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23 novembre 2022 3 23 /11 /novembre /2022 06:40

Le RN, Macron, Edouard Philippe et LR : c'est la nouvelle bande des 4

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23 novembre 2022 3 23 /11 /novembre /2022 06:31

Ouest-France

Finistère. Naissance d’un collectif pour rouvrir la ligne Morlaix-Roscoff

Publié le

Sans clivage politique, au-delà des mobilisations déjà existantes, un collectif pour la réouverture de la ligne Morlaix-Roscoff (Finistère) vient d’être créé pour mieux exprimer son avis. Selon, lui, le ferroviaire correspond aux nécessités futures de mobilité propre.

Les membres du collectif ont emprunté la voie ferrée. | OUEST-FRANCE

Les membres du collectif ont emprunté la voie ferrée. | OUEST-FRANCE

Lundi 21 novembre, en fin de matinée, rue Alexis-Gourvennec, près du port en eau profonde de Roscoff (Finistère), plusieurs personnes se sont retrouvées près du passage à niveau… Qui va être démantelé dans le courant de semaine, quand celui de Kerlaudy, dans la commune de Plouénan, est en chantier de déconstruction, dans le même temps.

Ces manifestantssont membres du collectif unitaire d’initiative et d’action pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff, créé le mercredi 9 novembre 2022 à Morlaix. Des citoyens et des représentants de nombreuses organisations sont intégrés à ce collectif : Association de promotion de la ligne ferroviaire Morlaix/Saint-Pol-de-Léon/Roscoff (APMR), CGT Cheminots, Solidaires, EELV, FI, PS, PCF, UDB, Génération.s, Ensemble, gauche indépendantiste.

Fermée depuis juin 2018

Ismaël Dupont, élu municipal morlaisien, chef de file des communistes dans le Finistère, devient porte-parole. La décision de la SNCF de supprimer ce passage à niveau nous apparaît comme un mauvais signe en cette période où une étude socio-économique sur l’opportunité de réouverture de la ligne Morlaix-Roscoff est relancée. On peut s’interroger sur ma saisie de la Région Bretagne à ce sujet.Et de rappeler un précédent sur Saint-Pol-de-Léon, tout en évoquant les travaux en cours ce même lundi à Plouénan. N’est-ce une manière d’entretenir une forme de résignation dans la population ? »

Pour mémoire, la ligne est fermée depuis juin 2018, à la suite d’un effondrement d’une partie de la voie. Voilà pour le contexte, sachant que l’arrêt de la circulation des trains était acté au 1er janvier 2019.

Le collectif exprime la nécessité et le besoin social, économique et écologique d’une réouverture de la ligne ferroviaire pour les passagers et le fret ferroviaire, avec une exigence que Roscoff, porte d’entrée des îles britanniques, revienne dans le réseau transeuropéen des ports d’intérêt majeur.

Une réunion publique

Ce collectif ne remplace aucunement les initiatives des organisations existantes. Notre collectif se réunira le mercredi 14 décembre en réunion publique, à Morlaix ou Saint-Martin-des-Champs, en vue, notamment, de l’organisation d’une grande manifestation à Roscoff le 21 janvier.

Les questions qui seront abordées : Qui se demande ce que cela coûte d’abandonner la ligne en termes d’impact énergétique ? Combien cela coûte de ne pas le faire ?Le débat dépasse le seul enjeu des 25 km de la ligne. Ce sont les derniers kilomètres qui peuvent relier notre zone légumière de Saint-Pol-de-Léon à Rungis !

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/finistere-naissance-d-un-collectif-pour-rouvrir-la-ligne-morlaix-roscoff-3c244dba-69a3-11ed-ad3b-da4d42b46486

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23 novembre 2022 3 23 /11 /novembre /2022 06:29
Ouest-France - pages Finistère/Bretagne - 21 novembre 2022

Ouest-France - pages Finistère/Bretagne - 21 novembre 2022

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23 novembre 2022 3 23 /11 /novembre /2022 06:26

 

La 27ème conférence sur les changements climatiques vient de se terminer à Charm el-Cheikh (COP 27). Elle aurait dû être au rendez-vous de l'histoire et l'occasion d'un grand pacte de solidarité climatique mondial. C'est finalement un tout autre scénario qui est imposé aux peuples du monde, à la biodiversité, à la planète.

 

 

Alors que cette COP devait enregistrer des engagements très ambitieux de baisse d'émissions de CO2, compatible avec l'accord de Paris, et limiter ainsi le réchauffement climatique à 1,5 degré, nous nous retrouvons au même point qu'à l'issue de la COP26, et le monde se dirige tout droit vers un réchauffement de plus de 2,5 degrés.

