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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 19:40
De la combativité
 
Mobilisations anti-Macron du samedi 26 mai: quand le mépris de classe va jusqu'à nier la réalité d'une belle mobilisation, partout dans les médias et ailleurs...
 
Curieux, à quel point les moments de combativité collective suscitent la haine, quitte à oublier la réalité objective en la noyant dans des considérations d’apothicaire. Que les thuriféraires des politiques macroniennes et de la casse des services publics se rassurent à bon compte: même les participants aux rassemblements du 26 mai auraient évidemment souhaité être encore plus nombreux dans les rues pour combattre la destruction de notre civilisation sociale. Mais quand même, soyons sérieux! Entre 250 000 et 300 000 personnes ont défilé, samedi, avec au cœur et à l’esprit une identique pugnacité. Est-ce une raison pour qualifier d’«échec» cette mobilisation, importante et presque historique en raison de son périmètre élargi, à savoir plus de soixante organisations politiques, syndicales et associatives, unies toutes ensemble dans le respect des uns et des autres? Plusieurs centaines de milliers de manifestants, cela ne compte donc plus, dans ce pays, qu’il faille écouter toute la médiacratie rabâcher leurs commentaires de classe sur ce «peuple de la rue» qui ose, oui, qui ose encore se dresser pour dire «non» à la société promise par le chef de l’État, alors même que des conflits sociaux fondamentaux pour notre à-venir continuent d’agiter la France… et l’opinion. 

Nous avons assez écrit, ici, que les combats sociaux en cours relevaient d’un enjeu politico-culturel (au sens gramscien du terme), pour ne pas répéter que, en effet, la bataille de l’opinion reste essentielle. Personne ne peut prédire ce qu’il se passera dans les toutes prochaines semaines, en particulier du côté des cheminots. Toutefois, certains feraient bien se méfier de leur orgueil mal placé. Ainsi en est-il d’Édouard Philippe, de plus en plus «droit dans ses bottes». Dans un entretien au JDD, celui-ci rappelle que, sur le fond de la réforme concernant la SNCF, il n’entend rien lâcher, ni sur l’ouverture à la concurrence, ni sur le statut, ni sur la transformation de l’entreprise. La loi votée «s’appliquera», affirme-t-il. Savez-vous pourquoi il le prétend de la sorte? La réponse vient d’un conseiller de l’Élysée qui, anonymement, déclare: «Le président pense avoir convaincu les Français. (…) Cette bataille est gagnée.»Vous ne rêvez pas… La morgue additionnée au mépris offrent toujours de la médiocrité. Les citoyens savent à quoi s’attendre. Ils savent aussi, surtout, que l’affaire n’est pas finie! 
 
[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 28 mai 2018.]
De la combativité - éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin dans l'Humanité du 28 mai 2018
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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 08:22
photo Le Télégramme - manifestation des parents, enseignants, élèves, sympathisants des écoles Diwan à Rennes le 26 mai 2018

photo Le Télégramme - manifestation des parents, enseignants, élèves, sympathisants des écoles Diwan à Rennes le 26 mai 2018

2 000 personnes ont manifesté ce samedi dans les rues de Rennes à l’appel de l’association Diwan qui réclame des moyens.

« Un dazont evitar Brezhoneg - Un avenir pour la langue bretonne » : le mot d’ordre de Diwan, le réseau d’écoles associatives bilingues, a rassemblé ce samedi entre 2 000 et 3 000 manifestants dans les rues de Rennes dans une ambiance très familiale. Signe de sa capacité à mobiliser, l’association a affrété des cars de toute la Bretagne pour venir défiler jusque devant la Préfecture de région, où une délégation a été reçue.

Forte de ses 54 établissements et 4 000 élèves, l’association Diwan a été créée en 1977. « 40 ans de bricole, soupire sa présidente, Stéphanie stoll. Si vous enlevez une pièce, tout s’écroule. » A la rentrée dernière, la suppression des emplois aidés - ils sont 150 dans le réseau - risquait de le mettre en grande difficulté. « Nous avons obtenu une solution d’urgence de la part du Préfet qui a maintenu ces contrats jusqu’au 6 juin prochain. Et après ? Nous demandons des mesures pérennes », détaille Stéphanie Stoll.

 

Au jour le jour

 

Gratuites, les écoles Diwan reposent pour une grande part sur les dons. L’Etat apporte un soutien financier aux écoles sous contrat mais elles doivent patienter cinq ans avant d’obtenir le statut. En attendant, c’est la débrouille. « C’est toujours aux parents de trouver l’argent pour que les établissements fonctionnent, résume Maryline, enseignante dans une école, venue manifester avec ses enfants. On vit au jour le jour. » Diwan revendique donc de passer sous contrat dès l’ouverture.

 

La colère des défenseurs de la langue bretonnes se porte aussi sur le manque de postes d’enseignants. « On nous en avait promis douze, nous n’en avons obtenu que sept », peste Stéphanie Stoll, tandis qu’on vient lui remettre en main propre une lettre de soutien de la maire de Rennes, Nathalie Appéré. L’Etat s’était pourtant engagé, en 2015, dans une convention signée avec la Région, à augmenter les moyens accordés à Diwan.

« L’Etat doit absolument nous soutenir car il y a une forte demande sociale », souligne Mona Bras, conseillère régionale, et cofondatrice de la deuxième école Diwan à Guingamp. « Les murs craquent de partout parce que le nombre d’élèves augmente sans que l’on puisse ouvrir suffisamment de classes. »

 

« Droit à la différenciation »

 

Au-delà de la seule situation de l’association, les manifestants sont aussi là pour défendre le Breton comme un élément à part entière de leur identité, menacé aujourd’hui de disparition. « Je ne comprends pas la psychorigidité de l’Etat français sur cette question et pourquoi c’est si compliqué pour lui de soutenir l’existence des langues minoritaires », tance Mona Bras, qui promet que la Région est à l’offensive. « Nous réclamons notamment le droit à la différenciation qui pourrait être un formidable levier pour garantir l’avenir de notre langue et de notre identité. »

Malgré les difficultés, Diwan continue d’avancer. Des négociations sont en cours avec la ville de Vannes pour permettre l’ouverture d’un deuxième lycée bilingue et désengorger celui de Carhaix L’inauguration est encore loin mais le Conseil régional s’y engage : la première pierre sera posée avant 2021.


Le Télégramme, 27 mai 2018 

MIEUX RECONNAITRE LES MISSIONS DE SERVICE PUBLIC DE DIWAN – 14 avril 2018

Argumentaire de Stéphanie Stoll, présidente de DIWAN*

* invitée à la fête de l'Humanité 2016 pour un débat sur les langues régionales sur l'espace Bretagne par la fédération du Parti Communiste du Finistère

La crise actuelle s’est déclenchée au moment de la suppression du dispositif des emplois aidés en août 2017.

Elle a révélé la fragilité du réseau Diwan, créé en 1977, qui s’est développé en s’appuyant sur ce que la loi n’interdit pas.

LA CRISE DES EMPLOIS AIDÉS

- Faute de moyen, trois quarts des salariés non-enseignants des écoles (152 sur 215 recensés en septembre 2017) sont employés en statut précaire ; le réseau est parvenu à pérenniser une soixantaine d’emplois. L’aide publique d’Etat représente alors 1,5M€. En février 2018, la mise en place des Parcours emploi compétence (PEC) n’apporte pas une solution pérenne : - réduction de l’aide publique, estimation minimale du manque à financer avec les PEC : 0,5M€

- réduction de la durée des contrats - précarité de l’emploi

UNE INSUFFISANTE RECONNAISSANCE DES MISSIONS DE SERVICE PUBLIC DE DIWAN

– Dans le respect des principes du service public

– la continuité, l’égalité, la neutralité, la laïcité

– Diwan assure des missions de service public dans les domaines :

✓ de l’éducation : contractualisation des établissements, accordée en 1994.

