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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 05:37
Morlaix. L'estival Festival, un été pas si beau? (Ouest-France, 23 août 2018)
Ouest-France
Morlaix. L’Estival Festival, un été pas si beau ?

Publié le 23/08/2018

 

Ils étaient une cinquantaine, pour beaucoup des retraités, à profiter du concert hier après-midi, aux alentours de 15 heures, place des Otages. | CHLOÉ RICHARD

La première édition laisse des impressions mitigées, beaucoup regrettent les arts dans la rue. Mais la ville de Morlaix (Finistère) compte « apporter des améliorations » en vue d’une seconde édition, l’été prochain.

Mercredi 22 août, c’était la dernière journée de l’Estival Festival. Tout au long de l’été, ce remplaçant des arts dans la rue a proposé des activités et concerts, entre autres, les mercredis après-midi et soirs devant la mairie et au Tiers-lieu, rue de Paris.

Les critiques étaient nombreuses lorsque la ville de Morlaix avait annoncé stopper « Bel Été ». La raison principale qui avait été invoquée à cette fin d’une tradition estivale morlaisienne de plus de 30 ans : les coûts de la sécurité.

Des activités pour les familles

À la place, les Morlaisiens ont pu assister, s’ils le souhaitaient, à bal de guinguette pour le 14 juillet, juste après le feu d’artifice, ou encore à des activités de jeux géants, à des soirées contées, à des concerts. Ils ont aussi pu profiter des transats installés près du kiosque. Mais le festival ne semble pas avoir remporté un vif succès.

« Il ne s’agit pas d’être en concurrence avec d’autres festivals dans d’autres villes » précise la maire de Morlaix, Agnès Le Brun. « Le festival doit être rodé, c’est la première édition, c’est différent. On recherche quelque chose de plus familial ». Pour Marie, mère de trois enfants, les activités proposées les mercredis après-midi étaient en effet adaptées aux enfants, « un critère important. C’était agréable de venir ici, même si je ne suis pas venue toutes les semaines. » Mais pour les soirées, Marie ne s’est pas dite attirée par la programmation, « les intitulés faisaient trop touristiques, comme « Fête bretonne ». Après je ne peux pas juger si c’était bien ou pas comme je n’y suis pas allée. »

« Depuis 5-6 ans, cela a changé »

Pour d’autres, ils se disent clairement déçus et un vent de nostalgie se fait ressentir chez les Morlaisiens. Ils regrettent « Bel Été » mais aussi et surtout le FAR du Pays de Morlaix, le festival international de théâtre de rue. À plusieurs reprises, on a pu entendre que « depuis 5-6 ans, cela a changé », soit quand le partenariat entre Morlaix Communauté et la Ville de Morlaix pour l’organisation du FAR a pris fin. La Ville a alors repris les arts dans la rue qui se sont déroulés, jusqu’à l’an passé, sur la place Allende.

« Les commerçants qui disent regretter les arts dans la rue sont les mêmes qui se plaignaient il y a quelques années que les arts dans la rue bloquaient les commerces » déclare Agnès Le Brun. Michèle Rojinsky, du magasin de bijoux Tourmaline, trouve surtout « dommage » de ne plus avoir ces événements place Allende, « Morlaix est mort pour le soir. » Ce sur quoi s’accorde Mathilde Rolland, du magasin Po Rouge, « Il n’y a rien au niveau de la vie à Morlaix. Même les touristes nous le disent ».

Pour ce couple venu de Clisson, « On voit la différence d’années en années, on vient ici tous les étés. On est allé ce mercredi au concert de l’Estival Festival parce qu’on avait un rendez-vous en ville, sinon on se dirige vers les villes balnéaires maintenant ». Et le beau temps de cet été n’a d’ailleurs pas dû aider l’Estival Festival à attirer davantage de monde.

Un sondage auprès des Morlaisiens

Malgré tout, l’Estival Festival sera reconduit l’été prochain, « avec des améliorations notamment en termes de communication. Nous allons faire des sondages auprès des Morlaisiens mais les premiers retours nous montrent que la thématique autour du livre et de la lecture plaît beaucoup. » souligne Agnès Le Brun. Elle précise aussi que « toutes les décisions qui seront prises seront respectueuses de la configuration particulière de la ville pour maintenir au maximum l’accès totalement libre à la ville. C’est une demande des commerçants que nous trouvons légitime. » La ligne directrice du festival restant de « respecter un mélange de culture festive et de distractions accessibles à tous. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-l-estival-festival-un-ete-pas-si-beau-5932223

Lire aussi: 

Estival festival: cet été, les animations organisées par la ville de Morlaix ont déçu et n'ont pas rencontré le succès escompté

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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 05:30
Claude Goussard, alias Dantec, est décédé à l’âge de 68 ans. | ARCHIVES PHOTO OUEST-FRANCE

Claude Goussard, alias Dantec, est décédé à l’âge de 68 ans. | ARCHIVES PHOTO OUEST-FRANCE

Dantec fut connu dans Morlaix et sa région (Finistère) dès les années 1980 pour ses dessins fantastiques réalisés à l’encre, proches d’un travail de graveur. Ses dessins, en tirages limités et signés, sont une exclusivité bretonne du Baiser de l’Hôtel de Ville, place de Viarmes.

Le dessinateur Dantec, alias Claude Goussard, est décédé il y a une semaine, à l’âge de 68 ans. Il est inhumé à Plougastel (Finistère), sur les terres de son épouse Claire.

Dantec fut connu dans Morlaix et sa région dès les années 1980 pour ses dessins fantastiques réalisés à l’encre et proches d’un travail de graveur, comme Gustave Doré ou plus encore Rodolphe Bresdin.

