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17 juin 2018 7 17 /06 /juin /2018 05:58
La fusion entre Fincantieri et Naval Group, l’autre dossier entre la France et l’Italie (Médiapart - Martine Orange, 15 juin 2018)
La fusion entre Fincantieri et Naval Group, l’autre dossier entre la France et l’Italie
 PAR 

 

En dépit des tensions diplomatiques, le nouveau premier ministre italien avait une bonne raison de se rendre à l’Élysée : discuter de l’avancement du projet de rapprochement entre les chantiers publics navals italiens Fincantieri et les anciens arsenaux français Naval Group.

 

n dépit des tensions diplomatiques entre la France et l’Italie sur l’immigration, il y avait une bonne raison pour que le nouveau premier ministre italien rencontre, malgré tout, Emmanuel Macron ce vendredi 15 juin à l’Élysée. Pas plus que son prédécesseur, Giuseppe Conte ne veut laisser passer la chance historique que lui offre le gouvernement français actuel : réaliser une fusion entre les chantiers navals italiens Fincantieri et Naval Group (ex-DCNS).

Alors que le groupe public naval italien a déjà récupéré 50 % des chantiers de Saint-Nazaire pour 80 millions d’euros – les actifs du chantier sont estimés entre un et deux milliards d’euros –, le gouvernement français propose de prolonger la coopération en y adjoignant les anciens arsenaux militaires. « C’est le gros lot offert par la France pour faire oublier le clash avec l’Italie au moment de l’affaire STX France », grince un proche du dossier. Le gouvernement français avait alors violemment froissé Rome, en annonçant en juillet 2017 la pseudo-nationalisation des chantiers de Saint-Nazaire pour s’opposer à la prise de contrôle de Fincantieri.

Le dossier est complexe. Pourtant, côté français, on semble pressé d’aboutir : les deux gouvernements espèrent, selon nos informations, pouvoir annoncer ce grand projet en octobre, à l’occasion du salon Euronaval. Le sujet est quasi exclusivement discuté par l’Élysée, sous la direction d’Alexis Kohler, et par Bercy ; le ministère de la défense, pourtant le premier concerné, semble jouer les supplétifs, afin de contourner l’opposition de l’armée.

Dans un premier temps, le rapprochement se ferait par un échange de participations de l’ordre de 10 % : Thales, actionnaire à hauteur de 35 % de Naval Group, aux côtés de l’État, actionnaire à hauteur de 62 %, serait appelé à rétrocéder 10 % aux Italiens. Par la suite, les échanges de participations pourraient monter à 35 % ou davantage, au fur et à mesure que des programmes communs seraient élaborés. Il s’agirait de concevoir et de réaliser en commun de nouveaux bâtiments de surface, de mutualiser les efforts de recherche et de développement, de réaliser des synergies – en d’autres termes, des économies – grâce à la mutualisation des achats.

Le nom du projet est déjà tout trouvé. Pour le gouvernement, il s’agit de construire un « Airbus de la mer ». Le seul nom fait déjà frémir nombre d’observateurs, qui redoutent que l’Airbus de la mer ne devienne l’équivalent de l’Airbus du rail entre Siemens et Alstom. « Un nouveau bradage industriel français se prépare », dénonce une partie de l’encadrement et des salariés de Naval Group, qui multiplient les alertes auprès de tous les experts et décideurs politiques. À leurs côtés, de nombreuses voix, tant du côté industriel que militaire, se font entendre pour dénoncer ce mariage qui n’a rien d’égal, où DCNS risque de passer sous contrôle italien, désintégrant au passage la filière industrielle maritime ou ce qu’il en reste.

Car même si Fincantieri affiche un chiffre d’affaires (5 milliards d’euros) plus gros que Naval (3,7 milliards), les compétences entre les deux groupes sont loin d’être équivalentes. D’un côté, le groupe italien est d’abord et surtout un constructeur de bateaux de commerce et ne fabrique pas de coques de navire militaire. De l’autre, DCNS a grandi en développant des bateaux militaires totalement intégrés, à l’image des frégates Fremm (celles vendues pour plus d’un milliard d’euros par Sarkozy aux Russes).

Il s’appuie sur une coopération poussée avec Thales en matière de système d’armement et d’électronique embarquée, désormais beaucoup plus importants que les bâtiments. De plus, c’est DCNS qui conçoit et fabrique les sous-marins nucléaires, la partie la plus importante de la dissuasion française. C’est toute cette intégration, cette filière industrielle qui, selon des connaisseurs du dossier, est menacée, au risque de laisser la défense nucléaire orpheline car coupée du reste de l’entreprise, de ses recherches, de ses travaux.

Dans les discussions en cours, selon nos informations, c’est Fincantieri qui demande la direction des opérations. Le président du groupe italien, Giuseppe Bono, s’estime en position de force après avoir remporté au Qatar un contrat de cinq corvettes équipées, son premier grand contrat de ce type, obtenu semble-t-il après de nombreuses concessions et marchandages. S’appuyant sur ce succès, le groupe italien revendique aussi d’avoir le contrôle de certains marchés d’exportation substantiels comme le Brésil, bien que Naval Group y soit un fournisseur important et de longue date. De même, il pousse pour être le maître d’œuvre des futurs programmes, en s’appuyant sur ses fournisseurs et ses sous-traitants.

Thales a tout de suite vu le danger. Il craint de ne plus être le fournisseur exclusif de la défense française et de se retrouver exclu ou en position minoritaire des futurs contrats au bénéfice de son concurrent italien, Leonardo. « Nous sommes davantage qu'un actionnaire, puisque nous avons apporté en 2007 nos systèmes de combat en échange d'une montée dans le capital du constructeur naval, afin de partager notre destin. Quand on fait la frégate FTI avec Naval Group, c'est comme pour le Rafale avec Dassault, c'est une alliance à la vie, à la mort », a expliqué fin mai le PDG de Thales, Patrice Caine, lors de son assemblée générale. Et pour asseoir son opposition à ce projet, il menace de ne pas céder une seule action de Naval Group s’il ne récupère pas ses systèmes de combat.