✓ des services périscolaires : en phase avec la demande sociale et son projet éducatif, Diwan propose aux familles, à l’instar des collectivités locales des services périscolaires en breton.

✓ de la transmission des langues régionales :

Bien que ces langues fassent “partie du patrimoine de la France”, selon la Constitution (article 75-1) et que les collectivités territoriales aient, parmi leurs compétences partagées “la promotion des langues régionales” (CGCT, L. 1111-4), la transmission de la langue bretonne n’est encore pas reconnue comme mission de service public.

Pourtant Diwan participe à la conservation et à la transmission de ce “patrimoine de la France”.

✓ de l’insertion : avec des parcours d’insertion qualitatifs aux personnes employées en contrats aidés. Les plus jeunes démarrent un parcours vers le métier d’Atsem ou même d’enseignant.

✓ de l’éducation à la citoyenneté : via les Associations d’éducation populaire (AEP), gestionnaires des écoles, les familles sont parties prenantes du service public et non seulement consommatrices.

De nombreuses collectivités locales, quelles que soient leurs sensibilités, traitent donc Diwan comme un service public, notamment par la mise à disposition de locaux publics. Par exemple, dans une interview au Télégramme, parue le 1er septembre 2017, le président du conseil régional de Bretagne qualifie Diwan de “maillon essentiel du service public d’éducation en Bretagne” (Le Télégramme, 1er septembre 2017).

Depuis 40 ans, Diwan fonctionne avec des ressources financières sous-dimensionnées. Les membres de Diwan, qu’ils soient salariés ou bénévoles, compensent ces insuffisances par leur investissement personnel. Né de la nécessité, ce système a des effets positifs (créativité, approche économique, lien social…) et des limites quand les contraintes s’accumulent et créent des déséquilibres.

L’ACTION PUBLIQUE FRAGILISÉE

– Dans son rapport remis à la ministre de la Culture en juillet 2013, le conseiller d’Etat Rémy Caron portait plusieurs propositions dont celle-ci :

« 1.6. Rechercher une solution pour le financement des écoles associatives Les écoles d’enseignement par immersion à statut associatif contribuent à la politique de développement des langues régionales. Le Comité a constaté la difficulté de financement des investissements de ces écoles, du fait des dispositions de la loi du 15 mars 1850 qui limite les possibilités d’aides aux établissements de statut privé. Il souligne que ces écoles sont laïques, ouvertes à tous, qu’elles respectent les programmes de l’Éducation nationale, et forment des locuteurs de langues régionales qui maîtrisent parfaitement la langue française. Plusieurs de ses membres, ainsi que des personnalités auditionnées, ont indiqué que la pérennité de ces écoles avait nécessité la mise en place de solutions de contournement de ces dispositions, solutions à la légalité incertaine, impliquant l’ensemble des partenaires concernés. Une telle situation n’est satisfaisante, ni pour l’État, ni pour les collectivités territoriales, ni pour les associations elles-mêmes.

2 Une solution juridique ne pourrait toutefois intervenir que dans la mesure où elle serait respectueuse du principe d’égalité rappelé par le Conseil constitutionnel dans sa décision du 13 janvier 1994, relative au projet de loi autorisant les collectivités territoriales à contribuer au financement des établissements scolaires privés. »

LES PROPOSITIONS DE DIWAN

– Pour répondre à ces enjeux, Diwan porte plusieurs propositions complémentaires. Elles pourraient faire l’objet de dispositions réglementaires et / ou législatives spécifiques. Elles pourraient aussi s’inscrire dans le cadre de nouvelles expérimentations (CGCT L1113-1 et suivants et avis n° 393651 du Conseil d’Etat) ou de la différenciation que pourrait permettre la prochaine modification constitutionnelle.

> SOULAGER LA CHARGE DE TRAVAIL DES BÉNÉVOLES : trop de charges et de contraintes pèsent sur les responsables associatifs. Il est urgent de réformer leur cadre d’action pour rendre ces fonctions bénévoles compatibles avec une vie quotidienne normale. Alors que ces missions de service public sont démesurément assurées par des acteurs associatifs, des réformes passent par une responsabilisation, notamment financière, des autorités publiques.

> EMPLOIS AIDÉS : mise en place d’un dispositif de soutien à l’emploi de salariés non-enseignants dans les établissements immersifs permettant 1°) de maintenir le niveau de financements public de juin 2017 sur ces postes, 2°) de recruter de nouvelles personnes à mesure que le réseau se développe et 3°) de pérenniser ces emplois essentiels à la mise en œuvre de l’immersion linguistique.

> FORFAIT SCOLAIRE : La loi ne rend obligatoire le forfait scolaire que pour les enfants de plus de six ans domiciliés dans la commune où se situe l’école. Les communes qui refusent de le verser, puisqu’il n’est pas obligatoire, font des économies sur le dos de Diwan, de ses bénévoles et des collectivités qui soutiennent Diwan. Une enquête interne est en cours pour connaître le manque à gagner dû à son nonversement. En 2015, le législateur a modifié l’article L212-8 du Code de l’Education pour rendre obligatoire son versement dans les classes bilingues publiques, mais cette modification n’avait pas été étendue à l’article L 442-5-1, qui concerne le versement du forfait pour les écoles de droit privé, créant une contradiction interne dans le Code de l’Education et instaurant une rupture d’égalité. Il convient de réparer cet oubli du législateur et de mettre en concordance les deux articles. Le versement du forfait pourrait compenser la baisse des aides publiques pour les emplois aidés ; toutefois, il resterait de nombreuses charges, notamment celles pour les bâtiments.

> SÉCURISER L’ACTION DES COLLECTIVITÉS pour la mise à disposition de locaux. >

CONTRACTUALISATION DES ÉCOLES DÈS LEUR OUVERTURE :

La contractualisation est nécessaire au versement du forfait scolaire et à la mise en place de postes d’enseignants dans les écoles. En mars, plusieurs amendements parlementaires à la loi visant à simplifier et mieux encadrer le régime d’ouverture et de contrôle des établissements privés hors contrat (loi Gatel), votée le 29 mars 2018, auraient pu répondre à cet enjeu. Lors des débats, le ministre de l’Education ayant déclaré sa bienveillance à l’égard de l’enseignement immersif et indiqué que cette loi « ouvre bien d’autres sujets qui seront traités par d’autres textes, de nature législative ou réglementaire, et surtout par l’action », un aménagement des dispositions réglementaires du Code de l’Education (R442-33) serait envisageable pour faciliter l’ouverture d’établissements sous statut d’annexe d’un établissement principal.

> CRÉATION DE POSTES D’ENSEIGNANTS répondant aux besoins du terrain et à la croissance des effectifs, à la fois dans l’académie de Rennes et dans celle de Nantes

ET OUVERTURE DE POSTES AU CONCOURS qui ne créent pas de dépenses supplémentaires, bon nombre de postes déjà sous contrat étant occupés par des vacataires rémunérés par l’Etat.

