Quinze jours de grève pour défendre le droit d’asile
PARMICHEL HENRY
La Cour nationale du droit d’asile est chargée d’examiner les recours des demandeurs déboutés par l’Ofpra. En grève depuis le 13 février pour l’amélioration de leurs conditions de travail, ses agents s’opposent aussi au projet de loi asile et immigration, qui ne ferait que renforcer la logique comptable qui les accable.
Ils ne veulent plus de la« justice expéditive »dans laquelle la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) a, selon eux, basculé. Une dérive que le futur projet de loi sur l’asile et l’immigration, avec ses délais de recours raccourcis, devrait encore aggraver. C’est pourquoi les agents de la CNDA sont en grève depuis le 13 février (lire leurcommuniqué), soutenus par les avocats. Pour l’instant, le mouvement n’a pas atteint ses objectifs, notamment celui de faire baisser la charge de travail.
Chargée d’examiner les recours des demandeurs d’asile déboutés par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra), la CNDA est la juridiction administrative la plus rapide et la plus« productive »de France, rappellent les grévistes. En 2017, elle a rendu 47 814 décisions (5 000 de plus qu’en 2016), dans un délai moyen de cinq mois et six jours, soit deux fois plus vite qu’en 2010.
Les grévistes dénoncent un système entré depuis la loi de 2015 dans une« logique comptable »qui vise avant tout« le raccourcissement des délais de jugement ». La Cour, qui siège à Montreuil (Seine-Saint-Denis), a ainsi organisé l’an dernier 3 607 audiences, dont chacune a traité 13 affaires (voir sonrapport annuel).
Selon l’intersyndicale, les rapporteurs qui y préparent les dossiers sont« presque à 90 % des contractuels »en CDD de trois ans renouvelables. Ils font valoir que c’est la seule juridiction à fonctionner avec des contractuels en grande majorité,« comme si des policiers étaient trois ans en CDD puis partaient ailleurs », déplore Delphine Lecombe, de l’intersyndicale SIPCE-CGT-FO, qui dénonce« une juridiction OVNI ».
« Notre responsabilité est importante », relève Delphine Lecombe, qui affirme gagner 1 790 euros net avec près de trois ans d’ancienneté. Les rapporteurs s’estiment pris dans une politique du chiffre qui n’est plus tenable, étant soumis à un objectif annuel de 325 dossiers qu’ils voudraient voir baisser à 275. Cette cadence les amène à rédiger« deux à trois rapports par jour »,qui doivent analyser la cohérence interne du récit du demandeur et présenter l’état du danger qu’il court dans son pays d’origine. S’ils ne se prononcent plus sur le sort à réserver à la demande, les rapporteurs peuvent laisser poindre leur préférence, mais les juges ne les suivent pas forcément. La CNDA a délivré l’an dernier 8 006 décisions de protection, soit 16,8 %. Les autres recours ont été rejetés.
Agents administratifs, les rapporteurs réclament d’être intégrés à la formation de jugement, avec la création d’un corps spécifique. Pour l’instant, ils assistent au délibéré et rédigent le projet de décision mais n’ont aucun pouvoir.« Il doit être mis fin à cette situation baroque qui place le véritable“expert”du dossier sans voix décisionnaire », estiment les grévistes. Pour eux, il importe aussi de« stabiliser »les effectifs des rapporteurs,« dont l’ancienneté moyenne à la Cour n’excède pas deux ans »,et de s’interroger sur la« qualité »des jugements rendus. La plupart des 287 juges officiant à la CNDA sont des vacataires venus d’autres juridictions, dont« une partie n’a jamais exercé dans le domaine de l’asile auparavant ».
D’après les grévistes, un quart du personnel (composé de 400 agents environ, dont la moitié de rapporteurs) suit le mouvement, ce qui, selon eux, permet d’empêcher la grande majorité des audiences. Mais leur direction – qui n’a pas répondu à Mediapart – jouerait le« pourrissement ». Mardi soir 27 février, le mouvement a été reconduit pour 24 heures.« Le dialogue se poursuit », affirme le Conseil d’État, qui chapeaute la CNDA, en précisant que« sept réunions de travail »ont eu lieu avec les syndicats.
L’autrecibledu mouvement, c’est le projet de loi asile et immigration. Il accroîtrait la tension, en imposant« un délai moyen de traitement global de six mois »au total pour l’Ofpra et la CNDA, ce qui laisserait« seulement quatre mois, ou moins »à la Cour d’appel pour étudier les dossiers. Or, sans cela, la CNDA est déjà sous pression. En 2017, elle a enregistré 53 581 recours, soit une augmentation de 34 % en un an.
