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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 06:08
Nous avons eu accès à une  synthèse du rapport de la mission des finances publiques de mai 2018 consacrée à la refonte de la fiscalité locale
 
Pour une lecture plus facile j’ai fait un résumé de cette synthèse.
 
Il ne s’agit pour l’instant que de propositions, mais on voit bien se dessiner les contours de cette refonte de la fiscalité locale.
 
Sans surprise, la mission mandatée par le Premier ministre situe ses propositions dans le cadre de la réduction des moyens de fonctionnement des collectivités (“modération durable des dépenses de fonctionnement” indiquent-ils).
 
Sans surprise  la main mise de l’état va s’accentuer et les finances locales de plus en plus dépendantes d’un pouvoir central, lui même de plus en plus confisqué par le chef de l’état et son gouvernement.
 
Sans surprise, la diminution de la taxe d’habitation au bénéfice de ceux qui en payaient se fera au prix de taxes de consommation supplémentaires (TVA, TCIPE) que paieront y compris les contribuables qui étaient jusque là exonérés de TH pour cause de faibles revenus.
 
Une réforme des valeurs locatives ( bases d’imposition) est également envisagée.
 
Et cerise sur la gâteau, une part de la CSG, qui jusqu’alors servait uniquement au financement de la protection sociale, serait utilisée pour des compléments de dotation. C’est très grave !
 
Roger Héré
 

Refonte de la fiscalité locale

Les propositions de la mission Finances publiques de mai 2018

Le cadre général

Situant son action dans le cadre de la loi de programmation des finances publiques pour 2018/2022 qui prévoit de « contractualiser » une « modération durable des dépenses de fonctionnement des collectivités territoriales », la mission mandatée par le Premier ministre, prévoit une réforme globale de la fiscalité locale (138 Milliards d'€ en 2018 soit 5,8 % du PIB).

Cette réforme résulte du projet de suppression intégrale de la taxe d’habitation (34 % des ressources du bloc communal en 2016, et une perte de recettes estimée à 26,3 Milliards d'€ en 2020).

 

Deux scénarios de remplacement de la taxe d’habitation (TH) envisagés

Scénario n° 1

Dans ce premier scénario il y a deux variantes :

1° Variante n° 1

- La part départementale de la taxe foncière sur les propriétés bâties est transférée aux communes et aux EPCI, au prorata de leurs anciennes recettes de TH.

- un mécanisme de garantie individuelle des ressources est mis en place pour les niveaux communaux et inter-communaux par des compléments sous forme d’impôt national partagé.

 

2° Variante n° 2

- La part départementale de la taxe foncière sur les propriétés bâties est transférée intégralement aux communes (dans ce cas pas de compléments pour les communes).

- Les EPCI seraient compensés de la perte de la Taxe d'habitation par un impôt national partagé (TVA).

 

Scénario n° 2

Remplacement direct de la taxe d’habitation du bloc communal par un impôt national partagé.

L’année n de la suppression de la TH, les collectivités percevraient le montant de la recette fiscale de la TH de l’année n-1.

 

Réforme des droits de mutation à titre onéreux (DMTO)

Il est proposé de reverser à l’état le produit de cette taxe sur les ventes immobilières actuellement perçue par les départements. En compensation ceux-ci recevraient une part d’impôt national.

 

Réforme de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) et impositions associées

Compte tenu de la suppression de la TH, la TFPB devient la principale ressource à assiette locale perçue par les collectivités territoriales . Avec ses « dérivées » (contribution foncière des entreprises et taxe d’enlèvement des ordures ménagères) le produit global est de 45 Milliards d'euros.

Dans ce cadre est envisagée une révision des valeurs locatives des habitations. Une révision dès 2018 produirait de nouvelles valeurs locatives utilisables en 2023/2024.

 

Effets de la disparition de la Taxe d'Habitation sur les impositions associées

1) Les effets de la suppression de la Taxe d'Habitation ne visant en fait que les résidences principales, la mission propose de ne pas l’étendre à la taxation des résidences secondaires et des logements vacants. Aussi la mission propose,

- de poursuivre ces prélèvements à tout local sous-occupé,

- d’instaurer une contribution assise sur la base imposable de la TFPB pour les résidences secondaires.

2) taxe spéciale d’équipement : la contribution pourrait être supprimée.

3) Taxe GEMAPI : des réflexions doivent être engagées.

 

Le choix des impositions partagées

Si ces propositions sont retenues, le transfert des impositions nationales vers les collectivités serait de l’ordre de 25 Milliards.

Seules les impositions produisant les plus importantes recettes sont envisagées pour cette répartition : la TVA, la CSG et la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques)

La mission indique que la « distraction de la CSG de son objet initial (le financement de la sécurité sociale) devra être mesurée en raison des contraintes juridique et politique qui s’y rattachent »

Pour finir la mission recommande que le projet de loi prévoyant la suppression de la TH et la refonte de la fiscalité territoriale soit adopté au plus tard début 2019.

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 19:10
Tilly-Sabco: Soupçons d'abus de biens sociaux (Hervé Chambonnière, Le Télégramme - 6 juin 2018)

Des soupçons de détournements d’actifs pèsent sur la gestion de Tilly-Sabco, après que l’entreprise a été « sauvée » fin 2014 par trois repreneurs. Une enquête préliminaire pour « abus de biens sociaux » et « banqueroute » est en cours.

L’offre était tombée du ciel, providentielle. Le 5 décembre 2014, trois repreneurs, la CCI de Morlaix, le breton Olmix et MS Foods, une société anglaise se présentant comme « l’un des principaux fournisseurs de produits halal du Royaume-Uni et de la région parisienne » sauvaient in extremis le volailler morlaisien et 202 de ses 330 salariés. Avec un ambitieux projet : produire des poulets nourris aux algues, sans antibiotiques.

