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6 août 2018 1 06 /08 /août /2018 05:23

Ce ministre est clairement indigne de la Fonction et d'une bêtise crasse dans sa communication confuse et approximative qui maquille de manière ridicule de bons sentiments le froid réalisme des affaires des marchands d'armes pour lesquels travaille le gouvernement et d'une realpolitik atlantiste s'appuyant sur l'alliance avec la dictature ultra-réactionnaire d'Arabie Saoudite, alliée des Américains et d'Israël, contre l'Iran, politique qui étaient déjà celles de Sarkozy, et du couple Le Drian-Hollande.     

La ministre des Armées en avocate des Saoudiens

Le Canard Enchaîné, 1er août 2018 

Le gouvernement ne peut "laisser sans défense, face à leurs adversaires, des pays avec lesquels nous avons noué des accords de partenariat". 

Cette justification stupide des objectifs poursuivis par la France, quand elle vend des tombereaux d'armes à l'Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes unis, est à mettre au débit de Florence Parly, la ministre des Armées. 

La scène se passait à l'Assemblée au début de juillet, et le script de ces débats, d'une durée d'environ deux heures, vient seulement d'être mis en ligne par le Palais-Bourbon. 

Un tantinet harcelée par plusieurs députés de la commission de la Défense, critiquant les livraisons d'armes à deux clients de la France qui dévastent le Yémen depuis plus de trois ans, la ministre a perdu pied. Non contente d'affirmer: "Je pense qu'il n'y a rien à redire (à ces ventes d'armes): c'est un Etat (la riche Arabie) qui se protège et se défend (contre le très pauvre Yemen)", elle en a encore rajouté. Et voici un autre de ses propos, à déguster lentement: 

"Compte tenu de la situation des civils au Yemen (!), nous ne vendons ni ne donnons d'armes aux Houtis (les rebelles chiites), contrairement à l'Iran (...) et nous n'octroyons pas de licences d'exportation à la coalition arabe (dirigée par les Saoudiens) que de façon milimitrée". 

Les députés présents n'ont pas osé demander à Florence Parly de leur faire un dessin sur ces ventes d'armes "au millimètre", et ils ont eu droit ensuite à de fausses informations: 

"Nous n'avons aucun intérêt à attiser une situation (sic) déjà très compliquée et catastrophique". 

Et là Parly feignait d'oublier que le France a pris le parti pour l'Arabie et les Emirats, et leur fournit, comme les Etats-Unis, d'ailleurs, des renseignements bien utiles pour les raids qu'ils mènent dans le ciel du Yémen. De même, elle a caché aux députés que des frégates vendues par la France permettaient aux Saoudiens d'exercer un blocus des côtes de ce malheureux pays. 

Enfin, la ministre s'en est prise aux ONG qui critiquent aussi ces livraisons d'armes et, notamment, l'utilisation au Yémen par les Saoudiens des canons  à tir Caesar livrés par la France: "Je peux répondre que, à ma connaissance, ces canons ne sont pas déployés au Yemen mais à la frontière sud de l'Arabie Saoudite, face à des rebelles qui cherchent à pénétrer sur le territoire saoudien". 

Là encore, sa "connaissance" a tout faux. Les rebelles sont bien incapables d'envahir l'Arabie, et ces excellents canons français (six tirs à la minute) n'ont d'autre intérêt que de balancer des obus à 10,30 m ou 40 km. Et aucune utilité aux postes-frontières (...). 

C.A

  

 

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6 août 2018 1 06 /08 /août /2018 05:00
14 juillet 2018 - hommage au courage et au sacrifice des jeunes résistants du maquis de Kernabat à Scaër: discours de Yoann Daniel pour l'ANACR
14 juillet 2018 - hommage au courage et au sacrifice des jeunes résistants du maquis de Kernabat à Scaër: discours de Yoann Daniel pour l'ANACR

Le discours de Yoann  Daniel prononcé lors de la cérémonie d'hommage pour les 18 tombés au Maquis de Kernabat, à Scaër.

Allocution de l'ANACR 14 juillet 2018 - Kernabat

Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs les anciens résistants, descendants de résistants,
Mesdames et Messieurs les portes-drapeaux,
Mesdames et Messieurs, amis fidèles de la résistance et du devoir de mémoire,

« Rentrez et racontez, pour que l'on sache, et que cela ne puisse plus se reproduire ». Ces mots relayés dans les camps de concentration et rapportés par Simone Veil sont un puissant remède contre l'oubli. Ils ont été écrit avec le sang des victimes de la barbarie nazie, ont traversé la mort et le temps. Ils nous sont transmis intacts et leur message est plus que jamais d'actualité. Ce sont ces mots qui nous rassemblent une nouvelle fois aussi nombreux, ce samedi 14 juillet 2018, à Kernabat et à Quillien. Parce que dans le souvenir et l'hommage que nous rendons aux 18 courageux jeunes hommes, résistants et patriotes, tombés sur ces champs, nous sommes à l'image celle qui vient d'entrer au Panthéon et qui repose aux côtés des résistantes Germaine Tillon et Geneviève De Gaulle-Anthonioz : des passeurs, des gardiens de la mémoire.

