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28 juillet 2023 5 28 /07 /juillet /2023 05:21

 

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27 juillet 2023 4 27 /07 /juillet /2023 05:40

Pour Oscar Niemeyer, chaque projet débute par un dessin et une phrase. En nous rendant vers les escaliers pour descendre au 1er sous-sol, nous pouvons voir le dessin de son projet pour le siège du PCF, accompagné de ces mots : « Ne pas trop occuper le terrain. Respecter les volumes et les espaces verts, faire la ville respirer un peu et l’architecture libre et créative comme le béton demande. »

 

 

Au 1er sous-sol, nous arrivons à la cafétéria. Trois tableaux agrémentent le lieu : deux montages photos sur le 29e congrès du PCF en 1996 et une grande affiche du film « La Marseillaise » de Jean Renoir, film de 1938 financé par une souscription nationale, sous la forme d’un préachat de sa place de cinéma, souscription soutenue par le PCF et la CGT.

Dans cette cafétéria déjeunent les membres du Conseil national lors de ses réunions, c’est aussi la salle de toutes les convivialités, comme le repas de fin d’année, la galette républicaine, etc.

De là, un large couloir photogénique qui va nous mener vers les salles. Les parois bien qu’en béton ont l’apparence du bois, c’est la technique du « béton brut de décoffrage », que nous retrouvons dans tout le bâtiment, pour les murs comme pour les plafonds dans les étages.

La Salle de Conférence : ici se tiennent les conférences de presse et chaque mardi soir l’Université permanente. Avant la construction de la coupole, s’y tenaient les réunions du Comité central, le premier eut lieu les 30 novembre et 1er décembre 1971.

La Salle de Délégation, à l’esthétique remarquable, regroupe l’ensemble du style d’Oscar Niemeyer, au point qu’un visiteur brésilien nous a dit en entrant dans cette salle qu’il existait la même au Sénat à Brasilia.

Destinée à la réception de délégations syndicales, politiques, associatives, étrangères, etc., elle sert également à la tenue de réunions internes au PCF, comme toutes les salles de ce bâtiment.

Nous poursuivons en empruntant le couloir vers un vaste salon de détente. Sur la gauche un couloir dessert de nombreuses salles de réunion dont une modulable en une ou deux salles, trois autres salles de réunion, un salon de réception, ainsi que le studio photo et vidéo qu’utilise également Ciné-Archives, la cinémathèque du PCF.

Au bout de ce couloir nous arrivons à la salle 25. Cette salle atypique a été construite à la fin des années 90 à la demande du secrétaire national de l’époque, pour tenir les réunions du Comité exécutif du PCF qui traditionnellement avaient lieu au cinquième étage ; depuis 2001, ces réunions se tiennent de nouveau au cinquième étage.

Toutes ces salles, comme le « foyer de la classe ouvrière », la coupole, voire la terrasse se louent pour des événements. Elles ont aussi servi de salles de classe toute une année scolaire pour une école de commerce. Elles ont également accueilli des artistes en résidence.

Ce niveau a aussi connu : le service médical avec son cabinet de consultation, ses deux cabines et sa toise en bois qui est toujours là ; une salle d’archives ; un salon et le magasin pour les réceptions ; une chambre et des douches ; « la salle des cadeaux » où étaient entreposés les cadeaux offerts par les délégations étrangères ou lors de voyages à l’étranger.

Au troisième sous-sol, il y avait une blanchisserie pour laver le linge des femmes de ménage, du personnel de cuisine et de l’atelier. Il y avait également un four dans lequel étaient vidées les corbeilles à papier ; le camarade qui officiait chaque midi était surnommé « Lucifer ».

Gérard Pellois

 

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27 juillet 2023 4 27 /07 /juillet /2023 05:32

 

Près de la moitié des Français ne partent pas en vacances.

86 ans après la conquête des congés payés par le monde du travail lors des grandes grèves de 1936 et avec la majorité de Front populaire, le droit aux vacances n’est toujours pas une réalité. Il a même reculé pour les catégories populaires. Cet été, plus de 3 millions d’enfants n’auront pas le droit aux vacances. Selon seuls 47 % des ouvriers partent en vacances chaque année/

Au début des années 60, 4 millions d’enfants partaient en colonies de vacances chaque année. Ils sont aujourd’hui seulement 1,5 million !

