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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 12:50

LES GRANDS ENJEUX POUR NOTRE PLANÈTE

                     GÉRARD LE PUILL

 

 

Les vastes complexes de loisirs avec bulle tropicale, cottages, commerces... au bilan carbone désastreux ne génèrent que peu d'emplois. 

Baptisé Alliance 46.2, un cabinet de lobbying pour le compte d'AccorHotels, du Club Med, d'Aéroports de Paris, de Pierre et Vacances, de Lagardère, de la Caisse des dépôts et consignations, de Center Parcs, de BNP Paribas, de Disneyland Paris, des Galeries Lafayette, de la SNCF ­ et quelques autres ­, s'est adressé récemment aux présidents des 13 nouvelles régions de France pour qu'ils investissent à fonds perdus en faveur du tourisme. Mais les fonds ne seraient pas perdus pour tout le monde. Ces entreprises espèrent se faire plus d'argent si le budget des régions sert à leur financer des infrastructures, comme celui de l'État, sollicité lui aussi par le livre blanc d'Alliance 46.2. Ces donneurs de leçons se conduisent en donneurs d'ordres à l'adresse des pouvoirs publics, à tous les niveaux, afin que l'on facilite partout leurs projets gaspilleurs de terres agricoles. Parmi eux se trouve le groupe Pierre et Vacances, qui veut araser 200 hectares de forêt à Roybon, dans l'Isère, pour mettre en place un parc de loisirs avec un millier de « cottages », des commerces, des restaurants, une bulle tropicale chauffée en permanence à 29 °C pour ne créer finalement que 468 équivalents temps plein en emplois.

Les géants du secteur ordonnent aux pouvoirs publics de financer leurs projets énergivores et pollueurs.

Un projet aussi inutile que celui du groupe Auchan dans le Triangle de Gonesse, et avec un bilan carbone aussi désastreux pour les prochaines années. Mais Matthias Fekl, ministre en charge du tourisme, reste muet sur le sujet, 9 mois après la tenue de la COP21 en France. Dans le livre blanc qui sert d'argumentaire à Alliance 46.2, une rubrique, présentée sous le titre « Ce qui peut être fait », préconise la mise en place, aux frais de l'État et des régions, d'une « simplification drastique des règles de l'urbanisme applicables aux équipements touristiques ».

« Il serait à cet égard utile de disposer d'une étude prospective sur les besoins en foncier des industries du tourisme à l'horizon de 10-20 ans, et Alliance 46.2 propose à l'État de s'associer à la réalisation de cette étude prospective », peut-on lire en page 38 du fameux livre blanc. S'ajoutent à cela l'ouverture, de droit, des commerces le dimanche, une plus grande facilité pour accorder des visas à des touristes étrangers et davantage de forces de police dans toutes les zones touristiques du pays. Notons enfin que ce livre blanc a été publié au tout début de l'année 2015 et qu'il s'adressait alors au gouvernement. Le ciblage des régions date de l'été 2016, avec l'objectif évident de les faire « cracher au bassinet », comme on dit vulgairement. L'expérience montre pourtant que l'on ne peut pas bâtir une économie durable en privilégiant à ce point un tourisme à la fois énergivore et polluant sans être créateur de richesses, comme le sont l'industrie et l'agriculture. De l'Égypte à la Tunisie, en passant par la Turquie, on voit bien qu'il ne faut pas tout miser sur le tourisme

 

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 14:33
Merci de bien vouloir prendre note de la démolition probable, et sans délai, du squat de Roscoff demain mardi 15 novembre. 
 
Le Collectif de soutien aux migrants de Roscoff tient à dénoncer cette situation si elle était confirmée.
 
En effet, ce lieu a permis à de nombreux réfugiés et demandeurs d'asile de trouver un abri en attente de réalisation de leur projet de vie, faute de mieux.

