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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 08:44

Le Télégramme, 9 avril:

« Alors que le ministre en charge des Comptes publics vient de déclarer qu’il ne souhaitait nullement augmenter les pensions de retraite », la section PCF du pays de Morlaix appelle les retraités et futurs retraités à participer massivement à la manifestation organisée ce jeudi 11 avril, à 10 h 30, place des Otages, à Morlaix, à l’appel d’une large intersyndicale. « Les militants communistes répondront présents eux aussi », indique le communiqué du PCF du Pays de Morlaix. Car « les retraités ont subi une baisse des pensions nettes de 1,83 % à partir de 2018 via la hausse de 1,7 % de CSG sur les pensions brutes. Et comme si cela ne suffisait pas, on sait que le gouvernement a décidé de n’augmenter les pensions que de 0,3 % en 2019 et en 2020. Les propos de Gérald Darmanin à eux seuls justifient la journée d’action du jeudi 11 avril. » Les communistes se battent pour une revalorisation immédiate de 300 € par mois de toutes les pensions.

Retraités: le PCF pays de Morlaix appelle à la mobilisation le jeudi 11 avril, à 10h30 place des Otages devant la mairie (Le Télégramme, 9 avril)
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9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 19:25
Portrait - Andréa : un italien à Morlaix
Portrait - Andréa : un italien à Morlaix
Portrait - Andréa : un italien à Morlaix
Portrait - Andréa : un italien à Morlaix
Portrait - Andréa : un italien à Morlaix
Portrait - Andréa : un italien à Morlaix
Portrait - Andréa : un italien à Morlaix
- par Ismaël Dupont

 

Andréa Lauro, qui n'a pas croisé son beau sourire à Morlaix, au Ti Coz, au Tempo, à la Cantine des Sardines, à la Terrasse d'été des Vins du Mur, ou plus sûrement encore au RESAM dont il est salarié depuis 2017 ou à La Salamandre qu'il fréquente assidûment depuis trois ans et dont il est le trésorier de l'association ?

Andréa et Ilaria, sa compagne, qui travaille à temps partiel dans un magasin de décoration.

Pour ma part, j'ai eu envie de connaître davantage le parcours Andréa il y a déjà deux ou trois ans quand j'ai fait sa connaissance à la Cantine des sardines, charmé par sa gentillesse et sa culture historique et cinématographique très riche, par le style de vie de l'Italie qu'il porte en héritage et que nous affectionnons particulièrement, et par quelques mots qu'il m'avait confiés autour d'un verre à la boom de la Cantine des sardines avec Marc-André dit Marco comme DJ sur son engagement communiste à Rifondazione comunista en Lombardie.

Je me disais qu'il serait passionnant d'en apprendre plus sur son parcours, les circonstances de son engagement, sur sa vision de la vie politique et de l'histoire italiennes, sur sa perception de la France et de Morlaix.

Puis, on laisse passer le temps, on s'affaire à autre chose, mais heureusement, je le revois dernièrement pour discuter films italiens engagés lors de la projection des « Camarades » de Municelli le jeudi 28 mars à La Salamandre et j'ai eu l'idée de lui demander de finaliser ma proposition d'interview dimanche 31 mars. Finalement, nous avons passé quatre heures passionnantes à échanger à l'Aurore et au Ti Coz: une fin d'après-midi dominicale paresseuse transformée en exploration spatio-temporelle et politico-culturelle passionnante. 

Avant d'arriver à Morlaix, Andréa vivait au milieu des citronniers, des orangeries, des oliviers, dans une maison avec vue sur le lac de Garde entre la plaine de Pô et les Dolomites.

Un lieu de villégiature historique pour la noblesse européenne. L'ascension des montagnes aux alentours offrait une vue magnifique sur les Alpes, et dans le lointain les Apennins. Andréa est un passionné de montagnes, de randonnées, de via ferrata. Il vous raconte avec passion la géologie de ces montagnes couvertes de roche sédimentaire, coquilles d'un océan oublié. Il témoigne qu'au fil de ses années à excursionner dans la montagne au nord de l'Italie, il a pu constater de ses propres yeux la fonte des glaciers, le recul de la neige, phénomènes manifestant la rapidité et l'ampleur du dérèglement climatique.

Il est né dans une vallée industrielle « assez moche » qui avait les défauts de la montagne, l'enclavement, l'éloignement, la difficulté de parcourir les distances, sans avoir ses avantages.

Dans les années 80 un des leaders mondiaux de la production de couverts se trouvait encore dans la petite ville industrielle très polluée où il a grandi, avec plusieurs aciéries, un pourcentage de cancers très élevés. Plus tard, dans le cadre de ses activités militantes communistes, il tentera avec ses camarades de recenser ces cancers dus à la pollution, de convaincre les ouvriers et les habitants de la responsabilité des industriels, mais ce qui est reconnu aujourd'hui, quinze ans après, était difficile à établir et faire valoir à l'époque, la dominante démocrate-chrétienne de la population ouvrière étant à ce moment-là rétive à toute forme de campagne politique pouvant remettre en cause l'emploi.

Andréa et ses camarades de Rifondazione comunista passaient pour des rêveurs et des gauchistes. Les mêmes qui ne les croyaient pas quand ils pointaient la responsabilité des capitalistes et industrielles sur les dégâts pour l'environnement et la santé accusent aujourd'hui les "politiques" en général de n'avoir rien fait et d'être tous pourris, votent pour le mouvement populiste Cinq Étoiles comme certains vont aux Gilets Jaunes en mettant tous les politiques dans le même panier alors qu'ils ne votaient pas ou ne se battaient pas avant, ou pire, votaient pour la droite et les libéraux.

Cette région de Lombardie, au nord de Milan, est plutôt traditionnellement de droite.

Il n'est pas rare, m'apprend Andréa, que dans certaines petites communes la Ligue du Nord obtienne jusqu'à 80 % des voix. Hors les villes, souvent plus progressistes, les régions de Venise et de Milan étaient des fiefs de la démocratie-chrétienne. Les électeurs ont voté majoritairement contre la légalisation du divorce et de l'avortement dans ces régions lors des référendums. La région de Turin était plus équilibrée politiquement, mais moins progressiste néanmoins que ces régions rouges qu'était la Toscane (avec pour capitale Florence), l'Ombrie (Assise) et l'Emilie-Romagne (Bologne). A Rome et dans sa région, l'extrême-droite côtoyait et fait face toujours à une gauche encore présente. Dans les Pouilles (Lecce, Bari), les électeurs pouvaient élire comme gouverneur régional un communiste, homosexuel déclaré, comme Nichi Vendola (président de la région de Pouilles de 2005 à 2015, membre de Rifondazione comunista puis de Gauche, Ecologie et liberté ) pour lequel Andréa a eu l'occasion de voter à des élections nationales. A Naples et dans sa région, le centre-gauche était assez fort, tandis qu'en Sicile, un mouvement contestataire d'origine paysanne et à dimension sociale coexistait avec l'influence conservatrice de la mafia. La mafia est partout en Italie, dit Andréa, elle produit ses profits illégaux au sud et les blanchit au nord en les investissant. 

Pour Andréa, il ne fait aucun doute qu'en 1945, après une longue période fasciste de 20 ans en Italie, et en vertu du poids de la résistance communiste, les communistes auraient pu arriver au pouvoir en Italie, dans une configuration de rassemblement du type Front Populaire.

Cela, dans un contexte de guerre froide en germe, les Américains n'en voulaient absolument pas et ils se sont pour cela appuyés sur le pouvoir de la mafia, les anciens de l'administration fasciste, l’Église réactionnaire et largement compromise dans sa majorité avec le pouvoir fasciste, pour faire échec à cette expérience progressiste démocratique.

