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Communiqué du PCF Finistère - 24 septembre 2023
Face à l'abjection des attaques contre Fabien Roussel, un appel à construire le débat à gauche dans le respect de chacune et chacun
« Quelques jours après une Fête de l’Humanité qui fut un grand succès populaire et un formidable évènement politique pour le PCF et toute la gauche, avec 430 000 participants à cette fête extrêmement belle et fraternelle sur le terrain, certaines personnalités de la France Insoumise ont décidé de mener une campagne de calomnie extrêmement brutale et manipulatrice contre Fabien Roussel, qui est depuis des mois la personnalité de gauche préférée des Français.
Le pire étant toujours possible, ces dirigeants insoumis, dont la parlementaire Sophia Chikirou, relayent sur les réseaux sociaux des commentaires injurieux, d’une extrême gravité, mettant en parallèle Fabien Roussel et le collaborationniste Jacques Doriot.
En comparant l'actuel secrétaire national du PCF et député du nord à ce sinistre personnage, ex-élu et dirigeant du PCF en Seine St Denis ayant quitté le parti en 1934, pour devenir férocement anticommuniste d'abord, puis fasciste, nazi et collaborateur à outrance pendant la guerre, jusqu'à s'engager dans la LVF, la Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme, sous l'uniforme nazi pour combattre sur le front de l'est, c’est l’ensemble de la famille communiste et sa mémoire, comme la mémoire de la Résistance en général, qui sont salis. On oublie un peu vite les dizaines de milliers de militants communistes qui ont payé de leur vie leur combat contre l'occupant, Vichy et les collaborateurs, pour une France libérée du fascisme!
C'est la banalisation d'une approche révisionniste et confusionniste de l'histoire qui fait tant de dégâts.
Nous demandons à ces dirigeants FI de supprimer ces publications et de présenter leurs excuses.
Jamais dans l’histoire de la gauche, malgré les divergences qui peuvent traverser nos débats, une attaque d'une telle bassesse n’avait jamais été proférée.
Nous en sommes profondément indignés et offensés.
Nous avons toujours pris nos responsabilités face à l'extrême-droite et nous continuerons de le faire et de jouer pleinement notre rôle au service de notre pays et de sa classe travailleuse. Jamais, nous n’avons choisi l’insulte pour alimenter le débat.
Le PCF Finistère a fait circuler chez les élu.e.s et dirigeants des forces politiques de gauche l'appel à construire le débat à gauche dans le respect de chacune et de chacun ».
Dès le lendemain de la diffusion de cet appel, le 21 septembre, on a retrouvé parmi les signataires plus de 50 parlementaires de gauche, dont 2 dans le Finistère, les 5 président.es de régions de gauche, dont celui de la région Bretagne, 3 anciens candidat.es à la présidentielle et plusieurs dizaines de maires, conseillers régionaux et départementaux de gauche, communistes, socialistes, écologistes, régionalistes et divers gauche.
Cet appel succinct dit ceci:
"Appel à construire le débat à gauche dans le respect de chacune et de chacun
Nous, responsables, élus, militantes et militants des forces de gauche et écologistes, condamnons les propos extrêmement graves assimilant Fabien Roussel au collaborationniste Doriot.
Une telle injure qui bafoue l’histoire et nos valeurs communes, est sans précédent dans notre camp, celui du progrès social, écologique et démocratique. Elle est inacceptable.
Le nécessaire débat à gauche doit se mener avec l’ambition d’un rassemblement majoritaire qui se construit dans le respect de chacune et de chacun ainsi que des idées et des projets en présence, sans invective ni volonté hégémonique."
Le PCF Finistère remercie les 65 élus et dirigeants politiques de gauche finistériens qui ont, en deux jours seulement, signé cet appel.
Et nous appelons les élus et citoyens qui souhaitent le faire pour le retour d’un climat plus apaisé et respectueux à gauche à le faire à leur tour :
respectdudebat@gmail.com
Parmi les premier signataires finistériens de l'appel à construire le débat à gauche dans le respect de chacune et de chacun dans le Finistère :
Bernadette Abiven, conseillère municipale de Brest. Vice-présidente de Brest-Métropole
Patrick Appéré, adjoint au maire de Brest
Audrey Aït Kheddache, membre du conseil national du PS. Membre de la commission de contrôle du PS 29
Isabelle Assih maire de Quimper
Yann Bernard Les radicaux de gauche 29
Fréderique Bonnard Le Floc’h Conseillère municipale de Brest Conseillère départementale du canton de Brest 5
Claudie Bournot-Gallou, adjointe au maire du Relecq-Kerhuon, conseillère de Brest-Métropole
Philippe Broudeur, président de la fédération LRDG 29 , Adjoint à la maire de Quimper, Conseiller communautaire de Quimper Bretagne Occidentale
Hubert Bruzac, vice-président de Brest Métropole. Conseiller municipal à Brest
Angélique de Cecco, conseillère municipale, ville du Relecq-Kerhuon
Renaud de Clermont Tonnerre, maire de Plouégat-Guerand, président du groupe majoritaire à Morlaix-Communauté
François Cuillandre, maire de Brest, président de Brest Métropole
Forough Dadkhah, vice-présidente du Conseil Régional, conseillère municipale à Quimper
Fréderic Devaux, conseiller municipal délégué de la ville de Brest
Ismaël Dupont, conseiller départemental du Finistère, canton de Morlaix, conseiller municipal délégué à Morlaix et conseiller communautaire, secrétaire départemental du PCF
Jean-Luc Fichet, sénateur du Finistère
Tristan Foveau, conseiller municipal de Brest, vice-président de Brest-Métropole
Patrick Gambache, Premier adjoint à Morlaix
Gladys Grelaud, conseillère régionale de Bretagne, responsable de la Coopérative des élu.e.s communistes dans le Finistère
Eric Guellec, adjoint au maire de Brest. Conseiller de Brest Métropole. Président du groupe des élues et élus communistes de la ville de Brest et de Brest Métropole.
