Organisation, lutte et émancipation du monde du travail. Quelles leçons tirer de l’histoire du Parti Communiste Français ?
Le Cercle Nathalie Le Mel organise une soirée conférence / débat le mercredi 16 novembre à 20h00 au Patronage Laïque du Pilier Rouge à Brest, 2 rue Fleurus sur le thème : organisation, lutte et émancipation du monde du travail. Quelles leçons tirer de l’histoire du Parti Communiste Français ? Avec Julian Mischi.
Les classes populaires ont besoin de s’organiser pour se faire entendre. S’engager politiquement et s’impliquer dans des structures collectives leur permet d’établir un rapport de force moins favorable aux classes dominantes. Or, depuis plusieurs décennies, l’engagement politique est de moins en moins répandu dans les milieux populaires.
Pour réfléchir à cette problématique, le Cercle Nathalie Le Mel invite Julian Mischi, sociologue et politiste, spécialisé dans l’engagement des classes populaires et l’histoire du Parti Communiste Français. Un parti politique qui a permis l’engagement et l’auto organisation des ouvriers et des employés, grâce à des particularités comme son lien avec le monde du travail et les entreprises, sa capacité à former des dirigeants d’origine ouvrière ainsi que ses puissants réseaux syndicaux et associatifs. Nous reviendrons sur cette histoire et les leçons à en tirer pour l’action aujourd’hui.
Dans le cadre de son tour de France des Régions, Fabien Roussel sera dans le Finistère les 5-6 decembre et pour une réunion publique à la salle du Roudour de Saint-Martin-des-Champs, le lundi 5 décembre de 19h à 21h. Venez nombreux pour le rencontrer et l'écouter. Cette réunion est bien entendue publique, ouverte à tous, adhérents ou non du PCF.
Voici la carte des résultats finistériens de Fabien Roussel avec les couleurs foncées correspondant aux meilleurs résultats au-dessus ou proches des 5%: Tregor rouge à l'est de Morlaix, Monts d'Arrée rouges, Montagnes noires, dans les ports et les communes historiquement communistes du pays bigouden. Merci à Igor Zamichei, responsable à la vie du Parti du PCF, pour la transmission de cet outil d'analyse intéressant. Globalement, dans le Finistère, au-delà de notre déception du moment sur son niveau, si en deçà de nos espérances et de nos efforts, le score de Fabien Roussel progresse partout par rapport à celui de Marie-George Buffet en 2007 quinze ans plus tôt. Une progression de + 1,17 pour cent (7e département pour l'augmentation entre 2007 et 2022 après d'autres départements à dimension rurale importante à qui la campagne de Fabien Roussel a parlé : Cantal, Manche, Puy-de-Dôme, Deux-Sèvres, Vienne, Lozère). L'Ille-et-Vilaine est juste derrière avec une progression de 1,09% par rapport au score de Marie-George Buffet. Dans le Finistère nous enregistrons aussi une progression de 0,57% par rapport au score de la liste de Ian Brossat aux Européennes de 2019.
En pourcentage - Fabien a fait 2,83% des voix dans le Finistère- nous sommes en 16e position des départements français pour le résultat en pourcentage de Fabien Roussel. Les meilleurs scores de Fabien Roussel sont réalisés dans les départements du Centre de la France, certains départements du Sud-Ouest, et dans le Nord.
Le Finistère est le département breton où Fabien Roussel fait le plus de voix même si en pourcentage le score de Fabien Roussel est meilleur dans les Côtes d'Armor (3,17%, 11 628 voix). En Ille et Vilaine, 12 696 voix et 2,13%; dans le Morbihan, 11 529 voix et 2,47%, en Loire-Atlantique 18 322 voix et 2,28%.
Globalement, les scores de Fabien Roussel en nombre de voix et en pourcentage sont meilleurs en Bretagne que en Ille-de-France.
15 263 voix au 1er tour des élections présidentielles 2022 et pas une commune finistérienne sans voix qui se sont portées sur le candidat de rassemblement proposé par le Parti communiste Fabien Roussel, des voix sur lesquelles nous pouvons nous appuyer pour continuer à progresser, et un comité de soutien public de près de 800 personnes appelant à voter Fabien Roussel, avec une très belle campagne, forte et active, de nos adhérents.