Andréa rappelle aussi que le film du cinéaste de gauche proche du Parti Communiste Italien Francesco Rosi « Il caso Mattéi », L'Affaire Mattéi (palme d'or au festival de Cannes en 1972) montre combien l'influence des intérêts américains a continué à peser sur la vie politique italienne, avec l'assassinat en 1956 de ce leader démocrate-chrétien qui pourrait avoir été assassiné pour avoir voulu assurer l'indépendance énergétique de l'Italie, sans passer par les « sept sœurs », les grandes compagnies pétrolières occidentales, mais en nouant alliance directement avec des pays arabes. Là encore, la mafia s'est peut-être retrouvée étroitement mêlée aux intérêts économiques et stratégiques américains.

Andréa a une vision très critique de l'influence politique de l’Église en Italie. Les prêtres, dans leur majorité, appelaient clairement à ne pas voter communiste, même à des concitoyens croyants et tentés par ce vote : « dans l'isoloir, Dieu vous voit, Staline non ! ». Pendant la période fasciste, « pour un prêtre résistant, il y en avait neuf qui soutenaient le régime fasciste ou étaient proches de lui», nous dit Andréa. « L'église, c'est un peu comme le patronat pour moi. Quand il y a eut des moments historiques fatidiques, l’Église a choisi son camp de manière très claire du côté des fascistes contre les forces de progrès social. Hitler a été plébiscité dans la Bavière très catholique ».

Dans la ville de naissance d'Andréa, le paternalisme règne. Le patron de l'usine principale a créé l'école maternelle municipale gérée par les religieuses. Les conditions à l'usine sont dures, les contremaîtres règnent en maîtres, les gens respirent le coton. Dans la famille maternelle d'Andréa, on travaille dans ces usines textile. Le grand-père d'Andréa gérait lui un élevage intégré de poulets et vivait dans une grande maison collective avec plusieurs familles d'ouvriers agricoles.

Andréa est né en 1975. Son père est géomètre, et deviendra pour finir gérant de l'entreprise de bâtiment pour laquelle il a travaillé pendant 40 ans. Il construit des routes, des places, travaille pour les aciéries. Sa mère a fait ses études avec les Bonnes sœurs à Milan et travaille comme infirmière dans cette ville de Villanueva à l'entrée de la vallée industrielle de Vallee Sabbia.

Le chef-lieu du département est Brescia où a eu lieu le massacre de Piazza Loggia : en 1974, une bombe placée par l'extrême-droite causant la mort de 8 personnes et faisant 102 blessés, parmi les manifestants de gauche défilant à l'appel des syndicats et du comité anti-fasciste.

Sinistre écho au massacre de la Piazza Fontana à Milan en 1969, avant le massacre de la gare de Bologne en 1980.

Trois grands attentats terroristes extrêmement meurtriers organisés par l'extrême-droite, avec sous doute une complicité de l’État, qui illustrent pour Andréa Lauro « la stratégie de la tension » utilisée par le pouvoir pendant les années de plomb où dans le sillage de mai 68, et d'un mouvement communiste et révolutionnaire qui devenait de plus en plus fort en Italie, il fallait à tout pris empêcher cette gauche qui pouvait ouvrir un chemin de communisme européen démocratique original dans un temps de paix d'arriver au pouvoir, fusse en s'appuyant sur l'extrême-droite fasciste, des attentats faussement attribués à l'extrême-gauche, une partialité de la police contre les militants de gauche et en faveur des militants d'extrême-droite.

La violence des Brigades Rouges, qui s'est dirigée contre des représentants de l’État, de l'appareil répressif et du patronat, a été une réponse, mauvaise sans doute, à ce climat de violence d'extrême-droite plus ou moins couvert ou organisé par l’État.

Le commissaire Luigi Calabresi tué par la formation d'extrême-gauche Lotta Continua en 1972 était par exemple impliqué dans la défenestration d'un anarchiste au commissariat de Milan et dans l'incarcération et le tabassage de révolutionnaires de gauche suite à l'enquête pour Piazza Fontana. Les organisateurs de ces attentats d'extrême-droite n'ont jamais été inquiétés, certains se sont présentés en politique avec la droite berlusconienne, un des responsables du massacre de Pizza Loggia vit tranquillement au Japon, havre traditionnel pour des militants d'extrême-droite.

Cette "stratégie de la tension" organisée par de hauts responsables politiques qui n'ont jamais été clairement mis en cause a réussi à faire gagner la droite. Aujourd'hui, en Italie, le niveau d'inculture historique et de lessivage-rinçage des cerveaux est tel nous dit Andréa que dans une école de journalismes on peut attribuer le massacre de la Piazza Fontana aux Brigades Rouges, ou aux islamistes (!!!) plutôt qu'à l'extrême-droite, voire à l’État, qui l'a planifié. La Démocratie-Chrétienne à cette époque regardait d'un œil favorable les régimes autoritaires de droite réactionnaire d'Amérique du Sud, comme la CDU, en Allemagne, rappelle Andréa. Un socialiste de droite comme Craxi, partisan de la co-gestion avec la droite, l'espèce de « Manuel Valls italien de l'époque » selon Andréa, jamais avare d'un coup bas contre la gauche révolutionnaire et réellement progressiste, va dégoûter quelqu'un comme Monicelli du Parti Socialiste et l'amener à se rapprocher des communistes.

Andréa a obtenu un bac technique agricole, fait des études d'agronomie à Milan, dirigeant alors plutôt son intérêt vers une agriculture biologique qui n'était pas très reconnue à l'époque. Puis il va étudier la gestion forestière à Padoue, une ville progressiste, celle de Galilée et de la première grande université européenne, qu'il a beaucoup aimée.

Ne voulant pas faire de service militaire par principe moral et politique, il accomplit un service civique de 10 mois dans sa commune avec des personnes âgées, des jeunes. A 23 ans, en 1998, il travaille comme ouvrier agricole, puis renforce sa spécialisation en agriculture biologique, et commence à travailler dans une association de promotion de l'agriculture biologique à la fin du gouvernement de gauche, qui commence à la promouvoir, avant que Berlusconi et son ministre romain de l'agriculture Alemanno ne mettent fin à l'encouragement à l'essor de l'agriculture biologique. Andréa travaille alors avec une communauté de communes de montagne pour la diffusion des pratiques d'agriculture biologique et leur certification. En 2007, il travaille avec un groupe d'action locale (GAL) pour les fonds européens Leader pour le développement rural, comme chargé de mission, en réalité auto-entrepreneur précaire, collaborateur indépendant et dépendant. "Tu as toute la responsabilité sur toi". Dans ce cadre, Andréa pense le développement rural par plusieurs prismes: tourisme, tourisme insolite, associations, coopératives.

Quand je lui demande comment et suivant quelles étapes se sont forgées ses convictions et ses engagements politiques, Andréa Lauro répond:

 

"Je ne viens pas d'une famille militante, encartée. Mes parents votaient de manière éclectique, parfois au centre-droit, parfois à gauche. Ils ont néanmoins participé à des campagnes pour le droit à l'avortement et au divorce. A la maison, on voyait des amis divers, de droite et de gauche. Néanmoins, mes parents fréquentaient des homosexuelles déclarées, ce qui était déjà une preuve d'ouverture d'esprit. Ma mère s'est engagée dans un groupe féministe. A l'époque, c'était novateur car c'était un groupe de discussion, de réflexion et d'action non-mixte. Chacun dans sa maison alternativement, les hommes préparaient le goûter puis partaient.  Les enfants allaient dans leurs chambres. Ce groupe féministe était lié à "l'Université des femmes à Vérone". Ma famille était donc sensible à la cause féministe, aux droits fondamentaux.

Mon père était assez anti-clérical. Ma mère avait des blocages religieux mais elle avait des amies lesbiennes, elle avait pris des distances avec l’Église même si elle allait encore à la messe régulièrement. Elle était toujours croyante. Presque tout le monde était baptisé dans notre région, ce n'était pas comme dans ces zones quasi anarchistes de Toscane où il existe un fond culturel anti-clérical.

