Le nouveau collectif pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff compte organiser une manifestation le 21 janvier. (Collectif pour la réouverture de la ligne Morlaix Roscoff)
Le combat pour la réouverture de la ligne Morlaix-Roscoff se poursuit. Un nouveau collectif unitaire vient de voir le jour. Une grande manifestation est prévue le 21 janvier à Roscoff.
Un collectif unitaire d‘initiative et d’action pour la réouverture de la ligne ferroviaire entre Morlaix et Roscoff a été créé le mercredi 9 novembre. Trente-trois personnes ont participé à la réunion constitutive, qui s’est déroulée à Morlaix. « Des citoyens et les représentants de nombreuses organisations étaient présents : APMR, CGT Cheminots, Solidaires, EELV, FI, PS, PCF, UDB. D’autres étaient excusés mais sont parties prenantes", renseigne Ismaël Dupont, conseiller départemental communiste et premier adjoint à la ville de Morlaix. Et d'expliquer que l'idée de ce collectif unitaire a germé lors de la rencontre sur les mobilités et transports du 8 octobre, à l'Agora Café, près de la gare de Morlaix.
"Une nécessité sociale, économique, écologique"
Ce nouveau collectif se présentera à la presse le lundi 21 novembre, à Roscoff, au niveau du passage à niveau situé devant le port en eau profonde du Bloscon, qui doit faire l'objet de travaux d'effacement dans la semaine. Après quoi il compte organiser "une grande manifestation" à Roscoff, le 21 janvier 2023, à 14h30. L'objectif: "Dire la nécessité et le besoin social, économique et écologique d'une réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff pour les passagers du fret ferroviaire, avec une exigence que Roscoff, porte d'entrée des îles britanniques, revienne dans le réseau transeuropéen des ports d'intérêt majeur."
"Ce collectif se veut donc d'action, ouvert et rassembleur, précise Ismaël Dupont. Il ne remplace aucunement l'action et les initiatives des organisations existantes et se centre sur le travail pour construire des actions unitaires, efficaces et rassembleuses". Une réunion publique est prévue le mercredi 14 décembre, à 18h30, dans un lieu qui n'est pas mentionné dans le communiqué.
Guy Darol dans le Télégramme du 18 novembre et aux prochains Mardi de l'éducation populaire du PCF pays de Morlaix le mardi 22 novembre à 18h. Entrée libre, venez nombreux vibrer avec le Woodstock noir de Wattstax, une fierté noire
La guerre, comme la compétition économique intra-impérialiste, va à l'encontre des enjeux qui se discutent au sommet pour le climat, en ce moment en Égypte.
Tous les indicateurs montrent que les émissions de gaz à effet de serre continuent de progresser dangereusement, à tel point que les bornes de limitation des changements climatiques posées lors de la conférence de Paris pourraient être atteintes non pas en 2050, mais dans seulement neuf années.
Pour le climat, un autre projet politique
La lutte contre les bouleversements climatiques est un projet politique en soi. Il appelle de tourner le dos au capitalisme mondialisé et financiarisé. On ne peut, en effet malheureusement, que constater conférence après conférence sur le climat, que les seuils d’alerte sont sans cesse dépassés.
Les espoirs nés de la signature de l’Accord de Paris, voilà maintenant sept ans, se sont largement évanouis dans les brouillards des pollutions et des maltraitances infligées aux êtres humains et à la planète.
Contenir la hausse des températures à 1,5°C d’ici 2100 apparaît désormais illusoire. Les experts prédisent que ce seuil fatidique serait atteint dès 2035, soit dans treize années. Déjà, les impacts des bouleversements sont là et ils sont colossaux, notamment dans les pays du Sud. Canicule record en Inde, plus de mille personnes mortes au Pakistan en septembre dernier, victimes d’inondations monstrueuses, sécheresse intense en Afrique de l’Ouest, Ouragan meurtrier aux États-Unis, inondations au Nigéria ; migrations amplifiées sous l’effet du manque d’eau et de nourriture. Ce mois d’octobre on aura relevé des températures dépassant 30°C dans les départements du sud de la France, après un été ou 40 000 personnes ont dû être évacuées de leur domicile à cause de gigantesques incendies particulièrement en Gironde. L’INSEE évalue à 11 000 le nombre de décès « vraisemblablement » liés à la canicule. Il y a donc urgence. Une urgence totale.