Après le démantèlement du sud de la jungle de Calais en mars dernier, de nombreux réfugiés se sont retrouvés sur les routes de France à la recherche d'un endroit où se poser et réfléchir à leurs projets de vie.  Ainsi des kurdes syriens, kurdes irakiens, kurdes iraniens, iraniens, des pakistanais, égyptiens, albanais... hommes, femmes et enfants ont séjourné ici dans des conditions déplorables car ils n'avaient d'autres lieux où aller.Certains fuyaient la guerre, les bombardements, Daesh, la prison, les tortures, la dictature, la mort certaine... Ils voulaient pour la plupart rejoindre leurs famille afin de trouver un soutien, la sécurité, et tenter de rebâtir leurs vies anéanties.

D'autres, bien qu'ayant le statut de demandeur d'asile, n'avaient eu aucune proposition de logement ( comme plus de 50% des demandeurs d'asile en France), et se retrouvaient à la rue,  sans autre choix que d'aller d'un squat à un autre.

Nous avons alerté les élus locaux en vain, espérant naïvement la création d'un CAO ( Centre d'Accueil et d'Orientation) à Roscoff ou alentours, ou du moins une mise à disposition d'un lieu décent. Le Collectif estime en effet primordial, pour chacune de ces personnes, de pouvoir bénéficier d'un lieu adéquat où se reposer, réfléchir à son projet de vie, être correctement informé de ses droits, être soigné et lancer des démarches administratives. Tout cela est absolument impossible dans une situation d'errance qui aggrave des situations personnelles déjà inhumaines et insupportables.
Sans réponse d'aucune part, ces hommes, femmes et enfants ont été contraints de vivre dans les pires conditions... soutenus seulement par un collectif de citoyens et ses petits moyens.

Demain, c'est toute cette politique européenne de migration, ainsi  que le manque crucial de logement d'urgence pour toute personne personne à la rue, y compris les SDF, que nous voulons dénoncer.
Ce matin deux iraniens et un kurde iranien, arrivés depuis trois jours, ont été évacués du squat sans ménagement par les forces de l'ordre... Ils venaient de calais et après avoir vécu des mois dans la boue, ils espéraient un peu de repos et de dignité. Et l'espoir peut-être de rejoindre enfin leurs familles.   

Le Collectif d'aide aux migrants de Roscoff

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 09:59
PLUi: "les communes du littoral mises sous cloche!" (lettre ouverte des maires de Guimaëc et de Locquirec à Morlaix-Communauté)- Ouest-France, 14 novembre 2016

PLUi : « Les communes du littoral mises sous cloche »

 

Dans un courrier adressé au président de Morlaix Communauté, les maires de Guimaëc et Locquirec font part d'une application de plus en plus stricte de la loi Littoral dans le cadre du nouveau PLUi (Plan local d'urbanisme intercommunal) : « Des règles qui tendent à mettre sous cloche les communes littorales ».

A Guimaëc, le PLU de 2014 comprend un village et deux hameaux de 25 habitations que la commune souhaite densifier afin d'éviter les dents creuses. Or « ces hameaux sont actuellement déclarés inconstructibles du fait des récents arrêts de la jurisprudence administrative. Les juges ne reconnaissent plus les hameaux et consacrent le village ».

« Risque politique, économique et social »

Selon les deux maires, la notion de village au sens de la loi Littoral est assez floue « mais les jurisprudences récentes semblent consacrer une analyse où le village est un ensemble d'habitations organisé autour d'un noyau traditionnel , assez important pour avoir une vie propre »… Ils poursuivent : « Cette tendance jurisprudentielle exclut de fait un certain nombre de hameaux qu'il semble pourtant logique de vouloir densifier. Cette tendance nous fait courir un risque politique, un risque économique et social… ».

La commune de Locquirec élabore actuellement son PLU. Le hameau n'étant plus une solution pour densifier, elle doit faire émerger des villages, notamment à Lezingard. Or, « cette interprétation a été récemment mise en cause par les représentants de l'Etat ».