Stephanie Stoll à la fête de l'Huma Paris en septembre 2016, espace Bretagne: débat avec Paolig Combot (Skol Vreizh), Jean-Marc Cléry (FSU Bretagne), Ismaël Dupont (PCF)

Stephanie Stoll à la fête de l'Huma Paris en septembre 2016, espace Bretagne: débat avec Paolig Combot (Skol Vreizh), Jean-Marc Cléry (FSU Bretagne), Ismaël Dupont (PCF)

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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 07:44
photo RFI - militants du droit à l'avortement en Irlande

photo RFI - militants du droit à l'avortement en Irlande

Irlande : une victoire pour les femmes et pour toute la société

 

C’est donc par le score sans appel de 68% que les Irlandais ont approuvé le retrait du 8° amendement à la constitution, lequel mettait sur le même plan la vie de la mère et celle de « l’enfant non né » et criminalisait l’avortement. Ce résultat est d’autant plus remarquable qu’il inverse celui du référendum de 1983, qui avait justement approuvé cet amendement. Et d’autant plus remarquable encore par son homogénéité : si les grandes villes et notamment Dublin, où l’on enregistre 77% pour le oui, se sont montrées particulièrement favorables au retrait, le oui l’emporte aussi largement dans les zones rurales, dans toutes les catégories sociales et dans toutes les tranches d’âge, exception faite des plus de 65 ans chez qui il est minoritaire, mais avec tout de même 40%,ce qui est considérable et pour le moins inattendu.

L’ampleur du raz de marée en a désorienté plus d’un, à commencer par les instituts de sondage, qui avaient pronostiqué une très courte victoire du « oui ». Il semble qu’une véritable dynamique ait eu lieu la dernière semaine, amenant à un taux de participation plus élevé que prévu.  Mais comment l’expliquer ?

L’engagement personnel du Premier Ministre Leo Vardaker, a certainement pesé : lui-même médecin et très représentatif d’une nouvelle génération, il a su convaincre son parti, le Fine Gael, démocrate-chrétien mais ultralibéral en matière économique, qu’il y avait lieu de faire la part des choses dans un pays à la démographie particulièrement jeune. Les prises de positions de personnalités de tout bord, certains témoignages courageux ont dû compter, même si les partis politiques et les syndicats, souvent divisés en interne sur l’IVG, ont joué la prudence.

L’essentiel est ailleurs : il réside dans le discrédit qui a frappé ces dernières années l’Eglise catholique : scandale des prêtres pédophiles,  découverte d’un charnier de près de 800 nouveaux nés dans la fosse septique d’un couvent hébergeant des filles mères à Tuam (ouest du pays),  parole enfin libérée sur les mauvais traitements dont des dizaines de milliers de personnes ont eu à souffrir jadis. Des films (The Magdalene sisters, de Peter Mullan, en 2002)  ont entraîné des aveux et une véritable prise de conscience sociale. Si 78% des Irlandais du Sud se disent toujours catholiques, on est loin des 91% d’il y a 35 ans.

D’autant plus que, chez les catholiques pratiquants eux-mêmes, et peut-être encore plus chez eux, l’exaspération devant l’hypocrisie est grande : 3.500 femmes vont chaque année se faire avorter en Angleterre, il y a des cliniques à Liverpool qui « travaillent » presque exclusivement avec la « clientèle » irlandaise. Même un magazine aussi conservateur que le « Irish Catholic » a eu la lucidité de dire : « Arrêtons d’utiliser l’Angleterre pour nous acheter une conscience morale ».

On parle encore souvent en Irlande de « la question morale », soi-disant identitaire et censée reposer sur quatre sujets tabous : le divorce, la contraception, l’homosexualité et l’avortement. La victoire éclatante du « oui » au référendum sur le mariage gay avait déjà sérieusement ébranlé l’édifice.  C’est aujourd’hui un nouveau coup qui est porté à l’archaïsme.  Pour autant, un cinquième pilier existe et reste en place : l’inégalité hommes – femmes, notamment devant la fiscalité, avec une législation discriminatoire qui dissuade de nombreuses femmes mariées d’entrer sur le marché du travail. A quand un référendum ?

Jean-Michel Galano, professeur de philosophie, membre du PCF Paris

 

Jean-Michel Galano

Jean-Michel Galano

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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 06:12
photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

280 000 manifestants au niveau national, 300 manifestants à la Marée Populaire de Morlaix ce samedi 26 mai (photos Ismaël Dupont et Pierre-Yvon Boisnard)

À l’appel de plus de 60 organisations associatives, syndicales et politiques, 190 manifestations ont eu lieu ce samedi partout en France contre la politique d’Emmanuel Macron et pour « l’égalité, la justice sociale et la solidarité ». Elles ont réuni 280 000 personnes dont 80 000 à Paris.

A Morlaix, 300 personnes étaient réunies à cette Marée Populaire (comptage précis en décédant de la gare), 1200 à Brest et 1000 à 1200 à Quimper, 250 à Quimperlé, soit environ 2800 manifestants dans le Finistère. Plus de 2500 personnes, selon la presse ont manifesté à Rennes. 1500 à Saint Brieuc. 

 
Album photos Marée humaine de Pierre-Yvon Boisnard. 

 

Photos Pierre-Yvon Boisnard et Ismaël Dupont
300 personnes à la marée populaire de Morlaix samedi 26 mai entre la place Rol-Tanguy en gare de Morlaix (bien invisibilisée avec les travaux du Pole Gare et l'absence de préoccupation des élus pour ce grand dirigeant communiste de la Résistance nationale et des Brigades Internationales né en gare de Morlaix, dont le nom a été rappelé par Jean-Yvon Ollivier, Daniel Ravasio, le secrétaire de section PCF, ayant lu le texte unitaire avec la prise de parole des Cheminots CGT avec des camarades du NPA, de France Insoumise, de Sud) et le bas de l'hôpital rue de Brest en passant par la permanence de Sandrine Le Feur, députée en marche place Cornic. Une belle ambiance, au carrefour des luttes, avec beaucoup de militants PCF, France Insoumise, des écologistes, des militants du NPA, de Génération-s, de la CGT, de SUD, de la FSU, de Stop Linky, de Stop Tafta - Ceta, du Mouvement de la Paix, des associations de défense des migrants (Morlaix-Libertés, les Utopistes...) des opposants à la Centrale à gaz de Landivisiau. Beaucoup de discussions entre les gens, des chansons, des slogans. Cela manquait un peu de monde et de jeunes dans le cortège mais la mobilisation n'est pas ridicule pour autant.

Photo Pierre-Yvon Boisnard - à la table du PCF et de l'Humanité, Georges Le Duff, Ismaël Dupont, Sylvaine Vulpiani Conseillère régionale Génération-s

Photo Pierre-Yvon Boisnard - à la table du PCF et de l'Humanité, Georges Le Duff, Ismaël Dupont, Sylvaine Vulpiani Conseillère régionale Génération-s

Photo Pierre-Yvon Boisnard - Serge Puil, Jean-Luc Le Calvez, Mariette et Jean-Rolland Labrousse à la table du PCF

Photo Pierre-Yvon Boisnard - Serge Puil, Jean-Luc Le Calvez, Mariette et Jean-Rolland Labrousse à la table du PCF

280 000 manifestants au niveau national, 300 manifestants à la Marée Populaire de Morlaix ce samedi 26 mai (photos Ismaël Dupont et Pierre-Yvon Boisnard)
280 000 manifestants au niveau national, 300 manifestants à la Marée Populaire de Morlaix ce samedi 26 mai (photos Ismaël Dupont et Pierre-Yvon Boisnard)
Prise de parole de Daniel Ravasio, secrétaire de section PCF, sans micro mais avec une voix forte, de l'escalier de la passerelle pour lire à quatre voix le texte unitaire signé par plus de 50 organisations au niveau national, et 15 représentées au niveau local, de cet appel à la Marée Populaire

Prise de parole de Daniel Ravasio, secrétaire de section PCF, sans micro mais avec une voix forte, de l'escalier de la passerelle pour lire à quatre voix le texte unitaire signé par plus de 50 organisations au niveau national, et 15 représentées au niveau local, de cet appel à la Marée Populaire

Discours très applaudi de Jean-Yvon Ollivier pour expliquer le combat des Cheminots, remercier pour la solidarité vis-à-vis des grévistes, interpeller sur l'avenir plus que compromis de la ligne Morlaix-Roscoff et sur la nécessité de la défendre, et rappeler le caractère d'une manifestation unitaire pour l'égalité, la justice sociale, la solidarité, partant place Rol-Tanguy, devant la gare où le grand résistant communiste libérateur de Paris, ancien des Brigades Internationales, est né dans un train, une place qui malheureusement est sur une voie d'invisibilisation, la plaque avec le nom de Rol-Tanguy étant bien cachée et abîmée, dans un lieu où elle est presque invisible. Voudrait-on effacer les traces des combats de la Résistance que l'on ne s'y prendrait pas mieux?

