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15 juin 2022 3 15 /06 /juin /2022 08:41
Législatives. Le PCF en lice pour 32 seconds tours (L'Humanité, mardi 14 juin 2022)
Législatives. Le PCF en lice pour 32 seconds tours

Avec plus de candidats qualifiés qu’en 2017, les communistes pourraient voir leur groupe se renforcer à l’Assemblée nationale.

Publié le Mardi 14 Juin 2022 - L'Humanité
 
 
Dans le Puy-de-Dôme, c’est le président sortant du groupe GDR, André Chassaigne, qui, face à un candidat du RN, est favori après ses 49,13 % du premier tour.
 

Sur les 50 candidats présentés aux législatives par le PCF, dans le cadre de la Nupes, pas moins de 32 disputeront le second tour le 19 juin. Un chiffre en nette progression par rapport à 2017, où 12 de ses prétendants s’étaient qualifiés. Parmi ces communistes en lice dimanche prochain figurent ceux des 11 circonscriptions sortantes du PCF, soit 9 députés qui sollicitent un nouveau mandat, et 2 passages de relais. Le premier en Seine-Saint-Denis : Soumya Bourouaha remplace Marie-George Buffet, devenue sa suppléante, et est arrivée avec 36,13 % devant le dissident Azzédine Taïbi (21,43 %). Le second dans l’Allier : Jean-Paul Dufrègne, élu en 2017, a laissé sa place de titulaire à Yannick Monnet, qui, fort de 30,57 % des voix, affrontera Michel Barbarin (LaREM, 19,44 %). Dans le département voisin, c’est le président sortant du groupe GDR, André Chassaigne, qui, face à un candidat du RN, est favori après ses 49,13 %. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, réalise également un bon score dans sa circonscription du Nord, avec 34,13 %, face au RN (32,64 %). Soit un bond de près de 11 points par rapport au premier tour de 2017 (23,61 %).

Des surprises ne sont pas exclues

« Le PCF peut espérer en conquérir 4 ou 5 de plus », selon Adrien Tiberti, l’un de ses dirigeants nationaux qui n’exclut pas d’autres surprises. Il cite notamment la circonscription de Vierzon, où Nicolas Sansu est en bonne position pour faire son retour à l’Assemblée nationale (lire notre entretien). Il a rassemblé 32,36 % des voix au premier tour, tandis que la députée sortante du Modem, Nadia Essayan, a été éliminée. Il affrontera la candidate du RN (22,99 %). Jean-Marc Lespade, maire de Tarnos, dans les Landes, est également qualifié au second tour avec 30,24 %, et ambitionne de l’emporter face au député macroniste sortant, Lionel Causse (33,78 %). Le PCF place également ses espoirs à Sète, dans l’Hérault, où le député sortant Christophe Euzet (LaREM) a été éliminé. Son candidat Gabriel Blasco (21,75 %) compte battre celui du RN (31,01 %) dimanche prochain. À Lens-Avion, dans le Pas-de-Calais, Jean-Marc Tellier (PCF) est au second tour avec 35,37 %, face au candidat du RN (38,35 %).

André Chassaigne s’est réjoui des résultats de la gauche. « Si la dynamique électorale initiée dimanche se poursuit, le groupe de la Gauche démocrate et républicaine, qui comprend deux composantes – celle des députés communistes et celle des députés des outre-mer –, aura vocation à s’exprimer au sein de la gauche unie à l’Assemblée nationale, en toute indépendance, et dans le respect de la singularité politique de chacun de ses membres », a-t-il réagi.

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15 juin 2022 3 15 /06 /juin /2022 07:56

 

Mesdames, messieurs,


Ce soir, avec les résultats des élections du 1er tour des élections législatives, les Françaises et les Français ont, dans leur grande majorité, confirmé leur rejet vis-à-vis du projet politique porté par Emmanuel Macron, dont la coalition obtient un score historiquement bas pour un président.

Des personnalités de la majorité sortante sont en grande difficulté ce soir. Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l’Education nationale, a été éliminé dès le premier tour.

Ce rejet s'exprime d'abord dans une abstention massive – environ 53 % –, une abstention historique.


Elle avait déjà atteint un record en 2017. Elle est plus forte encore en 2022 et de 10 points supérieurs à 2012. Les législatives sont boudées par les Français·es alors que c'est au Parlement que se décide la politique de la nation !


Mais tout a été fait pour minorer cette élection législative, pour donner l'impression aux Français·es que seule l'élection présidentielle compte.


Il faut déployer des efforts importants pour expliquer à nos compatriotes que seul le Parlement détermine la politique du pays.


Aucune campagne d'incitation au vote n'a été initiée par le gouvernement. Mais surtout, tout est fait, depuis des années, pour laisser penser que la politique ne pourrait pas changer la vie des gens et le fonctionnement de notre société. Faut-il dès lors s'étonner que l'abstention reste aussi forte ?


Il reste un second tour pour se rattraper et offrir la possibilité de battre Macron et sa politique nuisible pour le peuple.


Car c'est la bonne nouvelle de ce premier tour :  les électrices et les électeurs qui se sont rendus aux urnes ont choisi de donner de la force à tous les candidats de l'alliance des forces de gauche et écologistes.


A cette heure, plusieurs centaines de candidats de notre coalition, dont de nombreux candidats communistes, devraient ainsi être présents au second tour, pour affronter des candidats macronistes, de la droite traditionnelle ou de l'extrême droite.


Une victoire au second tour de ces candidats ouvrirait l'espoir de construire une majorité nouvelle avec, dès le mois de juillet, des mesures fortes en faveur de la hausse des salaires, des pensions et pour le blocage des prix.