Face à ce risque, « les réponses de Morlaix Communauté sont relativement évasives ». Les deux élus ajoutent cependant « avoir été sensibles à la notion de « village en devenir »… Par ailleurs, il y aurait une autre possibilité en utilisant le PLUi/Scot pour faire écran à la loi Littoral… Nous souhaitons que Morlaix communauté entame les démarches auprès de juristes reconnus dans le domaine de l'urbanisme afin que cette dernière possibilité puissent être mise en œuvre… Et que tous les calculs liés aux consommations d'espace, les hameaux et les « villages en devenir » de toutes les communes du littoral sont maintenus en zone à urbaniser ».

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 20:25

Suite à la publication et à la présentation des résultats de la grande consultation citoyenne lancée par le PCF "Que demande le peuple?", le PCF soumet aux citoyens et à ses adhérents les grands axes d'un projet pour les présidentielles et législatives qui reste encore à amender et à enrichir à l'issue de nos rencontres thématiques. 

Ce projet s'appuie sur plusieurs priorités déclinées en chapitres: 

1. Prendre le pouvoir sur la finance et partager les richesses

2. De la nouvelle République au renouveau de la politique

3. Investir Demain

4. L'égalité Femmes Hommes maintenant !

5. Une France protectrice et solidaire

6. Produire autrement et préserver l'environnement

7. A l'offensive pour changer l'Europe

 

  

"Un pacte d'engagements communs pour la France": le projet que portent les communistes pour les Présidentielles et les Législatives
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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 20:00
Daech, l'enfant monstrueux des guerres occidentales (Rosa Moussaoui, L'Humanité - 10 novembre 2016)
Daech, l’enfant monstrueux des guerres occidentales
Attentats de Paris
ROSA MOUSSAOUI
JEUDI, 10 NOVEMBRE, 2016
L'HUMANITÉ

Depuis 2011, l’interventionnisme militaire de la France et les errements de sa politique étrangère ont contribué à faire du pays une cible. L’échec de la « guerre contre le terrorisme » est flagrant.

La scène se déroule devant la citadelle de Masmak, à Riyad, le 30 décembre 2013. Entouré d’émirs, François Hollande saisit le sabre qu’on lui tend à l’occasion d’une cérémonie folklorique. Sourire aux lèvres, avec ce mot : « J’en aurai besoin. » Cette année-là, au moins 79 condamnés à morts ont été exécutés en Arabie saoudite. Par décapitation pour la plupart, selon le procédé cher aux adeptes du wah-habisme, cette obscure et mortifère version de l’islam que le clan Al Saoud propage dans le monde à grand renfort de pétrodollars. Le mandat de François Hollande aura concentré à lui seul la moitié des visites bilatérales entre les deux pays depuis la naissance du royaume, en 1932. Et la mauvaise plaisanterie de Masmak est un précipité du cynisme qui domine, depuis 2007, la politique étrangère de la France. La visite est lucrative : Riyad accepte de financer un juteux contrat d’armement français, pour un montant de 2,3 milliards d’euros. Officiellement pour équiper l’armée libanaise confrontée aux répliques de la guerre en Syrie. Mais, en dehors de la livraison de 48 missiles antichars Milan, Beyrouth ne verra pas la couleur de ces équipements militaires, finalement récupérés par l’Arabie saoudite.