La demande est jugée inacceptable par le gouvernement et par le PDG de Naval Group, qui veulent à tout prix voir aboutir l’opération. Ceux-ci cherchent par tous les moyens à tordre le bras au président de Thales. Car sans lui, rien ne peut se conclure.

« Macron a remis en cause la doctrine de la France sur la défense »

Cela fait longtemps que la France souhaite un regroupement des capacités de construction navales en Europe, afin de réduire les coûts de développement et les surcapacités. Pendant des années, les gouvernements allemand et français ont regardé si un rapprochement était possible entre leurs chantiers navals. Le projet n’a jamais pu aboutir. « Il aurait fallu sacrifier soit Kiel, soit Cherbourg. Aucun des États n’était prêt à un tel sacrifice », explique un connaisseur du dossier. L’idée a donc été enterrée. 

En parallèle, des conversations ont été engagées avec l’Italie, sans que cela n’aille très loin. Jusqu’à ce que Hervé Guillou soit nommé président de DCNS en 2014. Ingénieur de l’armement, passé chez EADS où il a travaillé aux côtés de Tom Enders, alors président de la branche défense (Cassidian, devenu Airbus Defence & Space), avant de reprendre lui-même la présidence de cette unité, Hervé Guillou rêve dès son arrivée chez DCNS – qu’il renomme Naval Group – à une grande alliance européenne.

Il commence donc à travailler sur des hypothèses de rapprochement avec le groupe public italien Fincantieri. Plusieurs scénarios sont alors évoqués sous le nom de Magellan, Magellan +, Magellan ++, qui échafaudent un rapprochement plus ou moins poussé avec Fincantieri. Mais le projet capote. Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la défense de François Hollande, s’oppose à ce rapprochement, considéré tant par les militaires que par les industriels comme une perte de compétences et de contrôle dangereuse pour la défense.

L’arrivée d’Emmanuel Macron change radicalement la perspective. Sous l’influence d’Hervé Grandjean, concepteur de son programme de défense dans le cadre de la campagne présidentielle, devenu conseiller industriel au ministère de la défense, le président de la République n’a plus du tout la même approche des questions stratégiques.

 

« Peu de personnes y ont pris garde. Mais lors de son intervention au Bourget [le 20 juin 2017], Emmanuel Macron a totalement remis en cause la doctrine traditionnelle de la France en matière de défense. Tandis que jusqu’alors tout reposait sur la conception de l’autonomie nationale stratégique, il a parlé de compétences partagées, de dépendance mutuelle. En gros, on partage tout avec les autres Européens, au nom d’une défense commune qui risque de ne jamais exister. En matière de défense, les Européens ne sont d’accord sur rien. Et il n’y a que la France qui mette ses compétences en partage. Tous les autres les conservent soigneusement », dénonce un opposant à ce changement de doctrine.

Ce jour-là, tous les observateurs relèvent qu’Hervé Guillou est au premier rang pour écouter le discours présidentiel du Bourget. Il attend son heure, qui ne tarde pas à venir. Alors que le conflit avec Rome s’envenime en juillet 2017, après l’annonce de la nationalisation de STX, le président de Naval Group s’empresse de ressortir son dossier Magellan et d’aller le vendre auprès du gouvernement.

Proposer une grande alliance avec Fincantieri dans le domaine militaire maritime, voilà la bonne solution pour sortir par le haut de la brouille diplomatique avec le gouvernement italien et amener Fincantieri à accepter des concessions sur Saint-Nazaire comme le demandent les grands clients du chantier, à commencer par MSC. Dès sa visite à Rome début septembre, Bruno Le Maire, qui est chargé de déminer le dossier, commence à parler de ce projet. L’idée est tout de suite acceptée par le gouvernement italien : il n’en espérait pas tant, surtout à de telles conditions.

Depuis, le projet de rapprochement chemine rapidement. Outre l’opposition de Thales, le seul vrai point d’achoppement semble être la bataille des égos entre le président de Naval Group et Fincantieri, l’un et l’autre réclamant tout le pouvoir. C’est ainsi que se décide la politique industrielle et de défense française pour le gouvernement. Au vu des précédents d’Alstom, de Technip ou de Saint-Nazaire, menées avec la même logique par Emmanuel Macron, il y a tout à craindre.

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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 05:45
Le 30 juin 2018, Rassemblement contre la fermeture de la maternité de Guingamp à 11h devant la Mairie: tous ensemble pour la défense du service public hospitalier de proximité!
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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 05:28
On va met un pognon dingue dans les minimas sociaux - c'est MACARON l'homme aux millions qui l'dit!

La sortie d'Emmanuel Macron sur les minima sociaux n'est pas passée inaperçue. La vidéo, qui circule partout, a été diffusée par les services de l'Elysée. 

Dans un langage de charretier, le Président déclare : "On met un pognon de dingue dans les minima sociaux (...). On met trop de pognon, on déresponsabilise."

Un tel langage est sans doute destiné à "faire peuple" et à contrebalancer son image de Président des riches. En clair, il veut dire que nous dépensons trop d'argent pour les pauvres, qui sont responsables de leur situation.

Celles et ceux, qui, à " La République en marche", commençaient à réclamer un tournant social de la politique gouvernementale peuvent aller se rhabiller.
Pour paraphraser le Président, je serais tenté de dire : "On met un pognon de dingue dans les exonérations fiscales et sociales, dont bénéficient, en priorité, les entreprises du CAC 40: crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi : 44 milliards d'euros, crédit d'impôt recherche : 7 milliards d'euros, exonérations de cotisations pour la sécurité sociale : 28 milliards d'euros, par an.