Les Français·e viennent d'envoyer un message fort : ils ne veulent pas donner de majorité absolue au président et lui laisser les mains libres pendant 5 ans pour mettre en place une politique en faveur des plus riches.


Nous avons 6 jours pour confirmer ce choix et transformer l'essai.


6 jours pour battre définitivement Macron.


6 jours pour confirmer la dynamique des candidats de la gauche unie, à laquelle participe le Parti communiste français et ses candidats dans 54 circonscriptions, en y incluant la Corse.


6 jours aussi pour battre partout l'extrême droite qui réalise encore des résultats inquiétants de très nombreuses circonscriptions.


L’extrême droite connaît encore une forte progression par rapport à 2017, qui l’installe durablement et dangereusement dans le paysage politique.


Je le dis d'ailleurs tout de suite : partout où des candidats d'extrême droite sont présents au second tour, tout doit être mis en œuvre pour qu'ils soient battus. J'en appelle à l'électorat de gauche qui s'est abstenu, à la jeunesse : mobilisez-vous aussi pour que l'extrême droite n'envahisse pas les travées de l'Assemblée nationale !


Oui, dans les jours qui viennent, par notre mobilisation, il est possible d'empêcher le Président des riches de mettre en œuvre son funeste projet de retraite à 65 ans.


Il est possible de lui opposer une majorité de gauche et écologiste qui, dès le 1er juillet prochain, portera le SMIC à 1 500 euros net, qui impulsera l'augmentation immédiate de tous les salaires et des pensions, qui bloquera et fera baisser les prix des carburants, de l'énergie et de tous les produits de première nécessité, qui rétablira la retraite à 60 ans pour toutes et tous, qui donnera les moyens à chaque jeune d'étudier correctement en disposant d'une allocation d'autonomie.


Il est possible de lui opposer une majorité de gauche et écologiste qui reconstruira sans attendre l'hôpital public, qui rebâtira une école de la République garante de la réussite de tous nos enfants, qui redonnera les moyens à nos communes et à nos départements les moyens de reconquérir les services publics de proximité, qui refondera les services publics de la police et la justice pour que chacun vive dans la sécurité et la tranquillité, qui renationalisera nos entreprises de l'énergie et du ferroviaire, pour affronter les défis climatiques et environnementaux.


Il est possible enfin de porter à l'Assemblée une majorité de gauche, avec un groupe GDR, un groupe écologiste, un groupe socialiste et un groupe insoumis. Une majorité qui redonnera du pouvoir au Parlement, aux élus du peuple, qui ne se pliera pas aux exigences d'un homme seul, mais portera à l'Assemblée les exigences des populations.

Oui, c'est possible si les millions d'électrices et d'électeurs qui ne se sont pas rendus aux urnes ce dimanche se mobilisent et utilisent les bulletins de vote des candidats de gauche, des candidats de la Nouvelle union populaire, écologique et sociale pour dire ce qu'ils veulent comme politique, tout de suite et durant les 5 prochaines années.


Je vous le dis : rassemblons-nous dimanche prochain dans les urnes pour qu'arrive enfin le temps des réformes heureuses.


J’en appelle à chacun d'entre-vous : 

  • à l'ouvrier qui n'en peut plus plus de voir ces grands groupes bloquer les salaires et supprimer des emplois tout en distribuant des énormes dividendes ;
  • au jeune qui n'en peut plus de Parcoursup et qui veut enfin pouvoir étudier correctement dans la filière de son choix ;
  • à l'agriculteur qui aspire à vivre dignement de son travail ;
  • à l'enseignant qui aspire à transmettre un savoir et des connaissances dans une école publique ambitieuse pour la réussite de tous ;
  • à ces personnels de santé maltraités dans leur travail, sous payés ;
  • à ces familles qui doivent accompagner un aîné ayant perdu son autonomie et qui ne savent pas comment ils vont payer le coût de l’Ehpad.

Nous avons une semaine pour battre Macron et la droite, pour résister partout à l'extrême droite qui ne sera jamais une alternative aux politiques libérales.


Une semaine pour rendre possible un premier changement dans la vie des salariés, des jeunes et des retraités.


Dimanche prochain, partout dans le pays, ayons un défi enthousiasmant à relever.

 

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15 juin 2022 3 15 /06 /juin /2022 07:45
Salah Hamouri : De qui se moque la porte parole du Quai d'Orsay ? (PCF)
Salah Hamouri : De qui se moque la porte parole du Quai d'Orsay ?

L'avocat franco-palestinien Salah Hamouri vient de voir, une nouvelle fois, sa détention administrative prolongée de trois mois. Interrogée par le journaliste de l'Humanité, Pierre Barbancey, la porte-parole du Quai d'Orsay, Anne-Claire Legendre, s'est contentée d'évoquer les « démarches » et les « demandes d'explication » de la France au gouvernement israélien afin de masquer l'inaction, le mutisme et le désintérêt sur le sort de ce défenseur des droits humains.

Cette situation doit cesser. Le gouvernement israélien prend impunément des décisions arbitraires dans le cadre d'une procédure qui viole les droits humains fondamentaux, les droits de la défense et le droit international, bafouant toutes les résolutions des Nations unies à propos de la situation du peuple palestinien. 

Alors qu'aucune charge n'est retenue contre lui, qu'il n'a pas accès à son dossier et qu'il n'a jamais été présenté devant un tribunal, Salah Hamouri, défenseur des droits des prisonniers politiques palestiniens, est maintenu en prison par décision d'une autorité militaire. Cette ordonnance illégale ne vise qu'à prolonger indéfiniment son incarcération, à révoquer sa résidence à Jérusalem et à l'expulser définitivement d'Israël. 