La planète connaît déjà un réchauffement global de 1,2 degré, conséquence d'un usage encore massif des énergies fossiles. Les négociations n'ont même pas abouti à la mention explicite de la sortie du pétrole et du gaz dans l'accord final, et le charbon est quant à lui à peine mentionné. Les grands pays producteurs de gaz et de pétrole en tête, ainsi que la présence de nombreux lobbies représentant des multinationales américaines et européennes ont eu raison de cette mention.

Nous avons assisté à un exercice de procrastination climatique, avec de grands pays émetteurs renvoyant leurs objectifs de neutralité carbone à l'horizon de 2050-2070 et refusant obstinément de s'engager à court terme. Ainsi, l'engagement d'une baisse des émissions mondiales de CO2 avant 2025, pour suivre les conclusions du dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), n'a pas été pris. Le capitalisme et sa logique à court terme consistant à sécuriser les rentes et les installations en place liées aux énergies fossiles, ont encore joué à plein ! Pire, cette COP, par la présence de nombreux lobbies, a été l'occasion, en coulisses du sommet, de signatures de nombreux contrats gaziers !

C'est un tout autre chemin que l'Humanité doit prendre : comme le souligne l'AIE (Agence internationale de l'énergie), l'objectif de limitation à 1,5 degré nécessite de renoncer à 60 % des réserves de pétrole et de gaz déjà connues et à ne plus investir dans de nouvelles exploitations. Il s'agit aussi de décroître nos émissions de 40% d'ici 2030 par rapport au niveau d'aujourd'hui. C'est un effort colossal, effort que le capitalisme n'est pas prêt à engager, soucieux de sécuriser les profits des activités fortement émettrices. Le seul agenda du capitalisme n'est pas celui du climat mais celui des actionnaires!

Le PCF salue malgré tout la mention explicite d'un fonds destiné aux réparations et dommages pour les pays directement victimes du changement climatique, qui sont parmi les plus faibles émetteurs de CO2. Les modalités de financement de ce fonds restent encore à préciser pour la prochaine COP28. Si la taxation des profits des grands groupes pétroliers et gaziers doit contribuer à cette solidarité, les besoins en investissements pour l'atténuation, l'adaptation et les réparations, sont immenses et nécessitent de changer profondément le rôle des institutions financières internationales, en premier lieu le FMI, la banque mondiale, la BCE, et des banques. Ces institutions doivent résolument oeuvrer au développement et à la lutte pour le climat, plutôt que de satisfaire les logiques financières du capitalisme financier.

 

Le temps presse, cette décennie sera déterminante : chaque dixième de degré de réchauffement évité compte. Le PCF appelle toutes les forces progressistes et la société civile à se mobiliser pour faire respecter l'accord de Paris et tenir sur l'objectif d'un réchauffement limité à 1,5 degré.

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23 novembre 2022 3 23 /11 /novembre /2022 06:24
Ils manifestent contre la coupe du monde au Qatar à Carhaix - le PCF avec les jeunes pour le climat (22 novembre 2022)
Ils manifestent contre la coupe du monde au Qatar à Carhaix - le PCF avec les jeunes pour le climat (22 novembre 2022)
Ils manifestent contre la coupe du monde au Qatar à Carhaix - le PCF avec les jeunes pour le climat (22 novembre 2022)
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22 novembre 2022 2 22 /11 /novembre /2022 06:31
Rassemblement de protestation contre l'offensive contre le Kurdistan à Guingamp le vendredi 25 novembre à 18h30
A l’initiative de la Gauche Indépendantiste Bretonne ( War-Sav ) les organisations suivantes : Parti communiste, Jeunes Communistes Cotes D’Armor, le NPA Guingamp Lannion, l’Union Local Syndicales Solidaires de Guingamp Lannion, le Comité de vigilance antifasciste des Côtes d’Armor invitent à se mobiliser pour stopper les attaques en cours contre le peuple kurde en Iran, Turquie, Irak, Syrie.
 
Comme vous le savez sans doute l’armée Turque bombarde le nord du Rojava notamment la ville de Kobane depuis samedi 19 novembre.

Des bombardements ont eu lieu dans les villes de Kobane, Derik, Tirbespiye et Shehba. 

Par ailleurs, les avions de chasse turcs ont également pris pour cible les régions de Qandil, Shengal et Sulaymaniyah au Kurdistan irakien (nord de l’Irak). 

C’est toute la zone ou la Résistance Kurde et ses alliées ont menés la lutte contre l’état islamique mais en impulsant aussi  un autre projet de société basé sur le partage des richesses , le droit à l’autodétermination et l’égalité femmes hommes qui subit une offensive majeure d’une des armées composantes de l’OTAN :  l’armée Turque.
Une armée sous le contrôle d’Erdogan dont la proximité avec Daesh n’est plus à prouver.
 
