commenter cet article …
/image%2F1489059%2F20230703%2Fob_d3a7c7_capture-d-ecran-2023-07-03-a-19-07.png)
Ce midi, le Président de la République a souhaité prendre la parole sur TF1 et France 2 après le recours au 49.3, après deux mois de conflit social et un rejet de la réforme des retraites qui s’amplifie.
Trente minute pour du vent, les Français viennent donc de découvrir qu’une éolienne a désormais pris place à l’Élysée.
Au terme de son intervention, Emmanuel Macron s’est, en effet, montré à la fois terriblement creux face à la situation sociale et politique et terriblement sourd face aux attentes légitimes du monde du travail. Le pays fait face à un Président qui apparaît de plus en plus isolé et déconnecté, ne semblant aucunement prendre la mesure du moment de colère politique que nous traversons.
Ce midi, Emmanuel Macron vient d’entrer en période de cohabitation avec les Français.
Face à ce constat, j’appelle les Françaises et les Français à se mobiliser massivement, demain, dans la rue, aux côtés de l’intersyndicale. Je crois possible d’être plus de 4 millions à battre le pavé, partout dans le pays.
Le peuple est toujours la solution. C’est pourquoi, au nom du Parti communiste français, je renouvelle une proposition de sortie de crise à travers l’organisation d’un référendum.
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,
Les parlementaires de la Nupes ont déposé, en fin de semaine dernière, une demande d’organisation d’un référendum. Ils font le pari de récolter 4,7 millions de signatures pour faire tomber la réforme.
Si une large consultation populaire avait lieu aujourd’hui, il est certain que la réforme des retraites serait très largement balayée. Selon les sondages, près de 7 Français sur 10 y sont hostiles. Un chiffre qui monte à 9 sur 10 chez les actifs. Mais le gouvernement est resté sourd à cette opposition massive, en passant plusieurs fois en force.
Le peuple n’a pas dit, pour autant, son dernier mot, tout comme les élus de gauche. « Nous n’acceptons pas cette réforme illégitime et nous utilisons tous les leviers possibles. Si le référendum d’initiative partagée (RIP) ne sert pas aujourd’hui dans une telle crise démocratique, quand sert-il ? questionne le député PCF Pierre Dharréville. Nos institutions, aussi critiquables et fragiles soient-elles, doivent servir la volonté populaire et lui permettre de s’exprimer. »
Vendredi 17 mars, à l’initiative des communistes et soutenus par l’intersyndicale, 252 parlementaires de gauche ont déposé une proposition de loi référendaire, comme le prévoit l’article 11 de la Constitution, visant à « affirmer que l’âge légal de départ à la retraite ne peut être fixé au-delà de 62 ans ».
Première étape validée puisqu’il fallait réunir au moins 185 signatures. Après examen par une commission de recevabilité, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a transmis, lundi 20 mars, la demande au Conseil constitutionnel qui doit la valider ou non, au plus tard d’ici à un mois. « Là où il y a un juge, il y a risque, philosophe Boris Vallaud, président du groupe socialiste. Deux questions sont en jeu : propose-t-on une réforme de politique sociale ? La réponse est, selon nous, oui. Crée-t-on une nouvelle dépense ? Non. »
Si la juridiction suprême donne le feu vert, la réforme des retraites est suspendue pour neuf mois, le temps d’organiser et de mener une grande campagne populaire pour recueillir les signatures de 10 % du corps électoral, soit environ 4,7 millions de personnes.
« La logique aurait été d’aller au vote, jeudi 16 mars, sur la réforme. Or le gouvernement n’avait pas de majorité et veut faire croire, maintenant que la motion de censure a été rejetée, que la loi est en vigueur. Il faut combattre la résignation en se tournant vers les Français. Ce peut être une belle campagne commune », se félicite Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste à l’Assemblée. Un temps réticents à l’idée du RIP, les députés insoumis ont fini par s’y rallier. « Ils pensaient que ce serait décevant si on n’y arrive pas, mais c’est compliqué pour eux d’expliquer pourquoi ils ne montent pas dans le bateau », assure un cadre de la Nupes.