Christian Guyonvarc’h, conseiller régional de Bretagne
Elise Hamard-Péron, conseillère municipale ville de Brest
Xavier Hamon, adjoint au maire de Brest, conseiller communautaire
Jacqueline Héré, adjointe au maire de Brest, conseillère déléguée de Brest, conseillère départementale du Finistère, canton de Brest 1
Roger Héré, Premier Adjoint à Plouigneau, vice-président Transports-Mobilités de Morlaix Communauté
Karelle Hermenier, adjointe au maire de Brest
Joëlle Huon, Maire de Plouigneau, Conseillère départementale du Finistère, canton de Plouigneau
Claude Jaffré, conseiller départemental du Finistère, canton de Moëlan
Marie-Pierre Jean-Jacques, vice-présidente à Quimper Bretagne Occidentale aux Mobilités, Transports, Conseillère départementale du Finistère
Robert Jestin, adjoint au maire de Brest
Sylvie Jestin, adjointe au maire de Brest, conseillère déléguée de Brest Métropole
Emilie Kuchel, adjointe au maire de Brest, Conseillère déléguée Brest Métropole, Conseillère régionale de Bretagne
Béatrice Le Bel, Conseillère municipale Ville de Brest
Olivier Le Bras, Conseiller régional de Bretagne
Pierre Le Goff, Maire de Guimaëc, conseiller départemental du Finistère, canton de Plouigneau
Hubert Le Lann, Maire de Berrien
Jean-Michel Le Lorc’h, conseiller municipal de Brest, vice-président de Brest Métropole
Sandra Le Roux, conseillère municipale déléguée de Brest
Pierre-Yves Liziar, Conseiller municipal délégué au Relecq-Kerhuon
Sébastien Marie, maire de Plounéour-Menez
Mathilde Maillard, adjointe au maire de Brest. Conseillère de Brest-Métropole
Taran Marec, conseiller municipal de Brest déléguée
Isabelle Mazelin, adjointe à la culture au Relecq-Kerhuon
Christiane Migot, conseillère municipale déléguée de la ville de Brest. Conseillère de Brest Métropole
Yohann Nedelec. Adjoint au maire de Brest. Vice-président de Brest-Métropole
Denis Palluel, maire de Ouessant, conseiller régional
Bernard Pelleter, conseiller départemental du Finistère, canton de Quimperlé, ancien maire de Mellac
Fortuné Pellicano, adjoint au maire de Brest. Conseiller de Brest-Métropole. Président du groupe
Parti Radical de Gauche – Le Centre Gauche de la ville de Brest et de Brest-Métropole, conseiller régional de Bretagne
Sandrine Perhirin, adjointe au maire de Brest Conseillère de Brest-Métropole
Jean-Claude Perrot, conseiller municipal à Briec
Michèle Queroue-Mary, adjointe au maire de Brest
Tifenn Quiguer, Conseillère municipale de Brest, vice-présidente de Brest-Métropole
Yvonne Rainero, Conseillère municipale déléguée à Quimper
Jacques Rannou, maire de la commune associée de Kernevel
Régine Roué, conseillère régionale
Patricia Salaün Kerhornou, conseillère municipale de Brest déléguée, Vice-présidente de Brest Métropole
Valérien Scattolin Adjointe au maire à Morlaix et conseillère communautaire
Pierre-Yves Thomas, Conseiller municipal à Carhaix, secrétaire de la section PCF de Carhaix-Huelgoat
Mélanie Thomin, députée de la 6e circonscription du Finistère
Fragan Valentin-Leméni, adjoint au maire de Brest
Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix, président de Morlaix-Communauté, président de l’UESR 29 (Union des élus socialistes du Finistère)
Gaëlle Zaneguy, adjointe au maire à Saint Thégonnec Loc Eguiner, conseillère départementale du Finistère, canton de Morlaix
La section Union Démocratique Bretonne du Pays de Brest
Le Groupe Local Génération.s de Brest
Le Groupe Local Les Radicaux de Gauche de Brest
Crise de l'hôpital public et des urgences: une nouvelle manifestation prévue devant la préfecture à Quimper samedi à 11h, à l'initiative du comité de défense de l'hôpital de Carhaix. L'article du Ouest-France donne une belle place à l'analyse du PCF Carhaix Huelgoat qui appelle à la manifestation de samedi à Quimper.