Le premier motif ?

La cherté des vacances et du coût de la vie en général, alors que les salaires ne suivent pas...

Une semaine de vacances coûte cher : environ 120€ par jour ! Au regard du niveau des salaires, de l’explosion des prix de l’alimentation, du montant des charges et des loyers, du prix des carburants, il est clair que les choix de dépenses se portent plus sur le vital que sur les loisirs !

Avec ces augmentations galopantes, les dépenses de première nécessité représentent désormais un tiers des dépenses des ménages des catégories populaires et moyennes.

Les géants du CAC 40 surfent sur l’inflation. Selon le dernier rapport de l’Observatoire des multinationales, les sociétés du CAC 40 - qui regroupe les 40 plus grosses capitalisations boursières à Paris -ont enregistré un bénéfice net cumulé de 138 milliards d’euros en 2022, dont 23,5 milliards pour le transporteur maritime CMA CGM, 19,1 pour Total Énergie et 14 milliards pour le leader du luxe LVMH.

Et parce que la logique est toujours la même, pendant la Covid, l’Etat a énormément aidé les grands groupes de tourisme comme l’hôtelier Accor mais n’a donné que des miettes aux collectivités ou organismes de tourisme social qui agissent pour offrir des vacances pour tous.

Le résultat c’est qu’ils dégradent nos vies uniquement pour augmenter leurs profits !

Les choix d’une droite macroniste-LR, plus que jamais dévouée aux milieux d’affaires, ne font qu’attiser les inégalités et enfoncent la France dans une impasse démocratique.

Et pourtant, les vacances ne devraient pas être réservées à ceux qui en ont les moyens. Elles sont essentielles à l’équilibre de chacun. Elles doivent être reconnues comme un droit inaliénable.

La première des mesures à prendre c’est avant tout d’augmenter les salaires !

Le gouvernement doit également :

  • Indexer l’évolution des salaires sur l’inflation.
  • Redonner des moyens au tourisme social et aux collectivités territoriales qui permettent chaque année à des centaines de milliers de personnes de partir en vacances
  • Accroître les pouvoirs des salariés à l’entreprise en renforçant les moyens des comités d’entreprise, notamment dans les PME / TPE. Cela permettra d’augmenter les bénéficiaires des chèques vacances, les aides au départ en colonies de vacances ou centres de vacances, etc.
  • Garantir le droit aux vacances pour tous les enfants, il peut être financé par une taxe « Robin des bois » sur les jets privés et les voyages classe affaire à hauteur de 1 milliard d’€.
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26 juillet 2023 3 26 /07 /juillet /2023 09:35

Les propos du directeur général de la police nationale - "Avant un éventuel procès, un policier n'a pas sa place en prison"-, à la suite de l’incarcération d’un policier accusé de violences sur un jeune Marseillais, sont inadmissibles. Ils ne sauraient être laissés sans réaction dans notre République, fondée sur le respect de l’État de droit et de la séparation des pouvoirs.

La prise de position du premier responsable de nos forces de police, suivie de celle du préfet de police de Paris, loin de permettre le rassemblement de la nation en des heures difficiles, ouvrent la voie à toutes les surenchères. Seuls les pires ennemis de la démocratie en tireront avantage.

Déjà, le communiqué des syndicats Alliance et Unsa-Police avait manifesté l’existence de tentations séditieuses dans une partie de l’institution policière. Les déclarations de deux des plus hauts responsables de la police nationale les aggravent.

Nous sommes conscients des difficultés qu’affrontent les policiers, au quotidien, du fait notamment d’une politique gouvernementale qui creuse profondément les fractures de notre société. Comme l’immense majorité des Français et des Françaises, nous les soutenons lorsqu’ils doivent mener des missions essentielles à la protection de nos concitoyennes et concitoyens. Mais nous attendons aussi de nos forces de sécurité et de leur hiérarchie qu’elles respectent les règles liées à leur fonction. Les cas de violences policières comme de racisme n'ont pas leur place dans notre police nationale.