Classement des communes ayant le plus voté pour Fabien Roussel en pourcentage dans le Finistère:
1. Bolazec: 10%
2. Scrignac: 6,44%
3. Guimaëc: 6,02%
4. Plobannalec-Lesconil: 5,93%
5. Le Cloître Saint Thégonnec: 5, 79%
6. Plouégat-Guérand: 5,74%
7. Poullaouen; 5,67%
8. La Feuillée: 5,6%
9. Saint Jean du Doigt: 5,59%
10. Locunolé: 5,54%
11. Carhaix-Plouguer: 5,54%
12. Lanmeur: 5,38%
13. Plouégat-Moysan: 5,23%
14. Ouessant: 5,17%
15. Plounévezel: 4,93%
16. Saint-Couliz: 4,71%
17. Treffiagat: 4,69%
18. Guilvinec: 4,6%
19. Berrien: 4,51%
20. Kergloff: 4,48%
21. Plouigneau: 4,46%
22. Saint-Martin-des-Champs: 4,46%
23. Rosporden: 4,45%
24. Huelgoat: 4,37%
26. Plougonven: 4,18%
27. Spézet: 4,16%
28. Argol: 4,11%
29. La Roche -Morice: 4,09%
30. Baye: 4%
31. Ile de Batz: 4%
32. Riec-sur-Belon: 3,98%
33. Penmarc'h: 3,97%
34. Le Relecq-Kerhuon: 3,97%
35. Scaër: 3,92%
36. Landudal: 3,91%
37. Brelès: 3,91%
38. Lannedern: 3,83%
39. Plougasnou: 3,8%
40. Pont L'Abbé: 3, 77%
41. Saint-Urbain: 3,72%
42. Plogoff: 3,71%
46: Morlaix: 3,67%
51: Plourin-les-Morlaix: 3,55%
Et le classement par nombre de voix pour Fabien Roussel dans chaque commune:
Des débats constructifs et des propositions pour faire progresser l'animation et le fonctionnement du parti au niveau départemental et des sections avec la restitution des groupes de travail en ruches par 5 camarades, Erwan Rivoalan, Bernard Jasserand, Pierre-Yves Liziar, Yves Beaumont Peuziat, Gilbert Sinquin, suivie d'un débat plus général et d'un repas fraternel avec une soixantaine de camarades, dont 4 nouveaux adhérents de cette année (44 en tout pour l'instant en 2022 et 81 ces deux dernières années).
Merci à tous les camarades qui ont participé à l'AG. Et à Igor Zamichei, animateur du comité exécutif national du PCF, et responsable à la vie du parti du PCF, pour sa présence et ses interventions.
La prochaine AG de préparation du congrès consacrée au débat sur l'orientation politique nationale du PCF aura lieu début d'année 2023 avant le congrès départemental en mars 2023.
Passionnante après-midi passée avec Renaud Faroux, historien d'art, critique d'art, commissaire de l'exposition Libres comme l'Art présentée à l'espace Niemeyer et qui avait exploré cent ans d'histoire entre les artistes et le PCF, avec des œuvres appartenant à celui-ci comme "J'écris ton nom Liberté", poème d'Eluard illustré par Fernand Léger, ou la Joconde moustachue de Marcel Duchamp offerte par l'artiste à Aragon qui en fit don au PCF, aujourd'hui en dépôt au centre Pompidou ; et bien d'autres issues de grands musées, parfois tirées de l'oubli.
Picasso, Fougeron, Léger, Matisse, Giacometti, Taslitsky, Pignon, Masson, Kijno, Matta et tant d'autres dont Renaud Faroux évoqua les œuvres en un va-et-vient constant avec les peintres contemporains ou ceux des siècles passés ; du pur bonheur mais aussi des moments de gravité car le 20ème siècle connut deux guerres mondiales, les camps de concentration, la guerre d'Indochine comme celle d'Algérie, qui ne laissèrent pas indifférents ces grands artistes.
Renaud Faroux était accompagné de son ami le scénographe Eric Morin, scénographe de l'exposition Libres comme l'art à Colonel Fabien en 2020-2021, et de nombre d'expositions du musée de Pont-Aven, de l'espace des Capucins à Landerneau. Eric Morin nous a expliqué sa démarche de circulation entre les œuvres avec les contraintes spécifiques du bâtiment de Niemeyer, de sa luminosité, de ses plans inclinés.
Une belle manière de conclure l'assemblée départementale des communistes du Finistère qui s'est tenue le matin avec la participation d'Igor Zamichiei pour la direction du PCF.