Les forces syndicales et de gauche du pays de Guingamp sont appelées à participer au vaste mouvement qui en Europe se met en marche pour exiger la fin des bombardements Turcs sur le Kurdistan en invitant à un rassemblement qui s’inscrit dans le cadre des nombreux autres initiatives ayant lieux ailleurs en Bretagne ces jours ci : vendredi 25 novembre à 18H30 place du centre devant la Plomée autour des mots d’ordres suivants,   :
 
-Arrêt immédiat des bombardements contre le Rojava Démocratique et de l‘offensive Turque contre la résistance Kurde.
 
-Solidarité avec les femmes Kurdes en lutte en Iran, Irak, Syrie, Turquie et leurs alliées contre l’oppression patriarcale.
 
-Retrait du Parti des Travailleurs du Kurdistan ( PKK) de la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne.
 
-Libération de Abdullah Ocalan président fondateur du PKK et des milliers de prisonniers politiques Kurdes.
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21 novembre 2022 1 21 /11 /novembre /2022 14:10
Morlaix rend hommage aux déportés victimes du camp de concentration et d'extermination par le travail de Mittelbau-Dora
Morlaix rend hommage aux déportés victimes du camp de concentration et d'extermination par le travail de Mittelbau-Dora
Morlaix rend hommage aux déportés victimes du camp de concentration et d'extermination par le travail de Mittelbau-Dora
Morlaix rend hommage aux déportés victimes du camp de concentration et d'extermination par le travail de Mittelbau-Dora
Morlaix rend hommage aux déportés victimes du camp de concentration et d'extermination par le travail de Mittelbau-Dora
Morlaix rend hommage aux déportés victimes du camp de concentration et d'extermination par le travail de Mittelbau-Dora
Morlaix rend hommage aux déportés victimes du camp de concentration et d'extermination par le travail de Mittelbau-Dora
Morlaix rend hommage aux déportés victimes du camp de concentration et d'extermination par le travail de Mittelbau-Dora
Morlaix rend hommage aux déportés victimes du camp de concentration et d'extermination par le travail de Mittelbau-Dora
Morlaix rend hommage aux déportés victimes du camp de concentration et d'extermination par le travail de Mittelbau-Dora

Un moment très fort au Théâtre du pays de Morlaix ce samedi 19 novembre autour de la mémoire de la déportation avec la remise à une trentaine de familles de déportés du Livre des 9000 déportés de France à Mittelbau-Dora, le camp de concentration souterrain où les ingénieurs nazis comme Von Braun construisait les V1 et les V2 qui servirent ensuite de base à un transfert de technologies pour les constructions du fusées spatiales au profit de la NASA, et des Français et des Soviétiques dans une moindre mesure, ce pourquoi le procès des crimes contre l'humanité des camps de Dora ont été classés secrets défense.

Plus du tiers de 60 000 déportés moururent dans ce camp de concentration et d'extermination par le travail parmi les plus meurtriers et infernaux du système concentrationnaire nazi, traités comme des esclaves dont la vie n'avait aucun prix !

Bravo à Maryvonne Moal, à la Fondation pour la mémoire de la déportation, à l'historien et chercheur Laurent Thiery qui a assuré une conférence passionnante sur l'histoire et la raison d'être de ce camp de travail commandité par des scientifiques et ingénieurs nazis, et son équipe de chercheurs bénévoles à l'origine de ces milliers de notices biographiques sortant de l'oubli des vies sacrifiées, bravo et merci aussi aux collégiens du collège du Château et du collège de Lanmeur et à leurs enseignants, aux militants infatigables de la mémoire d'avoir rendu hommage aux déportés bretons et finistériens de Dora, notamment ceux de la région morlaisienne et brestoise et de l'île Tudy, ainsi qu'aux agents de la ville et élus travaillant autour de la mémoire, et à l'équipe du Théâtre pour la mise à disposition du lieu et l'organisation logistique et technique.

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21 novembre 2022 1 21 /11 /novembre /2022 13:59
Lors de la remise du livre du mémorial sur le camp de Dora aux familles des déportés, ici accompagnée par Bojana, collégienne de Lanmeur. | OUEST-FRANCE

Lors de la remise du livre du mémorial sur le camp de Dora aux familles des déportés, ici accompagnée par Bojana, collégienne de Lanmeur. | OUEST-FRANCE

Morlaix. Un ouvrage historique remis aux descendants de déportés

Un mémorial de papier de 2 600 pages répertorie 9 000 destins de déportés français à Dora. Samedi 19 novembre 2022, au théâtre de Morlaix, cet ouvrage a été offert à une trentaine de familles de déportés du Finistère.

