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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 06:00
Répression judiciaire féroce contre les leaders du mouvement social et démocratique du Rif au Maroc

‪20 ans de prison ferme pour les détenus politiques Nasser Zefzafi, Nabil Ahamjik, Ouassim El Boustati et Samir Ighid, leaders de la révolte qui a éclaté dans le Rif après la mort de Mouhcine Fikri, ce jeune vendeur de poisson broyé dans une benne à ordures après la saisie de sa marchandise. Les autres porte-voix du Hirak, une cinquantaine détenus depuis un an à Casablanca, écopent de peines allant de 3 à 15 ans de prison. Le syndicaliste Mohamed Jelloul est condamné à 10 ans de prison. Les journalistes Mohamed Asrihi, directeur de Rif 24 et Rabie El Ablak, très affaibli par sa grève de la faim, prennent 5 ans. Ils ont été maltraités, humiliés, torturés. Ils ne faisaient que demander PACIFIQUEMENT justice et une vie meilleure, ils finissent dans les geôles du roi.

Rosa Moussaoui, journaliste à l'Humanité - 27 juin 2018 

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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 05:30
Expulser pour mieux accueillir - LREM et LR dans la surenchère au Sénat (Médiapart - Pascal Pascariello, 26 juin 2018)
«Expulser pour mieux accueillir»: LREM et LR dans la surenchère au Sénat
 PAR 

Le Sénat a voté, mardi 26 juin, le projet de loi « pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie ». La nouvelle version, réécrite par la commission des lois et portée par la majorité sénatoriale LR, durcit le texte du gouvernement sans en trahir l’état d’esprit : restreindre les droits des migrants. Retour sur une semaine de débats.

« De l’air, de l’air, ouvrez les frontières »« Stop à l’enfermement des enfants ». Mardi 19 juin, devant le Sénat, plusieurs associations d’aide aux migrants manifestent, dont La Cimade, le Réseau éducation sans frontières et le Gisti. Des magistrats, des avocats mais aussi – plus inhabituel – des policiers dénoncent le texte du gouvernement sur l’asile et l’immigration. Pour Anthony Caillé, de la CGT Police, ce projet de loi « criminalise et pénalise les migrants. La logique comptable et répressive de ce texte est inacceptable. C’est tout simplement le code de la honte ».

À l’intérieur du palais du Luxembourg, la honte ne semble pas de mise. Dès l’ouverture des débats, François-Noël Buffet, rapporteur de la commission des lois et sénateur LR, félicite le gouvernement d’avoir proposé des « adaptations bien vues sur la lutte contre l’immigration » tout en insistant sur le durcissement du texte par la majorité sénatoriale, garant selon le rapporteur d’un meilleur accueil.

Malgré de nombreux amendements, les intentions des sénateurs LR et celles du gouvernement se rejoignent sur cette dialectique. Comme l’explique d’ailleurs François Patriat, président du groupe LREM au Sénat et ancien ministre dans le gouvernement de Lionel Jospin : « Nous devons mieux expulser pour mieux accueillir. » Cette formule tend à vouloir faire passer des mesures répressives pour certains migrants comme bénéfiques pour d’autres. François Patriat essaie de nous la résumer : « J’ai évidemment de l’émotion lorsque je vois le bateau Aquarius. Mais qui accepte d’accueillir tout le monde ? Nous devons faire des choix et distinguer l’immigration économique. Ce projet de loi n’est pas seulement un message qu’on lance à l’opinion publique, c’est un moyen de pédagogie pour dire : regardez, nous maîtrisons les flux. » Et François Patriat de conclure : « Vous pensez qu’ancien socialiste, je suis mal dans ma peau ? Être mieux que je ne le suis serait indécent ! » S’il le dit.

Alain Richard, ancien ministre de la défense, lui aussi passé du PS à LREM, nous livre une présentation plus claire du projet de loi du gouvernement : « Nous ne pouvons plus supporter l’immigration économique. Mais nous reconnaissons le titre de réfugié lorsqu’il est justifié. Cette distinction est nécessaire et équitable. » Dans ce contexte, le terme « équitable » surprend. Nous l’interrogeons sur la présence d’entreprises françaises et de ressortissants installés pour des raisons économiques dans des pays dont on rejette les migrants. Alain Richard se crispe : « C’est dans l’intérêt national de ces pays qu’ils accueillent Total ou Bouygues, mais ce n’est pas dans le nôtre de les accueillir. C’est contraire à nos intérêts nationaux, qu’il s’agisse de personnes non qualifiées comme de personnes qualifiées. » Les intentions du gouvernement se clarifient.

 

Pierre Charon, sénateur LR, n’y va pas par quatre chemins : « C’est simple, 10 millions de personnes ont voté pour Le Pen. Ne pas en tenir compte, c’est irresponsable. Avec ce projet dont le texte initial était déjà relativement dur, le gouvernement a décidé de regagner un électorat qui part vers le Rassemblement national. Nous devons devancer le souhait des Français pour éviter qu’ils votent comme des cons aux futures élections. C’est ce qu’a réussi à faire Sarkozy en 2007, en mettant à poil Le Pen. »

La majorité LR a donc ressorti ses bonnes vieilles méthodes. « Nous avons remis nos amendements historiques, adoptés par la commission des lois et votés par la majorité que nous formons au Sénat », explique Roger Karoutchi, sénateur LR. « Il y a notamment les quotas, c’est-à-dire définir au Parlement, chaque année, des objectifs chiffrés et des indicateurs en matière de flux d’entrée, de séjour et d’éloignement. Autre disposition qui me tient à cœur : la suppression de l’aide médicale d’État, remplacée par une aide médicale d’urgence », réduite à des maladies graves ou douloureuses.

Parmi les autres mesures votées : la restriction du regroupement familial avec l’allongement de la durée de séjour minimum du demandeur (24 mois au lieu de 18 mois). Contrairement au projet de loi initial du gouvernement, le regroupement familial n’est plus rendu possible pour les frères et sœurs d’un mineur réfugié.

Le texte qui ressort du Sénat prévoit de réduire la délivrance des visas à l’égard des pays qui ne seraient pas assez coopératifs pour remettre des laissez-passer consulaires, nécessaires lors de l’expulsion des étrangers en situation irrégulière.

Le Sénat a également adopté la création d’un fichier biométrique pour les mineurs isolés déclarés majeurs après une procédure d’évaluation confiée aux départements. Cette procédure repose en partie sur des examens radiologiques, tests osseux, dont la fiabilité est largement contestée. L’objectif est de faire sortir ces jeunes mineurs isolés de la protection de l’enfance que les départements ne veulent plus assurer.