 

« Dire que Tilly était sauvé, c’est tout ce qui importait »

 

Moins de deux mois plus tard, une enquête du Télégramme révélait l’inquiétant profil d’Idris Mohammed, le représentant du repreneur anglais : ennuis avec les douanes, avec la justice (procédure pour travail clandestin, taxes impayées), fuite en avant avec changement de nom de société et déménagements successifs du siège social français, fiche de recherche européenne, fiasco en Hongrie après la reprise d’un… abattoir de volailles en 2010 (liquidation en 2012, dettes non réglées, salariés et fournisseurs non payés…).

 

Côté français, que ce soit du côté politique, judiciaire ou administratif, personne n’avait rien vu. Ou rien voulu voir. « Comment un entrepreneur avec un tel pedigree a-t-il pu reprendre Tilly Sabco ? ! », s’étonne aujourd’hui une source proche du dossier.

« Cette reprise providentielle, après une désastreuse vague de licenciements dans l’agroalimentaire breton (Gad et 800 emplois, près de 1 000 chez Doux…) permettait de dire que des emplois (202) étaient sauvés. C’est tout ce qui importait semble-t-il », analysait, dans notre enquête de février 2015, un spécialiste des dossiers financiers.

 

 

Payé 15 000 € par mois

 

« Idris Mohammed est un super professionnel (…) Tout se passe très bien, y compris sur le plan financier », objectait à l’époque Jean-Paul Chapalain, président de la CCI de Morlaix. « Ces procédures sont le lot commun de tout entrepreneur, surtout dans les activités de négoce », réagissait de son côté Daniel Sauvaget, ex P-DG de Tilly-Sabco.

Six mois plus tard, l’entreprise était en cessation de paiements. Alors que la loi impose de le signaler dans les 45 jours, ce dépôt de bilan ne sera finalement acté… qu’un an plus tard, fin juillet 2016.

Idris Mohammed ? « Il est venu tous les quinze jours pendant les premiers mois. Mais on ne l’a plus jamais revu ensuite », rapporte un ancien représentant syndical qui souhaite conserver l’anonymat. Après le désengagement de l’investisseur Olmix en novembre 2015, le représentant anglais, payé 15 000 € par mois (versés sur un compte au Luxembourg) en tant que président du directoire de Tilly-Sabco, finira par démissionner en juillet 2016 (*). 

 

Notes de frais, factures et ventes suspectes

 

Mais il n’y a déjà plus aucun pilote dans l’avion « depuis des mois ». « On s’est autogéré pendant trois à quatre mois », révèle l’ancien syndicaliste. Le 29 juillet, l’entreprise est placée en redressement judiciaire avec, à la clé, «un passif de plusieurs millions d’euros».

En novembre 2016, l’administrateur judiciaire, désigné par le tribunal de commerce quelques mois plus tôt, alerte le parquet de Brest de possibles fautes de gestion et de faits susceptibles de caractériser des abus de biens sociaux : factures adressées à MS Foods non réglées (au moins 66 000 € repérés, alors que l’entreprise bretonne est en cessation de paiements), notes de frais d’Idris Mohamed suspectes ou contestables (13 700 € de frais pour un déplacement à Dubaï par exemple), ventes et prestations suspectes (au profit d’Halal Foodservice, propriété de MS Foods en France)… 

Ces faits suspects, et d’autres, sont-ils avérés ? C’est ce que la justice va déterminer. Le parquet de Brest a ouvert une enquête préliminaire en mai 2017 pour « abus de biens sociaux » et « banqueroute ». Confiée à l’antenne PJ de Brest, celle-ci a débuté début 2018. Sa conclusion n’est pas attendue avant la fin de l’année. 

(*) Selon nos informations, Idris Mohammed poursuit ses activités, au Luxembourg.

 

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 06:26
Grâce à une forte mobilisation de nombreux services, le centre-ville de Morlaix a retrouvé un visage présentable. Seulement 48 heures après une terrible inondation. (photo Le Télégramme)

Grâce à une forte mobilisation de nombreux services, le centre-ville de Morlaix a retrouvé un visage présentable. Seulement 48 heures après une terrible inondation. (photo Le Télégramme)

La situation revient progressivement à la normale à Morlaix, deux jours seulement après le terrible orage qui a noyé la ville. Depuis dimanche soir, les pompiers ont effectué 279 interventions.

Ce mardi soir, Gilles Quénéhervé, sous-préfet de Morlaix, Bernard Guilcher, premier adjoint à la ville, et le lieutenant-colonel Renaud Quemeneur, commandant du groupement territorial de Morlaix au Service départemental d’incendie et de secours du Finistère (Sdis 29), ont salué « l’élan de solidarité » qui a permis à Morlaix, en seulement 48 heures, de retrouver un semblant de sérénité. « Un exploit » quand on se remémore l’état dans lequel se trouvait le centre-ville dimanche soir.

 

279 interventions depuis dimanche après-midi

 

En première ligne, évidemment, les pompiers ont réalisé par moins de 279 interventions depuis l’inondation. « Aujourd’hui, nous avions encore une quarantaine d’hommes sur le terrain pour des opérations d’épuisement et de nettoyage, confie le lieutenant-colonel Quemeneur. Nous sommes intervenus à dix reprises rue de Paris et neuf fois rue de Brest. Le bilan définitif sera tiré demain soir. On sera sans doute autour de 300 interventions. »

En attendant, le poste de commandement avancé installé au centre de secours a été définitivement levé ce soir à 18 h. « Désormais, on revient à un fonctionnement normal. Toutes les interventions seront traitées individuellement. »

 

« C’est remarquable »

 

Au-delà des pompiers, Gilles Quénéhervé et Bernard Guilcher ont souligné le travail des services de la ville, de l’État et de la Croix-Rouge, qui était présente dès dimanche. Le travail de nettoyage a été intense.

 

« On a aussi reçu le soutien de la ville de Brest, des communes de Gouesnou, Plougasnou… Et bien sûr de Morlaix communauté, qui a mobilisé 38 personnes. Nous les en remercions », a réagi le premier adjoint. « Il y a eu un vrai travail collectif, une chaîne de solidarité qui a bien fonctionné. Les commerçants se sont entraidés. On a même vu des artisans bénévoles venir proposer leur aide et leur matériel. C’est remarquable », a poursuivi le sous-préfet.