Le Parti communiste français (PCF) appelle à la libération immédiate de Salah Hamouri et de tous les prisonniers politiques qui croupissent injustement dans les geôles israéliennes. Le gouvernement français doit cesser de cautionner par son inaction et son silence la politique de Naftali Bennett.

La ministre des Affaires étrangères et le président de la République se doivent maintenant d'agir pour que notre compatriote retrouve la liberté sans délai.

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13 juin 2022 1 13 /06 /juin /2022 15:34

Les candidats de la NUPES réalisent selon les comptages entre 25,6% des voix et 26,8% (comptage FI).

Nombre de circonscriptions en tête par force
Ensemble : 203 ; Nupes : 194 ; RN : 110 ; LR-UDI : 42 ; DVG : 9 ; DVD : 8 ; REG : 7 ; EXD : 2 ; Centre : 2
Nombre de second tours par force
Ensemble : 419 (contre 513 en 2017)
Nupes : 386 (contre 142 pour la gauche en 2017)
RN : 208 (contre 118 en 2017) ; Reconquête : 0

Focus sur le PCF
- 522 429 voix pour les 50 candidats PCF- Nupes (25,4% de moyenne) et 4921 pour les 4 candidats de la Corse, soit 527 350 voix pour nos 54 candidats (contre 620 272 voix pour 462 candidats en 2017)
32 qualifiés au second tour (contre 12 en 2017):

dont au moins 15 chances sérieuses de victoire:

Yannick Monnet (30% à Moulins) dans la circonscription d'un député sortant communiste Jean-Paul Dufrègne (Allier)

Pierre Dharreville (35% à Martigues-Istres), député sortant en tête

Nicolas Sansu (32% à Bourges)

Jean-Marc Lespade (30% à Dax-Tarnos)

Véronique Mahé (en tête avec 24% à La Baule-Guérande)

Alain Bruneel, député sortant (33% à Marchiennes- Aniche)

Fabien Roussel, député sortant (34% à Saint-Amand-les-Eaux)

Loïc Pen (26% à Creil)

Jean-Marc Tellier (35,5% à Lens-Avion)

André Chassaigne, député sortant (49% à Ambert-Thiers)

Hubert Wulfranc, député sortant (44% à Sotteville-les-Rouen)

Sébastien Jumel, député sortant (37,6% à Dieppe)

Jean-Paul Lecoq, député sortant (48,7% au Havre)

Amadou Deme (27% à Limours-Montjumeau)

Elsa Faucillon (54% à Colombes-Gennevilliers)

Stephane Peu, député sortant (62% à Saint-Denis - Pierrefitte)

Soumya Bourouha et Marie-Georges Buffet, députée sortante (36% à Stains face à un dissident communiste qui s'est retiré depuis)

Julien Léger (en tête, 31% à Champigny-Leperreux, Val-de-Marne)

 

 

 

 

 

Elections législatives, 1er tour: déclaration du CEN du PCF
1er tour des élections législatives - déclaration du CEN – 13 juin 2022

Les résultats des élections législatives témoignent de la crise politique profonde que traverse notre pays, notamment du rejet de la politique d’Emmanuel Macron. Face à cette crise de régime, l’enjeu du second tour est désormais l’élection de nombreux député·es de gauche et écologistes pour commencer à ouvrir un autre avenir à la France.

La bonne nouvelle de ce premier tour vient du résultat des candidat·es de la Nupes, et parmi eux des candidat·es communistes dans le prolongement de la campagne présidentielle de notre candidat Fabien Roussel qui arrive en tête dans sa circonscription.

L’alliance des partis soutenant le président de la République, avec 25,8 %, obtient le plus faible résultat pour une coalition présidentielle. Les Français·es ont ainsi sévèrement sanctionné le bilan des cinq années précédentes et affirmé leur opposition aux projets de régression sociale annoncés, tel le report de l’âge de départ en retraite à 65 ans.

Avec 52,49 %, l’abstention atteint un nouveau record historique pour ce scrutin : plus de 25 millions de nos concitoyennes et concitoyens se sont abstenu·es. Elle progresse donc de 10 points en dix ans. Une majorité du pays a ainsi exprimé sa rupture avec la représentation politique qui leur apparaît ne pas répondre à leurs attentes et à leurs besoins. C’est le résultat du rejet des politiques conduites par les pouvoirs successifs, singulièrement sous le quinquennat d’Emmanuel Macron, qui aura de surcroît tout fait pour minorer les enjeux de ce scrutin, aggravant encore la présidentialisation du régime qui mine notre démocratie et la dévitalisation du débat public.

Dimanche prochain, le président de la République peut et doit être mis en minorité à l’Assemblée nationale.

Avec 26,8%, la Nupes arrive en tête du scrutin.
Le PCF remercie les plus de 6 millions d’électrices et d’électeurs qui ont porté leurs voix sur les candidates et candidats de notre union.

C’est le résultat d’engagements partagés sur des mesures concrètes pour améliorer la vie des Français·es, tels l’augmentation du SMIC à 1 500 euros et des salaires ou encore la retraite à 60 ans, ainsi que de la richesse de la diversité des forces de notre coalition. Les Français·es viennent d’envoyer un message fort au président : ils ne veulent pas lui laisser cinq années de plus les mains libres pour poursuivre sa politique en faveur des plus riches et du capital.

Contrairement à ce qu’affirment le président et les dirigeants de son mouvement, l’arrivée de nombreux députés de gauche à l’Assemblée ne serait en rien le chaos mais bien un levier décisif pour sortir des difficultés actuelles, réparer la France des dégâts de leur politique et affronter les défis du siècle. Un tel changement nécessitera en outre une toute autre utilisation de l’argent et de nouveaux pouvoirs aux salarié·es.

