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24 août 2023 4 24 /08 /août /2023 13:28
Démocratie en Israël et libération de la Palestine : même combat - Par Patrick Le Hyaric, L'Humanité, 23 août 2023
Démocratie en Israël et libération de la Palestine : même combat
 
Mercredi 23 août 2023 - L'Humanité
 

Le puissant mouvement qui perdure en Israël contre la refonte judiciaire soulève deux questions fondamentales liées entre elles : la démocratie et l’enjeu de la coexistence de deux États – Israël et la Palestine - vivant côte à côte et en paix. Deux questions restant taboues dans la plupart des chancelleries notamment aux États-Unis et en Europe, soutiens inconditionnels des différents gouvernements israéliens malgré leurs violations constantes des résolutions des Nations Unis.

Deux tiers des Israéliens demandent le retrait du projet de loi permettant la transformation de leur système judiciaire et par voie de conséquence du régime politique de leur pays contre les principes proclamés dans la Déclaration d’établissement de l’État d’Israël, couramment appelée Déclaration d’indépendance. Certes, ceux-ci sont souvent restés théoriques, mais le fait qu’ils se réfèrent à des règles d’État de droit, de séparation des pouvoirs, tout en garantissant la liberté de conscience constitue un point d’appui pour que les citoyens, les associations puissent se défendre.

On sait que ceux qui clament que l’État israélien est la plus grande démocratie du Proche-Orient cachent les violations permanentes de ces principes comme notamment l’engagement d’assurer « une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe ». Ceux-ci pouvaient cependant constituer une garantie – certes fragile -, un levier, une base juridique permettant aux citoyens, aux associations, aux mouvements démocratiques y compris de la minorité palestinienne d’Israël de saisir la Cour suprême – seule instance de référence ultime en l’absence de Constitution - lorsqu’ils considéraient que des droits fondamentaux étaient bafoués.

C’est cela que la coalition ultra-réactionnaire d’extrême droite composée de religieux intégristes, d’adepte du suprémacisme juif veut rayer d’un trait de plume. Elle veut s’assurer un total contrôle de la Cour suprême. Les décisions de celle-ci ne pouvaient jusque-là faire l’objet d’appel. Elle pouvait contester une décision du pouvoir exécutif au nom d’une « clause de raisonnabilité ». La réforme en cours prévoit de supprimer ce dispositif qui donnait le droit à la Cour de rejeter une loi, un décret jugé… « Déraisonnable ».

Cependant, ne le cachons pas ! Tout en étant un atout pour des associations de défense des libertés, maintes décisions de cette instance suprême n’ont pas constitué un barrage contre l’occupation militaire, les persécutions contre les Palestiniens et les discriminations envers les Palestiniens israéliens. Ainsi, alors même que cette réforme n’est pas encore applicable – la Cour suprême doit en décider à partir du 12 septembre- on recense, depuis le début de cette année, la construction en Cisjordanie occupée de 13 000 logements supplémentaires dans les colonies, sans compter les dizaines d’ « avant-postes illégaux » * (terme officiel pour des projets d’installation « sauvage » de nouvelles colonies) régulièrement « légalisés » depuis le début cette année. Mais cela ne suffit pas pour la coalition ultra-droitière et raciste au pouvoir. Ils veulent accélérer le projet du « Grand Israël » en empêchant définitivement la création d’un État de Palestine. C’est du reste ce que stipule leur accord de gouvernement : «  Le peuple juif a droit exclusif et inaliénable sur la terre d’Israël ; le gouvernement développera l’implantation partout, y compris en Judée-Samarie ». (autrement dit en Cisjordanie). C’est le projet en cours d’installations de 500 000 à 1 million de colons sur le sol de Palestine tout en parquant les habitants palestiniens dans des sortes de bantoustans sans droits, à défaut de pouvoir les faire fuir.

La volonté du gouvernement de s’accaparer les pleins pouvoirs en réduisant à néant le rôle de la cour suprême, après les lois sur « l’État-nation » devient donc bien le moyen politique et juridique de l’annexion définitive de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, tandis que la bande de Gaza reste une prison à ciel ouvert.

Le processus ne date pas d’hier. Depuis la conquête de ces terres palestiniennes en 1967, tous les gouvernements, ceux classés à gauche comme ceux de droite ont développé une même stratégie de colonisation devant aboutir, peu ou prou, à une annexion. Le pouvoir actuel est tout à la fois une résultante de cette politique et de sa mise au grand jour, sans fard et faux semblants, sans actions concrètes des États-Unis et de l’Union européenne pour l’empêcher.

Cette transformation juridique allie d’un même mouvement l’étranglement des libertés pour les citoyens Israéliens eux-mêmes, des dispositions sexistes et homophobes, et le renforcement de l’occupation militaire et la colonisation. Rien ne dit qu’un tel État théocratique et ethniciste prônant « la préférence nationale » ne conditionnerait pas l’attribution de la citoyenneté israélienne aux Juifs selon un certain nombre de critères de reconnaissance de la judéité déterminée par les clans religieux les plus puissants. Les populations israéliennes ont donc raison d’être inquiètes et d’agir. Elles se trouvent dans une contradiction que notre solidarité de combat devrait aider à dépasser.

La coalition portée au pouvoir lors de scrutin de l’an dernier n’était sans doute pas ce que souhaitaient nombre d’électeurs : chacun a voté pour son clan en dépit de ses capacités à gouverner. Nombre de citoyens Israéliens ne s’attendaient sans doute pas à la naissance d’un monstre hybride jailli des laboratoires des droites dont B Netanyahou échappant aux poursuites judiciaires est devenu la tête incontestée sous peine d’éclatement de l’ensemble. C’est en effet, un vote au scrutin proportionnel intégral à un seul tour qui a permis cette majorité fascisante à la Knesset. De fait, dans de multiples secteurs de la société israélienne, l’inquiétude grandit sur l’avenir de la nation née, il y a seulement 75 ans.

