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1 octobre 2023 7 01 /10 /octobre /2023 06:48

VŒU DE SOUTIEN AUX EPHAD

Voeu présenté par Catherine Tréanton au nom de la majorité et voté à l'unanimité au Conseil Municipal de Morlaix.

L’article L 2121-29 du Code Général des Collectivités Territoriales dispose dans son dernier alinéa, que « le conseil municipal émet des vœux sur tous les objets d’intérêt local ».

Il précise que ces vœux sont des délibérations à portée non décisoire, sans effet juridique et dépourvues de caractère exécutoire.

Suite à la réunion du 30 juin 2023 à Plourin-lès-Morlaix et celle du 10 Juillet à Pleyber- Christ pour évoquer la situation des EHPAD publics, les communes de Morlaix, Plourin-lès-Morlaix, Plouigneau, Guerlesquin, Pleyber-Christ, Carantec, Plonevez du Faou, Plouvorn, Sizun, Elliant, Coray, Guipavas, Pont de Buis, Loperhet, Daoulas, Briec, Châteauneuf du Faou, Cap Sizun, Pont l’Abbé, Arzano, Brest et le Centre Intercommunal d’Action Sociale (CIAS) de Quimper Bretagne Occidentale gérant les EHPAD d’Ergué-Gabéric, de Briec, de Plogonnec et de Quimper partagent tout comme celles des Côtes d’Armor le même constat alarmant.

Les maires, présidents de CCAS et de CIAS, élus, administrateurs et les directeurs des établissements, ont tour à tour fait part de leurs difficultés financières, dues à des financements insuffisants des autorités de tutelle.

Ils rencontrent également des difficultés croissantes en termes de recrutement et d’épuisement des personnels. À cela s’ajoute des factures d’énergie exorbitantes, un seul trimestre pouvant représenter l’équivalent de la facture de l’année écoulée.

En s’appuyant sur les résultats de l’enquête nationale menée par la FNADEPA en mai 2023, et les situations respectives des EHPAD présents : les réserves financières ne sont plus que de quelques mois pour certains, d’un à deux ans pour les autres.

Face à ce constat, le conseil municipal réuni en séance le 28 septembre 2023 souhaite :

Réagir :

  • au report continuel d’une loi sur le grand âge, laissant les élus locaux gérer seuls la situation ;

  • aux réponses des tutelles inadaptées, faute de moyens financiers adéquats ;

  • aux dépenses instaurées par l’Etat : Ségur, prime Grand Age, revalorisation du point d’indice, essentielles pour nos personnels, mais qui ne sont pas compensées par les dotations. La charge supportée par les établissements est de plus en en plus lourde,

  • aux difficultés de remboursements des prêts indexés sur les livrets A (doublement des intérêts en 2023/2022) ;

  • aux charges complémentaires liées aux frais des PPR (Période de Préparation au Reclassement), ARE (Allocation de retour à l’Emploi), délai de carence de 10 jours pour les arrêts maladie, dès lors que nous remplaçons le personnel dès le 1er jour ;

  • à l’inflation générale et aux augmentations concernant les énergies et tous les consommables : alimentation, produits d’hygiène, matériel, soins…

Refuser :

  • de faire supporter aux familles et aux résidents ces augmentations de charges ;

Dénoncer

  • les difficultés financières provoquant le non remplacement des personnels absents et dégradant de ce fait de manière inacceptable la qualité de l’accompagnement nécessaire au bien être des résidents et les conditions de travail des professionnels ;

  • les cotations anticipées des GMP : si celles-ci permettent de réévaluer le taux de dépendance des résidents, et de prévoir des moyens supplémentaires, les financements liés ne sont versés que de 12 à 18 mois plus tard si la coupe est réalisée après le 30/06 de l’année en cours ! C’est maintenant que nos résidents dépendants ont besoin de ces moyens ! ;

  • les nouvelles coupes PATHOS qui servent aujourd'hui à financer les insuffisances de dotation de l'Etat plutôt qu'au recrutement de nouveaux professionnels correspondant à un accompagnement à hauteur de la dépendance et des pathologies des résidents.

Nous sommes tous concernés, car c’est bien l’accueil et la qualité de l’accompagnement à l’égard de tous nos aînés qui sont en jeu.

Nous nous mobilisons dans un objectif de défense du bien commun. Nous souhaitons œuvrer dans le sens de l’intérêt général et pour le développement d’un service public de proximité et de qualité que nos résidents citoyens sont en droit d’attendre.