Les 54 candidat·es communistes, avec nos camarades candidat·es en Corse, totalisent quant à eux 527 350 voix. Parmi eux, 32 sont qualifié·es au second tour. Nos députés sortants sont tous qualifiés et réalisent de très bons résultats qui témoignent de la reconnaissance de nos concitoyen·nes de leur action offensive à l’Assemblée pour obtenir des avancées concrètes tout au long du précédent quinquennat. Le PCF félicite l’ensemble de ses candidates et candidats et remercie les militantes et militants communistes et des autres forces de notre union pour ces résultats. Il appelle à la mobilisation maximale pour la réélection des députés sortants et le maximum de conquêtes.

Le bon résultat des candidates et candidats de la gauche unie est d’autant plus important que l’extrême droite voit, dans ce premier tour des législatives, renforcé son poids menaçant pour notre République. En obtenant 24 % et plus de 5,4 millions de voix, elle atteint son plus haut niveau pour un scrutin législatif depuis la Libération. Alors que plusieurs dizaines de ses candidat·es sont aux portes de l’Assemblée, tout doit être fait pour leur barrer la route.

Dans ces circonscriptions, le PCF appelle à utiliser les bulletins de vote qui permettront de les battre dimanche prochain. Et alors que le président de la République a été élu grâce aux voix de millions de Français·es qui ne voulaient pas de la candidate de l’extrême droite à l’Élysée, son refus à cette heure d’appeler clairement à battre les candidats de l’extrême droite est consternant et fait peser un grave danger sur le pays.

Dans cette situation d’une grande gravité pour la France, l’heure est à la mobilisation la plus large, dimanche prochain, pour confirmer et amplifier le résultat de ce premier tour, faire élire le maximum de député·es de gauche, et permettre l’élection d’une majorité de gauche à l’Assemblée nationale, avec en son sein un groupe de la Gauche démocrate et républicaine renforcé, avec de nombreux·ses député·es communistes et d’Outre-mer.

C’est possible si des millions d’hommes et de femmes qui se sont abstenu·es ce dimanche utilisent cette fois le bulletin Nupes pour s’assurer de la défaite des représentant·es du pouvoir en place.

C’est l’appel que lance le Parti communiste français aux électeurs et électrices de gauche, à la jeunesse, aux abstentionnistes : dans les jours qui viennent, élargissons encore l’influence de la gauche, en développant ensemble un projet ambitieux, à même de répondre aux aspirations populaires et du monde du travail et de la création, d’affronter les défis auxquels le pays et la planète se trouvent confrontés, de relever le défi de paix, de mettre fin à la toute-puissance du capital sur nos vies.

Le PCF appelle également à créer les conditions de la mobilisation populaire et sociale dès le lendemain du scrutin pour créer les conditions de nouvelles conquêtes sociales, écologistes et démocratiques. De nombreux député·es de gauche en métropole et en outre-mer, avec un plus grand nombre de député·es communistes et des luttes sociales puissantes seront déterminant·es pour agir pour les salaires, l’emploi, la justice sociale et permettre la prise du pouvoir sur l’argent et de nouveaux pouvoirs des citoyen·nes et des salarié·es.

Luttons, résistons et faisons demain advenir le temps des réformes heureuses pour notre peuple !

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13 juin 2022 1 13 /06 /juin /2022 15:26
PCF Finistère - Mobilisés au second tour des législatives pour des victoires de la gauche rassemblée dans les circonscriptions du Finistère
Mobilisés au second tour des législatives pour des victoires de la gauche rassemblée dans les circonscriptions du Finistère
 
Communiqué du PCF Finistère, 13 juin 2022

La Fédération du Parti Communiste Français du Finistère félicite les huit binômes d’union de la gauche candidats de la NUPES du Finistère pour leur qualification au second tour des élections législatives et remercie les électeurs du premier tour qui ont mis la gauche rassemblée avec la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (dont le Parti communiste est partie prenante) en position de regagner pour la gauche plusieurs circonscriptions finistériennes si la dynamique de mobilisation de second tour est favorable.

 
L’option du rassemblement à gauche attendu par l'électorat a déjà porté ses fruits, l'alliance de gauche faisant jeu égal avec le bloc de droite du président sortant. Elle était nécessaire face au danger projet macroniste et de la progression de l’extrême-droite et du .
 
Dans le Finistère, nous appelons à voter le 19 juin prochain, encore plus nombreux qu’au premier tour, pour :

- Pierre-Yves Cadalen, largement en tête avec 31,9 % à Brest-Centre (circonscription 1) face au député sortant LREM (15%) qui lui sera opposé au second tour et qui est passé devant le candidat Ensemble ! intronisé par Macron et Ferrand (l’ex secrétaire départemental du PS Coatanéa)

- Mélanie Thomin (6e circonscription) qui avec ses 31,16 % du premier tour peut battre Richard Ferrand (33,56%), ce qui serait une victoire très importante face à un des symboles et des piliers de la macronie au niveau national

- Sylvaine Vulpiani (4e circonscription de Morlaix, 31 % contre 34,78 % à la candidate Ensemble !- majorité présidentielle, députée sortante)

- Grégory Lebert (1ère circonscription Quimper, 32% contre 35,4 % à la candidate Ensemble !- majorité présidentielle, députée sortante)

- Youenn Le Flao (8e circonscription Concarneau : 31,6% contre 34,8 % au candidat Ensemble !- majorité présidentielle, député sortant)

- Yolande Bouin (7e circonscription : 29,99%, contre 31,23 % à la candidate Ensemble ! - majorité présidentielle, députée sortante)

- Nathalie Sarrabezolles (29 % contre 31,2 % à la candidate Ensemble ! - majorité présidentielle, députée sortante)

- Pierre Smolarz (3e circonscription, Brest-Rural, 29,18 %, contre 41 % au candidat Ensemble ! - majorité présidentielle, député sortant).