Cela complique la construction d’un rapport de force dans la rue alors que les puissances occidentales si promptes à se gargariser du respect de la Charte des Nations-Unies laissent faire. Et le pouvoir israélien profite de ce moment critique où les yeux sont tournés vers la guerre en Ukraine. Voilà qui oblige plus que jamais à notre solidarité envers un peuple miné par les inégalités, une classe ouvrière qui paie un lourd tribut du fait des dépenses pour la colonisation. Le mouvement est si profond que plus de 10 000 réservistes dont des officiers de haut rang ont décidé de ne plus servir le pouvoir, des responsables des services de sécurité protestent dans la presse, des secteurs du patronat contestent la réforme en cours, le syndicat Histadrout menace d’une grève générale. Ce puissant mouvement peut créer des conditions nouvelles pour un bilan de l’histoire et des remises en cause au sein de la société israélienne, et une revitalisation des forces de gauche parmi lesquelles il faut saluer le combat courageux de nos amis du Parti communiste israélien.

À une essentielle condition : le retour d’Israël dans ses frontières d’avant la guerre de juin 1967. Des personnalités de premier plan, notamment dans l’armée prennent conscience que les choix politiques consistant à bafouer les décisions de l’ONU ouvrant la voie à l’existence de deux États sont non seulement une impasse, mais une menace pour l’existence même d’Israël. Un ancien général de l’armée israélienne, M. Amiran Levin après avoir qualifié l’armée israélienne de « partenaire de crime de guerre » « lorsqu’elle assiste sans rien faire aux attaques de colons israéliens contre des Palestiniens a lancé cette alerte.  "Nous sommes en train de nous tuer de l’intérieur", s’est-il exclamé sur la chaîne de télévision publique Kan.

Dans les manifestations en Israël, des pancartes portent le slogan ". Non au fascisme" mais aussi de moins en moins rarement "pas de démocratie avec l’occupation". Il est vrai qu’un "peuple qui en opprime un autre ne peut pas être libre" .

Les Palestiniennes et Palestiniens subissent actuellement, une accélération de la dégradation de leur situation, un renforcement de l’occupation découlant de la stratégie engagée par le gouvernement d’ultradroite raciste sous la baguette de M. Netanyahou.

Malgré la dureté de la vie imposée aux enfants, aux femmes, aux travailleurs en Cisjordanie, avec courage et détermination le peuple palestinien refuse de plier. Les actions de résistance se multiplient. Les Palestiniennes et Palestiniens sont dans leur droit. Ceux que l’on appelle en Israël »les résidents d’avant-postes« , »c’est-à-dire les colons qui volent des terres pour élargir les colonies ou en implanter de nouvelles ont accentué les violences ces derniers mois avec 600 attaques contre des Palestiniens et leurs biens***. L’armée n’a pas contesté ce chiffre. Le pogrom perpétré par des colons dans la ville de Huwara en février dernier sans que l’armée n’y mette fin, l’équipée sauvage, officiellement initiée, de plus de mille militaires dans le camp de réfugiés de Jénine début juillet, avec des bulldozers rasant des habitations, des drones tueurs, et même un tir de missile tuant douze personnes et blessant 118 autres, sont des éléments d’une escalade dans la violence. La « vengeance » proclamée par M. Ben Gvir, le « ministre de la sécurité nationale » est le prétexte pour aboutir à une guerre totale destinée à écraser un peuple qui ne se laissera pas faire. Il luttera jusqu’au bout pour disposer de sa terre et de son État.

Nous sommes à ses côtés pour l’application du droit international : deux États dans les frontières de 1967, démantèlement des colonies Israéliennes, libération du territoire de Gaza, fin du système d’apartheid, libération de tous les prisonniers politiques dont Marwan Barghouti est la figure de proue. Le peuple Palestinien a urgemment besoin de bénéficier d’un mécanisme de protection internationale sous l’égide de l’ONU.

Notre solidarité pour le droit et les libertés en Israël et pour ouvrir la voie à la création de l’État de Palestine dans les frontières de 1967 doit considérablement se renforcer. Il n’y aura pas de liberté et de mieux vivre, en Israël tant que ce pays oppressera, spoliera, occupera La Palestine.

* « avant-postes » installations sauvages de colons sur le territoire palestinien qui constituent par la suite des colonies légalisées par le pouvoir israélien. *
 
 
Démocratie en Israël et libération de la Palestine : même combat - Par Patrick Le Hyaric, L'Humanité, 23 août 2023
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24 août 2023 4 24 /08 /août /2023 13:19
Imposer l'austérité, « reciviliser », stopper l’immigration… ce qu’il faut retenir de l’interview de Macron - Julia Hamlaoui, L'Humanité, 24 août 2023
Imposer l'austérité, « reciviliser », stopper l’immigration… ce qu’il faut retenir de l’interview de Macron

C’est aussi la rentrée pour Emmanuel Macron. Une rentrée à droite toute. Imposer l'austérité, « reciviliser », stopper l’immigration, rétablir l’autorité à l’école… autant de sujets abordés dans l’interview accordée par le président de la République au Point ce jeudi, dans laquelle il détaille également l'« initiative politique d’ampleur » promise cet été.

Publié le
Jeudi 24 août 2023
 

Après la catastrophe des « 100 jours d’apaisement » - d’abord rattrapés par les casserolades contre la réforme des retraites puis par les émeutes suite à la mort de Nahel -, le président de la République avait promis au cœur de l’été « une initiative politique d’ampleur » pour la rentrée. Il en livre les détails dans une très longue interview dans l’hebdomadaire Le Point de ce jeudi.

