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11 juin 2023 7 11 /06 /juin /2023 16:08
Yolanda Díaz, Ministre du Travail et de l'Économie sociale d'Espagne (Communiste)

Yolanda Díaz, Ministre du Travail et de l'Économie sociale d'Espagne (Communiste)

Europe

En Espagne, Yolanda Díaz réussit l’unité à la gauche des socialistes

Les formations à la gauche des socialistes, y compris Podemos, se présenteront sous une seule étiquette, Sumar, aux législatives du 23 juillet en Espagne. Une bonne nouvelle pour le socialiste sortant Pedro Sánchez.

Ludovic Lamant

Ils et elles avaient jusqu’à vendredi minuit pour s’entendre et s’inscrire aux élections législatives anticipées du 23 juillet en Espagne. La fumée blanche s’est échappée peu après 20 heures, sous la forme d’un communiqué victorieux.

Yolanda Díaz, vice-présidente de l’actuel gouvernement du socialiste Pedro Sánchez, est parvenue à bâtir une coalition d’une quinzaine de formations à la gauche du Parti socialiste, dont Podemos, qui se présenteront sous une même étiquette, Sumar (qui signifie « additionner » en français). C’est « l’accord le plus large et pluriel jamais atteint depuis le retour de la démocratie en Espagne entre des forces progressistes et écologistes », lit-on dans le communiqué.

Sans surprise, Yolanda Díaz, née à La Corogne en Galice en 1971, est parvenue à conclure des accords avec des forces régionales comme Catalunya en Comú, la coalition de la maire sortante de Barcelone Ada Colau, Más Madrid, cofondé par l’ancienne figure de Podemos Íñigo Errejón, ou encore Compromís, coalition de gauche de la région de Valence. Elle s’est aussi entendue avec de petites formations écologistes comme Verdes Equo.

Mais le véritable suspense résidait dans la présence de Podemos dans l’accord. Au moment de lancer début avril sa candidature à la présidence du Conseil le 2 avril dernier, Yolanda Díaz l’avait fait en l’absence de membres du parti cofondé en 2014 par Pablo Iglesias. « Je suis fatiguée des tutelles », avait-elle lancé, manière de souligner son indépendance.

Avant les régionales et municipales de mai, les discussions entre Podemos et Sumar achoppaient notamment sur la tenue de primaires – réclamées par Podemos – pour constituer les listes des législatives et légitimer la candidate. Mais la défaite de la gauche aux régionales a changé la donne. En particulier le score de Podemos, qui a décroché bien plus fortement par rapport au précédent scrutin de 2019, que les autres alliés de gauche proches de Yolanda Díaz.

Dès la décision de Pedro Sánchez, le 29 mai, de convoquer des élections anticipées, les appels à l’unité entre Podemos et Sumar se sont fait entendre, notamment de la part de Pablo Iglesias – retiré de la politique depuis 2021 mais toujours influent au sein de cet espace politique. Podemos a aussi lancé une consultation de ses bases : 93 % des quelque 52 000 votant·es se sont prononcés pour l’unité, selon des résultats communiqués vendredi matin.

La ministre Irene Montero exclue des listes

À défaut de primaires, les équipes de négociations se sont basées sur les résultats des municipales et régionales de fin mai pour définir les rapports de force et constituer les listes. Un choix désavantageux pour Podemos. Dans la dernière ligne droite, l’enjeu s’est réduit à la présence sur les listes, ou non, de l’actuelle ministre de l’égalité, Irene Montero (Podemos), personnalité jugée trop clivante aux yeux d’autres partenaires de Sumar, plus modérés.

Irene Montero, qui avait donné un entretien à Mediapart en 2020, n’est pas seulement la compagne de Pablo Iglesias – même si cela joue dans la manière dont ses opposant·es la perçoivent. Elle est surtout celle qui a conduit le chantier de la loi du « seul un oui est un oui » (« solo sí es sí »), ce texte jugé pionnier sur les violences sexuelles mais qui avait aussi entraîné la remise en liberté de manière anticipée de personnes condamnées.

Les socialistes avaient fini par voter en avril dernier la réforme de cette loi emblématique, sans les voix de Podemos, mais avec le soutien de la droite du Parti populaire : les oppositions y avaient vu un fiasco politique, et le début de la fin de la coalition des gauches au pouvoir depuis 2019. Ce samedi matin, Ione Belarra, la secrétaire générale de Podemos, exhortait encore Sumar à négocier la semaine prochaine, pour retirer le veto sur la personne de Montero.

Du côté de Yolanda Díaz – qui n’a jamais été membre de Podemos –, on cherche à éviter que la campagne éclair qui s’annonce ne se polarise, sous la pression de l’extrême droite de Vox, sur la loi portée par Montero. Autre figure historique de Podemos exclue des listes, ce qui risque là encore de laisser des traces pendant la campagne : Pablo Echenique, actuel porte-parole du groupe parlementaire.