Recours massif aux intérimaires, taux élevé d’absentéisme, haut niveau de rotation du personnel, augmentation des licenciements pour inaptitudes... L’Humanité s’est procuré un rapport confidentiel, où figurent les données chiffrées des conditions de travail sur les sites français de la multinationale.
Chez Amazon, 62 % des licenciements ont pour origine un abandon de poste, ce qui en dit long sur l’extrême pénibilité du travail dans ses entrepôts. Ici celui de Boves, dans la Somme. Vincent Gerbet / Hans Lucas
Une « chance inouïe ! » Voilà comment, le 3 octobre 2017, sous les applaudissements, une paire de ciseaux à la main, le président Emmanuel Macron qualifiait les créations d’emplois d’Amazon lors de l’inauguration de l’entrepôt logistique de Boves (Somme). Pour lui, comme pour les libéraux de tout poil, chaque nouvel entrepôt ouvert est l’occasion de mettre en scène un « dynamisme économique » fantasmé, celui d’une activité qui viendrait remplacer les emplois industriels de jadis.
Les incohérences du bilan social national
Mais, quatre ans après ce numéro de claquettes d’Emmanuel Macron, une étude indépendante analysant la politique sociale et l’emploi d’Amazon en France a été présentée aux représentants du personnel, au cours du dernier comité social économique central (CSEC) de l’entreprise.
Réalisé à la demande des élus du CSEC par la société d’expertise comptable Progexa, ce rapport publie des données jusqu’alors inaccessibles, et démontre qu’Amazon n’est en rien une « chance » pour les travailleurs. Le document débute par une chronique invraisemblable, celle des innombrables embûches que la direction des ressources humaines d’Amazon a dressées aux experts tout au long de leur mission, en répondant tardivement à leurs demandes d’informations, ou de manière incomplète.
Par ailleurs, les experts ont découvert que « le bilan social national présente des incohérences avec les bilans sociaux des établissements » et que « certains indicateurs des bilans sociaux présentent des chiffres totalement erronés ». Le rapport offre néanmoins une vue panoramique sur l’activité de l’entreprise et contient d’importantes révélations.
Quid des embauches massives en CDI ?
Dans le cadre de leurs apparitions médiatiques, les dirigeants d’Amazon France répètent que le recours au travail intérimaire au sein de leurs entrepôts serait corrélé à « une activité saisonnière ». Et, sur ce point, sous les présidences Sarkozy, Hollande, puis Macron, il n’a pas manqué de représentants politiques libéraux favorables aux implantations d’Amazon pour se faire les perroquets des communicants de la multinationale états-unienne.
Interviewé le 25 juin 2012 lors de l’inauguration de l’entrepôt Amazon de Sevrey (Saône-et-Loire), le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, prenait ainsi la défense d’Amazon : « Écoutez, il y a des emplois saisonniers, comme d’ailleurs dans toute activité. Les vendanges, c’est des emplois saisonniers. Dans l’industrie, il y a des emplois saisonniers. »
EN 2021, 962 CONTRATS DE TRAVAIL ONT ÉTÉ ROMPUS EN FIN DE PÉRIODE D’ESSAI.
En réalité, plutôt que d’embaucher des travailleurs en CDI, Amazon maintient délibérément un pourcentage extrêmement élevé de travailleurs intérimaires. En 2021, les intérimaires représentent ainsi 42 % de la main-d’œuvre totale embauchée par Amazon France. Ce chiffre dynamite le mythe du fleuron de la logistique qui embaucherait à la chaîne en CDI dans des territoires socialement sinistrés. « Une part importante du recours à l’intérim demeure structurelle chez Amazon et justifierait davantage de recrutements en CDI », souligne le rapport.
Afin d’accompagner la croissance de l’entreprise et ses ouvertures de nouveaux entrepôts, l’effectif global d’Amazon a augmenté : il atteint 16 571 ETP (équivalents temps plein) en 2021. Mais les experts de Progexa ont remarqué que, au cours de la même année, les embauches en intérim ont augmenté plus vite que celles en CDI.
De l'usage de la période d'essai chez Amazon...
Jadis, Amazon imposait généralement à ses nouvelles recrues une période d’intérim avant de les engager en CDI. Désormais, afin de pouvoir bénéficier des aides publiques de Pôle emploi, la procédure a changé : Amazon signe directement des CDI à de très nombreux travailleurs, puis rompt à la chaîne leurs contrats de travail avant la fin de leur période d’essai.