C'est notre devoir face à l'Histoire car rien n'est jamais acquis : des révisionnistes gavés d'idéologies malsaines réécrivent les faits et les revendiquent publiquement ; mille périls secouent le Monde laissant des champs de ruines et jetant des populations sur les routes de l'exode, dépourvus de tout, presque privé d'humanité ; et dans notre Europe en paix se réveillent lentement mais sûrement quelques volcans aux odeurs de souffre et aux relents puants de nationalismes exacerbés. Ce sont sur les cendres de nos illusions, de nos oublis, de nos renoncements que prospèrent les fascismes de toutes sortes. Pour les fanatiques, les violents, les avides de pouvoir et d'argent, chacune de nos failles est une opportunité pour frapper. Il faut être courageux comme l'étaient ces hommes devant lesquels nous nous trouvons pour nous y opposer.

C'est le message que nous nous devons de transmettre, comme celui de Maurice Druon, co-auteur du Chant des Partisans : « N'oublie pas qu'ils avaient ton âge, ceux qui tombèrent pour que tu naisses libre ». La résistance n'est pas un banal épisode de l'histoire, elle n'est pas et ne sera pas la page d'un livre que l'on tourne.
« Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent », disait Lucie Aubrac. Rescapée, combattante, confiante en l'avenir et en la capacité des Hommes à faire face, Simone Veil ajoutait:

« Les jeunes générations nous surprennent parfois en ce qu'elles diffèrent de nous. Nous les avons nous-même élevées de façon différente de celle dont nous l'avons été. Mais cette jeunesse est courageuse, capable d'enthousiasme et de sacrifices comme les autres. Sachons lui faire confiance pour conserver à la vie sa valeur suprême ». C'est ainsi, qu'aujourd'hui à Kernabat, nous confions à nos enfants représentés par le conseil municipal des jeunes de Scaër, la tâche de mettre un visage sur les stèles des 18 héros qui versèrent leur sang pour notre liberté. Nous les remercions de prendre part à cette initiative, qui n'en doutons pas, souligne avec humanisme l'importance de toute vie et la douleur du sacrifice.

Aussi, il nous faut rappeler en quelques lignes les faits qui se sont déroulés ici, il y a 74 ans précisément.
Ici, Radio Londres : « Les Français parlent aux Français ! Message personnel : Le Vent souffle dans les blés ». Ce message est capté le 14 juillet 1944, vers 11 h 00, au PC installé à Guerveur. Il annonce un second parachutage de vivres et matériels pour le soir même sur le terrain « Pêche » à Miné Kervir. Le vent souffle dans les blés pour les maquisards de Scaër, Tourc'h, Coray, Rosporden et communes alentours portant en lui les premières effluves des combats de la libération ! Le pays est encore occupé mais la tempête gronde : les résistants s'apprêtent à célébrer la Fête Nationale par défiance et fierté, comme un premier geste de réappropriation, par solidarité aussi avec les prisonniers et déportés, pour la liberté et la lutte contre l'oppression. Cette Fête Nationale sera le symbole du combat qui les rassemble par delà leurs différences politiques, religieuses et sociales. Ils sont tous unis contre le nazisme et la collaboration, prêt à mourir, mais on l'oublie trop souvent : certainement animés par une fantastique envie de vivre… de vivre libres. « Ce qui donne un sens à la vie, donne un sens à la mort » écrira à ce sujet Antoine de Saint-Exupéry avant de disparaître lui aussi, en héros.

Les maquisards sont soutenus par les femmes dont on ne peut sous-estimer l'importance dans les réseaux de résistance, aidés par les agriculteurs du coin pour le transport de matériel... mais démasqués par l'occupant allemand. Plus de 200 personnes sont mobilisés pour l'opération. Le balisage du terrain est en place et au début de la nuit du 15 juillet, vers 0 h 30, plus de 16 tonnes sont larguées à l'endroit indiqué puis acheminées vers le lieu de stockage à Kernabat. La mission est accomplie mais un millier de soldats allemands, dès l'aurore, ratissent les environ de Coadry. La bataille de Kernabat-Quillien est lancée avec un rapport de force que même le courage le plus absolu ne peut inverser. 18 jeunes hommes, âgés de 19 à 32 ans, dont nous égrainons les noms dans l'appel aux morts, sur lesquels nous mettons aujourd'hui un visage, dans les pas desquels nous marchons sur le chemin de la mémoire, seront tués, parfois dans d'atroces circonstances. La violence des nazis, tels des chiens acculés au mur et sentant la débâcle, est sans limite.
Non, leur sacrifice ne fut pas vain. La bataille qui mena à leur perte est la conséquence d'actes courageux et désintéressés réprimés dans le sang. Il s'inscrit dans un ensemble qui ne laissa aucun répit à l'occupant et qui fini par le faire reculer.
Non, célébrer leur sacrifice chaque année n'est pas vain. C'est sain. C'est vital. Et le détail des faits que nous venons de rapporter doit être raconté pour que notre passé, aussi douloureux soit-il, nous permette de bâtir un meilleur avenir, pour qu'aucun sacrifice ne soit plus jamais nécessaire. C'est pourquoi nous devons nous rassembler toujours plus nombreux, ici, chaque année. C'est pourquoi, ce que nous faisons, est chaque fois plus indispensable que l'année précédente.
Que la mémoire des résistants et de la résistance nous enseigne la vigilance, la détermination, la volonté de paix et de fraternité pour continuer à avancer vers les idéaux de liberté et de démocratie de nos glorieux aînés. C'est le sens de notre message.