À ce stade, le Parti populaire (PP, droite) d’Alberto Núñez Feijóo reste favori des élections législatives du 23 juillet. Les sondages lui donnent une majorité absolue en intégrant le score de l’extrême droite de Vox. Mais l’alliance politique intervenue à gauche relance la bataille.

Si les gauches radicales s’étaient présentées sur des listes concurrentes, le socialiste Pedro Sánchez, qui a besoin d’un allié fort sur sa gauche, n’avait presque aucune chance de rempiler. Après l’accord, le jeu reste ouvert.

Selon les dernières projections, le simple fait, pour Sumar et Podemos, de se présenter ensemble pourrait leur donner une douzaine de sièges supplémentaires (sur un Congrès de 350 élu·es). Cela s’explique à la fois par le mode de scrutin espagnol, la loi d’Hondt, mais surtout par le découpage des circonscriptions régionales en Espagne. Beaucoup d’entre elles sont dotées de très peu de sièges, ce qui limite fortement les chances des formations les plus modestes d’en obtenir ne serait-ce qu’un seul, et encourage les alliances.

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11 juin 2023 7 11 /06 /juin /2023 07:37
140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, 1er jour de la BD Le Fer et la Terre: Arrivée de Samir Boukhalfa et Camille Damiano à Morlaix, interview pour Tébéo, et dédicace-causerie à la Librairie Les Déferlantes à 11h
140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, 1er jour de la BD Le Fer et la Terre: Arrivée de Samir Boukhalfa et Camille Damiano à Morlaix, interview pour Tébéo, et dédicace-causerie à la Librairie Les Déferlantes à 11h
140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, 1er jour de la BD Le Fer et la Terre: Arrivée de Samir Boukhalfa et Camille Damiano à Morlaix, interview pour Tébéo, et dédicace-causerie à la Librairie Les Déferlantes à 11h
140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, 1er jour de la BD Le Fer et la Terre: Arrivée de Samir Boukhalfa et Camille Damiano à Morlaix, interview pour Tébéo, et dédicace-causerie à la Librairie Les Déferlantes à 11h
140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, 1er jour de la BD Le Fer et la Terre: Arrivée de Samir Boukhalfa et Camille Damiano à Morlaix, interview pour Tébéo, et dédicace-causerie à la Librairie Les Déferlantes à 11h
140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, 1er jour de la BD Le Fer et la Terre: Arrivée de Samir Boukhalfa et Camille Damiano à Morlaix, interview pour Tébéo, et dédicace-causerie à la Librairie Les Déferlantes à 11h
140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, 1er jour de la BD Le Fer et la Terre: Arrivée de Samir Boukhalfa et Camille Damiano à Morlaix, interview pour Tébéo, et dédicace-causerie à la Librairie Les Déferlantes à 11h
140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, 1er jour de la BD Le Fer et la Terre: Arrivée de Samir Boukhalfa et Camille Damiano à Morlaix, interview pour Tébéo, et dédicace-causerie à la Librairie Les Déferlantes à 11h
140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, 1er jour de la BD Le Fer et la Terre: Arrivée de Samir Boukhalfa et Camille Damiano à Morlaix, interview pour Tébéo, et dédicace-causerie à la Librairie Les Déferlantes à 11h
140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, 1er jour de la BD Le Fer et la Terre: Arrivée de Samir Boukhalfa et Camille Damiano à Morlaix, interview pour Tébéo, et dédicace-causerie à la Librairie Les Déferlantes à 11h
140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, 1er jour de la BD Le Fer et la Terre: Arrivée de Samir Boukhalfa et Camille Damiano à Morlaix, interview pour Tébéo, et dédicace-causerie à la Librairie Les Déferlantes à 11h
140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, 1er jour de la BD Le Fer et la Terre: Arrivée de Samir Boukhalfa et Camille Damiano à Morlaix, interview pour Tébéo, et dédicace-causerie à la Librairie Les Déferlantes à 11h

Samedi 10 juin - Le week-end de retour des architectes Samir Boukhalfa et Camille Damiano, auteurs de la BD qui redonne un avenir à la ligne Morlaix Roscoff, Le Fer et la Terre, dans le pays de Morlaix et St Pol de Léon commence à la gare de Morlaix avec les retrouvailles avec Loïc Le Gall, puis à Morlaix avec l'ancien chef de gare Pascal Le Dluz, les deux passionnés du rail qui les ont aidé à faire leur enquête de terrain. Une interview avec Fréderic Lorenzon de Tébéo, puis, à 11h, c'est l'accueil à la Librairie Les déferlantes Place de Viarmes, où l'on peut retrouver les BD de nos architectes - Samir Boukhalfa et Camille Damiano en dédicace de la BD Le Fer et la terre sur la ligne ferroviaire Morlaix Roscoff

Une visite organisée dans le cadre des 140 ans de la ligne ferroviaire Morlaix-St Pol de Léon-Roscoff par le Collectif pour la ligne Morlaix-Roscoff

