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Une deuxième réunion du collectif unitaire Retraites créé au mois de janvier 2023 est prévue le mercredi 18 janvier à 20h au local du PCF Morlaix, 2 petite rue de Callac à Morlaix, derrière le Corto Maltese, pour faire le point sur les dernières annonces gouvernementales sur sa réforme des retraites, la stratégie de l'exécutif, les conditions de la lutte contre la réforme des Retraites Macron et Borne, et l'initiative d'une réunion publique le mercredi 8 février à 19h dans le pays de Morlaix en même temps que les autres initiatives à prévoir.
Cette réunion est ouverte aux organisations et à tout citoyen intéressé.
Mobilisation pour nos retraites - Un collectif unitaire dans le pays de Morlaix pour faire échec au projet de réforme des Retraites d'Emmanuel Macron (report à 65 ans et allongement de la durée de cotisation).
Le 3 janvier 2023, plusieurs partis et mouvements de gauche - des représentants de la Gauche indépendantiste, de Génération.s, d'EELV, d'Ensemble, de FI, de Génération.s, du NPA, du PCF - se sont réunis à l'invitation du PCF. L'UDB s'était excusée.
Collectif pour la ligne Morlaix-Roscoff
Après le marché de Morlaix hier, notre collectif était sur le marché de St-Martin des Champs ce dimanche matin, 15 janvier. Nous irons aussi à la rencontre de la population la semaine prochaine sur les marchés de St-Pol-de-Leon, Carantec et Roscoff.
Et nous distribuerons toute cette semaine 10 000 flyers pour le rassemblement du samedi 21 janvier à Morlaix, Taulé, Roscoff, Saint-Pol-de-Léon, Henvic, Plouénan, St Martin des Champs, Plougasnou, etc.
Une conférence de presse unitaire du collectif pour la ligne Morlaix-Roscoff est prévue à l'Agora Café à 11h30 le mardi 17 janvier.
Soyons présent en masse samedi 21 janvier à 14h30 à Roscoff pour la manifestation pour la réhabilitation de la ligne Morlaix-Roscoff !
Un temps de prise de parole collective est prévu de 14h30 à 15h suivi d'un défilé en musique dans les rues de Roscoff et d'un temps convivial à l'espace Mathurin Méheut au retour à partir de 16h. Avec exposition, prises de parole, pot et collation, etc.
2eme journée régionale du PCF sur les mobilités et le ferroviaire en Bretagne à Rennes, Samedi 14 janvier, à la maison des associations.
Au carrefour des luttes pour le développement du ferroviaire et des mobilités.
Nos camarades finistériens, Gladys Grelaud, conseillère régionale, Christian Beaumanoir et Gilbert Sinquin, étaient à l'organisation. Jacques Rannou, maire de la commune associée de Kernevel, cheminot et syndicaliste, est intervenu sur le deuxième débat. Plusieurs camarades de la fédération du PCF Finistère et des camarades de la CGT (le président du conseil de développement de Brest métropole Guy Jourden) et de la CGT Cheminots de Morlaix étaient également associés à cette journée de travail sur les besoins ferroviaires bretons, suite de la journée de Morlaix du 8 octobre qui avait réuni 70 personnes à l'Agora Café. Des militants de plusieurs collectifs bretons pour le développement du ferroviaire et des lignes ferroviaires (Auray-Quiberon, Morlaix-Roscoff, Rennes-Fougères) étaient présents, ainsi que le MLNE.
Merci à la fédération d'Ille-et-Vilaine du PCF et à son secrétaire départemental Aurélien Guillot pour leur accueil. Et à tous les intervenants et participants de ces échanges très riches et informés.
Photos Ismaël Dupont
Au programme des prochaines semaines:
Programme
rencontre régionale sur les mobilités
Samedi 14 janvier 2023 – Maison des associations
6 Cours des Alliés 35000 Rennes
11h45 : Accueil des participants et mot d’accueil
12h00 : Première table ronde : point d’étape sur les évolutions des dossiers lignes fines
Fougères-Rennes, Roscoff-Morlaix, Quimper-Brest, Quiberon-Auray-Saint Brieuc…
13h00 – 14:00 : Pause casse croûte
14H15 – 15h20 : Deuxième table ronde : l’enjeu du fret en Bretagne
Intervention d’Alexandre Boyer, cheminot CGT intervenu dans la lutte pour le Perpignan Rungis et Jacques Rannou, Maire Délégué de Kernevel
Partie historique sur la part du fret, son modèle économique, apparition de Geodis, enjeu climatique actuel…
Exemple du Perpignan-Rungis
Un atterrissage breton du fret en lien avec les ports, les activités économiques, l’ouverture vers la Normandie et le sud de l’Europe.