Réunion de travail de la coopérative des élu.e.s communistes du Finistère ce mercredi 20 septembre au soir dans notre local fédéral de Brest. Des élu.e.s de Quimper, du Relecq-Kerhuon, de Brest, de Landerneau, de Morlaix étaient présent.e s pour cette réunion constructive et efficace de l’association des élu.e.s communistes et republicains du Finistère qui se relance depuis quelques mois sous l’impulsion de Gladys Grelaud, membre du Conseil National de la coopérative des élu.e.s communistes, et d’un bureau composé d’élus de plusieurs communes de notre grand département qui compte une soixantaine d’élu.e.s communistes et apparentes. Nous avons discuté des mobilités, des trains et bus de proximité, du désenclavement de la pointe finisterienne, des difficultés rencontrées dans les EHPAD du département, de l’explosion des factures d’énergie, de la maîtrise publique de l’eau, de la crise climatique et sanitaire dans les hôpitaux et l’accès aux soins, et de nos initiatives communes et coordonnées face a ces situations. Prochaine réunion fixée le jeudi 30 novembre dans le nouveau local du PCF à Quimper, 5 place de Locronan, suivie d’un repas fraternel des élus communistes et sympathisants du Finistère.
une page facebook de la coopérative des élu.e.s communistes du Finistère existe désormais: https://www.facebook.com/profile.php?id=61551739974361
43 nouveaux adhérents ont rejoint le Parti communiste dans le Finistère depuis le 1er janvier 2023, dont 10 à la fête de l'Humanité.
Bravo et merci à eux!
La fédération du Finistère du PCF compte désormais 882 adhérents.
Pourquoi adhérer au PCF ?
Parce ce qu'on est plus libres quand on augmente son pouvoir d'agir et qu'on a plus de pouvoir d'agir quand on agit collectivement et de manière organisée.
Pour rejoindre un parti qui a une longue histoire, consubstantielle de celle des conquêtes sociales et démocratiques en France, de la lutte contre le fascisme et l'oligarchie, un parti qui n'a pas trahi ses valeurs ni sombré dans l'opportunisme, qui les incarne dans ses engagements et combats quotidiens. Un parti qui défend l’émancipation humaine, la lutte contre toutes les formes de racismes, de sexismes, de discriminations. Un parti qui se bat au quotidien pour le dépassement de toutes dominations, de toutes exploitations, des humiliations, de la pauvreté.
Un parti qui veut construire les rassemblements aussi bien pour gagner su bien-être ici et maintenant et pour inventer un autre monde, fondé sur des rapports humains libérés de la loi de l’argent et du capitalisme.
Un parti à la fois républicain et internationaliste, humaniste et matérialiste, engagé dans les batailles électorales et les visées de rassemblement tout en gardant un cap révolutionnaire de transformation en profondeur de la société et des rapports économiques et sociaux.
Ils font partie des signataires de l'appel en Bretagne (liste qui se complète de jour en jour):
Finistère (+60 élu.e.s signataires le 23.09):
Bernadette Abiven, conseillère municipale de Brest. Vice-présidente de Brest-Métropole
Patrick Appéré, adjoint au maire de Brest
Audrey Aït Kheddache, membre du conseil national du PS. Membre de la commission de contrôle du PS 29
Isabelle Assih maire de Quimper, présidente de Quimper Bretagne Occidentale
Yann Bernard Les radicaux de gauche 29
Fréderique Bonnard Le Floc’h Conseillère municipale de Brest Conseillère départementale du canton de Brest 5
Claudie Bournot-Gallou, adjointe au maire du Relecq-Kerhuon, conseillère de Brest-Métropole
Philippe Broudeur, président de la fédération LRDG 29 , Adjoint à la maire de Quimper, Conseiller communautaire de Quimper Bretagne Occidentale
Hubert Bruzac, vice-président de Brest Métropole. Conseiller municipal à Brest
Angélique de Cecco, conseillère municipale, ville du Relecq-Kerhuon
Renaud de Clermont Tonnerre, maire de Plouégat-Guerand, président du groupe majoritaire à Morlaix-Communauté
François Cuillandre, maire de Brest, président de Brest Métropole
Forough Dadkhah, vice-présidente du Conseil Régional, conseillère municipale à Quimper
Fréderic Devaux, conseiller municipal délégué de la ville de Brest
Ismaël Dupont, conseiller départemental du Finistère, canton de Morlaix, conseiller municipal délégué à Morlaix et conseiller communautaire, secrétaire départemental du PCF
Jean-Luc Fichet, sénateur du Finistère
Tristan Foveau, conseiller municipal de Brest, vice-président de Brest-Métropole
Patrick Gambache, Premier adjoint à la ville de Morlaix
Gilbert Gramoullé, Premier adjoint à la ville de Quimper
Gladys Grelaud, conseillère régionale de Bretagne, responsable de la Coopérative des élu.e.s communistes dans le Finistère
Eric Guellec, adjoint au maire de Brest. Conseiller de Brest Métropole. Président du groupe des élues et élus communistes de la ville de Brest et de Brest Métropole.