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10 juin 2023 6 10 /06 /juin /2023 07:08
La ligne Morlaix-Roscoff a 140 ans: ça se fête!  Roscoff - Affiche publicitaire des Chemins de fer de l’État  dans les années 20. A l'époque, il y avait trois allers-retours, dont un direct Roscoff-Paris. Collectif pour la ligne Morlaix-Roscoff

La ligne Morlaix-Roscoff a 140 ans: ça se fête! Roscoff - Affiche publicitaire des Chemins de fer de l’État dans les années 20. A l'époque, il y avait trois allers-retours, dont un direct Roscoff-Paris. Collectif pour la ligne Morlaix-Roscoff

Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
Il y a 140 ans... Compte rendu de l'inauguration de la ligne ferroviaire Morlaix-St-Pol-Roscoff dans le journal catholique du pays de Morlaix, Ar Wirionez (La vérité, 1877-1884), 3 jours après le 10 juin 1883.

Il y a 140 ans... Compte rendu de l'inauguration de la ligne ferroviaire Morlaix-St-Pol-Roscoff dans le journal catholique du pays de Morlaix, Ar Wirionez (La vérité, 1877-1884), 3 jours après le 10 juin 1883.

Il y a 140 ans... Compte rendu de l'inauguration de la ligne ferroviaire Morlaix-St-Pol-Roscoff dans le journal catholique du pays de Morlaix, Ar Wirionez (La vérité, 1877-1884), 3 jours après le 10 juin 1883.

Il y a 140 ans... Compte rendu de l'inauguration de la ligne ferroviaire Morlaix-St-Pol-Roscoff dans le journal catholique du pays de Morlaix, Ar Wirionez (La vérité, 1877-1884), 3 jours après le 10 juin 1883.

Il y a 140 ans... Compte rendu de l'inauguration de la ligne ferroviaire Morlaix-St-Pol-Roscoff dans le journal catholique du pays de Morlaix, Ar Wirionez (La vérité, 1877-1884), 3 jours après le 10 juin 1883.

Il y a 140 ans... Compte rendu de l'inauguration de la ligne ferroviaire Morlaix-St-Pol-Roscoff dans le journal catholique du pays de Morlaix, Ar Wirionez (La vérité, 1877-1884), 3 jours après le 10 juin 1883.

Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
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Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
Pour les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, les deux architectes Camille Damiano et Samir Boukhalfa auteurs de la BD "Le Fer et la Terre" sur l'histoire et les enjeux d'avenir de la ligne ferroviaire Morlaix-St Pol- Roscoff, sont dans le Pays de Morlaix et ST Pol de Léon tout le week-end.
Venez les rencontrer et acheter la BD dont ce sera le premier jour de publication, symboliquement 140 ans après l'inauguration de la ligne Morlaix-Roscoff, le 10 juin 1883:
 
- à Morlaix, à la librairie Les Déferlantes, place de Viarmes, à 11h
 
- à l'espace Ti Kastellyz de Saint-Pol-de-Léon près de la gare, à 14h30 pour une grande conférence-débat sur la ligne Morlaix Roscoff, suivi d'un goûter d'anniversaire à 140 bougies, avec mousseux et gâteaux de mousse (vanille - fruits rouge, chocolat) pour mieux rebondir sur la relance de la ligne ...
 
On vous attend nombreux à ces deux évènements!
 
La BD d'enquête "Le Fer et la Terre" imprimée par les soins du collectif pour la ligne Morlaix-Roscoff est à vendre au prix de 10 euros!
Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
Article du Télégramme

Article du Télégramme

Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
Les 140 ans de la ligne Morlaix-Roscoff, ça se fête... à Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ce 10 juin 2023!
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10 juin 2023 6 10 /06 /juin /2023 06:25
Communiqué du PCF Finistère : De la liquidation du Fret SNCF aux 140 ans de la ligne Morlaix – Roscoff, mobilisons-nous pour la défense du rail!

A Brest, le 08 / 06 / 2023

Communiqué du PCF Finistère : De la liquidation du Fret SNCF aux 140 ans de la ligne Morlaix – Roscoff, mobilisons-nous pour la défense du rail!

En application des traités de Maastricht et Lisbonne, suivant avec zèle les injonctions des directives européennes libérales de laisser faire les marchés capitalistes, nos gouvernements successifs ont progressivement libéralisé nos services publics.

Ainsi, le fret ferroviaire a été ouvert à la concurrence en 2006 en France sous la mandature de Nicolas Sarkozy.

De 2002 à 2018, les volumes transportés par le train sont passés de 50 milliards de tonnes.km (GTK) à seulement 33 GTK. L’essentiel du tonnage abandonné ou perdu par la SNCF est allé directement à la route.

Depuis 20 ans. la part modale du transport ferroviaire sur l’ensemble des marchandises transportées en France est passée de 14,6 % en 2002 à 10,7 % en 2021 et, la part modale du transport routier de marchandises est aujourd’hui de 94% en Bretagne. Fondés sur une politique libérale (dérégulation, baisse des coûts), Fret SNCF a perdu plus de 10 000 emplois sur la même période et il ne reste plus aujourd’hui que 15 agents pour toute la Bretagne !!!