Je vous remercie pour votre attention et votre présence nombreuse à cette commémoration.

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5 août 2018 7 05 /08 /août /2018 07:56
Les communistes mobilisent contre la réforme constitutionnelle Macron et la monarchie présidentielle au festival du Bout du Monde à Crozon ce samedi 4 août 2018
Les communistes mobilisent contre la réforme constitutionnelle Macron et la monarchie présidentielle au festival du Bout du Monde à Crozon ce samedi 4 août 2018
Les communistes mobilisent contre la réforme constitutionnelle Macron et la monarchie présidentielle au festival du Bout du Monde à Crozon ce samedi 4 août 2018
Les communistes mobilisent contre la réforme constitutionnelle Macron et la monarchie présidentielle au festival du Bout du Monde à Crozon ce samedi 4 août 2018

Quelques photos de Maxime Paul sur l'action vente de la vignette pour la fête de l'Humanité, présentation du programme, et pétition contre la réforme constitutionnelle Macron animée par des militants communistes du centre-Finistère à Crozon hier, au festival du bout du Monde. 

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5 août 2018 7 05 /08 /août /2018 07:29

 

Les avis scientifiques convergent désormais pour attribuer au changement climatique global les vagues de chaleur qui affectent l’hémisphère Nord. La tendance devrait s’accentuer, mais le pire peut être évité, à condition d’actions rapides.

Les deux pieds et les deux mains dans le réchauffement climatique : l’été 2018 n’en est qu’à mi-parcours, mais son flot d’anomalies météorologiques a déjà déferlé sur l’hémisphère Nord. À commencer par les vagues de chaleur. L’épisode quasi tropical qu’a traversé, en juillet, l’extrême pointe de la Scandinavie compte parmi les plus remarquables, alors que la chaleur a grimpé jusqu’à 30 °C, accompagnée d’averses intenses. La Grèce se confronte à des feux ravageurs, tandis que le Japon s’est déclaré en état de catastrophe naturelle. Les États-Unis ne sont pas épargnés, avec les conséquences que l’on connaît en Californie, où les incendies liés à la sécheresse ont déjà tué au moins 8 personnes et ravagé près de 100 000 hectares, incluses des zones habitées.

MÉTÉO FRANCE PRÉVOIT DES POINTES À 38 °C CE WEEK-END

Côté français, les temps sont un brin plus clément, mais un brin seulement. Dans le Gard ou en Ardèche, Météo France prévoit des pointes à 38 °C ce week-end et compte sur du 36 °C en Centre-Val de Loire ou en Ille-et-Vilaine…

Il fait chaud, donc, et même plus : des chercheurs n’hésitent plus à faire un lien direct entre ces poussées caniculaires et le réchauffement global. Une affirmation pas complètement nouvelle qui n’a toutefois rien de banal.

« Le fait que les vagues de chaleur seront plus intenses et fréquentes dans un monde réchauffé avait été anticipé dès 1990 et le premier rapport du Giec (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) », rappelle Valérie Masson-Delmotte, chef de projet au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE) de l’Institut Pierre-Simon-Laplace. Les quatre rapports suivants, dont le dernier, sorti en 2013 et auquel elle a participé, ont renforcé cette hypothèse.

Reste que, rigueur scientifique oblige, aucun chercheur ne s’avance à établir un lien direct entre un événement météorologique singulier et le réchauffement climatique. À la question : « Telle canicule est-elle due aux bouleversements globaux ? », les scientifiques ont pour usage d’apporter une réponse de Normand, sur le mode « ce serait logique, mais ce n’est pas sûr ».

Les reparties, cela dit, se font de plus en plus engagées. « Ce que nous observons aujourd’hui est bel et bien une augmentation du nombre des vagues de chaleur, de leur intensité et de leur durée », reprend Valérie Masson-Delmotte. « Cela correspond parfaitement à l’effet démultiplicateur attendu dans un cadre des bouleversements climatiques. »

Plusieurs études dites d’attribution vont dans le même sens. Lundi, la revue Nature a ainsi publié un article rapportant les résultats de 60 recherches, portant sur un total de 190 vagues de chaleur survenues depuis 2004, incluses celles de 2018. Cinquante-quatre estiment très probable que le réchauffement anthropique (induit par les activités humaines) a à voir avec le déclenchement de ces épisodes caniculaires.

