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21 août 2023 1 21 /08 /août /2023 06:08
Une page facebook pour le stand du PCF Finistère à la fête de l'Humanité

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Stand du Finistère - Fête de l'Humanité

Consultez et partagez les publications de notre page Facebook pour le stand du Finistère à la fête de l'Humanité, partagez vos souvenirs de la fête de l'Humanité, vos photos, retrouvez l'historique du stand du PCF Finistère, les renseignements pratiques pour le stand et ses bénévoles en 2023.

Stand du Finistère - Fête de l'Humanité

A la Fête de l'Humanité, parmi les participants ou comme bénévole sur un stand, celui du Finistère en particulier... Vignette bon de soutien - droit d'entrée des trois jours pour la fête de l'Humanité (à Le Plessis Pâté dans l'Essonne du 15 au 17 septembre) à acheter auprès des militants du Parti communiste français au prix de 40 euros.

A la Fête de l'Humanité, parmi les participants ou comme bénévole sur un stand, celui du Finistère en particulier... Vignette bon de soutien - droit d'entrée des trois jours pour la fête de l'Humanité (à Le Plessis Pâté dans l'Essonne du 15 au 17 septembre) à acheter auprès des militants du Parti communiste français au prix de 40 euros.

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21 août 2023 1 21 /08 /août /2023 05:25

 

 

 

 

 

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20 août 2023 7 20 /08 /août /2023 07:56
Concentration dans les médias, des empires pour le pire - Cathy Dos Santos, L'Humanité, 12 août 2023
Concentration des médias, des empires pour le pire
Publié le
Samedi 12 août 2023
 

La mort dans l’âme, une majorité de nos consœurs et de nos confrères ont décidé de quitter la rédaction du « Journal du dimanche » (« JDD »), au terme d’une grève de six semaines. Ils abandonnent une « maison », poussés dehors par un patron obsédé par l’ivresse du fric et de l’info trash qui peut rapporter gros. Le fait qu’Arnaud Lagardère, sous la coupe du groupe Vivendi détenu par le milliardaire Vincent Bolloré, refuse une charte interdisant les propos racistes dans les colonnes du « JDD » est sidérant. Cette posture en dit long sur la brutale détérioration de l’espace médiatique, de l’indépendance de la presse et, in fine, de la conception de la déontologie du métier qu’ont les actionnaires.

Les craintes soulevées par l’arrivée de l’extrémiste Geoffroy Lejeune à la tête du « JDD », condamné pour haine raciale alors qu’il dirigeait « Valeurs actuelles », se vérifient déjà. Le groupie d’Éric Zemmour a ramené dans ses cartons des représentants de la réaction putride, dont Cyril de Bektech, ancien collaborateur de « Minute » et de « National hebdo ». Dans ces conditions, la reparution de l’hebdomadaire ne réjouit que ses dirigeants. Les problèmes de fond pointés par les grévistes, eux, restent sans réponse. D’ailleurs, la pusillanimité du gouvernement durant le conflit du « JDD » est éloquente. Pourtant, les problèmes avancés ne concernent pas que la profession ; elles minent l’existence de la presse et, de facto, la vie démocratique de notre pays. Les ordonnances de 1944 du Conseil national de la Résistance ont garanti, au lendemain de la Libération, la liberté d’expression et l’indépendance des titres vis-à-vis des puissances de l’argent et de l’influence de l’État. « La presse n’est pas un objet commercial mais un instrument de culture », affirmait à l’époque la Fédération nationale de la presse française dans sa déclaration des droits et des devoirs. Ce cadre est en train d’exploser sous la pression de la concentration médiatique.

En France, onze milliardaires détiennent 80 % de la presse quotidienne généraliste, près de 60 % de la part d’audience des télévisions et la moitié des audiences de la radio. Cette concentration entre les mains d’une poignée de dirigeants a, bien sûr, des objectifs économiques. En témoigne la guerre qu’ils se livrent avec les géants du numérique pour capter l’énorme marché de la publicité. L’autre versant est la domination idéologique. L’accaparement des médias par des grands groupes capitalistes a pour but de constituer des empires de l’information (et de la désinformation !) à même d’agir sur les États, les organismes politiques et économiques. Leur ascendant n’a pas de frontières. Leur domination sur l’information est telle que les titres qu’ils dirigent contribuent à façonner et à manipuler l’opinion publique afin de servir leurs intérêts économiques et leurs croisades politiques. Le système Bolloré a transformé les médias en forces de frappe où la vacuité des débats côtoie un torrent de désinformation, rabâchée jusqu’à la nausée. Elles servent de marchepied à l’extrême droite et offrent une tribune aux thèses complotistes et obscurantistes.