Les plans de relance (2003, 2007, 2009, 2011, 2016, 2021) se sont révélés totalement stériles du fait des spécificités ferroviaires et de la distorsion de concurrence persistant avec le mode routier qui fait supporter ses coûts à la collectivité (infrastructures, pollution...) et qui conduit les marchés à choisir le moins-disant social et environnemental.

Après les deux réformes du ferroviaire en 2014 et 2018 portant prétendument déclinaison des différents paquets ferroviaires, la Commission européenne a ouvert, le 18 janvier dernier, une procédure contre l’État français relative au prétexte de soutien financier dont Fret SNCF aurait bénéficié sur la période 2007–2019.

Loin des discours de façade et des bonnes intentions affichées, le gouvernement et la direction de Fret SNCF, anticipant une décision défavorable, se préparent à renoncer à une partie conséquente de l’activité de Fret SNCF et à créer une nouvelle structure juridique pour que la Commission conclue à une transformation majeure de l’entreprise et donc à la discontinuité.

Cette procédure pourrait conduire à une faillite du transport ferroviaire de marchandises en France, en portant un coup fatal à l’opérateur public avec de nouvelles suppressions massives d’emplois et un nouveau report des trafics ferroviaires sur la route.

Après 15 ans de libéralisation du Fret ferroviaire, le verdict est sans appel : les marchés ont choisi le transport routier !

Pour le PCF cette situation est inacceptable et les attaques contre l’opérateur public Fret SNCF doivent prendre fin immédiatement !

L’État ne peut définitivement abandonner Fret SNCF et laisser le secteur entre les mains du marché. Dans notre pays le secteur du transport représente le 1er émetteur de gaz à effet de serre (GES) avec 30 % d’ émissions de CO2. De fait, l’objectif de la neutralité carbone à l’horizon 2050, telle que reprise dans la Stratégie nationale bas carbone (SNBC), est inatteignable sans diminuer l’impact des transports.

Fret SNCF est d’utilité publique et doit se développer pour répondre à l’intérêt général ! Nous réclamons une politique et des subventions dédiées pour répondre à l’urgence climatique et sanctuarisées dans un budget de programmation ferroviaire jusqu’en 2050. Le fret ferroviaire nécessite une action publique forte pour sortir de la rentabilité immédiate.

L’entreprise publique ne doit pas être démantelée mais protégée des aléas et du court-termisme du marché et des mesures sérieuses et incitatives urgentes pour la relance du transport ferroviaire doivent être prises le plus rapidement possible.

Les modes de transports (rail, routes, voies fluviales, aérien) doivent être, organisés, régulés sans distorsion de concurrence, complémentaires selon les tonnages, les distances, les délais, et un engagement sérieux en liaison avec les Régions doit être pris pour relier les infrastructures stratégiques entre elles (MIN, ports, grands sites logistiques...) et réorienter les flux de marchandises vers des solutions ferroviaires.

Concernant notre département, les ports en eau profonde de Brest et de Roscoff doivent être inscrits et raccordés au réseau européen RTE-T.

La ligne Morlaix – Roscoff, dont nous célébrons les 140 ans ce samedi 10 juin à Saint-Pol-de-Léon, doit être rénovée entièrement, inscrite au prochain contrat Etat-Région avec une participation financière de l’Europe compte tenu de la liaison maritime la plus proche avec l’Irlande.

L’histoire des 140 ans de la ligne Morlaix – Roscoff l’a démontré, la zone légumière du Léon, très importante ou principale région productive de légumes d’hiver d’Europe, doit pouvoir être raccordée à nouveau par le ferroviaire au MIN de Rungis et pourquoi pas bénéficier en hiver du train des primeurs Perpignan-Rungis qui lui circule principalement au printemps et en été. D’autres liaisons ferroviaires étant possibles selon les besoins, comme la ligne Landerneau-Quimper via Nantes , afin de desservir le sud de la France, l’Espagne , l’Italie…

Par la mobilisation des citoyens et la volonté politique, avec l’aide de l’État le Perpignan-Rungis a été relancé. Un train Roscoff-Rungis est également possible très rapidement.

 

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10 juin 2023 6 10 /06 /juin /2023 06:24
Manif des retraité.e.s du 15 juin 2023 à Quimper - Communiqué du PCF Finistère

Les retraité.e.s ont le droit aux jours heureux STOP aux politiques qui maltraitent les retraité∙e∙s.