Pour ma part, après ma communion, à 8 ans, j'ai décidé d'arrêter avec l’Église. J'avais une idée négative de la religion. Je n'aimais pas cette façon de structurer la société et la pensée de l'être humain. Assez jeune déjà, je me sentais rationaliste. Un rationaliste baigné dans l'art qui croyait à la liberté de l'esprit, à la méthode scientifique. Galilée avait pour moi inauguré une façon de se poser les questions vraiment révolutionnaire. L’Église elle n'a eu de cesse de soumettre l'art, et plus encore la science, à la censure. Elle a posé des limites fortes au développement de la science. Pour moi, la rationalité était tout le contraire de quelque chose de rigide, c'était ce qui libérait la créativité, la liberté de l'esprit. C'est en pensant une société rationnelle qu'on peut par exemple prétende s'affranchir des aliénations liées au travail, dues à son exploitation capitaliste. Pour moi, et je l'ai senti assez tôt, le capitalisme est une société irrationnelle.

Dans ma ville de 5000 habitants, il n'y avait qu'une seule fille qui refusait de prendre des cours de religion à l'école primaire. Bientôt je fus le second. J'ai arrêté d'aller à l'église, arrêté le catéchisme après ma première communion. Nous n'étions donc que deux au collège à ne pas suivre de cours de religion. Ma mère avait des amies bonnes sœurs mais elle appartenait à un ordre très progressiste, l'extrême-gauche de l'église, pourrait-on dire, la dernière étape avant la théologie de la libération, et elles ont encouragé ma mère à me laisser exprimer ma volonté. Elles avaient elles aussi des critiques vis-à-vis de la démarche "Caritas": ramener d'Afrique des personnes en détresse pour affaiblir les syndicats en Europe. Aider les gens de manière paternaliste, pour les amener là où nous voulons qu'ils aillent.  Les sœurs m'ont laissé faire mon choix à 8 ans...

Au collège, j'adorais toutes les matières: les sciences, l'histoire de l'art, la littérature. Néanmoins, la littérature n'est pas aujourd'hui la forme d'art que j'affectionne le plus. La forme d'art qui me fascine, depuis mon plus jeune âge, c'est le cinéma. Je n'avais que 6 ou 7 ans quand j'ai eu un choc esthétique devant "2001, l'Odyssée de l'espace"  de Stanley Kubrick.

Intellectuellement, j'ai toujours pensé qu'art et science devait aller ensemble et se nourrir l'un par l'autre.

En géographie, au collège, on devait choisir un État dont on devait mémoriser la carte. J'aurais pu choisir la Belgique, j'ai choisi l'Union Soviétique. Adolescent, je ne croyais pas du tout à la vision manichéenne présentant l'URSS comme le mal absolu et les USA comme l'empire du bien. Pour moi, un système qui produisait une haute culture et une démocratisation de l'art comme l'URSS ne pouvait pas être fondamentalement mauvais.

Dans le cinéma, j'aimais ces cinéastes qui refusaient de donner des dimensions bourgeoises convenues et rassurantes aux formes esthétiques. J'aimais Elio Petri, un cinéaste proche de Visconti et des communistes: "La classe ouvrière va au paradis" (1971), "Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon" (1970). J'adorais l'acteur Gian Maria Volontè (L'affaire Mattéi) , très engagé à gauche, qui avait occupé la biennale de Venise avec des ouvriers. 

Un autre facteur pouvait m'orienter adolescent vers la gauche et le communisme. J'étais dès le collège très intéressé par la question du dérèglement écologique et climatique. J'avais l'intuition que fondamentalement, nous les hommes, on était trop nombreux. Et que les religions ne faisaient qu'amplifier cette surpopulation mondiale empêchant les hommes de vivre bien et durablement sur terre. Je n'étais pas contre le progrès, la science, la technique, mais pour moi il fallait développer lucidement et intelligemment notre technologie: or, l'intérêt économique conduisait à engager un développement des technologies contre l'intérêt humain à moyen et long terme.

En 1989, j'avais 14 ans, ça a été la chute du mur de Berlin. Le PCI faisait son mea culpa, se reniait lui-même. C'était une erreur pour moi. Je ne comprenais pas. Qu'avait-il à se reprocher?

Il n'avait jamais été aligné complètement sur les positions soviétiques, il était critique. S'était battu pour la dignité des travailleurs en Italie, des conquêtes sociales et démocratiques. Et comme il fallait bien avouer Staline était bien le plus grand massacreur de communistes, nous n'avions pas à considérer que le stalinisme enterrait l'idée communiste elle-même. J'éprouvais à l'époque une vraie séduction pour la culture de l'Union Soviétique, le développement époustouflant du cinéma en URSS, la musique classique d'avant-garde soviétique.

Pour moi, c'était les cinéastes soviétiques qui avaient permis au cinéma de devenir un art à part entière. Mikaïl Kalatatozov (Quand passent les cigognes, 1957), Sergueï Eisenstein (Le Cuirassé Potemkine), Andréï Tarkovski, étaient mes dieux dans le domaine du cinéma.

Le côté qui m'intéressait dans les systèmes socialistes, le communisme, c'était surtout le développement de la culture, la liberté d'étudier, de pratiquer les arts, les sports: j'ai connu des cubains et une ukrainienne qui ont vécu en Yougoslavie, et dans le bloc communiste, et qui m'ont confirmé cela.

Pour moi, le mur de Berlin, c'était certes une chose horrible, mais c'était une réponse à la stratégie d'agression et d'encerclement de l'OTAN et du pacte de Varsovie. Il y avait il est vrai des éléments contraires à la liberté dans le système communiste soviétique et les états communistes d'Europe de l'est, mais dans le cadre d'une militarisation contrainte par la situation et en même temps je n'avais aucun doute sur le fait que les forces réactionnaires et bourgeoises en Occident avaient tout fait pour que ne se développe pas une expérience communiste par la voie démocratique et de la paix. La "stratégie de la tension" des années 70-80 en Italie illustrait ça.

Ils avaient voulu restaurer l'influence de la droite par le désordre et la violence, d'abord propagés par l'appareil D’État, la droite et l'extrême-droite, la violence des Brigades Rouges n'ayant été qu'une réponse à cela, et ayant fait beaucoup moins de victimes que les attentats de l'extrême-droite et des cabinets obscurs. Jeune adulte, j'ai eu de la reconnaissance pour Mitterrand d'avoir reconnu ça et d'avoir accueilli des militants d'extrême-gauche italiens liés à ces cycles de violence comme Toni Negri, qui allait devenir professeur en Sorbonne.  J'ai milité avec des gens qui ont connu des contemporains de la lutte armée, avec des gens qui ont disparu dans la clandestinité ces années-là.

Il restera pour moi des éléments positifs à retenir des années de début de pouvoir de Mitterrand: l'asile politique pour les militants de gauche, la tentative de retirer ses subventions publiques à l'école privée et de ne reconnaître qu'une seule école, la fin de la conception de l'homosexualité comme maladie, la suppression de la peine de mort.

Pour ce qui est de l'école privée, j'ai eu de grands débats en Italie avec des copains de gauche. Moi, je suis contre tout financement public et toute participation à l'école privée. Dans le cadre de mon association, on voyait qu'une école privée s'engageait pour le développement des méthodologies alternatives Montessori et le soutien à l'agriculture biologique. Mais pour moi, ça n'a jamais été une raison suffisante pour encourager des enfants à aller dans cette école privée. C'est dans le public que devraient avoir lieu ces expérimentations. Pour moi, l'école privée reste une démarche fondamentalement de droite. C'est pour les écoles publiques que les parents doivent lutter, y compris à l'intérieur, pour les améliorer. Je me souviens d'une soirée animée par une discussion passionnée et violente sur le sujet - en Italie, les débats les plus envenimés sont entre personnes qui partagent pour l'essentiel les mêmes options politiques - et pour la première fois, en interrogeant une copine qui ne disait rien sur ce sujet, je me suis rendu compte que j'avais enfin réussi à créer une majorité. Auparavant, je me disais comme Nani Moretti dans son Journal Intime : "malgré tout, je suis toujours dans la minorité".

1989. J'ai quatorze ans. Je suis maladroit avec les filles, pas du tout dragueur. Je ne sais pas comment me comporter. Je n'aime pas les fringues, la mode. Je ne me sens pas de gauche parce qu'à l'époque être de gauche, dans les images propagées, c'est fume des cigarettes, s'habiller à la mode, être cool, porter des jeans déchirés. Je déteste les gens qui s'habillent à la mode et vivent pour elle. Je déteste cette manière de se vivre révolutionnaire ou révolté qui me paraît pathétique.