La France championne d’Europe des ventes d’armes aux pétromonarchies du Golfe

À ce moment-là, déjà, Riyad fait figure de premier financier et de principal fournisseur d’armes des groupes djihadistes opérant sur le théâtre syrien. Son ingérence, comme celle de la Turquie ou du Qatar, contribue de manière décisive à allumer un terrible brasier. Avec la bénédiction de la France, championne d’Europe des ventes d’armes aux pétromonarchies du Golfe et principale tenante d’une nouvelle intervention militaire occidentale au Moyen-Orient. Le « non » de Paris à l’invasion américaine de l’Irak est loin, très loin. Dès 2009, la France est revenue dans le commandement intégré de l’Otan. À l’Élysée, Nicolas Sarkozy décline sa ligne atlantiste, au moment même où l’organisation née de la guerre froide se cherche une nouvelle raison d’être en se posant comme gendarme global. Dans le fracas des soulèvements arabes, en 2011, Paris cherche à faire oublier ses compromissions avec les dictateurs et s’engage en première ligne, en Libye, avec les Britanniques, sous la houlette de l’Otan. Il faut, soudain, en finir avec ce colonel Kadhafi qui plantait quelques mois plus tôt sa tente dans les jardins de l’hôtel Marigny, résidence officielle des hôtes de l’État. En Tripolitaine, on parachute des djihadistes formés par le Qatar, sponsorisés par les Émirats et encadrés par des instructeurs militaires occidentaux. Kadhafi lynché, les groupes armés prospèrent sur les ruines de sa Jamahiriya. Le pays se disloque, le chaos règne, les arsenaux de Kadhafi sont pillés. La dissémination des armes lourdes prépare déjà de nouveaux basculements. Les contrecoups de la guerre de Nicolas Sarkozy et de ses alliés de l’Otan en Libye déstabilisent toute la zone sahélo-saharienne. Une aubaine pour les djihadistes et les trafiquants. Au Mali, les Touareg ayant combattu dans les rangs de l’armée de Kadhafi viennent grossir, avec armes et bagages, les troupes du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) en lutte contre Bamako. Les katibas d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), qui sillonnent depuis longtemps la région, se greffent au conflit. L’armée malienne, mal équipée, peu formée, démotivée, collectionne les revers, avant de se retourner contre le président Amadou Toumani Touré, chassé du pouvoir par un putsch militaire le 22 mars 2012. La désagrégation de l’État précipite la conquête des villes du nord du Mali par les djihadistes d’Aqmi alliés aux islamistes touareg d’Ansar Eddine. Avec l’opération « Serval », la France s’engage dans une nouvelle guerre. Kidal, Gao, Tombouctou sont « libérées », mais la « victoire » exaltée par François Hollande n’est qu’un mirage. Quatre ans plus tard, de vastes territoires échappent toujours au contrôle des forces maliennes et étrangères. D’embuscades en accrochages, la mouvance djihadiste, en pleine mutation, entretient une guérilla mouvante, insaisissable. Depuis le déploiement de l’opération « Barkhane », étendue à toute la bande sahélo-saharienne, les pays voisins du Mali deviennent, à leur tour, les cibles d’attentats meurtriers. Seules conséquences de ces logiques de guerre, elles nourrissent le terrorisme. Jusqu’au terrible retour de boomerang des attentats de 2015 sur le sol français. Ce qui n’empêche ni François Hollande ni son premier ministre, Manuel Valls, de brandir comme naguère George W. Bush le drapeau d’une « guerre contre le terrorisme » qui tient désormais lieu de politique étrangère. Au Moyen-Orient, le pays est enrôlé dans la « coalition anti-Daech » conduite par les Américains. Une nouvelle intervention militaire occidentale peut-elle avoir raison de l’« État islamique », enfant monstrueux de l’invasion de 2003, des geôles d’Abou Ghraib, des attaques de drones et de l’exclusion politique des sunnites ? « L’engagement français dans des opérations extérieures est un facteur aggravant. Mais le facteur déclenchant est chez nous. Nous avons laissé des quartiers et des générations entières à l’abandon, remarque Alain Chouet, ancien chef du service de renseignements de sécurité à la DGSE. Dans ces zones où l’État s’est retiré, nous avons laissé prospérer les prédicateurs salafistes sponsorisés par les pétromonarchies. » Fracture locale, fracture globale qui alimentent toujours le ressentiment, la haine et la violence.