Aujourd’hui, les retraité.es subissent de plein fouet les effets délétères de l’inflation. Face à une inflation à 2 chiffres, notamment sur l’énergie et les produits alimentaires, la réponse de ce gouvernement c’est la politique des petits chèques. De mars 2022 à mars 2023, l’Indice des prix à la consommation a augmenté de 7,3 %, et  les prix des produits alimentaires ont grimpé de 15,8 %. Cela contraint les retraités à se nourrir de moins en moins bien avec un impact réel sur leur santé!
Pour le droit à l’autonomie.
La mobilisation des salarié∙e∙s et des retraité∙e∙s est indispensable pour imposer l’intégration du droit à l’autonomie dans la branche maladie de la Sécurité sociale, financé par les cotisations sociales, au sein d’une Sécurité sociale intégrale.
Dans le cadre d’une nécessaire loi sur le grand âge et l’autonomie, gagnons la mise en place d’un grand service public de l’autonomie, en établissements ou à domicile avec 200.000 embauches dans les EHPAD et 100.000 dans le secteur de l’aide à domicile.

La retraite un choix de société.
Chacune et chacun doit pouvoir faire valoir ses droits à une retraite à taux plein à 60 ans, avec un revenu de remplacement net équivalent à 75 % du revenu net d’activité (primes incluses), calculé sur la base des dix meilleures années primes comprises, et indexé sur les salaires.
Une autre réforme des retraites est possible en agissant pour la création d’emplois et l’augmentation des salaires et en faisant contribuer le capital.

La fédération du Finistère du PCF appelle les retraité.e.s à participer nombreux au rassemblement le 15 juin à 11 h Place de la Résistance à Quimper et au dépôt de motion à 11 h 30 à la préfecture. ( Pique nique revendicatif sur le plateau de la déesse)

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10 juin 2023 6 10 /06 /juin /2023 05:18

Le Comité de défense de l'hôpital public en pays de Morlaix, appelle à rejoindre les autres comités de défense bretons des établissements dont les services sont impactés par des problèmes de moyens ou de recrutement.

A ce jour 7 maternités sont menacées en Bretagne.

En ce qui concerne Morlaix, nous continuons à rester vigilants, nous avons subi de plein fouet la fermeture du service cardiologie en 2018 et une réouverture progressive et partielle en 2020.

L'entreprise de destruction du maillage d'hôpitaux publics de plein exercice nous vise collectivement.

Nous devons répondre collectivement. Tous ensemble pour le droit de naître, vivre, se soigner, travailler et décider au pays.

Rejoignez la manifestation régionale le SAMEDI 17 JUIN à GUINGAMP

Pour rejoindre le Comité de défense de l'Hôpital public de Morlaix ou se mettre à jour de ses cotisations 2023.

Annie BERGOT LE CALVEZ

1 IMPASSE DES CHEVREUILS

29600 MORLAIX

06 09 64 69 41

 

 

 

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8 juin 2023 4 08 /06 /juin /2023 08:37

 

 

La baisse du chômage tant vantée par le gouvernement masque trois réalités :

  • la création d’une nouvelle main d’œuvre quasi-gratuite par l’apprentissage et les contrats emplois-jeunes,
  • le développement du « halo du chômage », des radiations, qui laissent des centaines de milliers de personnes hors des statistiques
  • et les graves pénuries d’emplois dans des secteurs stratégiques pour le pays.

La réforme du lycée professionnel vise à amplifier cette politique tandis que la réforme des retraites bloque l’accès de centaines de milliers de jeunes à des emplois de qualité !

Avec son projet de loi « plein-emploi », Emmanuel Macron poursuit cette politique de précarisation de l’emploi tout en stigmatisant les précaires et les plus fragiles.

L’objectif lui-même n’est pas à la hauteur du gâchis que représente le chômage : le « plein-emploi » ne signifie pas l’emploi de tous et toutes : des millions de femmes et d’hommes resteront au chômage. Seule l’éradication du chômage peut être un objectif à la hauteur des immenses défis que sont la réduction des inégalités et la lutte contre le réchauffement climatique.

La création de France Travail ne conduira pas un nouveau service public de l’emploi. Elle laissera davantage de place aux opérateurs privés de placement et aux agences d’intérim, imposera aux bénéficiaires du RSA une activité de 15h à 20h sous peine de sanctions injustes et décourageantes et à l’ensemble des privés d’emplois des contrats précaires et sous-payés, et aggravera les inégalités territoriales dans l’accès à l’emploi. Ce projet rate, en outre, l'occasion de donner les moyens aux missions locales pour un accompagnement global et différencié des jeunes de moins de 25 ans. Concernant les personnes en situation de handicap, les freins à l’accès à l’emploi en milieu ordinaire sont loin d’être levés et il est tout aussi urgent de prendre en compte la situation réelle des personnes s’occupant d’un proche en situation de handicap. Enfin, la nouvelle gouvernance réduira dans les faits la place des représentants des salarié·es.

Aucun accompagnement à la hauteur des besoins des privé·es d’emplois n’est réellement envisagé, le projet ne prévoyant aucun recrutement massif d’agents publics alors que notre pays est lanterne rouge dans ce domaine : dans les pays cités en exemple comme l'Allemagne ou le Danemark, il y a près de 4 fois plus d’agents que de privé·es d’emploi.

