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8 avril 2022 5 08 /04 /avril /2022 05:40
Présidentielle. Pour Fabien Roussel, «les gens ont besoin de retrouver de l’espoir »  - L'Humanité, 7 avril 2022 (Interview avec Julia Hamlaoui et Cédric Clérin)
Présidentielle. Pour Fabien Roussel, «les gens ont besoin de retrouver de l’espoir »

Après un an à arpenter le pays, le député du Nord a réussi à creuser son sillon dans la présidentielle. Le candidat communiste a marqué la campagne, fort d’un projet positif qui s’attaque à la finance et redonne du pouvoir aux salariés. Rencontre avec Fabien Roussel heureux et fier de défendre les classes populaires.

Publié le Jeudi 7 Avril 2022 - Julia Hamlaoui - Cédric Clérin

À la veille du premier tour de l’élection présidentielle, le 10 avril, Fabien Roussel nous a reçus, entre un déplacement à Besançon, dans le Doubs, et un plateau télé. Le candidat communiste n’en démord pas ; il veut s’adresser à cette France populaire, encore indécise : « Je souhaite les convaincre, comme ceux qui ont voté à droite ou à l’extrême droite, ou qui ont été abstentionnistes», affirme le député du Nord, fier du chemin parcouru depuis le lancement de sa campagne pour des « Jours heureux ».

Le premier tour n’est plus qu’à quelques jours, dans quel état d’esprit êtes-vous alors que cette campagne présidentielle – la première avec un candidat PCF depuis quinze ans – arrive à son terme ?

D’abord, je mesure le chemin parcouru. Depuis son lancement, il y a presque un an, notre campagne s’est élargie, nous rassemblons bien au-delà des communistes. Nous finissons avec de nouvelles forces à nos côtés, d’anciens socialistes, les Radicaux de gauche, la Gauche républicaine et socialiste, le Mouvement républicain et citoyen, etc. J’ai aussi mesuré combien les Français s’attachent autant aux contenus qu’à la personne qui les porte. C’est une élection qui reste très personnalisée. J’ai aussi un regret : l’absence de débat entre candidats, projet contre projet. J’aurais souhaité notamment débattre avec le candidat Macron de la fraude fiscale, de la vie des salariés, des retraités… C’est grave qu’il ait refusé. Surtout si c’est ensuite pour verser des larmes de crocodile en cas de forte abstention. C’est un risque, car on a vécu une campagne sous Pfizer, on la finit sous morphine. A contrario, j’ai été frappé par le fait que les gens ont besoin de retrouver de l’espoir, qu’on les respecte, qu’on les défende. C’est pour cela que j’ai jusqu’au bout mis ma campagne aux couleurs des « Jours heureux ». On en a tellement besoin.

J’ai un regret : l’absence de débat entre candidats, projet contre projet. J’aurais souhaité notamment débattre avec le candidat Macron de la fraude fiscale, de la vie des salariés, des retraités… C’est grave qu’il ait refusé. Surtout si c’est ensuite pour verser des larmes de crocodile en cas de forte abstention.

Ce parcours est-il conforme à ce que vous imaginiez au départ ?

Nous savions que ce serait un immense défi, un chemin parsemé d’embûches. On n’a pas été déçu.Mais je n’avais pas imaginé non plus à quel point ce serait une campagne enthousiaste. En réalité, j’aimerais que ça continue : j’ai cet appétit des rencontres avec les Français. Je pense aux salariés des Fonderies du Poitou, qui n’ont pas de repreneur, à ceux de la SAM auxquels on demande de dégager, aux étudiants pour lesquels Macron estime que le stress de Parcoursup est salutaire. Je veux continuer de les défendre, me battre à leurs côtés, faire respecter leur boulot.

Après le Covid, la guerre en Ukraine a bouleversé la campagne. Face à une telle crise, quelles seraient vos premières décisions à l’Élysée ?

La situation évolue très vite, mais je serais guidé par deux priorités. La première, c’est donner toute sa force à la diplomatie pour un cessez-le-feu le plus rapide possible. Tout doit être fait pour peser sur Vladimir Poutine, obtenir un cessez-le-feu, et éviter l’embrasement. Il faut renforcer les sanctions contre les oligarques. Elles s’appliquent aux patrimoines d’au moins 5 milliards d’euros. Au début, c’était même 10 milliards. À ce tarif, ils ont de quoi voir venir. Ma deuxième priorité serait de mesurer l’impact de chaque décision sur la vie des Français. Parce que je n’accepterais pas davantage de dégradation de leur pouvoir d’achat ou de l’emploi.

Je mettrais en œuvre immédiatement l’augmentation du Smic à 1923 euros brut, des pensions à un minimum de 1 200 euros. Puis je lancerais une grande concertation avec l’ensemble des filières pour une hausse générale des salaires.

Dès le départ, vous avez fait de la lutte contre la vie chère un enjeu majeur de votre campagne. Alors que la plupart des candidats – parfois contraints et forcés par l’actualité – se sont saisis de la question du pouvoir d’achat, en quoi faites-vous la différence ?

Je mets en première ligne l’augmentation des salaires et des pensions. C’est tellement urgent que même la droite a été obligée de s’y mettre. Mais, attention, certains la proposent à la mode des assureurs, avec un petit astérisque « sans hausse des cotisations », voire « avec baisse des cotisations ». Bien sûr ils ne le précisent jamais, mais cela signifie en vrai, « demain, sans Sécurité sociale ». J’alerte donc sur ces arnaqueurs. À gauche, l’une des différences que j’ai revendiquées, c’est que nous voulons non seulement mieux répartir les richesses, mais aussi décider comment nous les produisons. Pour cela, il faut se réapproprier nos moyens de production en partageant le pouvoir dans les entreprises. Ce n’est pas une mesure fiscale, mais démocratique. Elle consiste à prendre le pouvoir sur la finance. C’est le cœur de mon projet pour la France.

Ça ne coûte rien – au-delà d’abroger les lois El Khomri et les ordonnances Macron – de donner du pouvoir aux salariés dans les comités d’entreprise, dans les conseils d’administration pour décider de produire mieux en respectant les êtres humains, les ressources naturelles, la biodiversité, l’égalité salariale... L’autre volet, c’est la défense et le développement de nos services publics. En cinq ans, nous proposons 500 000 créations d’emplois dans la santé, l’enseignement, les douanes, la justice, etc. Il s’agit même d’en créer un nouveau : un service public du lien pour tous ces métiers en contact avec les aînés ou la petite enfance. À 80 %, ce sont des emplois féminins avec des horaires décalés, sous-payés, alors qu’ils sont essentiels.

Au-delà de ces profonds changements, comment, au lendemain de l’élection, si vous étiez au pouvoir, les Français pourraient-ils finir leur mois plus facilement ?

Pour tout de suite donner un coup de fouet au pouvoir d’achat des Français par la loi, je mettrais en œuvre immédiatement l’augmentation du Smic à 1923 euros brut, des pensions à un minimum de 1 200 euros. Puis je lancerais une grande concertation avec l’ensemble des filières pour une hausse générale des salaires. Si nous n’y parvenons pas par le dialogue, je mettrai en place un mécanisme, qui a existé dans les années 1980 : l’échelle mobile des salaires, pour les indexer sur l’évolution du Smic. Nous nous engagerons aussi sans tarder dans la relocalisation de notre production. C’est déterminant, parce que si les gains de pouvoir d’achat servent à acheter des produits venus de l’étranger, ça ne marche pas. C’est ce qu’on a appris des années 1980. Il faut à la fois un choc de la demande et de l’offre locale.

