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LE CHIFFON ROUGE 
Le blog du PCF Morlaix

 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 07:20

"En 2017, votre avenir est en jeu!": les militants du PCF seront sur le marché de Morlaix samedi 7 janvier de 10h à 12h à la rencontre des citoyens

Télécharger PCF Mx 13 - tract - Législatives

Parti Communiste Français- Membre du Front de Gauche

2 petite Rue Callac 29600 MORLAIX

Tel : 02 98 88 30 35

Mel : pcf-morlaix@wanadoo.fr

Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/

 

EN 2017, VOTRE AVENIR EST EN JEU

 

Pour les classes populaires et moyennes la crise est une réalité quotidienne. Le chômage comme les inégalités explosent alors même que les profits des actionnaires et les salaires des grands patrons s’envolent. Les renoncements et les lois de régression sociale votées sous le quinquennat de François Hollande n’ont fait qu’aggraver la situation et ouvert la voie au retour d’une droite ultra-réactionnaire. Il est plus que temps de changer la donne.

En 2017, nous avons l’avenir de la France entre nos mains !

 

RASSEMBLER A GAUCHE 

 

La droite a dorénavant son candidat : François Fillon. Son programme, mélange d’ultralibéralisme et

d’ultra conservatisme, est d’une rare violence. Avec François Fillon c’est la régression sociale à tous les

étages !

Pendant ce temps, le FN de Marine Le Pen continue son entreprise de manipulation. Pour lui, le

problème n’est pas le banquier, c’est l’immigré, le chômeur, le pauvre. Il n’est pas du côté des salariés.

Comme la droite il prône la baisse des dépenses publiques, autrement dit le recul des services publics.

La France du FN est celle du repli nationaliste et de la division.

Le retrait de François Hollande est le signe de l’échec d’un quinquennat calamiteux marqué

par une politique néolibérale et sécuritaire.

Manuel Valls, Emmanuel MACRON veulent reprendre le flambeau après ce renoncement. Mais qui peut

oublier que c'est la politique qu'ils ont conduite ensemble qui l'empêche de se représenter. Valls et Macron

ont été les deux inspirateurs du quinquennat, imposant par le 49-3 la loi Macron pour l'un, la loi El Khomri

pour l'autre. Leur candidature est une impasse.

 

La seule manière de faire face à la droite et à l'extrême droite, c'est de rassembler les

Français sur un nouveau projet de gauche, de progrès social, de redressement national et de

transformation de l'Europe.

Dans cette situation, le PCF a décidé de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection

présidentielle.

Pour les élections législatives, nous souhaitons aussi que le rassemblement le plus large s’effectue.

Le Front de Gauche du Pays de Morlaix s’est adressé à EELV, au PG et à France INSOUMISE à la fin de

mois de septembre.

Ce courrier et cette proposition ont, hélas et pour le moment, reçu un avis négatif d’EELV et de France

INSOUMISE.

Le PCF est toujours dans le même état d’esprit, se déclare ouvert à toute rencontre et

échange pour aller vers un rassemblement.

Dans chaque circonscription, nos concitoyens ont besoin d’un(e) député(e) qui refuse l’insupportable et

agisse quotidiennement pour la justice sociale, qui fasse respecter la démocratie, qui soit rebelle au

libéralisme et à tous les extrémismes, qui, comme le dira fortement notre campagne, unisse pour l’humain

d’abord.

 

Dans le cadre de cette démarche le PCF du Pays de Morlaix porte la candidature d’Ismaël

DUPONT pour les élections législatives de juin 2017

 

Les citoyens attachés à la solidarité républicaine, constitutive du modèle social qui est le nôtre

Par principe, sinon lucidité, méfions-nous des vagues de sondages, qui ne disent qu'imparfaitement la photographie du moment, sans jamais prévoir ni le futur réel, ni les évolutions d'une société très éruptive par temps de crises. Néanmoins, depuis l'élection triomphale de François Fillon comme leader de la droite extrême, quelque chose dans le climat politique et social nous informe plutôt positivement sur ce que les citoyens ne veulent pas.

En moins de trois semaines, plusieurs enquêtes d'opinion le confirment : les perspectives de l'ultra-ordo-libéralisme inquiètent. Et pas qu'un peu.

  • Dans un sondage Elabe, plus de 80 % se déclarent opposés à la baisse des dépenses publiques, 90 % quand il s'agit des dépenses de santé, 89 % pour les retraites ou la sécurité, 86 % pour l'éducation...
  • Dans un sondage Odoxa, 61 % refusent la privatisation de La Poste.
  • Dans un sondage Ifop, seulement 28 % des électeurs souhaitent que Fillon soit élu en 2017, alors que 72 % pensent qu'il a eu raison de retirer (qui le croit ?) sa proposition sur la réforme de la Sécurité sociale.
  • Sans parler de cette étude réalisée par la sociologue Anne Muxel, « Generation What ? », sur les jeunes de 18 à 34 ans : 62 % affirment être prêts à « participer à un grand mouvement de révolte », tandis que 93 % clament que « c'est la finance qui dirige le monde »...