Dans la même veine, la World Weather Attribution (WWA), plateforme issue d’un partenariat international entre laboratoires scientifiques, publiait, fin juillet, une étude concluant à un lien direct entre la vague de chaleur qui sévit depuis mai dans le nord de l’Europe et le changement climatique global. Ce dernier aurait doublé la probabilité de survenue d’un épisode aussi long et intense.

Nous y sommes bel et bien, donc. Si les pays dits du Sud continuent d’essuyer les événements les plus extrêmes – sécheresse, ouragans… – et de souffrir des plus lourdes conséquences – migrations, maladies, insécurité alimentaire… –, ceux dits du Nord ne sont officiellement plus épargnés. Avec à la clé, cette question renouvelée : dans quelle mesure peut-on encore agir ?

ENVIRONNEMENT. RÉCHAUFFEMENT  CLIMATIQUE : DÉJÀ TROP TARD OU ENCORE TEMPS ? (L'HUMANITE - VENDREDI 3 AOUT 2018 - MARIE-NOËLLE BERTRAND)

LE PIC D’ÉMISSIONS DE CO2 N’INTERVIENDRA PAS AVANT 2030

Inverser la tendance ? Plus personne n’y pense. L’année 2016 affichait déjà une moyenne des températures supérieure de 1,1 °C par rapport à celles enregistrées durant l’ère préindustrielle. Limiter les dégâts est en revanche possible, techniquement parlant, à défaut d’être gagné politiquement. « Circonscrire le réchauffement à + 2 °C d’ici la fin du siècle (comme s’y sont engagés les États via l’accord de Paris – NDLR) implique des efforts magistraux », insiste François-Marie Bréon, lui aussi climatologue au LSCE et coauteur du 5e rapport du Giec. « Les changements de société à entreprendre sont souvent sous-estimés », reprend le chercheur, qui ne masque pas son pessimisme. « Cela implique, par exemple, d’en finir avec le transport aérien de masse, et donc avec une activité touristique qui par ailleurs offre des débouchés économiques et sociaux… » Autre difficulté majeure, et pas la moindre : pour être efficace, l’action doit être mondiale. « Qu’un seul pays décide de réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) ne sert à rien si les autres ne font pas de même. » Au reste, insiste encore le chercheur, « les actions ne bénéficient pas toujours à ceux qui les engagent ». Ainsi, ceux dits du Nord, nettement moins affectés par les bouleversements que ceux du Sud, freinent-ils des quatre fers, depuis bientôt trente ans, à assumer les efforts auxquels leur statut de plus gros pollueurs devrait les obliger.

En témoignent leurs promesses formulées en 2015 dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat. Huit études scientifiques les ont passées au crible. Leurs conclusions sont sans appel : à ce rythme, le pic d’émissions de GES n’interviendra pas avant 2030. Soit trop tard pour s’en tenir à la limite des 2 °C.

Tous foutus, donc ? Valérie Masson-Delmotte refuse de se laisser happer par un blues no futur. « Des décisions fortes peuvent être prises à tout moment, y compris après 2030 », insiste la climatologue. « Agriculture, transports, bâtiments… les secteurs dans lesquels nous disposons de leviers d’action sont nombreux. » Et la transition ne sera pas fatalement douloureuse. Les politiques climatiques peuvent engendrer des cobénéfices en matière de santé ou encore de souveraineté alimentaire, insiste-t-elle. « Réduire l’usage de la voiture aura, par exemple, un impact important sur la qualité de l’air… »

Reste qu’il faut désormais agir vite, prévient-elle. « Plus on tarde, plus on fait peser le fardeau sur les générations suivantes, et plus les mesures nécessaires seront coûteuses. » Voire risquées, quand, passé un certain niveau de concentration de CO2 dans l’atmosphère, des dispositifs de géo-ingénierie aujourd’hui contestés devront être envisagés. Le traitement, dès lors, pourrait s’avérer tout aussi délétère que le mal.

LIMITER LE RÉCHAUFFEMENT À 2 °C, VOIRE 1,5 °C, UNE CHIMÈRE ?

Limiter le réchauffement à 1,5 °C, Ce serait encore mieux que 2 °C… et beaucoup plus souhaitable pour nombre de populations. Ainsi, les petits États insulaires ont-ils toutes les chances d’être noyés du fait de la hausse du niveau des mers passée cette limite de hausse des températures globales. En 2015, lors de la COP21, les États se sont engagés à tenter de s’y tenir, non sans afficher leur scepticisme à y parvenir. Le Giec (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) a été missionné pour établir la faisabilité d’un tel objectif. Très attendu, son rapport sera rendu public en octobre prochain.