Cette proposition n’est pas nouvelle. À la demande du premier ministre, un rapport, rendu en janvier et conduit notamment par l’inspection générale de l’administration et l’Assemblée des départements de France, recommandait déjà un tel fichier. Idée reprise par Christophe Blanchet, député LREM, et adoptée par les sénateurs LR. « Il faudrait enfermer les mineurs isolés dans des centres pour les protéger et protéger la population. Des centres de protection fermés. C’est l’intérêt français. On pourrait les vacciner, les soigner et prendre leurs empreintes. » Sébastien Meurant, sénateur LR, poursuit : « Il faut faire le tri, enfin il faut choisir qui rentre en France. »

La droite sénatoriale se targue d’avoir apporté quelques assouplissements au projet de loi du gouvernement. Elle a voulu donner « une leçon d’humanisme au gouvernement », pour reprendre l’expression d’un sénateur LR, membre de la commission des lois. À la marge et symboliquement. Un volet sur l’intégration a été ajouté, par exemple, au projet de loi. Les sénateurs républicains sont revenus sur la réduction des délais de recours pour les personnes déboutées en première instance, rétablis à 30 jours au lieu des 15. Ils ont revu – légèrement – à la baisse le temps de rétention dans les centres, qui n’excédera pas 90 jours (contre 135 dans le texte initial), 45 jours devant être la règle.

Enfin, le texte voté limite à 5 jours la rétention des mineurs accompagnés de leurs parents. Faussement protectrice, cette mesure rend surtout possible l’enfermement des mineurs. La sénatrice Laurence Cohen (PC) estime que « restreindre le placement des mineurs en rétention accompagnés de leur famille ne protégera pas les enfants mais contribuera à banaliser cette pratique ». Marie-Pierre de La Gontrie (PS) regrette, quant à elle, « de considérer que le texte de la commission des lois est un progrès, ce qu’il est effectivement par rapport au texte du gouvernement. Ce n’en est pas moins un renoncement : nous transigeons sur un principe. (…) Nous n’avons pas su empêcher la rétention des mineurs ».

« Ce ne sont pas des mineurs, ce sont des enfants »

Les groupes socialiste et communiste ont voté contre le texte de la majorité sénatoriale. Tout comme les sénateurs LREM. Pour des raisons, évidemment, bien différentes.

Sur la suppression de l’aide médicale d’État, par exemple, lorsque les communistes s’inquiètent de la restriction des droits octroyés aux migrants, le ministre de l’intérieur invoque le risque de « favoriser les contagions et d’augmenter le coût des soins ».

Alors que la majorité des sénateurs PS souhaite l’interdiction de l’enfermement pour tous les mineurs, le ministre de l’intérieur considère qu’avec une telle mesure, « tous les mineurs isolés pourraient entrer sur le territoire français ». La question des mineurs cristallise d’ailleurs les dérives vers lesquelles a conduit le projet de loi du gouvernement. Lors des débats, Guillaume Gontard, sénateur (CRCE), fait part de son désarroi : « Jeune élu, jamais je n’aurais cru devoir discuter dans cet hémicycle pour savoir s’il fallait ou non enfermer des mineurs. Ce ne sont pas des mineurs, ce sont des enfants. J’ai des enfants, vous en avez sans doute : vous demandez-vous en les regardant dans les yeux s’il faut les enfermer ? » Et se tournant vers le ministre de l’intérieur :« Monsieur Collomb, vous avez été maire de Lyon, la ville des Justes. Souvenez-vous-en ! »

Gérard Collomb s’insurge et lance alors : « Vous n’avez aucune dignité, monsieur ! »Étrange conception de la dignité.

Ce nouveau texte a, néanmoins, une espérance de vie réduite. Il doit repasser devant la commission mixte paritaire, prévue le 4 juillet. Si les négociations n’aboutissent pas, son détricotage se fera à l’Assemblée nationale avant de revenir au Sénat.

À l’issue de cette semaine de débats, force est de constater que le gouvernement et Les Républicains affichent leur volonté commune d’une plus grande fermeté à l’égard des migrants. Le discours des uns rejoint celui des autres, et inversement. Lorsque Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, parle de « submersion », Sébastien Meurant, sénateur LR, utilise l’expression « d’afflux incontrôlés et massifs ». La surenchère est ouverte.

Roger Karoutchi, sénateur LR, défend une politique de fermeté pour reconquérir des Français apeurés : « Autriche, Hongrie, Slovaquie : voulons-nous être le prochain ? (…)Notre responsabilité est d’abord envers le peuple français, dans sa diversité sociale et la diversité de ses origines. Pas d’illusions, les fractures sociales seront d’autant plus fortes que nous ne serons pas maîtres de la situation et je ne veux pas que la France soit l’Autriche. » En écho, Gérard Collomb poursuit sur la même voie : « Nous tenons à la distinction entre les réfugiés, qui fuient une menace, et les migrants économiques. La population de l’Afrique passera de 1,2 milliard à plus de 2 milliards d’ici 2050 ! Illusoire de penser qu’ils pourront être accueillis en Europe. (…) Quand les citoyens désespèrent, l’on voit comment ils se prononcent. (…) Je vous appelle à voter notre texte. Sinon, les Français, exaspérés, nous le reprocheront. »

Philippe Bas, sénateur LR, président de la commission des lois, résume ainsi la situation : « Lorsque Gérard Collomb dit au Sénat que les migrants font dubenchmarking et choisissent les législations des pays européens les plus souples, il donne le ton de fermeté qui est celui de son projet. Nous avons donné au gouvernement les moyens de sa politique. Nous avons fait gagner le texte en densité et en intensité. Nous l’avons musclé. Les intentions du projet de loi du gouvernement sont bonnes, mais il ne s’est pas donné les moyens de l’efficacité. Le Sénat les lui a donnés. »

« Emmanuel Macron disait son parti LREM ni droite ni gauche ? C’est surtout ni gauche ni gauche dans les faits. On le voit dans l’hémicycle, le gouvernement émet rarement un avis contraire aux Républicains. Sur le fond, ils sont d’accord », constate Éric Bocquet, sénateur communiste. « Mais c’est un jeu dangereux auxquels les LR et LREM se livrent. Il y a un ressentiment qui grandit parmi la population, que ce soit au niveau français, européen comme international, du fait de la dégradation des conditions économiques due à la gestion libérale, voire ultralibérale. Et pour défendre leur politique économique, ils instrumentalisent l’immigration, l’agitent comme un bouc émissaire. L’immigration permet en fait au libéralisme de perdurer. On joue avec cette peur. Vieille recette qui risque de faire gagner les extrêmes comme en Italie ou en Autriche. »