Nous augmenterons le budget de l’État en allant chercher l’argent là où il est avec la lutte contre la fraude fiscale, la taxation du capital, le rétablissement et le triplement de l’ISF, le prélèvement à la source des bénéfices des multinationales, etc. Dès la première année, 30 milliards d’euros peuvent entrer dans les caisses de l’État.

Emmanuel Macron, en tête dans les sondages, promet retraite à 65 ans et RSA conditionné à des heures d’activité. Vous y opposez des « Jours heureux », des « réformes positives », dont la retraite à 60 ans et l’augmentation des minima sociaux. Où en trouvez-vous les moyens ?

D’abord, nous dépenserons mieux l’argent public. Le plan de relance d’Emmanuel Macron, c’est 100 milliards d’euros. Donner gratis à des multinationales comme Amazon ou Total, qui viennent de faire 160 milliards d’euros de bénéfices, c’est hors de question. Nous conditionnerons les versements à des investissements, au respect de règles climatiques et sociales. Second levier : nous augmenterons le budget de l’État en allant chercher l’argent là où il est avec la lutte contre la fraude fiscale, la taxation du capital plutôt que du travail, le rétablissement et le triplement de l’ISF, le prélèvement à la source des bénéfices des multinationales, etc. Dès la première année, 30 milliards d’euros peuvent entrer dans les caisses de l’État. La Banque centrale européenne doit aussi jouer un tout autre rôle. Le pacte de stabilité est mort, et nous voulons faire définitivement sauter le verrou budgétaire pour investir, non pas principalement dans des dépenses d’armement, mais dans des politiques sanitaires, les services publics, la formation, l’école. Enfin, créer des emplois bien rémunérés dans les services publics ou avec la relocalisation de la production, sécuriser l’emploi et la formation tout au long de la vie afin d’éradiquer le chômage de masse, ça produit des ressources tout de suite avec les cotisations sociales, la TVA, les impôts… Avec une France où les salariés sont bien payés, heureux au travail comme dans leur vie, respectés, on est beaucoup plus efficace économiquement, malgré ce que prétendent les libéraux et le Medef.

L’extrême droite est historiquement forte et occupe le débat public avec des saillies racistes, notamment de Zemmour, encore inimaginables il y a quelques années. La gauche a-t-elle été à la hauteur de cette menace ?

Ces dernières années, on a trompé les Français en leur faisant croire que leurs problèmes de salaire, de travail, du quotidien étaient liés à l’immigration. C’est une honte : tout a été fait pour les diviser en fonction de leurs origines, de leur couleur, de leur religion, même de leur prénom. Cela a aussi permis de ne pas parler des vrais sujets, des questions sociales. C’est dans un tel contexte qu’une partie de la gauche s’est détournée des classes populaires, qu’elle n’a pas su ou voulu répondre à leurs attentes, y compris la sécurité et la tranquillité publiques. On m’a aussi reproché de parler de souveraineté, d’alimentation, de « bonnes bouffes ». Or, ce sont des questions qui comptent. Je souhaite parler aux classes populaires, aux classes moyennes, des banlieues comme de la campagne, sans distinction. Parler de justice sociale, de justice fiscale, de tranquillité publique… sans complexes. Par ailleurs, tout le monde joue avec l’extrême droite en la mettant au centre du débat. Depuis un an, on nous dit que l’élection est pliée et que ce sera un duel Macron-Le Pen. Combien de fois l’ai-je dénoncé ? On récolte ce que l’on sème.

Vous avez en effet été attaqué au fil des semaines. Qu’est-ce qui vous a paru le plus injuste ?

J’en retiens deux. Lorsque j’ai défendu le droit de manger une bonne viande, tout en précisant qu’il fallait en manger moins, mais mieux. Je le répète une nouvelle fois : je suis pour la réduction de 20 % de la consommation de viande et pour qu’elle soit produite en France, alors qu’elle vient aujourd’hui à 50 % de l’étranger. Cela m’a valu une déferlante sur les réseaux sociaux. Comme lorsque j’ai plaidé pour le mix énergétique et la nécessité d’investir dans le nucléaire. Avec la même réaction en chaîne. Mais, cela est davantage passé sous les radars médiatiques, j’ai surtout été beaucoup soutenu, énormément même. Au-delà de ma famille politique.

Une de mes priorités, c’est la défense et le développement de nos services publics. En cinq ans, nous proposons 500 000 créations d’emplois dans la santé, l’enseignement, les douanes, la justice, etc. Il s’agit même d’en créer un nouveau : un service public du lien pour tous ces métiers en contact avec les aînés ou la petite enfance.

Vous plaidez pour une écologie qui « ne culpabilise pas les classes populaires », dites-vous, notamment sur l’alimentation ou l’usage de la voiture, mais un changement des modes de consommation n’est-il pas nécessaire face à l’urgence climatique ?

Justement, je défends une vraie révolution de nos modes de production, de déplacement, de consommation. Mais de manière positive, heureuse. Prenons l’exemple de la mobilité : je veux rendre accessibles les transports non polluants avec la gratuité la plus étendue possible des transports en commun, avec un investissement massif dans le rail, ou encore dans 100 000 kilomètres de pistes cyclables. Néanmoins, ceux qui n’ont pas d’autre choix que d’utiliser leur voiture doivent pouvoir la changer pour un véhicule propre avec une prime à la conversion, plutôt que de se voir interdire l’accès aux grandes villes. Moi, je ne demanderai pas à ceux qui ont déjà des petits salaires et des petites retraites de payer en plus. Je suis le seul à proposer cette économie positive, à mettre sur la table 65 milliards d’euros d’investissements publics, pour les transports, les logements, l’agriculture.

Une femme meurt sous les coups de son conjoint tous les deux jours et demi, et on ne devrait rien dire ? Nous devons former des agents, mettre des moyens dans les commissariats pour non seulement recueillir les plaintes, mais aussi écouter les femmes et les protéger.

Pourquoi jugez-vous nécessaire de porter le fer sur le terrain de la sécurité, d’ordinaire terrain privilégié de la droite et de l’extrême droite ?

Parce que c’est un droit fondamental. Et, avec le pouvoir d’achat, c’est l’une des principales préoccupations des Français. Quand j’entends la droite ériger ce sujet en étendard tout en disant qu’il faut privatiser la police ou développer les polices municipales, je dis qu’ils sont dangereux ! C’est un terrain de combat idéologique avec la droite et l’extrême droite que je veux assumer. D’autant que ce sont eux les responsables. On a fermé des commissariats, des gendarmeries, on a réduit les services publics et affaibli nos communes. Cela pose des questions réelles pour la tranquillité publique comme pour la lutte contre les trafics. Par exemple, on continue de supprimer des postes de douaniers alors que la drogue arrive par conteneurs entiers au Havre ou à Marseille. S’y ajoutent la prostitution, les trafics d’êtres humains… Et on n’aurait pas le droit de parler de tout ça ? Une femme meurt sous les coups de son conjoint tous les deux jours et demi, et on ne devrait rien dire ? Nous devons former des agents, mettre des moyens dans les commissariats pour non seulement recueillir les plaintes, mais aussi écouter les femmes et les protéger, permettre aux quartiers populaires de vivre paisiblement, sauver la justice du sinistre actuel. Une politique de gauche, de progrès social, portée par l’État en matière de tranquillité publique est indispensable. Ce n’est d’ailleurs pas qu’une question de police et de gendarmerie – au passage, les bleus ont des petits salaires, ce sont des ouvriers de la sécurité –, c’est aussi une question de République, de services publics, de moyens pour nos communes, nos écoles, nos transports publics…

Vous avez défendu tout au long de cette campagne une « République sociale et laïque ». En quoi consiste-t-elle ?