« Nous ne faisons pas les lois, mais bien souvent, nous les faisons appliquer. Nous demandons donc aujourd’hui à l’Etat de bien vouloir nous entendre : nous, élus locaux, sommes fondés à faire des propositions pour la loi Grand Age.

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1 octobre 2023 7 01 /10 /octobre /2023 06:38
En manifestation pour l'hôpital public de Carhaix à Quimper ce samedi 30 septembre
En manifestation pour l'hôpital public de Carhaix à Quimper ce samedi 30 septembre
En manifestation pour l'hôpital public de Carhaix à Quimper ce samedi 30 septembre
En manifestation pour l'hôpital public de Carhaix à Quimper ce samedi 30 septembre
En manifestation pour l'hôpital public de Carhaix à Quimper ce samedi 30 septembre
En manifestation pour l'hôpital public de Carhaix à Quimper ce samedi 30 septembre

Manifestation pour l'hôpital public et l'ouverture des urgences de l'hôpital de Carhaix de 18h30 à 8h30. Nous luttons contre la politique d'austérité qui détruit notre hôpital public. Manif à Quimper ce samedi 30 septembre de 11h à 13h.

Des camarades du MJCF, du PCF de Carhaix-Huelgoat, Quimper, du pays bigouden, du cap Sizun, de Concarneau, Morlaix, étaient présents pour défendre l'hôpital de Carhaix comme l'hôpital public en général dans l'intégralité de ses missions au service des citoyens et de la santé publique.

Voici le communiqué du PCF Finistère appelant à cette manifestation:

Alerte rouge sur nos hôpitaux publics !

Stop à la folie des fermetures de services et d’établissements et à la dégradation de l’accès aux soins !

 

La fédération du Finistère du Parti communiste français appelle toutes et tous à se rassembler samedi 30 septembre à 11h devant la préfecture du Finistère pour exiger la réouverture des urgences de nuit à l’hôpital de Carhaix et des moyens humains et financiers pour nos hôpitaux publics à la hauteur des besoins de santé de la population.

 

En juin dernier plusieurs milliers de personnes manifestaient à Guingamp contre les menaces de fermetures de maternités et de services hospitaliers en Bretagne et pour un accès aux soins digne et de qualité pour tous et dans tous nos territoires.

Les communistes, leurs élus, étaient présents pour défendre nos hôpitaux publics, pivots de notre système de soins.

L’été passé, avec bien des difficultés et des souffrances pour ceux qui y travaillent comme pour leurs patients, rien n’a été réglé.

La promesse de réouverture des urgences de nuit à Carhaix au 1er septembre n’a pas été tenue, et tous les hôpitaux finistériens restent dans une grande tension, les personnels des urgences de Quimper-Concarneau , impactés aussi par la fermeture de Carhaix, ont déposé des droits de retrait, comme ceux de médecine à Brest, des opérations ont été déprogrammées.

C’est un cycle infernal qui s’est engagé.

Salaires insuffisants, conditions de travail difficiles, contradiction entre le choix de professions dont la finalité est de prendre soin et la réalité trop souvent inhumaine de ces métiers, la perte de sens qui en découle, ont provoqué une crise de recrutement sans précédent dans la santé et le médico-social, hôpitaux, Ehpad, aide à domicile, enfance, handicap…

Ce qui contribue à dégrader plus encore la situation.

Notre santé est en danger, l’accès aux soins se réduit comme peau de chagrin, les inégalités sociales et territoriales se creusent.

Notre Sécurité sociale, immense avancée de civilisation, mise en place à la Libération par le ministre communiste Ambroise Croizat, a été grignotée et affaiblie au fil du temps.

 

C’est le résultat de décennies de choix politiques libéraux dictés par les logiques de rentabilité, de marchandisation, de privatisation, avec une obsession, diminuer les dépenses publiques de santé, au mépris du coût social et humain.

Encore 21 000 fermetures de lits hospitaliers entre fin 2016 et fin 2021, pour une grande part dans le 1er quinquennat de Macron, y compris en pleine pandémie.

Et l’an dernier, le PLFSS, projet de loi de financement de la Sécurité Sociale, a été adopté sans vote grâce au 49-3, et à un taux inférieur à celui de l’inflation, donc un budget de la santé en baisse en euros constants.

Stop à cette politique régressive et austéritaire qui maltraite la population !