Jean-Yves Leconte, sénateur PS et membre de la commission des lois, n’hésite pas à qualifier Emmanuel Macron « d’Orbán en bas de soie ». Il nous en explique les raisons :« J’assume ce que j’ai dit. D’ailleurs, mon groupe a proposé de renommer ce projet : “projet de loi tendant à renier les engagements de la France en matière d'accueil des réfugiés et à restreindre le droit des étrangers et leur intégration”. Au-delà du manque de connaissance technique du gouvernement sur les questions migratoires, ce projet et les débats au Sénat ont permis de découvrir un nouveau visage d’Emmanuel Macron. Lorsque Collomb parle de submersion, Macron tourne le dos à l’Aquarius et propose des centres fermés sur le sol européen. Cette stratégie de lutter contre le FN en adoptant ses propres positions dure depuis près de 40 ans. C’est un échec et pourtant aucun parti n’est prêt à abandonner cette stratégie, stratégie adoptée également par le PS lorsqu’il était au pouvoir, en particulier avec Manuel Valls », concède Jean-Yves Leconte.

Ne souhaitant pas participer à cette surenchère, Richard Yung, sénateur LREM, s’est désolidarisé de son groupe, en tout cas sur le projet de loi sur l’immigration. « Je ne suis pas un frondeur, je soutiens le gouvernement mais pas son projet de loi sur l’immigration. J’approuve certaines mesures comme la carte de séjour de 1 à 4 ans, mais la majorité du texte ne me convient pas. Nous sommes 70 millions en France et nous octroyons le droit d’asile à près de 23 000 personnes par an. On est loin de la “submersion” dont parle Gérard Collomb. Ils ont peur du durcissement de l’opinion publique qui est réel, mais l’alimentent en parlant de submersion. Ce n’est pas la bonne solution. »

Sans surprise, le texte a été voté par la majorité sénatoriale LR et les centristes. La suite se décidera le 4 juillet lors de la commission mixte paritaire. « Nous ne lâcherons pas sur certains amendements comme celui des mineurs ou la délivrance des visas conditionnée », prévient déjà François-Noël Buffet, rapporteur de la commission des lois. « Ce durcissement du projet de loi par les sénateurs va profiter au gouvernement. Il aura le beau rôle pour dire qu’il assouplit le texte des sénateurs LR tout en profitant de quelques mesures plus restrictives », commente Richard Yung, sénateur LREM.

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 15:05
Fermeture du bureau de Poste de la Boissière: Lettre du PCF Morlaix au directeur de la Poste, secteur de Morlaix (21 juin 2018)

A Morlaix, le 21 juin 2018

 

Au 

Chef d'établissement du secteur de Morlaix de la Poste 

15 rue de Brest

29600 Morlaix

 

 

Nous avons appris récemment la fermeture prévue pour l'automne 2018 du bureau de poste situé dans la galerie du centre Leclerc à Morlaix et nous restons stupéfaits face à cette décision que rien ne justifie selon nous.

 

En effet les organisations syndicales nous ont fait part de faits objectifs qui viennent contredire votre communication aux médias locaux concernant les activités du bureau.

 

Situé dans un quartier dense et populaire de Morlaix, ce bureau fait énormément d'opérations financières auprès des usagers (retraits, mandats internationaux western union, petits retraits impossible sur les automates) et ces activités ne cessent d'augmenter au vu des diminutions d'heures d'ouverture de bureaux dans les communes avoisinantes.

 

De plus, le taux dit de « Banque sociale » est de l'ordre de 13% pour ce bureau, ce qui est loin d'être négligeable (pour mémoire, le taux de Morlaix centre est à 18%). Sur le secteur de Morlaix, la Boissière est le bureau qui a le plus d'objets mis en instance après le passage du facteur et qui connaît la moins forte diminution de fréquentation.

 

Le chiffre d'affaire de l'automate d'affranchissement et de vente de timbres est l'un des plus important du secteur.

 

Le service de proximité et de conseil est inestimable dans ce bureau qui accueille une moyenne de 130 à 150 usagers /jours pour qui les 2 agents assurent avec compétence et une grande disponibilité toutes les opérations postales et financières : il faut voir la charge de travail et la file d'attente certains jours aux guichets jusque chez le marchand de journaux…

 

Tout ceci bien sûr est à rapporter aussi avec les heures d'ouverture du bureau de Morlaix qui sont bien plus importantes qu'à la Boissière.

 

Du point de vue statistique le bureau de la Boissière, avec ses 80 000 points, se situe largement au dessus de la cible (55 000 points) pour en faire un bureau partenariat ; c'est donc une décision éminemment politique qui prévaut pour fermer ce bureau important pour la vie sociale et quotidienne des habitants des quartiers populaires du plateau à Morlaix, et notamment pour les personnes âgées.

 

Nous aurions d'autres arguments à vous opposer, comme par exemple la situation géographique du bureau de Morlaix centre , la question de l'accessibilité des places de stationnement gratuites, etc.

 

Pour toutes ces raisons, de la même manière que nous avions fait voter à l'unanimité un voeu à Morlaix-Communauté en février 2017 pour le maintien des bureaux de poste de la Boissière à Morlaix, de Plouigneau, Plourin-les-Morlaix et Taulé, nous vous demandons aujourd'hui encore de renoncer à votre projet de fermeture, sauf à encore priver une partie de la population morlaisienne d'un service public utile et performant.

 

Nous avons malheureusement le sentiment aujourd'hui d'être confrontés à une stratégie de la Poste très agressive qui poursuit la privatisation du groupe devant conduire à l'ouverture de son capital. Tous les métiers vont de réorganisations en réorganisations avec des conséquences graves sur les missions de service public, la qualité de service, les conditions de travail. C'est pourquoi le groupe et la banque postale en particulier poursuivent le programme de démantèlement des bureaux de proximité, ce qui met en question leur pérennité même.

 

Malgré des résultats économiques au beau fixe - près d'1 milliard d 'euros de bénéfice - depuis 10 ans, ce sont près de 10 000 emplois qui disparaissent chaque année. Pour mémoire, en 2016, 8000 emplois ont été supprimés. Dans le même temps, en 2018 la hausse tarifaire moyenne est de 5% et la précarité suit le cours du timbre : augmentation de 13 % d 'emplois précaires et augmentation de 37 % d 'intérimaires.