Les deux vont de pair. « La République sera sociale si elle est laïque », disait Jaurès. Et c’est un combat qui prend tout son sens aujourd’hui. D’abord, parce que tout a été fait pour qu’on évite de parler des questions sociales, du pouvoir d’achat. Et, d’autre part, parce que la laïcité a été dévoyée, utilisée notamment pour stigmatiser une partie de la population – je pense aux personnes de confession musulmane. Je souhaite pour ma part porter une République qui garantisse l’égalité des droits, l’égalité de tous les citoyens, la paix sociale. Et donc une République à la fois sociale et laïque. Sans y ajouter d’adjectifs : toute la laïcité, rien que la laïcité, celle contenue dans notre belle et grande loi de 1905.

Une présidentielle est une élection à deux tours. Il faut donc arrêter de nous jouer sans cesse le second avant que le premier ait eu lieu. Cela fait vingt ans qu’on nous demande de voter par défaut, de voter au premier tour pour éliminer un candidat prévu au second. On a vu à quelles impasses cela a mené en 2012 et en 2017. Il y en a marre. Au premier tour, on vote pour ses idées, on vote pour soi.

Une partie des autres candidats évoque un vote utile en leur faveur. Quel rôle peut jouer le bulletin de vote à votre nom, au vu des rapports de forces de cette présidentielle ?

D’abord, une présidentielle est une élection à deux tours. Il faut donc arrêter de nous jouer sans cesse le second avant que le premier ait eu lieu. Cela fait vingt ans qu’on nous demande de voter par défaut, de voter au premier tour pour éliminer un candidat prévu au second. On a vu à quels échecs, à quelles impasses cela a mené en 2012 et en 2017. Il y en a marre. Au premier tour, on vote pour ses idées, on vote pour soi. Il n’y a pas de vote inutile. D’ailleurs, j’entends tout le monde le dire à gauche. Je sais que des électeurs resteront indécis jusqu’au jour J. Je veux jusqu’au bout m’adresser à ceux qui doutent, qui hésitent, qui ont voté un coup à gauche, un coup à droite. Je leur demande de voter pour eux, pour leur porte-monnaie, l’avenir de leurs enfants. Je leur dis qu’avec ma candidature ils votent pour un projet de rassemblement et de reconstruction d’une gauche qui retrouvera le chemin du pouvoir parce qu’elle tournera la page du passé. Ils peuvent être assurés de mon engagement et de ma sincérité, pleine et entière.

Présidentielle. Pour Fabien Roussel, «les gens ont besoin de retrouver de l’espoir »  - L'Humanité, 7 avril 2022 (Interview avec Julia Hamlaoui et Cédric Clérin)
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8 avril 2022 5 08 /04 /avril /2022 05:37
« Pourquoi nous avons choisi les Jours heureux » (L'Humanité, Julia Hamlaoui, 8 avril 2022)
« Pourquoi nous avons choisi les Jours heureux »

Présidentielle Salariés dans le privé ou le public, venus du monde de la culture, du mouvement social, habitants de la ville ou de la campagne, ils soutiennent Fabien Roussel.

Publié le Vendredi 8 Avril 2022 - Julia Hamlaoui
 

C’est la grande crainte pour le premier tour de la présidentielle. L’abstention pourrait atteindre des sommets dimanche, peut-être même frôler le record de 2002 (28,4 %). Ce sont ces classes populaires qui, en général, sont celles qui boudent le plus les urnes que le candidat communiste, Fabien Roussel, a tenté de convaincre au fil des mois.

« Je veux être le candidat de la dignité retrouvée », a-t-il répété, multipliant les appels à reprendre le chemin des urnes. Face aux crises, alors que le « there is no alternative » si cher aux libéraux guette, le communiste a pris le parti de « redonner espoir », choisissant les « Jours heureux » comme slogan et nom de son programme. « Nous avons aussi besoin d’un horizon positif », explique-t-il encore ce jeudi, à quelques heures de son dernier meeting à Lille, sur ses terres du Nord.

Au menu, la lutte contre la vie chère : hausse du Smic à 1 500 euros net, des salaires et pensions, accès à une alimentation de qualité pour tous, baisse des taxes sur l’essence… Et qu’on ne vienne pas lui dire que c’est « trop cher » : « Ce sont les riches qui nous coûtent cher », réplique du tac au tac celui qui a donné un nom à sa contre-théorie du ruissellement : le « roussellement ». Prélèvement à la source des bénéfices des multinationales, retour et triplement de l’ISF, partage du pouvoir dans les entreprises, nationalisation de banques pour baisser les « vraies charges des entreprises, celles de la finance »… Là aussi, les propositions sont pléthore.

Alors, face à la pression du « vote utile », Fabien Roussel en est persuadé : « Il n’y a pas d’électeurs inutiles, je dis aux indécis : Votez pour vos idées. » Eux ont entendu son appel. Infirmière, ouvrier agricole, étudiant, enseignante, cuisinière, écrivain, économiste, militants bien connus… ils nous livrent les raisons de leur choix de dimanche pour des « Jours heureux ».

« Il faut inverser la priorité entre revenu du capital et du travail »

« C’est le moment de rappeler que, dans notre histoire, le Parti communiste et ses élus ont joué un rôle essentiel à chaque fois que des avancées sociales ont été obtenues. C’est lorsqu’il était le plus influent que les droits des salariés ont progressé, que des mesures économiques ont été prises en leur faveur. Il me semble opportun de rappeler cette évidence à l’heure du choix, même si j’aurais préféré, comme beaucoup, que la gauche soit plus rassemblée pour cette élection.

Je me réjouis aussi de voir la gauche porter l’idée de “Jours heureux”. La formule, au-delà du slogan qui attire l’attention, est un rappel de l’histoire. Mais elle nous permet de nous projeter dans l’avenir de manière tout à fait différente de tous ceux – et ils sont nombreux, singulièrement à droite mais aussi à l’extrême droite – qui assombrissent notre paysage chaque jour un peu plus.

Face à la très longue période que nous vivons, où les revenus du capital sont prioritaires sur les revenus du travail, il faut absolument trouver les moyens d’inverser la situation. C’est ce que propose Fabien Roussel. Il réaffirme notamment la nécessité de renforcer les prérogatives d’institutions comme l’Organisation internationale du travail quand 6 emplois sur 10 dans le monde sont aujourd’hui informels. Cela compte pour chacun de nous. Car, quand on nous parle de compétitivité, cela signifie en réalité compétition entre les travailleurs, ce qui se traduit par du moins-disant social pour tous. »

BERNARD THIBAULT Syndicaliste

« La fin des devoirs à la maison, c’est s’attaquer aux inégalités »

« Pour nous, le quinquennat qui s’achève a été rude. Je travaille en zone d’éducation prioritaire, ce gouvernement a promis monts et merveilles, mais l’objectif n’a jamais vraiment été que les élèves des milieux populaires puissent réussir comme les autres. Malgré une communication omniprésente, le ministre ne nous a jamais entendus, affichant en permanence son mépris. Pendant la période de confinement, par exemple, il a commencé par promettre une école à distance dont nous n’avions pas du tout les moyens. Quand on est revenus, l’institution a fait comme si rien ne s’était passé, une catastrophe pour les enfants les plus éloignés de l’école. Et ce alors que, depuis Sarkozy, de nombreuses heures ont été supprimées : on a externalisé les difficultés, demandé aux parents de prendre en charge ce qui relève de l’école.