Journaliste à la rubrique Monde
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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 17:53
SNCF: la CGT interpelle les élus locaux (Anaïg Dantec, Ouest-France)

 SNCF : la CGT interpelle les élus locaux

 

 Depuis le 1er novembre, une réorganisation de la vente des billets aux guichets de la gare est mise en place. La CGT des cheminots s’inquiète.

 

Depuis mardi, des changements ont eu lieu à la gare concernant la vente des billets aux guichets. Les horaires d’ouverture sont modifiés. Ainsi, les guichets sont désormais « fermés totalement le dimanche et subissent une réduction drastique des périodes de vente, avec, la plupart du temps, un seul agent dédié à la vente », fait savoir la CGT des cheminots du pays de Morlaix en interpellant les élus dans un courrier. Pour le syndicat, ces changements entraîneront « dysfonctionnements et inconvénients » pour les clients. Il s’interroge sur cette « vitrine PEM (pôle d’échange multimodal) de plus de 13 millions d’euros et sur ces résultats. Quel aménagement du territoire ? Sans oublier la dégradation du service public sur la ligne Morlaix - Roscoff » . Leur communiqué rappelle que, malgré les « gros investissements des collectivités locales sur le PEM et les vœux votés par plusieurs conseils municipaux pour le maintien et le développement de la ligne ferroviaire Morlaix Roscoff, la SNCF continue inexorablement son désengagement » .Concernant la baisse de nombre d’agents, la CGT soulignait que « tout le monde n’a pas Internet, n’est pas familiarisé avec les automates » .

 

Baisse des ventes en gare

 

La SCNF, par la voix de Thierry Chaplais, chargé de communication Bretagne, explique ces choix au nom de la réduction des coûts, qui touche tout le secteur public. « Il y a une baisse significative du nombre de ventes dans toutes les gares. Elles sont de plus en plus digitales et anticipées. Des solutions sont là pour tout le monde : centre de relations téléphoniques, bornes automatiques, les agents d’escale qui sont toujours là pour renseigner et les chefs de bord. »

 

Pas de TGV avant 10 h

 

Hormis la vente des billets, le syndicat s’inquiète aussi de la grille prévisionnelle des TGV pour 2017 : le TGV partant de Paris à 6 h 56 (arrivée à Brest à 10 h 21), ne s’arrête pas à Morlaix. « Pourtant, une première arrivée avant 10 h nous semble vitale. Cette nouvelle grille horaire, dans l’immédiat, n’apporte rien à l’économie locale. » Du côté de la communication à la SCNF, on explique : « Nous avons fait des choix. Le deuxième TGV s’arrête à Morlaix mais pas le premier. Les arrêts font vite monter le temps de trajet. » Cette politique d’arrêt a été décidée après « que les territoires comme les communautés d’agglomération ou les CCI aient fait des propositions » . Pour la SNCF, le changement est en fait intéressant à Paris : « Le TGV, qui partait avant 7 h, part désormais à 7 h 41. Partir plus tard, c’est agréable à Paris. On arrive toujours vers 11 h car le temps de trajet est moins long. On a amélioré l’amplitude : un Morlaisien peut arriver vers 9 h à Paris et repartir vers 20 h. En moyenne, on gagnera 40 minutes sur les trajets. »

 

 Anaïg DANTEC. Ouest-France 

 

La CGT des cheminots de Morlaix: une vente des billets à petite vitesse en gare de Morlaix et une offre de service public ferroviaire réduite

"En 2017, une ligne à grande vitesse mais en gare de Morlaix, une vente de billets à petite vitesse!": Communiqué de presse du syndicat CGT des cheminots du pays de Morlaix

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 10:38
Photo Pierre-Yvon Boisnard - Janvier 2016

Photo Pierre-Yvon Boisnard - Janvier 2016

Voici une partie de l'ordre du jour du prochain conseil communautaire, demain.  