 

Au nom de la défense du service public, nous nous opposons fermement à cette dérive de la financiarisation et de la gestion selon des seuls critères de rentabilité de La Poste.

 

Nos bureaux de poste sont nos biens communs. Nous vous demandons donc de revenir sur votre décision.

 

Dans l'attente de votre réponse, veuillez recevoir l'expression de nos sentiments respectueux.

 

Bien cordialement,

 

Ismaël Dupont, élu PCF de Morlaix et Morlaix Communauté

 

Daniel Ravasio, secrétaire de la section du PCF pays de Morlaix

 

 

Lire aussi: 

Communiqué de la FAPT CGT Finistère Nord - Non à la fermeture du bureau de poste de la Boissière à Morlaix! - Signez la pétition

Zéro fermeture de bureaux de poste dans le pays de Morlaix: voeu présenté au Conseil Communautaire du 13 février 2017 par Ismaël Dupont

Projet de fermeture du bureau de poste de la Boissière dans la zone commerciale du Leclerc : c'est le service public qu'on assassine!

 

photo Le Télégramme - Bureau de poste de la Boissière dont la fermeture est prévue pour le 1er novembre 2018

photo Le Télégramme - Bureau de poste de la Boissière dont la fermeture est prévue pour le 1er novembre 2018

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 14:56
Austérité: les collectivités refusent la mise sous tutelle par l'Etat
Les collectivités refusent la mise sous tutelle par l’Etat

lundi 25 juin 2018

À quelques jours du 30 juin, jour de clôture des signatures des contrats Etat-collectivités, la défiance monte chez les élus locaux.

En cause : cette contractualisation concerne les collectivités et établissements publics de coopération intercommunale (Epci), dont les dépenses de fonctionnement dépassent les 60 millions d’euros par an. Dans les termes du contrat, l’obligation consiste à ne pas dépasser un taux de croissance des dépenses de ­fonctionnement de 1,2 % par an, inflation comprise.

Les bons élèves de l’austérité budgétaire pourront bénéficier, à partir de 2019, d’une majoration du taux de subvention des projets financés par la dotation de subvention à l’investissement local (Dsil)… selon le bon vouloir du préfet.

Pour rappel, l’Association nationale des élus communistes et républicains (Anecr) a affirmé sa ferme opposition vis-à-vis de ces contrats, dénonçant « une remise en cause sans précédent de la décentralisation et du principe de libre administration des collectivités territoriales, garanti par la Constitution ».

De son côté, l’Assemblée des départements de France (ADF) est allée jusqu’à rejeter ce qu’elle considère comme « des lettres de cadrage plutôt que des pactes financiers ».

Les présidents de régions ont, eux, annoncé qu’ils ne comptaient pas signer un texte « diabolique et humiliant »… et visiblement dogmatique, tant il est éloigné des réalités décrites par les élus des territoires, toutes tendances confondues.

Parmi les municipalités qui refusent que leurs initiatives soient corsetées par ce pacte avec l’État, celle de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis). En plus de ­dénoncer le fait que la commune signataire « n’a plus la liberté d’engager les dépenses qu’elle juge nécessaires à sa population et à l’intérêt général, alors même qu’elle dispose des ressources nécessaires », le conseil municipal déplore les nouvelles dépenses imposées par l’État et un dispositif qui nie les réalités et les spécificités de la ville.

La Seine-Saint-Denis, les Hautes-Pyrénées, Gennevilliers (Hauts-de-Seine), etc. – ont, depuis, refusé de se retrouver sous tutelle.

La liste n’est pas bouclée.

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 14:54
Personnes étrangères malades : Soigner ou suspecter ? (Rapport de la Cimade)
Personnes étrangères malades : Soigner ou suspecter ?

lundi 25 juin 2018 - lettre du CIDEFE, ELUNET

La Cimade publie un rapport pour dresser le bilan des effets de la loi du 7 mars 2016sur le droit au séjour des personnes étrangères gravement malades et leur protection contre l’expulsion.

Le bilan est sombre : la suspicion de fraude est au cœur du dispositif d’évaluation médicale, et mobilise des moyens au détriment de la protection des personnes malades. La Cimade formule, en conclusion de ce rapport, un ensemble de recommandations visant à faire de la protection de la santé la priorité en matière de droit au séjour et de protection contre l’expulsion des personnes malades étrangères.

Au sommaire :

 Historique du séjour et de l’expulsion des personnes malades étrangères ; 
 Le parcours illustré des combattant·e·s ; 
 Entamer les démarches : le premier obstacle ; 
 Refus de récépissés : des privations inédites de droits pendant l’examen des demandes ; 
 Les convocations par l’Ofii, la marque de la suspicion ; 
 L’expulsion, épée de Damoclès pour les malades enfermé·e·s ; 
 Des avis médicaux rendus sur la base d’informations opaques ; 
 La santé bafouée : moins de personnes régularisées, plus de personnes expulsées.

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 14:49
Christine Prunaud

Christine Prunaud

La sénatrice de Côtes d'Armor Christine Prunaud et les deux militants communistes français arrêtés dimanche à Agri (est de la Turquie), où ils étaient venus observer les élections à l'invitation d'un parti pro-kurde, ont été relâchés à la fermeture des bureaux de vote.

"Nous avons été arrêtés à 10h30 et retenus à la gendarmerie jusque 17h, à la fin des opérations de vote. On nous a dit qu'il n'y aurait pas de poursuites contre nous car notre présence n'était pas délictuelle", a expliqué Hulliya Turan, secrétaire départementale du Bas-Rhin. La délégation, composée également de Christine Prunaud, sénatrice des Côtes-d'Armor, et Pascal Torre, membre du secteur des Relations Internationales au PCF, s'était rendue dans deux bureaux de vote et revenait en ville quand elle a été interpellée. "On nous a emmenés à la gendarmerie pour vérifier nos identités puis on nous a demandé ce qu'on faisait là, pour quelle organisation on travaillait", a raconté Mme Turan. "Ils avaient du mal à admettre qu'on était juste là pour observer les élections", a-t-elle ajouté.
 

Appel du HDP, principal parti pro-kurde

La délégation, qui avait répondu à un appel du HDP, le principal parti pro-kurde, a été laissée libre de poursuivre son séjour en Turquie, a-t-elle précisé. Le Parti communiste a dénoncé plus tôt dans un communiqué une volonté du pouvoir turc "d'étouffer toutes les voix qui dénoncent les fraudes massives à l'oeuvre". C'était "une mission d'observation de nature citoyenne comme cela se fait dans d'autres pays", pour s'assurer qu'aucune fraude n'était commise car "il y a eu des doutes lors des précédentes élections", et "on n'a pas du tout caché la raison pour laquelle ils se rendaient sur place", a déclaré à Franceinfo le numéro un du PCF et sénateur, Pierre Laurent. "Cette attitude des autorités turques montre leur grande fébrilité", selon lui.