Dans un tel contexte, la réunion d’une nouvelle Conférence sur le climat en Égypte doit être utile et peser en faveur de décisions strictes pour fermer le chemin qui mène à l’abîme. Remarquons que dans ce moment de guerres et de tensions géopolitiques et militaires, de conflictualités croissantes entre grandes nations, une telle conférence réunissant tous les pays du monde est positive. Elle permet de maintenir des dialogues, de faire connaître des propositions et des actions coopératives possibles. Cela ne suffit évidemment pas.
Pas plus que ne peuvent suffire les injonctions permanentes adressées aux citoyens sur leur comportement. Cette propagande à sens unique fait croire que tout dépend de l’automobiliste qui se rend au travail, de la famille qui a du mal à se chauffer, du petit paysan qui n’en peut déjà plus.
Toutes ces prescriptions, même si elles ne sont pas totalement inutiles, visent surtout à masquer les responsabilités des États et des grandes multinationales, particulièrement celles qui s’engraissent avec les énergies carbonées.
Leurs profits sont partout au zénith. Or, tous les scientifiques convergent désormais pour montrer qu’il est impossible de contenir le réchauffement climatique en deçà de 2°C sans remettre en cause les énergies fossiles à l’origine de 90% des émissions mondiales de gaz carbonique.
Continuer à discuter sans cesse des symptômes, l’augmentation des gaz à effets de serre dans l’atmosphère sans traiter les causes c’est-à-dire le gaz, le pétrole et le charbon fait perdurer les bases du capitalisme mondial destructeur.
Ce sont les rapports du GIEC et de l’agence internationale de l’énergie qui préconisent un moratoire sur ces sources d’énergie et l’interdiction de l’exploitation de nouveaux gisements. Mais, au nom du profit, les États au service des multinationales et les fonds financiers continuent de développer la production et l’utilisation de ces ressources. Il est temps, pourtant, de pousser des systèmes productifs et de consommation à partir de nouvelles sources d’énergies. La préservation du climat appelle aussi le partage, la coopération entre États, entre les pays du Nord et ceux du Sud qui ne sont en rien responsable des actuels fléaux. Or, seulement quatorze pays ont soumis à l’ONU leur plan climat décidé à la précédente conférence.
On ne peut qu’être révolté. Ni la France ni l’Union européenne n’ont transmis de projet, pourtant indispensable, pour répondre aux objectifs définis par les scientifiques. Les cent milliards d’euros qui devaient abonder le fonds climat destiné à aider les pays pauvres ne sont toujours pas au rendez-vous.
Paradoxe ! Cent milliards, c’est exactement le fonds que débloque l’Allemagne en plus de l’augmentation de son budget militaire pour se réarmer.
Les combats pour le désarmement et la paix et ceux pour le vivant, le climat ont partie liée. La conférence qui s’ouvre devrait permettre, grâce aux actions populaires, d’ouvrir un processus mêlant initiatives pour la paix, actions pour le progrès social et écologique, développement des coopérations avec les pays du sud, conditionnement des flux financiers et des aides publiques à des avancées sociales et environnementales, arrêt des subventions aux énergies fossiles.
Le gouvernement français a le devoir de relancer les transports publics, de construire un vaste plan de rénovation des logements, d’aider à une transformation agroécologique de la production agricole… Faire respecter l’accord de Paris ne peut s’accommoder de la compétition, de la concurrence, de la militarisation inhérente au capitalisme à son stade actuel de déploiement.
Cela appelle au contraire un monde commun, où le primat est l’être humain et son environnement, l’avenir de l’humanité.
On ne peut prétendre sauver la planète tout en opprimant ses habitants et en surexploitant la nature. Les défenseurs du capitalisme ont tout fait pour que les conférences climat ne prennent aucune décision contraignante contrecarrant leur système ou régulant simplement l’économie mondiale.
L’article 35 de la Convention-cadre des Nations Unies pour le changement climatique indique qu’elles ne peuvent prendre de décisions qui « soient des discriminations arbitraires ou injustifiables sur le plan du commerce international ou des entraves déguisées à ce commerce ».
