. Les résultats des urnes sont clairs: le Nouveau Front populaire est le premier bloc politique du pays. Les Français et les Françaises ont exprimé le souhait d'un changement profond d'orientation politique, vers davantage de pouvoir d'achat, de services publics.

Mais voilà qu’après deux mois d’été, durant lesquels nous avons toutes et tous vibrés durant les Jeux Olympiques grâce à nos médaillés français, et cela va encore continuer durant les Jeux Paralympiques qui débutent, voilà qu’après deux mois, Macron s’enferme dans le déni, dans les manœuvres, pour confisquer la démocratie et refuser de confirmer la victoire de la Gauche.

Mais c’est en oubliant un trait de caractère que j’aime à nous définir, pugnace ! Fabien Roussel, Marine Tondelier, Olivier Faure, Manuel Bompart le lui ont redit vendredi matin. Il n'y a qu'un plan A, le Nouveau Front Populaire est aujourd'hui prêt à gouverner sur la base de ces priorités et notre proposition, c'est Lucie Castets au poste de premier ministre!

Mais pendant ce temps là, que se passe t’il ? Que voyons nous autour de nous, dans notre entourage, dans notre quartier, dans nos vies ?

Des entreprises continuent de fermer laissant des travailleurs sur le carreau. Mais des luttes locales qui se multiplient.

Les services publics continuent de se dégrader. Pour beaucoup, la rentrée s’annonce la même que l’an passé, en pire.

La vie ne s’est pas arrêtée faute de gouvernement et les galères de beaucoup de nos concitoyennes et concitoyens, elles, continuent faute d’une véritable politique en faveur d’une augmentation du pouvoir d’achat, des salaires, des pensions, des retraites.

Nous pensons en effet à toutes celles et ceux qui ne réussissent pas ou plus à joindre les deux bouts.

Oui, car malgré le front républicain et le sursaut populaire que nous avons vécu, la vague RN brune déferle dans beaucoup de territoires et a pour conséquence une progression importante de leur représentation à l’Assemblée Nationale.

J’ai été candidate pour le Nouveau Front Populaire dans la 5ème circonscription du Finistère. Une circonscription à côté de Brest de 110 000 habitants, rurale, périurbaine.

Et lors de cette campagne, nous avons rencontré, sur la Côte Nord Finistère mais j’imagine qu’ici autour de Montpellier, et comme chacun dans vos communes, cela a été pareil, nous avons rencontré des habitantes et habitants qui se confiaient, des travailleuses et des travailleurs cassés, des personnes âgées inquiètent, un sentiment d’abandon partagé, des citoyennes et des citoyens tombés dans la résignation et chez qui, il nous revient, à nous, à gauche, au PCF, de redonner espoir !

Redonner l’espoir, faire échec à la résignation provoqués par tant de déceptions et tant d’absence de ce qui fait société : le commun, notre solidarité, nos services publics, détricotés, minutieusement, implacablement, depuis des années.

Aujourd’hui, le pays fait face à un haut coefficient de marée brune, avec un risque de fracture du pays.

Chers amis, chers camarades, travaillons sur ses causes avec l’impérieuse nécessité de comprendre pour agir. Cela a été l’une des questions sur laquelle nous avons travaillée durant ces trois jours d’Université d’été, ici à Montpellier. Nous allons continuer.

Car ne nous leurrons pas, la gauche des villes des zones urbaines se maintient, se développe par endroit, c’est vrai. Mais ne jouons pas les fanfarons, et loin de moi l’idée d’opposer stérilement la ville à la campagne mais la Gauche ne peut se reposer sur ses lauriers !

Soyons l’incarnation d’un espoir pour toutes et tous, pour tous nos concitoyens et nos concitoyennes, quel que soit leur lieu de vie, leur lieu de résidence, leur âge, etc.

La Gauche, et le Parti Communiste Français doivent être moteurs de cette société plus juste et plus solidaire, dans la défense et la reconquête des services publics !

Alors, continuons à retrousser nos manches !

Et c’est à ce prix qu’on détournera les déçus, les écœurés du choix mortifère, dangereux, du Rassemblement National.