Au Baiser de l’Hôtel de ville

Son humour, qui se retrouvait parfois dans ses œuvres qu’il signait Dantec, avec le T en forme d’ancre de marine, était de la même couleur que l’encre de chine qu’il utilisait. Sa signature était toujours cachée dans un coin sombre.

Trois thèmes lui étaient chers, les arbres, la ville, amoncellement de maisons verticales ou en ruines et la mer et ses bateaux improbables. Ses dessins, en tirages limités et signés, sont une exclusivité bretonne du Baiser de l’Hôtel de Ville, place de Viarmes, à Morlaix (Finistère).

L’iconographie d’Océanopolis

Dans les années 1990, Dantec avait acquis à Dijon, sa région de naissance, la péniche Vieux Pierre qu’il renomma Ars Europa, pour en faire une salle d’exposition itinérante. On lui doit, à l’époque, l’iconographie d’Océanopolis à Brest. Il avait reçu de nombreux prix, à Lyon, à La Rochelle, et exposé un peu partout jusqu’à Amsterdam.

Le dessinateur Dantec était présent en 2008 pour les dix ans du Baiser de l’hôtel de ville où l’on trouve en exclusivité bretonne ses œuvres signées aux tirages limitées.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-le-dessinateur-dantec-est-decede-5947729

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2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 13:15

On aurait aimé une rentrée un peu plus sereine, dans des meilleures conditions et avec moins d'incertitude, dans plusieurs écoles publiques de Morlaix. 

Au lieu de ça, 3 postes et 3 classes sont menacés de fermeture à l'école Gambetta, l'école Jean Jaurès, et l'école Corentin Caër, trois écoles de quartiers populaires qui intègrent pourtant des enfants en situation de handicap, des enfants d'origine étrangère, des enfants qui rencontrent des difficultés sociales aussi parfois, et dont le travail pour garantir l'égalité d'accès aux savoirs à tous les enfants aurait dû être mieux soutenu. 

L'inspection académique doit revenir sur son projet de fermeture de 3 postes dans les écoles publiques morlaisiennes. 

A Emile Cloarec aussi, des effectifs en baisse dans une école qui a déjà connu une  hémorragie certaine de sa population scolaire depuis des années, pourraient fragiliser l'école publique de Ploujean.      

Pareillement, au collège Mendès France, et également selon nos informations au collège Tanguy Prigent de St Martin des Champs, les effectifs de rentrée en 6ème, très chargés (presque trente élèves par classe), avec beaucoup d'enfants avec des difficultés scolaires, laissent présager des difficultés.

Ces collèges se relancent au niveau de leur réputation grâce au travail de grande qualité de leurs équipes, mais enseigner dans une 6 ème avec une grande hétérogénéité de niveaux avec 20 ou 30 élèves, ce n'est pas du tout la même chose. 

Donner des moyens de remplir ses missions à l'enseignement public au moment où les inégalités et les difficultés sociales progressent et où l'école est essentiel, et pour cela, surtout quand il y a un nombre important d'élèves qui ont plus besoin d'une aide particulière, avoir des effectifs peu chargés est essentiel. Et c'est une question de maintien et de création de postes. 

Or, la volonté de Macron, de son gouvernement et de ses députés qui mènent une politique d'austérité au service des riches et des milieux financiers, est de réduire le nombre de fonctionnaires. 

C'est sans doute pour cela que Sandrine Le Feur, députée La République en Marche de Morlaix, a justifié d'une certaine manière la fermeture des classes dans les écoles publiques morlaisiennes. alors que son rôle aurait été de faire tout l'inverse.    

cf: 

Les bons comptes et les beaux contes de la députée En Marche Sandrine Le Feur: 27 postes en moins dans les écoles du Finistère, 3 classes supprimées dans les écoles publiques de Morlaix, mais tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes!

Ismaël Dupont, élu morlaisien PCF-Front de Gauche

Membre de la commission Enseignement du Conseil Municipal

Le 2 septembre 2018 

 

     

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2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 12:42

Par la voix d'Hervé Gouédard, l'opposition de gauche à Morlaix (Coopérative citoyenne, PS, PCF-Front de Gauche), présentait une question orale le 15 mai 2018 suite à la décision d'Agnès Le Brun ne plus programmer d'arts de rue en plein air, d'en finir avec "Le Bel été", pour consacrer une nouvelle formule: "l'estival festival". 

Suppression du Bel été à Morlaix: la fédération des Arts de la rue en Bretagne s'indigne de la décision d'Agnès Le Brun (Le Télégramme, 26 mai 2018)

Force est de constater que nos craintes se sont révélées fondées.  

"L'estival festival", bricolé avant tout dans une logique d'animation de quartier, plus qu'à travers des événements forts et grand public à dominante artistique ou culturelle, avec ses ateliers de plein air peu fréquentés par les morlaisiens et les touristes, ses séances de cinéma devant pas un chat, ses animations sur inscription préalable au Tiers Lieu de la rue de Paris, a été un loupé retentissant, de l'avis de beaucoup de personnes renseignées, commerçants, morlaisiens. 

La somme investie pourtant pour ces animations était la même que pour "Le Bel été", plus si l'on compte l'investissement rapide pour la mise aux normes du Tiers Lieu, avec un ratio des plus mauvais entre les sommes investies et le public présent, de l'ordre de 4 ou 5 fois inférieur à ce qui se passait pendant "Le Bel été". 

Les touristes étaient présents en nombre à Morlaix cet été, français ou étrangers, mais on peut regretter qu'ils n'aient assez vu l'image d'une ville dynamique culturellement, artistiquement, très animée en été. On souffre de la comparaison avec bien d'autres villes bretonnes de la même strate, ou plus petites, alors que la culture, la fête et le théâtre de rue était ce qui fait la force et l'identification de Morlaix. 