Cela déresponsabilise leur direction et ne résout pas le chômage

Mais cela, Macron ne l'a pas dit. Il est tellement plus simple de cibler les pauvres, ceux qui "ne sont rien", comme il le dit tout aussi élégamment. 

Puisqu'il est beaucoup question de "pognon de dingue", ces jours-ci, l'actualité de ce vendredi nous en livre un brillant exemple.
Le groupe Carrefour réunit aujourd'hui l'assemblée générale de ses actionnaires. Un plan massif de suppressions d'emplois est en cours : 2400 au siège social, 1800 dans les ex-magasins Dia; dont 243 seront fernés sur 273, 485 dans le réseau des hypermarchés. Notons, au passage, que Carrefour ne se sera guère démené pour trouver des repreneurs des magasins Dia, qu'ils avaient rachetés. Cette blague! On ne va pas nourrir la concurrence.
Dans ces conditions, nous aurions pu penser que les dirigeants du groupe seraient modestes sur les rémunerations qu'ils s'attribuent. Et bien, pas du tout. C'est même le contraire.
L'ex-PDG, Georges Plassat, qui a exercé jusqu'à mi-2017, a perçu 13,1 millions d'euros de revenus fixes, auxquels s'ajoutent 900 000 euros de revenus variables, le tout pour 6 mois. Le tableau ne serait pas complet si nous omettions ses 140 000 actions qu'il possède dans le groupe, pour une valeur de 3 millions d'euros, qu'il pourra percevoir l'année prochaine. Il disposera, par ailleurs, d'une retraite de 517 000 euros par an..
Le nouveau PDG, Alexandre Bompart, quant à lui, aura perçu, pour les 6 derniers mois de 2017, 1,9 million d'euros. Il fait presque figure de parent pauvre.
Il y a, en outre, toutes les chances pour que l'assemblée générale des actionnaires ne trouve rien à redire sur ce pont d'or à l'ancien PDG. Eux-mêmes se seront partagé 350 millions d'euros au titre des dividendes de 2017, soit environ 50% des bénéfices annuels réalisés;
A l'inverse, les salariés se seront vus attribuer une prime annuelle, au titre de l'intéressement aux bénéfices, de...57 euros; Il aura fallu qu'ils fassent grève pour que la somme soit portée à 557 euros.
Pour paraphraser Emmanuel Macron, il existe bien des premiers de cordée, mais, derrière eux, il n'y a pas de cordée.

Patrice Carvalho, ancien député communiste de l'Oise (jusqu'en 2017) - 14 juin 2018

On va met un pognon dingue dans les minimas sociaux - c'est MACARON l'homme aux millions qui l'dit!
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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 04:45
Dominique Watrin et Christine Prunaud, sénateurs du Pas-de-Calais et des Côtes-d’Armor, collectent les préoccupations des personnels de santé sur le terrain en vue de l’élaboration d’un plan d’urgence national.

Dominique Watrin et Christine Prunaud, sénateurs du Pas-de-Calais et des Côtes-d’Armor, collectent les préoccupations des personnels de santé sur le terrain en vue de l’élaboration d’un plan d’urgence national.

« Nous menons un tour de France des hôpitaux afin d’être alertés sur les problèmes locaux. L’objectif, c’est de discuter d’un plan d’urgence pour l’hôpital public, qui est en grande souffrance. Cette réunion nationale, le 5 juillet, nous permettra de faire une synthèse de toutes nos rencontres sur le terrain. Nous aurons ensuite un rendez-vous autour du 9 juillet avec la ministre de la Santé », expliquent Dominique Watrin, sénateur du Pas-de-Calais, et Christine Prunaud, sénatrice des Côtes-d’Armor, tous les deux membres du groupe communiste au Sénat.

 

« Ce sont les choix comptables qui priment »

 

Jeudi, ces parlementaires ont mené « au pas de charge » les visites dans les Côtes-d’Armor, de Dinan à Lannion, pour écouter les représentants syndicaux et les directions d’établissement. « Il ressort une grande souffrance du personnel, car tout fonctionne par injonction. Ce sont les choix comptables qui priment. Il en résulte des fuites des patients mais aussi des personnels vers le privé. Il faut d’urgence un programme d’investissement pour rénover les bâtiments, sachant que les hôpitaux sont presque tous en déficit, et un plan de recrutement pour renforcer les équipes soignantes. On doit réaffirmer l’importance d’un service public ».

Des enjeux forts qui vont à contre-courant de l’actualité de Guingamp. Il y a presque un mois, l’Agence régionale de santé a annoncé la fermeture de la maternité de l’hôpital pour des raisons de sécurité. « C’est toujours cet argument de la sécurité qui est mis en avant pour justifier une fermeture. On voit sur ces dernières années une accélération des restrictions budgétaires. Alors, la tentation de la concentration des établissements est forte. Mais les petits hôpitaux ont cet atout de la proximité, face à ces usines à bébés qui se mettent en place avec 2 000 à 3 000 naissances par an », dénonce Dominique Watrin.

 

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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 04:42
A l'hôpital de Morlaix, ce jeudi 14 juin, à midi, rencontre des sénateurs communistes Dominique Watrin et Christine Prunaud avec le comité de défense de l'hôpital et les organisations syndicales (la CGT était présente au point presse, et la CFDT a participé à la rencontre avec les sénateurs auparavant avec la CGT). Des points forts des échanges ont porté sur la réouverture rapide de la cardiologie à l'hôpital de Morlaix, essentiel pour tout l'hôpital de Morlaix et les habitants de la région, la nécessité d'interpeller l'ARS sur cette question, ainsi que sur la précarité à l'hôpital et l'impact des politiques d'austérité et de fragilisation de l'hôpital public. Photo Jean-Marc Nayet