- Contrat de ruralité (nous n'avons pas eu les documents pour l'instant, ils sont en cours d'élaboration)

- Dotations de solidarité communautaire

- Création d'emplois au service "Eau et assainissement" 

" Par délibération du 9 mai 2016, le Conseil de Communauté a fixé comme postulat dans le cadre du transfert des compétences eau potable et assainissement des eaux usées, la prise en compte des savoir-faire des structures syndicales ou communales. Cet engagement se traduit par une démarche volontaire de Morlaix Communauté valant transfert de l'ensemble des agents du SIVOM à Morlaix Communauté avec remise à disposition de ces personnels auprès du SIVOM et des communes concernées pour la compétence Eaux Pluviales non transférée. Cela représente un transfert de service de six agents. La quotité de temps dédiée à la compétence Eaux pluviales représente un peu moins de 10%... Pour assurer une phase transitoire dans la mise en oeuvre de ce nouveau service, le principe de conserver temporairement en 2017 la facturation des abonnés par les communes a été acté. 7 communes sont concernées par la facturation. 4 communes ont exprimé le souhait de continuer à gérer l'exploitation du service par les services communaux sur une période s'établissant à 2017-2020 pour ne pas destabiliser leur organisation communale. L'organisation projetée prévoit 22 postes en Equivalent Temps Plein n'incluant pas les agents détachés pour le compte des fermiers. L'organisation proposée est comparable à l'existant."

- Renouvellement des contrats Natura 2000 pour le "Douron" et la "Baie de Morlaix"

- Attribution d'une subvention aux Restaurants du Coeur (15 000€)

- Nouvelle gamme tarifaire de transports en commun - année 2018, avec une augmentation de 20 centimes sur le titre à l'unité (de 1€ à 1€20, avec augmentation de la durée de validité: 1h au lieu de 30 mn), une augmentation du coût de l'abonnement  mensuel (28€ au lieu de 25,5€ - 23€ pour l'abonnement mensuel jeune), un passage de la tarification sociale (liée aux statuts) à une tarification solidaire (liée aux revenus). 

CF. Article publié le 16 octobre sur le Chiffon Rouge suite à la dernière Commission Environnement-Transports de Morlaix Communauté: 

Vers une augmentation du tarif des tickets de bus et des abonnements à Morlaix Communauté?

- Convention avec les Genêts d'or pour le reversement des soutiens Eco-Folio (collecte et tri des papiers de bureaux). 

- Plan Climat Air Energie Territorial - Nouvelle démarche et validation du programme d'actions

- Création de deux régies Eau et Assainissement à autonomie financière et sans personnalité morale

- Transfert à la CCIMBO (Chambre de commerce et d'industrie métropolitaine Bretagne Ouest) de le l'aéroport de Morlaix-Ploujean (la CCI de Morlaix était titulaire du contrat de DSP depuis 2007).

- Transfert à la CCIMBO de la concession pour le port de Morlaix. 

- avenant à la convention sur l'action foncière autour du pôle gare à Morlaix

- élaboration du PLU de Locquirec (débat sur le PADD)

- élaboration du PLU de Plougonven (débat su le PADD)

- approbation du PLU de Taulé

- bilan 2015 du Plan Local pour l'Habitat

- charte de partenariat avec l'ADIL  

- Schémas d'aménagement et de gestion des eaux: état des lieux et financement 2016 (Léon Trégor, Baie de Lannion et Aulne).

- Cession du bâtiment ERM à Sainte-Sève

          

 

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 09:16

13 novembre : La meilleure réponse à la terreur est une société qui a pour visée l'Humain d'abord (PCF)

 

Ce dimanche 13 novembre marque le premier anniversaire des attentats qui ont meurtri Paris et Saint Denis. C'est d'abord aux victimes et aux rescapés, à leurs familles ainsi que celles de Magnanville, Nice et St-Etienne-du-Rouvray que vont toute notre solidarité et notre soutien. Ce 13 novembre sera une journée de recueillement et d'hommage, une journée d'expression de l'exigence de paix et de fraternité.