Si on prend pour point de comparaison le temps du festival des arts dans la rue, c'est la dégringolade complète en terme de qualité de l'offre artistique et culturelle de l'été, d'image et d'attractivité de Morlaix. 

cf. Bonjour! Bonsoir! Longue et belle vie au Fourneau - entretien de la rédaction de "Rouge Finistère" avec Claude Morizur et Michèle Bosseur

Plusieurs communes aux alentours font aussi bien, voire mieux, avec moins de moyens. 

Ce qui nous interpelle est aussi la manière dont Madame le Maire, Agnès Le Brun, décide souvent seule des choix de programmation culturelle, d'animation, de communication, caporalisant le service culture et son adjoint à la culture, qui n'ont plus de véritable autonomie en la matière. 

Ce n'est pas comme ainsi qu'une mairie doit fonctionner à notre sens. Le maire ne peut pas décider de tout, tout seul, de manière autoritaire et capricieuse. 

Le feuilleton de l'été, ça a aussi été la volonté du Maire, Mme Le Brun de rester inflexible, pour faire payer au risque de mettre des personnes investis depuis des décennies dans la plus grande difficulté, et en revenant sur ses promesses, tout en mentant sur la nature de celles-ci, la location de la salle de Langolvas et de la mise en place des gradins aux Bab Singers, sans vouloir envisager une solution de conciliation.

Bab Singers: C'était leur dernière séance... et on les traite comme des Misérables! - Question Orale de l'opposition de gauche, Conseil Municipal de Morlaix, 5 juillet 2018Pas rancuniers vis-à-vis de la ville, quoique très en colère vis-à-vis de la maire de Morlaix, les bénévoles des Bab Singers ont aidé les commerçants à organiser leur braderie, qui a dû être réduite à un jour du fait des annonces du maire 15 jours avant l'événement. 

Communiqué de la section PCF de Morlaix (1er août 2018): braderie de Morlaix, les commerçants prennent une nouvelle fois l'eau du fait de la municipalité d'Agnès Le Brun

C'est sans doute un été qui va laisser des traces dans la relation des morlaisiens et des commerçants à leur majorité municipale et à leur maire. 

Heureusement qu'il y avait le Baluche Disco Club à la Manu organisé par Wart et le collectif SEW qui a animé les nuits morlaisiennes et rencontré un franc succès, sur le plan du public présent (plusieurs soirées à guichets fermé) et du ressenti de la qualité de la musique et de l'ambiance. Pourtant, il y a eu de francs retards à l'allumage pour la délivrance de la licence pour servir de l'alcool qui ont nécessité des changements importants dans le calendrier des venues de DJ et des soirées.   

Ismaël Dupont, le 2 septembre 

    

***

In Memoriam Arts de la Rue (1987-2017)

Question orale de l'opposition de gauche à Morlaix (15 mai 2018) 

 

Les Arts de la Rue à Morlaix auront donc vécu 30 ans.

Leur disparition, programmée depuis 2008 par la municipalité puis avec la complicité en 2011 du Président de Morlaix Communauté, avait jusqu’alors bénéficié d’un sursis, malgré le désengagement inévitable du Fourneau, Centre National des Arts de la Rue.

Quand on veut la disparition d’une structure ou d’un évènement, le moyen le plus efficace reste la suppression des financements nécessaires.

Le Fourneau, en tant que Centre national, ramenait 300 000 euros pour une saison du FAR par l’obtention de subventions nationale, régionale et départementale.

La ville pour 4 dates du Bel été octroie 50 000 euros au service culturel pour assurer tous les frais : contrat des compagnies, locations techniques, intermittents techniques, repas, hébergements, droits d’auteurs…..

Et malgré tout, la qualité des spectacles est au rendez-vous et le public a toujours répondu présent.

Compte tenu de ce succès inattendu et méritoire face aux conditions faites, la municipalité montre son vrai visage et pour arriver à ses fins n’a pas d’autre solution que de décider brutalement la fin des spectacles de rue. Cette suppression, annoncée dans la presse sans discussion préalable en Conseil Municipal, est motivée par des arguments improbables : la météo, l’essoufflement du concept, un manque de convivialité et de lien social…

 

Madame la Maire, vous déclariez dans la presse en octobre 2008 que vous vouliez « couper les vivres » au FAR et en 2011 « qu’il y aura toujours un été animé à Morlaix ».

Vous avez tenu votre première promesse, pour ce qui est de la seconde quand pourra-t-on lire dans la presse la liste des animations que vous nous réservez ?

 

Le Télégramme, 26 mai 2018 : 

La Fédébreizh, fédération des arts de la rue en Bretagne, « s’indigne » de la décision de la mairie de Morlaix de ne plus programmer d’arts de la rue à l’occasion du Bel été, mettant ainsi fin à une tradition de plus de trente ans dans la ville.

« Le coup de grâce est donné ! Ce sont les artistes qui sont touchés directement. Ce sont des emplois en moins et un manque à gagner pour des structures déjà fragilisées par les mesures de restrictions budgétaires. Les arts de la rue sont très impactés par les nouveaux coûts liés à la sécurité. Notre fédération participe d’ailleurs au dialogue entre les représentants de l’État et les acteurs culturels, afin de réfléchir et trouver des solutions pertinentes pour optimiser les conditions de sécurité lors des festivals. Nous, acteurs du secteur Arts de la Rue, déplorons la décision de la municipalité de Morlaix, qui prive les Morlaisiens, et les dizaines de milliers de curieux d’une série de rendez-vous généreux, inventifs et riches en échanges 

« Le coup de grâce est donné ! Ce sont les artistes qui sont touchés directement. Ce sont des emplois en moins et un manque à gagner pour des structures déjà fragilisées par les mesures de restrictions budgétaires. Les arts de la rue sont très impactés par les nouveaux coûts liés à la sécurité. Notre fédération participe d’ailleurs au dialogue entre les représentants de l’État et les acteurs culturels, afin de réfléchir et trouver des solutions pertinentes pour optimiser les conditions de sécurité lors des festivals. Nous, acteurs du secteur Arts de la Rue, déplorons la décision de la municipalité de Morlaix, qui prive les Morlaisiens, et les dizaines de milliers de curieux d’une série de rendez-vous généreux, inventifs et riches en échanges ».    