A l'hôpital de Morlaix, ce jeudi 14 juin, à midi, rencontre des sénateurs communistes Dominique Watrin et Christine Prunaud avec le comité de défense de l'hôpital et les organisations syndicales (la CGT était présente au point presse, et la CFDT a participé à la rencontre avec les sénateurs auparavant avec la CGT). Des points forts des échanges ont porté sur la réouverture rapide de la cardiologie à l'hôpital de Morlaix, essentiel pour tout l'hôpital de Morlaix et les habitants de la région, la nécessité d'interpeller l'ARS sur cette question, ainsi que sur la précarité à l'hôpital et l'impact des politiques d'austérité et de fragilisation de l'hôpital public. Photo Jean-Marc Nayet

Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital

A l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, les sénateurs communistes Dominique Watrin (Pas-de-Calais) et Christine Prunaud (Côtes d'Armor), dans le cadre du tour de France des hôpitaux des parlementaires communistes (déjà 64 établissements visités), ont rencontré avec Ismaël Dupont, élu communiste à Morlaix et Morlaix-Communauté, la directrice de l'hôpital, Mme Bénard, et la présidente du Conseil de surveillance, Mme Agnès Le Brun, maire de Morlaix, pendant une heure et quart avant de faire des visites de certains services (Urgences, Médecine 1, Psychiatrie) avec Madame Bénard et le Docteur Le Moine, et de rencontrer les organisations syndicales (la CGT et la CFDT ont répondu à l'invitation à débattre pendant une heure) et le comité de défense de l'hôpital de Morlaix (une vingtaine de membres présents à midi).

Des échanges très ouverts et intéressants sur la difficulté à conserver les médecins spécialistes, l'impact du numerus clausus, l'intégration des médecins étrangers, l'impact de la désertification médicale sur l'engorgement des urgences, la difficulté de faire venir des médecins dans les maisons médicales, l'alternative des maisons de santé, les grands travaux de rénovation de l'hôpital (pas encore actés, malgré les annonces de la presse), les perspectives de réouverture de la cardiologie, la concurrence avec les cliniques privés, la nécessité d'avoir aussi une communication positive sur ce que l'ensemble des personnels de l'hôpital font de très bien, les sous-effectifs et les difficultés de garantir une prise en charge de qualité dans les EHPAD, la précarité à l'hôpital de Morlaix (300 emplois en CDD, qui mettent beaucoup de temps à être stagiairisés, des précaires qui peuvent le rester pendant 4-5 ans), la suppression de 95 postes ETP depuis 2015 (liée aussi à l'externalisation de services comme la cuisine de l'hôpital, le jardinage, l'entretien), l'impact de la loi Bachelot, des réductions continus de financement de l'hôpital public.

Nos parlementaires ont beaucoup de moyens à leur disposition pour interpeller avec nous l'ARS et la ministre de la santé Buzyn (demande de réunion pour début juillet par Dominique Watrin). 

 

 

Les Sénateurs Communistes Christine Prunaud et Dominique Watrin avec la présidente du Comité de Surveillance de l'hôpital, Agnès Le Brun

Les Sénateurs Communistes Christine Prunaud et Dominique Watrin avec la présidente du Comité de Surveillance de l'hôpital, Agnès Le Brun

Visite du bâtiment de psychiatrie "les Mouettes" avec le docteur responsable et la cadre infirmière

Visite du bâtiment de psychiatrie "les Mouettes" avec le docteur responsable et la cadre infirmière

Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Rencontre de Christine Prunaud, Dominique Watrin, Ismaël Dupont avec la CGT et la CFDT de l'hôpital

Rencontre de Christine Prunaud, Dominique Watrin, Ismaël Dupont avec la CGT et la CFDT de l'hôpital

Rencontre avec le Comité de défense de l'hôpital, les représentants de la CGT, Yvonne Rainero, animatrice de la commission départementale Santé du PCF, et Christiane Caro, animatrice de l'atelier régional santé du PCF,  à midi, et point presse

Rencontre avec le Comité de défense de l'hôpital, les représentants de la CGT, Yvonne Rainero, animatrice de la commission départementale Santé du PCF, et Christiane Caro, animatrice de l'atelier régional santé du PCF, à midi, et point presse

Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Martine Carn, présidente du Comité de défense de l'hôpital, a pris la parole pour dire la nécessité absolue d'une réouverture de la cardiologie la plus rapide possible

Martine Carn, présidente du Comité de défense de l'hôpital, a pris la parole pour dire la nécessité absolue d'une réouverture de la cardiologie la plus rapide possible

Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Roger Héré a aussi pris la parole pour le Comité de défense de l'hôpital

Roger Héré a aussi pris la parole pour le Comité de défense de l'hôpital

Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital

Pique-nique fraternel au local de la section de Morlaix suite à nos rencontres à l'hôpital avec Christine Prunaud et Dominique Watrin, sénateurs communistes (Côtes d'Armor et Pas-de-Calais), les membres du comité de défense de l'hôpital et représentants du personnel CGT, et les militants, dont Christiane Caro et Yvonne Rainero, membres de la commission nationale santé du PCF, et animateurs Finistère et Bretagne de nos commissions santé. Photos Ismaël Dupont et Marie-Hélène Le Guen

Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
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Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
Une visite très riche de rencontres et d'enseignements des sénateurs communistes Christiane Prunaud et Dominique Watrin à l'hôpital de Morlaix ce jeudi 14 juin, avec rencontre avec la direction, des personnels soignants dans différents services, les organisations syndicales CGT et CFDT, et le comité de défense de l'hôpital
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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 04:00
Mardi de l'éducation populaire le 12 juin 2018: Yann Le Pollotec décrypte les origines, fondements, et conséquences de la Révolution numérique à Morlaix en posant la question de l'appropriation sociale et démocratique des nouvelles technologies
Mardi de l'éducation populaire le 12 juin 2018: Yann Le Pollotec décrypte les origines, fondements, et conséquences de la Révolution numérique à Morlaix en posant la question de l'appropriation sociale et démocratique des nouvelles technologies
Mardi de l'éducation populaire le 12 juin 2018: Yann Le Pollotec décrypte les origines, fondements, et conséquences de la Révolution numérique à Morlaix en posant la question de l'appropriation sociale et démocratique des nouvelles technologies
Mardi de l'éducation populaire le 12 juin 2018: Yann Le Pollotec décrypte les origines, fondements, et conséquences de la Révolution numérique à Morlaix en posant la question de l'appropriation sociale et démocratique des nouvelles technologies