Arrivent au pouvoir Berlusconi et la Ligue du Nord. Je participe aux grèves de la gauche étudiante mais je ne me sens pas à l'aise avec eux. Je ne fume pas, ni cigarette, ni haschich, je ne me sens pas dans leur vision de la contre-culture, la gauche se renie, il n'y a plus de vrai parti communiste. C'est une période de confusion absolue. Mais à 19 ans, je vote avec la gauche radicale contre l'introduction du scrutin uninominal dans un système encore dominé par le scrutin de liste et la proportionnelle, seul système vraiment démocratique qui fait passer la représentativité avant la gouvernabilité.

En 1994, donc, Berlusconi gagne. J'ai 19 ans. Dans l'isoloir, je suis dans la confusion la plus totale. Je me considère plutôt avec des valeurs de droite, comparativement au reste de la jeunesse, et je vote au scrutin uninominal pour un candidat de droite, à la proportionnelle pour Rifondazione Comunista.

La cousine de ma mère, féministe elle aussi, me demande: comment peux-tu aimer Kubrick et être de droite?

Petit à petit, je vais commencer à construire une pensée organique de gauche autour de principes: la laïcité, l'athéisme, le rôle négatif de la religion.

Je commence à lire la presse spécialisée sur l'international.

Je découvre l'écrivaine et essayiste indienne de la gauche altermondialiste Arundathi Roy et l'auteur israélienne de gauche sensible à la cause palestinienne Amira Haas, je lis Slavoj Žižek, philosophe communiste et néo-marxiste

Un philosophe d'abord assez isolé dans cette décennie de tiédeur et d'aggiornamento intellectuel libéral continue à nuancer la critique du communisme au nom de la liberté et à dénoncer la violence des riches, à parler de l'actualité de la lutte des classes conte le politiquement correct des idéologies de la fin de l'histoire. Je suis fasciné par son article "Le communisme de Davos".

Et ces phrases de Bertholt Brecht que cite Žižek me marquent beaucoup:

" Aussi écoute : nous savons
Que tu es notre ennemi. C'est pourquoi nous allons
Te coller au mur. Mais, en considération
De tes mérites et de tes bonnes qualités,
A un bon mur, et te fusiller avec
De bonnes balles tirées par de bons fusils
Et t'enterrer avec
Une bonne pelle dans de la bonne terre."
 

Moi aussi, je veux refuser la logique des "belles âmes", les illusions de la conciliation bourgeoise. Je suis fasciné par la révolution française, pas par les girondins, par le jacobinisme, les sans-culottes. Pour moi, la proclamation des droits de l'homme relève d'une démarche révolutionnaire.

Je participe en 2001 aux grandes manifestations altermondialistes et anti-libérales à Gênes à l'occasion du G8. Je vois comme les capitalistes, les États-Unis, et les états qui les servent en valets réussissent à tout manipuler. Nous étions dans l'idée internationaliste de solidarité des travailleurs et des peuples contre la globalisation financière, la mise en concurrence pour le profit du capital. Nous voulions des luttes communes, des systèmes de construction sociale et démocratique communs. Nous voyions la propagande à la télé, dans les médias, nous savions que le ministre de l'intérieur était d'origine fasciste. Nous savions que cela pouvait dégénérer. Nous ne sommes pas sortis avec des symboles politiques. Nous avons vu des gens déguisés en black blocs sortir des fourgons de la police. Puis tout à dégénéré: un mort, six cent blessés, de nombreux manifestants battus et humiliés par la police. Une vraie situation de guerre. Ils ont chargé le cortège. Presque tous les dégâts ont été faits par la police et ses faux black blocks mais le système de désinformation a joué à plein. Seule la télévision publique a montré quelques images de policiers frappant des manifestants.

Cet épisode de la répression phénoménale de la manifestation altermondialiste de Gênes en 2001 me révèle la violence intrinsèque et toujours en embuscade du pouvoir capitaliste, la force de ses outils d'aliénation et de manipulation, et la faiblesse de la population face à ça: une école primaire pas très bien faite fabrique des esprits dociles et endormis.

J'ai aussi participé à la même époque aux manifestations pour la paix, contre la guerre en Irak, à laquelle participait notre gouvernement aligné sur les Américains: 3 millions de personnes ont défilé le même jour. Nous avons eu aussi des méga-manifestations contre les lois de destructuration du droit du travail. Mario Monicelli faisait des interviews comme journaliste militant dans la manif de Rome à plus de 80 ans: je n'en revenais pas de voir une de mes idoles, grand cinéaste devenu communiste, dans la manif à côté de moi. A Gênes aussi, il avait contribué à rassembler des témoignages sur les violences policières.

A cette époque, sous mon influence aussi, mon père vote comme moi "Rifondazione comunista" alors que c'est le gérant d'une entreprise de bâtiment employant 40 personnes tandis que ses employés maçons votent pour l'extrême-droite, La Ligue du Nord.   

Pourquoi suis-je devenu communiste tout en étant écologiste?

J'ai voté pour des coalitions avec les écologistes, j'ai voté même pour des candidats écologistes, mais j'ai toujours critiqué le choix de créer un mouvement écologiste indépendant.

Avec un modèle économique capitaliste, pour moi, on peut seulement faire semblant de faire de l'écologie, du développement durable. Avec un modèle socialiste ou communiste, on a le choix au moins: on peut faire un modèle productiviste non écologique, mais on a aussi des moyens sérieux d'organiser un mode de développement durable et écologique.

Dans le cadre de mes activités professionnelles à la coopérative de développement rural, je rencontre d'anciens résistants qui témoignent, surtout de la composante socialiste de la résistance, plus importante en Lombardie que la composante communiste (Brigade Garibaldi). J'organise un potager bio en même temps qu'un guide sur les sentiers des résistants de la montagne.

Je fais une rencontre très forte avec une vieille femme qui fut résistante, son fils est théologue de la libération en Amérique du Sud, elle partage sa vie ente l'Amérique du Sud et l'Italie. Elle était dans la Brigade socialisante Fiamme Verdi  mais elle me dit:

"Tu sais, on aurait dû ne pas rendre les armes et faire la révolution comme le voulaient les gens de la Brigade Garibaldi. La nomenclatura fasciste est restée en place. L'exemple de la résistance, maintenant, c'est Chavez au Venezuela. Certes, c'est un militaire mais si on n'a pas les armes en Amérique du Sud, on produit des Allende".

Cette femme, Elsa, comme Elsa Morante, mère d'un prêtre, ex-résistante socialiste, me dit:

"Merci Allende! Il a montré les limites de la révolution démocratique. Nos gouvernants serrent la main du bourreau Pinochet".

Je m'intéresse beaucoup aux répressions des pouvoirs militaires d'extrêmes-droite proches des Américains en Amérique Latine, découvre avec passion les films du jeune cinéaste chilien Pablo Larrain (Santiago 73, post mortem , Neruda, No, El Club). 

Je participe avec ma compagne à une campagne laïque nationale pour se faire débaptiser. Nous décidons de militer à "l'Union des athées et des agnostiques rationalistes".

Dans ma ville natale, il y a quatre débaptisés: moi, ma sœur et deux amis à moi. Ma compagne est excommuniée et moi j'ai eu la communication du prêtre sur le fait que l'église enregistrait ma volonté de me soustraire au baptême. L'église n'était pas encore habituée à cette démarche.

J'adhère en 2003 à Rifondazione comunista, dans une petite section d'une quinzaine de camarades. J'en ai été membre cotisant pendant 6 ans, et j'ai même pris la responsabilité de secrétaire de section. J'ai adoré au parti communiste le partage d'expérience et d'intelligence, l'égalité et la fraternité entre les ouvriers, souvent bien formés par l'école primaire et leurs lectures militantes, et les intellectuels. Nous avions beaucoup de campagnes axées sur la santé, l'écologie, les dégâts des prédations industrielles.