 

15 jours pour chiffrer les dégâts

 

Hormis rues de Brest et de Paris, où la situation est encore compliquée, la circulation et le stationnement ont été rétablis dans l’après-midi au centre-ville. Et plusieurs commerces pourtant touchés dimanche, ont rouvert leurs portes. D’autres le feront avant la fin de semaine. La situation se décante donc progressivement.

Reste désormais à répertorier et chiffrer les dégâts. « Nous nous sommes donnés 15 jours pour ça », a annoncé Bernard Guilcher. Pour rappel, la facture consécutive à l’inondation de décembre 2013 s’était élevée à 12 M€.

 

Solidarité nationale et état de catastrophe naturelle réclamés

 

Morlaix a demandé l’état de catastrophe naturelle. Comme de très nombreuses autres villes du pays. Ça pourrait donc prendre un peu de temps. Mais la Cité du viaduc a aussi réclamé que lui soit accordée la solidarité nationale immédiate. Et là, le préfet du Finistère pourrait peut-être faire accélérer la procédure.

En ce qui concerne les commerçants et les particuliers, tout se réglera avec les assurances. Ce mardi, de nombreux experts étaient déjà à pied d’œuvre.

 

Au total une cinquantaine de commerçants ont été touchés par les inondations de dimanche, au centre-ville. Rue de Brest et place des Otages, la plupart veulent aller de l’avant et ont rouvert ou rouvriront cette semaine. Rue de Paris, les travaux seront plus longs. Reportage.

 

À 8 h 30, ce mardi, l’Intermarché de la rue de Brest a rouvert, « à l’heure habituelle ! ». Un symbole pour Laurent Stekke, installé depuis dix ans. « De toute façon, y’a pas le choix ! La vie reprend le dessus ! », lance-t-il en demandant à un client habitué s’il va bien. « C’est à vous qu’il faut le demander ! », répond ce dernier. Avec l’aide d’une quinzaine de personnes, Laurent Stekke a pu nettoyer les dégâts causés par les 40 cm d’eau. « Tous les produits qui se trouvaient dans les rayons les plus bas sont fichus… On a quasi rempli une benne », explique-t-il au milieu des produits entreposés en attente de nettoyage. « Le pire c’est cette boue, visqueuse et épaisse. Elle s’est même infiltrée dans les chambres froides. Mais j’ai moins morflé que d’autres ».

 

 

À LIRE SUR LE SUJET    Morlaix retrouve de la sérénité
 

Surtout, il a retenu les leçons de l’inondation de 2013 : l’informatique et les prises ont été surélevées. « Dès qu’on fait des travaux ici, on prend le facteur inondations en compte ».

 

Nettoyage… à la brosse à dents

 

Dans son immuable boutique de chaussures, Claude Rideller, 82 ans, tente de ranger. « On a tout mis en hauteur en vitesse. Maintenant, j’essaie de m’y retrouver », explique-t-il encore sonné par les événements. « C’est ma cinquième inondation. 1974, 1995, 2000, 2013 et 2018. Celle-ci, c’est la cerise sur le gâteau… C’est trop… » La boutique a néanmoins rouvert mais l’épisode fait réfléchir le commerçant qui, depuis quelques semaines, se renseignait pour la retraite. « Tout ça, ça risque de précipiter ma décision… Mais il y a le stock à vendre. J’irai sûrement jusqu’à la fin de l’année ! ».

Chez sa voisine, qui vend de la laine, on y va… à la brosse à dents ! « Il faut que ce soit minutieux. On espère rouvrir dès qu’on peut ! », confie Viviane Oréal, installée depuis 2004. En face, La Chaussonnerie de Laure Thomas-Cosquer va rouvrir dès ce mercredi.

 

« Intemporelle » relogée

 

Dans la rue de Paris, on n’en est pas là. Les commerçants, les uns après les autres, discutent avec experts et assurances pour évaluer les dégâts. Et les travaux. Florence Urien, de l’institut de beauté « Intemporelle », témoigne : « C’est la cata. Il faut refaire tout le bas du placo, mes meubles et mes appareils sont détruits… » Grâce à son assurance, elle devrait pouvoir rouvrir dans un local, à Saint-Martin. « Ça me fait mal au cœur mais au moins je peux reprendre… Mais je reviendrai dans le centre-ville, c’est ma place ! »

 

 

À LIRE SUR LE SUJET    Rue de Paris : la désolation

Rouvrir, Pascal Tisserand, du Carrefour express, n’y pense même pas. « Il faudra au moins trois ou quatre mois… ». Ce mardi, il en était encore à racler la boue… Au magasin de jouets, Cathy Tanguy, elle, fait l’inventaire et complète sa liste des dégâts. « Tout dépendra des travaux. Il va falloir que je pense à des aménagements dédiés. Mais les enfants pourront toujours venir acheter des jouets ici. J’y suis très bien et je ne pense pas à déménager ! »

 

« Pour nous soutenir, il faut revenir ! »

 

Place des Otages, la vie reprend son cours. La plupart des magasins avait fini le nettoyage et ont pu rouvrir. Au Café de la Terrasse, « on compte ouvrir ce mercredi, jeudi au plus tard », lance Caroline Lambel. Depuis deux jours et deux nuits, salariés et copains se relaient pour tout nettoyer. « On est fatigués mais volontaires ! Et le meilleur moyen de nous soutenir est de revenir ! ». Hier soir, l’association des commerçants s’est réunie pour réfléchir à une action commerciale commune. « Contrairement aux images de désastre qui tournent, il faut montrer que Morlaix a été nettoyée, les commerçants font ce qu’ils peuvent pour rouvrir. Il faut positiver », conclut Guillaume Pellerin, le président.