Les médias indépendants sont les premiers à souffrir de cette profonde restructuration qui piétine l’information, le pluralisme, la pensée et les idées. Le président a confirmé la tenue d’états généraux de l’information en septembre. Chaque citoyen est en droit d’en questionner leur finalité. Ils n’auront de crédibilité que s’ils prennent en compte les propositions de loi qui sont déjà sur la table. Elles posent enfin un cadre avec des lois efficaces qui limitent la concentration des médias et offrent des garanties d’existence aux médias indépendants avec des aides publiques priorisées. « Un journal, disait Albert Camus, c’est la conscience d’une nation. » On ne peut rester les bras croisés face à la crise démocratique que connaît notre pays.

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20 août 2023 7 20 /08 /août /2023 07:52
Le journal « L’Humanité » cambriolé, son directeur appelle à la solidarité avant la Fête de l’Huma »

Fabien Gay, sénateur de Seine-Saint-Denis et directeur de la publication du journal évoque « un préjudice conséquent » après le cambriolage des locaux.

Les locaux de la rédaction du quotidien L’Humanité, situés à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), ont été cambriolés jeudi matin et du matériel informatique a été dérobé.

Les faits se sont déroulés peu après 6h dans un immeuble situé dans le quartier Pleyel à Saint-Denis. Les auteurs, vêtus de tenues d’ouvriers, ont cassé une vitre située au rez-de-chaussée pour pénétrer dans l’immeuble de cinq étages abritant plusieurs entreprises, selon des sources proches de l’enquête.

Fabien GAY (sénateur PCF de Seine-Saint-Denis et directeur de la publication) a évoqué « un préjudice conséquent en pleine préparation de la Fête de l’Humanité et du lancement de notre nouveau site le 15 septembre. » « Nous appelons à la solidarité de toutes et tous ! »

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, a dénoncé « une attaque majeure contre le travail de la presse et, au-delà, à notre démocratie »« Nous appelons à la solidarité financière la plus large avec le journal », ajoute-t-il.

Alors apportons notre aide à L’HUMANITE  : il est possible de faire un don en ligne (site du journal).

Le journal l'Humanité cambriolé: son directeur Fabien Gay et Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, appellent à un sursaut de solidarité vis-à-vis du journal L'Humanité
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20 août 2023 7 20 /08 /août /2023 07:35
Photos de la fête du Travailleur Bigouden de Loctudy du samedi 19 août
Photos de la fête du Travailleur Bigouden de Loctudy du samedi 19 août
Photos de la fête du Travailleur Bigouden de Loctudy du samedi 19 août
Photos de la fête du Travailleur Bigouden de Loctudy du samedi 19 août
Photos de la fête du Travailleur Bigouden de Loctudy du samedi 19 août
Photos de la fête du Travailleur Bigouden de Loctudy du samedi 19 août
Photos de la fête du Travailleur Bigouden de Loctudy du samedi 19 août
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Photos de la fête du Travailleur Bigouden de Loctudy du samedi 19 août
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Photos de la fête du Travailleur Bigouden de Loctudy du samedi 19 août
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Photos de la fête du Travailleur Bigouden de Loctudy du samedi 19 août
Photos de la fête du Travailleur Bigouden de Loctudy du samedi 19 août
Photos de la fête du Travailleur Bigouden de Loctudy du samedi 19 août
Photos de la fête du Travailleur Bigouden de Loctudy du samedi 19 août
Photos de la fête du Travailleur Bigouden de Loctudy du samedi 19 août
Photos de la fête du Travailleur Bigouden de Loctudy du samedi 19 août
Photos de la fête du Travailleur Bigouden de Loctudy du samedi 19 août
Photos de la fête du Travailleur Bigouden de Loctudy du samedi 19 août
Photos de la fête du Travailleur Bigouden de Loctudy du samedi 19 août
Photos de la fête du Travailleur Bigouden de Loctudy du samedi 19 août

Un bon moment sous le soleil à la fête du travailleur bigouden de Loctudy ce samedi 19 août. Bravo à la section PCF du pays bigouden et à tous les bénévoles nombreux de la fête.