À la clé, ce sont toujours plus d’inégalités. Et c’est à cela que s’attaque Fabien Roussel en proposant d’allonger le temps scolaire et la fin des devoirs à la maison : remettre l’école au centre des apprentissages. Cela va, bien sûr, de pair non pas avec l’allongement du temps de travail des enseignants ou le recours à toujours plus de contractuels, mais avec le recrutement, la formation de professeurs et du temps pour le travail en équipe. Évidemment, comme pour les autres fonctionnaires, le gel des salaires nous met aussi à mal depuis bien trop longtemps. Au milieu de ce marasme, sortir de cette dynamique de dépression et aller vers un projet optimiste, qui vise du mieux pour tous au lieu de se contenter de s’opposer, fait beaucoup de bien. »

Claire Bordachar Enseignante

« Hausse du Smic et 32 heures nous changeraient la vie »

« Dans l’hôtellerie-restauration, on n’imagine pas l’avancée que représenterait, pour tous les employés, le passage aux 32 heures couplé à une hausse du Smic, comme le propose Fabien Roussel. Au contraire, nous avons tendance à ne pas compter nos journées, sans pour autant être rémunérés de nos heures supplémentaires, avec des horaires décalés.

C’est d’autant plus vrai pour les saisonniers comme moi, où l’embauche se fait avec un salaire le plus bas possible. Des conditions de travail qui rendent difficile une vie privée épanouie. D’ailleurs, depuis le confinement, mon milieu professionnel a du mal à recruter. Des collègues ont pu goûter à la vie de famille et aux loisirs, et ont fait le choix d’arrêter ces métiers. Le programme des “Jours heureux” nous changerait donc la vie. Je pense aussi à ma sœur, qui a du mal à financer ses études. Le revenu étudiant est une réponse convaincante. Autant de propositions qui m’ont poussée à m’engager au PCF. »

Nora Flacelière Cuisinière

« Quand j’entends parler du report de l’âge de la retraite, je vois rouge »

« Depuis des années, je désespérais d’entendre une voix sincèrement de gauche. Mais avec Fabien Roussel, nous avons un discours qui revient aux fondamentaux de la gauche, axé sur les luttes sociales traditionnelles. Issu d’une famille d’ouvriers et de petits employés, j’ai vu l’usure précoce provoquée par le travail. Dans ma famille, ceux qui ont pu atteindre la retraite n’ont vécu, au mieux, que deux ou trois ans au-delà. Alors, quand j’entends parler du ­report de l’âge de départ, je vois rouge. La retraite à 60 ans proposée par Fabien Roussel est un marqueur important de mon soutien, tout comme son engagement en faveur de l’éducation nationale. Sans les professeurs du collège à Bagneux, jamais je ne serais arrivé là où j’en suis. Je le vois autour de moi, les enseignants sont épuisés, démoralisés et ont l’impression d’être pris pour rien. C’est contre cette maltraitance que la gauche d’habitude agit. On est heureux si les conditions matérielles de notre existence permettent d’accéder au bonheur. Il était temps de rompre avec les discours sociaux-démocrates. Ils ont complètement failli, au point de se fondre avec Emmanuel Macron. Le désespoir profite aux puissants, aux cyniques, les “Jours heureux” redonnent un espoir consistant, loin des vaines paroles. Enfin, je suis frappé que le mot “fraternité” ait disparu du langage politique. La liberté et l’égalité, tout le monde les revendique, mais la fraternité, beaucoup plus ancrée à gauche, me semble nécessaire ces jours-ci. »

« Des droits et une protection pour tous les réfugiés »

« Face à la véritable imposture sociale de Marine Le Pen, qui se moque du monde puisqu’elle défend l’exclusion et le chacun-pour-soi, un discours clair, qui s’attaque sans démagogie aux problèmes de notre société, est indispensable. C’est ce que j’ai trouvé dans cette campagne des “Jours heureux”, que j’ai vu monter en puissance : percer le mur du silence avec un discours qui redonne de l’espoir en un autre monde. Parler des réalités du quotidien, de ce que vivent tous les laissés-pour-compte, d’augmenter les salaires, d’améliorer les conditions de travail, de permettre l’accès à un logement digne, à la culture… c’est complètement à contre-courant du discours ambiant et c’est ouvrir la possibilité de penser qu’on peut faire autrement. Un autre message essentiel porte sur le sort des réfugiés, mis en lumière par la guerre en Ukraine. Tous – ceux qui fuient ce conflit mais aussi tous les autres – doivent bénéficier de droits et de protection quand ils arrivent dans notre pays. La hiérarchie et le tri sont insupportables. En ce ­domaine, comme pour la préservation de nos libertés, nous ­devons faire vivre les grands principes de notre République. C’est une graine semée qui doit continuer à germer parce que je suis convaincue qu’un autre monde – un monde qui ne serait pas complètement soumis à la finance – est possible. »

Dominique Noguères Militante des droits humains Gilles Leroy Écrivain, Prix goncourt 2007

« Le revenu étudiant résoudrait mes problèmes »

« En 2017, j’avais voté pour Emmanuel Macron… mais c’était avant d’être obligé de prendre un boulot pour financer mes études. À force d’enchaîner les petits jobs, j’ai réalisé que la vie comme les fins de mois sont parfois ­difficiles. Avec mon premier appartement étudiant, j’ai été contraint de payer l’électricité, en plus de l’assurance de ma voiture et son essence. Fabien Roussel a commencé à me convaincre, il y a six mois. Sa proposition d’un revenu étudiant de 850 euros au minimum résoudrait nombre de mes problèmes. Dans cette campagne, je prends énormément de plaisir à m’engager. Non pas comme communiste, car je ne souhaite pas m’investir dans un parti politique, mais comme “rousseliste”. Dans son programme, je retiens également son engagement en faveur du nucléaire, la mise en place des 32 heures de façon négociée dans les branches professionnelles, ou encore la retraite à 60 ans. Ce sont des marqueurs déterminants dans mon choix. La campagne des “Jours heureux” permet de tourner le dos aux quinze dernières années et leurs discours politiques déprimants. Revendiquer le droit au bonheur devrait être un élan national ! »

Baptiste Durand Étudiant

« Les 100 milliards d’évasion fiscale seraient mieux employés pour nos écoles »

« Dans sa lutte contre l’évasion fiscale, Fabien Roussel a pleinement le soutien du gaulliste social que je suis, quand bien même nous ne portons pas forcément les mêmes regards sur d’autres enjeux économiques. Comme lanceur d’alerte de l’affaire UBS, j’ai toujours reçu le soutien des communistes. Il faut en avoir du courage pour aller chercher cet argent, même caché dans des pays européens comme le Luxembourg. Dans cette campagne, il a été le seul à crier haut et fort que les 80 à 100 milliards qui s’évaporent chaque année dans les paradis fiscaux seraient mieux employés dans nos écoles ou pour nos hôpitaux.