 

Le traumatisme provoqué par ces attaques meurtrières est profond, la douleur est toujours prégnante mais notre peuple a su aussi montrer sa réelle capacité de résilience et sa volonté de rassembler la nation sur les principes fondateurs de notre République : la liberté, l'égalité et la fraternité.

 

Notre peuple refuse la haine, la xénophobie, les stigmatisations et discriminations, les logiques de guerre, de peur et d'exclusion qui, loin de combattre le terrorisme, ne font qu'alimenter le terreau sur lequel il prospère. Notre peuple aspire à plus d'égalité, de progrès et de justice sociale, à une République pour tous.

 

La première condition de la sécurité collective est la lutte contre les inégalités et les injustices en France, en Europe, dans le monde. La meilleure réponse à la terreur, son meilleur antidote, est une société qui a pour visée l'Humain d'abord.

13 novembre: la meilleure réponse à la terreur est une société qui a pour visée l'Humain d'abord (PCF)
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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 09:09

Donald Trump, entre autres monstruosités, a vociféré que le réchauffement climatique était une invention des Chinois pour déstabiliser l'Amérique, et j'ignore si, au pouvoir, il va continuer sur cette lancée. Le déni est un refuge de l'esprit bien connu, et les médias d'outre-Atlantique en savent quelque chose. Eh bien, moi aussi. Car il y a trois semaines, j'ai écrit ici même que le gouvernement s'apprêtait à prendre un arrêté réglementant l'épandage de pesticides agricoles afin de diminuer les effets des produits chimiques cancérigènes, mutagènes, etc. Je précisais benoîtement que, malgré les couinements de la FNSEA, une zone tampon protégerait les riverains, les points d'eau, et qu'un délai d'attente obligatoire de 24 ou 48 heures serait fixé afin que les agriculteurs eux-mêmes ne soient atteints par leurs propres émanations. J'ai cru tout cela parce que cela circulait, et je dois aujourd'hui battre ma coulpe, tout autant que les éditorialistes du New York Times et du Washington Post.

 Il s'avère, en effet, que le ministère de l'Agriculture, suivi par celui de l'Écologie, semble (restons prudents) avoir totalement retourné sa veste. Le nouvel « arrêté phyto » se contentera de proroger les dispositions antérieures, c'est-à-dire de recommander la prudence auprès des crèches, des maisons de retraite, des terrains de sport, des parcs publics.

La capitulation est totale. En rase campagne, si j'ose dire. La justice vient pourtant de mettre en examen, le 17 octobre, le Château Escalette et le Château Castel la Rose, maisons viticoles accusées d'avoir intoxiqué les voisins immédiats en 2014. Pour la seule période 2013-2014, les ventes de pesticides, en France, ont augmenté de 16 % selon des chiffres très officiels. Y a-t-il un décideur politique pour s'en émouvoir ? Y a-t-il un ministre au(x) ministère(s) ? Il faut croire que non, en la matière. Le vrai gestionnaire de ces dossiers s'appelle Xavier Beulin et est président de la FNSEA. À ce titre, il cogère la politique agricole française, ou plutôt il la gère. C'est ce que dénoncent la Fondation Nicolas Hulot, la Fédération nationale d'agriculture biologique, France nature environnement, et autres associations qui, apparemment, ne pèsent guère. Trump se vautre dans le déni. Mais nous, dans quoi nous vautrons-nous?
 

Pesticides: "Poison à gogo" - courant d'ère d'Hervé Hamon, Le Télégramme - 13 novembre 2016
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 09:31
Après 30 ans d'essais, le FN réussit la greffe de ses idées sur la police (L'Humanité, 9 novembre 2016)
Après trente ans d’essais, le FN réussit la greffe de ses idées sur la police
GRÉGORY MARIN
MERCREDI, 9 NOVEMBRE, 2016
L'HUMANITÉ

Le parti de Marine Le Pen avait tenté de créer un syndicat dans la police dans les années 1990. Il n’en a plus besoin : dans les manifestations de policiers rejetant syndicats et politiques, on reprend à pleins poumons ses slogans, et 66 % de la profession pourrait voter Le Pen en 2017.