Marie-Noëlle Bertrand

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5 août 2018 7 05 /08 /août /2018 07:24

Ce 31 juillet, Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, a rendu le traditionnel hommage à Jean Jaurès devant le Café du Croissant à Paris, où il fût assassiné en 1914. Découvrez l’intégralité de son discours.

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5 août 2018 7 05 /08 /août /2018 07:22

 

La firme à la virgule a su adapter sa stratégie d’optimisation fiscale, tablant d’abord sur les Bermudes puis sur les Pays-Bas pour réduire comme peau de chagrin son niveau d’imposition.

Autre grand vainqueur de la Coupe du monde de football, le numéro un du vêtement de sport américain et sponsor de l’équipe de France est aussi un champion de l’optimisation fiscale. Des pratiques révélées grâce aux Paradise Papers – enquête menée par le Consortium international des journalistes d’investigation (Icij) sur les fuites venant du cabinet d’avocats Appleby basé aux Bermudes – en novembre 2017. Avec une croissance continue et des profits toujours plus juteux – 4,2 milliards de dollars de résultat net en 2017 –, Nike a su profiter des mécanismes de plusieurs paradis fiscaux pour faire chuter son taux d’imposition. De son propre aveu, la multinationale consacrait 35 % de son bénéfice à l’impôt en 2006, contre 13,2 % en 2017. « Soit un niveau bien inférieur à celui de Google la même année (19,2 %), un groupe pourtant réputé pour ses montages d’évasion fiscale », notait dans un rapport, en juin dernier, le collectif Éthique sur l’étiquette. « De ce fait, Nike aurait réalisé un gain potentiel de plus de 600 millions d’euros par an sur les dix dernières années », poursuit l’association.

Jusqu’en 2014, l’ingénieux stratagème de l’équipementier consistait à facturer les achats réalisés par les consommateurs ou revendeurs au siège européen de la marque, basé à Hilversum, aux Pays-Bas. C’est donc sur la base de la législation néerlandaise qu’était imposé le chiffre d’affaires européen du groupe, ce qui aurait permis à Nike de faire passer son taux d’imposition sur le Vieux Continent de 25 % – la moyenne européenne en la matière – à 2 %. En ajoutant à cela un système classique consistant à faire payer à certaines de ses filiales une redevance pour l’utilisation des marques à une autre filiale du groupe basée aux Bermudes, le siège européen de Nike aurait ainsi fait remonter plus de 3,85 milliards de dollars dans l’archipel britannique célèbre pour son absence d’imposition.

Après le durcissement relatif de la législation impulsée par l’OCDE, Nike a décidé en 2014 de démanteler son réseau offshore, sans pour autant renoncer à minimiser ses impôts. Le poids lourd de l’habillement a su s’adapter pour profiter des failles de la régulation financière internationale. Le groupe a ainsi créé une nouvelle société aux Pays-Bas destinée à encaisser les droits liés à ses marques : Nike Innovate CV, qui désigne en réalité une société en commandite (Commanditaire Vennootschap). Le montage consiste à mettre cette entité sous la coupe de deux filiales américaines de Nike, puis de laisser faire les subtilités des mécanismes fiscaux américains et néerlandais. Le fisc hollandais estime que, la société étant détenue par des filiales américaines, il incombe aux autorités états-uniennes de prélever l’impôt, tandis que les services fiscaux américains jugent pour leur part que, la société étant domiciliée aux Pays-Bas, il serait de la responsabilité de ce pays de taxer cette filiale. Grâce à ce jeu de neutralisation, Nike serait parvenu à ne payer aucun impôt en 2016, selon les Paradise Papers.

De l’autre côté de l’Atlantique, la marque à la virgule a également su contourner ses obligations de contribuable en transférant une partie de ses profits à l’étranger. « À date de 2016, Nike avait réalisé 12,2 milliards de profits à l’étranger, sur lesquels l’entreprise aurait dû payer 4,1 milliards de dollars si elle avait rapatrié ces profits », faisait valoir fin 2017 l’Itep (Institute on Taxation and Economic Policy, un think tank américain non partisan). Une habileté qui a évidemment un coût pour les États lésés, mais aussi sur la chaîne de production et de distribution. « Les montants annuels d’évasion fiscale de Nike estimés par les journalistes de la Tribune de Genève – 60 millions de dollars par an en moyenne – correspondent à ce qu’il faudrait pour assurer des salaires vitaux à 287 000 ouvrier.ère.s au Vietnam et 241 000 ouvrier.ère.s en Indonésie », estime par exemple le collectif Éthique sur étiquette.