Christian Guyonvarc’h, conseiller régional de Bretagne
Elise Hamard-Péron, conseillère municipale ville de Brest
Xavier Hamon, adjoint au maire de Brest, conseiller communautaire
Jacqueline Héré, adjointe au maire de Brest, conseillère déléguée de Brest, conseillère départementale du Finistère, canton de Brest 1
Roger Héré, Premier Adjoint à Plouigneau, vice-président Transports-Mobilités de Morlaix Communauté
Karelle Hermenier, adjointe au maire de Brest
Joëlle Huon, Maire de Plouigneau, Conseillère départementale du Finistère, canton de Plouigneau
Claude Jaffré, conseiller départemental du Finistère, canton de Moëlan
Marie-Pierre Jean-Jacques, vice-présidente à Quimper Bretagne Occidentale aux Mobilités, Transports, Conseillère départementale du Finistère
Robert Jestin, adjoint au maire de Brest
Sylvie Jestin, adjointe au maire de Brest, conseillère déléguée de Brest Métropole
Emilie Kuchel, adjointe au maire de Brest, Conseillère déléguée Brest Métropole, Conseillère régionale de Bretagne
Béatrice Le Bel, Conseillère municipale Ville de Brest
Olivier Le Bras, Conseiller régional de Bretagne
Pierre Le Goff, Maire de Guimaëc, conseiller départemental du Finistère, canton de Plouigneau
Hubert Le Lann, Maire de Berrien
Jean-Michel Le Lorc’h, conseiller municipal de Brest, vice-président de Brest Métropole
Sandra Le Roux, conseillère municipale déléguée de Brest
Pierre-Yves Liziar, Conseiller municipal délégué au Relecq-Kerhuon
Sébastien Marie, maire de Plounéour-Menez
Mathilde Maillard, adjointe au maire de Brest. Conseillère de Brest-Métropole
Taran Marec, conseiller municipal de Brest déléguée
Isabelle Mazelin, adjointe à la culture au Relecq-Kerhuon
Christiane Migot, conseillère municipale déléguée de la ville de Brest. Conseillère de Brest Métropole
Yohann Nedelec. Adjoint au maire de Brest. Vice-président de Brest-Métropole
Denis Palluel, maire de Ouessant, conseiller régional
Bernard Pelleter, conseiller départemental du Finistère, canton de Quimperlé, ancien maire de Mellac
Fortuné Pellicano, adjoint au maire de Brest. Conseiller de Brest-Métropole. Président du groupe
Parti Radical de Gauche – Le Centre Gauche de la ville de Brest et de Brest-Métropole, conseiller régional de Bretagne
Sandrine Perhirin, adjointe au maire de Brest Conseillère de Brest-Métropole
Jean-Claude Perrot Conseiller Municipal de Briec
Michèle Queroue-Mary, adjointe au maire de Brest
Tifenn Quiguer, Conseillère municipale de Brest, vice-présidente de Brest-Métropole
Piero Rainero, ancien conseiller régional de Bretagne et maire-adjoint de Quimper
Yvonne Rainero, Conseillère municipale déléguée à Quimper
Jacques Rannou, maire de la commune associée de Kernevel
Régine Roué, conseillère régionale
Patricia Salaün Kerhornou, conseillère municipale de Brest déléguée, Vice-présidente de Brest Métropole
Valérien Scattolin Adjointe au maire à Morlaix et conseillère communautaire
Pierre-Yves Thomas, conseiller municipal à Carhaix, secrétaire de la section PCF de Carhaix-Huelgoat
Mélanie Thomin, députée de la 6e circonscription du Finistère
Fragan Valentin-Leméni, adjoint au maire de Brest
Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix, président de Morlaix-Communauté, président de l’UESR 29 (Union des élus socialistes du Finistère)
Gaëlle Zaneguy, adjointe au maire à Saint Thégonnec Loc Eguiner, conseillère départementale du Finistère, canton de Morlaix
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La section Union Démocratique Bretonne du Pays de Brest
Le Groupe Local Génération.s de Brest
Le Groupe Local Les Radicaux de Gauche de Brest
Et dans les autres départements de la Bretagne administrative, sont également signataires (liste non limitative):
Côtes d’Armor :
Bruno Beuzit, Premier adjoint de Ploufragan
Gaby Cadiou, Conseillère régionale
Fanny Chappé, Maire de Paimpol, Conseillère régionale
Xavier Compain, maire de Plouha
Annie Bras Denis, maire de Plouaret
Gérard Lahellec, sénateur des Côtes d’Armor
Thibaut Le Hingrat, adjoint de Saint-Brieuc
Yannick Le Goff, maire de Grâces
François Le Marrec, maire de Belle-Ile-en-Terre
Vincent Le Meaux, président de Guingamp Paimpol Agglomération
Jean-Louis Nogues, maire de Saint-André-des-Eaux
Eva Troeger, adjointe au maire de Plouha
Morbihan :
Delphine Alexandre, vice-présidente du Conseil Régional
Alain Caris, conseiller départemental PS du Morbihan
Gilles Carreric, maire de Lanester
Myrianne Coche, conseillère départementale du Morbihan
Mathieu Glaz, conseiller départemental PS du Morbihan
Kaourintine Hulaud, conseillère régionale
Philippe Jumeau, adjoint à Lanester
Catherine Queric, conseillère départementale du Morbihan
Marie Le Boterff, Conseillère départementale du Morbihan
Boris Lemaire, Maire de Questembert, conseiller départemental du Morbihan
Paul Molac, député du Morbihan
Ille-et-Vilaine :
Mickaël Bouloux, député de la 8e circonscription d’Ille-et-Vilaine
Cécile Bouton, vice-présidente du conseil départemental d’Ille-et-Vilaine
Jean-Luc Chenut, président du Conseil Départemental d’Ille-et-Vilaine
Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne
Michel Demolder, maire de Pont-Péan
Katja Kruger, conseillère régionale, présidente du groupe communiste et progressistes au Conseil Régional de Bretagne
Yannick Nadesan, adjoint au maire à Rennes
Stephane Perrin-Sarzier, vice-président du Conseil Régional
Claudia Rouaux, députée d’Ille-et-Vilaine
Benoît Sohier, maire de Saint Domineuc, conseiller départemental d’Ille-et-Vilaine
Durant trois jours, 430 000 personnes ont arpenté les allées de la Fête de l'Humanité.