Moment émouvant. Samedi 19 novembre 2022, au théâtre de Morlaix, un exemplaire du Livre des 9 000 déportés de France à Mittelbau-Dora, a été remis aux descendants des familles de déportés du Finistère.

Moment émouvant. Samedi 19 novembre 2022, au théâtre de Morlaix, un exemplaire du Livre des 9 000 déportés de France à Mittelbau-Dora, a été remis aux descendants des familles de déportés du Finistère

Sur un grand écran sont apparus les noms et visages de déportés dans ce camp. Un membre de leur famille est alors venu recevoir un exemplaire de l’ouvrage à l’évocation de leur vie, désormais écrite.

Cet ouvrage biographique contient l’histoire complète de chacun des 9 000 déportés de France, enregistrés au camp de concentration nazi de Mittelbau-Dora. Dix-huit déportés morlaisiens y sont passés, au moins cinq y sont morts.

« Lancé en 1998 à La Coupole, Centre d’histoire du Nord-Pas-de-Calais, ce projet avait pour objectif de redonner une place dans l’Histoire aux hommes qui sont morts pour assembler des missiles », présente Laurent Thiery, docteur en histoire et directeur de publication de l’ouvrage, lors de cette cérémonie organisée à l’initiative des Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation du Finistère. « Quinze ans de recherches ont été nécessaires. » Les données collectées et les milliers de documents accumulés ont été confiés à un collectif de 70 auteurs bénévoles, dont plusieurs enseignants et élèves du pays de Morlaix.

Une chape de plomb

Créé en août 1943, le camp de Dora était une usine souterraine destinée à la fabrication des missiles V2 lancés sur les populations civiles du Royaume-Uni.

« L’histoire de ce camp est très peu connue, il y avait une chape de plomb, poursuit Laurent Thiery. Pourquoi ? Plusieurs des scientifiques ayant travaillé dans ce camp ont par la suite, été recrutés par les Alliés dans le cadre de la recherche pour l’exploration spatiale aux États-Unis et en France, notamment pour la fusée Ariane. Ces scientifiques étaient des meurtriers, mais on a tout fait pour effacer leurs liens avec le nazisme. »

L’historien rappelle que quelque 60 000 prisonniers y sont passés. « On estime que plus de 20 000 y sont morts. Il n’y avait pas de bâtiment, pas d’infirmerie. Les détenus dormaient par terre, dans des galeries désaffectées et humides. Ce fut l’un des camps les plus meurtriers. »

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21 novembre 2022 1 21 /11 /novembre /2022 13:06

Le collectif unitaire pour la réouverture de la ligne Morlaix-Roscoff (créé le 9 novembre dernier) à Roscoff et Plouénan ce matin en "repérage de terrain" sur la voie ferrée Morlaix-Roscoff, plus entretenue et exploitée depuis juin 2018. Conférence de presse ce matin au passage à niveau de la rue Alexis Gourvennec près du port de Bloscon à 11h. Un passage à niveau qui se prépare à être effacé (bitumé) avec une mairie de Roscoff qui semble avoir été mise devant le fait accompli des travaux commandés par la SNCF alors que la circulation actuellement est aisée et ne pose pas de problème suite à des travaux il y a 10 ans. Après avoir exprimé nos objectifs et nos arguments aux journalistes sous avons repéré l'état de la voie en direction de la gare de Roscoff puis, à Kerlaudy en Plouénan, sur un autre passage a niveau qu'une entreprise est en train d'effacer à la demande du département et de la SNCF. Est-ce dans un but d'action psychologique, pour entretenir le fatalisme et la résignation chez les citoyens par rapport à la fermeture de la ligne? Quant à nous, nous sommes déterminés et tout sauf résignés, prêts a préparer une belle manifestation le 21 janvier à 14h30 à Roscoff pour que soient enfin débloqués les investissements nécessaires à la réouverture de la ligne Morlaix - Roscoff. Nous étions ce matin avec des militants de l'APMR, de la CGT Cheminots, de FI, de EELV, de Génération.s, de Ensemble!, du PCF.