D’ailleurs, face au Covid, on pourrait penser que, si on avait eu ces sommes, nous aurions eu plus de lits, que les soignants auraient été épargnés, que Sanofi aurait pu mettre sur pied un vaccin…

Un certain nombre de candidats ont ajouté cette lutte dans leurs projets. Mais, dès le départ, Fabien Roussel a proposé un ministère dédié à la lutte contre l’évasion et les fraudes fiscales. Grâce à un discours franc et sincère sur ces valeurs, il est la révélation de cette campagne, sans transiger sur les sujets transpartisans et régaliens. Comme Fabien Roussel, j’appelle à la reconstitution d’un Conseil national de la Résistance de notre temps. Quand il s’agit de l’intérêt supérieur de la nation, les idées priment. La lutte contre l’évasion fiscale fait partie de ces intérêts-là. »

Nicolas Forissier Lanceur d’alerte UBS

« Les classes populaires doivent prendre les commandes  »

« La France, les travailleuses et les travailleurs, les classes populaires ont besoin d’un grand parti démocratique qui représente les classes populaires, qui défend résolument les principes de la République et la laïcité. Un parti qui se bat pour l’augmentation des salaires, pour la défense et l’extension de la protection sociale, du service public et du droit du travail. Un parti qui se bat pour la transition écologique, mais qui veut que celle-ci ne pèse pas sur les classes populaires. Un parti qui sait que rien ne pourra être fait sans la mise en cause de la propriété privée des moyens de production, sans la socialisation des grandes entreprises et des institutions financières.

Le régime actuel, où l’évolution de l’économie est décidée par les grandes entreprises capitalistes, où ces dernières comme les institutions financières sont gérées dans l’intérêt de leurs actionnaires, où l’État se donne comme objectif d’assurer leur rentabilité, prétend améliorer l’attractivité du pays en faisant pression sur les salaires et la protection sociale, en dégradant le service public.

Face à ces logiques qui conduisent à l’explosion des inégalités sociales, à l’instabilité financière, à la catastrophe écologique, un tournant est nécessaire et urgent vers une société sobre, solidaire, égalitaire, socialiste. Les classes populaires doivent prendre les commandes de l’État, des grandes entreprises, des institutions financières. C’est ce programme que porte en France le Parti communiste. Le 10 avril, je voterai pour Fabien Roussel, qui incarne son combat. »

Henri Sterdyniak Économiste

« Je suis révoltée par le traitement indigne des enfants handicapés »

« Je suis AESH depuis 2018. Je travaille 21 heures par semaine, sur deux villes. Je n’ai jamais reçu de formation pour l’accompagnement d’enfants handicapés dans leur scolarité. Heureusement que j’avais effectué un stage au sein d’un institut médico-éducatif avant d’être embauchée dans les écoles. Les enfants dont je m’occupe ne bénéficient pas de toutes les heures auxquelles ils ont droit. Je suis très impliquée auprès des élèves dont j’ai la charge, et révoltée par cette façon indigne dont ils sont traités par le gouvernement. J’ai été scandalisée d’entendre Emmanuel Macron dire que les AESH avaient été “titularisées” : ce n’est pas le cas, il s’agit au mieux de CDI ! Nous ne sommes ni formées ni intégrées dans l’éducation nationale.

Le programme des “Jours heureux” y répond avec un service public des métiers du lien. Les communistes sont les premiers à nous défendre lors des débats à l’Assemblée nationale et sont parmi les seuls à proposer que nous bénéficiions d’une vraie formation qui nous permettrait d’être titularisées. Et au-delà de notre cas, Fabien Roussel est sensible aux discriminations subies par les porteurs de handicap. Il est pour la déconjugalisation et l’augmentation de l’allocation aux adultes handicapés. J’aime son programme, les valeurs qu’il porte, l’être humain qu’il est. Alors que dans notre société, il n’y a plus beaucoup d’écoute, c’est aussi ce côté fraternel, qui me pousse à voter pour lui le 10 avril. »

Lauranne Esseul Accompagnante d’élèves en situation de handicap (AESH)

« Enfin un responsable politique de gauche qui ne nous fait pas la morale »

« Après les cinq années ­d’Emmanuel Macron à l’Élysée, c’était important que quelqu’un, à gauche, soit pleinement aux côtés des habitants des zones rurales. Les enjeux y sont nombreux, de la défense du service public aux déserts médicaux, en passant par les fermetures d’écoles. Fabien Roussel propose d’ailleurs de recruter 100 000 soignants et 90 000 enseignants. Plus largement, étant un jeune ouvrier agricole, sa candidature m’a convaincu d’abord parce que c’est un responsable politique de gauche qui ne nous fait pas la morale sur nos modes de consommation ou de transport. Ici, prendre sa voiture n’est souvent pas un choix mais une nécessité. Ensuite, parce que l’augmentation des salaires ne peut plus attendre. Porter le Smic à 1 923 euros brut par mois est une urgence absolue face à l’augmentation des prix de l’essence ou des aliments. Les “Jours heureux” font référence à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, où la France a mis en place la Sécurité sociale. Alors, comme syndicaliste, cela me parle forcément. »

Nicolas Chanudet Ouvrier agricole

« Pour les soignants, il y a urgence »

« Infirmière, j’ai fait toute ma carrière à l’hôpital public. Au fil des ans, j’ai pu constater à quel point les conditions de travail se sont dégradées : stress, heures supplémentaires non rémunérées, vie de famille hachée… Et ce sont, au final, les patients qui en paient le prix. Le recrutement de 100 000 personnels soignants, tout comme la hausse de 30 % des salaires dans la fonction publique comptent ainsi à mes yeux parmi les mesures indispensables du programme des “Jours heureux”. D’autant qu’il y a urgence : avec le gel du point d’indice, nos rémunérations sont bloquées depuis dix ans. De longue date, Fabien Roussel fait preuve d’un soutien sans faille aux soignants et plus généralement au service public. Je n’oublie pas le tour de France des hôpitaux, initié par les parlementaires communistes lors de ce quinquennat, avant même la crise du Covid. Un vrai point d’appui pour nos luttes, alors qu’avant la pandémie, les soignants étaient dénigrés, vus comme une charge pour le pays. C’est une candidature qui porte la lutte des classes, et nous en avons besoin ! »

Aglawen Véga Infirmière à l’hôpital Cochin

« La défense des services publics est centrale »

« Dès juillet 2022, si rien ne change, nos conditions de travail se dégraderont. Notre temps de travail sera allongé, des primes comme des jours de repos seront supprimés. Il est prévu de nous imposer tout ça afin d’être prêts pour l’ouverture à la concurrence, en 2025.

Ce sont les politiques libérales qui sont responsables de ces attaques, qui auront des répercussions sur la qualité du service pour les usagers. Fabien Roussel veut mettre fin à la privatisation à tout-va du service public, sans lequel aucune société ne peut bien se porter. Qu’il s’agisse de la santé, des transports, de l’éducation ou de la sécurité, leur place est centrale. Il faut les développer, c’est vrai pour le fret ou la gratuité des transports en commun. Et surtout, arrêter de dire que ça nous coûte trop cher.