Au moins 400 personnes à la fête du travailleur Bigouden de Loctudy, un mois après la fête du travailleur de la mer de Lesconil le 22 juillet.
 
Des stands de l'AFPS, du Mouvement de la Paix, du PCF et des Jeunesses communistes, une exposition sur l'extrême-droite étaient installés, et on pouvait y déguster moules-frites, saucisses-merguez, kouign, far bigouden.
 
De bons concerts des Barabord, chants de marins, et des Shoe's Daims. Intervention politique d'Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF, après l'annonce des résultats de la tombola par Maryse Rousseau, secrétaire de section du PCF pays bigouden, et deux enfants volontaires présents à la tribune.
 
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20 août 2023 7 20 /08 /août /2023 06:00
Ian Brossat en meeting à Rennes pour les élections européennes de 2019 - Photo France Chapa

Ian Brossat en meeting à Rennes pour les élections européennes de 2019 - Photo France Chapa

Ian Brossat : L'union est nécessaire mais elle ne doit pas être déconnectée de la base sociale du pays

 

L’ENTRETIEN POLITIQUE DU WEEK-END. Le porte-parole du PCF estime que l’union, « nécessaire », doit se faire sur d’autres « bases qu’en 2022 » et insiste sur la déconnexion avec la base sociale du pays.

À l'aube d'une rentrée politique chargée, les communistes affichent la mine des « jours heureux ». Fabien Roussel, qui avait fait de cette formule un marqueur de sa campagne présidentielle, est la personnalité préférée des électeurs de gauche, selon un récent sondage Elabe pour Les Échos. Il devance Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin et François Hollande.

Si le secrétaire national du Parti communiste est placé aussi haut, c'est qu'il incarne « une gauche populaire, authentique, qu'on a bien connue et qui a disparu », selon Ian Brossat, porte-parole du PCF et adjoint à la maire de Paris en charge du logement. À mille lieues du reste de la Nupes, qui s'est émue que Fabien Roussel partage sa recette de salade de hareng dans un camping corse.

La polémique aoûtienne est révélatrice d'un « mépris de classe », assène Brossat, qui ajoute qu'« on ne peut pas se faire aimer du peuple si l'on déteste tout ce qu'il est ». La césure entre le PCF et les Insoumis, notamment, semble actée… Pour la première fois, un cadre communiste explique sans ambages que l'union de la gauche ne devra pas se faire sur les mêmes bases qu'en 2022. Comprendre : sans LFI et, si possible, autour du projet de Roussel. Ian Brossat revient aussi sur son vieux combat contre la prolifération d'Airbnb à Paris, l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne (UE) et à l'Otan, l'université d'été du parti à Strasbourg et le refus d'y inviter le rappeur Médine

Le Point : Partagez-vous l'avis de Nicolas Sarkozy, qui estime, dans un entretien au Figaro, que l'Ukraine ne devrait rejoindre ni l'Otan ni l'UE, mais « rester neutre » ?

Ian Brossat : Nicolas Sarkozy n'est pas une référence pour nous en matière de politique internationale. C'est le moins que l'on puisse dire. Néanmoins, sur le fond, je ne pense pas que l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne ou l'Otan soit une bonne idée. Au Parti communiste, nous ne sommes pas favorables à un nouvel élargissement de l'UE.

Depuis plusieurs décennies, nous n'avons cessé de faire entrer dans l'UE des pays qui n'ont pas du tout le même modèle social que le nôtre. Cet élargissement sans fin nous tire inévitablement vers le bas. Quand vous pensez que la Moldavie frappe à la porte de l'UE alors que son smic est à 46 euros par mois ! Quant à l'Otan, permettre à l'Ukraine de l'intégrer renforcerait une logique de blocs qui ne serait pas propice à la résolution pacifique du conflit.

En cantonnant l'Ukraine à cette neutralité, ne se plierait-on pas aux désidératas de Poutine ? N'est-ce pas une façon de dire « puisque Poutine ne veut pas qu'on le fasse, ne le faisons pas » ?

Il faut être pragmatique. La question essentielle, c'est : comment sort-on de ce conflit ? Or, de fait, l'entrée de l'Ukraine dans l'Otan ne réglerait pas le conflit ; elle l'aggraverait. Notre seule boussole doit être la résolution pacifique de ce conflit.