Le collectif pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff en visite de terrain à Roscoff et Plouénan et en conférence de presse - 21 novembre 2022
Le collectif pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff en visite de terrain à Roscoff et Plouénan et en conférence de presse - 21 novembre 2022
Le collectif pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff en visite de terrain à Roscoff et Plouénan et en conférence de presse - 21 novembre 2022
Le collectif pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff en visite de terrain à Roscoff et Plouénan et en conférence de presse - 21 novembre 2022
Le collectif pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff en visite de terrain à Roscoff et Plouénan et en conférence de presse - 21 novembre 2022
Le collectif pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff en visite de terrain à Roscoff et Plouénan et en conférence de presse - 21 novembre 2022
Le collectif pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff en visite de terrain à Roscoff et Plouénan et en conférence de presse - 21 novembre 2022
Le collectif pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff en visite de terrain à Roscoff et Plouénan et en conférence de presse - 21 novembre 2022
Le collectif pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff en visite de terrain à Roscoff et Plouénan et en conférence de presse - 21 novembre 2022
Le collectif pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff en visite de terrain à Roscoff et Plouénan et en conférence de presse - 21 novembre 2022
Le collectif pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff en visite de terrain à Roscoff et Plouénan et en conférence de presse - 21 novembre 2022
Le collectif pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff en visite de terrain à Roscoff et Plouénan et en conférence de presse - 21 novembre 2022
Le collectif pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff en visite de terrain à Roscoff et Plouénan et en conférence de presse - 21 novembre 2022
Le collectif pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff en visite de terrain à Roscoff et Plouénan et en conférence de presse - 21 novembre 2022
Le collectif pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff en visite de terrain à Roscoff et Plouénan et en conférence de presse - 21 novembre 2022
Le collectif pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff en visite de terrain à Roscoff et Plouénan et en conférence de presse - 21 novembre 2022
Le collectif pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff en visite de terrain à Roscoff et Plouénan et en conférence de presse - 21 novembre 2022
Le collectif pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff en visite de terrain à Roscoff et Plouénan et en conférence de presse - 21 novembre 2022
Le collectif pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff en visite de terrain à Roscoff et Plouénan et en conférence de presse - 21 novembre 2022
Le collectif pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff en visite de terrain à Roscoff et Plouénan et en conférence de presse - 21 novembre 2022

Déclaration du collectif unitaire pour la réouverture de la ligne Morlaix-Roscoff

 

Conférence de presse au Passage à niveau de la rue Alexis Gourvennec, Roscoff, 21 novembre 2022, 11h

 

La réouverture de la ligne Morlaix-Roscoff correspond pour nous à une urgence sociale et une urgence écologique. Et s'en priver serait préjudiciable économiquement sur le moyen terme. Le maillage ferroviaire est essentiel. La manifestation de l'an dernier en janvier à l'initiative de l'UDB a été un moment très important de convergence et de rassemblement. D'autres mobilisations essentielles initiées par l'APMR ou encore par la CGT Cheminots ces dernières années, afin de refuser l'abandon programmé de cette ligne. Nous avons conscience que dans le contexte, il faut passer à un stade supérieur de mobilisation, d’agrégation des énergies. C’est un enjeu fondamental.  Il y a urgence et c’est le bon moment pour fédérer nos énergies.

Ce collectif pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix/Saint-Pol-de-Léon/Roscoff dépasse les clivages politiques pour œuvrer ensemble dans l'intérêt général au futur économique, social et écologique de notre territoire.

Nous voulons nous donner les moyens de coordonner nos efforts pour obtenir de l’État, dont c'est la responsabilité première à nos yeux, de la région, des collectivités la programmation des investissements nécessaires à la réouverture de la ligne Morlaix-Roscoff.

Nous voulons créer un espace d’échange et d’action et d’initiative commune qui permette d’agir ensemble de manière rassemblée sans se substituer en aucune manière aux actions et vocations des différentes organisations.

Des représentants de plusieurs organisations, des élus, et des citoyens font déjà partie de ce collectif qui a vocation à s'élargir.

7 organisations (APMR, CGT Cheminots, Solidaires, EELV, FI, PS, PCF, UDB), et plusieurs élus (régionaux, départementaux, communautaires, municipaux, étaient présents à notre réunion constitutive du 9 novembre dernier, d'autres étant excusés et partie prenante (Ensemble, Génération.s, Gauche indépendantiste).

La décision prise par la SNCF de suppression de ce passage à niveau rue Alexis Gourvenec nous apparaît comme un très mauvais signe en cette période où une étude socio-économique sur l'opportunité, les coûts et les modalités de réouverture de la ligne Morlaix-Roscoff est relancée. On peut s'interroger sur la saisie de la Région Bretagne à ce sujet. A t-elle été prévenue en tant qu'autorité organisatrice des transports et a-t-elle validé cette suppression ?

Il y a déjà à St Pol un passage à niveau où on a enlevé les rails et qui a été bitumé. N'est-ce pas une manière d'entretenir une forme de résignation dans la population, chez les citoyens, alors même qu'une étude pour la réouverture est en cours.

La ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff, même si elle nécessite des travaux avant d'être remise en service, a une valeur, ne l'oublions pas.