Depuis 2008, date d’entrée du RIP dans la Constitution, celui-ci n’a été autorisé qu’une seule fois, en 2019. Il visait à « affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris ». Le décompte s’était arrêté à 1,1 million de signatures. Le vote populaire n’avait pas eu lieu mais la privatisation d’ADP avait été abandonnée sous la pression.
Si les 4,7 millions de signatures sont récoltées sur les retraites, le Parlement pourrait tout de même enterrer le référendum. « Mais je leur souhaite bon courage pour le censurer, rassure Pierre Dharréville. Sinon, ce serait vraiment la démonstration d’un passage en force jusqu’au bout, d’un mépris de la volonté populaire. » Réponse fin 2024.
La réforme des retraites n’est pour l’heure ni promulguée ni entrée en vigueur. Le processus juridique poursuit son chemin. Sénateurs et députés de gauche ont décidé de saisir ce mardi le Conseil constitutionnel. Objectif : faire censurer la réforme.
Contrairement au message que veut faire passer le gouvernement pour démobiliser le mouvement social, le rejet des motions de censure, consécutives au passage en force sur la réforme des retraites, ne signifie en rien la fin de la bataille.
Du strict point de vue légal, le projet de loi est uniquement considéré comme adopté par le Parlement. Mais le processus juridique poursuit son chemin. La réforme des retraites n’est pour l’heure ni promulguée ni entrée en vigueur. D’ici là, les opposants ont plusieurs cartes en main pour mettre en échec la Macronie.
C’est pourquoi, ce mardi 21 mars, les quatre groupes de la Nupes déposent conjointement des recours devant le Conseil constitutionnel pour un contrôle a priori. Lequel pourrait censurer tout ou partie de la réforme. Les trois groupes de gauche au Sénat suivront la même démarche.
Les sages, selon le terme consacré, ont alors un mois (huit jours si le gouvernement le demande) pour se prononcer sur ces saisines. Entretemps, la promulgation de la loi est suspendue.
Des arguments, les parlementaires en ont à la pelle. « Dans ce texte, rien ne va. Nous utilisons toutes les cartouches à notre disposition », assure Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l’Assemblée. La gauche conteste en premier lieu le véhicule législatif choisi par l’exécutif, à savoir le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) rectificatif, qui lui permet de contraindre les débats. Et ce quelques semaines après avoir adopté un budget par 49.3. Or, une réforme des retraites n’a rien d’un texte budgétaire sur l’année en cours mais a des implications bien plus larges dans le temps.
Autre problème : la sincérité des débats. « Il nous a fallu débusquer des contre-vérités et des mensonges », résume Boris Vallaud. Reste à connaître le sort des « cavaliers sociaux », ces dispositions qui n’ont rien à faire dans un PLFSS, comme l’index senior, sur lequel le Conseil d’État avait déjà averti le gouvernement.
« Nous sommes dans un moment grave où la solidité de nos institutions est en question. Le Conseil constitutionnel doit juger en droit, et non en termes d’opportunités politiques. Je lui fais confiance pour trancher indépendamment des pressions », alerte la présidente du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain. Et le communiste Pierre Dharréville de promettre : « L’accumulation d’effractions démocratiques vient entacher la légitimité du texte. On va faire feu de tout bois. »
Le gouvernement a sauvé son texte à neuf voix près. La première ministre va y voir une victoire en ayant le front d’affirmer que la démocratie l’a emporté. C’est se rassurer à bon compte sur la profondeur de la crise politique et sociale. Voilà donc le président contre le pays. Le fiasco est tel qu’il était souligné ces derniers jours dans la presse étrangère, alors même qu’entre promesses de renvois d’ascenseur et petits arrangements entre frères faussement ennemis, les ministres avaient été fermement engagés à tout faire pour acheter les voix de la droite. On le sait désormais, l’illusion lyrique qui avait accompagné la première élection d’Emmanuel Macron est depuis longtemps dans les oubliettes de l’histoire. Le « en même temps » prétendument de droite et de gauche est aux yeux de tout le pays de droite et de droite.