L’argent existe bel et bien, encore faut-il aller le chercher. C’est une conception du vivre-ensemble en société. Les “Jours heureux”, pour moi, c’est prendre le temps de vivre sans être pressé par le temps, l’argent, la crainte de ne pas être à la hauteur dans la société. »

Linda Chakatill Conductrice de bus à la RATP

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8 avril 2022 5 08 /04 /avril /2022 05:33
5000 personnes et immense ambiance pour le meeting de Lille de Fabien Roussel ce jeudi 7 avril
5000 personnes et immense ambiance pour le meeting de Lille de Fabien Roussel ce jeudi 7 avril
5000 personnes et immense ambiance pour le meeting de Lille de Fabien Roussel ce jeudi 7 avril
5000 personnes et immense ambiance pour le meeting de Lille de Fabien Roussel ce jeudi 7 avril
5000 personnes et immense ambiance pour le meeting de Lille de Fabien Roussel ce jeudi 7 avril
5000 personnes et immense ambiance pour le meeting de Lille de Fabien Roussel ce jeudi 7 avril
5000 personnes et immense ambiance pour le meeting de Lille de Fabien Roussel ce jeudi 7 avril
5000 personnes et immense ambiance pour le meeting de Lille de Fabien Roussel ce jeudi 7 avril
5000 personnes et immense ambiance pour le meeting de Lille de Fabien Roussel ce jeudi 7 avril
Grand meeting des jours heureux à Lille.
Une foule des grands soirs, un Fabien Roussel plus en forme que jamais, une même et unique envie de construire la France du bonheur 🇫🇷
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8 avril 2022 5 08 /04 /avril /2022 05:00
Présidentielles - Comité de soutien du Pays de Morlaix à Fabien Roussel: Aperoussel le samedi 2 avril à 12h, Réunion Publique en Mairie de Morlaix le mardi 5 avril à 18h
Présidentielles - Comité de soutien du Pays de Morlaix à Fabien Roussel: Aperoussel le samedi 2 avril à 12h, Réunion Publique en Mairie de Morlaix le mardi 5 avril à 18h
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7 avril 2022 4 07 /04 /avril /2022 08:13

 

Un rapport qui sonne à nouveau la sonnette d'alarme. Nous avons voulu voir si le programme du candidat Fabien Roussel résiste bien et répond à l'urgence pointé par les scientifiques du GIEC. Décryptage.

Un rapport qui rappelle l’urgence de l’action

Le rapport du 3e groupe de travail du GIEC associé au 6e rapport d’évaluation de cet organe lié à l’ONU a été publié aujourd’hui par approbation des 195 pays membres. Après celui consacré aux bases physique du changement climatique d’août 2021, et celui sur les impacts du changement climatique et l’adaptation à ceux-ci publié en février 2022, ce dernier rapport est consacré à l’atténuation du changement climatique, c’est-à-dire sur les moyens de lutter à la racine contre la catastrophe planétaire qui nous menace si nous ne décarbonons pas rapidement nos économies.

La piste pour respecter les accords de Paris est désormais de plus en plus étroite et de plus en plus exigeante, car les émissions de gaz à effet de serre continue d’augmenter. Les émissions augmentent dans presque toutes les régions du monde, et dans tous les domaines. Contenir le réchauffement à 1,5°C suppose d’atteindre le pic des émissions de gaz à effet de serre avant 2025 au plus tard, et de les réduire de plus de 40 % d’ici 2030, et être quasi nulles en 2050 ; pour rester sous les 2°C, aux, il faut atteindre le pic d’émission avant 2025, les réduire d’un quart d’ici 2030, et être quasi nulles en 2070. Un accent particulier est à mettre sur la réduction des émissions de méthane, dont le pouvoir réchauffant est bien plus fort que celui du dioxyde de carbone, mais dont la durée de vie est aussi plus faible. L’atténuation du changement climatique passe donc par une baisse immédiate et généralisée des émissions de gaz à effet de serre, le cas échéant avec le développement de la capture et du stockage de carbone, qui accéléreront l’atteinte des objectifs climatiques. Il faut, en tout état de cause, réduire substantiellement le recours aux combustibles fossiles (pétrole, gaz), quel qu’en soit l’usage. Le risque est que des politiques d’aujourd’hui, en termes d’infrastructures énergétiques ou de transports, ou de politiques de l’urbanisme et de la construction, ne bloquent l’évolution socio-économique des décennies à venir dans un mode de fonctionnement qui rende impossible la nécessaire décarbonation.

L’heure est donc à une action urgente ; malheureusement, le rapport constate que les investissements sont trois à six fois inférieurs à ce qui est nécessaire pour atteindre cet objectif. Pire : les politiques climatiques actuelles continuent d’amener une hausse des émissions de gaz à effet de serre, qui nous conduisent à une désastreuse hausse de température de 3,2°C en moyenne en 2100, voire plus si le système climatique finit par ne plus pouvoir absorber ce que nos émissions de gaz à effet de serre lui imposent, alors que le rapport du 1er groupe de travail a montré qu’à de telles températures, certaines régions du monde deviendront invivables, et que le rapport du 2e groupe de travail a montré l’étendu catastrophique des conséquences du changement climatique à de tels niveaux de réchauffement. Chaque dixième de degré gagné compte ! Sinon ce sont les générations futurs qui le paieront chers, non pas pour des décennies, mais pour les siècles à venir : la montée des océan et la température élevée seront en effet persistants pour des siècles, et ce sera impossible de revenir en arrière.

Le rapport rappelle que le coût de l’inaction sera à terme plus élevé que celui de l’action ; pourtant, les options disponibles pour diviser par deux les émissions d’ici 2030 existent, avec de nombreuses options dont le coût est inférieur à 100 dollars par tonne équivalente de CO2. Enfin, le rapport invite à lier les politiques d’atténuation et d’adaptation, en prenant appui sur les 17 Objectifs de développement durable adopté par l’ONU dans son Agenda 2030.

Fabien Roussel et l’action climatique

Fabien Roussel réaffirme son objectif de s’appuyer sur l’expertise scientifique nationale et internationale pour répondre à l’enjeu climatique de décarbonation totale de la France en 2050. La stratégie préconisée par Fabien Roussel s’appuie sur les conclusions des précédents rapports du GIEC et confirmés par celui-ci : il faut augmenter l’électrification propre des usages finaux ; pour y parvenir, à court terme et sur le plan local, les efforts de décarbonation doivent être menés avec les énergies renouvelables (éolien et solaire notamment), dont les coûts sont désormais faibles et, à plus long terme et à plus grande échelle, par les solutions techniques comme l’électricité nucléaire et la capture et le stockage de carbone. Les moyens techniques et financiers pour laisser une Terre vivable à nos enfants existent ! Fabien Roussel propose en particulier un fonds de 140 milliards d’euros annuel pour le climat et l’emploi.

Pour ce qui est de la France, les émissions de gaz à effet de serre étant majoritairement le fait des transports (31 % des émissions, chiffre 2019 du Haut Conseil pour le climat), Fabien Roussel propose un vaste plan d’investissements dans les transports collectifs, notamment les trains du quotidien ; la gratuité des transports urbains est un objectif prioritaire pour diminuer l’usage de la voiture individuelle en ville. Concernant le fret, Fabien Roussel préconise la diminution du fret routier et, à l’inverse, le développement massif du fret ferroviaire et fluvial. Pour ce faire, le monopole national de la SNCF sera reformé.

Le deuxième poste d’émission incombe à l’industrie. Les exigences de souveraineté, d’emploi et de réduction des émissions de carbone liées aux importation incitant à la relocalisation industrielle, il est nécessaire de produire plus d’électricité, et que celle-ci soit décarbonée. C’est pour cette raison que Fabien Roussel est favorable à une relance massive de la construction de centrales nucléaires, complétée par un développement des énergies renouvelables, pour que la France s’engage dans un scénario proche du scénario N3 de RTE, qui est plus économe en CO2, en matériaux et en artificialisation des sols ; cette relance est consubstantielle d’un service public de l’énergie intégralement public, qui suppose la nationalisation des grands acteurs du secteur. Pour que les prix de l’électricité demeurent régulés et que les Français bénéficient d’une l’électricité bon marché telle que le permet le nucléaire, la France exigera devant l’Union européenne la fin du marché actuel de l’électricité, afin que les pays membres redeviennent souverains en la matière. Fabien Roussel propose une puissante impulsion en faveur de la recherche pour actionner tous les leviers de décarbonation possibles, qu’ils soient immédiats ou de plus long terme, en particulier en faveur de l’hydrogène, de la fermeture du cycle du combustible nucléaire (avec le projet Astrid), et en faveur de la fusion nucléaire (avec ITER), l’enjeu étant de produire autant d’énergie que nécessaire pour la société française avec le moins de moyens requis.