Pour l’année 2021, 962 contrats de travail ont été rompus à l’initiative de l’employeur en fin de période d’essai ! Au total, un salarié sur cinq embauchés en 2021 a quitté l’entreprise avant la fin de sa période d’essai. Pour les sites de Saran (Loiret) et de Brétigny-sur-Orge (Essonne), une embauche sur quatre ne s’est pas concrétisée. La fin de la période d’essai est désormais la première cause de départ des salariés.
Mercredi 9 novembre - Lancement d'un collectif unitaire pour la réouverture de la ligne Morlaix-Roscoff
Photos Pierre-Yvon Boisnard et Ismaël Dupont
Lancement d'un collectif unitaire pour la relance de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff ce mercredi 9 novembre afin de converger et d'être plus forts et efficaces pour sensibiliser et mobiliser les citoyens sur cette question d'intérêt général. Une très bonne réunion avec plusieurs représentants de l'APMR, et sa présidente Sylvie Fillon, de la CGT Cheminots et Marins, de Solidaires, du PCF, de FI de EELV, de l'UDB, du PS, d'élus régionaux (Gladys Grelaud et Christine Prigent), départementaux, communautaires (le président de Morlaix communauté et maire de Morlaix, Jean-Paul Vermot, était présent, comme son vice président aux transports mobilités, Roger Heré), des citoyens, d'autres étant excusés (gauche indépendantiste, Ensemble, Génération.s, etc). De très bons échanges à une trentaine de personnes. On est partis sur l'idée d'une conférence de presse commune le lundi 21 novembre à 11h à Roscoff au passage à niveau devant le port en eau profonde et d'une grande manifestation à Roscoff le 21 janvier 2023 pour dire la nécessité et le besoin social, économique et écologique d'une réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff pour les passagers et le fret ferroviaire, avec une exigence que Roscoff, porte d'entrée des îles britanniques, revienne dans le réseau trans-européen des ports d'intérêt majeur. Ce collectif se veut ouvert et rassembleur, ne remplaçant aucunement l'action et les initiatives des organisations existantes, et se centrant sur le travail pour construire des actions et sensibilisations unitaires et rassembleuses. Notre collectif se réunira de nouveau le mercredi 14 décembre en réunion publique ouverte à tous, à 18h30, à Saint-Martin des Champs, dans une salle publique, ou de nouveau, à défaut, au local du PCF Morlaix. Merci à tous les participants pour leur présence et à tous ceux aussi qui se sont excusés! C'est ensemble et unis qu'on va gagner!
L’intégration européenne sous domination néo-libérale est-elle en train de se fracasser sous les coups de la guerre déclenchée par M. Poutine contre l’Ukraine et de la guerre intra-capitaliste. Plusieurs indices conduisent à le penser. La crise des relations entre la France et l’Allemagne en est l’un des symptômes sérieux. Ces deux pays ont le plus poussé à la rédaction, puis à l’approbation du traité de Maastricht – avec la monnaie unique – concevant une intégration européenne sous domination allemande et des firmes capitalistes, juste après l’effondrement de l’Union soviétique. Cette construction a connu son premier choc une douzaine d’années plus tard avec le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005, puis l’inadmissible sort réservé à la Grèce, l’exact contraire d’une solidarité européenne. Le Brexit en fut un autre, retentissant, qui a eu pour conséquences de déplacer le centre de gravité de l’Europe politique vers l’Est, faisant perdre à la France un allié à l’Ouest, tandis que l’Allemagne s’appuyait de plus en plus sur les pays de l’Europe Orientale. Après sa réunification, ce grand pays a construit une industrie deux fois plus importante que celle de la France, tout en lui damant le pion sur la production agro-alimentaire. La richesse produite par habitant y est de 15% supérieure à celle de la France. La conception même de l’Euro, dont une part essentielle de la valeur est calée sur l’ancien Mark allemand, combinée avec l’exploitation renforcée des travailleurs des pays d’Europe Orientale, a donné à l’Allemagne un avantage compétitif considérable. Il convient de compléter ces paramètres par le fait que les nouvelles générations actives en Allemagne ne sont en rien mêlées avec l’histoire du nazisme. Délestée de cette hypothèque, la stratégie de domination allemande repart de plus belle dans le contexte totalement nouveau de la sale guerre du maître du Kremlin contre l’Ukraine.