Durant cette campagne, beaucoup sont revenus par exemple, sur les questions de la mobilité et des déplacements…

Que nous disait-il ? Loin. Nous sommes loin pour accéder aux soins, loin pour accéder aux services publics, loin pour accéder aux infrastructures.

En effet, pouvoir se déplacer, pour beaucoup, n’est pas une mince affaire. Pas ou peu de service public de transport. Pour ceux qui ont une voiture, cela devient un boulet tellement lourd avec le coût de l’essence, le prix des réparations, des coûts tellement fort pour les ménages qu’ils n’ont pas d’autres choix que de limiter leurs déplacements. Mais aussi une revendication, en forme de défiance, vers ceux des villes qui ont ces transports publics, pistes cyclables, vélos

Au Parti communiste français, nous le disons clairement : le droit à la mobilité, le droit de se déplacer, en tout point du territoire, à toute heure, en sécurité, quel que soit son niveau de revenu, est un droit fondamental qui se doit d’être assuré pour toutes et tous. Développer les transports, c’est mettre fin à l’assignation à résidence qui isole, qui inquiète, qui renferme.

Cela appelle des investissements massifs vers toutes les formes de transports peu polluantes, avec des politiques tarifaires attractives et nous sommes ici à Montpellier où l’on sait que la Métropole, avec l’appui des élus communistes, a mis en œuvre la gratuité des transports publics en commun, et comme chez nous à Morlaix commune de 15 000 habitants, et Morlaix-Communauté (67 000 habitants) avec Roger Heré, vice-président communiste aux transports de Morlaix-Communauté.

En tout point du territoire, que ce soit dans les Métropoles ou dans les campagnes, soyons donc l’incarnation, nous communistes, d’une offre publique d’alternative au tout voiture, en portant le projet d’un véritable maillage, le développement de nouvelles lignes publiques, pour du transport du quotidien, du TER, un véritable service public du transport sur l’ensemble du territoire.

Comme nous essayons de le construire, pas à pas, à la Région Bretagne avec la majorité de Gauche à laquelle les communistes ont fait le choix de participer, à laquelle je participe. Et comme ici, en Occitanie, vous le portez avec Jean-Luc Gibelin vice-président communiste aux mobilités de votre région.

Et puis j’ajoute un point important concernant les zones où il n’y a pas encore le rail : nous devons travailler au renforcement d’un réseau de transport interurbain public de cars, qu’il est nécessaire de développer, de cadencer en prenant en compte les conditions de travail de ces chauffeurs, ces chauffeuses. Travailleurs et précaires !

En ayant aussi en tête que dans certains territoires du pays, la voiture restera incontournable et qu’il s’agit donc que les populations puissent avoir accès à des voitures moins chères et moins polluantes, et que l’électrique ne soit pas le seul adage des plus riches !

Le développement de ces mobilités du quotidien est la solution à la nécessaire décarbonation de nos modes de vie, tout en rapprochant les habitants des lieux de vie, et de travail. Elle est une réponse à l’urgence climatique et sociale.

Cette société écologique, et solidaire, ce sont les communistes qui la portent, soyons en fiers ! Le programme du Nouveau Front Populaire s’inscrit assurément dans cette perspective progressiste, il nous faut maintenant agir vite et fort, c’est l’un des chantiers qui nous attend en cette rentrée sociale !

Je souhaiterai également citer un autre sujet qui est revenu durant cette campagne, dans la 5ème circonscription du Finistère qui est une bonne illustration des enjeux qui touchent les territoires urbains, périurbains, ruraux, c’est la question de la santé, du service public hospitalier et de l’accès aux soins.

Chez moi dans le Finistère, vous avez du entendre parler du mur de la honte érigés par la CGT du CHU de Brest il y a quelques jours : 130 patients de plus de 75 ans passant plus de 24 heures sur un brancard aux urgences à Brest agrandi ... dans l’ancien parking des ambulances…. (bis) c’est le résultat de prises de décisions nationales, en chaine, désastreuse pour nous citoyens :

  • des fermetures de lits dans les services de médecine, de chirurgie à Brest,

  • les conditions dégradées dans les EPHAD à Lesneven à 15 km,

  • des urgences fermées à Carhaix ,

  • une maternité menacée de fermetures à Landerneau à 20 km.