Le roi est nu. Dans le conte d’Andersen, un enfant dit ce que la foule refuse de voir. Là, c’est le peuple qui le sait. Les habits neufs de celui qui fut surnommé « Jupiter » sont les vieilles hardes des politiques autoritaires quand bien même elles se parent des plumes de paon de la modernité. Le pacte démocratique qui lie un président au pays est rompu. Emmanuel Macron avait dit, au lendemain de sa réélection qu’il en avait compris les conditions. C’était pour affirmer par la suite que les électeurs avaient approuvé son programme et en particulier la réforme des retraites. Mensonge. Plus des deux tiers des Français y sont opposés et, au premier rang, celles et ceux à qui il rendait hommage pendant la crise sanitaire, les premiers de corvée opposés aux premiers de cordée, censés faire ruisseler la richesse. On sait comment.
Contre lui, les jeunes, les rassemblements spontanés dans toutes les villes de France où des interventions policières injustifiées, selon les termes même de Philippe Martinez, voudraient donner à voir partout des extrémistes. Contre la réforme, face au déni démocratique. Contre lui, une unité jamais vue depuis des années, une vision des syndicats renouvelée dans l’opinion. Mais avec lui, c’est l’image même de la politique qui est abîmée durablement, une part de la représentation nationale s’est coupée du pays, le gouvernement est discrédité. Les jours à venir vont peser lourd. La parole est au peuple.
Députés et sénateurs de gauche appellent à ne rien lâcher et manifesteront jeudi 23 mars. Ils ont déjà déposé deux recours devant le Conseil constitutionnel, ainsi qu’une demande de référendum d’initiative partagée.
« On a le droit d’employer le mot victoire ! » a lancé Élisabeth Borne, mardi 21 mars au matin, au sujet de la réforme des retraites, après que la motion de censure du gouvernement a été rejetée d’un rien, la veille. « C’est une victoire pour personne ! », lui répond le député Modem Bruno Millienne, pourtant membre de la majorité macroniste. Et certainement pas la fin de la mobilisation contre le projet du gouvernement.
« La manifestation du 23 mars, aux côtés de l’intersyndicale, doit être la plus belle et la plus massive possible ! » appelle le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel. « Le combat ne cessera pas », prévient Jean-Luc Mélenchon. « Puisque la censure parlementaire n’a pas fonctionné, le moment est venu de passer à la censure populaire », ajoute l’insoumis.
« Macron est dans une situation intenable. S’il continue de pratiquer l’autoritarisme, il ne contribuera qu’à alimenter la crise politique. La seule décision raisonnable est de retirer ce texte illégitime ou de le soumettre à référendum », observe le député communiste Pierre Dharréville.
Alors que les ministres macronistes invitent à passer « à autre chose », la gauche ne désarme pas au Parlement. « Si nous avions eu à voter sur la réforme, le gouvernement aurait été battu à plate couture. Le président ne peut pas demeurer l’acteur principal d’un pays bloqué et violenté », insiste le socialiste Boris Vallaud.
« Vous céderez car vous ne tenez qu’à neuf voix, vous céderez car passer en force contre le peuple, contre les syndicats et contre le Parlement est une folie », ajoute l’insoumise Mathilde Panot. L’exécutif, lors des questions au gouvernement, vante les « 175 heures de débat », alors même que l’Assemblée n’a pas pu examiner la réforme en entier, avant d’être privée de vote avec le recours au 49.3.
À la multiplication des manifestations, partout dans le pays, et aux images de violences policières qui émergent, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, répond que « 394 policiers et gendarmes ont été blessés », sans un mot pour les manifestants pacifiques réprimés. « Votre gouvernement se comporte comme un gouvernement assiégé », alerte l’écologiste Cyrielle Chatelain.