Il est donc interdit de limiter les facteurs de la mondialisation capitaliste et encore moins de les transformer. Or, ce sont bien les traités de libre-échange, en faisant circuler de plus en plus de marchandises sur toute la planète, produites avec la surexploitation des travailleurs et des terres, des sous-sols, des océans, des forêts, de l’accaparement des eaux et de la pollution de l’air, qui alimentent l’infernale machine à réchauffer la planète.
Il faut sortir du schéma capitaliste qui réduit les terres, les forêts, les océans, la nourriture, le travail et de la création à des actifs économiques à rentabiliser au seul profit de la minorité dominante.
Les combats pour un nouveau sens du travail, rémunérateur et protecteur de l’environnement, ainsi que ceux pour la conquête de nouveaux pouvoirs des travailleurs créateurs de richesses, le juste partage des savoirs et des avoirs, sont les deux jambes d’un nouveau projet politique pour l’écologie et le travail. C’est un processus communiste au sens originel du terme.
Le gouvernement allait-il enfin arrêter d’épuiser les recettes de la Sécurité sociale avec les exonérations de cotisations patronales ?
Permettez-moi de citer le gouvernement lors de la présentation, le 23 septembre dernier, de ce budget de la Sécurité sociale pour 2023 :
« En sortie de crise sanitaire, et en début de quinquennat, ce projet de loi de financement de la sécurité sociale est un texte d’ambitions pour répondre aux enjeux du quotidien des Français ».
Pouvions-nous croire que la crise sanitaire et la crise du pouvoir d’achat de nos concitoyennes et concitoyens vous feraient changer de logiciel libéral ? Le gouvernement allait-il enfin arrêter d’épuiser les recettes de la Sécurité sociale avec les exonérations de cotisations patronales ?
Que nenni ! Le PLFSS 2023 prévoit une augmentation de 5 milliards d’euros des exonérations sociales patronales pour atteindre 70 milliards d’euros en 2023. Le gouvernement allait-il enfin prendre en charge ses responsabilités en assumant la dette de la CADES de 18 milliards d’euros de la pandémie de Covid. Un amendement du groupe communiste à l’Assemblée nationale avait d’ailleurs été adopté pour transférer la dette du budget de la Sécurité sociale vers le budget de l’Etat.
Au contraire le Gouvernement a actionné à deux reprises l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour passer outre l’opposition parlementaire et au passage a supprimé cette disposition.
Pour débattre, mes Chers Collègues, il faut en avoir la volonté politique, or elle n’est pas au rendez-vous, loin s’en faut !
Monsieur le Ministre, vous refusez d’entendre la souffrance des personnels des secteurs de la santé et du médico-social, celle des patient·es qui n’ont plus de médecins traitants ou qui attendent des heures sur les brancards dans les couloirs des hôpitaux.
En persévérant dans vos choix, en amplifiant la logique qui est la vôtre qui considère la santé comme un coût qu’il faut réduire, vous détruisez la Sécurité Sociale, à laquelle les Françaises et les Français sont tellement attachés et vous précipitez les départs des hospitaliers.
La situation est critique et annonce un point de non-retour, pourtant vous persévérez et signez une politique irresponsable. En prévoyant une progression des dépenses de l’Assurance maladie à seulement 3,7 %, mais en réalité en diminution de 0,8% en tenant compte de la crise sanitaire, le budget de la santé va augmenter moins vite que l’évolution naturelle des dépenses de santé de 4%.
L’Ondam va demeurer 1 point en dessous de l’inflation estimée à 4,7% pour 2023, ce qui est une première, bien funeste. Ainsi, vous allez réaliser 1,7 milliard d’euros d’économies en 2023 sur le budget de la santé.
Autant d’argent qui va manquer pour recruter du personnel donc améliorer les conditions de travail, interrompant l’hémorragie du personnel qui n’en peut plus.
Pire, vous justifiez les fermetures de lits - 21 000 lits entre 2017 et 2022 - et de services par manque de personnel, mais à qui la faute ?
Qui refuse de donner des moyens supplémentaires aux Universités ? Qui ne réintègre pas les personnels licenciés durant le COVID ? Qui ne prend pas en charge les formations laissant les hôpitaux se débrouiller ?
Vous attendez la montée des colères pour débloquer quelques millions sans vous en prendre à la racine des maux de notre système de santé : le manque de recettes, volontairement entretenu.
Quand une maison menace de s’effondrer, pensez-vous que l’urgence est de repeindre la façade ? C’est pourtant ce que vous faites au gouvernement.