J'adore participer aux fêtes communistes, nombreuses, même si le Parti Démocrate garde la main sur les "fêtes de l'Unité", anciennement les fêtes du PCI.

J'arrête de cotiser en 2009 suite à un congrès où je me retrouve minoritaire sur le positionnement de ceux qui veulent que Rifondazione comunista  rassemble plus largement dans une sorte de "Front de Gauche". Je n'adhère pas néanmoins au nouveau mouvement issu de la scission "Gauche, écologie, liberté". Je ne suis pas pour la division de la gauche radicale. Je continue à voter alternativement pour l'un et l'autre de ces partis, à faire signer des pétitions, à participer aux fêtes et aux campagnes. Avec ma compagne et mes amis, nous essayons de monter une salle de cinéma d'art et d'essai dans notre région du lac de Garde mais c'est difficile en Italie. on se contente d'un cinéma club où nous projetons des films en DVD. C'est déjà pas mal.

Mon cercle de cinéma, allez savoir pourquoi, s'appelle le "Siberia"...

Au début des années 2010, on commence à vouloir acheter une maison avec ma compagne, mais dans notre région, les prix sont astronomiques, sans rapport avec nos revenus. L'idée nous vient de partir vivre en France, que je connais peu (un court séjour à Paris, un autre en Provence) mais dont j'adore les révolutions, à commencer par la Grande Révolution de 1789-1793, la culture, et le principe de laïcité, la France était le seul pays non communiste pour moi avec la Turquie a avoir une vraie laïcité.

On cible la Provence et la Bretagne pour regarder des maisons ou habitations à acheter. Mais la Provence nous paraît trop chère, trop à droite, avec des habitations trop isolées. On cherche une belle ville culturellement et socialement active, proche de la mer, sociologiquement de gauche, et pas trop chère. 

Et ça tombe sur Morlaix. Quand tu as rentré tous les paramètres. J'adore cette ville, son patrimoine naturel et architectural, sa vitalité culturelle et associative. Avec la famille, nous avons visité pendant deux semaines la Bretagne en 2012. En mai 2013, nos parents nous aident dans nos projets d'achat.

On revient à Morlaix deux semaines, on visite une vingtaine de maisons pour finir par jeter notre dévolu sur un appartement près du port, rue Villeneuve, ironie du destin pour un natif de Villanuova sul Clisi près de Brescia.

On s'installe ici à l'automne 2013. On avait déjà conscience des pour et des contre, on avait énormément d'amis très proches, notre maison et notre terrasse ne désemplissait pas, on avait toujours du monde à manger chez nous, beaucoup de ces amis étaient liés à nos engagements politiques, en Italie, et nous adorions la beauté de l'Italie, de la montagne, de ses villes, sa culture.

Mais on aime aussi Morlaix, une ville à l'identité forte et avec une vie sociale et culturelle riche, malgré le déclin et la crise économique. 

Je ne parlais pas français en 2013, assez mal l'anglais aussi. Je me suis inscrit avec ma compagne au GRETA, à une première année de stage en langue. J'ai découvert le monde associatif avec l'ULAMIR, où je travaille d'abord comme bénévole, le RESAM, l'ADESS, et l'ADDES (accompagnement handicapés). J'ai fait une VAE entre 2014 et 2015 pour obtenir un BTS développement animation des territoires ruraux, j'ai passé mon BAFA, puis après des stages à Morlaix-Co, à l'ULAMIR, à l'Office du tourisme, je deviens salarié du RESAM en mars 2017. Je me suis retrouvé dans cette vitalité du territoire morlaisien, dans ces liens. 

C'est à l'occasion de la nuit Miyazaki organisée par la Salamandre et le festival de livres jeunesse La Baie des Livres que je rencontre ma première amie morlaisienne Emma et me familiarise avec ce cinéma d'art et d'essai, la salamandre, pour lequel je vais ensuite m'investir comme bénévole. Avec Véronique, la directrice de la Salamandre, ça a été un coup de foudre humain. J'adore cette fille, sa franchise.

Aujourd'hui, je veux continuer à m'investir dans ce nouveau pays et territoire d'adoption, pour les valeurs qui me sont chères, la culture, la solidarité, l'entraide, la découverte de l'autre, l'écologie".

On a aussi, accessoirement, proposé à Andréa d'écrire quelques chroniques cinématographiques et culturelles pour le Chiffon Rouge, dans la continuité de la rubrique "COMMUNIST'ART" et des billets d'Hector Calchas, ce qu'il a accepté volontiers. 

Propos recueillis par Ismaël Dupont, 31 mars 2019 -

Article rédigé le 7-8 avril 2019.                  

 

Lire aussi:

COMMUNIST'ART: Mario Monicelli, cinéaste italien, auteur de Les camarades (1963)

Portrait - Andréa : un italien à Morlaix
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9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 19:24
La CGT retraités et l'intersyndicale des retraités appellent à manifester le jeudi 11 avril 2019 - 10h30, place des otages
La CGT retraités et l'intersyndicale des retraités appellent à manifester le jeudi 11 avril 2019 - 10h30, place des otages
La CGT retraités et l'intersyndicale des retraités appellent à manifester le jeudi 11 avril 2019 - 10h30, place des otages
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9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 09:59
Communiqué du PCF pays de Morlaix, 9 avril 2019   Halte au matraquage des retraités: tous dans la rue pour défendre nos droits le 11 avril!

Communiqué du PCF pays de Morlaix, 9 avril 2019 

 
Halte au matraquage des retraités: tous dans la rue pour défendre nos droits le 11 avril! 

Alors que le ministre en charge des Comptes publics vient de déclarer qu’il ne souhaitait nullement augmenter les pensions de retrait, la section du pays du pays de Morlaix du PCF appelle les retraités, les futurs retraités, à lui répondre  en participant massivement à la manifestation qui partira ce jeudi 11 avril à 10 h 30 place des Otages à Morlaix à l'appel d’une large intersyndicale, 9 organisations de retraités (CGT, FO, FSU...). Les militants communistes répondront présents eux aussi!

Les retraités  ont subi une baisse des pensions nettes de 1,83 % à partir de 2018 via la hausse de 1,7 % de CSG sur les pensions brutes.

Comme si cela ne suffisait pas, on sait que le gouvernement a décidé de n’augmenter les pensions que de 0,3 % en 2019 et en 2020. Les propos de Darmanin à eux seuls justifient la journée d’action du jeudi 11 avril.

La manière dont les retraités ont été spoliés depuis qu’Emmanuel Macron est devenu président de la République ne s’était jamais vue auparavant.

Jamais un président de la République et son gouvernement n’avaient osé réduire les pensions des retraités pour, en même temps, supprimer l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) et faire payer par les retraités les cotisations chômage et maladie des actifs afin qu’une petite augmentation du salaire net accordée à ces derniers ne coûte pas un seul centime à leurs employeurs. C’est ce qui s’est produit avec le nouveau prélèvement de la CSG sur les pensions depuis janvier 2018 tandis que deux années de baisse du pouvoir d’achat des pensions sont annoncées pour 2019 et 2020, même si le parti politique crée par Emmanuel Macron évoque un débat interne sur une ré-indexation, ou pas, des seules petites pensions sur l’inflation.

Les communistes se battent pour  une revalorisation immédiate de 300 € par mois de toutes les pensions. Celles de 900 euros passeraient ainsi à 1 170 euros par mois. Si elles devaient être seulement indexées sur une possible inflation 1,5 % en cette année 2019, elles passeraient à 913,50 euros par mois. Cette ré-indexation couvrirait à peine l’augmentation du prix de l’électricité de 5,9 % en juin prochain quand on sait qu’un ménage français y consacre en moyenne 960 euros par an !

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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 06:13
Photo Jean-Marc Nayet/ réalisation graphique Anne Caradec et Christophe Ducourant

Photo Jean-Marc Nayet/ réalisation graphique Anne Caradec et Christophe Ducourant

Dans 7 semaines, les élections Européennes.