C'était le mardi 12 juin à 18h, Yann Le Pollotec, responsable national du Parti communiste animateur des commissions Industrie - Révolution numérique, nous a proposé dans le cadre des Mardi de l'éducation populaire une conférence-débat passionnante et très pédagogique sur les origines, le mode de fonctionnement, les enjeux et les conséquences possibles pour le travail, la société, la santé, la science, de la Révolution Numérique, avec toujours le souci d'une vision contrastée, balancée, non manichéenne tout en alertant sur le projet politique, social, économique des Gaffa: ultra-libéral, individualiste, transhumaniste.

La prochaine session des mardi de l'éducation populaire aura lieu le mardi 3 juillet à 18h, et elle est ouverte à toutes les personnes intéressées, autour des enjeux contemporains autour de l'antisémitisme et de son histoire, avec Lucienne Nayet, militante de la mémoire, fille de déportée à Auschwitz, ancienne enfant cachée, présidente du Réseau du Musée de la Résistance Nationale de Champigny-sur-Marne et Marie-Noëlle Postic, sociologue CNRS en retraite, auteur de deux livres remarquables sur l'histoire des juifs en Finistère sous l'occupation et la déportation de familles entières de notre région.

En résumé: 

"C'est un sujet très politique: la révolution numérique impacte tous les aspects de notre vie: Parcours Sup, l'éducation, la santé. Elle bouleverse les rapports de production. Elle s'inscrit d'abord dans une révolution informationnelle qu'il faut saisir sur le long terme de l'histoire de l'homme, qui a commencé par l'invention de l'écriture, puis de l'imprimerie, puis par la mécanographie, programmes d'action stockés, puis par les débuts de l'informatique pour des raisons militaires et d'espionnage pendant la seconde guerre mondiale (Alan Turing, pour détecter les codes des sous-marins allemands), son développement autour du programme aérospatial américain pendant la guerre froide, l'émergence de la Silicon Valley et des premiers micro-processeurs dans les années 70, traduisant tous les phénomènes physiques de la nature sous des formes de chiffrage en 0-1. En 1980, les premiers ordinateurs individuels apparaissent, fin des années 90, c'est l'émergence du réseau numérique pour les Etats, les grandes entreprises d'abord, les universités, avec arpanet, financé par le ministère de la défense américain. La révolution financière, néo-libérale, s'est emparée de ces nouveaux outils au service de la spéculation et de la division et déréglementation du travail. La révolution numérique a été un support et un moyen pour changer l'économie et les modèles sociaux des années 70. Aujourd'hui, les Gaffa ont une capitalisation financière supérieure à ce que produit l'Allemagne, de l'ordre de 3500 milliards. Pourtant en 2000 il y a eu l'effondrement de la bulle internet, ce qui a produit un troisième âge de la révolution numérique, celui que nous vivons, lié à l'augmentation de la puissance de calcul des ordinateurs (doublée tous les 18 mois: loi de Moore), l'augmentation de la capacité de stockage et de capacité de transmission. Aujourd'hui, on est dans l'univers du stockage massif des données, le Big Data. Aujourd'hui, 98% des données produites sont stockées sous forme de traces numériques contre 2% en 1986. Cela ouvre la possibilité par exemple aux compagnies d'assurance de mettre des capteurs aux gens pour stocker des données sur leurs santés, leurs habitudes de vie. Google en sait souvent plus sur notre vie que notre conjoint ou l'Etat. Cela lui donne des capacités financières énormes".

Yann Le Pollotec a ensuite tenu à revenir sur la notion d'intelligence artificielle, qui fait souvent l'objet de fantasmes et d'interprétations abusives. Elle ne peut être créative, généraliste, s'adapter à de nouvelles situations: elle ne peut remplacer l'homme, quelques soient ses pouvoirs. 

Il a précisé les avantages et les risques de la multiplication des réseaux et données accessibles quasi immédiatement en temps réel. 

Il a expliqué comment émergeait le nouveau capitalisme de plateforme, symbolisé par Uber, avec des profitabilités extraordinaires, qui changent profondément la relation patron-salarié/travailleur-client et tire vers le bas les droits sociaux. 

Il a parlé de l'impact de la révolution numérique sur la santé, l'éducation (Parcours Sup), la culture, la politique, la surveillance et le respect des libertés et de la vie privée. 

Il a parlé du projet transhumaniste de certains patrons libertariens des Gaffa qui se voit bien substituer à l'Etat un modèle de capitalisme auto-géré par le numérique et des individualités, où la morale céderait le pas devant le solutionnisme, l'utilitarisme individualiste.        

Il a enfin parlé des impacts actuels de la révolution numérique sur le travail, l'emploi, le chômage, la possibilité de reconsidérer le temps et les temps de travail.    

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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 03:58
Paroles de nouveaux adhérents communistes en Finistère: Linda Veschetti, nouvelle adhérente à Carhaix
Linda Veshetti, professeur d'EPS, qui était déjà une militante syndicale et associative aguerrie, vient d'adhérer de manière spontanée au Parti Communiste, le mois dernier, dans la fédération du Finistère.
 