L'organisation, par exemple, de « référendums strictement encadrés par la communauté internationale » peut-elle y contribuer ?

Oui, je suis favorable à l'autodétermination des peuples.

À la Ville de Paris, où vous êtes adjoint en charge du logement, vous avez remporté plusieurs bras de fer avec Airbnb, notamment la limitation de la location des résidences principales à 120 jours par an. Envisagez-vous de mettre en œuvre d'autres mesures à la rentrée pour renforcer la régulation de la plateforme ?

Il faut d'abord rappeler que nous revenons de loin ! Lorsque je me suis emparé de ce sujet en 2014, personne ne s'y intéressait. Nous avons perçu très tôt que le développement anarchique d'Airbnb risquait de se faire au détriment du logement et du cadre de vie des Parisiens.

Nous avons donc construit tout un arsenal juridique et je constate que toutes les initiatives que nous avons lancées ont porté leurs fruits : la limitation de la location des résidences principales à 120 jours par an, l'interdiction (sauf autorisation exceptionnelle) de location de résidences secondaires sur les plateformes de location touristique, la mise en place d'un numéro d'enregistrement qui fait qu'un loueur doit désormais s'enregistrer auprès des services de la ville… Tout cela fonctionne.

D'ailleurs, sur ce dernier point, Airbnb a été condamné en 2021 à 8 millions d'euros et, depuis, la plateforme ne publie plus d'annonces sans numéro d'enregistrement. Les propriétaires qui fraudent ont été sanctionnés à hauteur de 6,5 millions d'euros depuis deux ans et demi. Sans ces mesures, nous aurions été totalement envahis par Airbnb dans les quartiers touristiques.

Faut-il désormais aller plus loin ? Évidemment. Je pense à la fois à des mesures que la Ville de Paris va prendre et à des revendications que nous portons auprès du législateur. Sur le plan strictement municipal, nous avons voté, il y a maintenant deux mois, un nouveau plan local d'urbanisme (PLU) qui doit nous permettre d'interdire totalement la création de nouvelles surfaces dédiées à la location touristique à l'année.

Elles seront purement et simplement interdites dans les quartiers les plus impactés par le développement de ces plateformes, donc les quartiers les plus touristiques : Montmartre, le Marais, les abords de la tour Eiffel… Le PLU est maintenant soumis à une enquête publique. Il faut donc compter un peu plus d'un an pour que ces mesures puissent être appliquées.

Et sur le plan législatif ?

Nous portons deux exigences. Premièrement, il n'est pas normal que les propriétaires qui louent sur Airbnb ou d'autres plateformes bénéficient d'une niche fiscale. Il faudrait au moins aligner la fiscalité de ces locations touristiques sur la location classique. Je souhaite que, dans le cadre du prochain projet de loi de finances, cette hérésie soit purement et simplement supprimée.

Deuxièmement, il y a la question des passoires thermiques. Ce qui est prévu aujourd'hui, c'est l'interdiction progressive, à la location classique, des logements qui sont des passoires thermiques. Pour l'instant, cette mesure ne s'applique pas aux locations touristiques. Mon souhait est que cela change et que les passoires thermiques soient aussi interdites à la location sur les plateformes de type Airbnb. Juste avant l'été, le gouvernement a annoncé son intention de changer les choses. Il est temps qu'il passe aux actes car, pour l'instant, l'exécutif avance à la vitesse d'un escargot qui aurait perdu le sens de l'orientation…

Vous organisez l'université d'été du PCF à Strasbourg, du 25 au 27 août. Vos partenaires de la Nupes ne figurent pas parmi la liste des intervenants. Vous faites bande à part ?

Non, nous avons envoyé une invitation à l'ensemble des forces de la Nupes, qui ont loisir de participer à notre université d'été. Le PC a également un calendrier particulier puisque le grand moment de débat public, pour nous, reste la Fête de l'Humanité, qui a lieu le deuxième week-end du mois de septembre. En ce qui concerne notre université d'été, elle remplit d'abord un rôle classique de formation des adhérents. D'autres universités d'été ne ressemblent plus à cela mais nous, nous en sommes tenus à cette tradition. Nous n'en faisons pas un moment de grand show politique.

C'est la raison pour laquelle vous n'avez pas invité le rappeur Médine, dont la participation aux universités d'été d'EELV et de LFI a fait couler beaucoup d'encre ?