 

Internet et téléphonie. Les orages et les inondations ont provoqué de gros dégâts sur le réseau Orange. « Pour l’heure, on ne peut pas quantifier l’ampleur du phénomène ni dire où il y a des problèmes », indique-t-on au service communication de l’opérateur. Les techniciens sont sur le terrain afin de réparer au plus vite. Sachant que les pannes peuvent provenir de multiples causes : les box peuvent avoir été foudroyées, les répercuteurs mis en panne à cause de coupures d’électricité (ce qui coupe le téléphone), des câbles coupés ou tombés. « Il va falloir être patient. Il ne faut pas espérer un retour à la normale avant plusieurs semaines », souligne Orange. Les personnes en situation de fragilité doivent contacter leur mairie en priorité.

 

279 interventions des pompiers. Depuis dimanche, les pompiers ont réalisé 279 interventions. Il reste encore quelques opérations à mener rue de Brest. Un bilan définitif sera tiré mercredi soir.

 

« Une solidarité remarquable ». Le sous-préfet, Gilles Quénéhervé, et le premier adjoint au maire, Bernard Guilcher, ont souligné également le travail des services de la ville, de l’État et de la Croix-Rouge. « On a aussi reçu le soutien de la ville de Brest, des communes de Gouesnou, Plougasnou… Morlaix communauté a mobilisé 38 personnes. Il y a eu une chaîne de solidarité entre commerçants.

 

On a vu des artisans proposer leur aide et leur matériel. C’est remarquable », a noté le sous-préfet. Résultat, Morlaix a retrouvé un minimum de sérénité en seulement 48 h. Un exploit quand on se rappelle l’état du centre-ville dimanche soir.

 

15 jours pour chiffrer les dégâts. Hormis rues de Brest et de Paris, où la situation est encore compliquée, la circulation et le stationnement ont été rétablis dans l’après-midi d’hier au centre-ville. « Nous nous sommes donné 15 jours pour chiffrer les dégâts », a annoncé Bernard Guilcher. Pour rappel, en 2013, la facture s’était élevée à 12 M€.

 

La CPAM fermée pour la semaine. Située rue de Brest, la Caisse primaire d’assurance maladie n’a pas échappé aux inondations. Conséquence, l’accueil sera fermé jusqu’au vendredi 8 juin inclus.

 

Coup dur pour À Fer et à Flots. La ligne de chemin de fer touristique « À Fer et à Flots » subit les conséquences de la coulée de boue qui a coupé la voie ferrée entre Morlaix et Roscoff à Sainte-Sève. « C’est évident, la saison est fichue », se désole Joseph Seité, maire de Roscoff et président d’À fer et à flots, qui doit faire le point avec SNCF Réseaux. Il indique, en revanche, que les réservations seront assurées, par des bus. Le circuit, ouvert depuis Pâques, continuera à être proposé, « mais la partie en train se fera en car. Bien sûr, ça a beaucoup moins de charme… Ça va se ressentir sur la fréquentation, c’est très inquiétant ».

 

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 06:15
Le 4 juin, Morlaix se réveillait avec la gueule de bois de l'après-inondation, mais témoignait d'une grande solidarité avec les commerçants et habitants sinistrés (photos Glenn Le Saout)
Le 4 juin, Morlaix se réveillait avec la gueule de bois de l'après-inondation, mais témoignait d'une grande solidarité avec les commerçants et habitants sinistrés (photos Glenn Le Saout)
Le 4 juin, Morlaix se réveillait avec la gueule de bois de l'après-inondation, mais témoignait d'une grande solidarité avec les commerçants et habitants sinistrés (photos Glenn Le Saout)
Le 4 juin, Morlaix se réveillait avec la gueule de bois de l'après-inondation, mais témoignait d'une grande solidarité avec les commerçants et habitants sinistrés (photos Glenn Le Saout)
Le 4 juin, Morlaix se réveillait avec la gueule de bois de l'après-inondation, mais témoignait d'une grande solidarité avec les commerçants et habitants sinistrés (photos Glenn Le Saout)

Des scènes de chaos à Morlaix mais des commerçants et habitants solidaires ainsi que le club de rugby venu offrir le repas de lundi midi, la Croix Rouge, les employés municipaux de Morlaix et des services de Morlaix-Communauté, ainsi que plusieurs citoyens, qui ont fait un travail énorme pour nettoyer la ville et assister les personnes sinistrées, tout comme il faut saluer l'action des élus de Morlaix, très mobilisés sur ces journées d'urgence, des pompiers et des services de l'Etat.  

La solidarité comme réponse naturelle au désastre, cela prouve qu'il y a encore des choses qui marchent dans notre pays.  

Lire aussi: 

Le déluge et une nouvelle inondation à Morlaix: toute notre solidarité aux habitants et commerçants sinistrés!

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 05:42
photo Le Télégramme

photo Le Télégramme

Morlaix et les crues, c’est une longue histoire de désamour. Et celle de dimanche revêtait un caractère particulier : jamais une inondation de cette envergure n’a été constatée à la belle saison.

Pour comprendre ce qui s’est passé dimanche à Morlaix, commençons par quelques explications. La ville est située à la confluence de deux cours d’eau - le Jarlot, le Queffleuth - qui prennent leur source sur le versant nord des Monts d’Arrée à une vingtaine de kilomètres de là. Le bassin-versant morlaisien n’est pas très étendu. Il ne couvre que 200 km 2 mais présente la particularité d’être très encaissé au plus fort de l’agglomération. À cela s’ajoute un sol schisteux et argileux – donc imperméable — qui ne favorise pas l’infiltration de l’eau mais plutôt son glissement. C’est pourquoi la ville est particulièrement vulnérable aux fortes précipitations.

 

 

 

De plus les deux rivières s’engouffrent dans des galeries d’écoulement souterraines à l’approche de l’hôtel de ville. Galeries qui sont vite saturées en cas d’épisode pluvieux exceptionnel comme ça a été le cas dimanche.