15H30 -17h00: Troisième table ronde : En Ille-et-Vilaine, des enjeux qui concernent toutes les Bretonnes et tous les Bretons
Intervention Yannick Nadesan, président du groupe communiste de Rennes Métropole, Jérôme Joannic, cheminot cellule PCF Rennes
Le nœud ferroviaire rennais, un enjeu de fluidification pour l’ouest breton
Rennes métropole : Zone à Faible émission d’ici 2024
Les lignes fines d’Ille-et-Vilaine
Programme
rencontre régionale sur les mobilités
Samedi 14 janvier 2023 – Maison des associations
6 Cours des Alliés 35000 Rennes
11h45 : Accueil des participants et mot d’accueil
12h00 : Première table ronde : point d’étape sur les évolutions des dossiers lignes fines
Fougères-Rennes, Roscoff-Morlaix, Quimper-Brest, Quiberon-Auray-Saint Brieuc…
13h00 – 14:00 : Pause casse croûte
14H15 – 15h20 : Deuxième table ronde : l’enjeu du fret en Bretagne
Intervention d’Alexandre Boyer, cheminot CGT intervenu dans la lutte pour le Perpignan Rungis et Jacques Rannou, Maire Délégué de Kernevel
Partie historique sur la part du fret, son modèle économique, apparition de Geodis, enjeu climatique actuel…
Exemple du Perpignan-Rungis
Un atterrissage breton du fret en lien avec les ports, les activités économiques, l’ouverture vers la Normandie et le sud de l’Europe.
15H30 -17h00: Troisième table ronde : En Ille-et-Vilaine, des enjeux qui concernent toutes les Bretonnes et tous les Bretons
Intervention Yannick Nadesan, président du groupe communiste de Rennes Métropole, Jérôme Joannic, cheminot cellule PCF Rennes
Le nœud ferroviaire rennais, un enjeu de fluidification pour l’ouest breton
Rennes métropole : Zone à Faible émission d’ici 2024
Les lignes fines d’Ille-et-Vilaine
De nombreuses lignes ferroviaires de proximité ont été fermées sur le territoire français. Ces « lignes de dessertes fines du territoire » (leur nom officiel) représentent plus de 9000 kms de voies ouvertes à la circulation voyageurs, soit près du tiers du réseau.
La ligne Morlaix-Roscoff en fait partie, et nous nous battons pour sa réouverture par la création d'un collectif unitaire pour la relance de la ligne Morlaix Roscoff qui organise une grande manifestation le samedi 21 janvier 2023 à 14h30 à la gare de Roscoff, un an après celle qui avait réuni un très large spectre de forces sociales, associatives, syndicales, politiques du territoire à l'initiative de l'UDB le 22 janvier 2022.
Laissons Jean-Yvon Ollivier de la CGT Cheminots nous raconter l'histoire de la ligne Morlaix-Roscoff illustrée par ces quelques photos de Loïc Le Gall, membre comme Jean-Yvon de la CGT Cheminots et du collectif pour la ligne Morlaix Roscoff.
"La ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff a été inaugurée le 10 juin 1883, à l’issue d’un chantier long de trois ans, avec la construction du viaduc enjambant la Penzé.
Jusqu'en 1971, les trains de voyageurs quittaient Morlaix et s'arrêtaient dans les haltes ou gares suivantes : Taulé, Taulé-Henvic, Henvic-Carantec, Plouénan-Kerlaudy, Saint-Pol-de-Léon et Roscoff (et, une fois par an, à l'occasion des courses hippiques de, le train s'arrêtait en face de l'hippodrome saint-politain).
Entre 1957 et 1981, des centaines de wagons, par jour, quittaient la gare de Saint-Pol-de-Léon pendant la saison des primeurs (choux-fleurs, artichauts et oignons) à destination des autres régions de France, mais aussi vers l'Allemagne.
Dans les années 60-70, la ligne employait une centaine de personnes.
En janvier 1984, la suppression de l’annexe B ter est notifiée (il s’agissait de réductions de l’ordre de 15 à 20 % consenties aux clients fret dans le cadre général d’une politique de désenclavement de la Bretagne).
En septembre 1990, la SNCF annonce la fin du trafic marchandises sur la ligne à partir du 28 janvier 1991 et laisse planer … une forte menace sur l’avenir du trafic voyageurs.
C’est le résultat et le lourd héritage des politiques d’abandon successives, laissant la part belle à la concurrence routière.
Pour notre part, syndicalement, nous avons toujours travaillé à faire évoluer notre système ferroviaire afin de le mettre toujours mieux au service de la desserte des territoires tant pour le transport des voyageurs que pour le fret.
Dans l’entreprise, bien sûr. Nous avons utilisé les outils de représentation du personnel (comme les commissions locales) pour dénoncer le mauvais entretien de la ligne. Un exemple, en 2004, nous avons bataillé ferme contre le démontage de voies en gare de Roscoff et sommes intervenus dans le dossier de l’espacement des trains par compteur automatique d’essieux. Dès 2015, avec nos syndiqués, nous avons « remis sur le papier » et actualisé les propositions de notre syndicat concernant la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff.