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2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 12:40
Tarifs des transports à Morlaix: droit de réponse d'Ismaël Dupont par rapport à des reproches de Didier Allain

Didier Allain, membre de FI, sur la page Facebook "échanges politiques à Morlaix", après avoir dénoncé les députés figurants et "les pollueurs-tueurs" de la FNSEA, me reproche de ne pas avoir voté contre la nouvelle tarification des transports en commun.

Je rappelle que j'ai été très constant depuis 2014 dans l'enceinte de Morlaix Communauté, tous ceux qui assistent au conseil et les élus peuvent en témoigner:

- Pour défendre un réseau de transport en commun plus consistant et développé au niveau de l'agglo, avec plusieurs nouvelles lignes et des trajets fréquents pour desservir notamment le sud et l'est de Morlaix-Communauté. J'ai continué en Commission et en Séance plénière de conseil communauté à défendre avec conviction et constance le projet Transport du Front de Gauche, s'insérant lui-même dans une vision de l'aménagement du territoire, du service public, et de l'écologie concrète. 

- Une augmentation du budget transport pour favoriser ces objectifs. 

- L'expérimentation de la gratuité pour le pôle urbain, voire pour les scolaires, avec au moins un débat sérieux sur le sujet. 

- Une politique volontariste de promotion de l'usage du bus et des cars pour le pouvoir d'achat des familles, la réduction de l'usage de la voiture individuelle, la mobilité de tous, et la lutte contre le réchauffement climatique. 

- A voter contre la reconduction de la DSP Transports et pour un passage en régie publique. 

Communiqué d'Ismaël Dupont, élu du Front de Gauche à Morlaix-Communauté: ne pas se laisser confisquer la possibilité du choix d'une gestion publique des transports: Une question élémentaire de démocratie!

- A plaider pour la relance de la ligne TER Morlaix-Roscoff et la gratuité des parkings pour les usagers du TER en gare de Morlaix, contre la délégation de service public sur la gare.  

Avec Sarah Noll, j'ai été le seul élu le 14 novembre 2016 à ne pas voter pour la nouvelle gamme tarifaire de transport en commun. Je ne l'ai pas voté car j'étais contre et je l'ai dit (c'était absurde) l'augmentation du ticket de bus et des abonnements de 20% pour les usagers ne bénéficiant pas de tarifs réduits sur critère sociaux. Je n'ai pas voté contre car pour les personnes et les familles les moins favorisés, cette nouvelle tarification était un progrès: il était plus facile d'obtenir des tarifs réduits, avec moins de démarches administratives, les critères tenant mieux compte de la situation des gens à l'instant t, et ces tarifs réduits bénéficiaient à plus de monde avec la nouvelle tarification, le volume global des aides à la mobilité sur critères sociaux augmentant. 

Pour mémoire, je cite le compte rendu que j'ai fait à ce moment de mon intervention.

Ces nouveaux tarifs ont mis plus d'un an à être mis en place concrètement et ont soulevé des oppositions et incompréhensions légitimes quand ils ont été mis en oeuvre. En 2018, au dernier conseil communautaire, je n'ai pas voté le nouveau budget transport pour la raison de mon opposition à l'augmentation des prix du ticket et des abonnements des bus en tarif ordinaire et du manque d'ambition globale en matière de développement des transports en commun.

J'ai été le seul d'ailleurs à informer des nouvelles dispositions possibles en matière tarifaire sur les transports en commun avant même que cela présenté en Conseil Communautaire. 

Je trouve donc que les reproches de Didier Allain manquent singulièrement de fondements. Il semble que c'est bien davantage l'animosité personnelle et l'hostilité vis-à-vis du PCF et de ses élus qui les motivent. 

Je rappelle aussi que j'ai été le seul élu de gauche à Morlaix-Communauté à soit voter contre le budget annuel, soit m'abstenir, en raison de choix politiques et budgétaires qui me semblaient discutables et du refus de remettre en cause les orientations de la politique de l'Etat en matière d'austérité et ses conséquences pour le service public, les associations, la population.  

Je me sens toujours pleinement engagé et lié par le mandat des électeurs qui ont voté pour nous en 2014 sur la base d'un projet politique qui correspond à mes convictions profondes et je continue à me battre, souvent dans l'adversité, pour faire entendre ces idées au niveau de Morlaix et de Morlaix-Communauté.  

Ismaël Dupont

***   

Vers une augmentation du tarif des tickets de bus et des abonnements à Morlaix Communauté?

Transports scolaires . Une hausse des tarifs qui passe mal (Le Télégramme, 23 juin 2018) - Ismaël Dupont à Morlaix Communauté n'a pas voté cette augmentation ni le nouveau schéma transports et a cherché à informer la population dessus

Morlaix-Communauté, 29 mai 2017: prolongation de 7 ans du contrat de DSP Transport avec Kéolis: seul Ismaël Dupont, élu communautaire PCF-Front de Gauche, vote contre (photos du Conseil Communautaire, Pierre-Yvon Boisnard)

 

Le 14 novembre 2016, je me suis abstenu sur la nouvelle gamme tarifaire de transport en commun, comme Sarah Noll: 

Je me suis abstenu, seul avec Sarah Noll, sur la nouvelle gamme tarifaire pour Morlaix Communauté, trouvant que l'augmentation du ticket de bus, des carnets, et des abonnements. Était un bien mauvais moyen de développer l'usage des bus dans le pôle urbain. Voici en gros l'argumentation que j'ai développé :

«  Il y a plusieurs éléments dans la proposition de nouvelle tarification:

Des progrès indéniables :  le passage d'une tarification sociale subordonnée au statut et aux revenus à une tarification solidaire plus simple (et peut-être plus juste) subordonnée au quotient familial, et donc aux rapports entre les revenus globaux de la famille et le nombre de personnes dans la famille. Théoriquement, davantage d'habitants de Morlaix-Communauté devraient en bénéficier. La tarification solidaire devrait faciliter l'accès aux tarifs réduits, sur présentation d'un papier des allocations familiales avec le quotient familial, il n'y aura plus des bulletins de salaire, des justificatifs de domicile à produire qui faisaient que les démarches pouvaient être longues à aboutir et parfois compliquées.   En revanche la dégressivité du coût des abonnements en fonction du nombre d'enfants sera supprimée. 