Il n'a jamais été question de l'inviter.

La Nupes est-elle dépassée ? Est-ce devenu « un boulet, une camisole », selon l'expression de Fabien Roussel ?

La Nupes a partiellement et ponctuellement rempli sa mission il y a un an, au moment des élections législatives. Elle a permis à la gauche, qui aurait pu être rayée de la carte, d'en sortir vivante. Cela dit, l'alliance ne nous a pas permis de gagner. Aujourd'hui, la gauche est encore trop faible : nous ne représentons qu'un quart des députés à l'Assemblée nationale ! Il faut de toute urgence se donner les moyens de remporter des victoires. La Nupes, dans sa configuration actuelle, nous le permet-elle ? Je n'en suis pas certain. Il faut aller au-delà de ce que nous avons fait et arrêter de croire que la Nupes serait une sorte d'œuvre sacrée que l'on n'aurait pas le droit de toucher.

Faut-il l'élargir au reste de la gauche, notamment aux figures qui y sont notoirement hostiles, comme Bernard Cazeneuve ?

Pour gagner, il ne suffira pas d'agréger des forces supplémentaires. Le sujet, c'est notre base sociale. Elle est trop étroite. Nous enregistrons de très bons résultats dans les grandes villes et dans les quartiers populaires, mais nous réalisons des contre-performances dans la France périphérique. Nous ne parlons pas aux classes populaires des campagnes. Or, pendant le mouvement de contestation de la réforme des retraites, il y a eu des mobilisations énormes dans les petites et moyennes villes. Ceux qui ont marché contre le report de l'âge légal de départ à 64 ans ne votent pas tous pour nous, loin de là. Cela doit nous interpeller. Ce n'est pas une question de casting, c'est une question de fond.

Comment analysez-vous le récent sondage qui place Fabien Roussel en tête des personnalités préférées des électeurs de gauche, devant Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin et François Hollande ?

C'est la reconnaissance de ce que Fabien Roussel fait depuis des années et le début de quelque chose. Pourquoi est-il à ce niveau de popularité ? Parce que les Français reconnaissent la sincérité de son engagement, sa générosité, ses combats sur la nécessaire revalorisation du travail, sur le partage des richesses, sur la défense des valeurs de la République. Il incarne une gauche populaire, authentique, qu'on a bien connue et qui a disparu.

omment la gauche peut-elle, justement, renouer avec les classes populaires ? Faut-il s'inspirer des caravanes de LFI, qui sillonnent la France l'été ?

Inspirons-nous d'exemples locaux. La victoire de Jean-Marc Tellier, désormais député du Pas-de-Calais, dans une circonscription où Marine Le Pen était majoritaire à la présidentielle et où le député sortant était RN est, de ce point de vue, éclairante. Pour reconquérir les classes populaires, il faut les prendre au sérieux, ne pas les prendre de haut, accepter de parler de leurs problèmes de la vie quotidienne et ne pas cliver inutilement sur un certain nombre de sujets.

Pourtant, même lorsque vous ne cherchez pas à cliver, vous êtes pris dans des polémiques. Une simple vidéo de Fabien Roussel partageant sa recette de salade de hareng dans un camping a beaucoup fait réagir. Comment s'entendre sur le fond quand on s'invective à propos de telles futilités ?

C'est ridicule mais assez révélateur. On ne peut pas se faire aimer du peuple si l'on déteste tout ce qu'il est. Tout cela suinte le mépris de classe. Si Fabien Roussel atteint ces niveaux de popularité, c'est que les Français savent qu'il ne se fiche pas d'eux. Il n'a pas commencé à fréquenter le camping quand il est devenu candidat à la présidentielle. Il ne joue pas de rôle. Certains devraient arrêter de créer de toutes pièces des polémiques absurdes.

Comment comprendre la stratégie de Jean-Luc Mélenchon, ses outrances, ses remontrances et ses sorties complotistes ? Que cherche-t-il, selon vous ?

Jean-Luc Mélenchon vit sa vie. Notre ambition, c'est de permettre à la gauche de gagner avec tous ceux qui le souhaitent. L'union est nécessaire mais, pour être gagnante, elle ne doit pas se faire sur les mêmes bases qu'en 2022.