Discours très applaudi de Jean-Yvon Ollivier pour expliquer le combat des Cheminots, remercier pour la solidarité vis-à-vis des grévistes, interpeller sur l'avenir plus que compromis de la ligne Morlaix-Roscoff et sur la nécessité de la défendre, et rappeler le caractère d'une manifestation unitaire pour l'égalité, la justice sociale, la solidarité, partant place Rol-Tanguy, devant la gare où le grand résistant communiste libérateur de Paris, ancien des Brigades Internationales, est né dans un train, une place qui malheureusement est sur une voie d'invisibilisation, la plaque avec le nom de Rol-Tanguy étant bien cachée et abîmée, dans un lieu où elle est presque invisible. Voudrait-on effacer les traces des combats de la Résistance que l'on ne s'y prendrait pas mieux?

280 000 manifestants au niveau national, 300 manifestants à la Marée Populaire de Morlaix ce samedi 26 mai (photos Ismaël Dupont et Pierre-Yvon Boisnard)
280 000 manifestants au niveau national, 300 manifestants à la Marée Populaire de Morlaix ce samedi 26 mai (photos Ismaël Dupont et Pierre-Yvon Boisnard)
280 000 manifestants au niveau national, 300 manifestants à la Marée Populaire de Morlaix ce samedi 26 mai (photos Ismaël Dupont et Pierre-Yvon Boisnard)
Opposants à la Centrale de Landivisiau (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Opposants à la Centrale de Landivisiau (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Opposante au déploiement forcé du Linky - photo Pierre-Yvon Boisnard

Opposante au déploiement forcé du Linky - photo Pierre-Yvon Boisnard

Claudine et Antoinette militantes du Mouvement de la Paix - photo Pierre-Yvon Boisnard

Claudine et Antoinette militantes du Mouvement de la Paix - photo Pierre-Yvon Boisnard

280 000 manifestants au niveau national, 300 manifestants à la Marée Populaire de Morlaix ce samedi 26 mai (photos Ismaël Dupont et Pierre-Yvon Boisnard)
photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

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photo Ismaël Dupont

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photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Pierre-Yvon Boisnard

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photo Pierre-Yvon Boisnard - Antoinette Lohéac pour Morlaix-Libertés a prononcé devant la permanence de Sandrine Le Feur un discours très fort, très juste, sur la situation inhumaine que réserve aux Migrants et Réfugiés la politique de l'Etat et de Macron

photo Pierre-Yvon Boisnard - Antoinette Lohéac pour Morlaix-Libertés a prononcé devant la permanence de Sandrine Le Feur un discours très fort, très juste, sur la situation inhumaine que réserve aux Migrants et Réfugiés la politique de l'Etat et de Macron

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

Antoinette Lohéac pour Morlaix-Libertés a prononcé devant la permanence de Sandrine Le Feur un discours très fort, très juste, sur la situation inhumaine que réserve aux Migrants et Réfugiés la politique de l'Etat et de Macron, marquée par le refus d'intégrer

Antoinette Lohéac pour Morlaix-Libertés a prononcé devant la permanence de Sandrine Le Feur un discours très fort, très juste, sur la situation inhumaine que réserve aux Migrants et Réfugiés la politique de l'Etat et de Macron, marquée par le refus d'intégrer

280 000 manifestants au niveau national, 300 manifestants à la Marée Populaire de Morlaix ce samedi 26 mai (photos Ismaël Dupont et Pierre-Yvon Boisnard)
les chaussures droites de la "députée godillot" Sandrine Le Feur

les chaussures droites de la "députée godillot" Sandrine Le Feur

photo Pierre-Yvon Boisnard des manifestants de la marée populaire avec Frank Deveaux, assistant parlementaire de Sandrine Le Feur

photo Pierre-Yvon Boisnard des manifestants de la marée populaire avec Frank Deveaux, assistant parlementaire de Sandrine Le Feur

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

Discussion musclée entre le suppléant et attaché parlementaire de Sandrine Le Feur ( (Macroniste, En marche vers une société d'inégalité et de castes) et des manifestants de la Marée Populaire: Jean-Luc Le Calvez, Serge Puil, Martine Carn, Lucienne Nayet, Ismaël Dupont (photo Ismaël Dupont)

Discussion musclée entre le suppléant et attaché parlementaire de Sandrine Le Feur ( (Macroniste, En marche vers une société d'inégalité et de castes) et des manifestants de la Marée Populaire: Jean-Luc Le Calvez, Serge Puil, Martine Carn, Lucienne Nayet, Ismaël Dupont (photo Ismaël Dupont)

Discussion musclée entre le suppléant et attaché parlementaire de Sandrine Le Feur (Macroniste, En marche vers une société d'inégalité et de castes) et des manifestants de la Marée Populaire: Jean-Luc Le Calvez, Serge Puil, Martine Carn, Lucienne Nayet, Ismaël Dupont (photo Ismaël Dupont)

Discussion musclée entre le suppléant et attaché parlementaire de Sandrine Le Feur (Macroniste, En marche vers une société d'inégalité et de castes) et des manifestants de la Marée Populaire: Jean-Luc Le Calvez, Serge Puil, Martine Carn, Lucienne Nayet, Ismaël Dupont (photo Ismaël Dupont)

Morlaix, place Cornic devant la permanence de la députée En Marche. Le suppléant de Sandrine Le Feur et son attaché parlementaire, Franck Deveaux, a eu fort à faire pour jouer les pompiers de service afin d'expliquer, de justifier les votes et la politique de sa députée macroniste: augmentation de l'ISF, suppression de la Flat Tax, destruction des services publics, abandon de l'hôpital, augmentation de la CSG, absence de soutien aux écoles publiques morlaisiennes dont 3 postes sont supprimés, politique en faveur des très riches qui matraque les plus modestes. Après le discours très fort d'Antoinette Lohéac, de Morlaix-Libertés, pour dénoncer la politique de l'Etat et de Macron vis-à-vis des migrants, le suppléant de la République en marche a été interpellé, devant son interrogation par rapport aux chaussures représentant et dénonçant "les députés godillots" votant sans trop se poser de questions des lois et budgets profondément réactionnaires et pro-riches, par plusieurs militants du parti communiste et du comité de défense de l'hôpital: Martine Carn, qui l'a bien assaisonné, Lucienne Nayet, Jean-Luc Le Calvez, Ismaël Dupont.