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 06:06
Il en coûtera désormais 207 euros par an par enfant pour prendre le car et aller au collège (Ronan Tanguy)

Il en coûtera désormais 207 euros par an par enfant pour prendre le car et aller au collège (Ronan Tanguy)

La grille tarifaire des transports scolaires va sensiblement évoluer à la rentrée prochaine. La proposition de Morlaix communauté soulève le mécontentement de nombreux parents des communes de l’agglomération.

Le car scolaire, 34 % plus cher à la rentrée de septembre ! La nouvelle soulève la grogne de parents des communes de l’agglomération de Morlaix qui ont reçu le formulaire de demande d’abonnement de Linéotim dans leur boîte aux lettres cette semaine. Pour ceux dont les ressources ne donnent droit à aucune tarification solidaire et dont plusieurs enfants sont scolarisés, la grille tarifaire est en effet revue à la hausse.

 

« Ça commence à faire transport de luxe »

 

Les tarifs des transports scolaires n’avaient pas augmenté depuis dix ans. Désormais, l’abonnement pour un enfant de moins de 26 ans, qui était de 77 € par semestre, soit 154 € à l’année, est fixé à 207 € par an. Autre changement qui soulève l’incompréhension des familles nombreuses : le système d’un tarif dégressif, à savoir 54 € le semestre pour le deuxième enfant, 23 € pour le troisième, et la gratuité pour le quatrième, ne sera plus en vigueur à partir de la rentrée prochaine.

« Mes enfants font dix minutes de car aller, dix minutes retour, ça commence à faire un transport de luxe avec ces tarifs ! », se soucie une habitante d’Henvic, dont le premier enfant, scolarisé à Carantec, sera rejoint par son cadet à la rentrée. « Une fois de plus, les couches moyennes sont particulièrement touchées » écrit-elle dans une lettre adressée aussitôt au président de Morlaix communauté.

 

 

En fonction du quotient familial

 

« En réalité, il n’y a pas d’augmentation globale puisqu’on rétablit, avec cette nouvelle tarification, une meilleure équité pour les parents ayant le moins de ressources », commente Nathalie Bernard, maire de Plougasnou et vice-présidente aux transports et à la mobilité à Morlaix communauté.

La hausse de ces tarifs généraux est en effet parallèle à une autre modification, celle de la tarification solidaire. Auparavant, une « aide à la mobilité » était accordée aux parents en fonction de leur statut : demandeur d’emploi, personne en situation de handicap ou d’invalidité, retraité justifiant de revenus inférieurs ou égaux au minimum vieillesse. Désormais « le coût sera échelonné en fonction du quotient familial, donc des ressources réelles des personnes », commente l’élue. Les parents ayant un quotient inférieur à 600 €, soit l’équivalent de 1 200 € par mois par personne, bénéficieront ainsi d’une réduction de 50 à 90 %. Par ailleurs, elle tient à rappeler que « les familles ne payent que 20 % du coût réel du transport scolaire » qui est d’environ 1.000 € l’année.

En attendant la communication officielle de Morlaix communauté et Kéolis Morlaix, mercredi prochain, sur l’ensemble de l’évolution de son réseau de transports public, des parents déplorent un manque de transparence, regrettant qu’aucune information ne soit donnée via les établissements scolaires et les différentes communes.


A noter

En parallèle des transports scolaires, l’offre de transports publics évoluera au 7 juillet. Le ticket de bus à l’unité passe de 1€ à 1,20 € mais sa durée de validité est doublée, en passant de 30 à 60 minutes avec la possibilité de correspondance entre les lignes. Le carnet de 10 tickets passe de 9 à 10 €

Le 14 novembre 2016, je me suis abstenu sur la nouvelle gamme tarifaire de transport en commun, comme Sarah Noll: 

Je me suis abstenu, seul avec Sarah Noll, sur la nouvelle gamme tarifaire pour Morlaix Communauté, trouvant que l'augmentation du ticket de bus, des carnets, et des abonnements. Était un bien mauvais moyen de développer l'usage des bus dans le pôle urbain. Voici en gros l'argumentation que j'ai développé :

«  Il y a plusieurs éléments dans la proposition de nouvelle tarification:

Des progrès indéniables :  le passage d'une tarification sociale subordonnée au statut et aux revenus à une tarification solidaire plus simple (et peut-être plus juste) subordonnée au quotient familial, et donc aux rapports entre les revenus globaux de la famille et le nombre de personnes dans la famille. Théoriquement, davantage d'habitants de Morlaix-Communauté devraient en bénéficier. La tarification solidaire devrait faciliter l'accès aux tarifs réduits, sur présentation d'un papier des allocations familiales avec le quotient familial, il n'y aura plus des bulletins de salaire, des justificatifs de domicile à produire qui faisaient que les démarches pouvaient être longues à aboutir et parfois compliquées.   En revanche la dégressivité du coût des abonnements en fonction du nombre d'enfants sera supprimée. 

Toutefois, 'à supposer qu'il y ait une offre avec une fréquence de bus et une rapidité acceptable, l'habitant de Plounéour Menez ou de Plourin serait peut-être d'accord de payer plus cher son ticket de bus (2€ - 2, 50€ par exemple) et qu'il était par contre moins logique de payer son ticket de bus 1€ ou maintenant 1€20 pour faire 1500 mètres en côte à Morlaix... Non pas qu'il faille en soi augmenter les tarifs du transport péri-urbain mais plutôt maintenir les tarifs du transport urbain et financer une augmentation qualitative et quantitative de l'offre de transport sur l'ensemble du territoire de Morlaix-Communauté. 

- La durée de validité du ticket serait augmentée à hauteur de 1h (aujourd'hui 30 mn), les carnets de ticket tarifs réduits seraient supprimées. 