Elle s'explique sur ses motivations pour le Chiffon Rouge:   
 
" J’ai 41ans et je suis prof d’EPS. 
Je suis militante syndicale depuis 15 ans et communiste par les idées (mes potes me surnomment « la rouge ») depuis aussi longtemps je pense
Je rejoins le PCF cette année car je trouve que la période actuelle est politiquement et socialement  très violente ! Je ne supporte plus le mépris de l’actuel gouvernement qui mène clairement une politique de "classe". 
Les luttes pour un monde plus égalitaire nécessitent, en premier lieu l’engagement de ceux qui savent que les valeurs de fraternité, de solidarité et de partage doivent être défendues et portées haut. Je ne peux accepter que notre pays revienne sur des conquêtes sociales acquises de haute lutte
Les idées communistes ne sont pas « datées » mais au contraire modernes. Elles permettent de répondre aux besoins de l’immense majorité et portent l’espoir d’un avenir meilleur pour toutes et tous. 
L’intérêt général doit primer ! 
Petite-fille d’immigrés italiens, je suis particulièrement choquée de l’accueil et du traitement réservés (loi asile et immigration, « dublinés », camps de migrants) par l’Etat, aux gens qui fuient leur pays et qui souhaitent pour eux et leurs enfants un avenir meilleur. L’honneur est dans l’accueil, l’accompagnement et l’éducation, non pas dans l’abandon de nos devoirs de citoyennes envers toutes les personnes en difficulté.  
Mes deux grands-pères étaient communistes et j’ai été élevée et éduquée par des parents qui m’ont appris le sens et l’importance des valeurs de respect, partage, solidarité et d’égalité 
Je continue avec mes deux jeunes enfants !
Mon engagement syndical est important et chronophage, mais je compte bien trouver un peu de temps pour participer à des réunions avec les camarades des sections locale et/ou départementale" 
 
Lire aussi: 
 
Paroles de nouveaux adhérents communistes en Finistère: Linda Veschetti, nouvelle adhérente à Carhaix
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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 03:57

 

Qu'est-ce qui t'a poussé à adhérer au PCF? 

 

Plusieurs raisons : mon éducation, mes convictions sociales, ma bataille dans la vie, pour une vie plus humaine aussi bien professionnellement que personnellement.

 

Arrivée à l’âge de la retraite, je me trouve confrontée une situation qui me fait descendre de là où j’ai pu parvenir (prof d’allemand certifiée à 50 ans après un BTS en 1970 et des passages dans les entreprises privées dans les services export car j’étais douée en langues) suite à de nombreux combats dans la société et aujourd’hui c’est comme si tout ce que j’avais pu faire auparavant n’avait aucun sens.

 

Ce que j’ai pu espérer jeune, et ce pourquoi j’ai combattu toute ma vie (l’Europe,

et retrouver un bien être humain à être avec les autres, à échanger, à évoluer ),  je ne le vois nullement aujourd’hui et de plus je vois quelque chose de menaçant qui se profile :  un gouvernement qui méprise l’individu, lui retire son « passé » et son « avenir » avec des paroles facétieuses et détournées de la réalité et destinées à l’endormir. 

 

Donc, obligation de lutter encore et encore. Je me sens seule et comme abandonnée dans cette société actuelle qui nie les efforts effectués dans la vie quotidienne. J’ai besoin de rencontrer des personnes engagées pour retrouver espoir de créer une société dans laquelle l’humain est considéré et peut agir pour transformer sa vie.

 

Le PCF résonne en moi car j’y entends des paroles qui me rassurent sur l’humain, paroles qui décrivent très bien l’hypocrisie des annonces et actes du gouvernement, lequel détruit l’individu et son travail et sa place dans la société. On fait disparaître l’homme et ceci avec le consentement intéressé pour un avenir strictement personnel et égoïste des jeunes « loups » arrivés au pouvoir. Cependant cet « avenir » est faux.

 

Où sont passées les forces intellectuelles ?

Ce que je trouve inquiétant, c’est la « passivité », la « résignation » de la population devant les « supercheries », les mensonges et les paroles moralisantes pratiquées par le gouvernement pour endormir le peuple.

Les médias sont muets ou admiratifs, etc … Je ne supporte pas cela et j’ai trouvé une résistance intelligente au PC avec des paroles justes et des actes des élus du PCF et des militants face à la négation de l’individu et de l’humanité et cela pour sauvegarder  et exercer l’esprit critique, de discernement, le pouvoir de l’expression et une vie meilleure.

 

 

Y a t-il eu des rencontres, des antécédents familiaux, des engagements qui t'ont conduit à cette adhésion ? 

 

Des discussions et des prises de position dans ma famille m’ont permis de réfléchir.

Déjà, enfant, j’entendais mes parents parler du PCF. Notre père allait aux manifestations du 1er Mai, il était syndiqué, pas forcément PCF mais il soutenait les idées de gauche.

 

Mes parents ont beaucoup discuté et ont voté « Non » au  référendum de 1962  sur la proposition de l’élection du Président de la République au suffrage universel, et cela  surtout pour manifester leur opposition à la politique « autoritaire », « ancienne » et « peu moderne » du Général de Gaulle. J’avais alors 12 ans.

 

J’ai toujours entendu dire par ma mère que le Général de Gaulle avait donné le droit de vote aux femmes mais très tard (1944), alors qu’en Allemagne, c’est la République de Weimar (1919) qui a donné le droit de vote aux femmes.

 

Ensuite, je suis partie en RDA, à 17 ans, en 1968, à l’époque du « mur de Berlin », et cela grâce à France RDA d’obédience communiste.

J’ai participé à plusieurs programmes « Travail /Loisir » pour les jeunes et également, par la suite, j’ai encadré moi même des échanges linguistiques en RDA. C’est ainsi, grâce à France/RDA, que j’ai pu découvrir l’Allemagne car mes parents n’avaient pas assez d’argent pour me payer des voyages en Allemagne.

 

Cela m’a permis de mieux connaître la RDA et une fois devenue professeur certifiée d’allemand (seulement en 2001), j’ai pu transmettre aux élèves un témoignage vivant de la vie en RDA (organisation de jeunesse FDJ, passage de la frontière, vie quotidienne, etc).

J’ai effectué également des stages CEMEA pour encadrer des colonies de vacances, par exemple avec les « Francs et Franches Camarades ».

