416 lycéens ont été recensés « en grande difficulté » sur la circonscription par la Fidl. Le syndicat alerte sur le désespoir des jeunes dont aucun voeu n'est validé pour l'heure. La députée rassure.
« On en connaît certains ici qui ont pleuré ! » « D'autres n'ont même plus envie de passer leur bac. » « C'est pas facile d'avoir la motivation quand tu ne sais pas ce que tu vas faire à la rentrée ! »
À la pause de 10 h, ce lundi matin, un petit groupe de terminale du lycée Tristan-Corbière évoque ses galères avec Parcoursup, la nouvelle plateforme en ligne créée pour recueillir et gérer les voeux d'affectation des futurs étudiants de l'enseignement supérieur public.
Le 22 mai, Justine, Antoine, Thomas, Allan, Yoann, Jules, Alizée, Ewen et Chloé ont découvert les réponses apportées à leurs souhaits. Il y a ceux qui ont eu la grande joie d'être admis dans la formation qu'ils visaient en premier chef. Ceux qui sont toujours en liste d'attente, à des rangs qui leur laisse plus ou moins d'espoirs. Et ceux qui ont été « refusés de partout ».
« Une année de césure »
« On pouvait faire jusqu'à 20 voeux, sans émettre de préférence, en rédigeant une lettre de motivation pour chacun, avant le 31 mars », rappelle Justine. Elle etChloé feront leur rentrée à l'IUT Gaco et en prépa infirmières, à Morlaix, en septembre. Les autres sont toujours dans l'expectative, « à 20 jours du bac, c'est stressant !»
Antoine voudrait intégrer un IUT pour préparer un DUT Techniques de commercialisation. En trois jours, il est passé de 45e à 3e sur la liste d'attente. À la 700e place et à la 2 000e place pour rentrer en licence Staps à Brest ou Rennes, Yoann est moins bien « classé » que lui. « Tous les matins, on va sur Parcoursup pour voir comment ça avance... », confient les lycéens.Pas facile, dans ces conditions, de se préparer sereinement pour les examens.
« Catastrophique »
Comme elle le craignait, Alizée, elle, n'aura pas sa place en BTS Photographie et audiovisuel ou en Mise à niveau arts appliqués. « Du coup, je vais faire une année de césure, je vais aller travailler en Nouvelle-Zélande », confie la jeune fille de 18 ans.
Le potentiel décrochage scolaire causé par le manque de places en filières supérieures visées inquiète Glenn Le Saout, président du syndicat Fidl Bretagne.