 
Le Parti communiste appelle à ce que pas une voix de gauche ne manque au second tour aux candidats de la NUPES et encourage tous ceux qui veulent mettre fin à la politique inégalitaire et néo-libérale de Macron, qui détruit et fragilise les services publics, la démocratie, les droits sociaux et les droits des travailleurs, à se mobiliser bien plus fortement au second tour qu’au premier tour afin qu’un maximum de circonscriptions du Finistère comme partout en France passent à gauche. Nous pouvons enlever à Macron sa majorité au Parlement, nous donner les moyens de résister à sa politique.
 
Soyons mobilisés toute cette semaine pour faire gagner la gauche dans toutes les circonscriptions finistériennes ! Les communistes seront concentrés sur cet objectif à portée de main, dans l’intérêt du peuple, des catégories populaires, de tous ceux qui ont intérêt au changement et au progrès social. La retraite à 60 ans, le SMIC à 1500€, le blocage des prix, l'allocation autonomie jeunesse, la titularisation des contractuels de la fonction publique, l’augmentation des salaires dans la fonction publique, le recrutement de 100 000 soignants, le partage des richesses et une fiscalité plus juste et progressive, la fin des mesures contre l’assurance chômage et les allocataires du RSA, c’est un tout autre programme que celui de la régression sociale continuée que nous propose Macron !
 
Le PCF Finistère se félicite aussi que sur 50 candidats PCF-NUPES présents en France, 32 sont qualifiés pour le second tour, avec un résultat moyen de 26,45% permis grâce à l'implantation de nos candidats et à cette dynamique d'union populaire de gauche. Avec plusieurs qui ont frôlé de près l'élection des le premier tour: Elsa Faucillon à 54%,  Stéphane Peu à 62%, non élus au 1er tour en raison du poids de l'abstention, Jean-Paul Lecoq à 48,5 %, André Chassaigne à 49 %, et Fabien Roussel (34%) est en tête dans sa circonscription face au RN, avec 12 points de plus qu'au premier tour de 2017, malgré la présence d'un dissident face à lui.
 
Hubert Wulfranc (47,21 % contre le RN à 17%) Pierre Dharréville (+6 % par rapport à 2017, 35,8 %, devant le RN à 31 %) Yannick Monnet, Nicolas Sansu, Sébastien Jumel (assez largement en tête), Alain Bruneel (duel serré face au RN), Soumya Bourouaha (avec Marie-George Buffet),) sont aussi en bonne position pour l’emporter et Véronique Mahé en Loire-Atlantique et Loïc Pen, en tête dans leurs circonscriptions, peuvent aussi créer la surprise.
 
Le PCF est en bonne position pour constituer un groupe indépendant d’au moins 15 députés, complété par les députés de gauche ultra-marin qui constituaient avec nous le groupe GDR sous le précédent mandat, ce qui serait une excellent nouvelle pour le monde du travail et la population car les députés communistes ont fait la preuve à l'Assemblée nationale de leur excellent travail parlementaire et de leur capacité à porter dans les débats les idées d'émancipation et de justice sociale.

 

La victoire est à portée de bulletin!
 
Dimanche 19 juin, donnons-nous le moyen de faire élire un maximum de députés de gauche avec la NUPES !

Fédération du Parti communiste du Finistère, 13 juin 2022

 
PCF Finistère - Mobilisés au second tour des législatives pour des victoires de la gauche rassemblée dans les circonscriptions du Finistère
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12 juin 2022 7 12 /06 /juin /2022 06:03

 

Trois mois de détention administrative supplémentaires à l’encontre de Salah Hamouri : le scandale continue !

 

 

Alors que celle-ci devait s’achever normalement ce lundi 6 juin, Salah Hamouri vient de voir sa détention administrative prolongée de 3 mois sur ordre d’un juge militaire israélien. Le régime d’apartheid israélien poursuit son acharnement. Une fois encore la colère le dispute à l’amertume.

Colère face à l’injustice de voir ce militant, avocat des droits humains, maintenu en cellule sans qu’aucune charge, aucun motif ne soit retenu contre lui si ce n’est le contenu d’un supposé dossier tenu secret par les autorités israéliennes. Colère contre cet arbitraire insupportable d’un régime qui veut briser ceux qui osent le contester et se dresser contre lui.

Une colère qui le dispute à l’amertume, car nous constatons une fois de plus que les autorités françaises n’ont pas su, ou pas voulu, imposer à Israël leur volonté de voir libérer un compatriote des geôles de ce pays. Depuis des années, l’inaction de la France est patente et, en dehors de quelques déclarations de principe, elle n’a rien obtenu ni pour la libération de Salah Hamouri, ni pour le rétablissement de son droit de résider et de vivre en famille, chez lui à Jérusalem-Est.

L’acharnement israélien contre Salah dure depuis plus de 20 ans. Malgré cela, en revendiquant le droit de vivre en famille, de travailler et de militer à Jérusalem, et en s’opposant à la politique de nettoyage ethnique de l’occupation qui prétend le chasser de son pays, il se bat pour ses droits autant que pour les droits de tous les Palestiniens. Notre solidarité avec Salah Hamouri dans ce combat lui est totalement acquise.

L’AFPS, avec toutes celles et ceux qui se mobilisent pour obtenir sa libération s’engage évidemment à poursuivre et amplifier l’action contre l’injustice dont il est encore une fois victime. L’AFPS prendra notamment toute sa place auprès de son comité de soutien et de sa famille, pour relancer la mobilisation auprès du gouvernement français et du président de la République. Il est grand temps d’obtenir de la France qu’elle pose des actes forts face au gouvernement israélien en faveur de Salah Hamouri, comme cela a pu être fait ailleurs pour d’autres ressortissants français dans le passé.