« Marée Populaire » 280 000 manifestants dans les rues
SAMEDI, 26 MAI, 2018
HUMANITE.FR
Photo Geoffroy Van Der Hasselt / AFP.
À l’appel de plus de 60 organisations associatives, syndicales et politiques, 190 manifestations ont eu lieu ce samedi partout en France contre la politique d’Emmanuel Macron et pour « l’égalité, la justice sociale et la solidarité ». Elles ont réuni 280 000 personnes dont 80 000 à Paris. 
Vendredi soir, Emmanuel Macron avait tenté, depuis la Russie, de prendre les devants avec un entretien sur BFMTV. «  Mon seul message : ceux qui veulent bloquer le pays n’y arriveront pas. Aucun désordre ne m’arrêtera. Le calme reviendra », a résumé l’équipe du président sur son compte Twitter officiel. Pas de quoi décourager ceux qui, à l’appel de plus de 60 organisations syndicales, politiques et associatives, s’étaient donnés rendez-vous samedi pour faire déferler partout dans le pays une « marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité ». Bien au contraire. 190 défilés ont réuni 280 000 manifestants, selon les organisateurs. À Paris, ce sont 80 000 personnes qui ont marché de la Gare de l’Est à la place de la Bastille dans une ambiance festive conclue en musique par Mouss et Hakim de Zebda. 
 
Pour cette manifestation, pas de personnalités en tête de cortège mais un char commun de la « marée populaire » qui a précédé ceux des organisations (CGT, Solidaires, FSU, EELV, PCF, FI, NPA, Attac…) et qui a abreuvé le défilé de musique avant qu’au nom de tous les signataires, Aurélie Trouvé (Attac) n’y prenne la parole. « Le combat sera de longue haleine mais le succès d’aujourd’hui fait que nous sommes plus déterminés que jamais à continuer », a-t-elle lancé après avoir fustigé « le business model de Macron » pour « soumettre la France au capitalisme financier mondial et servir ainsi ses premiers de cordées ». « Nous considérons que cette manifestation est de toute façon historique par sa composition, sa diversité et qu’elle doit être à la hauteur de la transformation profonde (voulue par Macron) de la société française selon les canons de l’ultralibéralisme », avait-elle déjà déclaré quelques minutes avant le départ du cortège lors d’une conférence de presse qui a réuni les organisations signataires de l’appel. « C’est une réussite, s’est également réjouie Annick Coupé (Attac), une fois arrivée à Bastille. Le contrat a été respecté jusqu’au bout. Tout le monde a joué le jeu, pas une organisation n’a pris le pas sur une autre » a-t-elle ajouté, alors que la crainte de récupérations pesait sur le rendez-vous. Et d’estimer qu’« au-delà de cette journée, cela va redonner espoir ». 
 
Dans les rangs des manifestants, de nombreuses luttes se sont rencontrées ce samedi. Evidemment, celle des cheminots à laquelle le point de rendez-vous parisien à la gare de l’Est se voulait un clin d’œil. « Nous ça fait deux mois qu’on est en grève, un rassemblement comme celui-là ça donne la patate », se réjouit Cyril. Mais le syndiqué CGT de la gare d’Austerlitz d’ajouter : « La question c’est qu’est-ce qui se passe après ? Nous lundi on reprend la grève ». A quelques pas de là, Carole ne fait partie d’aucune organisation mais elle travaille à l’hôpital et est là pour se défendre : « on manque de moyen et on nous appauvrit avec un salaire gelé », constate-t-elle. Pancarte FI « stop Macron » dans une main, ballon « les macroneries ça suffit » siglé PCF accroché à son sac, autocollant d’Attac et d’Ensemble sur le t-shirt, elle est à l’image du cortège. Peu avant que celui-ci ne s’ébranle, des avocats sont prêts à se mettre en marche. « Le mouvement est global pour le droit du travail, les services publics et, pour nous, aussi sur la manière de concevoir la justice et l’accès aux droits », estime Rachel Saada, avocate au barreau de Paris et membre du SAF (Syndicat des avocats de France). Dorothée Avet de la fédération de parents d’élèves FCPE est aussi venue avec la liste de ses griefs «fiasco de Parcoursup, réforme du bac non concertée, manque de moyens… » « Le rouleau compresseur des réformes fait qu’il est indispensable que toutes les organisations progressistes se retrouvent », approuve-t-elle. Etudiants, salariés d’Air France ou encore de carrefour, tous ont grossi les rangs de la mobilisation ce samedi.
 
Après la manifestation du jour, ce rassemblement a-t-il vocation à se poursuivre ? « L’avenir nous le dira », répond Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT derrière la banderole de son syndicat, estimant important le message envoyé aux citoyens : «il y a la possibilité de faire autrement que de toujours gagner moins, toujours travailler plus au profit de quelques uns», résume-t-il. Si tous les organisateurs ont rendez-vous lundi soir pour tirer le bilan du week-end, certains estiment d’ores et déjà qu’il faudrait donner des suites à ces « marées populaires ». « A la mesure que la colère grandit, l’espoir grandit aussi. On reste convaincu qu’il faut rester mobilisé sauf à ce que ce soir dans un grand moment de lucidité démocratique Emmanuel Macron reconnaisse qu’il s’est trompé et arrête », juge Benoît Hamon de Génération.s. « Ce qui est certains à mes yeux c’est que nous aurons besoin d’autres rendez-vous puisque le pouvoir lui n’arrête pas », renchérit Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, tandis que le député Eric Coquerel rappelle que FI « espère évidemment » des suites. « Quelle que soit la forme, il faut que cela se poursuive », ajoute également Olivier Besancenot (NPA). Pour Solidaires, Eric Beynel assure, lui, que «  beaucoup de gouvernements ont affirmé qu’il ne bougerait pas et ont fait le contraire. Il faut tout faire pour augmenter le rapport de forces et agréger les très nombreuses luttes et colères. » 
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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 07:40
De nombreux secteurs ont commencé à tenter d’ouvrir la brèche par leur mobilisation ces derniè res semaines. Boris Horvat / AFP

De nombreux secteurs ont commencé à tenter d’ouvrir la brèche par leur mobilisation ces derniè res semaines. Boris Horvat / AFP

26 mai. « Pour forcer Macron à écouter, il faut taper plus fort »
MARION D’ALLARD, OLIVIER CHARTRAIN, SÉBASTIEN CRÉPEL, SYLVIE DUCATTEAU, MAËL DUCHEMIN, JULIA HAMLAOUI, KAREEN JANSELME ET LOLA RUSCIO
VENDREDI, 25 MAI, 2018
L'HUMANITÉ
De nombreux secteurs ont commencé à tenter d’ouvrir la brèche par leur mobilisation ces derniè res semaines. Boris Horvat / AFP
 

Syndicats, partis de gauche, associations ont lancé un appel inédit à se mobiliser, samedi. Salariés en lutte, étudiants et simples citoyens, beaucoup espèrent qu’une « marée populaire » déferle dans les rues.

Samedi, Fabienne a rendez-vous à la gare de l’Est, à Paris. Pas pour partir en week-end profiter du soleil de cette fin de printemps. Avec son « ras-le-bol absolu » pour tout bagage, cette ex-militante socialiste prendra la direction de la place de la Bastille. « Enfin ! soupire-t-elle, comme soulagée. Seul le nombre pourra faire bouger les choses. » Comme elle, des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes attendent que la « marée populaire » espérée déferle dans les rues du pays ce 26 mai. Plus de quatre-vingts manifestations sont prévues, à l’appel d’un vaste collectif d’organisations. Syndicats, partis politiques de gauche, associations ont lancé un appel inédit à descendre dans la rue pour répondre à l’offensive tous azimuts d’Emmanuel Macron et de son gouvernement. « La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts a un objectif, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute riposte, écrivent-ils. (…) Ce coup de force peut échouer », si « les mobilisations (qui) se multiplient dans le pays » ne restent pas « isolées » mais que toutes se rassemblent pour donner naissance à une « marée populaire ».