Concernant l’agriculture qui est le troisième poste d’émissions de CO2, Fabien Roussel préconise l’encouragement à une transition agro-écologique compatible avec les objectifs de réduction des émissions de CO2, favorisant la qualité des produits, et plus résiliente aux aléas climatiques. Au regard de leur rôle dans la capture de carbone, la qualité des sols doit être préservée et restaurée, et leur artificialisation stoppée ; la politique forestière doit encourager la mixité des essences, qui a un impact climatique et biologique positif, tout en adaptant les plantation au changement climatique attendu pour les décennies à venir. La France portera une réforme de la PAC qui favorise les petits exploitants et les objectifs écologiques.

Concernant le bâtiment, qui est le quatrième poste d’émission, Fabien Roussel propose la création d’un service public de l’efficacité énergétique, et de consacrer 100 milliards par an à la rénovation énergétique des logements (avec un objectif de 700000 logements rénovés par an) et des bâtiments publics.

Par ailleurs Fabien Roussel affirme qu'il est possible de vivre en bonne entente dans une planète comptant 9 milliards d'habitants en 2050 , tout en préservant le climat, les ressources, mais selon lui il faut d'autres bases, un autre système économique sortant du critère du profit immédiat mais au service des peuples : de la coopération, moins de dépense d'armement, arrêt des armes nucléaire et réorientation des crédits, 1 000 milliards de dollars par an d'aide aux pays pauvres comme demandé à la COP26, une banque du climat pourrait jouer ce rôle de faire des prêts massifs dans ce sens, réorienter les accords commerciaux et de libre échange pour qu'ils intègrent les contraintes climatique, garantir  la diffusion des brevets des meilleurs technologie bas carbone existantes.

Comme la paix, le climat doit être une grande cause mondiale !

L’intégralité du programme des Jours heureux de Fabien Roussel sur les questions climatiques est disponible à l’adresse https://www.fabienroussel2022.fr/le_programme

 

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7 avril 2022 4 07 /04 /avril /2022 08:09

De gauche à droite : Maël Guéguen soutient Éric Zemmour ; Loïc Bald et Maëlvin Daniel militent pour le parti communiste ; Kilian Berthou est adhérent au parti Les Républicains. (Montage photo Le Télégramme)

 

Dans la dernière ligne droite avant le premier tour de l’élection présidentielle, la rédaction du Télégramme est allée à la rencontre de jeunes militants du pays de Morlaix.

Selon un sondage Ipsos - Sopra Steria réalisé en début d’année pour la Fage (Fédération des associations générales étudiantes), 80 % des moins de 30 ans envisagent de voter à la présidentielle. Contrairement à une idée reçue, ils ne se détourneraient donc pas tous de la politique. Chez certains jeunes, l’intérêt est même tel qu’ils se sont engagés à l’approche du scrutin.
 

« Alternative à la société de surconsommation »

C’est le cas de Maëlvin Daniel et Loïc Bald, militants communistes âgés de 21 ans. Étudiants en BTS Gestion et protection de la nature au lycée de Suscinio, à Morlaix, ils soutiennent Fabien Roussel. Le duo s’est engagé dans la campagne du PCF il y a plusieurs mois.

Loïc Bald, « simple sympathisant », a choisi de faire du « boîtage, sans contact direct avec les gens ». Maëlvin Daniel, lui, a adhéré au parti en janvier. Depuis, il multiplie les tractages sur le marché de Morlaix. L’occasion de « partager ses idées » avec le plus grand nombre.

Il occupe aussi l’un des deux postes officiels de colleur d’affiches. Une mission importante, menée avec sérieux : les portraits de Fabien Roussel ont fleuri un peu partout dans le secteur. Les deux étudiants ont développé une appétence pour la politique et le communisme depuis « le programme de troisième en histoire » (Loïc Bald) et « depuis les élections présidentielles de 2017 » (Maëlvin Daniel).

Ni l’un ni l’autre ne porte d’« héritage communiste familial ». Ils rêvent seulement « d’une alternative à cette société de surconsommation qui a épuisé la terre et les hommes ». Ils rêvent « d’une France des jours heureux », réclamant la semaine de travail à 32 h, le Smic à 1 500 € net ou encore la retraite à 60 ans à taux plein.

 

« Beaucoup de candidats dans la démagogie »

Kilian Berthou souhaite, au contraire, une économie encore plus libérale. Originaire de Plouzévédé, cet étudiant en école de commerce, âgé de 22 ans, se présente comme conservateur. Il défend la « méritocratie » et la candidature de Valérie Pécresse. « Je n’ai pas voté pour elle lors de la primaire. Mais je l’ai vue lors de son meeting au Zénith. Elle a été convaincante », indique celui qui a pris sa carte LR à l’âge de 18 ans.

« C’est un parti dans lequel je retrouve mes valeurs. J’y ai d’abord adhéré un an. J’y suis revenu un peu avant le congrès de décembre pour pouvoir voter. »

Issu d’une famille plutôt de droite, Kilian Berthou s’est construit son opinion tout seul, « en lisant, en écoutant ». Ce sera la première fois qu’il vote à une élection présidentielle. Il n’a pas le temps de tracter mais essaye de convaincre autour de lui. « Beaucoup de candidats sont dans la démagogie, estime celui qui aimerait s’investir davantage, à terme. Pécresse est la seule qui a un programme réaliste : hausse du salaire net de 3 %, banque pour les jeunes… Le problème est que cette élection est biaisée, parasitée par ce qui se passe en Ukraine. On ne parle pas des sujets qui intéressent vraiment les Français : le pouvoir d’achat, l’ordre et la sécurité. »

 

« Je ne suis ni haineux ni raciste »

Ce à quoi Maël Guéguen, 17 ans, élève en terminale au lycée du Kreisker à Saint-Pol-de-Léon, ajoute l’immigration et la jeunesse. « Ce sont des sujets importants dont on ne parle pas assez », confie celui qui a très tôt adhéré à Reconquête !, le parti d’Éric Zemmour.

Intéressé par la politique depuis ses 12 ans, il a longtemps été proche des idées de Marine Le Pen, qu’il trouve désormais « trop à gauche ». Défendant « des valeurs traditionnelles, judéo-chrétiennes, afin de préserver la France en tant que nation influente », il a été conquis par le franc-parler du polémiste. « Il soulève des sujets que les autres candidats n’abordent pas, voire nient complètement. »

Sa famille ne partage pas ses idées. Qu’importe. Il assume. « Je ne suis ni haineux ni raciste, contrairement à la caricature que l’on fait des adhérents de Reconquête ! », assure celui qui ne sera pas en âge de voter le 10 avril. « J’espère vraiment que Zemmour sera au second tour. Il défend la culture française, est pronucléaire… Il augmentera le Smic indirectement, en réduisant les charges patronales. » Craint-il une forte abstention ? « Ce n’est pas plus mal que les gens qui ne comprennent rien à la politique n’aillent pas voter. »

À noter

Nous avons contacté tous les relais locaux des candidats à la présidentielle. Seuls le PCF, Reconquête ! et LR nous ont transmis le nom d’un adhérent du pays de Morlaix âgé de moins de 25 ans.