Un double mouvement semble ainsi s’opérer. D’une part, un retour pesant des États-Unis en Europe opéré grâce à une alliance prioritaire avec les pays d’Europe orientale. Cette stratégie incluant désormais l’Ukraine, a deux objectifs essentiels : en faire un débouché stable pour leur pétrole et gaz et, d’autre part, y renforcer encore leurs implantations militaires et les bases de l’OTAN, dans un face-à-face avec la Russie. En poussant aux sanctions et en contrôlant les approvisionnements énergétiques, les États-Unis pèsent considérablement sur le capitalisme industriel allemand, afin de l’affaiblir à leur profit. Voilà ce qui explique, pour une part essentielle, la décision du gouvernement allemand d’aider les ménages et pour tenter de défendre son industrie, avec une dépense pour cette seule année de 200 à 300 milliards d’euros de subventions pour réduire le prix de l’énergie, 7 à 8 fois plus cher que le gaz russe. Il le fait sous le coup de mobilisations populaires qui appellent à l’arrêt des sanctions et au rétablissement du commerce avec la Russie dans l’objectif de faire cesser la guerre et d’ouvrir des négociations. Dans le même temps, l’Allemagne qui a pour ambition de devenir la principale puissance militaire européenne, se soumet encore plus aux États-Unis en achetant des avions de chasse fabriqués par l’industrie militaire nord-américaine –F35- et en préparant avec 14 autres pays européens, sans la France, un bouclier antimissiles acheté à Israël et aux États-Unis, tout en donnant des gages à ces derniers dans sa politique anti-chinoise. Il convient de mesurer l’ampleur du basculement en cours. Dans celui-ci, la France, si elle ne retrouve pas sa voix originale pour la paix et la coopération, en sera plus encore affaiblie. Cela montre s’il en était besoin, l’absurdité de démanteler notre corps diplomatique !
Un tourbillon de crises est ainsi en train de saisir l’intégration européenne à base libérale. L’Allemagne cherche à se rapprocher de la Pologne, porte-voix zélé des États-Unis en Europe, plus antirusse que jamais, critiquée par ailleurs pour son « non-respect des valeurs européennes ». La France elle-même tente un rapprochement avec cette Pologne ne respectant pas « l’état de droit ». La Hongrie, considérée par le Parlement européen comme un régime « non démocratique », veut s’approvisionner librement en Russie et remet en cause les sanctions. L’Italie, avec la coalition d’extrême-droite alliée à la droite, demande à l’Autriche de laisser passer le gaz russe. L’Allemagne va fortement subventionner l’énergie dont les Nord-Américains décident du prix, alors que la France est dans l’incapacité de le faire. Personne ne sait donc où va l’Union européenne sous l’égide d’une présidente de la Commission alignée sur les intérêts du capital international et des États-Unis. Elle est, en tout cas, très loin d’un projet coopératif au service des peuples. Une nouvelle fois ce sont eux qui servent de fantassins d’une guerre intra-capitaliste dont ils sont les grands perdants et qui, à la faveur des évènements dramatiques en Ukraine, s’accélèrent dangereusement. Cette nouvelle compétition au sein du capitalisme lui-même, conduit déjà à une incessante augmentation des prix, et servira à pressurer encore plus les travailleurs alors que pour une prétendue « compétitivité » à défendre les impôts sur le capital seront encore abaissés, les services publics affaiblis.
De leur côté, Israël et la Turquie jouent un double jeu pour des objectifs tout aussi impérialistes. Dans ce remodelage du capitalisme, les États-Unis sont les grands gagnants, tandis que les pays européens s’auto-sanctionnent lourdement, affaiblissent leurs capacités industrielles, participent à la violation des Accords de Paris sur le climat en faisant venir massivement du gaz de schiste américain obtenu grâce à la fracturation hydraulique, et menace le projet de construction européenne lui-même.