Si Emmanuel Macron y assure qu’une coalition n’est pas possible en l’état, les perspectives politiques qu’il y déroule ont tout pour séduire la droite LR. Le chef de l’État a d’ailleurs pris soin de téléphoner mardi soir au patron des Républicains, Éric Ciotti. « Le président lui a parlé de son “initiative”, qui serait une sorte de séminaire où chacun pourrait parler librement » avant « une longue discussion » sur « l’immigration, l’actualité internationale ou l’économie », a expliqué à l’AFP l’entourage du député des Alpes-Maritimes. Imposer l'austérité, « reciviliser », stopper l’immigration, rétablir l’autorité à l’école… ce qu’il faut retenir de l’interview présidentielle

Les éternels « pognon de dingue » et « travailler plus »

La formule n’est pas reprise, mais l’esprit reste le même : les dépenses sociales coûtent « un pognon de dingue » . « C’est une réalité que nous avons un haut niveau de dépenses publiques et que nous devons continuer à le faire baisser en commençant par réduire les dispositifs exceptionnels mis en place pour faire face à la crise des prix de l’énergie », juge Emmanuel Macron qui pointe également « la dépense sociale qui représente près de la moitié des dépenses publiques ». Le cap de la réduction des déficits - et de l’austérité qui l’accompagne et à laquelle Élisabeth Borne a commencé à préparer les esprits – est réaffirmé : « Nous commencerons à diminuer le poids de la dette en 2026 et repasserons sous les 3 % de déficit en 2027. »

Se félicitant des très contestées réformes des retraites (qui « accroît justement la quantité de travail ») et de l’assurance chômage, « je ne saurais me contenter d’un taux de chômage à 7 % », prévient le chef de l’État alors qu’il est interrogé sur de possibles nouvelles «  réformes du marché du travail ». Et de plaider, dans la foulée, pour un « système d’assurance-chômage véritablement contracyclique – donc d’autant plus protecteur que le taux de chômage est élevé et inversement – et en allant chercher ceux qui sont en chômage de longue durée ».

« Reciviliser » les quartiers populaires, le mépris de classe brandi en étendard

Les mots sont plus élégants, mais on n’est pas loin du « nettoyage au karcher » proclamé en son temps par Nicolas Sarkozy . « J’ai parlé de décivilisation il y a quelques mois. C’est bien cela que nous avons vu. Il faut donc s’atteler à reciviliser », déclare Emmanuel Macron à propos des émeutes qui ont secoué les quartiers populaires après la mort de Nahel abattu à bout portant par un policier en juin dernier. Sans un mot pour les violences policières, le chef de l’État - s’il ne fait pas de lien direct avec l’immigration ( « ce ne sont pas les étrangers qui ont causé ces émeutes, 90 % sont nés français ») - pointe  « l’intégration » comme le problème central. Et de l’une à l’autre il n’y a qu’un pas : « En résumé oui, il faut réduire l’immigration, mais il faut continuer en parallèle d’agir par l’école, l’intégration, l’autorité, la République. Et l’économie », assure-t-il d’ailleurs plus loin. Un gage de plus donné à l'extrême droite.

D'ailleurs, l'hôte de l’Élysée en profite pour creuser le sillon de décrédibilisation du mouvement écologiste entrepris par l'exécutif depuis des mois : « le radicalisme suscite toujours des réactions et crée des clivages dangereux pour la cause même que l'on entend servir », estime-t-il renvoyant les  activistes du climat à « un hyperindividualisme où chacun estime détenir seul la vérité ».

« Cela montre que le chantier de la famille est essentiel. Ensuite, il y a la place de l’école, de la régulation des écrans, de l’intégration par l’économie et l’emploi », ajoute le président à propos de la réponse aux émeutes. Faire de l'éducation une priorité serait plutôt une bonne nouvelle. Mais, là encore, le projet présidentiel ressemble à s'y méprendre aux vieilles lunes de la droite. « Il y a ce travail en profondeur : l’apprentissage de la langue, le retour de l’autorité du maître à l’école, le travail avec les parents », explique le chef de l’État qui déroule la martingale du retour « des savoirs fondamentaux, lire, écrire, compter, se comporter » au cœur des apprentissages qui seront évalués chaque année en primaire.

« Nous devons laisser plus d’autonomie aux établissements, dans leurs projets, dans leurs recrutements, comme nous l’avons fait à Marseille », vante aussi le chef de l’État qui plaide en faveur d'une rentrée scolaire dès le 20 août pour les élèves « qui en ont besoin », ou encore pour la refonte des programmes d’histoire et d’ « instruction civique ». S’il évoque le problème de l'absence de remplacements des profs absents, il ne précise pas les moyens qui seront alloués à le résoudre. Et, pour le collège, il mise aussi sur une pré-orientation : « Dès la cinquième, il s’agit de faire entrer les métiers au collège.  »

Des œillades aux LR en vue de la réforme sur l’immigration

« Est-ce qu’on est submergés par l’immigration ? Non. C’est faux de dire cela. Cela dit, la situation que nous connaissons n’est pas tenable et nous devons réduire significativement l’immigration, à commencer par l’immigration illégale. Nous avons une obligation de résultat », a déclaré le président de la République. Un « non, mais » qui en dit long sur un sujet objet de surenchères permanentes entre la droite et l’extrême droite.

 Pour ce faire, il faut mieux protéger nos frontières extérieures, européennes, car rappelons-le, la France n’est pas un pays de première entrée en Europe, mais surtout d’immigration secondaire pour des étrangers entrés par un autre pays de l’Union européenne », poursuit Emmanuel Macron en annonçant qu’il va «  mandater dès la rentrée le ministre de l’Intérieur pour repartir du projet du gouvernement, échanger avec toutes les forces d’opposition qui vont dans ce même sens et construire un projet le plus efficace possible » .

Une « initiative politique d’ampleur » résumée à une rencontre avec les chefs de partis

On allait voir ce qu’on allait voir. Après l’échec des « 100 jours d’apaisement », le chef de l’État avait promis une « initiative politique d’ampleur » pour la rentrée. Au final, celle-ci se résumera en une rencontre la semaine prochaine avec « toutes les forces politiques représentées » au Parlement. La réunion, qui pourrait avoir lieu mercredi 30 août selon certains partis politiques conviés, portera « sur la situation internationale et ses conséquences sur la France, et sur les nuits d’émeutes que nous avons vécues, avec pour objectif de prendre des décisions pour renforcer l’indépendance de notre pays et rebâtir notre nation et tout ce qui la tient ». « Sortiront de ces travaux des décisions immédiates, des projets et propositions de loi, mais aussi des projets de référendums », ajoute Emmanuel Macron, dans cette interview-fleuve.