Je pense notamment à la situation des services pédiatriques sur laquelle je vous ai interpellé lors des questions d’actualité, Monsieur le ministre, le 26 octobre dernier.
Là encore, vous m’avez opposé une fin de non-recevoir, balayant les faits que je rapportais d’un revers de main. Pourtant, je ne faisais que relayer la colère, l’indignation des principaux intéressés. Ecoutez le Professeur Stéphane Dauger, chef de service de réanimation pédiatrique de l’Hôpital Robert-Debré, qui ne décolère pas lui non plus. « Entendre que tout est sous contrôle, ça relève presque de la provocation pour ceux qui, sur le terrain, se confrontent à cette crise, dit-il. Même en travaillant jusqu’à l’épuisement, on doit refuser des patients… »
Alors que les personnels de la pédiatrie dénoncent depuis des années les manques de moyens humains et financiers, le gouvernement a jugé suffisant d’accorder une prime de soins critiques et le doublement des heures de nuit uniquement jusqu’au 31 mars 2023.
L’épidémie de bronchiolite n’est que le sommet de l’iceberg de la réalité des urgences pédiatriques le reste de l’année. Le déblocage de 400 millions d’euros est une insulte pour les personnels mobilisés, d’autant que 150 millions étaient déjà prévus pour l’ensemble des services en tension de l’hôpital.
Les services pédiatriques comme l’ensemble des services des hôpitaux ont besoin de mesures structurelles pour pallier aux conséquences des politiques d’austérité menées par les différents gouvernements qui se sont succédé depuis près de 20 ans.
Les difficultés d’accès aux soins rencontrées par nos concitoyennes et nos concitoyens nécessitent de recruter 100 000 personnels dans les hôpitaux et d’augmenter les capacités de formation des universités pour former davantage de médecins mais aussi des métiers paramédicaux comme les infirmières et les infirmiers qui subissent des conditions dégradées de formation dans les Ifsi.
Au lieu de ces mesures d’urgence, vous préférez ajouter une 10eme année aux internes de médecine et priver les territoires d’une génération de médecins, en 2026.
Cette réforme s’est faite sans consultation des organisations syndicales des internes ni réflexion sur le contenu pédagogique. Alors que, tout récemment, les études de médecine ont subi de profondes réformes, dont les effets n’ont pas encore été évalués, vous allez réduire l’attractivité de la formation de médecine générale.
Le gouvernement tout comme la majorité sénatoriale ne sont pas en phase avec l’aspiration des jeunes générations qui souhaitent exercer dans des structures collectives en étant salarié.
Pourquoi refusez-vous, Monsieur le Ministre, de financer les centres de santé à la même hauteur que les maisons de santé ou les médecins libéraux ?
Pourquoi un centre de santé doit se contenter d’une aide financière à l’installation de 30 000 euros quand les maisons de santé et les médecins libéraux bénéficient eux de 50 000 euros d’aide ?
La création de centres de santé est pourtant une réponse pour combattre les déserts médicaux et paramédicaux qui s’étendent sur tout le pays !
Pourquoi ne pas avoir le courage de rétablir les gardes des médecins le soir, le weekend et les jours fériés ? Pour ce faire, il y a urgence à revaloriser le montant des gardes et à étendre cette obligation à l’ensemble des médecins généralistes y compris en secteur 2.
Au lieu de ces mesures de bon sens, de justice qui nous remontent des établissements hospitaliers de nos territoires, des syndicats, des collectifs, vous choisissez d’exonérer de cotisations sociales les médecins retraités pour qu’ils poursuivent leur activité. On marche sur la tête !
Ce PLFSS était l’occasion de tirer les enseignements de la pandémie et des incertitudes des conséquences de l’apparition d’un nouveau variant.
Comment ne pas être en colère de constater, Monsieur le Ministre, que, pour le financement des tests et des vaccins Covid, vous n’avez provisionné seulement qu’1 milliard pour 2023, quand les mesures d’urgence sanitaires ont coûté plus de 11 milliards en 2022 à l’assurance maladie.
Alors que l’espérance de vie en bonne santé est de 64 ans dans notre pays, le gouvernement et la majorité sénatoriale souhaitent reculer l’âge légal de départ en retraite à 64 ans plutôt que d’augmenter les cotisations patronales de 4€ par mois pour assurer le financement des retraites.