De ce point de vue le projet de construction en cours de « l’initiative Trimarium », ou « initiative des trois mers » -Baltique-Adriatique-mer Noire-, regroupant douze pays d’Europe centrale et du Sud-Est européens, dont l’Ukraine, est plus qu’inquiétant en ceci qu’il coupe l’Europe en deux. Les cercles dirigeants mondiaux veulent y créer ce qu’ils appellent « une OTAN orientale ». Elle se manifeste déjà avec la construction d’un gazoduc reliant la mer Baltique et la mer Adriatique, et des terminaux pour accueillir le gaz GNL américain. Les citoyens européens et du monde doivent s’en mêler, pour construire une Europe à partir des intérêts communs des peuples. Une Europe indépendante des États-Unis, unissant les nations et les peuples, les associant dans des projets communs pour la paix et le désarmement, l’autonomie énergétique, alimentaire, et la transition environnementale. Cessez la guerre est un impératif au risque de l’élargir dangereusement à toutes et tous. Faisons taire les canons, rangeons les chars et les missiles. Inventons une autre Europe-maison commune. Brandissons ensemble, haut le drapeau arc-en-ciel de la Paix
Aucun citoyen ne peut ignorer la hausse des prix de l'énergie, en particulier du gaz, dont +12,6% au 1er octobre 2021 après 7,9% au 1er septembre, 5,3% en août, 10% en juillet, soit au total 57% pour l'année 2021 avant le déclenchement de la guerre en Ukraine qui a fait exploser les prix.
La facture d'électricité, elle, a augmenté de 10% en 2020 et de 4% début 2022, limitée, pour les usagers d'EDF bénéficiant du TRV (Tarif Règlementé de Vente) par le "bouclier tarifaire" gouvernemental à la veille de la double échéance présidentielle et législatives, alors que la hausse légale aurait dû atteindre 34,5%.
Le 23 septembre 2021, Fabien Roussel député, secrétaire national du PCF interpelait le Président de la république, lui demandant de bloquer les prix de l'énergie, car ce sont des décisions politiques qui organisent la hausse. La principale raison, dont tous les grands médias ne parlent pas, c'est la "libéralisation" de l'énergie. Elle est devenue un "marché" en Europe ou la spéculation s'amplifie, portée par le déficit allemand consécutif à l'arrêt du parc nucléaire de ce pays.
L'explosion du prix de l'électricité sur le "marché de gros européen" est due à une décision absurde des institutions
Européennes qui ont indexé le prix de l'électricité sur celui du MW (MégaWatt) électrique produit par la dernière centrale mise en route, donc au gaz dont le prix a multiplié par 20 depuis début 2021. C'est un choix politique qui pèse sur les collectivités locales avec des hausses allant de 100 à 350%, conduisant au choix d'arrêter l'éclairage public la nuit, à la fermeture des piscines municipales .…
Ce même choix politique qui augmente la facture jusqu'à 816% pour le "Syndicat départemental d'électricité de la Drôme, 900% pour Jacob Delafon dans le Jura, handicape lourdement les entreprises. Des branches industrielles aluminium, sidérurgie électrique, zinc, verrerie, engrais azotés...réduisent leurs productions ou sont à l'arrêt.
Cette libéralisation a été orchestrée par la "Commission Européenne" avec la caution de tous nos gouvernements successifs. La situation en France est singulière. EDF est obligé d'importer des MW alors que naguère la France était exportatrice.
D'une part pendant des années EDF n'a pas eu les moyens d'investir dans un contexte où les gouvernements et des forces politiques orchestraient la "sortie du nucléaire".
D'autre part la période du confinement COVID a retardé les travaux de maintenance du parc nucléaire. Enfin depuis 10 ans les gouvernements successifs ont détruit 12 700 MW de capacités de production, équivalent de 14 réacteurs nucléaires 1ère génération, dont la centrale de Fessenheim, 1800 MW, en parfait état de marche. C'est aussi un choix politique dont les responsables doivent rendre compte.
Enfin EDF entreprise publique est pillée par le dispositif ARENH (Accès Régulé à l'Electricité Nucléaire Historique). L'ARENH oblige EDF à vendre le quart de sa production 120 TW h (Téra Watts heures) à ses concurrents, à 46,2 €. Or dans son rapport du 13 décembre 2021, la Cour des Comptes montre que le coût réel du MW nucléaire est de 64,8 euros. En réalité, les difficultés actuelles du parc nucléaire à produire ses 120 TWh font que les 25% initiaux représentent beaucoup plus que prévus, aggravant encore le déficit. Ce pillage institutionnel paralyse l'entreprise publique.