Parallèlement, toujours avec ce projet qui multiplie les obstacles à l’asile,le délai pour déposer un recours après un rejet de l’Ofpra passerait d’un mois à quinze jours, ce qui « revient clairement à nier le droit de recours » des demandeurs d’asile, dénonce un rapporteur (liresa lettre ouvertedans le Club de Mediapart).
Autre objet d’inquiétude, près de 30 % des décisions de la CNDA sont rendues sur simple ordonnance : pour ces rejets, aucune audience n’a eu lieu, les juges estimant les dossiers insuffisants. Ce taux augmente d’année en année. Il a presque doublé depuis 2014, où il était de 17 %, selon l’intersyndicale. Cette évolution la préoccupe, tout comme elle préoccupe les avocats du réseau Elena, spécialisés en droit d’asile, qui, très remontés contre le projet de loi, sont également en grève.
« Déjà, tout est fait pour que les demandeurs ne viennent plus sur le territoire français,assure MeOlivier Chemin, qui préside Elena.Et s’ils ont accès tout de même à la procédure, on va juger de plus en plus vite, souvent par ordonnance. »Il craint des cadences de plus en plus« infernales », avec des délais de recours réduits.« On est une terre d’asile et on fait tout pour que les demandeurs ne viennent pas déposer leur dossier ! », déplore l’avocat.
MeChemin a signé unelettre à Emmanuel MacrondansLibérationpour dénoncer les régressions que provoquerait la future loi, avec cette conséquence :« En multipliant les obstacles à l’exercice du droit d’asile, vous fabriquez par milliers des “rejetables”, des “fantômes”, ceux-là mêmes dont vous souhaitez pourtant vouloir maîtriser le flux. »
Le Président de la République a récemment relancé une de ses promesses de campagne de mettre en place un service national obligatoire. Cette mesure présidentielle bien floue, est portée par M. Macron alors même qu’un rapport parlementaire, co-écrit par une élue de sa majorité, remet grandement en cause son utilité.
L’utilité, c’est la première interrogation qui vient à la mention d’un service national. Macron ne peut être soupçonné de vouloir transformer l’armée actuelle. Il a plusieurs fois réaffirmé son attachement à son rôle impérialiste, et a largement prouvé par ses actions qu’il n’était pas du camp de la paix.
Le service national voulu par le Président de la République s’inscrit dans une logique réactionnaire. Les jeunes n’ont pas besoin d’un encadrement militaire pour prendre leur place dans la société. Défiler en uniforme, saluer un drapeau, se soumettre à un cadre hiérarchique et disciplinaire rigide, ne renforcera en rien« le sentiment d’appartenance des jeunes à la nation ».
Nous refusons la logique selon laquelle l’armée réussirait là où l’école échoue. Donnons les moyens à l’éducation pour permettre à chacun et chacune de prendre toute la place qui est la sienne. Cela impose de revenir sur les choix budgétaires absurdes du gouvernement. Cela impose de revenir sur la sélection à l’entrée de l’université. Cela impose une autre politique à destination des jeunes.
La volonté présidentielle d’un service national s’inscrit dans les actions opportunistes d’un président qui, sans dévier de son projet libéral, n’hésite pas à le ponctuer d’initiatives dont le but principal semble être la séduction des franges les plus réactionnaires. Alors que des jeunes manifestent contre ses réformes injustes, il relance sa proposition de les contraindre à un temps militaire.
Le Mouvement jeunes communistes de France refuse un service national obligatoire qui n’a pour objectif que de satisfaire les fantasmes réactionnaires d’une partie de l’électorat. Nous portons le projet d’une autre société, qui propose autre chose à ses jeunes qu’un temps de service sous les drapeaux pour la seule satisfaction d’une nostalgie mal placée.
Le Mouvement jeunes communistes de France réaffirme son engagement en faveur d’un réinvestissement des politiques éducatives et de jeunes. L’égalité entre les citoyens ne passera ni par le port d’un uniforme, ni en marchant au pas. L’apprentissage de la citoyenneté passe par la mise en place de cadres démocratiques dans les établissements scolaires, pas par la discipline d’un camp militaire.
La France doit s’opposer à la relance de la course aux armements nucléaires décidée par Trump
PCF
A travers la nouvelle politique nucléaire des Etats-Unis (2018 Nuclear Posture Review) dévoilée par la presse américaine le 2 février dernier, l’administration Trump entend relancer la course aux armements nucléairesviala construction de nouvelles armes nucléaires tactiques destinées à être utilisées pour des objectifs limités. Ces bombes dites « mini-bombes » ont une puissance égale ou supérieure aux bombes lancées sur Hiroshima et Nagasaki.