- il y aura désormais des bus à circuler le dimanche (sur le pôle urbain Morlaix-St Martin) 

Mais la principale mesure et celle qui me semble la plus contestable dans cette nouvelle tarification des titres de transport concerne l'augmentation de 1 à 1,20€ du ticket unitaire et l'augmentation de 25€ à 28€ de l'abonnement mensuel au prix "normal", l'abonnement annuel augmentant dans les mêmes proportions. La justification annoncée est le souci d'équilibrer financièrement le surcoût pour la collectivité prévu du fait du passage à la tarification solidaire et de rester à un niveau d'équilibre du budget transport (6,5 millions) sans faire augmenter le versement depuis le budget général de Morlaix Communauté et en augmentant même les recettes tarifaires. Mais la recette tarifaire ne représente que 15 à 20 % du budget transport. Qu'est-ce qui est le plus important ? Faire des économies de bout de chandelle ou doper l'usage du transport en commun. Rentrer dans la question de la tarification par une voie étroite en privilégiant l'approche comptable au détriment d'une véritable politique pour doper la demande et l'usage des transports en commun, pour des raisons écologiques et de soutien au pouvoir d'achat, mais aussi de facilitation de la mobilité des citoyens, de qualité de vie (réduction du nombre de voitures circulant en ville). 

Par exemple, l'expérimentation de la gratuité des transports dans le pôle urbain, au moins certains jours, par exemple le samedi, semble avoir été exclue d'emblée alors que la proportion des recettes tarifaires dans le budget qu'il y a un vrai enjeu de mobilité, de fidélisation des usagers et de dynamisation du centre-ville de Morlaix. Certaines villes ont réalisé la gratuité des transports urbains, avec un effet tout à fait intéressant pour le développement de la circulation des citoyens en bus. C'est un débat compliqué où il y a du pour et du contre, mais cela aurait été bien de l'instruire en profondeur. Augmenter le prix de l'usage du bus, même si les tarifs ne risque pas d'avoir un effet très attractif pour augmenter l'usage de ce type de transport.Tout cela pour des recettes supplémentaires escomptées de l'ordre de 16 000€ annuel. Vraiment pas grand chose compte tenu du budget transport et de l'ampleur des enjeux. Cette nouvelle tarification me paraît donc témoigner d'un manque d'ambition sur le développement du transport en commun, comme le schéma de transport qui a été proposé au dernier Conseil de Communauté ».

Jean-Luc Fichet m'a donc interrompu dans ce propos, ce qu'il ne fait avec personne d'autre je crois, sous prétexte que j'étais trop long et que cela avait déjà été dit. Pouvoir discrétionnaire du président… En tout cas, je ne me suis pas laissé faire et j'ai conclu mon propos en lui disant que s'il voulait faire la conclusion à ma place, alors cela allait être en effet un peu trop long…

Vers une augmentation du tarif des tickets de bus et des abonnements à Morlaix Communauté?

Conseil de communauté du 3 octobre 2016: photos Pierre-Yvon Boisnard et interventions de Ismaël Dupont, élu communautaire du Front de Gauche

Il y a plusieurs éléments dans la proposition de nouvelle tarification:

-  le passage d'une tarification sociale subordonnée au statut et aux revenus à une tarification solidaire plus simple (et peut-être plus juste) subordonnée au quotient familial, et donc aux rapports entre les revenus globaux de la famille et le nombre de personnes dans la famille. Théoriquement, davantage d'habitants de Morlaix-Communauté devraient bénéficier de tarifs réduits. Ce passage à une tarification solidaire était de toute façon une obligation légale. 

Avec un Quotient Familial de 500 à 600, l'usager payera 50% du prix normal d'abonnement

Avec un Quotient Familial de 400 à 500, l'usager payera 75%... 

La tarification solidaire devrait faciliter l'accès aux tarifs réduits, sur présentation d'un papier des allocations familiales avec le quotient familial, il n'y aura plus des bulletins de salaire, des justificatifs de domicile à produire qui faisaient que les démarches pouvaient être longues à aboutir et parfois compliquées.  

En revanche la dégressivité du coût des abonnements en fonction du nombre d'enfants sera supprimée. 

- la fusion des différentes formules d'abonnement (TAM TAM, TIPI, TOTEM) peu lisibles et la fusion des tarifications pour le transport péri-urbain et urbain. Il n'y aura plus non plus d'abonnements jeunes exclusivement scolaires ne s'appliquant qu'aux jours d'école.  

J'ai fait remarqué toutefois, et d'autres élus étaient d'accord en Commission Environnement de Morlaix Communauté, qu'à supposer qu'il y ait une offre avec une fréquence de bus et une rapidité acceptable, l'habitant de Plounéour Menez ou de Plourin serait peut-être d'accord de payer plus cher son ticket de bus (2€ - 2, 50€ par exemple) et qu'il était par contre moins logique de payer son ticket de bus 1€ ou maintenant 1€20 pour faire 1500 mètres en côte à Morlaix... Non pas qu'il faille en soi augmenter les tarifs du transport péri-urbain mais plutôt maintenir les tarifs du transport urbain et financer une augmentation qualitative et quantitative de l'offre de transport sur l'ensemble du territoire de Morlaix-Communauté. 

- La durée de validité du ticket serait augmentée à hauteur de 1h (aujourd'hui 30 mn), les carnets de ticket tarifs réduits seraient supprimées. 

- il y aura désormais des bus à circuler le dimanche (sur le pôle urbain Morlaix-St Martin) 

- Mais la mesure la plus contestable de cette nouvelle tarification des titres de transport concerne l'augmentation de 1 à 1,20€ du ticket unitaire et l'augmentation de 25€ à 28€ de l'abonnement mensuel au prix "normal", l'abonnement annuel augmentant dans les mêmes proportions. 

La justification annoncée est le souci d'équilibrer financièrement le surcoût pour la collectivité prévu du fait du passage à la tarification solidaire et de rester à un niveau d'équilibre du budget transport (6,5 millions) sans faire augmenter le versement depuis le budget général de Morlaix Communauté et en augmentant même les recettes tarifaires. 

Cependant, plusieurs élus dont moi ont remarqué que c'était là rentrer dans la question de la tarification par une voie étroite en privilégiant l'approche comptable au détriment d'une véritable politique pour doper la demande et l'usage des transports en commun, pour des raisons écologiques et de soutien au pouvoir d'achat, mais aussi de facilitation de la mobilité des citoyens, de qualité de vie (réduction du nombre de voitures circulant en ville). 

Par exemple, la gratuité des transports dans le pôle urbain, au moins certains jours, sur certains trajets, semble avoir été exclue d'emblée alors que la proportion des recettes tarifaires dans le budget transport ne représente que 15 à 20% du coût total et qu'il y a un vrai enjeu de développement de l'usage du transport en commun. Certaines villes ont réalisé la gratuité des transports urbains, avec un effet tout à fait intéressant pour le développement de la circulation des citoyens en bus. C'est un débat compliqué où il y a du pour et du contre, mais cela aurait été bien de l'instruire en profondeur. 