Ce PLFSS 2023 était aussi l’occasion, à défaut d’une loi Grand Âge, annoncé à maintes reprises, de s’engager sur la voie du recrutement de 100 000 professionnels par an pendant 3 ans pour les Ehpad afin de parvenir à un encadrement d’un résident par un soignant.
On en est loin : 170 millions d’euros pour recruter dans les Ehpad représente un demi-poste de plus dans chacun des 7.000 Ehpad de France.
Après le scandale Orpéa, allez-vous continuer à laisser des organismes à but lucratif gérer massivement les établissements qui accompagnent nos ainé·es ? Allez-vous continuer à les laisser faire des profits sur leur dos ?
On le voit, Monsieur le Ministre, votre projet pour accompagner nos anciens est un projet de société aux antipodes de celui que je porte avec mon groupe.
Je parlais, au début de mon propos d’étatisation de la sécurité sociale et de sa remise en cause. Ce constat se confirme par le transfert à la branche famille des indemnités journalières des congés de maternité post-naissance, jusqu’ici prises en charge par l’assurance maladie.
Ce transfert de 2 milliards d’euros vise uniquement à rééquilibrer les comptes entre les différentes branches de la Sécurité sociale, au mépris des spécificités des branches et des cotisations des assuré·es sociaux.
Enfin, alors que les pénuries de médicaments se démultiplient dans notre pays et que même le paracétamol est un produit en rupture nous avons besoin plus que jamais de nous doter d’un pôle public du médicament et des dispositifs médicaux.
Au lieu de cela le gouvernement a reculé, face au chantage à l’emploi, devant les industriels pharmaceutiques qui organisent la pénurie de médicament et refusent d’introduire une dose de transparence dans l’autorisation de remboursement par la Sécurité sociale.
En conclusion ce budget est déconnecté de l’urgence, injuste pour ne pas dire provocateur, inégalitaire et insincère.
Alors que le Sénat doit examiner en 4 jours un budget de 600 milliards d’euros je rappelle que le projet de loi de finances est examiné sur 3 semaines pour un budget de seulement 480 milliards d’euros.
Alors que le Gouvernement a utilisé le 49.3 à deux reprises à l’Assemblée nationale, le Sénat a utilisé son 49.3 interne en déclarant irrecevable la moitié des amendements déposés sur le PLFSS.
Dimanche, le Président du Sénat déclarait, pourtant, dans le journal le Parisien que le Sénat discuterait sur le fond de tous les sujets. Le soir même la commission des finances a jugé irrecevables des amendements comme la mise à contribution des entreprises responsables d’accidents médicaux au financement de la branche accident du travail car je cite, « l’amendement a un effet trop indirect et incertain sur les finances de la Sécurité sociale ».
Cette censure du Sénat et le coup de force démocratique du gouvernement démontre l’absence de volonté de débattre réellement des propositions alternatives de l’opposition.
Pour l’ensemble de ces raisons, Les sénatrices et les sénateurs du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste invitent tous les parlementaires attaché.es à la Sécurité sociale solidaire, universelle et financée par les cotisations à voter notre motion.
De nombreux pays européens sont montés cette semaine avec force la voix des travailleurs contre la vie chère et pour l’augmentation des rémunérations. Des manifestations et des grèves ont lieu au Royaume-Uni, en Grèce, en Allemagne, en Belgique, en France avec notamment la journée du 10 novembre. De nombreuses mobilisations dans des entreprises obtiennent avec succès des augmentations de salaire. Un mouvement général contre les spéculations et la pression sur le travail est en germination. Il doit encore s’amplifier.
Réalisée sur plusieurs mois, l’enquête européenne du Secours populaire français, rendue publique le 4 novembre dernier, révèle que 42% des citoyens européens ont dû déjà demander à leurs proches de leur prêter de l’argent pour pouvoir finir le mois. Une personne sur quatre déclare être en situation précaire et faire face à des difficultés financières et matérielles. 62 % des personnes pour des millions de personnes, la vie quotidienne se dégrade considérablement. (Accéder ici à l’enquête du Secours populaire)
On a abondamment parlé ces dernières semaines des profits record d’un certain nombre de multinationales. La hausse des taux d’intérêt bancaire sous prétexte de lutte contre l’inflation fait flamber les bénéfices des banques européennes pendant qu’elle appauvrit les foyers populaires. Pendant que les populations souffrent en Allemagne, la Deutsche Bank a multiplié son bénéfice net par cinq. Au Royaume-Uni, Barclays augmente ses résultats de 10%, l’Espagnole Santander de 11%. En France, BNP Paribas augmente ses profits de 12%, soit de 8 milliards d’euros en 6 mois. Le Crédit Agricole engrange 6,1 milliards d'euros, la BPCE 3,4 milliards sur le dernier semestre.