« Votre coup de force est non seulement inadmissible mais dangereux, c’est la France et c’est la République que vous abîmez. Vous faites le choix de la matraque. Mais face au chaos que vous provoquez, nous ne répondrons pas par le chaos, mais par le respect de la démocratie sociale ! » lance Fabien Roussel. Le député estime que la « victoire est à portée de main ».
« Dans la rue, dans les urnes, nous mettrons en échec la retraite à 64 ans », assure-t-il. La gauche a plusieurs cartes en main et serre les rangs en proposant un référendum d’initiative partagée sur les retraites.
Elle a aussi déposé, mardi 21 mars, deux recours devant le Conseil constitutionnel (un issu de l’Assemblée, l’autre du Sénat), estimant que la réforme du gouvernement viole notre Constitution.
Fabien Roussel voit même plus loin. « Face à un pouvoir ultraminoritaire dans le pays, j’appelle à construire une alternative de progrès, rassemblant l’ensemble des forces de gauche, travaillant avec les organisations syndicales. Construisons un pacte pour le redressement social et démocratique de la France, en vue d’une majorité et d’un gouvernement de la gauche et des écologistes », interpelle-t-il. Preuve que le bras de fer engagé, désormais, ne se résume pas qu’aux retraites.
Déclaration de Fabien Roussel
Morlaix - mercredi 22 mars - les manifestants contre la réforme des retraites et le coup de force du 49.3 bloquent la RN 12 toute la matinée.
Beaucoup de manifestations de sympathie et de solidarité chez les automobilistes, les chauffeurs routiers, les artisans, les travailleurs retardés et qui sentent que c'est une carte de combativité intacte face à la violence de Macron et de ses réformes anti-sociales.
Ceci n'est que la conséquence du 49.3 du Méprisant de la REPUBLIQUE !!
Au moment où le gouvernement E.Borne jouait sa tête à l'assemblée avec la motion de censure, finalement rejetée à 9 voix près, la majorité des députés LR s'étant couché devant Macron, malgré l'immense mépris du Parlement infligé par Macron et son gouvernement, il y avait, entre sous-préfecture et permanence de Sandrine Le Feur, la députée macroniste pro-réforme des retraites, une manifestation contre la réforme des retraites à Morlaix, à l'initiative d'un collectif spontané "Morlaix en lutte"
Plusieurs actions ont eu lieu le même jour dans le pays de Morlaix contre le coup de force contre la démocratie et nos droits sociaux de la réforme des retraites et continueront les jours prochains.
Blocage du Pont de la Corde, du rond-point du Leclerc, blocage de voie express, opération escargot, etc.
Contre la violence inégalitaire de MACRON, le MÉPRISANT DE LA RÉPUBLIQUE, et du gouvernement de la finance et des riches qu'il représente sans aucune vergogne, on lâche rien!
/image%2F1489059%2F20230322%2Fob_68d888_blocage-rdt-pt-1.jpg)
/image%2F1489059%2F20230322%2Fob_221eb7_blocage-rdt-pt-2.jpg)
/image%2F1489059%2F20230322%2Fob_fabe4c_blocage-rdt-pt-4.jpg)
/image%2F1489059%2F20230322%2Fob_b7afae_blocage-rdt-pt-6.jpg)
/image%2F1489059%2F20230322%2Fob_4b4ae5_blocage-rdt-pt-11.jpg)
/image%2F1489059%2F20230322%2Fob_b32a95_blocage-rdt-pt-12.jpg)
/image%2F1489059%2F20230322%2Fob_e5d493_blocage-rdt-pt-13.jpg)
/image%2F1489059%2F20230322%2Fob_3276be_blocage-rdt-pt-16.jpg)
/image%2F1489059%2F20230322%2Fob_9d1175_blocage-rdt-pt-17.jpg)
/image%2F1489059%2F20230322%2Fob_96edad_blocage-rdt-pt-18.jpg)
/image%2F1489059%2F20230322%2Fob_586736_blocage-rdt-pt-19.jpg)
Article du Télégramme (publié le mercredi 22 mars) sur cette action
Retraites : le combat continue ! Construisons une autre majorité politique !