Toutefois, 'à supposer qu'il y ait une offre avec une fréquence de bus et une rapidité acceptable, l'habitant de Plounéour Menez ou de Plourin serait peut-être d'accord de payer plus cher son ticket de bus (2€ - 2, 50€ par exemple) et qu'il était par contre moins logique de payer son ticket de bus 1€ ou maintenant 1€20 pour faire 1500 mètres en côte à Morlaix... Non pas qu'il faille en soi augmenter les tarifs du transport péri-urbain mais plutôt maintenir les tarifs du transport urbain et financer une augmentation qualitative et quantitative de l'offre de transport sur l'ensemble du territoire de Morlaix-Communauté. 

- La durée de validité du ticket serait augmentée à hauteur de 1h (aujourd'hui 30 mn), les carnets de ticket tarifs réduits seraient supprimées. 

- il y aura désormais des bus à circuler le dimanche (sur le pôle urbain Morlaix-St Martin) 

Mais la principale mesure et celle qui me semble la plus contestable dans cette nouvelle tarification des titres de transport concerne l'augmentation de 1 à 1,20€ du ticket unitaire et l'augmentation de 25€ à 28€ de l'abonnement mensuel au prix "normal", l'abonnement annuel augmentant dans les mêmes proportions. La justification annoncée est le souci d'équilibrer financièrement le surcoût pour la collectivité prévu du fait du passage à la tarification solidaire et de rester à un niveau d'équilibre du budget transport (6,5 millions) sans faire augmenter le versement depuis le budget général de Morlaix Communauté et en augmentant même les recettes tarifaires. Mais la recette tarifaire ne représente que 15 à 20 % du budget transport. Qu'est-ce qui est le plus important ? Faire des économies de bout de chandelle ou doper l'usage du transport en commun. Rentrer dans la question de la tarification par une voie étroite en privilégiant l'approche comptable au détriment d'une véritable politique pour doper la demande et l'usage des transports en commun, pour des raisons écologiques et de soutien au pouvoir d'achat, mais aussi de facilitation de la mobilité des citoyens, de qualité de vie (réduction du nombre de voitures circulant en ville). 

Par exemple, l'expérimentation de la gratuité des transports dans le pôle urbain, au moins certains jours, par exemple le samedi, semble avoir été exclue d'emblée alors que la proportion des recettes tarifaires dans le budget qu'il y a un vrai enjeu de mobilité, de fidélisation des usagers et de dynamisation du centre-ville de Morlaix. Certaines villes ont réalisé la gratuité des transports urbains, avec un effet tout à fait intéressant pour le développement de la circulation des citoyens en bus. C'est un débat compliqué où il y a du pour et du contre, mais cela aurait été bien de l'instruire en profondeur. Augmenter le prix de l'usage du bus, même si les tarifs ne risque pas d'avoir un effet très attractif pour augmenter l'usage de ce type de transport.Tout cela pour des recettes supplémentaires escomptées de l'ordre de 16 000€ annuel. Vraiment pas grand chose compte tenu du budget transport et de l'ampleur des enjeux. Cette nouvelle tarification me paraît donc témoigner d'un manque d'ambition sur le développement du transport en commun, comme le schéma de transport qui a été proposé au dernier Conseil de Communauté ».

Jean-Luc Fichet m'a donc interrompu dans ce propos, ce qu'il ne fait avec personne d'autre je crois, sous prétexte que j'étais trop long et que cela avait déjà été dit. Pouvoir discrétionnaire du président… En tout cas, je ne me suis pas laissé faire et j'ai conclu mon propos en lui disant que s'il voulait faire la conclusion à ma place, alors cela allait être en effet un peu trop long…

Voir aussi: intervention d'Ismaël Dupont du 13 février 2017 en Conseil de Communauté: 

"Dernier sujet de préoccupation : une autre piste d'évolution budgétaire relative à l'optimisation de la charge financière de la communauté pour les transports. Pour Ismaël Dupont, cela laisse très mal augurer d'une prise en compte de la demande citoyenne de densification de l'offre de transports en commun sur les secteurs sud et sud-est de la communauté, où vit une partie importante de la population. Actuellement, il y a un décalage entre l'offre de transports en commun sur le pôle urbain et le territoire sud et sudest de la communauté. Ismaël Dupont s'interroge également sur la volonté politique d'un passage éventuel en société publique ou en régie publique pour les transports en commun à l'expiration des contrats de DSP avec Kéolis et d'affermage qui arrive cette année. Le débat de fond sur la régie publique des transports n'a pas encore eu lieu, ni en conseil communautaire ni en commission. En tout cas ce n'a pas été un débat instruit à partir d'un examen sérieux des différentes possibilités. Ismaël Dupont craint que la décision n'ait déjà été prise et que ce soient des réalités budgétaires liées à des politiques menées au niveau national qui conduisent la collectivité à manquer le coche d'un retour au service public du transport en commun, ce que Ismaël Dupont regretterait évidemment".