 

En 2016, j’ai rencontré des militants communistes au marché de Kerinou à Brest et cela m’a donné envie de contacter le PCF Brest.

 

Comment définirais-tu les valeurs, l'idéal et la pratique des communistes ? 

 

Pour moi les valeurs des Communistes sont des valeurs humanistes.

 

Le PCF a la conviction que tout être humain possède un capital mental qui lui permet de se développer et il faut mettre les moyens pour que l’individu puisse se développer.

Développer des compétences et de se former et aussi développer sa pensée .

 

Donc, comme moyen pour développer l’humain, le PCF va favoriser l’éducation sous toutes ses formes (par exemple l’éducation populaire dans les centres sociaux, la formation, et l’accès à la connaissance scientifique ou culturelle par des exposés, visites de musée, films historiques à thème, rencontre avec des écrivains, etc ...)

 

L’organisation des fêtes conviviales et sociales telles que la fête de l’Humanité.

 

 La pratique :  militer et l’apprentissage qui est à la base de tout.

 

Il existe aussi la formation des militants mais pas seulement la formation politique, la formation culturelle également.

 

 

Comment as-tu envie de militer ?

 

Je ne suis pas très active pour militer. En effet, je suis à la retraite et je profite de mon temps de façon assez personnelle : apprentissage d’autres langues, dessin, peinture, musique quand je peux.

En fait, je milite à ma manière, en rencontrant les gens de façon informelle, en leur communiquant des observations sur certaines décisions politiques inégalitaires et pas correctes, etc… mais parfois, on rencontre des personnes pas toujours prêtes à entendre ni à discuter et qui disent « moi, je ne fais pas de politique ».

 

Je distribue des tracts avec la section du PCF de Brest et j’aime bien distribuer des tracts.

 

Je participe la plupart du temps aux manifestations, car pour moi c’est actuellement une nécessité impérative d’ être présente dans la rue avec d’autres militants pour montrer qu’on est très mécontent, pour ouvrir les yeux à nos compatriotes,  et dire ce qui ne va pas actuellement.

 

J’ai d’ailleurs écrit un mail à tous les députés, à tous les sénateurs quelle que soit leur formation politique pour m’insurger contre la hausse de la CSG, et autres mesures et cela en présentant bien sûr l’injustice que cela représentait. J’ai reçu de la part des députés communistes et d’autres députés d’autres formations politiques des réponses très sincères et très humaines et très engagées. (les seuls députés qui n’ont pas répondu de façon correcte sont ceux de la REM).

 

A lire aussi: 

 

Paroles de nouveaux adhérents communistes en Finistère: Linda Veschetti, nouvelle adhérente à Carhaix

Paroles de nouveaux adhérents communistes en Finistère: Dessi Hedin, une suédoise adhère au PCF dans le Finistère

Mathieu, 17 ans, lycéen et jeune communiste à Nantes - le communisme, c'est une utopie qui vaut le coup qu'on se batte pour elle!

Une vague d'adhésion au PCF Finistère/ 17 nouveaux adhérents depuis le 1er mai 2018

 

Paroles de nouveaux adhérents communistes en Finistère: Anne-Marie Francillon, nouvelle adhérente à Brest
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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 03:50

                                                                                                                                        Lettre de Pierre Laurent aux adhérents communistes - 13 juin 2018                                                  

                                                                                                                  

Notre Conseil national s’est réuni les 2 et 3 juin. Il a pris trois décisions importantes. Il a fixé les pistes d’action et d’initiatives de notre Parti pour continuer à amplifier les luttes et les mouvements sociaux face à la politique de Macron. Il a pris les premières dispositions de campagne en vue des élections européennes et désigné Ian Brossat comme « chef de file »  des communistes pour cette élection. Enfin, il a adopté le « projet de base commune » soumis à la réflexion des communistes en vue du Congrès national extraordinaire des 23, 24 et 25 novembre prochains à Ivry-sur-Seine. Tu peux te procurer le document en cliquant ICI.

 

Ces trois décisions qui nous engagent toutes et tous, appellent la mobilisation, l’intelligence et la créativité de chacun·e d’entre-nous. C’est la raison pour laquelle je m’adresse à toi et à tous nos adhérent·e·s.

Depuis le début de l’année nous sommes mobilisé·e·s sur tous les fronts. Nous faisons la démonstration du dynamisme et de l’utilité de notre collectif militant, du terrain jusqu’au Parlement avec nos député·e·s et sénateurs et sénatrices. Cheminots, hôpitaux et Ehpad retraités, fonctionnaires, étudiants, Air France, Carrefour, privatisation des barrages hydrauliques, Poste, école, avenir des communes, solidarité avec les migrants, nous participons à tous les mouvements qui font grandir la résistance à l’offensive libérale de Macron.

 

Je t'invite à amplifier ce travail avec tout notre collectif militant et à construire dans les luttes des initiatives communistes, porteuses des propositions alternatives qui construiront nos futures victoires.

La bataille des cheminots, malgré le vote de la loi, n’est pas terminée. Elle va continuer dans les mois et les années qui viennent sur la convention collective du ferroviaire, contre la fermeture des lignes, pour la reconstruction du fret.

Les batailles pour la santé et l’hôpital sont en plein essor. La rencontre nationale que nous organisons à l’Assemblée le 5 juillet prendra d’importantes décisions à la rentrée. Nous devons également engager la mobilisation sur les retraites.

 

Tout l’été, nos initiatives de solidarité concrète compteront elles aussi beaucoup. Et c’est maintenant que nous devons préparer la Fête de l’Humanité des 14, 15 et 16 septembre comme le grand rendez-vous de toutes les « causes communes .»

 

Concernant les élections européennes, nous avons mis en place un dispositif de campagne et d’action, en désignant un groupe de travail de douze camarades dont nos députés européens avec Ian Brossat comme « chef de file ». Nous entendons tout faire pour rassembler le maximum de forces pour construire une liste de combat contre les logiques de destruction sociale en Europe et pour ouvrir une voie de progrès qui endigue la montée des populismes et des extrêmes droites xénophobes et guerrières.