Ce projet de loi plein-emploi sert le capital et pas le travail !

Le PCF appelle au rejet de ce projet et à un débat national sur les moyens de révolutionner le travail, l’emploi et la formation pour que la France soit à la hauteur de la réponse aux enjeux du siècle. Pour les communistes, c’est une toute autre logique dont notre pays à besoin, convergente avec les propositions syndicales sur la sécurisation des parcours professionnels : former, créer des emplois de qualité, sécuriser l’emploi et la formation et baisser les prélèvements du capital pour financer des investissements efficaces. Il faut planifier, responsabiliser les banques et les entreprises avec une nouvelle conditionnalité sociale et environnementale des aides, créer des instances démocratiques locales et nationales pour planifier la priorité à l’emploi au lieu des profits ! Nous appelons également à un changement de politique de la banque centrale européenne en rupture avec son modèle de flexi-sécurité du travail.

Nous présenterons dans les semaines qui viennent notre projet pour aller vers cette sécurité d’emploi et de formation. D’ores et déjà la proposition de loi déposée en avril 2017 par André Chassaigne et ses collègues communistes à l’Assemblée nationale (accessible ici) constitue un projet d’une grande ambition.

Nous le mettons à la disposition de toute la gauche, de tou·tes les citoyen·nes et travailleur·euses du pays. C’est une boussole pour construire de nouveaux jours heureux.

Parti communiste français 
Le 7 juin 2023.

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8 juin 2023 4 08 /06 /juin /2023 08:28

Quels impôts les milliardaires paient-ils ? Très peu, à en croire une étude de l’Institut des politiques publiques. Le taux d’imposition, progressif jusqu’au 0,1 % des foyers fiscaux les plus riches, régresse ensuite... pour ne représenter qu’une toute petite part des revenus des ultrariches.

Les ultrariches paient-ils autant d’impôts qu’ils le devraient ? La réponse est non, selon une étude de l’Institut des politiques publiques (IPP), publiée le 6 juin.

Alors que les questions de justice fiscale reviennent régulièrement dans les débats, cette étude démontre que, au lieu de progresser, le taux d’imposition est dégressif à mesure que l’on monte dans l’échelle des plus hauts revenus.

Pour la première fois, les données de l’impôt sur les revenus sont combinées à celles de l’impôt sur les sociétés

Ces résultats sont le fruit d’un travail de recherche mené dans le cadre de l’évaluation de la réforme de la fiscalité du capital enclenchée en 2017. Pour la première fois, les données de l’impôt sur les revenus sont combinées à celles de l’impôt sur les sociétés, pour mesurer un « taux d’imposition global » (1) pour ces ménages.

© Infographie L'Humanité

Jusqu’au 0,1 % des plus grandes fortunes françaises (autour de 600 000 euros de revenu économique annuel), le taux d’imposition est progressif puis régresse fortement, « jusqu’à ne représenter plus que 2 % du revenu économique parmi les 378 ménages les plus aisés ». 

Cette dégressivité s’explique par une substitution du type de revenu : les foyers fiscaux les plus aisés contrôlent plus souvent des sociétés et ont une fortune issue non plus des revenus assujettis à l’impôt sur les revenus, mais des bénéfices des sociétés qu’ils détiennent.

L’impôt sur les sociétés, quasiment le seul impôt acquitté pour ces ménages

L’impôt sur les sociétés devient donc quasiment le seul impôt acquitté pour ces ménages. Or, il n’a pas de principe de progressivité, contrairement à celui sur les revenus. Le taux global d’imposition chute ainsi de 45 % pour les 0,1 % les plus riches à 26 % pour les milliardaires.

Pire, ces données sont celles de l’année 2016, seule année pour laquelle elles sont disponibles pour le moment. Elles ne prennent pas en compte la baisse de l’impôt sur les sociétés passée de 33,3 % à 25 % à partir de 2022. Ces taux actualisés pourraient donc s’avérer encore plus bas depuis les réformes fiscales engagées par Emmanuel Macron depuis 2017.

Or, les dispositifs législatifs centrés sur les bénéfices des sociétés sont devenus « de plus en plus faibles », souligne Laurent Bach, l’un des auteurs de l’étude.

De forts abattements fiscaux sur les plus-values peuvent être mobilisés au moment de la vente des parts des sociétés. Quant à l’« exit tax », qui permet de soumettre à l’impôt sur le revenu les bénéfices non distribués accumulés en cas de départ à l’étranger, elle n’a concerné que très peu de personnes.

« Le taux d’imposition sur les sociétés était, comme l’impôt sur les revenus, autour de 50 %, avant une baisse généralisée observée à l’échelle européenne »

Enfin, l’impôt sur la donation de parts a aussi très fortement diminué ces trente dernières années. « Cela n’a pas toujours été le cas, le taux d’imposition sur les sociétés était, comme l’impôt sur les revenus, autour de 50 %, avant une baisse généralisée observée à l’échelle européenne il y a une quarantaine d’années pour éviter des effets de concurrence entre pays voisins », souligne Laurent Bach.