Pire encore, augmenter le prix de l'usage du bus, même si les tarifs n'ont pas augmenté depuis 2009, ne risque pas d'avoir un effet très attractif pour augmenter l'usage de ce type de transport. 

Tout cela pour des recettes supplémentaires escomptées de l'ordre de 16 000€ annuel. Vraiment pas grand chose compte tenu du budget transport et de l'ampleur des enjeux.        

C'est ces fortes réserves qui m'ont amené, ainsi que trois autres élus (Christine Prigent, René LeTallec, Jean-Paul Vermot), à ne pas voter pour la nouvelle proposition de tarification transport, mais à nous abstenir.

Le débat aura lieu publiquement lors du Prochain Conseil Communautaire.      

Un autre enjeu fondamental est le choix de prolonger ou non les contrats de transport en Délégation de Service Public, avec un partenaire privé, en Société Publique Locale ou en régie publique. Cela devrait être débattu et tranché en décembre.

Ismaël Dupont.   

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 05:34
Elections en Turquie: la sénatrice PCF des Côtes d'Armor Christine Prunaud arrêtée (Le Télégramme)

 

Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes-d’Armor, a été arrêtée en Turquie samedi. Elle était venue observer les élections avec une délégation du PCF. La délégation a été relâchée un peu avant 17 h ce dimanche et est attendue à Paris, lundi, en fin de journée.

 

Une délégation du Parti communiste français (PCF) a été arrêtée samedi, en Turquie. Cette délégation, qui était venue observer le déroulement des élections présidentielles et législatives, compte parmi ses membres Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes-d’Armor. L’élue bretonne est membre de la commission permanente des Affaires étrangères, défense et forces armées au Sénat.

 

« La délégation du PCF qui séjourne en Turquie à Agri comme observateur des élections présidentielles et législatives a été arrêtée et ses membres ont comparu ce matin, devant le procureur de la république », avait affirmé le PCF dans un communiqué publié dimanche. Outre Christine Prunaud, la délégation est composée de Hulliya Turan, secrétaire départementale du Bas-Rhin, et Pascal Torre, membre du secteur des Relations Internationales au PCF.

 

Retour en France prévu lundi en fin de journée

 

Jointe sur son téléphone portable, dimanche peu après 16 h, par Le Télégramme, la sénatrice avait indiqué « être dans une situation compliquée et ne pas savoir quand elle pourra rentrer en France. Mais je vais bien et je suis bien traitée ». La délégation du PCF a été relâchée vers 17 h.

 

C’est depuis son hôtel, à Agri, où elle est actuellement consignée avec les deux autres membres de la délégation PCF, que la sénatrice bretonne vient de nous indiquer qu’elle et ses deux camarades doivent prendre l’avion demain à Istanbul, direction Paris où ils sont attendus en fin de journée. « Pour éviter une nouvelle arrestation, le consul de France en Turquie nous a demandé de rester très discrets jusqu’à notre départ. »

 

Stéphane de Sallier Dupin, conseiller régional et élu de l’opposition lamballaise

 

« Je salue le courage de Christine Prunaud. Je souhaite que le gouvernement français fasse le nécessaire pour organiser son retour rapidement. La réaction du gouvernement turque est la preuve définitive que ce pays n’a rien à faire dans l’union européenne ».

 

Yannick Le Cam, élu communiste de Saint-Brieuc.

 

« Christine Prunaud conduisait une délégation comme observateur d’un scrutin dont on sait qu’il y a des doutes sur l’organisation. Je viens d’apprendre qu’elle a été arrêtée, ainsi que le reste de la délégation. C’est choquant mais ça montre surtout une grande faiblesse du président Erdogan. Ce n’est pas trois personnes qui allaient mettre en péril la démocratie turque ».

 

Loïc Cauret, maire de Lamballe et proche de Christine Prunaud.

 

« Christine Prunaud est une élue lamballaise et sa situation nous touche forcément. On sait toute la fougue et la passion qu’elle met dans ces sujets qui lui tiennent à cœur. Je présume qu’il n’y aura pas de conséquences graves mais on constate que le régime autoritaire du président Erdogan ne souffre pas de ce genre de choses. »

LIBEREZ NOS CAMARADES !
J'apprends à l'instant l'arrestation de la délégation du PCF en Turquie venue à l'occasion de l'élection présidentielle composée de Christine Prunaud, Hülliya Turan et Pascal Torre . La France doit immédiatement intervenir pour leur liberation. Ce nouvel acte autoritaire du président Erdogan montre la fuite en avant du pouvoir turc. L'annexion du canton d'Afrin, les atteintes aux droits et libertés, la menace de condamnation à mort qui pèse sur Selahattin Demirtaş ont montré la violence dont était capable le régime d'Erdogan. Amplifions la bataille pour exiger que la France et l’Union européenne agissent à la hauteur des enjeux et isolent Erdogan sur le plan international. Liberté pour nos camarades !

Igor Zamichéi, secrétaire départemental PCF Paris

Pascal Torre

Pascal Torre

Hulliya Türan

Hulliya Türan

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 05:26
Landerneau: François Pengam, résistant FTPF sous l'Occupation, enfin honoré (Ouest-France, 18 juin 2018)

Landerneau. François Pengam, résistant sous l'Occupation

 Ouest-France 18/06/2018 Romain LE BRIS

 https://www.ouest-france.fr/bretagne/landerneau-29800/landerneau-francois-pengam-resistant-sous-l-occupation-5831938

  

 

 

 

« Franche » Pengam est mort sans donner ses camarades. Quelques années après la Libération, Landerneau a donné son nom à une de ses rues.© DR

 

Durant la Seconde Guerre mondiale, Landerneau a connu ses héros. François Pengam était l’un d’eux. Résistant, il avait été dénoncé, puis exécuté par les Allemands.

 

 Il y a 78 ans jour pour jour, le 18 juin 1940, Charles de Gaulle lançait l’appel à la Résistance depuis la radio anglaise BBC. Nombreux sont les Français à avoir répondu présent pour lutter contre l’Occupation de l’Allemagne nazie. À Landerneau, l’un d’eux s’appelait François Pengam.

 Cet employé de bureau, célibataire, né en 1925, a rejoint les Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF) en novembre 1942. Il n’avait que 17 ans. Il a été vraisemblablement recruté par Jean Sizorn, décédé en 2001, du patronage Les Gars d’Arvor, aussi appelé « Groupe Lambert ». Ce groupe de combattants résistants, formés dans la rue des Boucheries à Landerneau, est responsable de neuf déraillements de trains, d’une douzaine de pylônes électriques démolis et d’une multitude d’autres sabotages.