 

LE GUIDE TOURISTIQUE DE LA FRAUDE : Guam

Située près des Philippines, cette ex-colonie espagnole aux plages de sable fin de 550 km2 abrite depuis 1944 l’une des plus importantes bases militaires américaines dans le Pacifique, mais aussi deux millions de serpents et… un climat fiscal extrêmement opaque. Figurant sur la liste noire des paradis fiscaux de l’Union européenne (UE), ce territoire non incorporé des États-Unis ne semble pas pressé de se soumettre aux normes internationales. « Guam a refusé de coopérer avec les autres pays sur les questions de fiscalité. En outre, Guam n’a montré aucun signe d’engagement public vis-à-vis des nouvelles normes internationales minimales (…) pour réduire l’évasion fiscale des entreprises », dénonçait Oxfam dans un rapport en 2017. Les autorités locales invoquent, pour justifier leur absence de coopération, leur incapacité, en tant que territoire des États-Unis, à signer des traités avec des États souverains. Le secrétaire au Trésor américain estime pour sa part que Guam devrait être couvert par les traités que les États-Unis ont passé avec les autres pays du G20 en termes de transparence financière. Un argument qui n’a pas convaincu l’UE jusqu’à maintenant, Guam possédant son propre système d’imposition, distinct de celui des États-Unis.

Loan Nguyen

 

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5 août 2018 7 05 /08 /août /2018 07:20
LIBERTÉ D’EXPRESSION. LA POÉSIE PALESTINIENNE DANS LES GEÔLES D’ISRAËL (L'HUMANITE - VENDREDI 3 AOUT 2018 - PIERRE BARBANCEY)

 

Dareen Tatour, poétesse de Nazareth, a été condamnée à cinq mois de prison pour incitation au terrorisme. « Résiste mon peuple, résiste-leur » : ce vers motive son arrestation.

Elle s’appelle Dareen Tatour. Elle est toute menue, n’a que 35 ans et, quand on la voit, on lui donnerait le bon Dieu sans confession, elle, une Palestinienne qui vient de Nazareth. Mais, au pays de la Terre promise, la chose est manifestement impossible. Parce que des confessions, la police et l’armée israélienne en veulent et en redemandent. Surtout lorsqu’il s’agit des Palestiniens. Pour cela, tout est permis.

Depuis son plus jeune âge, Dareen couchait des mots sur le papier. Un assemblage de phrases qui s’est transformé en poèmes. Les thèmes traités ont évidemment évolué de l’enfance à l’adolescence jusqu’à la perception de l’adulte. L’amour, la perte d’un être cher mais aussi la souffrance nationale et la résistance. Il y a quelques années, elle se met à afficher en ligne sa poésie. De fil en aiguille, elle accompagne ses poèmes d’images de ses frères et sœurs palestiniens qui affrontent, la fronde à la main, l’occupant israélien. « Résiste, mon peuple, résiste-leur, résiste au pillage des colons et suis la caravane des martyrs », déclame- t-elle un jour d’octobre 2015, alors qu’à Jérusalem-Est, les jeunes se révoltent et sont réprimés. La sensibilité de Dareen Tatour est à fleur de peau. Il y a une chose qu’elle ne savait pas et que révèle Adalah-NY, une organisation basée à New York qui milite pour la campagne Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) contre Israël : les médias sociaux sont sous haute surveillance. Des centaines de Palestiniens ont ainsi été poursuivis et emprisonnés pour de simples écrits sur leur page Facebook. La jeune femme n’est pas passée au travers, son post n’a pas échappé à la sagacité des censeurs israéliens.

Un beau matin, elle est arrêtée au domicile de ses parents, dans le village de Reineh, près de Nazareth. On ne sait pas si, à l’instar de la raillerie de Léo Ferré, les flics qui sont venus la chercher lui ont lancé « Poète, vos papiers ! », mais on peut supposer que, comme Rimbaud, sa mère a vu « l’âme de son enfant livrée aux répugnances ». Ce n’est qu’au bout de vingt jours qu’on daigne lui faire connaître les charges retenues contre elle. Dareen était détenue pour « incitation à la violence » à cause de deux messages postés sur Facebook et d’une vidéo sur Youtube ! Elle est emprisonnée trois mois puis placée en résidence surveillée. Non pas chez elle, mais près de Tel-Aviv, avec interdiction de publier ses écrits et d’utiliser Internet (sic). Une situation qui va durer près de trois ans avant son retour à Nazareth et, en prime, l’obligation de porter un bracelet électronique. En avril 2016, elle fait cependant savoir : « On m’a envoyée en prison pour avoir écrit un poème. Mais la poésie est devenue la clé de ma porte vers la liberté et je vais m’accrocher à celle-ci jusqu’à la fin. » En mai 2017, les conditions de sa détention ont été assouplies. Elle a pu sortir, de 9 heures à 19 heures, accompagnée de « gardiens bénévoles » dûment approuvés par un tribunal.