Le Bureau national de l’AFPS, 6 juin 202

 

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11 juin 2022 6 11 /06 /juin /2022 05:47

 

En 2022, la Fête de l'Humanité change de site, et s'installera sur l'ancienne base aérienne 217 du Plessis-Pâté, en plein cœur de l'Essonne. C'est une nouvelle Fête de l'Humanité, repensée et complètement inédite que vous aurez l'occasion de découvrir les 9, 10 et 11 septembre prochains !

 

Quelle est la programmation de la Fête de l'Humanité 2022 ?

Comme chaque année, la Fête accueillera des artistes de tous les horizons musicaux. Les premiers noms annoncés sont :

> Les Dutronc&Dutronc, père et fils, deux monstres sacrés de la chanson française,

> Et une autre légende : Benjamin Biolay,

> Le groupe de hip-hop Sexion d’Assaut, qui se reforme cette année avec notamment Gims, Black M et Lefa,

> Un des meilleurs DJ de sa génération, Kungs,

> L’artiste engagée Camélia Jordana,

> L'électro douce de l'Impératrice,

> Kimberose, nouvelle reine de la soul,

> Le chanteur Christophe Maé,

> L’auteur-compositeur Gauvain Sers,

> Ibeyi, duo franco-cubain,

> Les poètes modernes Odezenne,

> Mais aussi Rosinia, la chanteuse originaire de Grigny, Soviet Suprem, Ladaniva, Deluxe, les Wampas, Catastrophe, Bagarre Club... Et encore plein d'autres artistes à venir !

 

Depuis quand la Fête de l'Humanité existe-t-elle ?

Elle a été créée en 1930 par Marcel Cachin (directeur de l'Humanité de 1918 à 1958), qui souhaite en faire un événement populaire. Il reprend une idée ancienne, proposée par le député Marcel Sembat en 1913.

Le seconde Fête de l'Humanité a eu lieu en 1931 à Athis-Mons (aujourd'hui en Essonne) où, pour la première fois, des concerts radiophoniques sont retransmis par haut-parleurs.

Interrompue pendant la guerre, de 1939 à 1944, la tradition de la Fête de l’Huma reprend à la Libération : elle réunit un million de personnes en 1945, au bois de Vincennes à Paris.

La Fête de l'Humanité est depuis organisée tous les ans par le journal l'Humanité au cours du second week-end de septembre.

Évènement politique et multiculturel, elle est un lieu de rassemblement, de discussions et d'échanges autour des valeurs de solidarité, d'ouverture d'esprit, de partage et de paix.

La Fête de l'Humanité a été le premier évènements populaire français à avoir organisé de grands concerts internationaux en plein air (Pink Floyd en 1970, Joan Baez en 1971, The Who en 1972, Chuck Berry en 1973...).

La place de la musique, et plus généralement de la culture, y est aujourd'hui prépondérante avec plus de 50 concerts, mais aussi la présence d'un village du Livre, de nombreux spectacles d'arts vivants, de projections cinématographique, d'expositions artistiques mais également de plus d'une centaine de débats, tables rondes et conférences.

Avec environ 500 000 participants chaque année, c'est le plus grand évènement culturel de France.

 

 

Où acheter ses billets pour la Fête de l'Humanité 2022 ?

Des Pass 3 Jours et Billets Nuit, pass enfants et ados, possibilité d'achat avec l'application Pass culture, tarif spécial dédié aux comités d'entreprise sont disponibles à l'achat par internet (https://fetehumanite.seetickets.com/content/billetterie) 

Mais, le PCF Morlaix peut bous proposer des bons de soutien à 35 € donnant l'entrée sur la Fête pour les 3 jours. Contacter nous à pcf-morlaix@wanadoo.fr 

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10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 05:52

Économistes, nous participons activement à la campagne de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale. La perspective d’une victoire de la gauche aux élections législatives éveille un immense espoir dans une partie de notre peuple : priver Emmanuel Macron d’une majorité parlementaire, porter un coup d’arrêt à son autoritarisme, à ses assauts contre nos retraites et contre nos services publics (santé, école, justice, …), et répondre aux attentes populaires qu’il n’a cessé de bafouer pendant cinq ans : augmentation des salaires dont le SMIC à 1 500 euros, retraite à 60 ans, égalité salariale entre les femmes et les hommes, investissements et créations massives d’emplois pour faire face, enfin ! au péril climatique et à l’urgence sociale.

 

La gauche ne peut pas se permettre de décevoir ces espoirs. L’enjeu politique qui prend une importance croissante à quelques jours du scrutin, est celui des moyens, en particulier financiers, de réaliser les objectifs sociaux et écologiques qui sont largement partagés à gauche, et donc conjointement des pouvoirs à conquérir contre le MEDEF, les grandes banques, les BlackRock et autres fonds d’investissement.

Dans le camp du pouvoir, comme à chaque fois qu’une circonstance semble de nature à favoriser des politiques s’écartant d’une stricte obéissance aux exigences du patronat, des marchés financiers et des multinationales, des économistes annoncent l’apocalypse en cas de victoire de la gauche. Selon eux, il faudrait continuer de sacrifier l’emploi et les salaires, et se mettre à baisser les dépenses publiques, au nom de la « baisse du coût du travail ». Songent-ils un instant au choc contre le pouvoir d’achat qui accompagne le retour en force de l’inflation, aux ravages de la précarité, du chômage et du sous-emploi qui touchent des millions d’habitantes et habitants de ce pays ? à l’effondrement de notre capacité de production de richesses que les grands groupes de l’industrie, des services et de la finance ont provoqué avec leur obsession de la rentabilité financière, avec la complicité active d’Emmanuel Macron ? Sans parler de l’effet meurtrier de la remontée des taux d’intérêt de la BCE, vouée à la sauvegarde des intérêts du grand capital face à l’inflation et au dollar, remontée contre laquelle rien n’est fait.