Quel est le trait commun à tous ces sondés ? Leur attachement à la solidarité républicaine, constitutive du modèle social qui est le nôtre, du moins ce qu'il en reste...

Pour le dire vite, et sans aucun excès d'optimisme, ce qui serait absurde, nous ne croyons pas au plébiscite de l'ultralibéralisme et du conservatisme le plus réactionnaire. Au nom du peuple, au nom des pauvres, au nom des sous-citoyens frappés d'indignités quotidiennes, nous croyons même tout le contraire. À savoir que les chocs successifs des politiques cul par-dessus tête, dont François Hollande fut le dernier avatar, offrent la possibilité d'un vaste débat pour l'émergence d'une République sociale, protectrice et ambitieuse.

La grande bataille des idées débute à peine. Les communistes la mèneront.

photo Le Télégramme, 18 décembre 2016

photo Le Télégramme, 18 décembre 2016

 

Déclaration d'Ismaël Dupont

Candidat proposé par le PCF pour avoir un député de gauche utile à la population

Conférence de presse du 18 décembre 2016 à Morlaix

 

 

Je ne peux pas commencer cette conférence de presse sans dénoncer le fiasco de la gestion par la direction, les actionnaires, la CCI et Morlaix Communauté du dossier Tilly Sabco depuis 3 ans, avec des appels qui ont été ignorés, un manque absolue de transparence, un manque de volontarisme politique et de respect des salariés qui sont aujourd'hui 134 sur 200 à être licenciés.

 

Le peuple de gauche pendant 5 ans a assisté avec consternation à l'adoption à l'adoption d'une série de lois régressives sur le plan des libertés comme sur le plan économique et social. Ce quinquennat a été rythmé par des textes étrangers à tout idéal progressiste, qu'il s'agisse du TSCG (non renégociation du pacte de stabilité européen Merkel-Sarkozy et de la politique d'austérité), de l'ANI, du Pacte de Responsabilité, du CICE, des lois Macron et El Khomri, des réductions de moyens drastiques pour les collectivités, les services publics, l'Hôpital, de la hausse de la TVA et du plafonnement de l'impôt pour les plus riches, de la criminalisation du mouvement social dans un contexte d'état d'urgence normalisé, durant désormais plus longtemps que pendant la guerre d'Algérie. Des fleurons industriels ont été abandonnés, on a laissé faire les licenciements boursiers, les délocalisations.

A aucun moment, à part peut-être sur la déchéance de nationalité, Marylise Lebranchu et Gwenegan Bui ne se sont désolidarisés. Ils ont accompagné au contraire sans marquer de désapprobation publique ni de geste fort de refus cette politique de régression sociale et démocratique.

Hollande et Valls, avec leur majorité parlementaire majoritairement unie sur une politique néolibérale, même si quand ils n'ont pas eu de majorité PS sur leurs textes, ils ont fait joué à plein la monarchie présidentielle, ont clairement manifesté une volonté de remise en cause de l'Etat social, et ce conformément aux desideratas du Patronat.

Des recettes néolibérales qui n'ont instillé ni une relance de la croissance, ni une inversion de la courbe du chômage.

Aujourd'hui, les résultats de cette politique sont tragiquement éloquents :

  • 6,2 millions de chômeurs toutes catégories confondues
  • 1,9 millions de travailleurs pauvres
  • 20 % des Français en dessous du seuil de pauvreté.

Et politiquement, la situation est grave, extrêmement dangereuse : un recul de l'espoir, un discrédit de la gauche dans toute une partie de la population, même si les idéaux de la gauche sont encore partagés par une large partie des Français (sécurité sociale, services publics, impôt redistributif...). Une droite ultralibérale à l'offensive, plus radicale que jamais, qui promet une révolution tatchérienne et conservatrice en France. Une extrême-droite qui n'a jamais été si forte depuis la Libération et la défaite des collaborateurs d'extrême-droite.

Face à ces défis, il y a urgence à se rassembler pour prendre le pouvoir sur la finance, partager les richesses, changer l'Europe.

Nous réitérons notre appel au rassemblement de la gauche de progrès social, démocratique et écologique et sommes prêts à discuter pour une candidature commune de la gauche sur la base d'une rupture avec les politiques suivies ces cinq dernières années avec toutes les forces disponibles.

A se rassembler pour un nouveau pacte républicain, pour une France solidaire et protectrice, une République qui s'attache à la réduction des inégalités.

A se rassembler pour investir et produire autrement, pour faire face aux crises écologiques.