Les communistes proposent un plan d’urgence pour l’hôpital public, avec des centaines de milliers de créations d’emplois, pour les Ehpad aussi.

Les richesses produites par le travail doivent aller à la satisfaction des besoins fondamentaux, pas à l’enrichissement des actionnaires.

 

Samedi 30 septembre à 11h à la préfecture de Quimper, exigeons toutes et tous ensemble l’arrêt des fermetures de lits et de services, des moyens pour nos hôpitaux pour permettre à tous les citoyens, où qu’ils soient, un réel accès à une offre publique de soins de qualité, et pour 2024 une loi de financement de la Sécurité Sociale qui réponde aux besoins de santé.

 

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1 octobre 2023 7 01 /10 /octobre /2023 06:09

Un article de Soazig Le Nevé dans le journal Le Monde du samedi 30 septembre le rappelle, sur un ton consterné:

"Rarement rentrée universitaire aura été aussi abrupte. Début septembre, les dirigeants des 74 universités françaises ont subi une attaque en règle de la part d'Emmanuel Macron, qui, tout de go, lors d'un échange avec le youtoubeur Hugo Travers, a affirmé qu'il n'y avait "pas de problèmes de moyens" dans l'enseignement supérieur public. Les chefs d'établissement ne seraient en fait, que de piètres gestionnaires, par ailleurs peu capables de faire évoluer l'offre de formations et d'assurer l'insertion professionnelle des étudiants. 

Dans la foulée, la ministre de l'enseignement supérieur, Sylvie Retailleau, enjoignait aux présidents d'université de libérer de leurs fonds de roulement quelque 1 milliard d'euros d'"argent public qui dort" afin de financer la majeure partie des mesures en faveur du pouvoir d'achat des fonctionnaires, décidées en juillet par son collègue chargé de la fonction publique, Stanislas Guerini. Sauf que les sommes détenues dans ces fonds de roulement sont déjà largement gagées dans le cadre de projets d'investissements pluriannuels de rénovation énergétique des bâtiments ou d'achats d'équipement de recherche".

Le méprisant de la République a encore frappé! Il est vrai que les ministres du gouvernement, l'entourage d'Emmanuel Macron et la classe sociale d'où ils procèdent, préfèrent bien souvent que ses enfants fassent leurs études dans les classes prépa, les écoles de commerce, d'ingénieur, les grandes écoles, ou à l'étranger, qu'à l'université française.

Cela explique sans doute le sous-financement dramatique des Universités:

"Toutes les études convergent pour constater que les dépenses de l’État consacrées aux universités sont en chute libre. Entre 2008 et 2021, le nombre d'étudiants a augmenté de 25% quand le budget de l'enseignement supérieur a progressé de moins de 10% (en euros constants), d'où une baisse de 12% de la dépense par étudiant, a calculé l'économiste Thomas Piketty. Dans le même temps, l’État demande aux universités de le suppléer, en payant les frais résultant de l'avancement et des mesures catégorielles qu'engrangent, au cours de leurs carrières, les fonctionnaires que sont les enseignants-chercheurs, soit une manne équivalant à plus de 600 millions d'euros depuis 2012, selon l'association France Universités.

La conséquence d'un tel désengagement étatique est très concrète sur les campus: faute de moyens, les recrutements d'enseignants titulaires sont "gelés", la perte d'attractivité des métiers du supérieur s'aggrave. "Au total il faudrait ouvrir plus de 11 000 postes pour retrouver les taux d'encadrement de 2010" dans les universités, selon Julien Gossa, maître de conférence en sciences informatiques à l'université de Strasbourg".

Selon France Universités, près de 20 établissements étaient en déficit fin 2022 et la majorité des 74 le seront fin 2023, beaucoup d'universités s'abstenant de recruter pour pouvoir payer les factures et les dépenses de fonctionnement auxquelles la dotation d’État ne permet plus de faire face. Cette paupérisation des Universités entraîne un tassement des inscriptions et une augmentation des inscriptions dans la sphère privée, ce qui est sans doute l'effet recherché.  

La France, puissance moyenne, risque de décrocher complètement si elle abandonne ce qui a pu faire pendant des années une des raisons de son influence, la qualité de ses formations universitaires. Il y a une forme de suicide à force de myopie et de logiques comptables et libérales de courte vue à sous-financer la recherche fondamentale, la formation supérieure publique, là où les Indiens, les Chinois, forment des dizaines de millions de docteurs chaque année.