Situation particulièrement dégradée cet été dans toutes les villes grandes et moyennes de Bretagne. Encore au cœur de l’été, des urgences fermées, Guingamp, Saint Brieuc ….  !

Ce sont des médecins cubains qui sont attendus pour sauver l’hôpital de Guingamp, à l’initiative de camarades !

Si nous pourrions en être rassurés à court terme au regard de la nécessité d’assurer un service de soin, au regard de notre attachement aux logiques de solidarités internationales, cela signifie pourtant que nos territoires décrochent dans la 7ème puissance économique mondiale !

A ces problématiques, nous, communistes, nous opposons des solutions pérennes, avec un vaste plan de formation et de créations d’emplois à la hauteur des immenses besoins qui existent. En rendant ces métiers du soin plus attractifs également, cela passe par des revalorisations salariales grâce à l’augmentation du point d’indice que nous avons programmées dans le programme du NFP et des conditions de travail sereines.

Et je voudrais aujourd’hui que nous applaudissions ces femmes et ces hommes qui ont chevillé au corps le professionnalisme, le goût de leur travail, du service public, celui de nous Soigner, soigner nos corps et nos cœurs.

Et pour terminer, dans cette campagne, de quoi nous a-t-on parlé ?

Comme je le disais, ne pas réussir à joindre les deux bouts, le pouvoir d’achat, les salaires.

Et il y a notre proposition du SMIC à 1600 €. Une des propositions phare du nouveau front populaire. Et bien les réactions étaient unanimes ou presque. On veut bien madame mais comment allez vous faire ? Nous n’avons pas les moyens, et mon patron, assis à côté de moi au resto ouvriers, il va faire comment, on ne veut pas que notre boite coule, nous on bosse, c’est dur !

Votre truc c’est pas réaliste.

Il faut apporter des réponses et démontrés un par un, groupe par groupe.

Notre programme est quantifié, une réforme fiscale est proposée, une réorientation des aides aux entreprises les plus grosses vers les artisans et les plus petites pour passer la barre sera faites.

Et c’est bien aux citoyens dans leurs diversités et sur tous les territoires à qui nous devons parler, que nous devons convaincre, construire, re-construire une gauche des territoires, périurbaines, rurales, en complémentarité de ce qui se passe en ville.

Pour faire de la politique, pour porter nos idées, il faut sentir, il faut parler, il faut prendre le temps, comprendre les réalités de chacun, et y répondre point par point … Le combat que nous menons est difficile, tant les élites ont fait croire qu’aucun monde alternatif au capitalisme n’était possible.

Mais pied à pied, faisons en tant qu’élues en tant que militants de la politique pour vivre dans notre rue, notre commune, notre pays, dans un monde plus juste ! un devoir, devoir, à nous communistes, porter et incarner l’espoir !

Et comment ne pas parler des moments dramatiques à l’échelle internationale que nous vivons, parler de paix est presque un gros mot de nos jours. Comment rester muets devant les conflits qui frappent à nos portes ? Les communistes ont toujours porté la voix de la paix, et de l’émancipation des peuples, aujourd’hui, plus que jamais cette voix doit être rendue audible. Ne cessons pas de dénoncer les horreurs qui ont cours à Gaza, tout en affirmant que des solutions de paix existent, mais qu’il faudra s’affranchir des extrêmes des deux camps.

Comme le disait Paul Valery, que ma camarade Katja Kruger aime à citer : "la guerre, c’est le massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent et ne se massacrent pas"

Nous ne sommes jamais tombés dans le piège de monter les gens les uns contre les autres, c’est une fierté.

Continuons à faire vivre cette flamme de l’espoir de lendemains qui chantent, pour toutes et tous.

Être utile. Être audible

Faire vivre cette flamme d’espoir.