C’est pourquoi ce travail difficile, indissociable d’un devoir d’exemplarité de tous les policiers, ne saurait justifier que de hauts fonctionnaires, rompant avec leur obligation de réserve, prétendent dicter ses décisions à la justice. Nul citoyen ne saurait se placer au dessus des lois de la République.

Le Parti communiste français appelle les plus hautes autorités du pays, à commencer par le président de la République, qui doit s’exprimer ce lundi 24 juillet, à désavouer des comportements dangereux pour notre République. Ils doivent prendre toutes les mesures appropriées pour le rétablissement de la cohésion républicaine de l'État, mise en cause par des propos irresponsables et scandaleux.

Parti communiste français
Le 24 juillet 2023

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26 juillet 2023 3 26 /07 /juillet /2023 09:29

Madame la Ministre,

A l’heure du grand rendez-vous mondial de la création artistique et du spectacle vivant qu’est le festival d'Avignon, nous voulons pousser notre interpellation plus loin. Vous y êtes également allée et vous avez du prendre la mesure de l’urgence culturelle, car le festival est aussi l'occasion d’une mise en lumière des problématiques qui traversent le monde de la culture et de la création, et, je l’espère, d'écouter les revendications. C’est l’occasion de réfléchir, collectivement, aux enjeux culturels, à la place de la culture dans la société et à la politique culturelle à mener. Les travailleurs et travailleuses de la culture, de la création et de l’éducation populaire nous ont fait part de leur profond malaise et des difficultés sociales qu’ils rencontrent. Nous devons sans doute mieux prendre soin de leurs métiers, par exemple de celui d’artiste-auteur.

La culture est essentielle pour faire humanité. Nous avons besoin de la culture et de la création artistique pour vivre, pour comprendre le présent, vivre pleinement, traverser les épreuves et se projeter dans l'avenir. Pour ces raisons, culture et création artistique ne peuvent être traitées comme de simples objets marchands, réduites à une fonction de divertissement ou utilisées à des fins identitaires. La République doit garantir aux artistes la liberté et les meilleures conditions pour créer et aux citoyens l'égal accès à la culture et à la création. Elle doit entendre les appels au secours, les révoltes, les espoirs. Ceux du monde du travail, ceux des habitantes et des habitants des quartiers populaires, ceux de la jeunesse.

Le monde va mal, la France n’échappe pas à la crise. Notre société est fracturée, marquée par du racisme et des discriminations ; elle semble en panne. La crise que nous traversons est de nature anthropologique et la perte de sens qui caractérise ce premier quart de XXIe siècle doit nous alerter. Nous devons refuser de l’alimenter ; nous pouvons choisir de lui faire face. L’accroissement phénoménal des richesses, concentrées entre les mains de quelques uns n’est pas étrangère à cette situation. Cet accaparement débouche sur une domination insupportable avec ses instruments culturels. Il est temps de redonner du sens en favorisant l’intelligence et de redonner un souffle à l’humanité. Une part des richesses accaparées doit revenir aux politiques publiques culturelles. Pour que l'État soit au rendez-vous, il doit se doter des moyens suffisants. Nous proposons que soit consacré, chaque année, 1% du PIB national au budget du Ministère de la Culture. Alors que l’État va consacrer plus de 400 milliards d’euros à des dépenses militaires les dix prochaines années, les budgets consacrés à l’art, la culture, la recherche, la pensée, l’éducation populaire, l’éducation artistique sont rognés, rongés. Les perspectives pour permettre à la jeunesse d’envisager un monde pacifié, intelligent et intelligible, sont de moins en moins prometteuses. Il y a urgence à redéfinir une politique publique de la culture qui permette de redonner confiance aux artistes, aux intellectuels, aux citoyennes et citoyens qui ne sont pas que des consommatrices ou des consommateurs de produits culturels.

C’est du sens qu’il faut produire. Un sens nourricier. L’État doit ainsi être le garant de politiques publiques constantes et audacieuses. Or, les politiques néolibérales, avec leurs dérives autoritaires, sont comptables de la perte de confiance en l’avenir. Nos concitoyennes et concitoyens aspirent à une société bâtie sur d’autres impératifs que ceux du consumérisme.