 

Comme priorités de notre mandat législatif potentiel et axes de campagne principaux, nous allons porter cinq grandes thématiques:

 

1/ Sortir de la monarchie présidentielle.

Redonner la primauté au Parlement, supprimer le domaine réservé du Président de la République, dissocier l'élection présidentielle et législative, supprimer le 49-3, instaurer la proportionnelle aux élections et les moyens d'une démocratie de participation citoyenne en rupture avec la culture de la délégation de pouvoir (transformation du sénat, référendums sur les grandes questions européennes, les grands projets...).

2/ Pousser la bataille pour une grande réforme fiscale.

Baisse de la TVA sur les produits de première nécessité ; doublement de l'ISF ; renforcement de la progressivité de l'impôt sur le revenu, taxation à 100% au dessus des 400 000€ nets de revenus par an; suppression du CICE ; taxation des dividendes des actionnaires qui ont cru de près de 25% l'année dernière; réforme de l'impôt sur les sociétés.

3/ La défense du monde du travail.

l'abrogation de la loi travail et la mise en place d'une Sécurité Emploi-Formation ; la réécriture d'un code du travail protecteur pour les salariés où les emplois précaires (CDD, intérim) seraient marginaux; augmentation de 23% du SMIC, l'augmentation des retraites, des minima sociaux, des allocations chômage. Une politique d'investissement dans les secteurs industriels et écologiques d'avenir qui crée de l'emploi. Un encadrement des rémunérations dans les grandes entreprises (échelle de 1 à 20). Un revenu minimum garanti et un statut protecteur pour la jeunesse (18-25 ans).

4/ Produire et consommer autrement et protéger la planète.

Développer du fret ferroviaire, de la rénovation thermique des bâtiments, des circuits courts agricoles comme industriels, transition de notre modèle agricole avec un fonds de soutien aux agricultures paysannes et biologiques, aux filières relocalisées, un encadrement des marges de la grande distribution et des prix garantis aux producteurs ; service public national déconcentré de l'eau et des déchets, engagement dans la recherche sur les énergies, interdiction de l'exploitation des gaz de schiste.

5/ Construire un nouvel âge de la protection sociale et des services publics appuyée sur les principes de solidarité, d'investissement collectif pour l'avenir de notre société, de coopération.

Supprimer la tarification à l'activité, la RGPP à l'hôpital ; pôle public du médicament ; nationalisation des autoroutes ; nouvelle loi sur le handicap ; création d'un service public de l'autonomie pour les personnes âgées; abrogation des lois de libéralisation du rail, de la loi Macron ; construire une école de l'égalité.

 

 

 

Bio d'Ismaël Dupont en quelques mots: 

Je suis né à Vannes en 1979, j'ai 37 ans.

J'ai deux enfants de 15 et 10 ans.   

J'ai grandi entre Vannes, où vivait ma mère et sa famille et où j'habitais principalement jusqu'à mes 18 ans, et la région de Saint-Pol-de-Léon et de Morlaix où vivait mon père et sa famille (à Plougoulm à partir de 1986).

Je me suis engagé très tôt en politique, à 15 ans, dans les batailles contre le gouvernement Juppé et ses projets réactionnaires, en 1995.    

Après des études de Lettres Supérieures et de Philosophie à Quimper, Nantes et Rennes, où j'ai fait ma maîtrise de philosophie sur Jean Jaurès, j'ai eu mon premier poste de professeur de philosophie certifié dans le département de la Manche en Normandie où j'ai exercé le métier de prof de philo pendant 4 ans, plus une année à Morlaix, à Tristan Corbière. 

Je suis revenu dans le Finistère en 2009, à Morlaix, où j'avais déjà des attaches familiales, après avoir obtenu un poste à Tristan Corbière.  

En 2010, je suis devenu professeur documentaliste. Je suis aujourd'hui documentaliste à temps plein au collège Mendès France à Morlaix.  

Je suis membre du PCF depuis 2006, ayant adhéré dans la section du sud-Manche (Avranches-Pontorson) pour contribuer à reconstruire une gauche de progrès social, démocratique et écologique, anti-libérale et unitaire, dans le sillage du Non au référendum contre le TCE, et pour faire la campagne de Marie-George Buffet.  

Après avoir été engagé au Mouvement des Jeunes Socialistes dans le Morbihan entre 1995 et 2001, puis avoir milité à ATTAC. 

Dans les dernières années, j'ai été:

- Candidat du Front de Gauche aux Cantonales à Saint Pol de Léon en 2011 (avec Yvette Le Bars, suppléante) : 4,40% sur le canton

- Candidat du Front de Gauche aux Législatives à Morlaix en 2012 (avec Marie Huon, suppléante) : 3e position au premier tour devant le FN et EELV, derrière le PS et l'UMP: 5,7% des voix.