Le PCF a une très belle liste conduite par Ian Brossat avec dans le Finistère la candidature de Glenn le Saout jeune candidat de 20 ans, vice-benjamin de la liste avec Lucie Martin, dynamique et volontariste, très engagé dans le monde asociatif sportif après avoir été président de la FIDL Bretagne, à l'image de cette ambition que nous voulons porter avec et pour la jeunesse afin de donner une nouvelle respiration à la société, passant par une remise en cause des logiques libérales capitalistes qui obèrent notre avenir, détruisent notre planète, les droits sociaux et la démocratie.

Photo Jean-Marc Nayet, réalisation graphique Anne et Chris

Nos prochains rendez-vous le 19 avril avec la venue de Marie-Pierre Vieu (députée européenne PCF) à Quimper à 19h avec Laurent Brun (CGT Cheminots), Glenn Le Saoût, et Jean-Marc Clery (FSU Bretagne).

Le 24 avril le meeting régional de Rennes avec Ian Brossat, Gilbert Garrel et l'ensemble des candidats bretons pour laquelle la fédération du Finistère va affréter un car et organiser des co-voiturages.

Nos candidatures aux Européennes sur la liste "L'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent":

Candidatures Européennes:

1. Ian Brossat (38 ans)
Professeur de français, Maire adjoint de Paris chargé du logement et de l'hébergement d'urgence, auteur de plusieurs livres, dont le dernier sur la nouvelle économie "Airbnb, la ville ubérisée". Outre son combat pour la régulation des géants du numérique, Ian Brossat a ouvert le premier centre d'hébergement pour sans-abris dans le 16e arrondissement de Paris". C'est le petit-fils d'un scientifique israélien condamné pour espionnage pour le compte de l'URSS, le fils de militants de la LCR. Il s'est engagé dès ses 18 ans aux jeunesses communistes.

2. Marie-Hélène Bourlard
Ouvrière textile pendant 43 ans à Poix dans le Nord et figure du documentaire "Merci Patron!". Marie-Hélène Bourlard a été à la tête du combat face à Bernard Arnault, première fortune de France (57 milliards de patrimoine) afin d'éviter la délocalisation de son usine. Le 26 mai prochain, elle deviendra la première femme ouvrière à siéger au Parlement européen.

3. Patrick Le Hyaric
Directeur du journal L'Humanité, député européen sortant et conseiller municipal d'Aubervilliers.

4. Marie-Pierre Vieu
éditrice, mobilisée sur les sujets de culture et engagée dans sa ville de Tarbes, députée européenne.

5. Mamoudou Bassoum
"J'avais pris deux choses en partant: le drapeau français et mon gilet jaune". Médaillé d'or aux championnats d'Europe de Taekwendo, le 1er décembre dernier, Mamoudou Bassoum est monté sur le podium des championnats d'Europe avec son gilet jaune sur les épaules, en soutien au mouvement qu'il a rejoint dès les premières heures. Ingénieur dans le Loiret.

6. Julie Pontalba
Enseignante au collège à Saint-Leu (La Réunion), Julie Pontalba est membre du Parti Communiste réunionais (PCR). Elle a été candidate de rassemblement des forces de gauche, et militante pour la paix.

7. Anthony Gonçalves
Cancérologue et enseignant à la faculté de Médecine de Marseille. Il milite contre les fermetures d'hôpitaux de proximité. A l'échelle européenne, il plaide pour la création d'un pôle public du médicament.

8. Maryam Madjidi
Prix Goncourt du premier roman (2017) et Prix Ouest-France étonnants voyageurs (2017) pour "Marx et la poupée". D'origine iranienne, Maryam n'est pas seulement une écrivaine reconnue et nouvelle figure de la littérature française: elle est aussi bénévole dans une association d'apprentissage de la langue française pour les réfugiés.

9. Arthur Hay
Livreur (Deliveroo), Arthur Hay est à l'initiative du premier syndicat de France des coursiers à vélo. Face à l'ubérisation de la société, il milite pour la régulation à l'échelle européenne et une protection des salariés de la nouvelle économie.

10. Barbara Filhol
Aide-soignante, secrétaire générale du syndicat des EHPAD du Val-de-Marne, investie pour l'amélioration des de l'accueil de nos aînés et des conditions de travail du personnel soignant. Dans un pays comptant 14 millions de retraités, il s'agit d'un sujet de société majeur.

11. Franck Saillot
Ouvrier de la papeterie Arjowigins de Wizernes dans le Pas-de-Calais, il a occupé avec ses collègues durant 3 ans, jour et nuit, son usine pour en éviter la fermeture et la délocalisation. Grâce à leur lutte, Franck Saillot et ses collègues ont trouvé un repreneur à l'automne 2018, et sauvé une centaine d'emplois.

12. Claire Cemile Renkliçay
Co-présidente du Conseil démocratique kurde de France, militante pour la paix et élue à Grigny.

13. Michel Jallamion
Président de la Convergence nationale des services publics, conseiller régional d'Ile-de-France. Membre du mouvement République et Socialisme.

14. Sophia Hocini
Salariée de l'économie sociale et solidaire à Paris, militante associative dans les quartiers populaires.

15. Stanislas Baugé
Chauffeur routier à La Rochelle (17), Stanislas Baugé s'est mobilisé avec ses collègues devant le Parlement Européen pour défendre les conditions de travail des routiers et éviter le dumping social et le travail détaché.

16. Manuela Dona
Douanière et syndicaliste au Havre. Militante pour la création d'une Douane européenne.

17. Michel Branchi
Économiste, élu à l'Assemblée de Martinique, dirigeant du Parti communiste martiniquais, conseiller territorial de Martinique.

18. Elina Dumont
SDF pendant 15 ans, Elina Dumont est de ceux qui plaident pour le retour de l'ISF et un meilleur partage des richesses en France et en Europe. Désormais comédienne et chroniqueuse régulière aux "Grandes gueules" (RMC), elle soutient le mouvement des Gilets Jaunes.

19. Benjamin Amar
Professeur d'histoire-géographie au lycée Gutemberg de Creteil, débatteur reconnu sur les plateaux télés, responsable syndical dans le Val-de-Marne

20. Sarah Chaussy
Paysanne, conseillère municipale à Sceautres, petit village de 150 habitants en Ardèche.

21. Loïc Pen
Médecin à l'hôpital de Creil, il a démissionné de son poste de chef de service des urgences pour protester contre la fermeture de la maternité. Lanceur d'alerte.

22. Christine Mequignon
Cheminote en Auvergne-Rhônes-Alpes, représentante des salariés à la SNCF.

23. Pascal Pontac
Grutier au port de Saint-Nazaire, responsable du syndicat des ports et docks.

24. Michèle Picard
Restauratrice, maire de Vénissieux.

25. Ralph Blindauer
Avocat au barreau de Metz, il a défendu de nombreux salariés en lutte dans toute la France, comme les 300 salariés marseillais d'une chaîne de fastfood, les métallos dijonnais contre TRW, ou encore les embouteilleurs aux Pennes-Mirabeau. Il a contribué au film "En Guerre" présenté au dernier Festival de Cannes.

26. Anne Laure Perez
Artiste sculptrice, maire-adjointe à Gennevilliers.

27. Franck Merouze
Salarié de la grande distribution, il a également accompagné les salariés de la biscuiterie Jeannette dans leur combatr victorieux pour sauvegarder les emplois (Calvados)

28. Marianne Journiac
Infirmière syndicaliste à l'Assistante publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Dirigeante de "République et Socialisme".

29. Belaïde Dedreddine
Vice-président du Conseil départemental de Seine St Denis en charge de l'écologie urbaine.

30. Amandine Miguel
Ancienne porte-parole de l'inter-LGBT, Amandine Miguel est militante féministe engagée contre l'homophobie? Paris.