« J’ÉTAIS EN TRAIN D’ÉCRIRE JUSTE POUR M’EXPRIMER »

Ainsi donc, de simples mots – « Résiste mon peuple, résiste-leur » – effraient l’État d’Israël, sa police et son armée, qui est l’une des plus puissantes du monde. On comprend mieux pourquoi Ghassan Kanafani, Majed Abu Sharar et Kamal Nasser, pour ne parler que de ces écrivains, ont été assassinés par les services israéliens. De leur côté, les islamistes algériens du FIS et du GIA avaient eux aussi promis de faire « périr par le sabre » ceux qui « luttaient avec la plume ». Du mot naît l’idée. De l’idée naissent l’action et la résistance à tout totalitarisme, qu’il soit idéologique, religieux, colonial ou les trois à la fois ! « Je ne savais pas que l’écriture pouvait changer quoi que ce soit. J’étais en train d’écrire juste pour m’exprimer », a expliqué Dareen Tatour au site Mondoweiss. Pendant toutes ces années, de nombreux comités de soutien se sont créés dans le monde.

Elle a finalement été jugée, lundi, et condamnée à cinq mois de prison ferme (et six mois avec sursis) pour incitation au terrorisme, à l’issue d’un procès aux allures parfois surréalistes. Notamment lors d’une discussion portant sur la traduction en hébreu de mots arabes utilisés dans le poème de Dareen. « Je me m’attendais pas à ce que la justice soit rendue. Dès le départ, le dossier était politique parce que je suis une Palestinienne et que je soutiens la liberté d’expression », a- t-elle commenté sobrement en ajoutant : « C’est un État raciste et la loi sur l’État-nation juif prouve que l’apartheid existe ici. Ils ne me feront pas abandonner. Je ne suis pas la première prisonnière et je ne serai pas la dernière. Je continuerai. » Il est vrai que, par ailleurs, dans les écoles israéliennes, les élèves apprennent les vers d’un poète sioniste et révisionniste, Uri Zvi Greenberg, qui écrivait : « Le sang déterminera qui sera l’unique dirigeant. »

Ironie de l’histoire : loin de se laisser intimider ou abattre, Dareen Tatour a profité de cet enfermement forcé pour se remettre à écrire. « J’ai été arrêtée et jugée à cause de la langue arabe, dit-elle, et j’appelle tout le public arabe à continuer d’écrire et de s’exprimer dans notre langue. » Mais peut-être les juges et les dirigeants politiques israéliens devraient garder en mémoire cette parole du grand poète palestinien Mahmoud Darwich, exilé et mort loin de sa terre : « Sans doute avons-nous besoin aujourd’hui de la poésie, plus que jamais. Afin de recouvrer notre sensibilité et notre conscience de notre humanité menacée, et de notre capacité à poursuivre l’un des plus beaux rêves de l’humanité, celui de la liberté. »

Pierre Barbancey

 

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5 août 2018 7 05 /08 /août /2018 07:18
SEBASTIEN JUMEL (DEPUTE PCF) - EXPLICATION DE VOTE MOTION DE CENSURE GDR, NOUVELLE GAUCHE, FI

" Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, chers collègues, pour les parlementaires communistes que nous sommes, cela fait plusieurs mois que la coupe de ce président, de son gouvernement, de sa majorité, est pleine. Ce qui ressort des échanges que nous avons avec nos concitoyens, au quotidien, est sans appel : la coupe que vous servez aux Français est pleine d’une politique à sens unique, qui fait mal aux classes populaires, qui fait mal aux classes moyennes.

Quarante et une réformes, avez-vous rappelé, pour abîmer la France, pour renoncer à l’aménagement de nos territoires. Pouvoir d’achat des retraités attaqué, emplois aidés supprimés, crise de l’hôpital laissée sans réponse, attaques contre le monde du travail, diminution des aides personnalisées au logement, torpillage du logement social, soustraction des services publics dans les milieux ruraux et dans les villes moyennes, volonté de tuer à petit feu nos communes, renoncement à un État qui corrige les inégalités. Et en même temps – cela va de pair – cadeaux fiscaux par milliards à ceux pour qui l’argent dégouline déjà !

Vous agissez comme s’il fallait jeter par-dessus bord la République qui protège, pour servir ceux qui pensent que l’heure est venue d’administrer à la France la purge thatchérienne, comme jadis ils auraient saigné le malade pour mieux le guérir. Nous vivons un niveau d’attaque contre le modèle social français qui n’a pas connu d’équivalent. Nos concitoyens ne sont pas dupes de cette entreprise ultralibérale. La coupe est pleine et nous avons donc mille et une raisons de voter la défiance contre votre gouvernement, contre sa politique dont nous pensons qu’elle abîme la République.

L’idée qu’Emmanuel Macron est le président des riches ne fait plus débat. À ce niveau, d’ailleurs, ce n’est plus le sparadrap du capitaine Haddock qu’il traîne, mais un boulet de galérien. Cela étant, jusqu’aux quinze derniers jours, qui ébranlèrent le « nouveau monde », pouvait demeurer l’illusion qu’une nouvelle manière de faire de la politique était incarnée par ce jeune président élu sur la promesse d’une « République exemplaire ». Mais patatras ! Cette construction-là s’effondre à son tour. Nous mesurons, à travers ce que révèle le comportement du collaborateur préféré du Président, à travers la latitude, les facilités dont il a joui, la dissimulation, les avantages multiples dont il a bénéficié, après même que ses actes répréhensibles ont été connus au sommet de l’État, que cette construction était un château de cartes, un tour de passe-passe. La République exemplaire est en fait un mirage posé sur l’horizon des Français.