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30 septembre 2023 6 30 /09 /septembre /2023 06:56
Scandaleux - A une courte majorité (députés macronistes + Les Républicains), l'Assemblée Nationale adopte 15 heures d’activités obligatoires pour les bénéficiaires du RSA

Projet de loi sur le plein de emploi : "Dans votre projet de loi, que de préjugés vis-a-vis des demandeurs d'emploi et des bénéficiaires du RSA qui profiteraient de la solidarité nationale ou refuseraient de traverser la rue pour trouver un emploi. Avec votre projet de loi, le travail est réduit à une contrainte permettant de répondre aux besoins économiques du marché." -

Yannick Monnet - député communiste, à l'Assemblée Nationale

 

Communiqués de presse

Projet de loi plein-emploi : le 49-3 déguisé doit être dénoncé avec force

La commission des affaires sociales examine depuis lundi après-midi le projet de loi pour le plein emploi. Un texte majeur qui, sous-couvert de réorganiser Pôle emploi, restreint les droits des demandeurs d’emploi et remet en cause l’allocation solidaire du RSA.

L’examen de ce texte qui comporte également des mesures relatives aux personnes en situation de handicap et à l’accueil du jeune enfant aurait mérité au moins une semaine de travail en commission. De fait, près de 1500 amendements avaient été déposés par l’ensemble des groupes parlementaires, un volume d’amendements justifié par l’ampleur du texte et impossible à examiner dans les délais sciemment fixés par la majorité à 2,5 jours.

De telles conditions d’examen visent à empêcher un travail sérieux sur un texte lourd de conséquences. C’est un choix délibéré pour entraver les travaux en commission et occulter les discussions qui permettraient, tant à nos concitoyens qu’aux journalistes, de prendre connaissance du contenu réel de ce texte.

Les travaux de notre Assemblée sont un pilier majeur et indispensable de notre démocratie. Le droit de débattre et d’amender un texte est le cœur même de l’expression des représentants du peuple et permet à chacune et chacun de mesurer les conséquences des réformes du gouvernement. Ce 49-3 déguisé doit être dénoncé avec force.

Communiqué des députés communistes

 

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30 septembre 2023 6 30 /09 /septembre /2023 06:46
Brest, 28 septembre, avec les jeunes communistes finistériens dans la manif pour le droit à l'avortement, son inscription dans la constitution, et les droits des femmes
Brest, 28 septembre, avec les jeunes communistes finistériens dans la manif pour le droit à l'avortement, son inscription dans la constitution, et les droits des femmes
Brest, 28 septembre, avec les jeunes communistes finistériens dans la manif pour le droit à l'avortement, son inscription dans la constitution, et les droits des femmes
Brest, 28 septembre, avec les jeunes communistes finistériens dans la manif pour le droit à l'avortement, son inscription dans la constitution, et les droits des femmes
Brest, 28 septembre, avec les jeunes communistes finistériens dans la manif pour le droit à l'avortement, son inscription dans la constitution, et les droits des femmes
Brest, 28 septembre, avec les jeunes communistes finistériens dans la manif pour le droit à l'avortement, son inscription dans la constitution, et les droits des femmes

Brest, place de la liberté, Jeudi 28 septembre, les jeunes communistes étaient nombreux-euses et déterminé.e.s pour défendre les droits des femmes, le droit à l'avortement et son inscription dans la constitution.

Bravo la jeunesse communiste!

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30 septembre 2023 6 30 /09 /septembre /2023 06:22
Réunion publique sur le logement à Morlaix, salle de l'ancien lycée Kerneguès, le samedi 7 octobre à 19h30, avec Gladys Grelaud, Pierre Le Goff, Nil Caouissin, Maxime Sorin

Réunion publique organisée par le comité logement du pays de Morlaix, le 7 octobre à 19h30 à l'ancien lycée de Kernegues 🏠.