 

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7 avril 2022 4 07 /04 /avril /2022 07:54

Le plaisir de retrouver les mots pleins de sagesse de notre amie Lucienne NAYETà la Une du Télégramme, édition Pays de Morlaix , suite à son interview avec Sophie Guillerm.

 

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6 avril 2022 3 06 /04 /avril /2022 06:01
Réunion publique pour la campagne de Fabien Roussel ce mardi 5 avril à Morlaix
Réunion publique pour la campagne de Fabien Roussel ce mardi 5 avril à Morlaix
Réunion publique pour la campagne de Fabien Roussel ce mardi 5 avril à Morlaix
Réunion publique pour la campagne de Fabien Roussel ce mardi 5 avril à Morlaix
Réunion publique pour la campagne de Fabien Roussel ce mardi 5 avril à Morlaix
Réunion publique pour la campagne de Fabien Roussel ce mardi 5 avril à Morlaix
Réunion publique pour la campagne de Fabien Roussel ce mardi 5 avril à Morlaix
Réunion publique pour la campagne de Fabien Roussel ce mardi 5 avril à Morlaix
Réunion publique pour la campagne de Fabien Roussel ce mardi 5 avril à Morlaix
Réunion publique pour la campagne de Fabien Roussel ce mardi 5 avril à Morlaix
Réunion publique pour la campagne de Fabien Roussel ce mardi 5 avril à Morlaix
Réunion publique pour la campagne de Fabien Roussel ce mardi 5 avril à Morlaix
Réunion publique pour la campagne de Fabien Roussel ce mardi 5 avril à Morlaix
Réunion publique pour la campagne de Fabien Roussel ce mardi 5 avril à Morlaix
Réunion publique pour la campagne de Fabien Roussel ce mardi 5 avril à Morlaix
Réunion publique pour la campagne de Fabien Roussel ce mardi 5 avril à Morlaix
Réunion publique pour la campagne de Fabien Roussel ce mardi 5 avril à Morlaix
Réunion publique pour la campagne de Fabien Roussel ce mardi 5 avril à Morlaix
Réunion publique pour la campagne de Fabien Roussel ce mardi 5 avril à Morlaix
Réunion publique pour la campagne de Fabien Roussel ce mardi 5 avril à Morlaix

Photos Patrick Gambache, Jean-Luc Le Calvez, Ismaël Dupont

Mardi 5 avril, 18h-20h: réunion publique de campagne présidentielle pour Fabien Roussel à Morlaix avec le Comité des Jours Heureux de Morlaix (168 membres)

Réunion publique pour Fabien Roussel en mairie de Morlaix en présence de camarades du PTB, le parti du travail belge qui soutient Fabien Roussel.

Une ambiance fraternelle, chaleureuse et joyeuse, un très bon débat sur le pouvoir d'achat, les services publics, la jeunesse, la lutte contre les inégalités, l'évasion fiscale, et les moyens de financer nos mesures de progrès social, les moyens de lutter contre le dérèglement climatique, l'énergie, le vote efficace pour les valeurs de gauche le 10 avril.

Daniel Ravasio, Valérie Scattolin, Enzo De Gregorio et Ismaël Dupont ont introduit la réunion avant les échanges avant le débat.

Encore 3 jours de campagne pour les militants des Jours Heureux!

Une soirée qui s'est terminée en beauté par une réinterprétation complète et libre de Cadet Roussel par Roger Héré (Quel talent!!!): Fabien Roussel à l'Elysée...

 

"Fabien Roussel à l’Elysée

(sur l’air de « Cadet Rousselle » chanson populaire de la fin du 18ème, elle même écrite sur l'air de Jean de Nivelle du 15ème)

 

"Fabien Roussel à l’Elysée (bis)

Ah ! Que voilà la bonne idée (bis)

Avec Fabien cela va faire

le bonheur des classes populaires

Ah ! Ah ! Ah oui vraiment

Fabien Roussel comme président

 

Du paysan à l’ouvrier (bis)

De l’étudiant au retraité (bis)

Chacun peut compter sur sa flamme

Pour porter haut notre oriflamme

Ah ! Ah ! Ah oui vraiment

Fabien Roussel comme président

 

Pour défendre le pouvoir d’achat (bis)

Il sonne le branle-bas de combat (bis)

On va répartir les richesses

Des possédants on botte les fesses

Ah ! Ah ! Ah oui vraiment

Fabien Roussel comme président

 

A l’opposé du ruissellement (bis)

Fabien propose le roussellement (bis)

Mettre le capital à l’amende

On va piquer vos dividendes

Ah ! Ah ! Ah oui vraiment

Fabien Roussel comme président

 

Une République sociale, laïque (bis)

Féministe et écologique (bis)

Nous la construirons tous ensemble

déjà tous les fachos en tremblent

Ah ! Ah ! Ah oui vraiment

Fabien Roussel comme président

 

Le candidat des jours heureux (bis)

Sourire aux lèvres avec sérieux (bis)

Aux petits il redonne confiance

On va rebâtir cette France

Ah ! Ah ! Ah oui vraiment

Fabien Roussel comme président"

 

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6 avril 2022 3 06 /04 /avril /2022 05:49
Mobilisation du comité de défense de l'hôpital et de la CGT avec les personnels devant l'EHPAD de Belizal
Mobilisation du comité de défense de l'hôpital et de la CGT avec les personnels devant l'EHPAD de Belizal
Mobilisation du comité de défense de l'hôpital et de la CGT avec les personnels devant l'EHPAD de Belizal
Mobilisation du comité de défense de l'hôpital et de la CGT avec les personnels devant l'EHPAD de Belizal
Mobilisation du comité de défense de l'hôpital et de la CGT avec les personnels devant l'EHPAD de Belizal
Mobilisation du comité de défense de l'hôpital et de la CGT avec les personnels devant l'EHPAD de Belizal
Mobilisation du comité de défense de l'hôpital et de la CGT avec les personnels devant l'EHPAD de Belizal
Mobilisation du comité de défense de l'hôpital et de la CGT avec les personnels devant l'EHPAD de Belizal
Mobilisation du comité de défense de l'hôpital et de la CGT avec les personnels devant l'EHPAD de Belizal
Mobilisation du comité de défense de l'hôpital et de la CGT avec les personnels devant l'EHPAD de Belizal
Mobilisation du comité de défense de l'hôpital et de la CGT avec les personnels devant l'EHPAD de Belizal
Mobilisation du comité de défense de l'hôpital et de la CGT avec les personnels devant l'EHPAD de Belizal
Mobilisation du comité de défense de l'hôpital et de la CGT avec les personnels devant l'EHPAD de Belizal
Mobilisation du comité de défense de l'hôpital et de la CGT avec les personnels devant l'EHPAD de Belizal
Mobilisation du comité de défense de l'hôpital et de la CGT avec les personnels devant l'EHPAD de Belizal

Nos camarades mobilisés avec les personnels de l'EHPAD de Belizal, la CGT de l'hôpital de Morlaix, le comité de défense de l'hôpital de Morlaix.

C'était hier, 5 avril, pour le rassemblement à 14h a l'EHPAD de Belizal.

Et il s'agissait de réclamer plus de moyens pour nos EHPAD et maisons de retraite, pour assurer les meilleures conditions d'accueil et de prise en charge pour les personnes âgées en perte d'autonomie.

Photos de Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez

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6 avril 2022 3 06 /04 /avril /2022 05:01
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