« ça suffit maintenant »

« Il faut réussir à établir un rapport de forces qui dise (au gouvernement) “ça suffit maintenant” », résume Michel, posté au métro Laumière, à Paris, avec deux de ses camarades communistes, appels au 26 mai en main. Y parvenir n’est cependant « pas de la tarte » : « Les gens s’engagent s’ils pensent qu’il y a quelque chose au bout qui permette vraiment de s’en sortir », pense-t-il. Parmi ceux à qui il tend ses tracts, il estime que beaucoup sont à « un point d’équilibre. Ils hésitent : est-ce qu’on continue à attendre ou est-ce qu’on fait le saut ? ». C’est justement le cas de Claudia. Malgré son « dégoût » de la situation – fonctionnaire en catégorie C, son salaire est gelé depuis longtemps et finir le mois « devient impossible » – elle a « l’impression que les gens se mobilisent mais qu’on ne les entend pas ». « Pour forcer le gouvernement à écouter, il faudrait taper plus fort », dit-elle. Originaire de Guadeloupe, elle prend l’exemple du mouvement social de 2009 sur l’île qui avait « tout bloqué ». Paul est étudiant, lui aussi est un peu désabusé mais il garde un petit espoir cependant : « J’encourage les gens qui en ont la force à se mobiliser, quand je verrai qu’il y a une fissure, je serai peut-être de ceux-là. »

« Les colères peuvent s’agréger »

De nombreux secteurs ont commencé à tenter d’ouvrir la brèche par leur mobilisation ces dernières semaines. Les cheminots sont de ceux-là, et beaucoup devraient prendre part, d’une manière ou d’une autre, à la grande marée populaire de samedi. Si les fédérations de cheminots CGT et SUD, dont les maisons mères – la confédération CGT et l’union syndicale Solidaires – font partie des artisans de cette mobilisation, appellent sans retenue leurs syndiqués à défiler, l’affaire est plus complexe pour les cheminots CFDT. « Certains d’entre nous y seront, sans forcément s’afficher comme cédétistes, mais plutôt en tant que citoyens », confie l’un d’eux. En effet, la confédération, arguant de l’indépendance syndicale vis-à-vis des partis politiques, n’a pas appelé à la Marée populaire. Idem du côté de l’Unsa ferroviaire ou de FO, dont les syndiqués auront eux aussi à faire un choix individuel. Sous couvert de l’« autonomie » des structures du syndicat, « nous n’appelons pas à manifester le 26 », explique Roger Dillenseger, secrétaire général de l’Unsa ferroviaire. Toutefois, poursuit-il, « ce ne serait pas étonnant du tout que beaucoup d’entre nous y soient quand même ». Pour Romuald Ternisien, secrétaire CGT aux ateliers du Landy à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), peu importent finalement les organisations derrière l’appel à mobilisation, « l’important, c’est de manifester main dans la main avec les salariés et de prouver à ce gouvernement que les colères peuvent s’agréger. Ce sera l’occasion d’une convergence avec les salariés en lutte, du privé comme du public ».

Air France, McDonald’s, Carrefour… le privé ne devrait d’ailleurs pas faire pâle figure dans les cortèges. La CGT Air France appelle à manifester ce samedi aux côtés des organisations syndicales et politiques. « On participe à toutes les mobilisations pour essayer d’en finir avec cette politique ultralibérale », explique Karine Monsegu, co-secrétaire générale du syndicat de l’ex-compagnie publique, dont les salariés ont désavoué le patron lors d’un retentissant référendum d’entreprise. Et ont inspiré leurs camarades cheminots, qui se sont prononcés à 95 % de votants contre la réforme ferroviaire du gouvernement. De quoi doper le moral de ceux qui luttent malgré des rapports de forces défavorables. « On a toujours été de toutes les manifestations parce que les salariés prennent de plein fouet le système ultralibéral de McDonald’s », estime ainsi Gilles Bombard, secrétaire général CGT de la chaîne de restauration rapide en Île-de-France. La manifestation régionale partira au pied du restaurant de la gare de l’Est. Ses employés en grève pour les salaires et les droits syndicaux se joindront au cortège. Même si le mélange des étiquettes syndicales et politiques rend certains méfiants. « J’aurais préféré l’exclusivité syndicale, ou alors une plus ample participation des partis. Mais le commerce CGT sera là car il s’agit d’un même combat contre toutes les attaques du gouvernement : les ordonnances travail, la privatisation de la SNCF, la volonté de s’en prendre au statut des fonctionnaires », explique Isabelle Raset, employée chez Carrefour et déléguée syndicale de son hypermarché, qui se bat contre une direction qui vient d’annoncer la fermeture de 227 magasins avec 2 000 emplois menacés.

Tout a été pourtant fait pour que le risque de la récupération qui avait un peu gâché le 5 mai la Fête à Macron soit contenu au maximum. « Il y a eu beaucoup d’initiatives unilatérales, commente Willy Pelletier, responsable de la Fondation Copernic, en charge, avec Attac, de coordonner le dispositif unitaire. Celle-ci n’est ni unilatérale ni, comme certains médias le laissent penser, bilatérale (entre la CGT et la France insoumise – NDLR). C’est une initiative multilatérale, où des forces très diverses dans leur champ d’intervention se mettent en commun. Personne ne va monopoliser ce cadre. » Du côté des militants politiques, on s’emploie à convaincre les sceptiques. Syndicats, partis, associations, « l’objectif est le même pour tous : obtenir la satisfaction des besoins sociaux », plaide Nicolas, de la FI, tract en main à la sortie du métro Crimée. Le militant parisien espère « un front unique, populaire, pour dire aux gens qu’ils ne sont pas seuls ». Dans l’arrondissement où il milite, le concept est décliné. Un « collectif de lutte » s’est monté en vue du 5 mai et a perduré pour le 26. Sergio Tinti, élu local du PCF, va plus loin : « L’essentiel, samedi, c’est de créer une dynamique. Il faut que chaque citoyen se rende compte que son pouvoir ne se résume pas au vote. Contre la politique antisociale, chacun a quelque chose à faire. »

« Le premier pas vers une unité »

Étudiant en histoire à Nanterre et militant à l’Unef qui se bat depuis des semaines contre la loi ORE (orientation et réussite des étudiants) ou de son avatar et principal instrument, la plateforme Parcoursup, Barthélémy Piron fait partie de ceux qui jugent « positif que les associations, les syndicats, les partis politiques se retrouvent dans la rue, tous ensemble. C’est juste dommage qu’il n’y ait pas un appel à la grève en même temps, car il y a aussi des salariés qui travaillent le samedi, et là ils ne pourront pas venir ». À cette réserve près, il voit cette marée populaire comme un point de départ, « le premier pas d’une unité qui se construit, un signal pour qu’on arrête de lutter chacun dans notre coin. On ne gagnera pas contre Macron juste avec ça, mais on peut montrer que la colère sociale existe et qu’elle s’exprime ». 