 

Premier orage estival dévastateur

 

Jusqu’à dimanche, Morlaix avait toujours été touchée par ces catastrophes en hiver, de décembre à février principalement. Inondations provoquées généralement par de lourdes et longues dépressions océaniques. Et jamais à la belle saison, en juin, à la faveur d’un orage estival.

La ville a été touchée à de nombreuses reprises par des inondations. Les plus anciennes, pour lesquelles il reste des documents ont eu lieu en 1861, 1865, 1893, 1910, 1925. La plus dévastatrice reste sans nul doute celle du 13 février 1974. Ce jour-là, un dimanche également, l’eau a commencé à monter dans les rues. Malgré la basse mer et le niveau de l’estuaire qui est toujours resté plus bas, le niveau de l’eau n’a cessé de monter pour atteindre 2 m à certains endroits de la ville. Rien n’y a fait, pas même l’ouverture des vannes vers une heure du matin pour favoriser l’écoulement des flots. Ce jour-là de très nombreux commerces avaient été touchés et une centaine de véhicules endommagés.

 

Rien n’y a fait

 

Dans les mois qui avaient suivi, le maire Jean-Jacques Cléach avait engagé un grand plan de refonte des réseaux incluant l’élargissement des galeries d’écoulement du Jarlot et du Queffleuth.

 

 

Rien n’y a fait et les flots dévastateurs ont à nouveau touché la ville en janvier 1995 (1 mètre d’eau), en décembre 2000 (1,40 m), ainsi que les 23 et 24 décembre 2013 (1,30 m). Cette dernière crue, qui sera suivie de deux autres de moindre importance en février 2014, fera 130 sinistrés : 80 commerces et 50 particuliers. Ces débordements n’étaient pas le fait des orages, mais de l’accumulation de pluies incessantes qui tombaient depuis une dizaine de jours sur la Bretagne.

 

De longues études à mener

 

Dimanche Morlaix a donc été victime d’un « épisode orageux très violent » explique Clément Le Saux chargé de mission auprès du Syndicat mixte pour la gestion des cours d’eau du Trégor. C’est lui qui pilote le Papi ou programme de prévention des inondations. « Le réseau d’eau pluviale a vite été saturé » poursuit-il. Le résultat de l’effet cumulatif des ruissellements qui ont convergé vers l’hyper-centre, plus que de la montée des eaux des deux rivières. Selon ce spécialiste des ouvrages de retenue des eaux n’auraient pas été efficaces. Car les précipitations étaient extrêmement localisées autour de la ville. Contrairement à des pluies d’origine dépressionnaire qui, en descendant doucement les bassins-versants, viennent gonfler les rivières. « Pour lutter contre ces formes d’inondation, nous avons lancé un programme de réalisation de bassins écrêteurs en amont de Morlaix. Nous en sommes au stade des études, du fonctionnement du bassin-versant et de la modélisation hydraulique. Mais il nous faudra d’abord comprendre ce qui se passe dans les galeries du centre-ville. Et comment le Jarlot et le Queffleuth interagissent entre eux. Pour l’heure nous n’en avons aucune idée. Il faudra du temps. Mieux vaut le prendre pour, ensuite, bâtir des ouvrages efficaces ».

Une cinquantaine de commerces ont été touchés par le violent orage de dimanche (photo Le Télégramme)

Une cinquantaine de commerces ont été touchés par le violent orage de dimanche (photo Le Télégramme)

Après la pluie, la boue… Ce lundi, après le cauchemar des terribles inondations vécues la veille, Morlaix a pansé ses plaies. Une cinquantaine de commerces ont été touchés. En fin d’après-midi, la situation était « sous contrôle », assurait le maire, Agnès Le Brun, qui attend désormais que l’état de catastrophe naturelle soit reconnu.

Le réveil a été douloureux, lundi matin, pour les Morlaisiens et les commerçants de la Cité du viaduc. Si la pluie qui a inondé le centre-ville la veille au soir s’est évacuée dans la nuit, elle a laissé derrière elle une marée de boue. Et un spectacle de désolation. Les va-et-vient des raclettes ont rythmé ce jour d’après, avec beaucoup de solidarité, mais aussi de la tristesse et du désarroi. Et un véritable traumatisme parfois. « On est fatigué. Ces inondations, c’est la goutte d’eau pour le centre-ville et pour les commerçants de Morlaix 

 

», lâchait, dépité, Cyriac Le Berre, coiffeur rue de Paris. Rejoint par son voisin d’infortune, Pascal Tisserand : « La violence de l’eau a fait exploser la vitre de notre commerce. Une véritable vague a traversé le magasin… », racontait le gérant du Carrefour express, hagard au beau milieu des conserves jonchant le sol de son supermarché.

 

« Affreux, atroce… »

 

Comme lui, une cinquantaine d’autres commerçants de la ville ont été frappés par la soudaine et rapide montée des eaux. « Affreux, atroce, exceptionnel… » : les adjectifs pleuvaient pour décrire le chaos qu’il a fallu réduire tout au long de la journée avec l’aide des pompiers, des équipes de la Croix-Rouge, des élus et des agents de la ville, mais aussi de bénévoles. « Environ 300 personnes étaient mobilisées », indiquait le maire de Morlaix, Agnès Le Brun, sur les coups de 17 h, en précisant que la situation était sous contrôle, alors qu’il s’était remis à pleuvoir, plus ou moins faiblement, en début d’après-midi. « Les orages s’éloignent, le danger aussi », appréciait le premier magistrat, en promettant de « rendre une ville à peu près propre » pour ce mardi matin.