Et en écho avec l’ouverture de cette université faites par Guillaume, et en guise de joyeux anniversaire à Madeleine Riffaud, résistante mais aussi poète, voici quelques vers de 1945 de Madeleine, résistante et journaliste communiste, dont on a fêté les 100 ans ce week-end et que nous saluons chaleureusement. Elle a quasiment l’âge du Parti communiste et cette amoureuse du combat pour la révolution et l’indépendance du Vietnam comme de la France fait honneur à notre famille politique.

« Le temps a pris

Le mors aux dents

Courez, courez

Après le temps ! »

Ce sentiment d’urgence ne sera jamais celui des privilégiés, des nantis, de la classe sociale que représente ce président prétendument maître des horloges dont nous a parlé Guillaume Roubaud Quashie vendredi.

Les travailleurs, les précaires, les bas salaires, les habitants des banlieues, des cités et villes populaires, comme des campagnes délaissées, les services publics, n’ont plus le temps pour qu’on s’occupe de leur problème.

Chers Amis, chers Camarades, c'est animés de cet esprit offensifs que nous allons toutes et tous regagner nos régions et nos territoires.

Cette Université d’été aura été un véritable moment de réflexion, de travail, de bouillonnement politique, sur laquelle nous pourrons solidement nous appuyer pour aborder cette rentrée avec détermination.

Nous vous donnons rendez-vous dès le mois de septembre, à la belle et grande fête de l’Humanité.

 

Ensemble, toutes les forces de Gauche réunies, avec toutes les forces sociales, culturelles, associatives, du pays, cette année encore, faisons de la Fête de l’humanité, ce grand moment de brassage politique, de débats pour bouleverser l’ordre établi et dégager le chemin d’une autre société, plus juste, plus solidaire, plus écologique et plus féministe !

 

Chers amis, chers camarades, poursuivons nos combats, continuons de les incarner et de les porter à chacun et pour toutes.

 

Merci !

 

A bientôt,

 

Kenavo ar wech all

 

*Habitante de Landerneau, Gladys Grelaud est membre du Comité exécutif national du PCF et du Conseil National du PCF, animatrice de la Coordination bretonne du PCF, est conseillère régionale de Bretagne dans un groupe d'" élu.e.s communistes et progressistes de Bretagne" qui compte quatre femmes conseillères régionales (Katja Kruger, Delphine Alexandre, Gaby Cadiou, et Gladys Grelaud). Elle a été candidate aux élections législatives de juin-juillet dernier dans la circonscription de Landerneau. 

Discours de clôture de l'université d'été du Parti communiste à Montpellier par Gladys Grelaud (dimanche 25 août 2024)
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29 août 2024 4 29 /08 /août /2024 07:07
Permanence et contacts pour la vente de la la vignette de la fête de l'Humanité sur la région de Morlaix
Permanence et contacts pour la vente de la la vignette de la fête de l'Humanité sur la région de Morlaix
Permanences et contact pour acheter la vignette d'entrée de la fête de l'Humanité et le bon de soutien au Journal (40 euros) auprès des militants communistes morlaisiens.
 
Fête de l'humanité 2024 à la base 217 du Plessis-Pâté/ Bretigny-sur-Orge (Essonne)- du 13 au 15 septembre 2024
 