Certains se focalisent sur la question du coût. On parle de son coût mais c’est aussi un actif, un patrimoine qui a de la valeur. Combien ça a coûté la création de cette ligne ? Il faut voir ça aussi. Il faut réfléchir à ce que ça représente en terme d’ouvrage d’art. Cette ligne rapportait des taxes aux collectivités, elle rapportait économiquement avec le fret ferroviaire.

Qui se demande ce que ça coûte d'abandonner le ferroviaire en terme d'impact énergétique, environnemental et climatique, alors même qu'on sort d'une COP 27 au Caire qui sans être un franc succès a rappelé l'importance des enjeux d'une lutte volontariste pour minimiser les causes du dérèglement climatique, et les émissions de CO2?

Combien ça coûte ne pas la faire, cette rénovation et réouverture de la ligne ?

Il faut déplacer la question. Décarboner, décarboner, décarboner, rendre nos déplacements moins coûteux en production de C02, c’est l’enjeu du moment.Condamner la ligne, c'est se résigner d'une certaine manière au tout-voiture, au tout-camion. Or, pour nous, c'est déjà le monde d'hier. 

Le débat dépasse le seul enjeu des 25 km de la ligne entre Morlaix et Roscoff. Ce sont les derniers kilomètres d'une ligne qui peut relier Rungis et des zones d'exportation de nos primeurs à la zone légumière de St Pol de Léon. C'est un enjeu pour l'attractivité du territoire, le tourisme, les trajets quotidiens des étudiants, des stagiaires en formation, des scolaires, des personnes âgés, des travailleurs. C'est un outil aménagement du territoire et de décarbonation de nos transports pour l'avenir. La présence d'une ligne ferroviaire opérationnelle à Roscoff, où l'on puisse également pratiquer le fret, et le transport de voyageurs, y compris à arrêt fréquent, serait un atout pour le développement et le maintien de l'influence du port de Roscoff, à un moment où l'on peut craindre que certaines activités économiques se recentrent sur Cherbourg ou Saint-Malo.

De plus en plus de bretons sont actuellement assignés à résidence, vivant de plus en plus loin de leurs emplois (effectifs ou potentiels), des services publics. Il y aura plus 400 000 habitants en Bretagne d’ici 2050 et pour une grande partie des plus de 65 ans. Et nous avons un objectif gouvernemental de neutralité carbone dont une réduction des Gaz à effet de serre de 20% dès 2030, alors même que nous assistons à une  explosion des prix de l’essence. Il faut prendre toute ces données en compte.

Il faut investir plus, et même beaucoup plus dans le ferroviaire, combler les lacunes des contrats de plan état région précédents au moment où au moment où le volet mobilités du CPER 2023-2027 doit être renégocié. . En Bretagne, dans le pays de Morlaix et le Haut-Léon, nous devons montrer notre volonté politique de porter un « new deal ferroviaire breton ». C'est ce que demandent d'ailleurs 15 présidents de région défendant « un choc de l'offre ferroviaire » dans une tribune d’octobre 2022 dans le Monde de et signé par le président de la Région Bretagne.

L'engagement le plus large possible des citoyens et des élus du territoire en faveur d'une réouverture rapide de cette ligne ferroviaire fermée depuis 2018, et qu'on a laissé perdre progressivement son activité et son attractivité bien avant (afin de justifier sa fermeture, une volonté de la SNCF avant les pluies d'orage de juin 2018) est une nécessité pour les intérêts de notre territoire.

Des batailles locales ont pu être gagnées précédemment comme sur le Auray-Quiberon.

Nous voulons organiser une manifestation d'ampleur à Roscoff, le 21 janvier 2023, à 14h30, un an après celle du 22 janvier 2022.

L'objectif: être le plus nombreux possibles à dire la nécessité et le besoin social, économique et écologique d'une réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff pour les passagers du fret ferroviaire, avec une exigence que Roscoff, porte d'entrée des îles britanniques, revienne dans le réseau transeuropéen des ports d'intérêt majeur.

Une réunion publique est prévue le mercredi 14 décembre, à 18h30 pour préparer le travail de mobilisation, d'information et de contact avec les citoyens préalable à cette manifestation, afin d'assurer sa réussite. 

 

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21 novembre 2022 1 21 /11 /novembre /2022 06:43

 

Voici donc venu le temps d’examiner au Sénat le PLF pour 2023, un budget, disiez-vous lors de sa présentation fin septembre, destiné à « protéger les Français ». Il nous faut donc examiner le texte à l’aune de cette belle ambition de communication.

Rappelons d’abord le cadre général dans lequel il s’inscrit. Ni la crise dite des Gilets jaunes, ni la pandémie du Covid, ni enfin, la guerre en Ukraine et ses conséquences concrètes dans notre vie quotidienne, n’auront eu raison de votre dogme absolu de réduction coûte que coûte de la dépense publique.