L’écrivain Christophe Boltanski, lauréat du prix Femina en 2015 pour la Cache, auteur de romans et d’essais, raconte son week-end au Plessis-Pâté, entre souvenirs d’enfance et impressions au présent.
« Terrain militaire, défense de pénétrer. » En voyant la pancarte, je pense m’être trompé de station. Mais non. Le bus repart déjà à vide vers la gare RER tandis que ses passagers filent entre deux haies de grillages, sous l’aimable houlette de jeunes gens en gilet rouge. Nous longeons des hangars désaffectés, une piste de béton mangée par les herbes, quelques véhicules kaki.
Des torsades de fils de fer, réservées aux sites sensibles, courent au-dessus de nos têtes. Au bout d’un kilomètre et demi, notre chemin de ronde, bordé de lames de rasoir, débouche sur une forêt de chapiteaux. Nous voilà enfin au milieu des stands, des barbecues, des tireuses à bière et des flonflons du bal.
Étrange préambule, à l’ombre de l’armée. Il paraît que le dernier Astérix a été tourné ici même, sur cette ancienne base aérienne, dans ce paysage de friches et de barbelés. Un village gaulois, rebelle et ripailleur, entouré de camps romains. La comparaison est tentante. Sauf que celui-ci est énorme et ne présente aucun signe de déclin. Toujours les mêmes marées humaines, le même foisonnement, la même cacophonie joyeuse, le même mélange de manif et de kermesse.
Malgré le déménagement de La Courneuve à ce lieu reculé de l’Essonne, je retrouve des sensations anciennes presque intactes, des odeurs, des bruits familiers, et plus encore une voix, une diction particulière, portée par un optimisme indécrottable. Je navigue dans des bulles sonores qui se chevauchent sans se confondre. Un haut-parleur vante l’huître d’Arcachon tandis qu’un autre – à moins qu’il ne s’agisse du même – appelle à débattre du droit de propriété.
En ce samedi de la mi-septembre une seule chose fait défaut : la pluie qui, dans mon souvenir, transformait les allées en bourbier et les centaines de milliers de visiteurs en sacs plastiques ambulants. Je ne m’en plains pas car, contrairement à mon habitude, je marche. Je n’arrête pas de marcher. Plus de 20000 pas en une journée, selon l’application santé de mon téléphone portable. Quand j’étais enfant, j’allais à la Fête de l’Huma en voiture. Non pas seulement jusqu’au parking. Jusqu’au bout du bout. Jusqu’au stand. Je ne me déplaçais à l’intérieur du parc de La Courneuve que motorisé.
J’accompagnais ma grand-mère. Membre du Parti communiste, elle participait chaque année à ce que l’on appelait alors la Cité du livre. Les romans qu’elle écrivait sous le pseudonyme d’Annie Lauran étaient publiés par les Éditeurs français réunis, une maison du Parti dirigée par Louis Aragon. Depuis qu’elle avait contracté la poliomyélite, elle ne pouvait presque plus faire usage de ses jambes, mais refusait tout ce qui pouvait révéler son infirmité. Elle ne voulait pas apparaître comme une personne faible, privée d’une partie d’elle-même. Les béquilles, les chaises roulantes étaient donc proscrites. Restait la voiture. Une Fiat 500, conduite pour l’occasion par un ami en raison de ses talents de slalomeur. Il fallait à chaque fois négocier avec la sécurité et se frayer très lentement un chemin à travers une foule compacte.