31. Nacim Bardi
Ouvrier métallurgiste à Saint-Saulve et représentant syndicaliste.

32. Cinderella Bernard (40 ans)
éducatrice spécialisée, première adjointe de sa commune, présidente du groupe communiste au Conseil Départemental des Côtes d'Armor, militante associative

33. Jean Luc Bou
Enseignant, militant Droits Humains à SOS Méditerranée en Occitanie (34).

34. Isabelle Liron
Salariée à Pôle Emploi en Bourgogne Franche Comté, syndicaliste

35. Dominique Pani
Employé dans le secteur de l'énergie (26).

36. Hulliya Turan
Assistante sociale, militante des droits humains à Strasbourg.

37. Khaled Bouchajra
Employé chez Amazon. Syndicaliste sur le site de Saran dans le Loiret

38. Katja Krüger
comédienne-chanteuse franco-allemande, ancienne syndicaliste et socialiste ouvrière allemande, élue à la Petite Enfance à Rennes

39. Pierre Lacaze
Infirmier, élu à la Métropole de Toulouse

40. Aicha Dabale
Militante féministe et altermondialiste vivant à Bagnolet (93), Aïcha Dabale est engagée sur la scène internationale dans la lutte contre les violences faites aux femmes

41. Jean Mouzat
Paysan, président du Modef (Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux). Elu à Tulle

42. Delphine Pietu
Directrice de l'école primaire de la commune de Thénioux où elle est maire-adjointe (18)

43. Denis Lanoy
Metteur en scène de théâtre à Nîmes. militant des droits sociaux des artistes, des écrivains et intermittents du spectacle.

44. Charlotte Blandiot-Faride
Maire de Mitry-Mory (77)

45. Arnaud Petit
Ouvrier métallurgiste, maire de Woincourt dans la Somme

46. Virginie Neumayer
Technicienne, syndicaliste à EDF

47. Aurélien Gall
Représentant des salariés de l'agriculture. Conseiller prud'homal. Président de la Fédération colombophile de Picardie.

48. Patricia Tejas
Agent administratif des Finances Publiques. Secrétaire générale d'une fédération des Finances. Militante auprès des sans-papiers (67)

49. Aurélien Aramini
Professeur de philosophie au Lycée Gustave Courbet à Belfort

50. Sandrine Macigno
Travailleuse de l'Etat sur la base navale de Cuers dans le Var, syndicaliste (83)

51. Cyrille Bonnefoy
Infirmier, maire de la Ricamarie (42)

52. Emilie Lecroq
Militante de l'éducation populaire à Saint-Ouen (93).

53. Emmanuel Trigo
Enseignant et responsable syndical dans le Var (83

54. Cathy Apourceau Poly
Attachée territoriale, sénatrice du Pas-de-Calais

55. Michel Stefani
Conseiller à l'Assemblée de Corse (20)

56. Lucie Martin
Étudiante syndicaliste à Sciences-Po Grenoble.

57. Youssef Benamar
éducateur spécialisé, artiste et élu de la ville d'Allonnes (72)

58. Christelle Dumont
Aide-soignante de l'hôpital Yves Lanco à Belle-Ile-en Mer (Morbihan), syndicaliste, qui a fait une grève de la faim pour protester contre les conditions de travail dans l'hôpital public

59. Sébastien Nugou
Cheminot dans le Loiret. Secrétaire régional syndicat SNCF

60. Laëtitia Maure
Aide à domicile dans les Pyrénées-Orientales

61. David Blaise
Ouvrier métallurgiste et syndicaliste en Meurthe-et-Moselle

62. Lamya Kirouani
Fonctionnaire territoriale. Vice-présidente du Conseil Départemental du Val-de-Marne (94)

63. Aurélien Crifo (37 ans)
Auteur et interprète. Gilet Jaune (68)

64. Maryline Lucas
Maire de Guesnain (59)

65. Yves Dedevec
Salarié Airbus en Loire-Atlantique

66. Mina Idir
Responsable d'exploitation dans le transport de marchandise, secrétaire départementale PCF Vaucluse, militante associative

67. Glenn Le Saout
étudiant, ancien président de la FIDL Bretagne (syndicat lycéen), bénévole dans une association sportive

68. Geneviève de Gouveia
Militante au Secours Populaire à Montluçon, conseillère départementale de l'Allier

69. Alain Pagano
Enseignant chercheur en écologie et biologie à l'université d'Angers, conseiller municipal à Angers

70. Sandra Blaise
Formatrice, syndicaliste (88)

71. Edmond Baudouin
Dessinateur de BD et écrivain. Alpes-Maritimes

72. Ghislaine Noirault
Ouvrière retraitée à Trimouille (86)

73. Florian Monteil
Ingénieur agronome. Syndicaliste agricole du Lot-et-Garonne

74. Nathalie Fabre (45 ans)
Présidente d'un club de Rugby en Dordogne et du club Agenais. Maire de Beaumont-du-Périgord

75. Fréderic Boulanger
Psychiatre à Nancy

76. Cécile Cukierman
Professeur d'histoire-géographie, sénatrice de la Loire, porte-parole du PCF avec Ian Brossat

77. Gilbert Garrel
Cheminot syndicaliste, président de l'Institut d'Histoire Sociale

78. Odette Nilès
Grande résistante française arrêtée par les Nazis en août 1941. Fiancée de Guy Môquet. Doyenne de la liste (94 ans)à

79. André Chassaigne
Principal de collège, président du groupe communiste GDR à l'Assemblée Nationale

 

Comité de soutien finistérien à la liste aux élections européennes du PCF conduite par Ian Brossat: rejoignez le comité de soutien!

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7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 19:05
Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Ismaël Dupont

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Ismaël Dupont

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Ismaël Dupont

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Ismaël Dupont

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Ismaël Dupont

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Ismaël Dupont

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Ismaël Dupont

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Ismaël Dupont

L'écrivaine et sociologue Anne Guillou présente pour la conférence débat avec Maryam Madjidi

L'écrivaine et sociologue Anne Guillou présente pour la conférence débat avec Maryam Madjidi

Avec les camarades: Maryam Madjidi découvre les joies du Ti Coz et de la bière de Concarneau avec Glenn Le Saoût, candidat aux Européennes, Patrick Béguivin, Roger Héré et Ismaël Dupont. Prochain rendez avec Tri Martolod au stand du Finistère de la fête de l'Humanité!!! Le rendez-vous est déjà pris.

Avec les camarades: Maryam Madjidi découvre les joies du Ti Coz et de la bière de Concarneau avec Glenn Le Saoût, candidat aux Européennes, Patrick Béguivin, Roger Héré et Ismaël Dupont. Prochain rendez avec Tri Martolod au stand du Finistère de la fête de l'Humanité!!! Le rendez-vous est déjà pris.

L'écrivaine et candidate de la liste PCF conduite par Ian Brossat en huitième position Maryam Madjidi au local du PCF Morlaix, hier, vendredi 5 avril. Un très grand moment de partage politique et littéraire devant 56 personnes autour de l'accueil des exilés, de l'Iran, du communisme et des valeurs qu'il porte. Maryam a parlé du communisme dans sa vie, de l'engagement clandestin de ses parents en Iran, de leur condition de réfugiés politiques, de l'incarcération de ses oncles et de leur "révolution volée", de son travail social avec les réfugiés. Un discours plein de sagesse, d'humanité, de révolte et d'humour aussi, et des lectures de chapitres de "Marx et la poupée" qui ont fait vibrer tous les participants de cet exceptionnel vendredi de l'éducation populaire. La suite du programme de Maryam Madjidi dans le Finistère:
 
aujourd'hui, samedi 6 avril, à Dialogues Morlaix, 11h : échanges, lectures et dédicace autour de "Marx et la poupée" (tous les livres présents au local - 30 - sont partis hier).
 
puis, Maryam Madjidi à la Petite Librairie de Brest rue Danton près de la place Guérin à 14h pour une nouvelle rencontre
 
A 18h30, réunion publique Européennes avec Glenn Le Saoût et Maryam Madjidi avec un thème central sur l'accueil des exilés en Europe. A la Fac Ségalen à Brest
 
On vous attend nombreux pour tous ces rendez-vous!!!
 