Parmi ceux-ci, pourrait revenir la réforme des institutions abandonnée lors du premier quinquennat ou encore le chantier de la décentralisation.« Nous devons poser la question de l’organisation territoriale qui est confuse et coûteuse, dilue les responsabilités. On voit bien qu’entre les communes, intercommunalités, départements et régions, on a trop de strates et un problème de clarté des compétences », estime l'hôte de l’Élysée, en écho au « conseiller territorial » voulu par Sarkozy en son temps et qui n'avait finalement pas vu le jour.  

Sur l'international, des positions réaffirmées 

« Une bonne négociation sera celle que les Ukrainiens voudront », affirme Emmanuel Macron à propos de la guerre menée par la Russie chez son voisin. L'hôte de l'Elysée assure qu'il discutera « quand ce sera utile » avec Vladimir Poutine à qui il reproche de nourrir « le désordre du monde »« tout en étant membre du Conseil de Sécurité de l’ONU ». Le président de la République avait aussi assuré dès mercredi, à l'occasion d'un sommet, que la France ne reconnaissait pas « l'annexion par la Russie de territoires ukrainiens », après des propos controversés de son prédécesseur Nicolas Sarkozy qui avait jugé « illusoire » un  « retour en arrière » sur la Crimée. 

Quant aux interventions militaires françaises au Sahel, elles « ont été des succès », estime-t-il malgré la détérioration des relations avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Concernant ce dernier pays, le chef de l’État appelle  à la « restauration de l’ordre constitutionnel » et à la libération du président Mohamed Bazoum, renversé le 26 juillet par des militaires« Ce coup d’État est un coup contre la démocratie au Niger, contre le peuple nigérien et contre la lutte antiterrorisme ».

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24 août 2023 4 24 /08 /août /2023 07:05
Eliane Assassi en visite dans le Finistère, reçue à Pont l'Abbé par la section du PCF Pays Bigouden ce 23 août, avec Hervé Bramy
Eliane Assassi en visite dans le Finistère, reçue à Pont l'Abbé par la section du PCF Pays Bigouden ce 23 août, avec Hervé Bramy

Eliane Assassi, présidente du groupe communiste- républicain-citoyen-écologiste (CRCE) au Sénat, et de la commission d'enquête sur les cabinets de conseil grassement rémunérés et liés à des multinationales et des groupes financiers et leur influence sur l'Etat et les politiques, Mc Kinsey au premier chef, a été invitée avec Hervé Bramy son mari, ancien responsable de la commission écologie du parti, et président de la société des lecteurs de l'Humanité, par la section du pays bigouden du PCF à Pont l'Abbé.

Échanges chaleureux et fraternels sur les problèmes de logement, de santé et de désertification médicale, de la détérioration de l'hôpital public, sur l'augmentation des charges d'électricité, de gaz, pour les particuliers, les collectivités, les entreprises, liés à l'ARENH mis en place par Sarkozy, à la privatisation et à l'ouverture a la concurrence de EDF-GDF et aux logiques de spéculation que ça implique, sur le rôle du sénat et des élus militants du parti communiste, sur le bouleversement climatique et les moyens d'y répondre.

Un moment très précieux et intéressant avec nos deux cadres du Parti en vacances dans le pays bigouden, moment d'échanges avec Eliane Assassi, introduit par Maryse Rousseau, secrétaire de section, et Ismaël Dupont, secrétaire départemental. 

La nécessité du soutien au journal L'Humanité a été réaffirmé par des ventes de vignettes bon de soutien et des promesses de souscription.

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24 août 2023 4 24 /08 /août /2023 07:02
Inscrivez-vous comme bénévoles sur le stand de la fédération PCF du Finistère à la fête de l'Humanité
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Inscrivez-vous comme bénévoles sur le stand de la fédération PCF du Finistère à la fête de l'Humanité
(Photos de la fête de l'Humanité 2022 sur le stand du Finistère)
 
La 88ème fête de l'Humanité aura lieu les 15, 16, 17 septembre à la base 217 de Plessy Pâté - Bretigny sur Orge dans l'Essonne (91). C'est dans moins d'un mois. https://fete.humanite.fr/
La fédération a 450 bons de soutien à vendre (40 € pour un bon d'entrée sur les 3 jours à valider par internet).
La vente de ces bons de soutien est décisive pour l'équilibre financier de la fête: ce sont d'abord des soutiens financiers au journal L'Humanité et il est possible d'en acheter auprès de la fédération et des sections communistes même si on ne peut pas venir à la fête.
La programmation musicale cette année est très impressionnante encore, avec beaucoup de chanteurs et chanteuses qui parlent à la jeunesse.
Vendredi 15 septembre : Ashe 22, Djadja & Dinaz, Imany, Juste Shani, Les vulves assassines, Martin Luminet, Martin Solveig, Meryl, Mézigue - Mad Rey, Pardonnez-nous, Simia
Samedi 16 septembre: Bigflo & Oli, Bilal Hassani, Braco, Brö, Disiz, Dub Inc, Jeanne Added, La Femme, Mass Hysteria, Médine, Michel Cloup, Ottis Cœur, Rebeka Warrior, Sidi Wacho, Sool King, UR Trax
Dimanche 17 septembre: Angèle, Caballero & Jeanjass, Florent Marchet, Goran Bregovic, Hubert-Felix Thiefaine, La P'tite fumée, Souad Massi, Suzanne Vega, Zaho de Sagazan
La programmation des débats politiques, elle, y sera comme d'habitude d'une richesse incroyable (programme à venir)
Le stand du PCF Finistère aura comme d'habitude un bar, un restaurant (encornets à l'armoricaine-riz, saucisses de Molène et pommes de terre grenailles, huîtres). Nous serons proches de la grande scène, sur l'avenue Elsa Triolet, à l'angle de l'avenue Gisèle Halimi, entre la section de Fresnes et l'Espace Famille, face à l'espace débat et fest-noz Bretagne et au stand du Morbihan.   
Nous avons besoin comme chaque année de bénévoles motivé.e.s pour faire tourner le stand. Merci de prendre contact avec la fédération si vous pouvez vous porter volontaire.
 
federation@29.pcf.fr / 02 98 43 47 78
 
Pour les bénévoles qui travaillent sur un moins un service par jour (plage de 3h), il sera possible de dormir sous tente derrière le stand du PCF Finistère, dans la limite des places disponibles (elles seront plus importantes que l'an passé).
 