Au Village du livre, c’est l’heure du déjeuner et beaucoup d’écrivains ont déserté leur poste. Dans l’auditorium, l’historien Nicolas Offenstadt présente son livre consacré à l’exploration urbaine, Urbex. Il explique qu’un certain nombre de ses travaux ont commencé par des « promenades ». Ce sont, dit-il, les lieux qui l’inspirent. Il traque les sites abandonnés et les pays disparus, il recherche les traces de l’histoire. Le lieu a beau avoir changé, ces traces sont partout autour de nous. Le hall voisin vient d’être baptisé esplanade Missak et Mélinée Manouchian, du nom du héros de la Résistance fusillé par les Nazis et de son épouse, tous deux rescapés du génocide arménien et membres des Francs-tireurs et partisans-Main d’œuvre immigrée (FTP-MOI). Ils seront l’un et l’autre inhumés au Panthéon en février.
Dans l’espace dévolu aux Éditeurs français réunis, ma grand-mère et Mélinée partageaient la même table, par le hasard de l’ordre alphabétique et, sans doute, du fait de la proximité de leurs ouvrages. Mélinée venait de raconter son histoire en partie occultée en dépit du poème d’Aragon l’Affiche Rouge, chanté par Léo Ferré. Ma grand-mère explorait également le thème de l’oubli dans un livre sur la déportation. Unies par leurs mémoires blessées, leur fort tempérament, leur petite taille aussi, elles étaient devenues amies et se rendaient fréquemment visite. À la Libération, Mélinée avait tenté de vivre en Arménie soviétique. En vain. Elle était revenue en France après les procès de Prague et, depuis, habitait un HLM à Fleury-Mérogis, dans un anonymat quasi complet.
Pourquoi évoquer les miens alors que je pourrais parler de tous les moments de bonheur consignés dans mon calepin ? La fanfare des Garces embouchées, au stand de Choisy-le-Roi, Dub Inc, sur la Grande Scène, faisant chanter par la foule « Quoi qu’ils disent, l’Huma est là ! », le sorbet coco des communistes guadeloupéens, les msemens farcis du parti des travailleurs de Tunisie, le Don Quichotte vu par Picasso en une des Lettres françaises, etc. La liste est longue. Parce que la Fête de l’Huma, c’est d’abord une affaire de famille. Une famille qui n’a cessé de grandir au cours des dernières décennies, jusqu’à rassembler l’ensemble de la gauche. Une famille éparse, recomposée, foutraque, comme beaucoup de familles, mais qui, le temps d’un week-end, dans la fumée des merguez, parvient à faire corps.
Représentée en cette fin d’après-midi par Sandrine Rousseau, Ian Brossat, François Rufin et Olivier Faure, elle se lance quelques piques sous le chapiteau de l’Agora. Ailleurs, elle se déchire plus ouvertement, malgré les « Union ! » scandés par le public. Dans mon expérience de la Fête de l’Huma, il est aussi question d’union et de séparation. Je devais avoir 11-12 ans. Cette fois, je me promenais à pied avec mon père et ma mère. Ils ne vivaient plus ensemble, mais continuaient à se voir. Dans une allée, ils saluent avec chaleur un inconnu. « C’est notre avocat ! Celui qui s’est occupé de notre divorce », dit mon père, sur le ton de l’évidence. Leur rupture avait été prononcée par un juge un an plus tôt. Je l’ignorais. Une preuve que l’on peut divorcer et continuer à faire la fête ensemble.
Dernier livre paru : King Kasaï (Stock, collection « Ma nuit au musée »)
Le secteur de la pêche est très dépendant des énergies fossiles. L’annonce de la fin de l’aide au gazole, mise en place en mars 2022 après l’invasion russe en Ukraine, à compter du 15 octobre passe mal pour les pécheurs.
Les pêcheurs ont dénoncé jeudi 21 septembre la « trahison » du gouvernement après la fin annoncée de l'aide au gazole, qualifiée de « cataclysme » pour une filière qui « joue sa survie ». Cette annonce intervient alors qu’ont débuté ce même jeudi les assises de la pêche à Nice, où Hervé Berville, secrétaire d’État à la Mer, était attendu vendredi matin. Samedi dernier, il avait confirmé que les aides à la trésorerie de 20 centimes d’euros par litre prendraient fin le 15 octobre. Mercredi 20 septembre, les principales organisations représentant le secteur de la pêche avaient dénoncé le « désengagement » de l’État, alors que les pêcheurs ont fait face à une série de crises : le Covid, le Brexit, et la hausse du coût de l'énergie.
Ces aides exceptionnelles avaient d’ailleurs été décidées en mars 2022 après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, faisant flamber le prix de l’énergie, et notamment celui du gazole. À ce moment, le prix du litre avait doublé, passant d’une cinquantaine de centimes à près d’un euro. Les pêcheurs réclamaient alors le plafonnement du prix du carburant à 60 centimes le litre, mais ils n’avaient pas été entendus par le gouvernement et s’étaient mis en grève en bloquant les ports dans plusieurs villes.