Les institutions culturelles, les associations qui font encore vivre dans toutes les régions, tous les départements, toutes les communes, une forte activité culturelle doivent être soutenues par le Ministère de la Culture. Les messages envoyés doivent être clairs et rassurants. Les moyens accordés à la création, l’éducation artistique et culturelle, l’éducation populaire sont en recul. Nous insistons sur l’éducation populaire, sur les centres sociaux, sur les maisons des jeunes et de la culture, sur les associations de nos quartiers : rien ne pourra se faire sans eux.

Or, les acteurs culturels se retournent vers les communes qui, elles-mêmes, sont étranglées par les choix budgétaires, politiques du gouvernement. Elles ne peuvent répondre aux attentes. En imposant aux institutions culturelles des critères de gestion qui placent celles-ci devant des choix impossibles à résoudre, on ne peut pas être à la hauteur des enjeux. Ainsi, les directions des opéras doivent, par exemple, « choisir » entre honorer les hausses des coûts de l’énergie ou la création artistique.

La situation des écoles d’art est, elle aussi, préoccupante, par exemple celle de Valenciennes, dont la fermeture est annoncée dès la rentrée prochaine. Ces établissements, qui ont vu ces temps derniers une forte mobilisation des élèves, des directions, des enseignantes et enseignants pour préserver leur intégrité, sont un fort symbole des choix politiques à opérer en matière de culture. Or, malgré un plan de sauvetage de 2 millions euros annoncé récemment par le Ministère de la Culture, certaines écoles sont toujours menacées ou fermées. Il y a une forte demande des étudiantes et des étudiants en matière de formation artistique. La conséquence est que ce sont des écoles privées qui se multiplient. Avec une réduction de 4 millions du budget du Ministère, le service public est fragilisé. Les écoles privées ne permettent pas aux jeunes des quartiers populaires d’accéder à ces enseignements auxquels ils aspirent. Ces choix politiques entretiennent le renoncement et le découragement de toute une jeunesse. Nous ne l’acceptons pas.

Nous ne pouvons nous résoudre à ce que, à l’échelle locale, les écoles d’art, de musique, de danse, entièrement financées par les communes, aient de plus en plus de mal à répondre aux attentes. Dans certains territoires, alors que jusqu’à maintenant les villes centres avaient les moyens d’accueillir les élèves venant des communes alentours, aujourd’hui, même en pratiquant des tarifs différenciés, ces écoles deviennent des gouffres financiers. L’assèchement des finances des communes est aussi un fléau pour les politiques culturelles.

Un choix s’impose, courageux, afin de permettre une refonte de l’engagement de l’État et des collectivités. Non seulement consacrer 1% du PIB mais aussi questionner la validité de certains engagements et questionner à nouveau le principe de la décentralisation culturelle. Le Ministère de la Culture s’honorerait à lancer ce chantier en réunissant tous les acteurs politiques et culturels afin de garantir l’égalité républicaine territoriale en ce qui concerne l’accès aux arts et à la culture. Actuellement les inégalités sont flagrantes. Le Ministère consacre 13 fois plus de moyens en région parisienne que sur le reste du territoire.

Par ailleurs, les attaques idéologiques subies par le monde de la culture, des arts et de l’éducation artistique sous des prétextes budgétaires doivent être dénoncées par le Ministère de la culture. Il n’est pas acceptable que dans de nombreuses régions, heureusement pas toutes, les présidences se permettent de cibler tel ou tel artiste, tel ou tel théâtre, telle ou telle institution en menaçant de couper les subventions lorsque ces mêmes artistes, théâtres ou institutions alertent sur les conséquences négatives qu’entraînent les choix politiques en matière de politique culturelle de ces présidences. Une politique culturelle républicaine ne peut être le fait du prince.

La financiarisation de l’économie de la culture, ainsi que les grandes concentrations autour des moyens de production, de distribution et de diffusion constituent un enjeu considérable. La puissance publique ne doit pas regarder passivement ces mouvements produire leurs effets. Ils sont particulièrement visibles dans le monde des médias, où des prises de possession débouchent sur la dénaturation d’organes de presse ou de l’audiovisuel, les mettant au service de lignes éditoriales d’extrême droite qui infusent dans le débat public. C’est un danger pour la démocratie et pour la République. Nous devons défendre le pluralisme et travailler à conforter l’existence de médias libres et indépendants des puissances d’argent. Arrêtons de nous en remettre toujours plus au marché qui ne sert la liberté que de celles et ceux qui ont de l’argent. Nous voulons vous dire, à ce stade, combien l’existence d’un service public de l’audiovisuel est essentiel dans ce contexte : le choix doit être fait de le conforter.