En présence de 👇
  ☑️Maxime Sorin : présentation du livre "Habiter une ville touristique", Douarnenez
☑️ Nil Caoussin : les résidences secondaires
☑️Gladys Grelaud : les politiques pour le logement public
☑️Pierre Le Goff : témoignage d'un élu d'une commune en tension sur le logement 

 

***

[ REPORT DE LA MANIFESTATION DU 7 OCTOBRE A BREST] ❗️
➡️Nous avons appris la non inscription du logement aux débats de la session du conseil régional de Bretagne le 12 et 13 octobre. Il nous paraît plus raisonnable de ne pas maintenir à tous prix le calendrier initialement évoqué, à savoir le maintien à tout prix d'une mobilisation le 07 octobre à Brest en vue d'un débat à la Région qui n'aura pas lieu. La session suivante aura lieu à la mi-décembre. De ce fait, nous avons aussi pris un retard certain dans le cadre de l'organisation de la manifestation, ce qui est préjudiciable à la réussite de cette dernière.
➡️ Nous différons donc la manifestation du 7 octobre au 9 décembre.
Merci de votre compréhension.
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30 septembre 2023 6 30 /09 /septembre /2023 05:59
Fabien Roussel à la fête de l'Humanité 2023 - Photo de Daniel Laporte

Fabien Roussel à la fête de l'Humanité 2023 - Photo de Daniel Laporte

Les Français préfèrent Roussel à Mélenchon, selon un sondage Ifop

Selon un sondage Ifop pour Sud Radio, à part les sympathisants insoumis, l’essentiel des Français interrogés, qu’ils soient de gauche comme de droite, préfèrent le secrétaire national du PCF Fabien Roussel à Jean-Luc Mélenchon. Attention cependant à la notion de « préférence » en politique.

Voilà un sondage dont se félicitent les militants communistes, dans un contexte de tensions aiguës entre PCF et FI. Selon une enquête d’opinion Ifop-Fiducial publiée le 29 septembre 2023 pour Sud Radio, les Français interrogés préfèrent Fabien Roussel à Jean-Luc Mélenchon. Sur l’échantillon représentatif des 1004 sondés, 55 % disent préférer le secrétaire national du PCF contre 24 % pour le cofondateur de la France insoumise. 21 % n’aiment ni l’un ni l’autre. Cette enquête, sur laquelle il faut garder le même regard critique qu’avec tout sondage, confirme cependant une tendance déjà observée en janvier 2023.

L’enquête montre qu’il n’y a que chez les sympathisants insoumis que Jean-Luc Mélenchon est préféré (à 90 % contre 9 % pour Roussel, sans surprise le score est inverse chez les communistes). Côté gauche, 66 % des sympathisants socialistes et 56 % des sympathisants écologistes disent préférer le député PCF du Nord. Fabien Roussel a aussi la préférence des sympathisants de droite : les macronistes le préfèrent à 74 % (contre 11 % pour l’insoumis), les LR à 57 % (contre 11 %) et les RN à 62 % (contre 9 %).

En termes de catégories d’âge, Fabien Roussel est privilégié à Jean-Luc Mélenchon dans toutes les tranches d’âge, à l’exception des moins de 24 ans, qui préfèrent l’ex-candidat FI à 56 % contre 35 % pour le communiste.

Enquête réalisée auprès de Ifop-Fudicial auprès d'un échantillon de 1004 personnes pour Sud Radio: le regard des français sur Fabien Roussel et Jean-Luc Mélenchon, septembre 2023

55% des personnes interrogées, entre Fabien Roussel et Mélenchon, préfèrent Fabien Roussel (contre 24% de préférence à Mélenchon)

Mélenchon inquiète 59% des personnes interrogées (et 53% pour les sympathisants de gauche), contre 14% pour Fabien Roussel (22% pour les sympathisants de gauche)

38% des personnes interrogées trouvent que Fabien Roussel incarne bien la gauche (contre 29% pour Jean-Luc Mélenchon)

27% considèrent que Fabien Roussel a une vision pour le pays (contre 26% pour Mélenchon)

28% considèrent que Roussel défend les intérêts de la France (contre 24% pour Mélenchon)

38% considèrent que Roussel est proche des préoccupations des Français, contre 24% pour Mélenchon

29% considèrent que Roussel est compétent (contre 24% pour Mélenchon)

35% estiment que Roussel est attaché aux valeurs démocratiques (contre 23% pour Mélenchon)

44% des personnes interrogées considèrent que Fabien Roussel est "sympathique" contre 20% pour Jean-Luc Mélenchon

 