 

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2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 12:04
Stationnement payant sur le parking nord de la gare de Morlaix: un non-sens pour développer l'usage du train

Depuis 4 ans, j'interviens régulièrement en commission Transports de Morlaix-Communauté et je suis intervenu une ou deux fois sur ce sujet en Conseil Communautaire pour critiquer le projet de rendre les parkings aménagés au nord de la Gare de Morlaix dans le cadre du nouveau pôle gare payants. 

Il semblerait que la DSP sur le stationnement payant au nord de la gare ait été attribué à l'opérateur Effia Stationnement, une filiale de la SNCF. Les parkings, encore gratuits aujourd'hui depuis la mise en service du nouveau parking du nord de la gare, risquent de devenir bientôt payants.  

Cela ne va pas faciliter la vie quotidienne de ceux qui font un usage régulier du train. Cela ne pas encourager justement à préférer le train à la voiture. Cela risque d'amener ceux qui partent pour plusieurs jours, une semaine ou plus, à laisser leur voiture dans des rues périphériques où elles vont gêner le stationnement des habitants du quartier. Le parking de l'ancienne école Léon Blum en contrebas de la gare n'est pas sécurisé et n'est pas pérenne.  

Je regrette que la réflexion sur le stationnement en gare de Morlaix et autour de la gare ne s'engage pas avec les premiers intéressés, les usagers et les habitants du quartier, en mettant en avant des principes centraux; 

- Favoriser un stationnement d'entrée de ville avec une liaison piétonne avec le centre ville  

- Développer l'usage du train et faciliter le stationnement de ses usagers

- Permettre aux usagers du train de cohabiter harmonieusement avec les habitants du quartier. 

Il n'y avait aucune nécessité à prélever une nouvelle taxe déguisée sur les usagers du train à travers le stationnement payant en gare de Morlaix, aucune nécessité non plus à passer par une DSP sur le stationnement. 

Ismaël Dupont, le 2 septembre 2018     

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1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 12:45

23 salariés de Hop! - travaillant dans le secteur administratif- ont appris aujourd'hui qu'elles perdraient leurs emplois sur Morlaix courant 2019. La décision a été annoncée lors du Comité d'entreprise du jeudi 30 août à Rungis: total de 75 emplois supprimés, voir Morlaix 23 suppressions brutes sur 110 postes administratifs, soit 25%, les emplois administratifs pouvant être désormais concentrés à Nantes.   

Hop! et Régional dépendent maintenant du groupe Air France qui a triplé récemment la rémunération de son PDG en accordant des émoluments pharaoniques au canadien Ben Smith.

Ce groupe n'a manifestement aucune considération pour ses employés, puisque ces salariés travaillant au service paie, comptabilité, planning, exploitation, qui ont souvent des dizaines d'années d'ancienneté et un vrai dévouement à leur entreprise, qui ont déjà dû subir avec une surcharge de travail plusieurs réorganisations visant la rentabilité et la réduction des effectifs, ont appris par téléphone, sans qu'aucun cadre ne consente à se déplacer pour "expliquer" la décision aux salariés et l'assumer devant eux: leur licenciement futur, avec peu de possibilités pour se reclasser en interne, en tout cas pas à Morlaix.

C'est violent! C'est intolérable! 

On satisfait les exigences de rentabilité de l'actionnaire sans aucun égard pour les vies et la récompense des services rendus par les travailleurs. 

Pour le site Hop! sur l'aéroport de Ploujean à Morlaix, et pour Morlaix et sa région, déjà sinistrés sur le plan économique, c'est un sacré coup dur, avec une fragilisation du site depuis plusieurs années qui devient de plus en plus aiguë. Cela alors que d'importants investissements publics ont été consentis pour Brit Air puis pour Hop! avec des emplois qui auraient dû être pérennes. 

En 2016 déjà, 60 emplois avaient été supprimés à Morlaix, lors de la fusion des trois compagnies régionales d'Air France - Brit Air, Regional et Airlinair- pour créer Hop! 

La députée LREM Sandrine Le Feur n'a pas daigné accorder de rendez-vous aux syndicalistes de Hop! dans un passé récent, et ce alors que la demande courait sur plusieurs mois.

Les communistes expriment toute leur solidarité aux salariés concernés et seront prêts, avec la population de Morlaix, à se battre pour que ces emplois soient sauvegardés et conservés à Morlaix, dans une ville qui ne peut plus se payer le luxe de voir filer ces activités essentielles pour le tissu social et économique local.  

Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche à Morlaix et Morlaix-Communauté, le 31 août 2018 

 

   

23 postes sont menacés chez Hop ! à Morlaix (illustration). | PHOTO OUEST-FRANCE

23 postes sont menacés chez Hop ! à Morlaix (illustration). | PHOTO OUEST-FRANCE

Ouest-France
Morlaix. 23 postes menacés chez Hop !

Publié le 31 août 2018

Selon les syndicats, 23 postes administratifs pourraient être supprimés sur le site de Hop ! Morlaix. Il faudra attendre le prochain comité d’entreprise du 12 septembre pour en savoir plus.

« C’est un coup de massue », déclare Valérie Scattolin, déléguée syndicale Unsa chez Hop ! À Morlaix (Finistère). Suite au comité d’entreprise qui a eu lieu à Rungis, jeudi 30 août 2018, la nouvelle est tombée : 23 postes seraient menacés de disparaître sur le site morlaisien de Hop !. « Il s’agit de postes administratifs, notamment la comptabilité, la paie ou le planning », précise Marie-Odile Kerdraon, déléguée syndicale à la CFDT.

Inquiétudes à Morlaix

« La société est déficitaire. On savait déjà que des économies allaient être faites avec une baisse de 15 % du personnel sur les fonctions administratives », remarque Valérie Scattolin. Cependant, l’annonce de l’objectif de suppression de 23 postes à Morlaix n’était pas attendue. « Depuis 3 mois, lors des précédents CE, Morlaix n’avait pas été citée », ajoute Marie-Odile Kerdraon.