Dénoncé à la Gestapo

 François Pengam a participé à ces opérations. D’après son dossier militaire, rédigé le 12 juillet 1945, c’est un « jeune patriote animé d’un courage exceptionnel qui a révélé immédiatement de rares qualités d’initiative et de bravoure qui le faisaient citer comme modèle à ses camarades de combat ».

 Mais le 21 mai 1944, une vingtaine des « Gars d’Arvor » sont arrêtés par le Kommando de la Gestapo de Landerneau, sous les ordres du sergent Herbert Schaad. Ils ont été dénoncés. Le père de François Pengam est également arrêté. « Il n’était pas concevable pour lui de laisser son père condamné à sa place », expliquent leurs descendants sur un site internet. C’est pourquoi le jeune résistant ne prend pas la fuite et se laisse arrêter.

 

« Toujours sans sépulture »

 François Pengam est torturé par la Gestapo. Il finit par avouer et « prend tout sur lui », pour sauver ses compagnons, qu’il ne donnera jamais. Il est le seul à être fusillé le 27 mai, à l’âge de 19 ans. Son corps n’a jamais été retrouvé. D’après Fernand Tribisch, son compagnon de cellule, il est mort en criant « Vive la France ».

 En sa mémoire, un groupe de résistant prendra son nom : la Section spéciale Franche Pengam. Après la Libération, une rue de Landerneau prend le nom de François Pengam.

  

La rue François Pengam, inaugurée après la Libération, fait la jonction entre les rues de La Fontaine Blanche et du Gaz. | Aude Kerdraon

 

 Ses descendants, neveux et petits-neveux sont encore à la recherche de renseignements sur cet homme « toujours sans sépulture à ce jour », explique Thierry Lucas, son beau-neveu.

 « Sa famille a toujours fait beaucoup de démarches auprès des autorités françaises et allemandes, en vain, continue-t-il. Entendre son nom, ça faisait toujours pleurer dans la famille. Il n’était pas vraiment glorifié, jusqu’à il y a dix ans. »

  

Plus d’info sur le site internet francois.pengam.1944.free.fr.

Landerneau: François Pengam, résistant FTPF sous l'Occupation, enfin honoré (Ouest-France, 18 juin 2018)
PENGAM François

http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article167127

 Né le 1er février 1925 à Landerneau (Finistère), fusillé le 27 mai 1944 à Brest (Finistère) ; employé de bureau ; membre des FTPF.

François Pengam
Crédit : Gildas PRIOL

Célibataire, employé de bureau, François Pengam était domicilié à Landerneau.
 Résistant au sein des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) depuis janvier 1944, il semble avoir participé à plusieurs sabotages des voies et moyens de communications. Il fut arrêté à Landerneau le 25 mai 1944 par les autorités allemandes.
 Interné à la prison de Landerneau, il fut ensuite transféré à la prison de Brest. Il ne semble pas avoir été jugé par un tribunal militaire du Militärbefehlshaber in Frankreich (MBF) comme le montre le courrier traduit envoyé à ses parents.
 Il fut condamné à mort pour « actes de franc-tireur » le 27 mai 1944 par le tribunal militaire de division Feldpost 06.460. Le préfet et la DGTO (Direction générale pour les territoires occupés) ne furent prévenus de cette affaire que le jour où l’exécution leur fut notifiée.
 François Pengam a été fusillé à Brest le 27 mai 1944 par les autorités allemandes à 20 h 30.

 SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Jean-Pierre Besse et Thomas Pouty) B VII 1177. – J.-P. Besse, T. Pouty, Les fusillés (1940-1944), op. cit.

Alain Prigent, Serge Tilly

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 07:51
Laurence Cohen, sénatrice communiste, groupe Communiste, Républicain, Citoyen, Ecologiste

Laurence Cohen, sénatrice communiste, groupe Communiste, Républicain, Citoyen, Ecologiste

Le Sénat a refusé mercredi in extremis d'accorder le statut de réfugié aux militants des droits des femmes à l'occasion de l'examen du projet de loi asile-immigration.

Deux amendements identiques avaient été déposés, l'un par le groupe CRCE (à majorité communiste), l'autre par Laurence Rossignol (PS). Mme Rossignol a retiré son amendement au profit de celui du CRCE qui a recueilli autant de voix favorables que de voix défavorables, 166 pour et 166 contre.

L'ensemble du groupe LR a voté contre, à l'exception de Laure Darcos et de Fabienne Keller, ainsi que 19 LREM. Les autres ont été pour.

Le règlement du Sénat prévoit que pour être adopté un amendement doit obtenir une majorité de voix favorables, plus une. L'amendement a donc été rejeté.

"Cet amendement reconnaît le statut de réfugié aux femmes persécutées ou menacées de persécutions dans leur pays, en raison de leur action en faveur des droits des femmes ou du fait de leur refus de se soumettre aux coutumes, normes sociales, pratiques discriminatoires de leur pays ou de leur orientation sexuelle", a plaidé Laurence Cohen (CRCE).

"Les contraintes sociales portent particulièrement sur les femmes: elles sont emprisonnées pour leurs opinions politiques, assassinées pour avoir refusé un mariage, violées pour ne pas être hétérosexuelles", a-t-elle poursuivi.

"Il existe des persécutions qui passent sous les écrans des radars, tant elles sont inscrites dans les coutumes, tant elles font l'objet d'une complaisance coupable", a déclaré Laurence Rossignol. "La France doit protéger les activistes des droits des femmes; comme pour l'avortement, elle doit avoir une position diplomatique claire en leur offrant son soutien".

En revanche, pour le ministre de l'intérieur Gérard Collomb qui n'avait pas pu participer mardi à la première journée du débat, "votre objectif est satisfait par les textes en vigueur, à commencer par la Convention de Genève".

Pour le rapporteur François-Noël Buffet (LR), "l'intention, louable, est satisfaite par le droit en vigueur". "L'action en faveur du droit des femmes peut être reconnue comme une opinion politique au sens de la Convention de Genève et la persécution des femmes en tant qu'appartenant à un groupe social particulier est également prise en compte", a-t-il dit.

"Il y a des pratiques abominables que personne ici ne cautionne et que nous voulons tous combattre", a déclaré le président de la commission des lois Philippe Bas (LR). "Mais encore faut-il démontrer la nécessité, l'utilité de l'amendement", a-t-il ajouté. "Si nous énumérons les actions politiques éligibles au statut de réfugié, nous dégradons la protection".

Le Sénat votera sur l'ensemble du texte le 26 juin, après examen de près de 600 amendements.

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