C’est une tout autre logique qu’il est devenu urgent d’opposer à ces orientations.

Mais il ne suffira pas de taxer les riches, d’augmenter les salaires, de mobiliser l’épargne, et de favoriser « l’investissement », en espérant stimuler ainsi l’activité économique. Ce keynésianisme traditionnel a régulièrement échoué, notamment depuis 1982. Car au-delà de l’Etat et des services publics, il y a les entreprises.

Le cœur de l’enjeu de la réussite politique ce sont les entreprises, ce qu’elles vont faire. Elles sont dominées par le grand capital et sa logique.

Or, il faut regarder la réalité en face. Les forces du capital n’ont aucune intention de coopérer avec un gouvernement de gauche dans la réalisation de son programme social et écologique. Le président du MEDEF a annoncé la couleur : les patrons « vont arrêter d’embaucher, ils vont arrêter d’investir ». Comment surmonter cet obstacle ?

La réussite d’un défi inédit exige un renouvellement des modes de pensée. Il faut aller au-delà du triptyque « taxer, mobiliser l’épargne, investir ». La création monétaire doit être massivement mobilisée, mais tout autrement, aussi bien pour les dépenses publiques (embauches et formation dans la santé, l’éducation, les transports, la justice, etc.) que pour changer les critères de décisions des entreprises, avec une sélectivité nouvelle du crédit bancaire. Dans les entreprises des pouvoirs décisionnels doivent être confiés aux travailleurs et aux citoyens pour mettre en œuvre des propositions alternatives. Les critères des au moins 160 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises doivent être changés, devenir systématiquement écologiques et sociaux. De nouvelles institutions de suivi et de planification assureront la réussite de cela.

Il ne suffira pas, en effet se croyant « radical », d’opposer une relance de la demande (hausse des salaires et des dépenses publiques) à ce que le camp conservateur prétend être une « politique de l’offre » et qui est en réalité un soutien tous azimuts et sans conditions aux profits, à la rentabilité des capitaux privés.

Opposer « politique de l’offre » et « politique de la demande », c’est ne pas voir qu’il faut une offre radicalement nouvelle en même temps qu’une autre demande, un autre type de consommation ! Une autre offre, c’est loin de n’être que de l’investissement. C’est une production écologique et sociale, exigeant des recherches, faite de services publics, visant les besoins humains de santé, de culture, etc., et faite d’une nouvelle industrialisation écologique et sociale. Il faut oser voir que le programme de la NUPES contient en partie cette idée incontournable d’une autre offre.

Mais il faut en tirer les conséquences de politique économique : c’est l’emploi qui est le cœur du lien, absolument nécessaire, entre offre et demande. Un lien que nous voulons profondément transformer. Le comportement anti-emploi de tout le système, et avant tout des grandes entreprises et des banques, n’est pas seulement un problème de manque « d’empathie sociale », ou d’aveuglement sur la demande générée par les salariés et leurs revenus, c’est la conséquence de la domination du capital.

L’emploi, les qualifications, les capacités humaines de créativité sont aussi au cœur d’une transition productive écologique réussie qui devra s’opposer à la priorité au capital et à l’accumulation.

Une autre offre, c’est aussi baisser les coûts tout autrement, en s’attaquant à celui du capital (dividendes, intérêts bancaires, gâchis matériels et financiers), en impulsant des dépenses d’efficacité (formation, recherche, emploi) et des partages qui font baisser les coûts tout autrement. Voilà le défi que nos macroniens ne veulent pas voir, en brandissant les coûts comme un simple épouvantail qui empêche de réfléchir.

Alors que faire ? Bien sûr, il faut rééquilibrer totalement les impôts, refondre la fiscalité et développer l’activité. Mais quelle activité et comment ? Investir ? Mais aujourd’hui, ce que font les grandes entreprises et l’État lui-même, c’est dépenser en capital financier voire matériel contre l’emploi ! Au nom de quoi, pour les macroniens, il faudrait tout faire pour les profits, poursuivant en cela la politique de F. Hollande et de bien d’autres avant. Au contraire, la question clé, c’est l’emploi son développement, sa qualification reconnue dans les salaires, au lieu de le supprimer, de le déqualifier. L’emploi et la formation doivent venir d’abord, l’investissement doit l’accompagner et l’appuyer. Au-delà, il s’agit d’aller vers un nouveau paradigme : une sécurité d’emploi ou de formation tout au long de la vie.

« Taxer, mobiliser l’épargne et investir », ce ne serait pas voir non plus, au contraire de Keynes lui-même, l’importance de l’impulsion initiale anti-austérité par des avances monétaires massive. Ce n’est pas voir l’urgence d’une baisse sélective des taux d’intérêt, alors qu’ils ont commencé à remonter fortement. Ce n’est pas, non, plus voir à quel point la vulnérabilité de notre économie dans la mondialisation et la financiarisation s’est accentuée depuis l’époque, déjà lointaine, où la première politique de François Mitterrand s’y était fracassée, se refusant à changer la gestion des entreprises dominée par le taux de profit.

La condition de réussite d’une politique de gauche – la situation ne nous permet plus de biaiser avec cette exigence – est la conquête de pouvoirs démocratiques contre le pouvoir du capital sur l’utilisation de l’argent, dans les entreprises, dans les banques, dans les banques centrales.