SNCF Réseau ne cesse d’affirmer que les pluies orageuses qui ont emporté l’infrastructure sur quelques mètres au niveau de Sainte Sève le 3 juin 2018 seraient « malheureusement » à l’origine de l’arrêt d’exploitation de la ligne. Or depuis le 13 décembre 2015, la vitesse maximum autorisée des trains était de … 40 km/h. Il fallait donc compter 47 minutes (contre 28 minutes auparavant) pour effectuer le trajet de 28 kms. Puis la SNCF avait programmé l’arrêt total de l’exploitation au 1er janvier 2019. Cet incident est arrivé à point nommé pour SNCF Réseau puisqu’il a permis d’avancer de 6 mois la fermeture prévue sans avoir à se justifier. La preuve en est fournie par la suite donnée à cet incident. Il suffit d’observer la configuration du site pour s’apercevoir que les eaux qui ont provoqué ces dégâts venaient en tout ou partie de la route. Les travaux de réparation auraient donc dû être financés, en tout ou partie, par le tiers responsable de la gestion des eaux en ce point. Or la SNCF ne semble pas avoir amorcé la démarche de réparation qu’impose la gestion en « père de famille » du patrimoine.
Seconde précision : il est souvent écrit que la partie de voie à rénover est d’environ 28 kms. En réalité, c’est 25,5 kms. En effet, les circulations empruntent la voie principale Paris Brest sur 2,7 kms entre la gare de Morlaix et la Bifur de Roscoff. Cela a des conséquences sur le coût de rénovation, mais surtout sur le type de matériel roulant utilisé : il proscrit, à l’heure actuelle, un matériel léger …"
Édition Denis Lafay évoque le parcours et l’œuvre éprouvante de Najah Albukaï sorti de l’enfer des geôles syriennes. Des gravures qui témoignent de l’innommable.
Les comparaisons viennent vite devant les dessins et gravures de Najah Albukaï. L’Enfer de Dante, les planches des Désastres de la guerre de Goya, mais ce que le poète italien a imaginé, ce que le peintre a vu, l’artiste syrien, aujourd’hui en France, l’a vécu dans sa chair pendant des mois d’emprisonnement, de sévices et de tortures, en même temps que d’autres hommes dans les geôles de son propre pays.
Sous le titre Najah Albukaï. Graver la mémoire, le livre du journaliste Denis Lafay, publiant un long entretien avec le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, préfacé par l’historienne de l’art et membre de l’Institut Laurence Bertrand Dorléac, n’est pas de ceux qu’on parcourt pour des émotions esthétiques. Chaque image ici reproduite est une épreuve, un témoignage de l’horreur, de ce que des hommes dans les ténèbres de l’humanité peuvent faire subir à d’autres hommes. On devrait dire, bien sûr, à des femmes aussi, mais ce dont Najah Albukaï témoigne, c’est de ce qu’il a vu. L’entassement des corps, l’épouvantable promiscuité dans la crasse et la vermine, les corps pendus comme dans des boucheries, les supplices comme celui dit de la chaise allemande, importé dans la Syrie des Assad père et fils par le nazi Aloïs Brunner.
Né en 1970, à Homs, fils d’un fonctionnaire et d’une mère au foyer, cadet de trois frères qui deviendront cardiologue, archéologue, tapissier d’art, suivi par une sœur professeure de français, le jeune garçon montre très tôt des dispositions artistiques exceptionnelles. À 3 ans, il impressionne sa famille et les voisins en dessinant sur un mur blanchi à la chaux. La famille est unie, tolérante, cultivée mais ce n’est pas sans nuages. Il n’a que 4 ans quand son père, disparu pendant deux jours, revient avec la tête à demi rasée par les nervis du régime sur un simple soupçon. Il le verra par la suite dépérir, ravagé par la maladie. Adolescent, un homme respecté du quartier lui fait découvrir la musique mais c’est aussi un prédateur sexuel. Dans le climat de tension de la Syrie, après le coup d’État d’Hafez Al Hassad et l’instauration d’un régime policier exacerbant les rivalités ethniques ou religieuses, il parvient à intégrer l’École des beaux-arts de Damas. Il rencontre son épouse, poursuit sa formation artistique en France avant de revenir enseigner en Syrie. La suite recoupe l’histoire des printemps arabes. Il s’engage, est arrêté une première fois. « Il est, écrit Denis Lafay, jeté dans un camion ou croupissent d’autres jeunes rougis de sang, noircis de crasse, défigurés par les châtiments. » Ce sera le premier séjour dans un centre d’emprisonnement et de torture connu et redouté : le centre 227. À partir de là, entre corruption, pots-de-vin, libérations arrachées et aussitôt remises en cause, tentatives avortées de fuite hors du pays, il vit un calvaire de plusieurs années, toujours avec le soutien de sa femme et sans doute celui du dessin. Dans la logique de déshumanisation qui frappe chacun, il s’accroche : « Je suis un artiste. » Il parvient à dessiner, avec n’importe quoi, comme avait pu le faire à Buchenwald Boris Taslitzky, à qui on ne peut que penser.
Depuis 2015, Najah Albukaï, qui a réussi à quitter la Syrie, vit en France et travaille également pour partie en Espagne. Il poursuit ce que l’on doit, au-delà d’un témoignage, appeler une œuvre exceptionnelle.