Les Français préfèrent Roussel à Mélenchon, selon un sondage Ifop (L'Humanité, 29 septembre 2023)
Les Français préfèrent Roussel à Mélenchon, selon un sondage Ifop (L'Humanité, 29 septembre 2023)
Les Français préfèrent Roussel à Mélenchon, selon un sondage Ifop (L'Humanité, 29 septembre 2023)
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27 septembre 2023 3 27 /09 /septembre /2023 15:27
Tout augmente, sauf les salaires - Se battre et manifester le 13 octobre pour augmenter les salaires et les pensions (PCF)
Tout augmente, sauf les salaires - Se battre et manifester le 13 octobre pour augmenter les salaires et les pensions (PCF)
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27 septembre 2023 3 27 /09 /septembre /2023 07:11
Entretien avec Fadwa Khader, dirigeante communiste palestinienne présente à la Fête de l'Humanité, L'Humanité, 18 septembre 2023

Entretien avec Fadwa Khader, dirigeante communiste palestinienne présente à la Fête de l'Humanité, L'Humanité, 18 septembre 2023

 « Il y a une issue, ce n’est pas une impasse », Fadwa Khader, une palestinienne communiste et déterminée

Originaire de Jérusalem, la militante a passé sa vie à lutter pour la fin de l’impérialisme israélien et les droits des femmes, malgré les coups reçus. Cette année, elle plaidait la cause de son peuple à la Fête de l’Humanité.

Son sourire a beau être éclatant, sa détermination l’est encore plus. Derrière les pattes-d’oie et le regard noisette de Fadwa Khader, on discerne une vie à lutter contre l’occupation et la colonisation israéliennes. « Je suis née pour ça. Je suis née pour trouver un matin notre maison familiale, qui se trouve sur la route de Bethléem, confisquée par les Israéliens quand ils ont envahi la Palestine en 1967 », explique la communiste, membre du bureau politique du Parti du peuple palestinien (PPP).

« Quand nous avons dû déménager dans la vieille ville de Jérusalem, l’armée a scellé la porte avec de la cire rouge pour nous empêcher d’y entrer ! J’avais 10 ans quand ils ont commencé à bombarder la vieille ville pour l’occuper. C’est ma mère, toujours courageuse, qui m’a influencée, et a fait que j’ai milité dès l’âge de 19 ans. » Les années n’ont rien entamé de sa volonté. Outre son militantisme, elle est aussi directrice générale de l’association Sunflower (tournesol), essentiellement tournée vers l’environnement et vers les femmes, qui y trouvent des ateliers pour confectionner des sacs, qu’elles peuvent ensuite revendre sur les marchés. Une action concrète qui permet à chacune de trouver sa place dans une société palestinienne encore patriarcale.

« Nous, les femmes, avons mené la lutte quand nos hommes étaient enfermés »

Le week-end des 15, 16 et 17 septembre, comme chaque année depuis dix ans, elle arpentait les allées de la Fête de l’Humanité, multipliant les rencontres et les discussions, alertant sans relâche sur l’apartheid vécu par les Palestiniens.

« Je crois en la jeunesse et en son engagement, se réjouit-elle. Sans elle, il n’y a pas d’avenir, et nous avons besoin de ses forces. » Quand elle avait l’âge des jeunes qui ont la chance de la croiser, Fadwa Khader a surtout réussi à imposer la question féminine, avec la création d’un comité des femmes au sein du PPP. C’était à la fin des années 1970.

« Lors de la première Intifada (1987-1993 – NDLR), mon mari était à l’hôpital, raconte-t-elle. Les soldats israéliens sont entrés dans la chambre. Il leur a demandé s’ils venaient pour lui ou pour moi. Malheureusement, c’était pour l’enfermer lui. C’était très dur, comme quand ils ont arrêté mes deux fils. Mais il fallait que nous restions fortes, car nous, les femmes, avons mené la lutte quand nos hommes étaient enfermés. On se levait tôt pour peindre des slogans contre l’occupant israélien sur les murs, faire flotter le drapeau palestinien. »

Lors de la seconde Intifada, entre 2000 et 2005, l’État israélien a rouvert plusieurs prisons, dont Damoun, où les 51 femmes palestiniennes détenues ont vu leurs droits et leur dignité bafoués.