La décision de Trump est irresponsable, provocatrice et fait courir à l'humanité entière le grave danger d’utiliser à nouveau des bombes atomiques. Irresponsable car elle intervient après l'adoption par les Nations unies en juillet 2017 d'un traité d'interdiction des armes nucléaires. Celui-ci rappelle l’illégalité de ces armes et prévoit leur élimination en application de l'article 6 du traité de non-prolifération.Provocatrice car elle est annoncée le jour même où entre en vigueur le traité (New Start) signé avec la Russie en 2010 sur la réduction des armes stratégiques qui sont encore au nombre de 18 000 dans le monde.
Le PCF attire l'attention sur la gravité de ce projet et appelle toutes les personnes de bonne volonté à s'opposer à cette politique. Le PCF demande que la France s'engage contre la course aux armements nucléaires relancée par Trump. Elle s'honorerait à s'investir sur la scène internationale en impulsant une nouvelle politique étrangère et de sécurité au service de la paix et du désarmement. Pour commencer, la France doit renoncer à la prétendue « modernisation » de son arsenal nucléaire dont le coût minimum est évalué à 6 milliards d'euros par an. Elle doit également signer et ratifier le traité d'interdiction des armes nucléaires, qui a été adopté par 122 Etats et déjà ratifié par 53 d'entre eux. Ainsi, le PCF entend prendre toute sa place dans la campagne lancée en France et dans le monde pour que le traité soit ratifié par le plus grand nombre d'Etats possible et appelle à signer la pétition nationalehttps://www.mvtpaix.org/wordpress/petition-pour-un-traite-d’interdiction-des-armes-nucleaires/
Bravo à André Chassaigne, il faut tout le sérieux et la force de conviction d'un député qui rassemble au delà des rodomontades, des effets de manche, et des plans de com, pour faire voter par cette majorité libérale une mesure de progrès social et de rattrapage qui n'est que justice.
Fier de se battre aux côtés d'élus communistes comme André Chassaigne qui met en pratique "L'humain d'abord!".
Une proposition de loi pour revaloriser les retraites agricoles sera examinée au Sénat au mois de mars. Ce texte augmente les pensions des non-salariés agricoles (85% du Smic) à 987 euros par mois.
Déposé début 2017 par les députés communistes Huguette Bello et André Chassaigne, ce texte propose d’augmenter cette retraite agricole à 85% du Smic agricole net (987 euros par mois) contre 75% actuellement.
Les pensions les plus basses du pays
« Les retraites agricoles sont les plus basses du pays » note Dominique Watrin, sénateur communiste et rapporteur du texte. « Elles s’élèvent à 730 euros en moyenne pour les exploitants, et encore moins pour les conjoints. » Cette revalorisation concernerait 280 000 retraités.
Taxer les transactions financières
Afin de financer cette hausse, cette proposition de loi prévoit d’augmenter la taxe sur les transactions financières des sociétés liées au secteur agricole. Une mesure qui permettrait également de remettre à l’équilibre le régime complémentaire des non-salariés agricoles.
Une retraite complémentaire pour les agriculteurs ultramarins
Un autre volet de cette proposition de loi permet de créer un régime de retraite complémentaire pour les agriculteurs ultramarins, jusque là inexistant. « Le patronat local n’a jamais voulu de ce système. Si les partenaires sociaux ne se mettent pas d’accord, l’Etat passera par la loi », annonce Dominique Watrin.
Un texte appliqué directement
Cette proposition de loi avait été adoptée par l’Assemblée nationale, en février 2017, sous la précédente majorité socialiste. Lors de l’examen en commission, les sénateurs républicains se sont abstenus. En cas d’adoption au Sénat, si le gouvernement ne demande pas de nouvelle lecture, le texte sera appliqué directement, sans décret.
58 % des personnes interrogées souhaitent la renationalisation du rail. Le prix du billet a été multiplié par 3,5. La régularité ne va pas mieux : 80 % des trains sont en retard, quand ils ne sont pas annulés sans préavis. Quant aux comptes publics, l’État a été sollicité par les compagnies privées pour mettre au pot près de 5 milliards d’euros. Ceci n’est pas de la politique-fiction mais la Grande-Bretagne d’aujourd’hui. Et en France, qu’est-ce qui rend la situation de la SNCF « intenable », pour reprendre le mot du premier ministre ? Le statut des cheminots ou les logiques financières qui corrompent le service public de l’intérieur depuis des années et que le pouvoir entend amplifier par ordonnances ? En quoi supprimer le statut des cheminots fera-t-il arriver les trains à l’heure ? En quoi ne plus reconnaître la pénibilité d’un service à assurer de nuit et le week-end aidera-t-il à moderniser les transports ? En quoi rendre les cheminots aussi précaires que les autres salariés augmentera-t-il la sécurité ?