Le sentiment est fortement partagé que notre époque est celle d’une bascule, d’une révolution culturelle majeure comparable à celle que permit l’invention de l’imprimerie : la révolution numérique est en cours. L’émergence exponentielle de l’Intelligence Artificielle ne peut se faire sans un véritable débat démocratique alors qu’on constate jour après jour les interrogations sur ses usages, les inquiétudes. Inquiétudes sur le devenir des savoirs, des connaissances, de l’enseignement, mais aussi inquiétudes des professionnels de la culture et des arts qui constatent avec amertume que leurs métiers peuvent être très directement et immédiatement, brutalement menacés par la possibilité du recours systématique à l’I.A. par les promoteurs de « produits culturels ». C’est un possible chamboulement profond dans les pratiques, dans les consciences. Il serait totalement déraisonnable de laisser aux seuls « acteurs du marché » la décision. Le Ministère de la culture est le ministère qui doit porter ce débat. Nous montrerions ainsi que le modèle de société que nous souhaitons n’est pas piloté par les seuls intérêts des grands groupes industriels du numérique.

Comment ne pas s’interroger, également, lorsque le Ministère de l’Intérieur se permet de dicter le calendrier des manifestations culturelles ? Qui est le garant de la politique culturelle et artistique ? Le foisonnement de la culture est une urgence. Les politiques publiques doivent être à la hauteur de cette urgence.

Tels sont, Madame la Ministre, les éléments que nous souhaitions utilement verser au débat sur le sens de la culture et les politiques culturelles à mettre en oeuvre.

Vous remerciant pour votre attention, nous vous prions de recevoir, Madame la Ministre, l'assurance de notre haute considération.

Pierre DHARREVILLE, député des Bouches-du-Rhône,
Fabien ROUSSEL, député du Nord.

Sur le site du PCF

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26 juillet 2023 3 26 /07 /juillet /2023 09:24

Regardez la vidéo de son intervention en cliquant sur l'image.

 

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26 juillet 2023 3 26 /07 /juillet /2023 05:45

 

Alors que nous sommes à un an de l’enjeu majeur démocratique en Europe - les élections européennes de 2024 -, se tenait une réunion importante du PGE à Vienne, les 24 et 25 juin.

 

 

Nous avons à disposition des études pour les élections européennes, faites par Transform. Nous avons à disposition un calendrier électoral du PGE, en vue des élections européennes de 2024, qui a pour but d’élaborer collectivement une visée et des propositions transformatrices européennes.

La crise sociale et écologique du capitalisme est à la fois internationale et européenne. Il en va de même pour la préservation de la paix et la lutte pour vaincre la domination du grand capital financier. Au-delà des différences et des nuances nationales, le néofascisme a pour objectif commun d’essayer d’empêcher que la frustration et l’indignation ressenties par les personnes directement touchées par la crise ne soient dirigées contre le système capitaliste et canalisées dans l’agenda que le néofascisme présente partout : racisme, chauvinisme, misogynie, musellement de la presse, restrictions des droits syndicaux…

Nous sommes à la croisée des chemins. Dans le cadre néolibéral, l’UE n’est pas en mesure de relever ces défis, ce qui facilite également la normalisation du néofascisme aux yeux d’une grande partie des populations. La démocratie à tous les niveaux en Europe et la souveraineté populaire doivent être le tremplin de la coopération européenne plutôt que l’austérité et la concurrence néolibérale.

Il existe aujourd’hui en Europe une large hégémonie idéologique, sociale et culturelle des valeurs réactionnaires, autoritaires, patriarcales et individualistes qui favorise la montée de l’extrême droite. La gauche n’a pas encore trouvé de réponse adéquate à cette question. Le Parti de la gauche européenne tire la sonnette d’alarme.

C’est pour répondre à cela que Le PGE lance un appel à l’unité.