Aujourd’hui des familles ne vont plus pouvoir se chauffer, devoir choisir entre se chauffer ou se nourrir correctement…
Des communes vont se retrouver en cessation, de paiement, qui plus est avec la cure d’austérité que le PLF 2023 veut leur infliger même si le gouvernement leur promet une enveloppe de 43 millions pour faire face aux coups durs. Des entreprises des commerces vont devoir mettre la clé sous la porte, des stations de ski ne seront asphyxiés, des universités mises en veille, avec des conséquences énormes en termes de chômage, de vie sociale. Tous les ingrédients pour précipiter l’entrée en récession de la France car toutes ces ruptures d’activités auront des conséquences directes sur la croissance. Déjà les prévisions ne sont plus que de 1% pour 2023. Alors dans 3 mois ? !.
Je veux rappeler aussi les interventions sur cette question de plusieurs autres niveaux et qui s’accélèrent en cette période.
Lettre du 25 janvier du Président de l’AMF à M J Castex alors 1er Ministre pour l’alerter sur la hausse des prix de l’énergie et lui demander de mettre en oeuvre des solutions viables pour les collectivités locales.
Le 19 septembre, L’AMF demande le retour à l’accès au tarif réglementé pour l’ensemble des collectivités locales.
Le 20 Septembre, on apprend que M. Jacques Creyssel, délégué général de la fédération du commerce et de la distribution alerte sur le risque majeur pour certains commerces et commerçants qui risquent tout simplement de tirer le rideau car ils ne pourront pas payer leur facture d’énergie. Il demande la déconnexion du prix du gaz et de l’électricité au plan européen, comme cela s’est fait en Espagne et au Portugal.
Les Propositions du PCF :
Abaissement de la TVA sur la consommation domestique de 20 à 5,5% pour l'électricité et le gaz y compris en bouteilles (usagers + nombreux que abonnés gaz de ville) C'est acquis en Belgique depuis 1er février pour les deux, Espagne depuis 1er juillet pour électricité,1er octobre pour gaz, Allemagne 1er octobre pour gaz (500 euros par foyer a calculé le gouvernement allemand).
Retour au TRV pour les collectivités locales, ce qui implique de supprimer, ou suspendre l'ARENH (Accès Régulé à l'Electricité Nucléaire Historique) afin de remettre à disposition d'EDF les 120TWh que l'entreprise publique vend à perte à ses concurrent, 100 TWh à 42 Euros le MW, 20TWh à 46,2 quand le marché est de 350 à 600 euros. EDF est obligé d'acheter à ces derniers tarifs les volumes qui lui manquent pour fournir ses usagers Déclaration des 4 syndicats représentatifs d'EDF le 11 juillet 2022 demande aussi sortie ou suspension de l'ATENH : la loi le permet !
Découpler le prix de l'électricité de celui du gaz formule inventée par la Commission Européenne. Le prix du MW électrique étant indexé sur le prix du MW sortant de la dernière centrale mise en route donc au gaz dont le prix a multiplié par 20 depuis le 1/1/2021.
Le PCF demande la nationalisation d’Edf et d’Engie pour le retour en maitrise publique et sociale de toutes les productions d’énergie dont les ENR pour sortir notamment du scandale du financement du capitalisme vert et du pillage d'EDF illustré par le tarif de rachat de la production du parc éolien de St Brieuc de la multinationale espagnole Iberdrola : 155 euros le MW le plus cher en Europe et au monde.
Quelques chiffres : tout le monde y passe :
Stations de ski : L’Alpe d’Huez va voir sa facture d’électricité multipliée par 10 de : 2 à 20 millions €. Pour le ski cet hiver, cela va devenir chaud si on peut ainsi s’exprimer avec des centaines d’emplois à la clé.
Communes :
À Saint-Barthélemy-de-Vals, la facture d’électricité passe de 16 800 à31 600 euros (de 18 000 à57 000 euros pour le gaz).
À Mirabel-aux-Baronnies pour une dépense d’électricité de 42 667 euros en 2021, la prévision de 2022 s’élève à77 259 euros, soit une hausse de 81 %.”
Syndicat départemental d'irrigation de la Drôme +816%
Hôpitaux :
L'Hôpital "anticancéreux" Gustave Roussy la hausse est de 190% pour l'électricité, 550% pour le gaz.
Universités :
L'université de Strasbourg qui va fermer deux semaines la dépense électricité/gaz passe de 10 millions d'euros en 2021 à 20 millions, prévision 2023
:
Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste.
Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale.
Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.