(Déclaration de Fabien Roussel)
À neuf voix près, la motion de censure n’a pas été adoptée. Quel naufrage pour le gouvernement ! Cette réforme reste illégitime.
Le combat continue car une majorité de progrès existe toujours dans notre pays contre cette réforme. Depuis le recours au 49-3, la révolte n’a fait que grandir.
Les grèves reconductibles se maintiennent dans de nombreux secteurs, elles s’ancrent dans plusieurs d’entre eux, elles commencent à peser sur l’activité économique.
Face au chaos provoqué par le président de la République et son gouvernement, nous devons répondre par notre unité, notre détermination à faire retirer cette réforme, et cela dans le respect de la démocratie. Face à la monarchie présidentielle qui fracture notre pays, face à la menace de dissolution de l’Assemblée nationale, j’appelle d’abord au retrait de cette réforme, seule exigence portée par nos concitoyens aujourd’hui.
Nous utiliserons tous les moyens à notre disposition pour la mettre en échec : recours au Conseil constitutionnel, référendum d’initiative partagée pour redonner à notre peuple les moyens d’imposer le retrait du projet gouvernemental, mobilisations à l’appel de l’intersyndicale. Retrouvons-nous jeudi 23 mars pour manifester avec l’objectif d’en faire une nouvelle journée d’action exceptionnelle.
Nous pouvons gagner en obtenant le retrait du projet ! L’avenir du pays se joue en ce moment.
Le camp de la gauche, du progrès et de la justice sociale sort renforcé de cette bataille.
Les organisations syndicales, depuis le 19 janvier, date de la première manifestation, ont été exemplaires. Elles ont multiplié les propositions alternatives à l’allongement de l’âge de départ, elles ont continuellement tendu la main au gouvernement et au président de la République, elles ont organisé des manifestations massives, exceptionnelles, joyeuses et déterminées.
Les forces politiques de gauche et écologistes, PCF, PS, LFI, EELV, GénérationS, GRS, avec leurs parlementaires présents au sein des sept groupes du Sénat et de l’Assemblée nationale, ont montré par leur mobilisation, par de nombreux amendements communs, qu’une réforme progressiste des retraites était possible, elles ont uni leurs forces pour décrypter la réforme gouvernementale, elles se sont mobilisé dans des meetings communs. Elles ont travaillé en liaison constante avec les organisations syndicales, en collant au plus près de leurs attentes.
Tous ensemble, à travers manifestations, grèves, batailles parlementaires, nous avons construit un puissant mouvement exemplaire. Face à un pouvoir ultraminoritaire dans le pays, j’appelle à construire une alternative de progrès, rassemblant l’ensemble des forces de gauche, travaillant avec les organisations syndicales, respectant la démocratie sociale.
Construisons un pacte pour le redressement social et démocratique de la France, en vue d’une majorité et d’un gouvernement de la gauche et des écologistes uni et respectueux des organisations syndicales.
Contrairement à ce que l’on entend trop souvent, l’extrême droite perd du terrain. Cette extrême droite, en effet, qu’a-t-elle fait ? Rien ou si peu. Rien dans les mobilisations, rien au Parlement, rien dans les propositions hormis une terrible suppression des cotisations sociales sur les salaires, privant notre Sécurité sociale de tout financement. Elle refuse d’augmenter le Smic, de rétablir l’ISF et elle n’a de cesse de s’attaquer à notre modèle social et aux syndicats autant qu’à nos compatriotes d’origine étrangère dont elle fait des boucs émissaires.
Le camp du progrès et de la justice sociale a une responsabilité historique. Forces de gauche et forces syndicales, dans le respect du rôle de chacun et de nos différences, l’avenir est désormais de notre côté !
Fabien Roussel, député du Nord et secrétaire national du PCF,
Paris, le 20 mars 2023.