Une réunion de travail du groupe d'animation qui gère le stand du Finistère à la fête de l'Humanité est prévue à Morlaix, au local du PCF 2 petite rue de Callac à 10h le mardi 22 août
 
Une quinzaine de personnes sont prévues dans l'équipe de montage déjà.
Inscrivez-vous comme bénévoles sur le stand de la fédération PCF du Finistère à la fête de l'Humanité
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24 août 2023 4 24 /08 /août /2023 05:33

 

Le Secours rouge devient au tournant des années 1930 un acteur central de la politique anticoloniale du Komintern. Après avoir fait ses premières armes en défendant les militants communistes de métropole inculpés du fait de leur engagement en 1925-1926 contre la guerre au Maroc, le SRI mène campagne en 1930 contre le centenaire de la colonisation de l’Algérie, avant d’animer un an plus tard l’agitation à Paris contre l’exposition coloniale internationale.

 

 

Il est aussi associé à la préparation de la contre-exposition, intitulée « La vérité sur les colonies », qu’organise la Ligue contre l’impérialisme et qui constitue un important moment de convergence entre communistes, surréalistes et militants anticolonialistes.

Alors que toute activité révolutionnaire ou indépendantiste est immédiatement réprimée dans les colonies, le Secours rouge est en première ligne dans la défense des militants communistes et nationalistes, qui écopent de lourdes peines et sont parfois menacés de mort. Par l’intermédiaire des avocats dépêchés sur place et des marins qui assurent les liaisons depuis la métropole vers les grands ports coloniaux, le SRI parvient à s’implanter dans plusieurs colonies et participe à la construction de mouvements légaux pour mener la lutte. À Madagascar par exemple, la présence du Secours rouge a permis de former ensuite une section du Parti communiste.

Mais c’est la question indochinoise qui, à partir de 1930, concentre la plupart des efforts du SRI. Dans cette colonie lointaine, une répression de masse s’exerce contre les aspirations indépendantistes du peuple vietnamien. Plusieurs soulèvements nationalistes et communistes sont écrasés, tandis que les autorités se livrent à une véritable épuration, au prix de plusieurs milliers de morts, dans les zones reprises aux mains des insurgés. « L’impérialisme français nage dans le sang en Indochine », peut-on lire dans La Défense, le journal du SRI.

Entre l’écrasement de la révolte nationaliste de Yen-Bay en février 1930 et le procès monstre de Saigon en mai 1933 qui condamne huit révolutionnaires à mort, le Secours rouge multiplie les protestations. Dans les meetings, sur les bancs de l’Assemblée nationale ou dans les délégations au ministère des Colonies, on réclame l’amnistie pour les 10 000 prisonniers politiques indochinois. Des dizaines d’écrivains et intellectuels, parmi lesquels Henri Barbusse, André Malraux, Romain Rolland ou Andrée Viollis, offrent une caisse de résonance à ces mobilisations en constituant un Comité d’amnistie et de défense des Indochinois et des peuples colonisés.

En 1931, le gouvernement fait expulser de métropole Nguyen Van Tao, membre du Comité central du PCF, arrêté quelques mois plus tôt après avoir organisé une manifestation d’étudiants vietnamiens sous les fenêtres de l’Élysée. Dénonçant un « enlèvement » politique, le SRI envoie à Saigon l’un de ses avocats, Gaston Pérau, qui se voit interdit par les autorités locales de plaider pour défendre 150 inculpés indochinois ayant pourtant fait appel à lui.
La mobilisation culmine avec le départ d’une délégation chargée d’enquêter sur les crimes coloniaux commis en Indochine. Financée par une grande souscription populaire, elle est composée du secrétaire du SRI Jean Barthel (pseudonyme de Jean Chaintron), d’Elie Bruneau de la CGTU et du député communiste Gabriel Péri, qui s’embarquent de Marseille le 26 janvier 1934. Constamment surveillés par la police, confrontés à l’hostilité des milieux coloniaux locaux, les trois délégués arpentent durant un mois la région. Forts de leurs observations et des nombreux témoignages recueillis, ils dressent à leur retour un sombre tableau de la colonie, qu’ils présentent dans une soixantaine de meetings.

Corentin Lahu

 

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23 août 2023 3 23 /08 /août /2023 06:44

Dans le journal "La Terre", une expression forte de Fred Giraud au nom de la fédération PCF des Deux-Sèvres sur les procédures judiciaires à l'encontre des opposants aux méga-bassines.

La fédération des Deux-Sèvres du PCF appelle à soutenir les camarades poursuivis, dont un qui a eu un verdict d'un an de prison ferme en août, d'autres d'un an avec sursis, et à soutenir David Bodin, secrétaire de l'UD CGT et militant par ailleurs du PCF, convoqué avec d'autres militants syndicaux opposés aux mega-bassines le 8 septembre au tribunal correctionnel de Niort. Sophie Binet sera présente pour le soutenir le 8 septembre à Niort devant le tribunal. Saint-Soline, un cas d'école de la brutalité et de la violence des pratiques du président Macron et de son gouvernement face au mouvement social, syndical, écologiste, et aux oppositions citoyennes.

Photo Le Convoi de l’eau : @lessoulevements

Photo Le Convoi de l’eau : @lessoulevements

Non à la guerre de l’eau ! Vive La Paix De L’eau

 

Par Frédéric GIRAUD, secrétaire départemental Fédération PCF en Deux-Sèvres.


Le tribunal Correctionnel de Niort a prononcé début août la condamnation à un an de prison pour Loïc S., militant écologiste et « anti-bassines », de la prison avec sursis pour trois autres participants à la manifestation de Sainte-Soline !