Photos Jean-Luc Le Calvez et Ismaël Dupont
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7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 19:00
photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Ismaël Dupont - Maryam Madjidi et Géraldine Delaunay à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Ismaël Dupont - Maryam Madjidi et Géraldine Delaunay à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Ismaël Dupont - Maryam Madjidi et Géraldine Delaunay à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Ismaël Dupont - Maryam Madjidi et Géraldine Delaunay à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Ismaël Dupont - Maryam Madjidi et Géraldine Delaunay à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Ismaël Dupont - Maryam Madjidi et Géraldine Delaunay à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Ismaël Dupont - Maryam Madjidi et Géraldine Delaunay à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Ismaël Dupont - Maryam Madjidi et Géraldine Delaunay à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

Rencontre passionnante avec Maryam Madjidi, auteur de "Marx et la poupée", à Dialogues Morlaix, animée par Géraldine Delaunay et les questions et interrogations des lecteurs. Quelques photos de Pierre-Yvon Boisnard de cet échange qui a réuni une trentaine de lecteurs. Les discussions ont roulé sur la part autobiographique et fictionnelle de son roman, sa composition stylistique diverse, les circonstances de son écriture (commencée à Pékin, où Maryam a vécu quatre ans, terminée à Istanbul où elle a vécu deux ans). Ce livre fort, original, poétique et politique, émouvant et juste, a reçu le prix Goncourt du Premier roman en 2017, le prix Ouest-France Étonnants Voyageurs, le prix de l'écrivain francophone 2018. Nous avons aussi échangé sur la littérature persane et française, leur dimension d'universalité, sur l'Iran de la révolution islamique et d'aujourd'hui, le combat des femmes pour la liberté, le parallèle possible ou non entre l'arrachement à une culture et une langue bretonne et l'exil, point de non retour et déplacement forcé, le rapport entre l'attachement à la petite patrie et l'ouverture au monde, les pièges croisés de l'assignation à l'assimilation (oublies ta culture d'origine, elle ne vaut rien, seul le Français est la culture de l'universel) comme du communautarisme et des clichés exotiques de l'orientalisme. Maryam a aussi lu un chapitre très drôle de son livre où elle montre comment plus jeune elle a, elle aussi, joué des clichés coloniaux de l'orientalisme qu'il y avait dans la tête des autres, des fantasmes que pouvaient avoir sur une femme "orientale" les hommes.

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5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 12:12
Maryam Madjidi. Rencontres avec l’écrivaine-candidate sur la liste du PCF, les 5 et 6 avril (Le Télégramme, 1er avril 2019)
 

Elle est notamment connue pour avoir reçu le Prix Goncourt du Premier roman en 2017 pour « Marx et la poupée ». L’écrivaine Maryam Madjidi, candidate sur la liste du PCF conduite par Ian Brossat, avec Glenn Le Saout dans le Finistère, sera en visite dans la Cité du viaduc les 5 et 6 avril. Au programme, une conférence-débat vendredi 6 avril sur son livre et son parcours de vie et d’engagement à 18 h, au local du PCF, situé au 2 petite rue de Callac, derrière le Corto Maltese. Ce temps fort est intitulé : « Marx et la poupée : devenir écrivain dans l’exil, avec l’héritage du combat communiste en Iran et des blessures de la révolution islamique ».

 

Second rendez-vous programmé, samedi 6 avril, à 11 h, elle ira à la rencontre des lecteurs à la librairie Dialogues de Morlaix. « Du ventre de sa mère en Iran où elle entendait les battements de la révolution islamique jusqu’à son exil en France, l’auteur raconte le glissement de son identité avec humour et tendresse ».

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5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 12:11
L'écrivaine Maryam Madjidi, candidate sur la liste PCF conduite par Ian Brossat, à Morlaix le vendredi 5 avril à 18h
Marx et la poupée
Le , Espace salon de Dialogues Morlaix
 

 

Prix Goncourt du premier roman 2017, Maryam Madjidi nous propose une rencontre et une lecture de son livre "Marx et la Poupée" (Éditions Le Nouvel Attila).
Du ventre de sa mère en Iran où elle entendait les battements de la révolution islamique jusqu'à son exil en France, l'auteur raconte le glissement de son identité avec humour et tendresse. Un récit poétique, politique, et historique à lire et à écouter absolument !

Vendredi 5 avril: Maryam Madjidi à Morlaix, Local du PCF, 2 petite rue de Callac, à 18h: 

"Marx et la poupée: devenir écrivain dans l'exil, avec l'héritage du combat communiste en Iran et des blessures de la révolution islamique". 

Samedi 6 avril, à 11h: Maryam Madjidi à la rencontre des lecteurs à la librairie Dialogues Morlaix

Samedi 6 avril: l'écrivaine Maryam Madjidi (candidate en 8ème position sur la liste Européenne de Ian Brossat et du PCF) sera l'invitée des communistes brestois-es. Aprés avoir rencontré les lecteurs à 14 h 30 à la petite librairie et visité la médiathèque des Capucins elle particpera à une rencontre débat sur le thème de la solidarité envers les réfugiés à 18 h à la Fac Segalen.
Maryam Madjidi, écrivaine, professeur de Français Langues Etrangères travaillant avec les réfugiés, fille de militants communistes iraniens contraints à l'exil, militante pour le droit d'asile, auteur de "Marx et la poupée", un magnifique roman sur l'exil, son découverte de la France, son rapport avec l'Orient et les illusions de l'orientalisme, et l'engagement de ses parents qui a reçu le Prix Goncourt du Premier Roman en 2017 et le prix Ouest-France Etonnants Voyageurs en 2017, le prix Soroptimist de la romancière francophone 2018 !

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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 10:20
OUI à l’Europe des gens, NON à l’Europe de l’argent - par Glenn Le Saoût (édito du Viaduc pour la fête du 1er mai du PCF, fête du Viaduc, place Allende)

OUI à l’Europe des gens, NON à l’Europe de l’argent - par Glenn Le Saoût

Dans une société où l'humain s'est fait surclasser par le capital où l'individualisme triomphe sur l'entraide et le partage, il existe sous cette ombre pesante une étonnante lumière. Cette lumière porte un nom, celui du communisme.

Nous voulons faire du commun, construire ensemble ce projet de société qui place l'être humain et notre planète au cœur de tous ses choix, c'est cela le communisme. Et le communisme, en ce 21e siècle, reste une idée neuve ! Nous continuerons à œuvrer pour les rassemblements les plus larges, pour l'union du peuple de France car c'est notre histoire, celle des communistes français, de ses élus et c'est certainement là, la grande différence avec toutes les autres forces politiques de gauche.

Dans cette année 2019 marquée par les élections européennes, le Parti Communiste Français présente une liste à l'image de la société. Rassemblant 50% d'ouvriers et de travailleurs, cette liste composée également d’étudiants, de retraités, d’une résistante, de novices, d’élus, etc.

C’est aussi une liste de personnes ordinaires ayant réalisé des choses extraordinaires à l'image de Loïc Pen (médecin urgentiste à l'hôpital de Creil), Arthur Hay (fondateur d'un syndicat de coursiers), Maryam Madjidi (Prix Goncourt du premier roman).

C'est en reprenant le pouvoir sur l'argent, sur la finance que nous réussirons à répondre aux besoins des peuples d'Europe, sans les mettre en concurrence. Voilà le beau défi que nous relèverons avec Ian Brossat à la tête d'une liste large et rassembleuse pour élire des communistes au Parlement européen.

Nous pouvons être extrêmement fiers de cette bataille que nous menons depuis bientôt un siècle face au capital.

Par exemple contre la dégradation de l'ensemble des services publics avec les fermetures de classes dans les établissements scolaires, de bureaux de postes de proximité, de tribunaux, de centres d'impôts ou bien encore des services dans les hôpitaux, avec localement, la maternité de Guingamp ou bien encore la cardiologie à Morlaix.

Ces problèmes de fermetures sont l’objet d'intenses batailles menées par les syndicats, les comités de défense des services publics, les citoyens et le personnel trop souvent oubliés mais partout sur le terrain avec les communistes eux-mêmes, œuvrant inlassablement et sans compter au coeur de toutes ces luttes.

Plus que jamais nous devons unir nos forces.

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