Des manifestations prévues dans toute la france

Samedi, des rassemblements festifs et des manifestations auront lieu dans toute la France. Cela commencera dès 10 heures à Bayonne, place de la Mairie ; à Perpignan, devant la gare, et à Orléans, devant la préfecture, comme à la bourse du travail de Narbonne. À 10 h 30, le cortège d’Avignon partira de la gare centrale et celui de Montpellier se rassemblera place du Peyrou. À Lyon, les organisateurs de la Marée populaire ont choisi d’inviter à un grand rassemblement festif et revendicatif à partir de 11 heures sur les berges du Rhône, au niveau du pont de la Guillotière, dans le souci de ne pas faire concurrence à la manifestation antifasciste, prévue de longue date, qui partira à 14 h 30 de la place des Terreaux. De nombreux rassemblements auront lieu également en début d’après-midi. Les Marseillais se retrouveront à partir de 14 heures à l’angle du Vieux-Port et de la Canebière. Même heure à Toulouse, place Jeanne-d’Arc ; à Rennes, devant la poste au 66, mail François-Mitterrand ; à Strasbourg, place Kléber ; à Nancy, place Dombasle, ou encore à Bordeaux, place Pey-Berland. À Paris, le cortège partira de gare de l’Est à 14 h 30, passera par République et ira jusqu’à Bastille. Les rassemblements à Nice et à Metz auront lieu devant à la gare et, à Lille, sur la place de Paris, à 14 h 30 également. Plus sur mareepopulaire.fr/

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 07:32
Photo Télégramme -arts de la rue à Morlaix

Photo Télégramme -arts de la rue à Morlaix

La Fédébreizh, fédération des arts de la rue en Bretagne, « s’indigne » de la décision de la mairie de Morlaix de ne plus programmer d’arts de la rue à l’occasion du Bel été, mettant ainsi fin à une tradition de plus de trente ans dans la ville.

« Le coup de grâce est donné ! Ce sont les artistes qui sont touchés directement. Ce sont des emplois en moins et un manque à gagner pour des structures déjà fragilisées par les mesures de restrictions budgétaires. Les arts de la rue sont très impactés par les nouveaux coûts liés à la sécurité. Notre fédération participe d’ailleurs au dialogue entre les représentants de l’État et les acteurs culturels, afin de réfléchir et trouver des solutions pertinentes pour optimiser les conditions de sécurité lors des festivals. Nous, acteurs du secteur Arts de la Rue, déplorons la décision de la municipalité de Morlaix, qui prive les Morlaisiens, et les dizaines de milliers de curieux d’une série de rendez-vous généreux, inventifs et riches en échanges ».

 

Le Télégramme, 26 mi 2018 

 

Question orale des 8 élus d'opposition à Morlaix pour le Conseil Municipal du 15 mai dernier: 

 

In Memoriam Arts de la Rue (1987-2017)

 

Les Arts de la Rue à Morlaix auront donc vécu 30 ans.

Leur disparition, programmée depuis 2008 par la municipalité puis avec la complicité en 2011 du Président de Morlaix Communauté, avait jusqu’alors bénéficié d’un sursis, malgré le désengagement inévitable du Fourneau, Centre National des Arts de la Rue.

Quand on veut la disparition d’une structure ou d’un évènement, le moyen le plus efficace reste la suppression des financements nécessaires.

Le Fourneau, en tant que Centre national, ramenait 300 000 euros pour une saison du FAR par l’obtention de subventions nationale, régionale et départementale.

La ville pour 4 dates du Bel été octroie 50 000 euros au service culturel pour assurer tous les frais : contrat des compagnies, locations techniques, intermittents techniques, repas, hébergements, droits d’auteurs…..

Et malgré tout, la qualité des spectacles est au rendez-vous et le public a toujours répondu présent.

Compte tenu de ce succès inattendu et méritoire face aux conditions faites, la municipalité montre son vrai visage et pour arriver à ses fins n’a pas d’autre solution que de décider brutalement la fin des spectacles de rue. Cette suppression, annoncée dans la presse sans discussion préalable en Conseil Municipal, est motivée par des arguments improbables : la météo, l’essoufflement du concept, un manque de convivialité et de lien social…

 

Madame la Maire, vous déclariez dans la presse en octobre 2008 que vous vouliez « couper les vivres » au FAR et en 2011 « qu’il y aura toujours un été animé à Morlaix ».

Vous avez tenu votre première promesse, pour ce qui est de la seconde quand pourra-t-on lire dans la presse la liste des animations que vous nous réservez ?

 

 

 

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 07:19
Glenn Le Saout avec un camarade de la FIDL au Kiosque à Morlaix

Glenn Le Saout avec un camarade de la FIDL au Kiosque à Morlaix

Selon la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl), au moins 416 lycéens sont en « très grande difficulté » dans leur orientation après le verdict de Parcoursup. « En très grande difficulté, cela signifie qu’ils sont positionnés en 80e position sur liste d’attente ou plus loin. Le chiffre monte à 1 500 élèves en difficulté si on met le curseur à la 40e position sur liste d’attente », dévoile Glen Le Saout, responsable de la Fidl pour le Pays de Morlaix.

Pour le syndicat lycéen, la situation est « inquiétante », d’autant plus que ces chiffres ne se basent que sur les premiers retours obtenus auprès de quatre lycées (sur six au total) du pays de Morlaix (le lycée du Léon à Landivisiau, Suscinio et Tristan-Corbière à Morlaix et une partie des effectifs du Kreisker à Saint-Pol-de-Léon). « Parcoursup était censé régler les problèmes liés à APB mais ce qu’il se passe montre qu’il y a eu un vrai manque de préparation, de moyens mis en œuvre et de sérieux. C’est une catastrophe », lance Glenn Le Saout qui a une pensée pour les lycéens en difficulté : « Comment on rassure, nous quand la seule chose qu’on nous donne, c’est un numéro d’urgence ! ».

Le Télégramme, 26 mai 2018 

Parcoursup. La folle répression des lycéens du 22 mai (Laurent Mouloud, L'Humanité - 25 mai 2018)

Parcours-Sup: une loterie nationale et une machine à stresser et dégoûter les jeunes désireux de faire des études

Réforme des universités et du lycée- entretien avec Glenn Le Saout, un étudiant engagé, président de la FIDL Bretagne

 

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 07:13
Le PCF solidaire des cheminots en grève: pour la caisse de solidarité des salariés grévistes de la SNCF

Lundi 14 mai au matin, la section PCF du Pays de Morlaix a remis les 450€ de solidarité financière  aux cheminots pour soutenir leur grève et les grévistes. Don de la section de Morlaix et résultat de la collecte citoyenne du 1er mai auprès des militants, des sympathisants, des participants de la fête du Viaduc.

Ils étaient réunis en AG pour la votation organisée par les syndicats : pour ou contre le pacte ferroviaire.

Après une petite prise de parole de Jean-Yvon Ollivier (CGT Cheminots) et Jean-Luc Le Calvez (PCF), les militants PCF ont été chaleureusement applaudis.

Jean-Luc Le Calvez, Roger Héré, Martine Carn, Serge Puil étaient présents pour la section PCF du pays de Morlaix. 

Les cheminots ont accepté la proposition de publier les photos pour le Chiffon Rouge.

Depuis, Ismaël Dupont a reversé 100 € de ses indemnités de conseiller municipal à Morlaix (80€/mois) pour soutenir la caisse de grève des Cheminots et le PCF Finistère a fait un chèque de 150€ pour abonder cette caisse des Cheminots, remis au trésorier de la CGT Cheminots, Jean-Claude Le Fer, ce qui porte à 700€ le soutien aux Grévistes des communistes sur le territoire, sachant que les camarades du PCF à Brest et dans d'autres secteurs du département participent aussi à des collectes. 

Pour la Marche Populaire de ce samedi 26 mai, une caisse de solidarité tournera aussi pour soutenir les Cheminots en grève (plus de 20 jours de grève) pour la défense du service public.   

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 07:07
Les représentants de quinze associations politiques, syndicales et associatives appellent à la mobilisation, samedi. |

Les représentants de quinze associations politiques, syndicales et associatives appellent à la mobilisation, samedi. |

Une quinzaine d’organisations du pays de Morlaix défileront samedi matin, pour « faire reculer » Emmanuel Macron.