 

12 millions d’euros de préjudice en 2013

 

Si aucune victime n’est à déplorer, plusieurs personnes ont dû être relogées, à l’hôtel ou chez des particuliers. « Pour l’heure, il est bien trop tôt pour évaluer le préjudice », complétait le maire. Une certitude, néanmoins : la note sera forcément salée. En 2013, lorsqu’une crue de la même veine avait secoué durement Morlaix à Noël, le montant des dégâts s’était élevé à 12 millions d’euros. Alors, forcément, le maire compte sur l’état de catastrophe naturelle pour permettre un maximum d’indemnisations. « On a aussi demandé que nous soit accordée la solidarité nationale immédiate, ce qui permettrait de bénéficier d’aides financières pour la voirie et les commerces », soulignait Agnès Le Brun, qui apprécierait de voir le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, venir constater l’ampleur des dégâts sur place à Morlaix. Comme Manuel Valls l’avait fait le 26 décembre 2013.

 

Les écluses, un faux problème ?

 

En attendant, bon nombre de Morlaisiens dissertaient, hier, sur les raisons de cette inondation brutale due aux orages. Une première dans l’histoire de cette ville pourtant habituée aux débordements. Et du jamais vu non plus à cette période de l’année. « Les écluses auraient dû être ouvertes plus tôt et plus largement », commentaient certains.

« Elles l’ont été à 17 h. Mais c’est un faux problème. Qu’elles soient ouvertes ou pas ne change rien à l’affaire. L’impact du niveau d’eau du port sur les inondations au centre-ville est marginal. Quoi qu’on fasse, ça aurait débordé. Morlaix est une cuvette », répondaient en écho les autorités. Pendant que le maire, en comprenant « le désarroi et l’émoi », assurait que les alertes habituelles n’avaient pas pu être déployées en raison de la soudaineté de cet orage. Qui restera gravé dans les mémoires.


 

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 05:11
Les précipitations qui sont tombées dimanche à Morlaix (Finistère) ont été très denses, très violentes et très ciblées. Et imprévisibles. |Photo Ouest-France

Les précipitations qui sont tombées dimanche à Morlaix (Finistère) ont été très denses, très violentes et très ciblées. Et imprévisibles. |Photo Ouest-France

Guy Pennec, président du Syndicat mixte pour la gestion des cours d’eau du Trégor et du Pays de Morlaix (Finistère) l’assure : il était impossible de prévoir l’intensité des précipitations de dimanche, par ailleurs très ciblées. Mais pour éviter un nouvel épisode, un programme d’actions et de préventions des inondations (Papi) est en cours d’élaboration. Il répond à nos questions.

Morlaix se situant en fond d’une cuvette, au confluent de deux rivières, le Jarlot et le Queffleuth, elle a souvent été victime d’inondations. Celles de dimanche 3 juin 2018 ont été particulièrement violentes.

Pourquoi Morlaix a été victime d’une inondation dimanche ?

Les précipitations qui sont tombées dimanche ont été très denses, très violentes et très ciblées. Le ruissellement était très important. Les rivières sont devenues des torrents, charriant les pierres et les branchages. Ceux-ci sont venus boucher les exutoires, comme les avaloires et les buses, ralentissant l’évacuation de l’eau.

Est-ce que la violence de ces précipitations aurait pu se prévoir ?

Non. Météo France avait donné l’alerte pour d’importants orages et dès 8 h, un arrêté préfectoral nous mettait en garde. Mais il était impossible de connaître leur intensité. Des pluviomètres ont enregistré 36 mm de précipitations en amont de Morlaix alors qu’en ville, il est tombé plus du double en 1 h 30. C’est une inondation pluviale plutôt que fluviale, c’était donc difficilement prévisible.

Vous mettez en place un Programme d’actions et de préventions des inondations (Papi). En quoi consiste-t-il ?

 
 

En un an et demi, nous avons réalisé 150 diagnostics auprès des habitants et commerçants par des experts. Nous allons acquérir des batardeaux individuels pour tous ceux qui le souhaitent. En hiver, nous réaliserons une topographie des bassins-versants pour chercher où créer des bassins de stockage en cas de crue. Nous allons scanner les galeries d’écoulement souterrain à l’automne, pour connaître leur débitance (le débit maximum) et l’améliorer le cas échéant.

Depuis le glissement de terrain, les rails sont suspendus dans le vide. | Yves marie Quemener

Depuis le glissement de terrain, les rails sont suspendus dans le vide. | Yves marie Quemener

Les pluies torrentielles de dimanche ont provoqué un glissement de terrain sur la voie de chemin de fer reliant Morlaix à Roscoff, au niveau de Sainte-Sève. Avant cet événement, la ligne semblait déjà menacée, en raison du coût élevé de sa rénovation.

Dimanche, alors que des pluies diluviennes tombaient sur la région de Morlaix, un torrent d’eau s’abattait sur le chemin de fer, à Sainte-Sève, lieu-dit Les quatre-vents, entraînant un glissement de terrain sous la voie de chemin de fer sur environ 50 m.

Suspendue jusqu’à nouvel ordre

Lundi, des équipes de SNCF réseaux se sont rendues sur place pour constater les dégâts et effectuer des diagnostics. À l’heure actuelle, on ne sait pas quand rouvrira la ligne Morlaix-Roscoff.

Joseph Séïté, maire de Roscoff, se demande même si elle rouvrira un jour. Cette ligne de TER nécessitait déjà une importante rénovation (40 millions d’euros selon une première estimation de la SNCF). Ce qui faisait craindre le pire à ses défenseurs, convaincus qu’elle fermera prochainement.

Un coup dur pour "A fer et à flots"

« Évidemment, on est inquiets », glisse le maire, conscient que cela « aggrave encore » la situation. « Cela intervient alors qu’on venait de lancer une étude socio-économique, dont les résultats sont attendus à la fin de l’année ». D’un coût de 50 000 € (financés pour moitié par la Région, le reste partagé entre Haut-Léon communauté et Morlaix communauté), elle doit permettre de juger de l’intérêt d’une rénovation.

 
 

Ces gros dégâts auront aussi des conséquences sur A fer et à flots, circuit touristique par la mer et le rail. « Pour toutes nos réservations, on remplacera le train par un car. Mais c’est sûr que ça n’a pas le même charme… », souligne le président de l'association. Chaque saison, ils sont 8 000 touristes à découvrir la baie de Morlaix de cette manière.