C’est dans ce moment politique que nous avons accueilli GRS, la gauche républicaine et socialiste, en présence du député européen Emmanuel Morel, comme nouveau membre du PGE.

Les élections au Parlement européen en juin 2024 seront la première confrontation politique à l’échelle européenne des deux tendances. C’est une responsabilité extraordinaire pour la gauche, qui doit comprendre qu’il ne s’agit pas seulement d’une dispute électorale, mais d’une composante idéologique et sociale. La gauche européenne prône une transformation sociale et écologique pour éviter le danger d’une catastrophe universelle.

Les représentants du PCF, Vincent Boulet, Frédéric Boccara et Hélène Bidard, ont pu exprimer tout à la fois des positions et analyses du PCF, mais aussi des enjeux que nous analysons à un an des élections européennes.
Ce qui ressort des études électorales, c’est que 3 sujets préoccupent le plus les européen·ne·s. Ces sujets sont le «
 coût de la vie » ; la guerre ; la crise climatique.
Face à l’augmentation du coût de la vie, une de nos propositions, majeure, passe par le développement des services publics.

L’Europe est un lieu de confrontations considérables entre ceux qui possèdent tout et celles et ceux qui n’ont presque rien. Des conquêtes sociales ont permis aux habitant·e·s d’accéder à des services indépendamment de leurs ressources. Services publics et protection sociale sont des salaires différés et socialisés pour la classe des travailleurs et travailleuses.

Ce système est attaqué par les réformes libérales capitalistes et il nous faut être lucides : les institutions européennes, avec la complicité active des gouvernements des États membres, se sont mis au service de cette dynamique et en ont sanctuarisé la logique dans les traités, texte après texte. Les conditions d’accès pour les populations se détériorent, les coûts d’accès augmentent, ce qui dégrade le niveau de vie des habitant·e·s. L’Union européenne ne peut pas, dans ce cadre, répondre aux besoins économiques et sociaux. La, le libéralisme et l’opposition à l’investissement public restent de mise dans la construction européenne, au lieu de mettre l’humain au cœur des politiques publiques.
Pourtant de nouvelles potentialités peuvent s’ouvrir, en s’appuyant sur les mouvements sociaux et les luttes. En Europe, et surtout en France, nous vivons un moment de regain des luttes revendicatives sur les salaires, les retraites, le logement, sur les revendications féministes et écologiques. Les mouvements sociaux constituent des points d’appui très importants.

C’est pourquoi nous proposons de mener une campagne comme une bataille sociale, en écho aux luttes, pour les services publics, l’emploi et une nouvelle industrialisation écologique et sociale, dont la conquête de député·e·s sera un point d’appui et une étape, au cœur desquels les questions de l’argent et de changer les règles européennes sont centrales.

Nous voulons montrer que nous pouvons porter une bataille pour une autre mondialisation. Nous pouvons agir au niveau européen fortement, comme en France pour une transformation sociale, écologique, économique.
Nous voulons porter une dynamique européenne. PCF porte l’ambition de retrouver sur ces bases sa représentation au Parlement européen. Pour porter l’enjeu démocratique et de la souveraineté par et pour le peuple, pour développer des coopérations en Europe, une Europe qui protège, une Europe juste, durable et solidaire. L’enjeu est immense une Europe cadenassée depuis sa création par les logiques capitalistes. Seuls les salarié·e·s, travailleurs et travailleuses en ont la clé
 !

Hélène Bidard
Membre du CEN

 

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25 juillet 2023 2 25 /07 /juillet /2023 05:38

 

Dans le monde des années 1920 se développe une architecture de style « moderne ». Oscar Niemeyer sort de l’École nationale des Beaux-Arts de Rio de Janeiro avec son diplôme d’architecture en 1934, il n’y a étudié qu’une architecture d’un classicisme européen. Il dira : « Nous étions contraints de chercher notre voie en autodidactes, en dehors du cadre scolaire. »

 

 

Il entre comme stagiaire chez Lucio Costa qui sera, un court instant, directeur de l’École nationale des Beaux-Arts et, entre autres, le responsable du plan d’urbanisation « Plan pilote » de Brasilia. Le Corbusier, présent au Brésil, sera également d’un grand apport.