Le gouvernement de gauche en Espagne envisage un impôt sur les bénéfices des banques. Pourquoi ceci ne deviendrait-il pas une possibilité en France aussi ?
La guerre déclenchée par le pouvoir russe contre l’Ukraine sert de prétexte au développement de spéculations de toutes sortes dans le cadre du capitalisme mondialisé, de ses guerres économiques et de ses guerres sociales contre les travailleurs.
Cette guerre touche désormais d’une manière ou d’une autre tous les êtres humains dans le monde et leur environnement. Les grandes multinationales de l’alimentation, de l’énergie, de l’armement, de la pharmacie et leurs commis politiques ne font rien pour rechercher un chemin de paix, car elles y trouvent intérêt, tandis que les gouvernements demandent aux peuples « sobriété» et « sacrifices ».
Dans ces conditions, les combats populaires devraient porter les aspirations au « pain et à la paix », à « la justice et la paix ».
La poursuite de la guerre va entraîner encore des détériorations de la vie des familles populaires et de nouveaux prétextes pour leur demander toujours plus de sacrifices.
L’effort de discussions et de réflexions à produire est très important au moment où le fond de scène qu’installent les dirigeants des États est celui de la préparation à la guerre généralisée.
Il en est ainsi du discours de M. Macron à Toulon mercredi dernier. Il confirme une mutation stratégique du concept de défense nationale pour l’insérer plus dans la militarisation en cours et pour insérer plus nos forces armées dans l’OTAN.
Désormais, on parle même en haut lieu « d’une plus grande opérabilité entre nos matériels militaires et ceux des États-Unis ». J’y reviendrai. Je veux simplement dire, aujourd'hui, qu'il ne faut pas croire que ces enjeux sont éloignés des vies des familles dans les quartiers et les villages. Il faut faire cesser cette folie. C’est la course au désarmement qu’il faudrait lancer. La bombe climatique peut consumer la planète en quelques années ; la bombe nucléaire en quelques heures. Il est temps de crier « STOP »
Pour signaler votre présence à la réunion publique du lundi 5 décembre à la salle du Roudour de Saint-Martin-des-Champs à 19h, et au besoin pour commander un sandwich le soir (4 euros) pour ne pas rentrer le ventre vide après la fin de la réunion : federation@29.pcf.fr
Le diester et l’éthanol sont qualifiés d’énergies renouvelables. Le diester provient essentiellement du soja, du palmier à huile, du colza et du tournesol. On obtient de l’éthanol à partir de la canne à sucre, de la betterave, du blé et du maïs. Mais la production de « carburants verts » entre en concurrence avec celle de nos aliments. Comme la trituration est énergivore, la hausse du prix du gaz et de l’électricité fait chuter leur rentabilité actuellement.
Selon les informations officielles que l’on peut lire sur les enjeux climatiques avec la tenue de la COP 27, en 2021 les concentrations dans l’atmosphère en dioxyde de carbone (CO2) s’élevaient à 416 parties par million (ppm). Celles du méthane étaient de 1.098 ppm et celles du protoxyde d’azote de 335 ppm. Cela donnait des progressions respectives de 149 %, 262 % et 124 % pour ces trois gaz à effet de serre par rapport à la période préindustrielle du début du XIXe. Alors que les forêts tropicales sont des puits de carbone, leur superficie globale ne cesse de diminuer et pas seulement en Amazonie. C’est également le cas dans des pays comme l’Indonésie, la Thaïlande et sur le continent africain.
Au Brésil, la déforestation précède surtout la mise en culture de la canne à sucre et du soja. En Indonésie, comme dans d’autres pays, on produit de plus en plus d’huile de palme. Dans la filière de la canne à sucre, la matière première est aussi utilisée pour produire de l’éthanol pour les véhicules à moteur thermique. Dans les deux filières on travaille à produire toujours plus de carburants d’origine agricole puisque leur combustion est moins émettrice de CO2 que celle d’une énergie fossile comme le pétrole. Mais ce bilan est trompeur.