 

Nous voulons parvenir à une liste large et la plus efficace possible pour porter haut le score d’une liste qui fera accéder au Parlement européen le plus grand nombre possible de députés européens communistes, de gauche et du mouvement social, utiles aux combats progressistes de notre peuple, utiles à la construction d’un groupe uni de toute la gauche européenne au Parlement européen.

 

La première grande initiative se tiendra le 2 juillet à Paris où nous inviterons largement personnalités, syndicalistes, associatifs, forces politiques pour travailler les contenus de campagne d'une telle liste et construire ensemble une démarche commune pour les porter.

Au terme de la démarche engagée, le Conseil national soumettra à l’automne une proposition de liste au vote des adhérents. Pour ce qui est des propositions de candidatures émanant des communistes, le Conseil national a ouvert -conformément aux statuts- l’appel à candidatures à compter du 4 juin.

 

Concernant notre Congrès, le Conseil national a adopté la proposition de base commune de discussion.

 

Nos statuts indiquent que tous les efforts doivent être entrepris pour que cette base commune soit portée à la connaissance de chaque adhérent·e.

Je t’invite donc à la lire avec attention pour pouvoir en discuter en connaissance de cause et à ne pas t'en tenir à quelques commentaires sur des réseaux sociaux. Cette proposition de base commune est une étape importante.

 

Nous avons commencé notre Congrès au plus près des adhérent·e·s. Plus de 20 000 communistes ont répondu à un questionnaire pour décider de son ordre du jour.

Puis, nous avons tenu une assemblée des animateurs et animatrices du Parti qui a fixé la feuille de route sur la préparation du Congrès, que nous suivons scrupuleusement, avec les Rencontres Niemeyer, les Assises du numérique, les Assises Ecommunistes, les premiers États généraux du progrès social, etc, ainsi que des centaines de réunions dans tout le Parti.

 

Ce texte -c’est une dimension de ce Congrès extraordinaire- est le résultat de centaines de débats, de rencontres, de milliers de contributions.

Il tente de dire l'actualité profonde de notre combat communiste, le sens de nos orientations stratégiques éclairées par les leçons de nos récentes expériences, les besoins de transformation de notre Parti. Le contenu des 48 thèses énoncées mérite toute ton attention.

Bien entendu, ce texte devra encore considérablement progresser d’ici le Congrès. Nous allons tous l’enrichir, le préciser, le modifier. Il y a encore beaucoup à faire pour bien synthétiser la richesse de nos échanges.

Nous avons souhaité un texte plus court que le précédent et, surtout, organisé en thèses afin, sur chaque question, d’aller à l’essentiel et de permettre, au terme de tous nos débats, de définir un positionnement politique clair.

Le Conseil national a décidé d’intégrer des encarts « En débat » sur 3 sujets, 3 thèses de la base commune : le bilan, la stratégie et les directions.

Ces trois encadrés ont pour but de donner aux communistes des éléments de débats contradictoires, afin de continuer à construire des réponses collectives sur les thèses visées.

L'objectif est d'aboutir au Congrès à une nouvelle rédaction qui résulte de tous les débats encore à venir.

 

J’estime pour ma part qu’il est également nécessaire d’approfondir ensemble notre analyse sur la nouveauté de la période historique, sur la nouveauté des enjeux du travail, du numérique et de la mutation des modèles productifs, de l’écologie, du féminisme, de l’antiracisme et de la situation internationale, pour actualiser toujours mieux notre combat communiste. J’espère que nous le ferons ensemble autour de cette base commune que nous voulons ouverte aux évolutions.

La base commune est donc conçue pour construire progressivement notre rassemblement sur des bases claires.

 

Si malgré tout, textes alternatifs il y a, les communistes -conformément à nos statuts- se prononceront les 4, 5 et 6 octobre par un vote pour choisir la base commune de discussion. Tous les communistes devront en effet travailler in fine sur une seule base commune, celle qu'ils jugeront la plus propice à l'enrichissement mutuel.

 

Le travail auquel tu es appelé·e dans les jours qui viennent consiste donc à s’approprier ce texte, à voir comment il peut encore mieux traiter les questions qui nous sont posées aujourd’hui, s’il permet l’implication et la réflexion de chaque camarade et constitue donc une base commune que chacun·e pourra améliorer, enrichir, modifier.

 

Je t’invite à t’impliquer totalement dans cet effort collectif ainsi que dans les décisions que notre direction nationale a prises.

Ensemble, nous serons capables de prendre en novembre toutes les décisions utiles pour rendre à notre Parti sont efficacité et sa visibilité dans notre société, à le révolutionner autant qu'il le faudra pour atteindre nos objectifs communs.

 

Je te souhaite, Cher·e camarade un bon débat dans la fraternité.

 

Bien fraternellement,

 

Pierre Laurent

 


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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 15:53
Aidants familiaux: l'amendement défendu par le député Pierre Darhéville et le PCF adopté (La Marseillaise, 14 juin 2018)

Aidants. L’amendement défendu par le PCF adopté

 

L'Assemblée nationale a décidé hier à la quasi-unanimité d'améliorer les droits à la formation pour les proches aidants, en adoptant un amendement communiste, porté par Pierre Dharréville, député des Bouches-du-Rhône.

Ancien rapporteur d'une mission sur les aidants, l’élu a souligné qu'à l'heure actuelle, « aucun dispositif spécifique ne permet de soutenir les droits à la formation afin d'envisager un retour à l'emploi ou une reconversion professionnelle ». Et ce alors que « le rôle d'aidant se traduit bien souvent par un renoncement total ou partiel » à l'activité professionnelle. Une information sur laquelle nous reviendrons dans nos colonnes.

La Marseillaise, le 14 juin 2018

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