C’est une fête culturelle, politique et populaire, la plus importante de France (400 000 participants sur les 3 jours). Une entrée à 40 € pour 3 jours, plus de 50 concerts, 120 débats, disponible auprès de la section du PCF Morlaix
Comme chaque année la fédération PCF du Finistère aura un stand Restaurant et Bar avec 70 bénévoles environ avenue Elsa Triolet de la fête de l’Humanité (Produits régionaux : huître, saucisses de molène, calamars à l’armoricaine). Contact bénévolat : 02 98 43 47 78, federation@29.pcf.fr.
Une permanence pour la vente de la vignette sera faite au local du PCF 2 petite rue de Callac à Morlaix de 11h à 12h le samedi 31 août et la vignette sera également vendue sur le marché de Morlaix par les militants communistes en même temps que l’Humanité Magazine le samedi 7 septembre de 10h à 12h. (Contact pour réservation de vignettes d’entrée fête de l’Humanité/ ou besoin de covoiturage 06 20 90 10 52).
La fête de l'Humanité commence dans deux semaines. Au cœur de la rentrée sociale et politique, dans une actualité plus brûlante que jamais pour la gauche et le nouveau front populaire, mais aussi pour la Paix dans le monde, la fête de l'Humanité et le journal l'Humanité étant depuis toujours tournés du côté de la solidarité internationale.
La vignette bon de soutien à 40 euros vendue par les militants communistes est un soutien politique et financier à l'existence du journal créé par Jean Jaurès qui fête ses 120 ans cette année, un journal d'éducation populaire de la gauche sociale, en même temps qu'un droit d'entrée aux 3 jours de la fête.
Cette année encore, le programme de la fête de l'Humanité sera d'une immense richesse au niveau politique, culturel, musical (Tiken Jah Fakoly, Tinariwen, Angélique Kidjo, Shaka Ponk, les finistériens du groupe Gwendoline, produits par Wart, Jain, La Rumeur, Louise Attaque, Rodolphe Burger et Sofiane Saidi, que fait tourner le label morlaisien Wart, Pomme, Mc Solaar, La rumeur, Zélie, etc).
Permanence et contacts pour la vente de la la vignette de la fête de l'Humanité sur la région de Morlaix
Permanence et contacts pour la vente de la la vignette de la fête de l'Humanité sur la région de Morlaix
Permanence et contacts pour la vente de la la vignette de la fête de l'Humanité sur la région de Morlaix
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29 août 2024 4 29 /08 /août /2024 05:00
La ville de Quimper rend hommage aux Manouchian en baptisant un rond-point Missak et Mélinée Manouchian (Ouest-France, 29 août 2024)
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27 août 2024 2 27 /08 /août /2024 07:49
Macron, toujours plus méprisant de la République, exclut un gouvernement de gauche et du nouveau front populaire avec Lucie Castets comme première ministre

Matignon: coup de force de Macron

Emmanuel Macron a écarté hier l'idée d'un gouvernement et d'une première ministre du nouveau Front populaire au nom de la "stabilité institutionnelle" en ouvrant une série de nouvelles discussions ouvertes simplement à la droite et à l'extrême-droite, pour voir comment contourner le vote des français aux élections législatives et empêcher la coalition de gauche arrivée en tête aux élections législatives de gouverner.

Le chef de l’État s’est montré beaucoup moins scrupuleux de la stabilité institutionnelle du pays quand il a nommé Élisabeth Borne à Matignon, soutenue elle aussi par une majorité relative, ce qui l’obligea à user de l'article 49.3 à 23 reprises.

Cet invraisemblable coup de force institutionnel par le Président de la République montre une crise politique inédite.
 
Plus que jamais méprisant de la République, le président Emmanuel Macron piétine la démocratie et méprise le vote des français qu'il avait lui-même convoqués pour des élections législatives anticipées fin juin-début juillet, élections dont il ne reconnaît pas le résultat, usant d'une sorte de droit de veto royal contre l'expression du peuple.
 
Énième magouille d'un président désavoué qui voudrait pouvoir gouverner seul même si sa ligne politique est devenue très minoritaire.
 
La Droite et la Macronie arrogantes, sous l’œil bienveillant de l’extrême-droite, veulent garder le pouvoir coûte que coûte et favoriser, toujours, les plus puissants, le capital, les plus riches.
 
Avec un risque puissant que le chaos installé profite à une victoire de l'extrême-droite aux élections présidentielles alors même que le désistement républicain a permis (en faisant élire les deux tiers de députés macronistes et de droite qui en ont bénéficié) d'empêcher l'arrivée d'une majorité législative et d'un gouvernement du RN.
 
L’heure est à la mobilisation et à l’unité des forces démocratiques et de progrès. La démocratie ne leur appartient pas, et ils n'ont aucun droit de jouer avec elle. C'est la force politique arrivée en tête aux élections législatives qui doit gouverner, si besoin en passant des compromis pour construire des majorités sur la base d'un travail parlementaire transpartisan à l'Assemblée Nationale.
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