L’année dernière, la militante est même victime de violences physiques lors des commémorations liées à la mort de Shireen Abu Akleh, journaliste palestinienne tuée en 2022 par les forces israéliennes à Jénine. Sans respect pour la douleur de la famille, les soldats ont réprimé l’hommage de milliers de manifestants à notre consœur, frappant, tirant des grenades lacrymogènes à bout portant, manquant de faire tomber le cercueil, et laissant Fadwa Khader avec un visage tuméfié et un œil au beurre noir. « J’ai été rouée de coups par l’armée et la police, mais je n’arrêterai jamais, parce qu’il y a une voie, une volonté. Donc nous résistons pour exister et nous existons pour résister, comme le dit notre slogan. Nous continuerons de le faire, avec la jeune génération. »

« Des camarades juifs du Parti communiste israélien font entendre nos voix, et sont aussi frappés, voire enfermés »

Du soutien, les Palestiniens en ont besoin, car à Gaza et en Cisjordanie, d’où elle est originaire, leur situation se détériore jour après jour. « Cela fait soixante-quinze ans que nous combattons le gouvernement fasciste et sioniste d’Israël, et ça continuera jusqu’à ce que nous ayons notre indépendance et que nous puissions revenir dans notre capitale, Jérusalem, sans colons ni occupation. »

Pour cette lutte, la responsable du PPP peut compter sur les communistes du monde, y compris en Israël. « On se renforce l’un l’autre, il y a des camarades juifs du Parti communiste israélien qui agissent contre les colons, font entendre nos voix, et sont aussi frappés, voire enfermés, rappelle-t-elle. Nous continuons la lutte, des deux côtés, pour amener de plus en plus de candidats et d’activistes face à l’aile droite et fasciste du gouvernement israélien. Nous avons aussi des souffrances en commun, puisque les criminels sont couverts par le gouvernement d’Israël. Nous continuons donc de nous battre main dans la main. »

L’union et la justice, tels sont les thèmes que la Palestinienne a développés à l’occasion de plusieurs débats à la Fête de l’Humanité, sans jamais faiblir. « Il y a une issue, ce n’est pas une impasse », conclut Fadwa Khader, combative et pleine d’espoir.

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27 septembre 2023 3 27 /09 /septembre /2023 07:04
Sénatoriales : qui sont les six nouveaux visages du groupe communiste
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Élus ce dimanche, six sénateurs vont rejoindre le groupe Communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE) du Sénat. Portraits de ces trois femmes et trois hommes qui promettent une « opposition de combat » à la droite sénatoriale et au gouvernement.

L'Humanité, Florient Le Du

La gauche se renforce légèrement. Après les élections de dimanche, les trois groupes de gauche au palais du Luxembourg seront composés d’une centaine d’élus. Dont 17, au minimum, au sein du groupe Communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE), contre 15 depuis 2020 – et en attente de la décision de deux autres sénateurs, de Nouvelle-Calédonie et de Martinique.

Six parlementaires font leur entrée, avec l’ambition de poursuivre le combat contre la politique de casse sociale et des services publics d’Emmanuel Macron, largement soutenu dans cette entreprise par la droite, majoritaire à la Chambre haute. Ils rejoignent ainsi quatre sénateurs élus en 2020 (Jérémy Bacchi, Céline Brulin, Marie-Claude Varaillas et Gérard Lahellec) et sept réélus dimanche (Fabien Gay, Cécile Cukierman, Cathy Apourceau-Poly, Pierre Ouzoulias, Pascal Savoldelli, Éric Bocquet et Michelle Gréaume).

Marianne Margaté

sénatrice PCF de Seine-et-Marne

Elle se définit comme une « militante communiste de toujours ». Première adjointe à la maire de Mitry-Mory (Seine-et-Marne), conseillère départementale PCF depuis 2015, Marianne Margaté est aussi cadre territoriale spécialisée dans la formation professionnelle. À 52 ans, elle se dit « très heureuse d’entrer dans un groupe qui s’est renforcé » et fière de « reprendre le flambeau » de Michel Billout, dernier sénateur communiste de Seine-et-Marne élu de 2004 à 2017.

Pendant six ans, Marianne Margaté a prévu de « défendre un travail digne et un salaire décent » pour toutes et tous et d’agir « pour les services publics ». La question du pouvoir d’achat structurera également son mandat. Elle ne devrait pas passer inaperçue à la Chambre haute, où elle espère pouvoir « faire entendre la voix de son territoire ».

Jean-Pierre Corbisez

sénateur divers gauche du Pas-de-Calais

Jean-Pierre Corbisez n’est pas un novice en politique. Après avoir fait ses armes en travaillant auprès du député PS Albert Facon dès 1988, il a remporté la mairie d’Oignies (Pas-de-Calais) en 1995, gardant son fauteuil d’édile pendant vingt-deux ans. Élu sénateur sur une liste socialiste dissidente en 2017, il siégeait jusque-là au sein du groupe de gauche RDSE. Réélu dimanche avec Cathy Apourceau-Poly, Jean-Pierre Corbisez rejoint le groupe Communiste.