C’est du côté des États-Unis qu’un contre-modèle est avancé : le pays parvient à mieux intégrer les résultats des sociétés dans les feuilles d’impôt des grandes fortunes.

Bas du formulaire

Ceci en raison d’une taxe spécifique sur les holdings, qui obligent les actionnaires soit à se verser directement les dividendes (et à les déclarer parmi leurs revenus imposables), soit, à ne pas les distribuer. En Europe, une directive européenne rend au contraire difficile la taxation des holdings.

Ce que les auteurs de l’étude préconisent, c’est une véritable transparence fiscale des résultats des sociétés. « C’est un système déjà en place pour un certain nombre de sociétés en France : les sociétés dites de “personnes” (SCI, SNC, SARL de famille, etc.) voient leurs revenus remonter aux feuilles d’impôt, indique Laurent Bach. Cette transparence fiscale pourrait être généralisée aux autres types de sociétés. »

Si les revenus agrégés de ces groupes se chiffrent à plusieurs dizaines de milliards, l’IPP évite tout chiffrage précis sur ce qui pourrait être absorbé par l’État français en cas de changement de mode de calcul des taux d’imposition.

« La baisse de l’impôt sur les sociétés, de 33,3 % à 25 % va faire baisser le taux effectif payé par les grandes fortunes, mais aura aussi probablement des effets d’assiette avec des profils localisés à l’étranger qui peuvent revenir en France, explique Antoine Bozio, directeur de l’IPP. La question est : que se passerait-il si l’on doublait leur taux d’imposition effectif ? On n’a aucune idée de la réponse potentielle de ces groupes à de telles réformes. »

(1) Ce « revenu économique » comprend le revenu fiscal, les cotisations sociales non contributives (maladie, etc.), et les profits non distribués des sociétés, au prorata de leur part de détention.

 

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7 juin 2023 3 07 /06 /juin /2023 05:18
« Notre boussole, c’est pouvoir vivre et travailler à Paris », souligne Nicolas Bonnet-Oulaldj (L'Humanité, Mardi 6 juin 2023)
« Notre boussole, c’est pouvoir vivre et travailler à Paris », souligne Nicolas Bonnet-Oulaldj

Mi-Mandat. Le chef de file des élus communistes parisiens, Nicolas Bonnet-Oulaldj, dresse un bilan de l’action de la municipalité. Il se félicite notamment de la politique de logement social.

 le Mardi 6 juin 2023, L'Humanité

De la lutte contre l’ubérisation à la construction de logements sociaux, Nicolas Bonnet-Oulaldj explique ce qu’ont été les priorités des élus parisiens PCF ces trois dernières années. Pour la suite, il souhaite travailler plus étroitement avec les syndicats et les entreprises, pour que les salariés puissent continuer à vivre dans la capitale.

Vous aviez fixé des priorités pour ce mandat. Quelles étaient-elles et où en êtes-vous ?

Notre fil conducteur, c’est de pouvoir continuer à vivre et à travailler à Paris. Comme beaucoup de capitales dans le monde, nous sommes impactés par les politiques libérales, par l’ubérisation. Ce sont des évolutions du capitalisme dans des interstices de la loi. Face à cela, il faut tout faire pour que Paris reste une ville où l’on peut vivre et travailler, et y conserver une mixité sociale.

Icon QuoteNous sommes la première ville en France à intervenir pour faire respecter l’encadrement des loyers et à sanctionner ceux qui ne le respectent pas. Cent jours après la mise en œuvre de ce droit pour les locataires, 500 Parisiens ont déjà signalé des abus et obtenu une mise en demeure et des remboursements.»

Nous avons donc agi sur plusieurs leviers. D’abord, le logement. Nous avons accru la production de logements sociaux, pour atteindre aujourd’hui le taux de 25 % avec l’objectif de 30 % d’ici à 2030. 40 % d’entre eux sont des logements publics. 10 % de ces derniers sont du logement abordable créé grâce à la foncière solidaire. Nous achetons le foncier, ce qui coûte le plus cher à Paris, ce qui permet à la ville d’avoir des parcelles pour construire des logements sociaux. Ensuite, nous sommes la première ville en France à intervenir pour faire respecter l’encadrement des loyers et à sanctionner ceux qui ne le respectent pas. Cent jours après la mise en œuvre de ce droit pour les locataires, 500 Parisiens ont déjà signalé des abus et obtenu une mise en demeure et des remboursements. Nous avons également la possibilité de contrôler et de sanctionner Airbnb. À mi-mandat, les objectifs en termes de logement sont réalisés.