Se payer à manger ou remplir le réservoir ?
Pour semer du soja et planter des palmiers à huile, on arase chaque année des millions d’hectares de forêts primaires qui captaient beaucoup de carbone et contribuaient ainsi à freiner le réchauffement en cours. Pour produire du blé et du maïs on laboure en consommant du carburant et on épand des engrais azotés dont la production est très gourmande en gaz. Transformer les végétaux en carburant passe ensuite par une activité industrielle gourmande en énergie. Cela est encore plus vrai quand on utilise des végétaux à faible rendement énergétique comme le blé et le maïs pour produire de l’éthanol, le colza et le tournesol pour produire du diester, ce qui est le cas en France et en Europe.
Avec l’envolée des prix du pétrole, du gaz et de l’électricité au niveau mondial, toutes les conditions semblaient réunies pour augmenter la production de carburants agricoles dans les pays européens producteurs de blé, de maïs, de colza et de tournesol. D’autant que la demande en bioéthanol augmente avec les immatriculations de véhicules hybrides fonctionnant au carburant subventionné E85. Mais sa production recule actuellement car le prix de l’énergie, et notamment du gaz utilisé pour la trituration des céréales débouche sur des marges faibles, voire négatives, pour les industriels. Du coup, la consommation de céréales par ce secteur sera en baisse de 7 % cette année, celle du maïs pouvant chuter de 20 %. Mais « à quelque chose malheur est bon », nous rappelle un vieux dicton. Alors que le prix du blé avait dépassé les 400€ la tonne au mois de mai, son prix s’est stabilisé autour de 335€ depuis le mois de juillet. Les difficultés que rencontrent les boulangers sont beaucoup plus imputables à la hausse du prix de l’énergie au moment de chauffer le four qu’à celui de la farine au moment de pétrir la pâte à pain.
Promotion des chaudières à bois et triplement du prix des pellets !
En France, le chauffage au bois redevient tendance depuis que la hausse du prix du gaz et du fioul fait grimper la facture énergétique des ménages. Les chaînes de la télévision en font souvent un sujet au journal de 20 heures. Tous types confondus, les ventes d’appareils de chauffage à bois ont augmenté de 34 % depuis 2020. Les installations de chaudières à granulés ou à bûches ont même augmenté de 95 %. Mais une fois installées, il faut les alimenter en bois. Comme la demande ne cesse de croître, le prix du bois énergie ne cesse de grimper. Ainsi, le prix du sac de pellets de bois de 15 kg a subi une forte hausse en 18 mois. Alors qu’il ne coûtait que 5 euros l’unité début 2021, il s’affichait à 10 euros en moyenne cet été et on le trouve désormais à 15€ dans les grandes surfaces de bricolage, les jardineries et les hypermarchés.
Avec la hausse du prix de l’énergie, la production et l’ensachage de ces pellets souvent issus des rebuts des scieries sont de plus en plus coûteux. Il faut alimenter les presses qui fonctionnent à l’électricité, ensacher puis transporter ces pellets. Il reste aussi à voir comment évoluera le stock de matières premières pour fournir des bûches et des pellets si la demande en bois de chauffage continue d’augmenter en France.
Trop de talus ont été détruits en France
Depuis le remembrement des terres effectué au moment de la mise en place du marché commun agricole il y a soixante ans, beaucoup de haies et de talus ont été arasés pour agrandir les parcelles au nom de la compétitivité. Il y a, de ce fait, beaucoup moins de bois disponible dans les campagnes françaises. Comme le bois des haies et des talus stocke du carbone, abattre ou élaguer des arbres en quantités croissantes pour accroître la production de bois de chauffage aboutira aussi à réduire le stock de carbone dans les champs. Il en ira de même, si on augmente les prélèvements dans les forêts. Car nous n’avons pas, parallèlement, des politiques dynamiques de replantation en Europe, que ce soit dans les forêts ou en agroforesterie dans les champs.
Tout comme la fuite en avant dans la construction des voitures dotées d’un moteur électrique, le recours au bois pour le chauffage des maisons et des appartements risque de relancer les émissions de CO2 via l’extraction et la consommation accrue de matières premières dont le cuivre, le bois et bien d’autres matières premières.
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Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste.
Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale.
Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.