Ses priorités pour le mandat qui s’ouvre : « Améliorer le statut de l’élu, travailler avec les communes, approfondir la loi zéro artificialisation nette, qui n’est pas terminée et qui ne donne pas entière satisfaction. » Cet ingénieur en aménagement du territoire se dit en tout cas « fier » de siéger aux côtés des communistes et assure qu’il a été élu parce qu’il est « allé au contact des maires ».

Silvana Silvani

sénatrice PCF de Meurthe-et-Moselle

Conseillère départementale du canton de Nancy-3 depuis deux ans, Silvana Silvani était aussi vice-présidente à l’insertion. Elle s’est notamment investie dans le projet de territoire zéro non-recours, pour défendre l’accès aux droits sociaux des plus précaires, qui n’en font pas la demande dans environ un tiers des cas. « Le RSA n’est pas une faveur, c’est un droit. Il faut soutenir toutes les personnes concernées dans l’obtention de ce droit », insiste-t-elle.

Bora Yilmaz, secrétaire fédéral du PCF en Meurthe-et-Moselle, se réjouit de voir cette « jeune élue », avant tout « militante de base », prendre place au Sénat. Fille de sidérurgiste du bassin minier, ancienne formatrice à l’Union régionale des foyers ruraux de Lorraine et installée à Nancy depuis environ quarante ans, elle pourra défendre toutes les facettes de son territoire, qui n’avait plus de sénatrice communiste depuis 2017.

Ian Brossat

sénateur PCF de Paris

Maire adjoint au logement à Paris depuis 2014, Ian Brossat a activement participé au doublement du nombre de logements sociaux dans la capitale, passant de 13 % en 2001 à 25 % cet été. Porte-parole du PCF, il a également été tête de liste aux élections européennes de 2019. Populaire et apprécié au PCF, il y a adhéré à 17 ans, avant de rapidement prendre la direction de la fédération de Paris, puis d’être élu conseiller de Paris en 2008.

Ian Brossat a aussi fait de la capitale une ville pionnière dans l’encadrement des loyers du secteur privé et dans la régulation des locations Airbnb. Des outils de contrôle repris depuis par des villes dans tout le pays, longtemps démunies face à la masse de logements accaparés par la multinationale. Celui qui s’était attiré les foudres des bourgeois du 16e avec son projet de centre d’hébergement d’urgence pour SDF pourra désormais porter ses combats au Sénat.

Pierre Barros

sénateur apparenté PCF du Val-d’Oise

Cheveux en arrière, rouflaquettes et boucle d’oreille qui brille, Pierre Barros ne passera pas inaperçu dans le palais du Luxembourg. Au Sénat, cet architecte fan de Miles Davis promet d’« interpeller sans relâche le gouvernement sur l’état des collectivités et des territoires reculés », en défendant en priorité les services publics de proximité.

À 50 ans, Pierre Barros connaît très bien ces difficultés : depuis 2007, il est maire de Fosses (Val-d’Oise), commune de 10 000 habitants. En seize ans, il s’y est notamment battu pour créer un centre municipal de santé et repenser l’urbanisme de sa cité, en bon architecte. Écologiste, Pierre Barros a aussi mis un point d’honneur à ce que la ville n’empiète pas sur les terres cultivées, un « enjeu majeur », défend-il.

Évelyne Corbière

sénatrice PLR de La Réunion

Évelyne Corbière donne le ton : « Je serai une sénatrice qui ne ferme pas sa bouche. Je n’ai pas peur d’être seule face à des élus de droite », a-t-elle promis au site réunionnais Zinfos974. Professeure des écoles depuis 2003, l’élue de 42 ans s’est engagée d’abord dans la vie associative il y a dix ans, à la faveur d’une rencontre « décisive », avec Huguette Bello, ex-députée GDR, présidente du conseil régional de La Réunion et fondatrice du parti Pour La Réunion.

Évelyne Corbière adhère alors à l’Union des femmes de La Réunion et se forme à l’écoute et à l’accueil des femmes victimes de violences. Devenue présidente de l’organisation féministe, elle ne participe à sa première élection qu’en 2021, en devenant conseillère régionale. Au Sénat, elle promet de poursuivre son combat pour les droits des femmes, mais aussi d’agir en faveur du logement et contre la précarité des Réunionnais.

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