Votre gouvernement a transmis mi-août son programme de stabilité à la Commission européenne. Ce document décrit la stratégie pour les comptes publics pour la période 2022-2027. Son fil directeur est de contenir la hausse de l’ensemble des dépenses publiques à 0,6% ! Bercy promet donc de réduire les dépenses de l’Etat et des collectivités locales sur le quinquennat. Indépendamment des crises que notre pays traverse, cela nous rappelle le retour à l’orthodoxie budgétaire telle que le décrivent les traités de Maastricht et de Lisbonne.

Vous n’aimez pas ces mots, M. le Ministre, mais votre politique c’est bien une austérité qui ne dit pas son nom. L’effort en dépenses exigé des administrations en 2023 pris pour les années suivantes est assumé par le gouvernement. Vos documents indiquent : « Sur la période 2022-2027, une croissance moyenne de la dépense publique de 0,6%... cette maîtrise de la dépense sera ponctuée par l’ensemble des administrations publiques ».
La politique fiscale menée pendant le précédent quinquennat a surtout favorisé les entreprises et les ménages les plus aisés. Ce sont ainsi 54 milliards de moindres recettes sur 5 ans pour moitié à destination des entreprises. Le gouvernement prévoit une diminution des recettes publiques liées aux prélèvements de 45,2% du PIB en 2022 à 44,7% en 2023. Vos choix continuent à amenuiser de manière pérenne les recettes publiques. Vous choisissez de faire supporter l’intégralité de l’effort sur des services publics déjà exsangues. Vous persistez dans le refus d’activer le levier fiscal qui pourrait permettre de répartir l’effort budgétaire de manière redistributive.

Ce débat sur l’imposition des dividendes s’était imposé au cœur de l’été lors du débat sur le premier PLFR, à l’époque, M. le Ministre, vous disiez ne pas savoir ce qu’étaient les superprofits. J’imagine que ces derniers mois ont éclairé votre lanterne, car en effet, le débat n’est pas clos, il traverse même toute l’Europe. L’ONG « Observatoire des Multinationales » a calculé que les dividendes versés par les entreprises du CAC 40 avaient atteint l’an dernier un montant record de 57,5 milliards d’euros, et l’année 2022 s’annonce encore plus prolifique.
Aux dividendes en hausse de 32% par rapport à 2020, il faut ajouter les rachats d’actions visant à soutenir artificiellement les cours en Bourse, soit pour les actionnaires, une gratification de 23 milliards en 2021. Dans son commentaire, l’ONG indique : « La contribution fiscale des groupes du CAC 40 semble croître bien moins rapidement que leurs profits et leurs dividendes. Quelque 14% de l’ensemble des filiales du CAC 40 sont localisées dans des paradis fiscaux. La rémunération moyenne d’un dirigeant de ces grands groupes a progressé de 26,4% entre 2019 et 2021.

Votre position est d’autant plus inacceptable que ces mêmes groupes bénéficient, sous des formes les plus diverses, de subventions publiques. Une étude récente montrait ainsi qu’en avril 2019 ce sont près de 160 milliards d’euros qui leur ont été versés. Ce montant représente le premier poste de dépenses publiques. En 1980, ce montant n’atteignait pas 10 milliards et il faut noter que ces aides ne sont aucunement conditionnées. A l’évidence, il faudrait réfléchir à au moins imposer des contreparties, encadrement dans le versement des dividendes, afin de soutenir plutôt les salaires et les investissements écologiques.

En refusant d’utiliser la taxation, vous privilégiez le recours à la dette. En effet, nous emprunterons l’an prochain 270 milliards d’euros, alors que nos recettes fiscales prévues s’établissent à 345 milliards.

La contrainte budgétaire extrêmement forte qui pèse sur les différentes administrations conduira directement à de nouvelles dégradations.

Plusieurs conséquences concrètes de cette austérité peuvent d’ores et déjà être identifiées. A titre d’illustration, le PLF affiche ainsi une baisse de 1% pour l’hébergement, parcours vers le logement et insertion des personnes vulnérables, avec la fermeture de plus de 20 000 places. De même, on observe une baisse de 23,8% des crédits alloués à la stratégie interministérielle de prévention et de lutte contre la pauvreté des jeunes.

M. le Ministre, nous sommes à quelques jours de l’ouverture à Paris du 104ème Congrès des Maires de France qui va rassembler 10 000 élus locaux. Depuis la communication des éléments du budget 2023, les réactions de toutes les associations n’ont pas manqué. La mesure la plus critiquée est l’annonce de la suppression de la Contribution sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE).

Ce sont ainsi 9 milliards d’euros qui vont disparaître des caisses des collectivités.