Le secteur de la pêche est très dépendant des énergies fossiles, et la filière semble ne disposer d’aucune alternative décarbonée. Suivant sa taille, son trajet, et le type de pêche pratiquée, un bateau de pêche consomme plusieurs milliers de litres de gazole par mois. Les chalutiers, qui traînent de lourds filets derrière eux, et dont certains raclent les fonds marins, détruisant écosystèmes et espèces, consomment par exemple jusqu’à 28 000 litres d’essence par mois.
Mais alors, faut-il opposer pêcheurs, englobant tout un tas d’acteurs et de pratiques différentes, et écologie, préservation de la biodiversité et réchauffement climatique ? C’est la stratégie tentée par l’exécutif pour défendre sa mesure : « Nous supprimerons la niche fiscale sur le gazole non routier tout simplement pour faire basculer notre fiscalité d’une fiscalité brune – c’est une fiscalité qui incite à consommer des énergies fossiles, donc c’est mauvais pour le climat – à une fiscalité qui valorise les investissements verts », a ainsi déclaré le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire.
Mais rappelons, d’abord, que les navires artisanaux souffrent davantage de la situation que les gigantesques chalutiers des grands groupes, dont les dépenses en carburant sont prises en charge par les entreprises. Et surtout, que la transition écologique d’un secteur ne devrait pas se faire aux dépens de ses travailleurs, ni reposer sur le bon vouloir des grands groupes, mais bien relevé d'une réelle volonté politique, ambitieuse et à la hauteur de la catastrophe environnementale qui a commencé. Ce sur quoi la première ministre, Elisabeth Borne, a été bien en peine de convaincre lorsqu’elle a reçu à Matignon les responsables politiques pour présenter les grandes lignes du projet gouvernemental de « planification écologique » qu’Emmanuel Macron doit détailler prochainement.
Stage de Base – Samedi et dimanche 7 et 8 octobre 2023
Lieu : Section PCF
6 rue André Berger à Brest
8h30 : accueil café
9h00 : « Dans quel monde vivons-nous ? » avec Serge Ressiguier
11h15 : « Rapports et apports du PCF à la société française » avec Stéphane Bailanger
13h00-14h00 : Repas
14h00 : Suite du module avec Stéphane Bailanger
15h00 : « Les conditions et grands enjeux de développement aujourd’hui » avec Elsa Koerner, co-secrétaire du PCF 35
17h45 à 18h45 : « Lutter contre les violences sexistes et sexuelles » avec Shirley Wirden, responsable du dispositif « Stop violences » du PCF (en visio)
19h30 : Repas au restaurant (chacun.e prend en charge sa part)
8h30 : accueil café
9h00 : « Capitalisme/Crise/Dépassement » avec Kévin Guillas-Cavan, section économie du PCF
11h15 : « L’organisation du PCF, vie du parti » avec Ismaël Dupont, secrétaire du PCF 29
12h45 : Bilan du stage puis casse-croûte
Ci-joint, les photos et le compte rendu de la formation organisée l'an passé, en 2022, au local de la fédération et de la section du PCF à Brest: Stage de formation militante du PCF Finistère - 19-20 mars à Brest
La députée insoumise Sophia Chikirou a comparé Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF au collaborationniste Jacques Doriot, sur les réseaux sociaux, avec l’assentiment de Jean-Luc Mélenchon. Une injure qui scandalise les communistes, bien sûr, mais aussi EELV, le PS et une partie de la FI.
La Nupes n’a jamais cessé de vaciller sous le poids des querelles internes depuis que l’accord électoral a été scellé en mai 2022. Mais, mercredi 20 septembre, le Rubicon a été franchi en matière d’injures et de calomnies entre partenaires de gauche. « Il y a du Doriot dans Roussel », a osé écrire la députée de la France insoumise Sophia Chikirou dans une Story publique sur Facebook.
Comparaison abjecte entre le secrétaire national du PCF et le collaborationniste Jacques Doriot, passé du communisme au fascisme après 1936. Le commentaire de l’élue FI de Paris accompagne une publication de l’Œil gauche, un compte qui se décrit comme « une revue de presse politique sarcastique » et qui accuse Fabien Roussel de viser « l’électorat de Le Pen-Zemmour ».
Condamnant des propos « d’une extrême gravité », « véritable appel à la haine et à la violence contre Fabien Roussel », le PCF a exigé, dans un communiqué de presse, la suppression de la publication et des excuses de la part de la députée ainsi que de la FI. « C’est l’ensemble de la famille communiste et sa mémoire que cette députée salit », ajoute André Chassaigne, président du groupe GDR, dans un autre communiqué publié au nom des députés communistes.
Le coordinateur de la FI, Manuel Bompard, n’a pas donné suite à ces demandes. Las, quelques heures après le communiqué du PCF, c’est la récidive. Signée cette fois Jean-Luc Mélenchon, qui partage à son tour le message de Sophia Chikirou. L’injure s’inscrit dans un contexte incandescent de montée des tensions entre communistes et insoumis autour de la ligne Roussel, perçue par la FI comme anti-Nupes.
Des premières fractures étaient apparues entre PCF et mélenchonistes durant la réforme des retraites, sur l’attitude « bordélisatrice » de la FI, à adopter ou non dans l’Hémicycle. Puis lors des violences urbaines consécutives à la mort de Nahel, tué par la police à Nanterre.