Politiques, syndicales ou associatives, une quinzaine d’organisations du pays de Morlaix (*) participeront à la manifestation du samedi 26 mai, organisée un peu partout en France pour « faire reculer » Emmanuel Macron, annoncent les porte-parole du mouvement morlaisien.

Le départ sera donné à 10 h 30 depuis la gare de Morlaix. Le défilé descendra par la rue Gambetta et fera un tour en ville avant de rejoindre l’entrée du centre hospitalier, rue de Brest.

SNCF, hôpital et migrants

« Nous avons choisi trois points forts : le mouvement de la SNCF, les problèmes hospitaliers, et la question des migrants. »

Des prises de parole auront lieu à la gare, devant la permanence de Sandrine Le Feur, députée LREM, et rue de Brest. La manifestation se terminera par un pique-nique. « Venez aussi avec vos instruments de musique ! »

(*)CGT, FSU, Sud-Solidaires, EELV, Ensemble, France insoumise, Génération. s, NPA, PCF, Comité de défense du centre hospitalier de Morlaix, Comité de chômeurs et Solidaires du pays de Morlaix, Mouvement de la Paix, collectifs stop TAFTA-CETA, Stop Linky.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-une-maree-populaire-de-la-gare-l-hopital-5781690

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 07:07
A Morlaix, la Marée Populaire du samedi 26 mai entre la Gare et l'Hôpital à partir de 10h30: Pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité, contre la politique de Macron, soyons nombreux à nous mobiliser!
Pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité

Pour soutenir les cheminots et la SNCF, l'hôpital de Morlaix, une politique d'accueil vis-à-vis des réfugiés

Marée populaire
Samedi 26 mai 
10h30 à la gare de Morlaix

La CGT, la FSU, Sud-Solidaires

EELV, Ensemble, France Insoumise, Génération.s, NPA, PCF

Le Comité de défense du centre hospitalier de Morlaix, le Comité Chômeurs et Solidaires du pays de Morlaix, le Mouvement de la Paix, le collectif stop TAFTA-CETA, Stop Linky

Appellent l'ensemble des citoyens qui veulent combattre la politique de Macron et promouvoir une autre politique, au service de l'égalité, de la justice sociale, de la solidarité, 

A manifester au départ de la gare de Morlaix, à 10h30 

Avec défilé entre 11h et 12h jusqu'à l'hôpital de Morlaix, entrée rue de Brest

En passant par la permanence de la députée En marche

Avec une chaussure droite - hommage aux députés godillots de Macron

Des sous pour la tirelire et la caisse de solidarité des cheminots grévistes 

De la bonne humeur, de la combativité

Des chansons

Des instruments de musique

Pique-nique (non fourni) devant l'hôpital rue de Brest  

PRISES DE PAROLE DEVANT LA GARE DE MORLAIX (CHEMINOTS EN LUTTE ET PRISE DE PAROLE UNITAIRE), LA PERMANENCE DE LA DEPUTEE SANDRINE LE FEUR (DEFENSEURS DU DROIT D'ASILE ET DES DROITS DES MIGRANTS ET REFUGIES, L'ENTREE DE L'HOPITAL RUE DE BREST (COMITE DE DEFENSE DE L'HOPITAL, DIFFERENTES LUTTES). 

 

 

A Morlaix, le PCF a pris l'initiative de proposer aux organisations politiques, syndicales, associatives signataires de l'appel présentes sur le territoire à une réunion de préparation le mardi 22 mai à 17h dans ses locaux. France Insoumise, le NPA, Génération.s, EELV, Ensemble, le PCF, la FSU, SUD, la CGT, le comité Stop-Tafta-Ceta, le Mouvement de la Paix, le Comité de défense du centre hospitalier public de Morlaix étaient représentés à cette réunion unitaire. 

Pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité,

Marée populaire le samedi 26 mai

Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le  Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française : politique d’austérité, destruction des droits des salarié.es, introduction de la sélection à l’entrée de l’université, casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois, réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi répressive contre les migrant.es, priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information, introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires, utilisation de l'égalité femmes-hommes comme simple outil de communication, sans moyens financiers, alors que les femmes sont les premières concernées par les régressions sociales… sans oublier une politique militariste au niveau international. La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts a un objectif, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute riposte. Le patronat profite de la situation pour multiplier les restructurations et rester sourd aux revendications du monde du travail. En s’en prenant aux personnels à statut, en particulier aux cheminot.es, Emmanuel Macron espère, s’il l’emporte, casser tout esprit de résistance.

 

Ce coup de force peut échouer, car les mobilisations se multiplient dans le pays, chacune avec sa spécificité : journée nationale d’action, grèves, occupation d’universités, manifestations… Il appartient évidemment aux organisations syndicales de décider, avec les personnels concernés, de leurs formes d’action. Chacune d’entre elles a, a priori, des ressorts différents, mais au-delà de tel ou tel aspect, ce dont il est question concerne la nature même de la société dans laquelle nous voulons vivre. Voulons-nous vivre dans une société où les droits sociaux seraient réduits à néant, où les services publics et la sécurité sociale auraient disparu, où l’inégalité de traitement des territoires serait la règle, où l’accès à l’université serait de plus en plus réduit, où les lanceuses et lanceurs d’alerte et journalistes seraient bâillonnés, où les défis écologiques seraient soumis aux intérêts de la financeoù le logement, les HLM et les locataires seraient marchandises, où la lutte contre les discriminations se réduit à des discours ? Ou, au contraire, voulons-nous une société plus juste, plus solidaire, plus démocratique, plus égalitaire avec un meilleur partage des richesses ? Tel est l’enjeu.

 

Le gouvernement espère que ces mobilisations sectorielles restent isolées et qu’il pourra les défaire les unes après les autres en tenant bon, en les laissant s’épuiser ou en les réprimant. Affichant sa détermination, il espère ainsi nous décourager. Il se trompe, comme le montre la multiplication des collectifs citoyens en lien avec les salarié.es, les retraité.es et les étudiant.es ainsi que le succès de la solidarité aux grévistes, notamment à ceux de la SNCF. Il s’agit maintenant d’aller plus loin et, toutes et tous ensemble, d’affirmer dans la rue que des alternatives existent, que nous ne nous résignons pas au sort que nous promet ce gouvernement. Il fait la sourde oreille, il faut le forcer à nous entendre et à retirer ses projets.

 

Dans le respect de nos champs d’interventions respectifs, nous voulons aller au-delà de toutes les mobilisations positives qui existent déjà et rassembler toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques pour construire et réussir ensemble un grand rendez-vous citoyen. Partout en France organisons le samedi 26 mai une marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité. 

 Signataires :

 Alternative et autogestion
 Alternative Libertaire
 APEIS
 ATTAC
 Climat social
 Collectif des Associations Citoyennes
 Collectif National pour les Droits des Femmes
 Collectif La Fête à Macron
 Confédération Générale du Travail
 Coordination nationale de défense des hôpitaux et maternités de proximité
 Convergence nationale de défense des services publics
 DIDF
 DIEM25
 Droit au Logement
 Ecologie sociale
 Europe Ecologie Les Verts
 Les Effronté.e.s
 Ensemble !
 Femmes Egalité
 Fondation Copernic
 France Insoumise
 Gauche Démocratique et Sociale
 Génération.s
 MJCF
 Mouvement Ecolo
 Mouvement National des Chômeurs et Précaires
 Nouvelle Donne
 Nouveau Parti Anticapitaliste
 Parti Communiste Français
 Parti de Gauche
 Parti Ouvrier Indépendant Démocratique
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  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
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