En 1927, Le Corbusier, grand théoricien de l’architecture moderne, systématise des procédés architecturaux déjà développés par « l’École de Chicago » fin XIXe début XXe siècle : pilotis, le toit terrasse, la façade libre, le plan libre, la fenêtre-bandeau.

Au siège du PCF, façade libre et fenêtre-bandeau se traduisent par le mur-rideau de Jean Prouvé qui forme une façade indépendante du bâtiment. Elle comporte des ouvrants, mis au point également par Jean Prouvé et à la demande de la direction du PCF, qui craignait des attentats par dispersion de gaz dans les aérations.

Le socle du bâtiment repose sur cinq piliers, appelés antipilotis par Oscar Niemeyer. Ils traversent tout le bâtiment, descendent à quinze mètres sous terre ; une dalle de béton remontant en vague n’en laisse apparaître qu’un mètre cinquante au-dessus du sol. Cette conception, accentuée par les plans inclinés du parvis, permet de donner l’impression que le bâtiment flotte au-dessus du sol et de dégager de grands espaces par une entrée sous le bâtiment, non visible de la rue. Cet espace, Oscar Niemeyer l’appelait « le foyer de la classe ouvrière ».

Cerise sur le gâteau, si l’on peut dire, le dôme blanc émergeant du parvis, symbole de fécondité pour Oscar Niemeyer, abrite la salle du Conseil national. Les regards de verre, à sa base, sont une des nombreuses entrées de lumière naturelle de ce bâtiment.

Quelques marches à descendre et nous entrons dans « le foyer de la classe ouvrière » où un mur d’images retraçant les faits et rencontres importants de l’histoire du PCF, de 1920 à la libération d’Angela Davis en 1972, vous attire dans sa courbe.

Le lieu peut accueillir 1 000m2 d’expositions ; il occupe une place importante dans la vie de ce bâtiment et de la politique du PCF pour qui la culture est source d’émancipation humaine.

En descendant vers la coupole, le sol avec ses plans inclinés, les murs courbes à l’apparence du bois, les puits de lumière autour de la coupole qui, les après-midi de soleil, dessinent des taches de lumière sur la moquette verte, donnant l’image d’une clairière, sont une invitation au voyage, à la découverte de la sensualité de l’œuvre, de l’artiste et de son rapport à la nature.

L’ouverture pneumatique des portes de la coupole, fait penser au film Star Trek (1966), qui dépeint un futur où l’humanité aura éradiqué la maladie, l’injustice, le racisme, la pauvreté, l’intolérance et la guerre. Entrons dans ce monde dont l’idée ne nous est pas étrangère. Oscar Niemeyer disait de cette salle qu’elle avait « quelque chose de spatial ». Il est vrai que l’ouverture des portes, la forme de la salle et la voûte de 16 000 lamelles comme un firmament, le confirment. Au-delà du sentiment d’être dans un autre monde, ces lamelles permettent de répartir le son et la lumière de façon uniforme.

Retour sur la Terre : C’est dans cette salle de 300 places que se réunit le Conseil national du PCF. Pouvant se configurer à loisir, elle peut recevoir des tournages de films, concerts, défilés de mode ou encore expositions d’art, des conférences et séminaires et quatre alvéoles donnant sur la salle peuvent abriter les interprètes.

Gérard Pellois

 

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24 juillet 2023 1 24 /07 /juillet /2023 08:49

 

 

 

 

 

 

 

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24 juillet 2023 1 24 /07 /juillet /2023 08:20
Communiqué du Comité Régional Bretagne

Chers.es camarades,

Veuillez trouver, ci-après, un communique du CRB concernant le volet mobilités en négociation dans le cadre du CPER. 

Il paraît important de relayer cette expression dans les syndicats au vu de l'importance du sujet qui dépasse largement les professionnels concernés et les seuls élus politiques. 

En ce sens, il serait intéressant de non seulement diffuser ce texte auprès des syndiqués.es mais aussi d'examiner les besoins qui s'expriment en matière de mobilités ferroviaires. Cette question repose bien tous les enjeux actuels, climat, sobriété carbone, aménagement du territoire, réponse aux besoins sociaux et ce dans un spectre intergénérationnel. 

 

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