En parallèle, le secrétaire de l’Union Départementale CGT du département des Deux-Sèvres, également adhérent du PCF, est cité à comparaître le 8 septembre prochain devant le même Tribunal, au motif de « soupçons d’organisation de manifestation interdite ». Ce camarade sera jugé avec 7 autres militants anti-bassines, de Sud Solidaires, de la Confédération Paysanne, de BNM (Bassines Non Merci), des Soulèvements De La Terre,…

Après le dramatique bilan humain de la manifestation du 25 mars 2023 à Sainte-Soline,
la répression de l’État Macron s’abat sans discernement : garde à vue, tabassage d’un militant chez lui par des « barbouzes », recours à la brigade anti-terroristes, emprisonnement pendant plusieurs semaines avant sa comparution pour Loïc S., traçage ADN, etc… et poursuites judiciaires de plusieurs militants… Mais aucun des gendarmes qui ont blessé des manifestants, y compris très grièvement, ne sont à ce jour poursuivis et ne le seront jamais faute de pouvoir les identifier !!!

Ces actions qui utilisent systématiquement la violence, la peur, l’intimidation et amalgament les manifestants à des factieux ne relèvent en aucun cas d’un État de droit. Elles participent d’une stratégie de pourrissement du mouvement massif et déterminé contre les méga-bassines et contre la privatisation de l’eau. Il en a été de même lors du mouvement contre la réforme des retraites et auparavant, contre les Gilets Jaunes.

Nous saluons le rapport des observateurs de la Ligue des Droits de l’Homme sur les « faits » qui se sont produits lors de la manifestation de Sainte-Soline. Ils sont incontestables : il s’est agi d’« empêcher l’accès à la bassine quel qu’en soit le coût humain ». Rappelons que la bassine n’était alors qu’un trou de terre entouré de grilles !

Nous, militant.es du PCF présent.es lors de cette manifestation, restons choqué.es d’avoir vu un tel déploiement de violence de la part des forces de l’ordre qui ont frappé les manifestant.es présent.es dans les cortèges avec des armes de guerre, grenades de désencerclement, grenades lacrymogènes et assourdissantes, et autres quads armés !… 3200 gendarmes, 9 hélicoptères !

« Quel que soit le décompte exact de l’utilisation des armes à Sainte-Soline, nous retiendrons qu’il a été fait usage de plusieurs milliers de munitions d’armes de guerre dont certaines dysfonctionnaient, mettant encore plus en danger les manifestant•e•s. Elles étaient tirées de manière indiscriminée pendant quasiment deux heures, témoignant d’une intensité exceptionnelle et d’un usage immodéré du recours à la force » (extrait du rapport définitif de la LDH du 10 juillet 2023).

Six experts de l’ONU ont indiqué dans une lettre au gouvernement français leur inquiétude sur les violences policières et plus largement la non prise en compte de la problématique de l’eau par ce gouvernement : « Nous sommes profondément préoccupés par la criminalisation des individus qui manifestent contre les méga-bassines, ainsi que les dérives de la stratégie du maintien de l’ordre…par la poursuite du développement des projets de méga-bassines en France » .

Que faut-il de plus, à ce gouvernement, qui se dit garant de la République, pour reconnaître l’impasse de la répression et l’impasse écologique des méga-bassines ? Des morts ?

Avec le collectif BNM dans lequel le PCF 79 est impliqué depuis le début du mouvement, avec les SDLT, la Confédération Paysanne, l’UD CGT 79, Sud Solidaires, de nombreuses associations, des élu.es politiques dont les élu.es régionaux PCF à la Région Nouvelle Aquitaine, nous demandons un moratoire de tous les chantiers en cours qui permette d’établir un dialogue sur la construction d’un projet de territoire de gestion de l’eau et de l’agriculture, élaboré démocratiquement.

Plus largement, l’eau est vitale et doit être partagée, son accès ne doit pas être source de conflit entre les pays, entre les peuples et entre les régions. Le défi climatique renforce l’exigence d’un nouveau modèle de coopération basé sur l’entraide, inséparable du désarmement et de la consolidation de la paix dans le monde.

Pour le PCF, protéger et défendre l’eau et son usage dans le Marais Poitevin, c’est aussi construire la paix, en France et dans le monde !

Le maintien de l’ordre doit garantir la liberté de manifester, qui est un droit constitutionnel fondamental de notre République. Il doit être respecter point barre.

Pour que vive la paix de l’eau et non la guerre de l’eau !


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23 août 2023 3 23 /08 /août /2023 05:28

 

 

 

 

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22 août 2023 2 22 /08 /août /2023 18:35
À un mois de la Fête, l’Humanité cambriolée a besoin de votre soutien - Fabien Gay
À un mois de la Fête, l’Humanité cambriolée a besoin de votre soutien
Publié le Lundi 21 août 2023 - l'Humanité

Chers lectrices et lecteurs, Alors que l’été n’est pas encore achevé et que notre rédaction est mobilisée pour continuer de décrypter l’actualité, un mauvais coup est venu frapper le groupe l’Humanité. Dans la nuit du mercredi 16 août au jeudi 17 août, le bâtiment où nous avons nos bureaux a été cambriolé. Quasiment toutes les entreprises de l’immeuble ont également été visitées et je veux leur apporter notre plein soutien.

En ce qui nous concerne, ce sont une cinquantaine d’ordinateurs qui ont été dérobés avec d’autres outils informatiques, comme le matériel vidéo, auxquels s’ajoutent des dégradations importantes qui occasionnent des désagréments importants pour notre vie commune.

Un mauvais coup dans une période charnière

C’est d’autant plus un mauvais coup qu’il se produit dans une période charnière pour toutes nos équipes. Nous avions récemment renouvelé l’ensemble de nos outils informatiques pour assurer dans les meilleures conditions le changement d’outil éditorial le 4 septembre et le lancement de notre nouvelle plateforme numérique, de notre nouvelle liseuse et la création de notre application numérique pour le 15 septembre prochain.

Depuis, des milliers de messages de soutien nous parviennent. Cela nous va droit au cœur.

De plus, tout le service de la Fête de l’Humanité qui devait emménager ce jeudi 17 août sur le terrain pour assurer le montage, l’accueil des militants et des prestataires se retrouve sans outils informatiques.