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4 juin 2018 1 04 /06 /juin /2018 05:36
Le déluge et une nouvelle inondation à Morlaix: toute notre solidarité aux habitants et commerçants sinistrés!
Le déluge et une nouvelle inondation à Morlaix: toute notre solidarité aux habitants et commerçants sinistrés!
Le déluge et une nouvelle inondation à Morlaix: toute notre solidarité aux habitants et commerçants sinistrés!
Le déluge et une nouvelle inondation à Morlaix: toute notre solidarité aux habitants et commerçants sinistrés!

Morlaix et sa région ont connu un nouvel épisode d'inondation lié à des pluies d'orage d'une rare violence hier soir, 3 juin, à partir de 16h30, conséquence probablement du dérèglement climatique en cours.

Les dégâts matériels sont très importants pour bon nombre d'habitants, de commerçants, d'automobilistes.

Les risques étaient grands aussi de mise en danger des personnes et, à notre connaissance, heureusement, cette inondation foudroyante n'a tué personne, et c'est le principal. C'était une angoisse très forte hier soir compte tenu de la brusque montée des eaux et de la force des courants.

Les élus étaient pleinement mobilisés hier soir pour faire face à l'urgence, retirer l'eau du rez-de-chaussée de la mairie, inondée elle aussi, prévoir des solutions d'hébergement d'urgence, coordonner le travail des différentes équipes, informer la population, parer à des éventualités d'aggravation de la situation, aider des commerçants à retirer l'eau de leurs magasins.

Nous exprimons notre solidarité avec tous les Morlaisiens, les commerçants et les habitants des communes voisines qui ont subi des dégâts importants et vu le fruit de leur travail mis à mal.

Cette solidarité devra être active les jours à venir car le plus dur commence pour le nettoyage et la mise à l'abri de ce qui peut l'être, les demandes d'indemnisation.

Ismaël Dupont.

 

Orages et inondations à Morlaix. Le maire va demander l’état de " catastrophe naturelle "
 
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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 07:10
Morlaix: le bureau de Poste de la Boissière fermera en 2018 (Ouest-France, 2 juin 2018)

C’était dans les tuyaux depuis quelque temps. La Poste confirme que le bureau de La Boissière, à Morlaix (Finistère), fermera à la fin de l’année 2018. Les services postaux devraient être transférés à un commerçant. Mais il ne sera plus possible d’effectuer des opérations bancaires.

Le bruit courait depuis quelque temps. C’est désormais officiel. Le bureau de poste de La Boissière, à Morlaix (Finistère), doit fermer au dernier trimestre 2018. À la place, un point relais, dans un commerce de la galerie, offrira les services postaux aux clients. Mais c’en est fini de l’activité bancaire.

« Peu d’opérations bancaires »

« On a sollicité les commerçants, pour savoir s’ils seraient volontaires pour prendre en charge cette activité, dans le cadre d’un partenariat », confirme le chargé de communication de La poste, indiquant simplement que l’entreprise « a déjà eu quelques retours ».

Il justifie cette décision par un constat : « Dans ce bureau de poste, on compte peu d’opérations bancaires. L’essentiel concerne les achats de timbres et enveloppes, les retraits et envois de colis et courrier. Ces services, on peut les mutualiser avec un commerce. Qui proposerait en plus une amplitude horaire élargie. »

« La perte d’un service essentiel »

Ce n’est pas l’avis d’Ismaël Dupont, élu PCF-Front de gauche, qui avait déjà alerté sur le sujet en février 2017. « Énormément de Morlaisiens sont contents d’y trouver un personnel disponible pour faire des opérations liées aux courriers, aux colis, mais aussi aux services bancaires. Avec des facilités pour s’y rendre à pied ou pour se garer sur la zone commerciale du Leclerc. » Et de noter que « La Poste est la banque que privilégient nos concitoyens les plus modestes et les personnes âgées ».

 
 

Selon l’élu, c’est « la perte d’un nouveau service essentiel pour le quartier », alors qu’a été annoncée récemment la fermeture de deux classes, à Corentin-Caër et à Jean-Jaurès. Il conclut : « Nous allons nous battre avec la population pour tenter de le sauver. »

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 13:14
Bureau de Poste de la Boissière dans la zone commerciale du Leclerc (photo Le Télégramme)

Bureau de Poste de la Boissière dans la zone commerciale du Leclerc (photo Le Télégramme)

Projet de fermeture du bureau de poste de la Boissière dans la zone du Leclerc : c'est le service public qu'on assassine!

Nous venons d'apprendre que la direction de la Poste avait décidé de mettre à exécution son projet de liquidation du bureau de poste de la Boissière pour novembre prochain.

Le 13 février 2017, alors que nous avions annoncé les premiers publiquement la volonté de fermeture du bureau de Poste de la Boissière, nous alertions sur la nécessité de se battre contre la destruction de ce service public de proximité essentiel pour la vie quotidienne des habitants du Plateau à Morlaix, et nous présentions en Conseil Communautaire un vœu qui était adopté à l'unanimité des conseillers communautaires :

Zéro fermeture de bureaux de poste dans le pays de Morlaix: voeu présenté au Conseil Communautaire du 13 février 2017 par Ismaël Dupont

Ce vœu disait : «  la société anonyme La Poste dont l'actionnaire principal est l’État mais qui est gérée comme une entreprise privée avec des objectifs de rentabilité qui marginalisent les missions de services publics traditionnelles, a décidé de supprimer le bureau de Poste de La Boissière qui emploie deux agents fonctionnaires de La Poste en externalisant l'activité si possible auprès d'un commerçant, le bureau de poste se transformant en relais commerçant.

Celui-ci évidemment ne pourrait dispenser les mêmes services bancaires, n'ayant pas accès aux comptes des clients, ne pouvant faire des retraits excédant 150 euros, ne pouvant garantir la même confidentialité et les mêmes activités de conseil (….).