L’objectif total vise ainsi 110 postes administratifs, « Morlaix représente 25 % de ces postes ! », s’exclame Valérie Scattolin, « même si rien n’est encore définitif ». Les départs, s’ils ont lieu, s’effectueraient à partir de janvier et ce jusqu’en décembre 2019.

« Par téléphone »

« C’est une annonce brutale, on n’était pas préparé », continue Valérie Scattolin. « En plus, le personnel a appris la nouvelle de la part des responsables de service par téléphone ! », s’indigne Marie-Odile Kerdraon.

« Avec cette annonce, c’est un choc pour le personnel, les risques psychosociaux sont forts. Il faut déjà penser à l’après. On sait très bien que dans le bassin morlaisien, 23 emplois administratifs, ça ne se trouve pas comme ça », déclare la déléguée Unsa.

Le siège déplacé à Nantes

Si Morlaix se voit visé par un objectif de suppression de 23 postes, Nantes risque d’en perdre 26, « mais 28 seront créés derrière localement ». L’objectif de l’entreprise Hop ! est en effet de transférer son siège, basé à Rungis, près de l’aéroport d’Orly, à Nantes. « La direction fait le choix de localiser les emplois sur Nantes alors qu’en garder sur Morlaix, c’est garder un équilibre, déplore la déléguée CFDT. On nous retire le pain de la bouche et on le donne à quelqu’un d’autre ».

« Aucune communication pour le moment »

« Ce transfert se fait dans un objectif général de rapprochement », déclare le service communication de la compagnie aérienne, qui souligne « qu’aucune communication ne sera faite pour le moment. » Il faudra attendre le prochain comité d’entreprise du 12 septembre, « qui portera sur la rationalisation interne et la diversification des supports », soit sur tout ce qui est ainsi lié au projet de transfert du site de Rungis à Nantes prévu pour 2019.

Fusion en 2016

Depuis avril 2016, Hop ! est le fruit d’une fusion des filiales Airlinair, Brit Air et Régional. Cette fusion s’était accompagnée d’un plan de départs volontaires (PDV) chez Brit Air (65 personnes).

En 2016, au moment de la fusion, des engagements avaient été pris pour ne pas atteindre le site de Morlaix. Mais en avril dernier, les syndicats alertaient déjà sur la possibilité de voir partir à Nantes le service paie.

« On va essayer de négocier les modalités de départ de ce plan social », déclarent les déléguées syndicales. « Mais des mobilisations sociales ne sont pas à exclure », conclue Marie-Odile Kerdraon.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-23-postes-menaces-chez-hop-5944277

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 16:01
Les communistes finistériens présents sur les marchés de Morlaix, Brest, Quimper pour vendre le bon de soutien pour la fête de l'Huma ce 1er septembre

Les militants communistes de Morlaix seront présents sur le marché de Morlaix demain samedi pour vendre la vignette Pass Fête de l'Humanité au tarif de 26€ tous les 3 jours tout en distribuant un tract politique du PCF et en allant à la rencontre de la population.  

Les militants de la section du Pays de Brest du PCF seront présents ce dimanche au marché ST Louis à partir de 10 h 30.  Ils proposeront le Pass Fête de l’Humanité au tarif militant soit 26 € pour les 3 jours (contre 38€ sur place). La fête  de l’Humanité  se tiendra les 14,15, et 16 septembre  2018 au Parc Départemental de la Courneuve.  3 jours de concerts, avec Bernard Lavilliers, Julien Clerc, Catherine Ringer, Suprême NTM, … .de débats, la plus belle des fêtes populaires ! Mais surtout elle sera le lieu où se retrouveront tous ceux qui agissent pour  une rentrée sociale offensive.

Les militants quimpérois seront aussi présents sur le marché de Quimper ce samedi.  

350 vignettes militantes sont en prévente dans le Finistère auprès des militants. 

Renseignement/ réservation: 06 20 90 10 52. 

Les communistes finistériens présents sur les marchés de Morlaix, Brest, Quimper pour vendre le bon de soutien pour la fête de l'Huma ce 1er septembre
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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 19:28
Festival des autres mondes au Roudour à St Martin des Champs du 21 septembre au 21 octobre 2018 autour de Zehra Dogan, artiste et journaliste kurde dans les geôles du régime d'Erdogan
Festival des autres mondes au Roudour à St Martin des Champs du 21 septembre au 21 octobre 2018 autour de Zehra Dogan, artiste et journaliste kurde dans les geôles du régime d'Erdogan

Si vous voulez soutenir cette ambitieuse manifestation culturelle et politique pour la liberté d'expression et la liberté des peuples de Turquie, il est possible de soutenir l'organisation de ce deuxième événement important du point de vue de la solidarité internationale avec les Kurdes de Turquie dans la région de Morlaix et en Bretagne en soutenant les associations organisatrices par un financement participatif:

https://www.helloasso.com/associations/la-minoterie-a-pleine-voix/collectes/festival-des-autres-mondes-autour-de-zehra-dogan   

Lire aussi: 

Exposition Zehra Dogan à Traon Nevez - une oeuvre d'une force incroyable par une jeune artiste et journaliste féministe kurde réprimée par le pouvoir d'Erdogan et emprisonnée pour 2 ans et neuf mois

Zehra Dogan. Les yeux grands ouverts (Le Télégramme, Morlaix, Sophie Guillerm, 5 janvier 2017)

L'artiste kurde Zehra Dogan emprisonnée par Erdogan exposée à Traou Nevez à Plouézoc'h du 5 au 21 janvier 2017 - c'est parti pour plusieurs jours de rencontres, de débats, de films et concerts autour des kurdes et de leurs combats

 

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25 août 2018 6 25 /08 /août /2018 05:22

C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris le décès de notre amie et camarade Anne DREAN après une longue période de maladie.