Qui n’a pas mis un centime dans l’entretien des infrastructures durant des décennies ? Et qui répare un centre d’aiguillage en panne du fait du recours à la sous-traitance à outrance, en pleine transhumance estivale, et ne rechigne pas à sortir dans la neige et le froid quand il le faut ? Le premier ministre sait pertinemment de quoi il retourne, tout comme le chef de l’État. Ce dernier a cru avisé d’opposer, au Salon de l’agriculture samedi, les cheminots et les paysans qui crèvent de faim. Le locataire de Matignon crie à l’idéologie si jamais on osait mettre en cause le passage en force annoncé hier. Diviser, refuser le temps de la délibération sociale et démocratique, chercher à dégonfler des convergences possibles en évacuant provisoirement la question des « petites lignes »… La forme est du fond qui remonte à la surface parce qu’elle « vient des entrailles de l’idée », comme l’écrivait Hugo. La méthode Macron-Philippe appliquée à la SNCF, après le Code du travail et avant les autres chantiers « sociaux », indique l’ampleur du traitement de choc que ce pouvoir entré « par effraction » à l’Élysée fait subir au pays au profit des forces de l’argent. Le chantier de rassemblement et de résistance à y opposer lui est proportionnel.
CSG. Le 15 mars exigeons la revalorisation de nos pensions
Emmanuel Macron se vante de faire ce qu’il a promis. Mais il s’était bien gardé de préciser que la hausse de la CSG s’appliquerait à l’ensemble des revenus des retraités. De nombreux retraités sont ainsi touchés alors qu’ils pensaient qu'elle ne leur serait pas appliquée. Il doit réparer cette injustice. Exigeons des députés qui ont voté cette mesure qu'ils votent la revalorisation des pensions.
Une mesure particulièrement injuste
Baisser le revenu de celles et ceux qui ont travaillé leur vie durant pour avoir le droit à une retraite méritée est indigne de la 5ème puissance du monde. Rien ne justifie cette injustice. L’augmentation du pouvoir d’achat des salariés aurait pu facilement être accordée en réduisant la part réservée aux dividendes sur les profits dégagés par les entreprises. Car la France bat le record d’Europe des dividendes versés aux actionnaires.
Une mesure dangereuse
Cela fait 30 ans que les gouvernements successifs multiplient les cadeaux aux grandes sociétés et imposent l’austérité aux salariés. Les pensions ont été « revalorisées » de 0,1 et 0,8 % en 5 ans. Le résultat ? La dette, le déficit commercial, la précarité et le chômage progressent ! Emmanuel Macron poursuit la même politique. Réduire le pouvoir d’achat des retraités, non seulement va plonger des millions d’entre eux dans la misère mais va aggraver les difficultés du pays. En effet selon le CREDOC, les seniors assurent en France 53 % des dépenses de consommation, 57 % de santé, 64 % des assurances, 51 % des biens et services, 50 % en équipement du foyer…
Le mépris ça suffit
Pour faire passer la hausse de la CSG le gouvernement invoque la solidarité intergénérationnelle et accuse les retraités qui s’y opposent de faire preuve d’égoïsme. Comme si les retraités n’aident pas leurs enfants et petits enfants, ne participent pas bénévolement pas à des activités pour pallier les carences de l’Etat et ne contribuent pas ainsi à la cohésion de notre société !
Réparez l’injustice en revalorisant nos pensions !
Le 15 mars, pas moins de 9 organisations de retraités, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR-FP, Ensemble &Solidaires-UNRPA, LSR, appellent les retraités à manifester leur refus de la hausse de la CSG. Les députés de la majorité présidentielle l’ont voté, ils doivent s’en expliquer. Ils peuvent réparer cette injustice en votant la revalorisation de nos pensions. Le 15 mars nous leur demanderons de s’engager à le faire. Soyons nombreux à nous rassembler dans le maximum de villes pour faire valoir nos droits au respect, notre droit à des revenus dignes de notre contribution passée et présente à la richesse de la France.
Après une première projection lors du dernier festival d'Angoulême, « Un Homme est mort » reviendra à Brest, le 15 mars.