Aux sénatoriales, les Insoumis ne font pas partie de l'accord entre écologistes, socialistes et communistes. Aux européennes, chaque composante de l'alliance devrait avoir son propre candidat. Peut-on être unis tout en ayant des listes séparées à chaque échéance électorale ?

L'union prend des formes différentes. Rappelons que même lorsque toute la gauche participait au gouvernement de la gauche plurielle de Lionel Jospin, chaque composante avait sa liste aux européennes de 1999. Nous ne portons pas le même projet sur l'Europe. Il serait insensé que nous nous retrouvions sur une liste de gens qui défendent les traités européens que nous avons rejetés. Une campagne menée sur des bases aussi friables ne tiendrait pas deux semaines.

Emmanuel Macron a annoncé une « initiative politique d'ampleur à la rentrée ». Qu'en attendez-vous ? Y participerez-vous ?

 

Je n'en attends pas grand-chose. Emmanuel Macron est condamné à annoncer en permanence de grandes initiatives qui ne voient jamais le jour. S'il s'agit de nous demander de monter à bord du Titanic avec lui, il n'en est pas question. On peut toujours discuter, mais cela ne mènera à rien tant que le chef de l'État ne changera pas radicalement de politique.

Source Le Point

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20 août 2023 7 20 /08 /août /2023 05:31

 

À la fin de l’été 1923, une enquête d’Albert Londres sur les bagnes de Guyane, publiée dans Le Petit Parisien, provoque de vives réactions en France. L’opinion publique découvre alors avec stupeur les pratiques inhumaines que l’administration pénitentiaire réserve aux forçats, ces condamnés aux travaux forcés dans les bagnes coloniaux.

 

 

Le Secours rouge, peu après sa fondation, s’empare du sujet en réclamant la suppression des conseils de guerre et des bagnes militaires. Dès 1924, André Marty met la lumière sur la détention à Cayenne de communistes hongrois, qu’il avait croisés fortuitement quelques années plus tôt lors de leur transit dans une prison du sud de la France. Capturés par l’armée française en 1919 lors de l’écrasement de l’éphémère République des conseils de Hongrie, puis envoyés en Guyane et en Nouvelle-Calédonie, ils sont libérés – pour ceux qui survivent aux rudes conditions de vie du bagne – grâce à l’action du SRI. Le Secours rouge échoue cependant à faire gracier Cheikou Cissé, un tirailleur sénégalais condamné en 1918 à la déportation à vie pour « excitation à la guerre civile ».

Au tournant des années 1930, c’est un autre nom de bagnard, Paul Roussenq, qui résonne dans toutes les têtes. Emprisonné dès ses 18 ans pour vagabondage et violences à magistrat, ce jeune anarchiste écope en 1908 (à 23 ans) de vingt années de travaux forcés pour avoir mis le feu à sa cellule, lors de son service militaire dans un corps disciplinaire d’Afrique du Nord. Transporté en Guyane, celui que l’on surnomme « l’Inco » (l’incorrigible) continue d’accumuler les sanctions et de nouvelles peines d’emprisonnement. Tenant tête inlassablement à l’administration, il totalisera, durant ses années au bagne, près de 4 000 jours au cachot, enferré et sans lumière…

Le Secours rouge se saisit à partir de 1928 de l’affaire, en érigeant Paul Roussenq en symbole du combat pour la fermeture des bagnes. Une première victoire est arrachée, le forçat obtenant une grâce le 6 août 1929. Reste toutefois un hic : s’il n’est plus soumis aux travaux forcés, il demeure astreint à la résidence perpétuelle en Guyane – une mesure réservée aux condamnés à des peines supérieures à sept années de travaux forcés.

La mobilisation redouble alors d’intensité. En plus des subsides envoyés chaque mois à Paul Roussenq et à sa mère, les actions du SRI se multiplient dans tout le pays : meetings, fêtes, manifestations, souscription, brochures et même une pièce de théâtre mettent à l’honneur le bagnard. Une pétition réunit 600 000 signatures pour réclamer sa libération. Le calvaire se termine finalement le 6 août 1932, avec l’annulation de son obligation de résidence en Guyane, qui ouvre la voie à son rapatriement en métropole.

Vingt-quatre années après son départ pour le bagne, Paul Roussenq débarque à Saint-Nazaire le 28 décembre 1932. Deux jours plus tard, des milliers de Parisiens se massent devant la gare d’Austerlitz et repoussent les charges de la police pour faire un triomphe à ce « damné sortant de l’enfer ».