Grâce à la solidarité de nos équipes, nous avons pu assurer la sortie des éditions et les équipes de la Fête ont pu s’installer sur le terrain ce week-end. Depuis vendredi, des milliers de témoignages nous parviennent pour nous soutenir et nous apporter des mots de réconfort. Cela nous va droit au cœur et révèle l’émoi qui dépasse notre seule rédaction.

Mais, maintenant, nous avons besoin de vous, lectrices et lecteurs, amies et amis et toutes celles et tous ceux qui sont attachés à nos titres et à la Fête de l’Humanité pour assurer le lancement de notre « révolution numérique » le 15 septembre et la Fête de l’Humanité.

Nous appelons chacune et chacun à se mobiliser et à venir en nombre à la Fête, pour y débattre, y échanger, s’amuser, se cultiver et nous soutenir. Nous vous appelons à vous munir du bon de soutien auprès des militants communistes. Nous donnons d’ores et déjà rendez-vous au plus grand nombre le jeudi 14 septembre à 18 h 30 à l’Agora de l’Humanité pour l’inauguration de la Fête.

Une souscription exceptionnelle « Solidarité avec l’Humanité »

Nous lançons dès maintenant une souscription exceptionnelle « Solidarité avec l’Humanité ». Les assurances nous rembourseront, mais les délais seront longs, peut-être de plusieurs mois voire d’un an ou deux. Et c’est maintenant que nous devons remplacer ce matériel pour assurer nos missions à votre service.

En cette fin de mois d’août, nous connaissons des difficultés de trésorerie qui avaient déjà motivé un appel précédent à souscription et qui ne nous permettent pas de faire face à cette nouvelle épreuve. C’est pour cette raison que nous faisons appel à votre générosité pour nous soutenir.

Chaque geste, même modeste, nous sera utile pour permettre l’acquisition rapide de matériel. Nous avons encore une fois besoin de vous et je sais que l’Humanité, bien commun du mouvement social et des progressistes, peut encore et toujours compter sur vous. 

 Pour aider l'Humanité :

  • Je fais un don
    Votre don donne droit à une réduction d'impôt de 66 %, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
    Par exemple, si vous donnez 100 €, vous récupérez 66 €. Si vous donnez 200 €, vous récupérez 132 €. Si vous donnez 500 €, vous récupérez 330 €...
  • Je prends un abonnement de soutien.
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22 août 2023 2 22 /08 /août /2023 05:32

 

La solidarité internationale, expression concrète de l’internationalisme prolétarien, est au cœur du projet du SRI. Sa section française, engagée dans la défense du droit d’asile, est spécialisée dès sa fondation dans l’accueil des exilés révolutionnaires italiens, hongrois ou polonais puis, dans les années 1930, des antifascistes allemands et espagnols. 

 

 

Dans les années 1920, la France est l’un des épicentres de la solidarité avec le mouvement ouvrier et démocratique des pays d’Europe de l’Est et des Balkans frappé par la « terreur blanche ». Alors que de grands procès politiques sont diligentés contre les organisations communistes, le Secours rouge déploie d’importants moyens d’agitation et de propagande pour interpeller les gouvernements et mobiliser l’opinion publique internationale. Il sollicite pour cela, sous la supervision d’Henri Barbusse, le concours d’intellectuels de sensibilités politiques variées et envoie ses avocats les plus renommés à l’étranger.

Le Secours rouge est propulsé sur le devant de la scène médiatique à l’occasion de la mobilisation contre la condamnation à mort aux États-Unis de Sacco et Vanzetti. Malgré la concurrence des libertaires, qui ont formé avec les socialistes un Comité de défense Sacco-Vanzetti, la section française du SRI renforce son influence en démultipliant les moyens d’action engagés. Tandis que les meetings et manifestations font le plein et réunissent des dizaines de milliers de participants, le Secours rouge prend la tête d’une ultime délégation à l’ambassade américaine le 22 août 1927. En vain, puisque la nouvelle de l’exécution des deux anarchistes italiens parvient le lendemain au peuple ouvrier de Paris, qui laisse éclater sa colère dans une émeute d’une rare intensité. « Leur mémoire crie vengeance », clame alors le SRI en appelant à amplifier le combat contre la répression.

Dans les années suivantes, les États-Unis, en proie au suprématisme blanc, restent la cible du Secours rouge, qui dénonce le développement des violences racistes « au pays du dollar, de la chaise électrique et du lynchage ». La campagne internationale qu’il mène au moment de l’affaire des « Scottsboro Boys » parvient à empêcher l’exécution de neuf jeunes noirs injustement condamnés à mort en Alabama en 1931.

Après l’arrivée au pouvoir d’Hitler en Allemagne en 1933, le SRI concentre une large part de son activité dans le soutien aux antifascistes victimes de la répression nazie. Il mobilise ses réseaux pour organiser le transfert et l’accueil de centaines de réfugiés politiques ciblés par le nouveau régime. L’un de ses avocats, Marcel Willard, se rend en Allemagne pour participer à la défense de Georges Dimitrov et des accusés de l’incendie du Reichstag, tandis que le SRI anime, aux côtés d’intellectuels, le comité pour la libération d’Ernst Thaelmann (dirigeant du Parti communiste d’Allemagne).

En 1934, à la suite de l’écrasement en Autriche de l’insurrection ouvrière de février, le Secours rouge envoie à Vienne une délégation de femmes chargées d’aider les familles des emprisonnés. Quelques mois plus tard, lors de la défaite de la Commune des Asturies, il constitue des Comités populaires d’aide aux victimes du fascisme en Espagne, qui accueillent des centaines de syndicalistes et de révolutionnaires échappant à la répression. Cette expérience de solidarité internationale, qui participe alors en France du renforcement de la dynamique antifasciste unitaire, sera réitérée à partir de 1936, à une échelle beaucoup plus grande, au moment de la guerre d’Espagne.