Après la suppression de la taxe professionnelle il y a 12 ans, celle de la taxe d’habitation, aujourd’hui de la CVAE, tout cela sans concertation, je rêve d’une République où l’on demanderait l’avis des Maires et des élus locaux avant toute décision de suppression d’un impôt revenant aux collectivités locales. Vous nous expliquiez pour justifier ce choix que les collectivités doivent elles aussi contribuer à l’effort de redressement des comptes publics.
C’est d’abord injuste car les collectivités n’ont aucune responsabilité dans le déséquilibre des comptes de la Nation. Elles sont tenues, de par la loi, de voter un budget à l’équilibre. L’Etat emprunte pour financer son fonctionnement, les collectivités pour investir ! La part de la dette des collectivités dans la dette globale du pays représente environ 8% du total et ce chiffre n’a pas varié depuis trois décennies.

D’ailleurs, l’effort demandé aux collectivités a déjà été effectué. Elles ont déjà participé par 46 milliards au redressement des comptes publics. Vous laissez entendre que les collectivités seraient assises sur un matelas de pièces d’or. Or, la réalité c’est que les recettes et les dépenses s’équilibrent. Il n’y a donc pas de gras. Les comptes 2021 ne sont bons que par rapport à 2020 où les collectivités ont subi la crise sanitaire.

Si l’on compare ces chiffres à ceux de 2019, les dépenses d’équipement des communes sont en recul de 12,5%. Et sur les fonds de roulement, il y a des excédents d’un an et demi car en 2020, les communes, intercommunalités, départements et régions, n’ont pas pu engager l’ensemble des investissements votés avant la crise. Une stabilité des dotations génèrera, au plan macro-économique, un effet récessionniste. Rappelons que les collectivités sont un levier économique essentiel pour le territoire, sachant qu’elles réalisent encore plus de 70% de l’investissement public.

  • 70% de l’investissement public ;
  • 8% de la dette publique ;
  • 0% du déficit public.

 

Beau bilan. Qui dit mieux ?

M. le Ministre, après la crise sanitaire, qui a coûté près de 7 milliards aux collectivités, celles-ci font désormais face à l’explosion du prix des matières premières, des denrées alimentaires et de l’énergie. Certaines d’entre elles voient leurs dépenses d’énergie bondir, de façon parfois vertigineuse, jusqu’à 600% dans certains cas. Les Maires s’inquiètent de savoir si ils ou elles pourront faire face à ces factures, et quand les factures seront acquittées, quel sera le niveau de leur excédent l’an prochain pour engager les investissements nécessaires au développement de leurs communes au service de leur population ?

Il conviendrait tout d’abord de permettre aux collectivités d’absorber le choc énergétique, les quelques annonces de ces dernières semaines ne suffiront pas à l’évidence à rassurer les élus locaux. Seule une indexation de la DGF sur l’inflation et le retour aux tarifs réglementés de vente de l’énergie à l’ensemble des collectivités seraient des signaux forts et encourageants. Les services publics de proximité doivent être confortés. Le service public c’est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas, les affaiblir aura comme conséquence d’aggraver les fractures géographiques et sociales, et donc en fin de compte, amplifierait la crise civique, voire politique, que nous traversons.

Enfin, pour conclure, je voudrais évoquer votre méthode. Nous contestons au fond les choix régressifs de ce PLF 2023 et nous en contestons tout autant la forme. Dans une interview à La Gazette.fr en date du 26 septembre dernier, M. le Ministre des comptes publics, Gabriel Attal, évoquait les contrats de confiance qu’il souhaitait mettre en place avec les collectivités, évoquant la maîtrise de leurs dépenses, M. le Ministre a eu ces mots : « Si jamais des collectivités et des strates ne font pas l’effort de maîtriser la hausse de leurs dépenses de fonctionnement, il pourra y avoir une incitation. La première année, ce sera l’absence d’accès à toute dotation de l’Etat (DSIL, DETR, fonds vert…) pour les collectivités n’ayant pas respecté l’objectif au sein d’une catégorie qui ne l’a pas atteint non plus. Ensuite, si manifestement il n’y a vraiment pas de volonté de s’inscrire dans cette trajectoire alors que les autres collectivités le font, il pourrait y avoir des reprises ».

N’est-ce pas là une atteinte directe à l’article 72 de la Constitution consacrant le principe de libre administration des collectivités ?

Vous prenez, M. le Ministre, un risque économique et politique considérable à corseter ainsi les administrations publiques et les collectivités. Elles sont les unes et les autres une réponse concrète à la fracture sociale qui s’aggrave sans cesse dans notre pays.
Votre budget ne prend pas en compte l’état réel de notre société, nous ne pourrons que le rejeter.

 

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