Cela passe par le rétablissement et le renforcement des prérogatives économiques des instances représentatives du personnel dans les entreprises, des syndicats et des salariés eux-mêmes, pour imposer la réalisation de projets de développement de l’emploi, de la production écologique et de la création de valeur ajoutée dans les territoires, contre les licenciements et les délocalisations, et pour obtenir leur financement par des crédits bancaires ciblés et assortis de taux d’intérêt bas, voire négatifs.

C’est pourquoi le programme que nous soutenons comprend tout particulièrement la nationalisation du système bancaire et de crédit, de certains grands groupes d’entreprises, ainsi que des pouvoirs décisionnels des travailleurs et des instances locales de planification, c’est l’apport du PCF. Nous pensons même qu’il faudra, nécessairement, et la vie le montrera, créer de véritables institutions démocratiques et sociales de planification à partir des territoires, organisant jusqu’au niveau national le dialogue orienté social et écologie avec les entreprises et les banques, pour une planification et une gestion nouvelle ainsi que pour le suivi de cette gestion, avec incitations et pénalisations. Nous les nommons des « conférences permanentes emploi, formation, transformation productive écologique ». Elles peuvent être le pivot d’un nouveau type de démocratie et de République.

Les politiques économiques, les nouvelles institutions, doivent appuyer cette nouvelle logique. Il faut de nouveaux critères pour les aides publiques : appliqués immédiatement et conjugués avec une mobilisation du crédit bancaire distribué par les banques publiques qui existent déjà, ils permettraient une hausse efficace de l’ensemble des salaires, au-delà du SMIC, et de l’emploi. Par la suite, des nationalisations d’un nouveau type, incluant des droits de décisions des salariés et des citoyens pour mettre en œuvre d’autres critères de gestion, doivent être mises en œuvre pour les banques privées et pour des entreprises industrielles stratégiques. C’est un des leviers d’action d’une nouvelle planification écologique et sociale, démocratique, à partir des territoires et des besoins, basée sur des engagements transparents, des financements nouveaux et un suivi démocratique.

Simultanément, la France doit agir pour une nouvelle internationalisation. À la place des traités actuels, elle doit être en pointe pour la négociation de nouveaux traités internationaux visant une coopération dans les productions fondée, non sur la rentabilisation des capitaux multinationaux mais sur le développement solidaire des biens communs (emploi, santé, environnement, … ) aussi bien dans les pays pauvres ou émergents que dans les pays développés, avec des financements internationaux émancipés de l’hégémonie du dollar et de Wall Street.

En Europe, l’argent créé par la BCE peut tout de suite être mobilisé pour refinancer des Fonds apportés par notre pôle financier public à des projets démocratiquement élaborés, décidés, réalisés et contrôlés dans nos territoires ou pour financer les services publics. Nous proposerons à tous les pays de l’UE d’y travailler dans des coopérations renforcées, et même d’élargir ces Fonds à l’ensemble des pays de la zone euro, pour commencer à changer concrètement les règles auxquelles doit obéir la construction monétaire européenne.

C’est à partir de ces mobilisations immédiates que seront créées, mais aussi dans les urnes et les institutions, les conditions de l’adoption de nouveaux traités, remplaçant le carcan des traités actuels par une solidarité des peuples et nations européens associés pour le développement de tous les habitants du continent, et pour de nouvelles coopérations avec nos voisins du Sud et de l’Est. Cela contribuerait à une émancipation vis-à-vis du dollar pour l’émergence d’une nouvelle commune mondiale de coopération de tous les peuples, jalon vers un nouvel ordre du monde.

Il serait préjudiciable à la réussite de la gauche que, sous couvert de respectabilité (envers qui ?) ou d’orthodoxie académique, on omette ces points fondamentaux, ou qu’on ne les considère que comme des ajouts de convenance. Nous considérons, au contraire, qu’ils sont des éléments déterminants pour « réussir », un apport indispensable à la gauche et au mouvement social. Nous aurons bien des occasions d’agir et d’intervenir en ce sens dans la mandature.

Telle est notre conception de l’union et de la responsabilité politique : nouveau type d’union populaire et agissante, se nourrissant du débat ouvert et transparent, pour la réussite et la dynamique d’un changement réussi. N’en déplaisent à tous les conservatismes de droite, comme de gauche, « le monde change de peau », comme le dit la chanson d’A. Souchon, « sera-t-il laid ou bien beau ? ». Cela dépend selon qu’on laisse « les clés du camion » aux amis de G. Roux de Beyzieux et au grand capital de Blackrock et compagnie, à leurs pouvoirs à leur logique.

Un monde nouveau pousse sur le terreau des révolutions écologique, informationnelle, monétaire et anthropologique. Pour ce monde le développement doit viser l’émancipation humaine, appelle une nouvelle démocratie d’intervention et il dépend avant tout de l’emploi, de la formation, des services publics, bien au-delà des équipements matériels, n’en déplaise à ceux qui veulent nous faire croire que le capital et son monopole sur les entreprises comme sur la pensée et sur la société serait indépassable.

 

Frédéric Boccara, économiste, Université Sorbonne Paris-Nord, membre du CEN du PCF et du parlement de la NUPES

Yves Dimicoli, économiste, ancien membre du CEN du PCF et du Conseil d'analyse économique (CAE) auprès du Premier ministre

Denis Durand, Directeur de la revue Économie et Politique, membre du CN du PCF

Jean-Marc Durand, Rédacteur en chef de la revue Économie et Politique, membre du CN du PCF

Evelyne Ternant, docteur en économie, candidate NUPES dans la 2ème circonscription du Jura, membre du CEN du PCF et du parlement de la NUPES

 

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10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 05:50

 

 

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10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 05:47

 

 

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