Le malaise qui couvait depuis longtemps chez les policiers, s’appuyant depuis plusieurs années sur un manque de moyens, matériels et humains, a donc glissé vers la radicalisation d’extrême droite. Certes, le syndicat Alliance tirait déjà très à droite la réflexion syndicale, et donc ­politique, de la profession (élargissement de la légitime défense, lutte contre le « laxisme » judiciaire…), mais jusqu’ici donnait un cadre légal aux revendications policières. La transformation de la contestation en mouvement « asyndical » – le mot a plusieurs fois été employé –, dans une profession où le taux de syndicalisation atteint pourtant 49 % (1), a changé la donne.

Slogans haineux  qui ciblent les banlieues

L’ancien conseiller spécial de Marine Le Pen en 2012, Michel Thooris, lui-même secrétaire général du syndicat France Police (0,95 % aux élections professionnelles selon le ministère de l’Intérieur), a salué avec bienveillance ces actions comme des « manifestations spontanées ou improvisées, ­marquées par un rejet de l’establishment, des syndicats majoritaires et des politiques ». L’exacte réplique des propos du porte-parole autoproclamé des premières manifestations policières, le très médiatisé Rodolphe Schwartz, dont on s’est aperçu plus tard que s’il était bien militant FN (il a été sur la liste de Wallerand de Saint-Just pour les élections régionales d’Île-de-France), il n’était plus policier mais agent de sécurité en grande surface…

Le Front national jure n’avoir aucun lien avec ce mouvement. Officiellement, s’il affiche un « soutien sans faille », soulignait un communiqué de son vice-président, Florian Philippot, le 18 octobre, c’est que ces actions révèlent pourtant fort opportunément des préoccupations très proches des siennes. À tel point que dans les cortèges, surtout fréquentés par de jeunes fonctionnaires, on entend les slogans les plus haineux, révélait le 6 novembre le site antifasciste Rebellyon. info. Aux cris de « Français réveille-toi, tu es ici chez toi » ou du classique frontiste « On est chez nous », les policiers réclamaient le vendredi précédent, dans les rues de Lyon, « le ménage dans nos banlieues »…

Entre mobilisations policières « improvisées » et accueil des réfugiés, le Front national capitalise sans effort. Les résultats de la vague 6 de « l’enquête électorale française » du Centre de recherches politiques de Sciences-Po (Cevipof), livrée lundi, sont édifiantes : 66 % des policiers s’apprêteraient à voter pour Marine Le Pen (20 points de plus qu’en 2012), même s’ils sont « seulement » 51 % à penser que « le FN est le meilleur parti pour régler les problèmes de la France ». Car le parti d’extrême droite joue sur les deux tableaux : d’une part, il dénonce le « laxisme inouï des gouvernements successifs », Valls-Hollande compris, tout en demandant « la reconstitution intégrale des effectifs de police et de gendarmerie détruits sous le mandat de Nicolas Sarkozy »… jusqu’alors candidat préféré des policiers.

Ce parti instrumentalise la situation économique

Le FN joue sur du velours, s’appuyant sur « la combinaison de valeurs politiques orientées et d’une situation économique difficile dans les catégories les moins qualifiées de la fonction publique », notait Bruno Cautrès, chercheur au CNRS, dans le Huffington Post, le 19 octobre. Depuis 1998, et l’invalidation par la Cour de cassation du FN-Police (pourtant reconnu par Jean-Louis Debré, le ministre de l’Intérieur de Jacques Chirac) au motif qu’il diffusait « l’idéologie d’un parti politique », il n’aurait pu rêver meilleure implantation à l’approche des élections présidentielle et législatives.

(1) Selon la Dares, service statistique du ministère du Travail.
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