Face à l’ubérisation, nous sommes aussi la première ville à avoir créé la Maison des coursiers. Ce lieu leur permet aujourd’hui de se reposer, d’accéder à des sanitaires. C’est un lieu de refuge, et la possibilité d’un accès au droit. Depuis septembre 2021, plus de 690 livreurs s’y sont déjà rendus, permettant la création de 38 contrats de travail, dont la moitié en CDI. On gagne donc du terrain sur l’ubérisation.

Les Français font face à une inflation historique. Comment intervenez-vous ?

Face à l’inflation, nous voulons aider les ménages à payer leur facture d’électricité. Nous avons obtenu une aide municipale importante, de plus de 5 millions d’euros, pour le règlement des factures énergétiques, conditionnée aux revenus. C’est un accompagnement social très important. Par ailleurs, 30 % des Parisiens ne partent plus en vacances. Nous menons la bataille pour les aider à partir, notamment les plus jeunes. Face à la crise sociale, la priorité reste les centres d’hébergement d’urgence. La grande précarité est inacceptable. D’un côté la droite s’oppose à tous les hébergements d’urgence. De l’autre, des écologistes nous disent qu’il ne faut plus construire et végétaliser. Nous, communistes, voulons conjuguer les deux.

Paris vient tout juste d’adopter un nouveau PLU. Qu’avez-vous défendu?

Dans le plan local d’urbanisme (PLU) que nous avons voté le 5 juin, nous réservons 80 parcelles pour créer des centres de santé. Soit en secteur municipal, soit en maison associative ou coopérative. Dans tous les cas, il s’agit de développer des équipements publics pour la santé. Nous avons de moins en moins de médecins généralistes, et Paris compte beaucoup de praticiens en secteur 2 et en dépassement d’honoraires. D’ici à la fin du mandat, nous visons l’ouverture d’au moins sept nouveaux centres de santé. L’hôpital va très mal également. Dans le PLU, nous garantissons que l’Hôtel-Dieu reste une parcelle de service public. On ne pourra pas y construire un centre commercial ou un restaurant. Notre idée, c’est de rouvrir des lits en hôpital public. Nous avons aussi créé une Maison de jeunesse, un de nos engagements, avec Quartier Jeunes, dans le 1er arrondissement, permettant d’accompagner les jeunes dans leurs démarches et leurs droits.

Comment envisagez-vous la suite de ce mandat?

Pour que Paris reste à gauche, il faut s’adresser au monde du travail. Je souhaite travailler plus étroitement avec les syndicats et les entreprises. Nous devons mener une bataille pour maintenir le statut de la fonction publique. La mise en concurrence de la RATP, par exemple, est très grave et menace la mixité sociale de Paris. La question des salaires n’est pas seulement interne aux entreprises, puisqu’elle conditionne la possibilité pour les salariés de continuer à vivre à Paris. Nous les avons soutenus contre la réforme des retraites, tout comme les fonctionnaires contre les 1 607 heures, même si nous avons perdu. Nous allons continuer.

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7 juin 2023 3 07 /06 /juin /2023 05:09
Morlaix, mardi 6 juin: Photos de la 14ème grande manifestation de l'intersyndicale contre la réforme des retraites Macron (Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix, mardi 6 juin: Photos de la 14ème grande manifestation de l'intersyndicale contre la réforme des retraites Macron (Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix, mardi 6 juin: Photos de la 14ème grande manifestation de l'intersyndicale contre la réforme des retraites Macron (Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix, mardi 6 juin: Photos de la 14ème grande manifestation de l'intersyndicale contre la réforme des retraites Macron (Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix, mardi 6 juin: Photos de la 14ème grande manifestation de l'intersyndicale contre la réforme des retraites Macron (Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix, mardi 6 juin: Photos de la 14ème grande manifestation de l'intersyndicale contre la réforme des retraites Macron (Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix, mardi 6 juin: Photos de la 14ème grande manifestation de l'intersyndicale contre la réforme des retraites Macron (Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix, mardi 6 juin: Photos de la 14ème grande manifestation de l'intersyndicale contre la réforme des retraites Macron (Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix, mardi 6 juin: Photos de la 14ème grande manifestation de l'intersyndicale contre la réforme des retraites Macron (Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix, mardi 6 juin: Photos de la 14ème grande manifestation de l'intersyndicale contre la réforme des retraites Macron (Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix, mardi 6 juin: Photos de la 14ème grande manifestation de l'intersyndicale contre la réforme des retraites Macron (Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix, mardi 6 juin: Photos de la 14ème grande manifestation de l'intersyndicale contre la réforme des retraites Macron (Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix, mardi 6 juin: Photos de la 14ème grande manifestation de l'intersyndicale contre la réforme des retraites Macron (Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix, mardi 6 juin: Photos de la 14ème grande manifestation de l'intersyndicale contre la réforme des retraites Macron (Pierre-Yvon Boisnard)

Une mobilisation encore forte hier pour exiger l'abrogation de la réforme des retraites Macron. Merci à Pierre-Yvon Boisnard pour ses photos et son reportage dans la manifestation.

MORLAIX 14e rassemblement contre la réforme des retraites
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