Cette affaire Benalla-Élysée-Macron, qui survient en plein débat sur le projet de réforme constitutionnelle, agit comme le révélateur d’une gouvernance qui n’a d’exemplaire que la façon dont elle consacre, comme jamais jusqu’alors, l’hypertrophie présidentielle dans la pratique de nos institutions. Cette affaire révèle une présidence Macron qui s’occupe de tout et du reste, pratique sans complexe la confusion des pouvoirs, organise un État de déférence, et même de révérence, et qui, au-dessus du Gouvernement, passé à l’ombre, orchestre un gouvernement bis, au mépris même de nos institutions.

Cette présidence sourde aux avertissements du pays, ivre de ses vérités, fait passer la précipitation pour de l’esprit de décision. Elle veut au quotidien étouffer le débat démocratique et désormais, même, elle le délégitime, elle le caricature en immobilisme pour mieux demain le réduire à peau de chagrin, en remplaçant les représentants du peuple par des technocrates qui mettront en œuvre vos projets, vos pseudo-vérités du marché libre et sans entraves. Ce qui gêne le plus cette présidence, c’est l’idée que l’opposition discute ses projets, des projets qu’elle voudrait déjà décisions, en vertu de la vitesse d’exécution libérale.

Nous ne distinguons pas cette affaire de violence politique, d’impunité et de sentiment de toute puissance du projet de réforme constitutionnelle du président Macron, de son projet de société du laisser-faire et du laisser-passer, débarrassé de tout ce qui lui fait obstacle. Le Parlement vient de faire la démonstration par l’absurde de la caricature et de la nocivité de cette réforme.

Nous sommes face à un président qui, décidément, a emprunté l’itinéraire d’un enfant gâté, qui ne supporte pas le temps de la démocratie ; un président dont le projet constitutionnel présente des similitudes troublantes avec celui de la Constitution du Second Empire de Napoléon III ; un président qui n’aime pas la transparence, comme en témoigne le texte sur le secret des affaires ; un président gêné par la liberté de la presse, comme l’illustre le texte sur les fake news ; un président qui veut moins de Parlement pour plus de Président.

Monsieur le Premier ministre, en vous écoutant, on a l’impression que la chanson Tout va très bien, madame la marquise redevient d’actualité.

Le peuple ne l’entend pas de cette oreille. En votant cette motion de censure, nous sommes fidèles à sa colère".

(Applaudissements sur les bancs des groupes GDR, FI et NG).

 

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4 août 2018 6 04 /08 /août /2018 08:52
Braderie de Morlaix (photo Le Télégramme)

Braderie de Morlaix (photo Le Télégramme)

COMMUNIQUE DE PRESSE du PCF Morlaix

Publié dans le Télégramme le 2 août. 

Les commerçants prennent une nouvelle fois l'eau.

 

Rendez vous estival des touristes, locaux et des commerçants pendant l'été, la grande Braderie de Morlaix s'est bâtie une solide réputation, tant l'implication et le professionnalisme des « locaux » n'est plus à faire et surtout à démontrer.

L'équipe Municipale a décidé de mener la vie dure à cette association de commerçants très active dans l'éveil et à l'animation du centre ville.

Elle s'est vue dans l'obligation d'assurer et de prendre en charge les coûts de sécurité liés à l’événement.

Un véritable coup de couteau dans le dos des commerçants qui, après avoir pour certains bu la tasse dans la nuit du 3 au 4 juin, se retrouvent une nouvelle fois noyés mais cette fois volontairement.

Il est donc certain que les coûts engendrés par cette sécurité mais aussi l’installation de surcoût ne vont pas faciliter les efforts de cette association qui se donne comme objectif de participer à   la remontée économique du commerce de centre ville.

Après les associations sportives, les commerçants morlaisiens seraient-ils la nouvelle cible de la municipalité Le Brun ? 

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4 août 2018 6 04 /08 /août /2018 08:52
Les communistes présents au festival du Bout du Monde à Crozon

Festival du Bout du Monde à Crozon 

Samedi 4 Août de 14h00 à 17H00  à l'entrée des cars du festival ( chemin d'accés au festival)

Parce que la fête et le partage n'interdisent pas la réflexion et la conscience politique ... 

des militants communistes finistériens iront à la rencontre des festivaliers, distribueront des flyers pour la féte de l'huma, vendront la vignette de bon de soutien de la fête de l'Humanité (ouvrant droit à l'entrée pour les 3 jours), feront signer la pétition pour exiger une autre République que celle de la monarchie présidentielle des présidents qui se succèdent depuis des décennies, dérive autoritaire qu'accentue encore Emmanuel Macron. 
 
 
 
Les communistes présents au festival du Bout du Monde à Crozon
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