Sitôt arrivé, l’ancien forçat s’engage corps et âme avec le Secours rouge. Ambassadeur du combat pour l’amnistie et la libération des prisonniers, il sillonne le pays et anime des dizaines de meetings. « Je souhaite que mon retour soit le signal du renforcement de la lutte à outrance et sans répit contre les crimes du régime », écrit-il dans l’Humanité.

Mais l’éternel insoumis, en proie au doute après un séjour en Union soviétique et renouant avec ses idéaux libertaires, s’éloignera quelques mois plus tard du SRI et du mouvement communiste.

Corentin Lahu

 

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19 août 2023 6 19 /08 /août /2023 16:04

 

 

 

 

 

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18 août 2023 5 18 /08 /août /2023 06:57

 

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18 août 2023 5 18 /08 /août /2023 05:31

 

Tout au long des années 1920, le jeune PCF fait face à des offensives policières et judiciaires répétées. Son activité antimilitariste et anticoloniale inquiète le gouvernement, qui réprime avec acharnement les campagnes engagées par les communistes contre l’occupation de la Ruhr en 1923 puis contre la guerre au Maroc deux ans plus tard. Le 22 avril 1927, le ministre de l’Intérieur Albert Sarraut, dans un discours à Constantine, vise une nouvelle fois le PCF en déclarant : « Le communisme, voilà l’ennemi ! »

 

 

Dès lors, l’escalade répressive engagée par les autorités, renforcée par la radicalisation du discours communiste, culmine à l’approche de la « journée rouge » contre la guerre du 1er août 1929. Des milliers de militants sont arrêtés, tandis que de nombreux dirigeants communistes et syndicaux sont inculpés de complot contre la sûreté de l’État et écroués.

Dans ce contexte de musèlement des mobilisations sociales, le Secours rouge apporte son soutien aux militants poursuivis. Leurs profils sont variés : manifestants interpellés, rédacteurs de la presse ouvrière appelés à comparaître au titre des « lois scélérates » anti-anarchistes de la fin du 19e siècle, soldats et marins insubordonnés traduits en conseils de guerre, grévistes accusés d’entraves à la liberté du travail, paysans mobilisés contre les saisies, jeunes communistes mineurs envoyés en maison de correction, chômeurs défendant leurs droits, antifascistes engagés dans des confrontations de rue avec l’extrême droite, colonisés en lutte pour l’émancipation nationale, travailleurs immigrés et réfugiés politiques menacés d’expulsion…

Les révolutionnaires inculpés reçoivent – sans condition d’appartenance partisane – l’aide juridique du SRI, qui met à disposition ses avocats et prend à sa charge les frais de justice. Il veille à maintenir une liaison régulière avec les détenus, en leur apportant un appui moral et matériel et en s’occupant de leurs familles et enfants. Il soutient enfin les luttes des prisonniers pour l’obtention du régime politique de détention et l’amélioration de leurs conditions d’incarcération, tout en agissant auprès des parlementaires pour faire adopter des lois d’amnistie.

Le Secours rouge a marqué de son empreinte la société française de l’entre-deux-guerres par les nombreuses mobilisations qu’il a impulsées et qui font résonner les noms des martyrs et prisonniers emblématiques du mouvement ouvrier. En 1925, il assure par exemple la défense de Jean-Pierre Clerc et Marc Bernardon, deux communistes accusés du meurtre de plusieurs militants d’extrême droite lors de la fusillade de la rue Damrémont à Paris. La même année, il prend en charge les obsèques d’André Sabatier, un ouvrier tué lors de la grève générale du 12 octobre, et ouvre une souscription pour subvenir aux besoins de la famille du défunt.

L’activité militante est également rythmée par plusieurs rendez-vous annuels qui participent de l’ancrage de pratiques de solidarité dans la classe ouvrière, autour du 18 mars (anniversaire de la Commune de Paris, qui est érigé en journée internationale du SRI) ou du 14 juillet (le souvenir de la prise de la Bastille en 1789 est l’occasion de réclamer l’ouverture des prisons). Par ailleurs, le SRI anime à l’approche des fêtes de fin d’année le « Noël rouge des emprisonnés », qui s’inspire de traditions populaires d’entraide plus anciennes.

Corentin Lahu

 

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  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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