L'adaptation en film d'animation d'« Un homme est mort », la BD à succès de Kris et Davodeau, vient de voir le jour. Un moyen-métrage de 65 minutes qui sera projeté pour la première fois à Brest, le 15 mars, aux Capucins, avant une diffusion sur Arte prévue au printemps.
Évoquée à maintes reprises depuis sa parution, en 2006, aux éditions Futuropolis, l'adaptation d'« Un homme est mort » (album écoulé à près de 70.000 exemplaires) est aujourd'hui réalité. Coproduit par Arte et les Armateurs (société de production à qui l'on doit notamment « Kirikou », « Les Triplettes de Belleville » ou encore « Ernest et Célestine »), ce film de 65 minutes sera projeté en ouverture de la Fête du court-métrage, manifestation gratuite organisée dans trente villes de France, dont Brest, du 15 au 18 mars prochains. Une projection qui, comme une évidence, se fera aux Ateliers des Capucins. « Un petit rêve », assure Kris, qui a activement participé à l'adaptation de « sa » bande dessinée, avant de laisser le soin à Guillaume Mautalent et Sébastien Oursel, autres scénaristes, d'en peaufiner la version finale. Un passage de témoin qui explique sûrement pourquoi le résultat est « beaucoup plus noir » que l'album dont il s'inspire (et lui-même tiré du film de René Vautier, sur les manifestations et les grèves de Brest de mars-avril 1950).
Le bureau de poste Saint-Mathieu fermera d'ici la fin du mois de juin. Il sera remplacé par un commerce servant de Poste relais.
La Poste a annoncé, vendredi, la fermeture du bureau de poste Saint-Mathieu. Ce petit bureau de poste est implanté place Saint-Mathieu, dans le centre-ville. La date de la fermeture n'est pas encore connue. La Poste indique que ce sera effectif « avant la fin du premier semestre ». La fermeture du bureau, constatée vendredi, n'est donc pas définitive. Et pour cause, le bureau ne devrait fermer qu'une fois la solution de remplacement validée. Le bureau sera remplacé par un « Poste relais ». Il s'agit d'un « point de services installé chez un commerçant des environs ». La Poste ne communiquera sur ce commerce que lorsque la convention sera signée.
Moins de clients au guichet
Cette évolution « sera réalisée sans aucun impact sur l'emploi. Les agents concernés feront l'objet d'un accompagnement spécifique et seront redéployés au sein des bureaux environnants », assure La Poste.
Avec ce changement, Quimper comptera cinq bureaux de poste et un « Poste relais ». Les « six points de contact postaux », pour reprendre la terminologie postière, seront donc les bureaux de poste de Quimper recette principale, Penhars, Kermoysan, Kerfeunteun et Ergué-Armel. Avec le futur « Poste relais ».
La Poste justifie son choix. « Les Français qui utilisent les services de la Poste sont de plus en plus nombreux à préférer consommer depuis leur domicile et ne viennent en bureau que pour des opérations simples ou à la recherche de conseils qualifiés. Entre 2012 et 2017, le nombre de clients se présentant quotidiennement au guichet des 6 bureaux de poste quimpérois a baissé de 27 %.
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Communiqué du PCF Quimper:
Le massacre du service public postal de proximité continue dans la région quimpéroise. Après la disparition des bureaux de poste de Pluguffan et Ergué-Gabéric, c'est maintenant l'annonce de la fermeture du bureau de poste Saint-Mathieu, au centre-ville de Quimper, qui s'était substitué à celui du Chapeau-Rouge. Il sera remplacé par un point-relais dans un commerce. Selon la direction de La Poste, les Français ne viendraient plus dans les bureaux de poste que "pour des opérations simples ou à la recherche de conseils qualifiés". Parce que c'est sans doute dans un commerce qu'ils trouveront ces conseils qualifiés? Alors que La Poste a été l'un des premiers bénéficiaires du CICE (plus d'un milliard d'euros en 5 ans), cet argent public a accompagné une politique de suppression d'emplois et de réduction du service aux usagers, et de financiarisation de ses activités!
Grand silence du maire de Quimper sur cette nouvelle dévitalisation du centre ville, qui vient s'ajouter aux fermetures des écoles Jules Ferry et Pommiers, à celle du Quartier, à l'annonce de la transformation des Halles en centre commercial, à la vente au privé du patrimoine immobilier de la ville.
La majorité municipale est en train de tuer le centre-ville de Quimper où seul se développe l'immobilier de luxe.
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Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste.
Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale.
Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.