Le 8 juillet, Fabien Roussel avait accusé la FI, du fait de son « refus d’appeler au calme », de ne plus « représenter la gauche qui ne cède rien aux valeurs de notre République ». Dans une note de blog datée du 15 juillet, Jean-Luc Mélenchon avait alors évoqué Jacques Doriot, ainsi que Marcel Déat (socialiste passé dans le camp de la collaboration) pour tacler le PCF et le PS, coupables à ses yeux d’être « équivoques » dans leur condamnation des violences policières et de la xénophobie subie par les habitants des quartiers populaires.
S’ajoutent à cela les tensions autour des élections européennes de juin 2024, où la FI ne démord pas de l’idée d’une liste unique, et des sénatoriales, où les insoumis se sont retrouvés mis à l’écart du reste de la gauche. Mais de là à s’envoyer des accusations de nazisme entre partenaires, il y a un cap, gravissime, de franchi.
À l’Assemblée nationale, écologistes et socialistes restent sidérés. Les présidents de groupe PS et EELV condamnent unanimement les propos de Sophia Chikirou et l’attitude de Jean-Luc Mélenchon, tout comme les chefs des deux partis, Olivier Faure et Marine Tondelier. Le spectre d’un éclatement de la Nupes plane. « Halte au feu ! », « Stop, stop, stop », « le débat ce n’est pas le pugilat », écrivent-ils. « C’est désespérant, c’est la pire image que la gauche puisse donner en cette rentrée. Une partie de la FI veut faire exploser la Nupes, ne leur faisons pas ce cadeau », alerte le socialiste Philippe Brun.
« Le gouvernement doit sortir le pop-corn en nous voyant nous taper dessus », abonde l’écologiste Cyrielle Chatelain, tout aussi dépitée. Depuis l’été, s’est instaurée entre nous une guerre de la petite phrase. Là, on tombe dans l’attaque interpersonnelle et la décrédibilisation des autres partis… » L’élue Génération.s, Sophie Taillé-Polian, ajoute : « Si on travaille ensemble, c’est qu’il y a une communauté et qu’on combat tous le fascisme. »
« Dire de Roussel qu’il est hitlériste, ça relativise la collaboration et le nazisme. C’est du confusionnisme historique. Ça fait reculer la politique, ça nous désarme face à l’extrême droite. C’est une erreur politique et historique grossière », tranche Raquel Garrido, députée FI en rupture nette avec la ligne Mélenchon.
Mais d’autres élus refusent de condamner les propos du patron insoumis : « Pour moi, ça ne renvoie pas à la collaboration, mais au doriotisme de 1934-1939, tente de nuancer un mélenchoniste. C’est-à-dire au fait de reprendre les mots de l’extrême droite pour les retourner contre ses alliés de gauche. C’est ce que fait Roussel quand il se moque des écologistes qui mangent des graines ou ironise sur les catastrophes écologiques et la viande. Au moins, en 1932, Doriot défendait les travailleurs étrangers. » Sacrée acrobatie pour éviter d’avoir à se distancier des propos des dirigeants insoumis, jusqu’à tenter de déconnecter Doriot de la collaboration et du nazisme, en plus de mentir concernant la position de Fabien Roussel sur les travailleurs étrangers…
Plus embarrassé, un autre député FI botte en touche : « Je ne l’aurais pas dit comme ça, mais Fabien Roussel s’est engagé sur une pente, comme Manuel Valls… » « C’est une connerie, ça ne fait rien avancer, pas même le débat stratégique, grince toutefois un troisième parlementaire, pourtant lui aussi proche de la ligne Mélenchon. Sophia a voulu faire de la provoc’ pour consommer la rupture avec Roussel, qui veut être candidat en 2027. On aurait pu juste prendre acte qu’il sort de lui-même de la Nupes en disant ça. Ce genre de propos fait que les communistes se replient dans leur carapace pour protéger leur chef. C’est normal, on aurait fait pareil. »
De quoi enterrer la Nupes ? « Au contraire, répond Fabien Roussel sur Franceinfo. Je pense que c’est l’occasion pour nous, peut-être pour toutes les forces de gauche et de progrès, de rappeler quelles sont les règles de l’union et du rassemblement. Et ces règles, c’est d’abord de se respecter ». « Je ne les aime pas », avait lancé Jean-Luc Mélenchon le 18 septembre au sujet de ses partenaires de la Nupes, avant de défendre l’union car elle est « nécessaire ».
Drôle de façon de la prôner, quand on colle une croix gammée sur la tête de l’un d’entre eux. De tels anathèmes ne peuvent, à la fin des comptes, que salir l’ensemble de la gauche et décevoir les électeurs qui espèrent une alternative au refrain insupportable d’un troisième duel Macronie-RN. L’extrême droite, elle, se frotte les mains. Hier paria, aujourd’hui dédiabolisé, le camp nationaliste a tout le loisir de marteler que l’outrance est désormais du côté de la gauche. Surtout si celle-ci ne fait rien pour la démentir.