Corentin Lahu

Crédit illustrations : Archives nationales, BMP/Pandor

 

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21 août 2023 1 21 /08 /août /2023 06:09
Il y a 51 ans, la fête de l'Humanité 1972: Photo de notre camarade de Morlaix Jean-Yvon Ollivier sur le stand du Mouvement de la Jeunesse Communiste Nord Finistère, avec Angela Davis à l'honneur (c'était pendant son emprisonnement de 22 mois et les communistes exigeaient la libération de la militante communiste et féministe américaine).  Cette année 2023, au moins 13 membres de la JC du Finistère monteront à la fête de l'Humanité.  En 1972, la fête de l'Humanité mettait à l'honneur Paul Eluard, pour le 20e anniversaire de sa mort, le Ballet "Roméo et Juliette" de Maurice Béjart, un concert mythique des Who, transformant la fête de l'Humanité en petit Woodstock

Il y a 51 ans, la fête de l'Humanité 1972: Photo de notre camarade de Morlaix Jean-Yvon Ollivier sur le stand du Mouvement de la Jeunesse Communiste Nord Finistère, avec Angela Davis à l'honneur (c'était pendant son emprisonnement de 22 mois et les communistes exigeaient la libération de la militante communiste et féministe américaine). Cette année 2023, au moins 13 membres de la JC du Finistère monteront à la fête de l'Humanité. En 1972, la fête de l'Humanité mettait à l'honneur Paul Eluard, pour le 20e anniversaire de sa mort, le Ballet "Roméo et Juliette" de Maurice Béjart, un concert mythique des Who, transformant la fête de l'Humanité en petit Woodstock

"La Bretagne lutte pour une terre de bonheur dans une France démocratique" - le slogan (correspondant à un projet étoffé et cohérent des communistes bretons pour leur région et son développement humain) en exergue de l'auberge bretonne de la section de Morlaix (PCF et MJCF) pour la fête de l'Humanité 1974.  Giscard a remporté les élections présidentielles mais le parti communiste, en implantation militante et locale, est plus fort que jamais depuis la Libération, et peut nourrir des espoirs de lendemain qui chantent, d'autant que le marxisme et les idées de révolution sociale et économique et d'égalité sont très présentes dans la société, en Bretagne comme ailleurs.

"La Bretagne lutte pour une terre de bonheur dans une France démocratique" - le slogan (correspondant à un projet étoffé et cohérent des communistes bretons pour leur région et son développement humain) en exergue de l'auberge bretonne de la section de Morlaix (PCF et MJCF) pour la fête de l'Humanité 1974. Giscard a remporté les élections présidentielles mais le parti communiste, en implantation militante et locale, est plus fort que jamais depuis la Libération, et peut nourrir des espoirs de lendemain qui chantent, d'autant que le marxisme et les idées de révolution sociale et économique et d'égalité sont très présentes dans la société, en Bretagne comme ailleurs.

La crêperie bretonne du mouvement de la Jeunesse communiste, 8 et 9 septembre 1973. On était 3 jours avant le coup d'Etat de Pinochet au Chili. Angela Davis, libérée, était présente à la fête de l'Humanité, la veuve de Picasso, Jacqueline, également. Le groupe de percussion de Chuck Berry avait donné un concert mythique sur la grande scène: https://www.ina.fr/.../video/caf97034320/fete-de-l-humanite - Photo de notre camarade de Morlaix Jean-Yvon Ollivier

La crêperie bretonne du mouvement de la Jeunesse communiste, 8 et 9 septembre 1973. On était 3 jours avant le coup d'Etat de Pinochet au Chili. Angela Davis, libérée, était présente à la fête de l'Humanité, la veuve de Picasso, Jacqueline, également. Le groupe de percussion de Chuck Berry avait donné un concert mythique sur la grande scène: https://www.ina.fr/.../video/caf97034320/fete-de-l-humanite - Photo de notre camarade de Morlaix Jean-Yvon Ollivier

Photo souvenir - L'Auberge bretonne à la fête de l'Humanité dans les années 70. Archives de Jean-Luc Le Calvez

Photo souvenir - L'Auberge bretonne à la fête de l'Humanité dans les années 70. Archives de Jean-Luc Le Calvez

Bretagne Nouvelle... 11 août 1968, photo du stand de la federation PCF Finistère de la fête de l'humanité de Vincennes... On invite les sections a s'emparer de l'exemple des initiatives de la section de Saint-Pol-de-Leon qui confectionne des poupées, des cartes postales, décore des coquillages vendus à la fête de l'humanité.

Bretagne Nouvelle... 11 août 1968, photo du stand de la federation PCF Finistère de la fête de l'humanité de Vincennes... On invite les sections a s'emparer de l'exemple des initiatives de la section de Saint-Pol-de-Leon qui confectionne des poupées, des cartes postales, décore des coquillages vendus à la fête de l'humanité.

La photo du stand de la JC Finistère de 1961, réutilisée par le journal communiste Bretagne Nouvelle le 11 août 1968.

La photo du stand de la JC Finistère de 1961, réutilisée par le journal communiste Bretagne Nouvelle le 11 août 1968.

Les JC du Finistère a la fête de l'Huma. Photo de la fête de l'humanité 1965 sur le stand du Finistère des jeunesses communistes avec une centaine de camarades de la JC. Préparation de la fête de l'humanité 1966 les 10 et 11 septembre sur Vincennes avec Gilbert Bécaud, Johnny Halliday, Mireille Mathieu, Hugues Auffray. Humanite-Dimanche, 7 août 1966. Supplément Notre Finistère.

Les JC du Finistère a la fête de l'Huma. Photo de la fête de l'humanité 1965 sur le stand du Finistère des jeunesses communistes avec une centaine de camarades de la JC. Préparation de la fête de l'humanité 1966 les 10 et 11 septembre sur Vincennes avec Gilbert Bécaud, Johnny Halliday, Mireille Mathieu, Hugues Auffray. Humanite-Dimanche, 7 août 1966. Supplément Notre Finistère.

D'ici les semaines qui nous séparent de la fête de l'Humanité, nous vous proposons de partagez vos photos souvenirs des stands du Finistère (sections - fédérations - Jeunesses communistes) à la fête de L'Humanité, des années 50 aux années 90, avec les récits et anecdotes qu'elles évoquent.

dupont.ismael@yahoo.fr / federation@29.pcf.fr 

Publications à venir dans "Le Chiffon Rouge" et "Rouge Finistère" et sur la page Facebook Stand du Finistère - Fête de l'Humanité

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