Annick est née en 1935 à Grâces dans ce qu’on appelait alors les Côtes du Nord. Son père, militaire de carrière, avait 2 enfants lorsqu’il fut fait prisonnier. Il en aura deux autres après sa libération. Quand il est dégagé des cadres de l’armée, la famille vit une situation difficile.

Bonne élève, Annick obtient son bac à 18 ans en 1953. Mais la situation  familiale rend impossible la continuation des études et elle doit travailler.

En octobre, à 18 ans, quelques mois après son bac, elle est institutrice suppléante et se trouve seule en charge d’une classe unique rurale avec 8 à 10 élèves.

En 1956 elle se marie avec Jean et désormais, jusqu’au bout, leurs vies n’en feront plus qu’une. Françoise et Hélène naitront de cette union.

De 1956 à 1964, au gré des mutations de Jean, elle enseignera à Vitré puis à Saint-Brieuc.

En 1964, Jean qui avait eu quelques ennuis suite à son opposition à la guerre d’Algérie décide d’apporter sa pierre à la construction de l’Algérie indépendante en tant que coopérant. Une nouvelle expérience pédagogique et humaine pour Anne qui bien sûr était de l’expédition :  50 élèves le matin, 50 autres l’après-midi. Une riche expérience de 5 ans dont ils parlaient souvent. Est-ce là qu’elle a pris ce goût du soleil qu’elle aimait tant ?

En 1969 : retour en France à Trappes dans la région parisienne. Enfin en 1972 arrivée à Morlaix. Jean à la gare et Annick au collège du Château, en classe de transition.

C’est là que je la vois pour la première fois. Frappé par son allure, son élégance vestimentaire… jusqu’à la pointe de ses escarpins. En apprenant à la connaître, je ne mettrai pas longtemps à me rendre compte que son élégance humaine était encore plus grande. Son ouverture aux autres, sa tolérance, son refus de condamner à priori, sa disponibilité, son écoute… Il y aurait tant à dire. Bien sûr ce n’était pas une sainte mais une belle femme dans tous les sens du terme.

Le début des années 70 c’était aussi à Morlaix l’activité du GFEN  (Groupe Français d’Education Nouvelle) un mouvement pédagogique qui se donnait comme objectif de lutter contre l’échec scolaire, de créer par la pratique les conditions de la réussite de tous les élèves. De les préparer à l’autonomie et à la citoyenneté aussi. Anne, qui partageait totalement cet objectif, était de ce groupe très actif et y apportait beaucoup.

C’est dans ce groupe GFEN qu’est née l’idée de Kerfraval : une nouvelle école devait être construite sur le plateau Nord-Est pour remplacer les baraques du Launay. Le groupe en fit son objectif : nouvelle architecture, nouvelles ambitions pédagogiques, nouvelles pratiques innovantes et tellement prenantes. J’eus à la construire en tant qu’adjoint aux affaires scolaires. Annick  fut de toutes les étapes depuis le début et jusqu’à sa retraite en 1990 et même au-delà. Active dans toutes les initiatives… et embauchant Jean à l’occasion.   

Anne était catholique pratiquante, en 1975 elle prend la décision d’adhérer au Parti Communiste Français et en fut une adhérente active toujours disponible, toujours souriante même quand les activités étaient telles qu’on aurait aimé que les journées aient plus de 24 heures. Anne était toujours disponible pour les tâches qu’on lui demandait de remplir mais une de celles qu’elle préférait était la participation aux différentes fêtes que le parti organisait. Fête de l’Humanité, de l’Unité, de la Terre… mais surtout du Viaduc le 1er mai à Morlaix où avec Jean, la restauration était  son domaine… et toujours souci de la qualité et du respect des autres, une touche particulière pour l’accueil. Combien de fois leur jardin a t’il été pillé pour que les tables soient fleuries !

Cette adhésion n’a pas éteint la foi d’Annick. Sans doute trouvait-elle dans ses deux engagements une complémentarité dans la lutte nécessaire pour un monde de solidarité et de fraternité débarrassé de toute domination et de toute exploitation où chaque femme, chaque homme, chaque enfant ait le droit à une vie digne et heureuse jusqu’au bout.             

C’est ce combat qu’Annick et Jean ont mené sans relâche avec vaillance et générosité toute leur vie. Valeurs qu’ils ont transmises à leurs enfants et petits- enfants.

 A la fin, la vie d’Annick a été ternie par des problèmes de santé qui n’ont cessé de s’aggraver jusqu’à rendre impossible son maintien à domicile. Jean ne pouvait pas envisager qu’Anne soit seule en EHPAD. Il a donc décidé de l’accompagner à Quimper où ils ont été accueillis dans l’établissement où il réside. Preuve d’amour ultime auquel la vie vient d’écrire le mot fin.

Ma dernière rencontre avec Annick a eu lieu au DOURDUFF, le long de la rivière. Elle était encore valide et nous avons échangé quelques instants. Toujours soucieuse des autres. C’est cette image que je veux garder d’elle. Avec la volonté, avec ses camarades et Jean, bien sûr, de continuer à mener le combat pour les valeurs qu’elle a toujours défendues.

Alain DAVID

 

_____________________________________________________________

 

Hélène et Jean-Pierre, sa fille et son gendre, remercient de tout coeur toutes les personnes qui se sont associées à notre douleur.
Votre présence, vos messages, vos fleurs nous ont été précieux pour surmonter le départ de Maman.
Le combat continue pour, peut-être, voir un jour naître ce monde de paix et de justice dont Maman rêvait et pour lequel elle se battait aux côtés de Papa, ainsi qu'à vos côtés.
Merci.

Hélène et Jean-Pierre".

 
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