Le plan de réorganisation prévoit aussi la suppression des bureaux de poste de Taulé, de Plourin-les-Morlaix, de Plouigneau, avec un transfert possible, dans le cadre d'une négociation et si les communes concernées l'acceptent, des charges vers les communes pour créer des Agences Postales Communales, ou alors une création de relais commerçants. A chaque fois, la Poste externalise et se décharge des activités de service public les moins rentables. (…)

La Poste a reçu pourtant ces dernières années 300 millions d'euros dans le cadre du CICE, tout cela pour détruire année après année des emplois (entre 3500 et 5000 emplois supprimés par an, avec des tournées de plus en plus impossibles pour les facteurs) et privilégier la rentabilité financière »

 

Si nous avons obtenu grâce à ce signal de résistance envoyé par les élus un sursis d'un an et demi pour le bureau de poste de la Boissière, toutes les victoires pour le service public ne sont que provisoires avec les logiques néo-libérales à l’œuvre au plus haut niveau de l’État. La direction de la Poste n'avait pas dit son dernier mot et entendait bien se donner les moyens de supprimer des postes à moyen terme sur Morlaix en fermant ce bureau de poste, toujours au nom de la rentabilité financière pour l'actionnaire.

 

Pourtant, le bureau de poste de la Boissière ne désemplit pas, malgré des horaires d'ouverture qui ont été volontairement réduites il y a quelques mois pour faire des économies de personnel et diminuer la fréquentation afin, à terme, de justifier une fermeture.

Il y a énormément de Morlaisiens, principalement des quartiers de la Boissière, de la Madeleine, de la Vierge Noire, de Coatserho qui sont contents d'y trouver un personnel très disponible, amical et serviable, dans une ambiance humaine, pour faire des opérations liés aux courriers, aux colis, mais aussi aux services bancaires de la Banque Postale. Avec des facilités pour s'y rendre à pied ou pour se garer sur la zone commerciale du Leclerc. La Poste est la banque que privilégient nos concitoyens les plus modestes et les personnes âgés. La présence d'un bureau de Poste de proximité dans un quartier très peuplé est importante.

Nous ne pouvons qu'exprimer notre colère face à cette volonté de supprimer le bureau de poste de la Boissière au mois de novembre, colère face à la politique de réduction de l'offre de service au public et de service public de la Poste, sous l'impulsion de la politique libérale des gouvernements successifs, de droite, PS, et macronistes, colère face à l'accord que la maire de Morlaix, Mme Le Brun, a donné pour la transformation du bureau de poste en relais commerçant.

A Taulé et à Plourin-les-Morlaix, les maires ont refusé de s'accommoder de la fermeture des bureaux de poste.

Après avoir perdu deux classes en écoles publiques à Corentin Caër et à Jean Jaurès, le quartier perdrait à nouveau un service essentiel.

Jusqu'à quand la régression ?

Pour notre part, nous ne sommes pas décidés à faire le deuil de notre bureau de poste et allons nous battre avec la population pour tenter de le sauver.

Ismaël Dupont, élu d'opposition PCF-Front de Gauche à Morlaix


 

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 06:34
La fermeture du bureau de poste de la galerie marchande de la Boissière se ferait au dernier trimestre 2018.

La fermeture du bureau de poste de la galerie marchande de la Boissière se ferait au dernier trimestre 2018.

Le service postal évolue à la Boissière. D’ici la fin de l’année, la Poste devrait transférer ses opérations courrier-colis à un point de services chez un commerçant de la galerie marchande. L’appel à candidatures est lancé, confirmant les doutes qui pesaient sur la pérennité de ce bureau, pourtant très fréquenté.

 

Les commerçants du centre Leclerc de La Boissière ont été quelque peu étonnés de recevoir, en date du 22 mai, un courrier de La Poste leur proposant un partenariat. « La Poste recherche un commerçant pour prendre en charge l’activité postale sur le quartier de La Boissière. Vous souhaitez optimiser la rentabilité de votre commerce ? Fidéliser vos clients et en conquérir de nouveaux ? Et si vous faisiez confiance à la Poste ? » peut-on lire dans cet appel à candidature pour la gestion d’un point de services en relais.

 

Basculement d’ici la fin d’année

 

Éclaircissement auprès de l’attaché de presse du groupe. « Cette décision a été prise suite au constat que la typologie des opérations effectuées à La Boissière était centrée sur la réception et l’envoi de courriers et colis, l’achat de timbres et d’enveloppes, d’emballages. Des opérations qui peuvent tout à fait être réalisées au sein d’un commerce, lequel proposerait, qui plus est, des plages horaires plus amples aux clients ».

 

Si le porte-parole reste discret quant aux pistes de partenariat, il informe qu’une fois le commerçant sélectionné, à l’issue de l’appel à candidatures, le basculement des opérations postales s’effectuerait au dernier trimestre de l’année.

 

Fin d’un service de proximité dans un quartier populaire ?

 

Un certain nombre de commerçants expriment déjà leur inquiétude et leur étonnement face à cette décision. Service public de proximité, dans un quartier populaire, le bureau de La Boissière est, en effet, très fréquenté, notamment par des personnes âgées, qui apprécient de pouvoir s’y rendre à pied. Pour ces dernières, la présence d’un service bancaire était aussi précieuse, permettant d’éviter un déplacement jusqu’au bureau de la rue de Brest, en centre-ville, où il est si difficile de stationner.

Envoi-expédition de courrier et colis, ventes de timbres, d’enveloppes et d’emballages : le commerçant partenaire devra assumer tout ce qui ne relève pas des opérations financières, qui, selon la Poste « n’étaient pas les plus importantes à la Boissière ». De fait, cette évolution correspond à une politique du groupe à plus grande échelle, puisque le basculement de bureaux vers des points de services chez les commerçants est déjà une réalité, non seulement en milieu rural mais aussi dans plusieurs villes de Bretagne, notamment Rennes, Brest, Guingamp, Vannes, Saint-Brieuc et Saint-Malo.

 

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