- Candidat du Front de Gauche aux Municipales à Morlaix en 2014: 15,6% des voix, un des meilleurs résultats régionaux, grâce à une belle campagne collective. 3 élus du Front de Gauche à l'issue de la fusion avec la liste de la Coopérative Citoyenne, sur la liste de second tour "Ensemble à gauche".  

- Candidat du Front de Gauche aux Sénatoriales de 2014 dans le Finistère (tête de liste de la liste "Finistère à gauche toute. Rassembler contre l'austérité"): 84 voix de grands électeurs, largement au-delà des élus déclarés du PCF et du Front de Gauche.  

- Candidat du Front de Gauche aux Départementales en 2015 dans le nouveau canton de Morlaix (avec Michèle Abramovicz, Julien Kerguillec, Sylvie Lécuillier): 9,6% des voix    

En avril 2015, je suis devenu secrétaire départemental du PCF (600 adhérents à jour de cotisation dans le Finistère), réélu lors du congrès de juin 2016.

Je suis aussi bien sûr conseiller municipal d'opposition du Front de Gauche à Morlaix (avec Valérie Scattolin, autre élue Front de Gauche) et conseiller communautaire du Front de Gauche. 

Dans ce cadre, je porte une attention particulière à consulter les syndicats, les associations, les collectifs, à porter leurs voix dans les assemblées quand la cause me semble juste, à m'opposer aux politiques libérales et d'austérité publiquement et sans demi-mesure (vote contre le budget de Morlaix-Communauté depuis 2014), à porter des propositions alternatives, des voeux, des motions (contre TAFTA par exemple, pour l'accueil des réfugiés), à présenter publiquement les dossiers, les ordres du jour, à faire des compte rendus des séances et de mes interventions. Etre minoritaire dans des assemblées principalement tenues par le PS ou par la droite et où les voix discordantes sont parfois malmenées ne me fait pas peur.  

Je crois être un militant de terrain, convaincu mais libre, présent dans toutes les manifestations, dévoué à son idéal et combatif dans la défense de nos idées de justice sociale, mais au service des gens, ouvert et tolérant, sans plan de carrière ni suffisance. 

Mes passions sont la Bretagne, les voyages et la découverte du monde (Inde, Sri Lanka, Maroc, Syrie, Israël-Palestine, Turquie, Arménie, Géorgie, Grèce, Italie, Angleterre, Allemagne, Europe du Sud et Centrale...), l'histoire, la littérature et la musique, l'amitié et les gens en général. 

Je suis aussi adhérent du SNES-FSU, de l'Association France Palestine Solidarité, et de l'association AR FALZ-SKOL VREIZH. 

 

 

Article Delphine Van Hauwaert - Ouest-France, suite à la conférence de presse du 18 décembre du PCF Pays de Morlaix

Article Delphine Van Hauwaert - Ouest-France, suite à la conférence de presse du 18 décembre du PCF Pays de Morlaix

Article Monique Keromnès - Le Télégramme, suite à la conférence de presse du 18 décembre à Morlaix

Article Monique Keromnès - Le Télégramme, suite à la conférence de presse du 18 décembre à Morlaix

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Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans LA VIE LOCALE
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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 07:09

"Mon inaction me rendrait complice" s'est défendu Cédric Herrou à son procès (Médiapart, 5 janvier 2016)

 

  • IMMIGRATION
«Mon inaction me rendrait complice», s'est
défendu Cédric Herrou à son procès
5 JANVIER 2017 PAR LOUISE FESSARD

L'agriculteur Cédric Herrou était jugé, ce mercredi, devant le tribunal correctionnel de

Nice, pour aide à l’entrée, à la circulation et au séjour de personnes en situation

irrégulière. Il lui est surtout reproché par le procureur, qui a requis huit mois de prison

avec sursis, d'avoir revendiqué son action dans les médias. Des militants sont venus

soutenir celui qui est devenu le symbole de la solidarité des habitants de la vallée de la

Roya envers les migrants. 

 

 

« Vous vivez avec quelqu’un qui impacterait vos revenus ? », demande de façon routinière la présidente du tribunal correctionnel de Nice. « J’ai des gens chez moi effectivement », répond en souriant le prévenu Cédric Herrou. L'échange provoque quelques rires dans la salle du tribunal. Figure emblématique du combat des habitants de la vallée de la Roya, Cédric Herrou, 37 ans, était jugé mercredi 4 janvier, notamment pour aide à l’entrée, à la circulation et au séjour de personnes en situation irrégulière. Depuis le rétablissement des contrôles à la frontière franco-italienne en novembre 2016 à la suite des attentats de Paris, cette vallée est devenue un point de passage obligé pour les migrants souhaitant rejoindre la France. Toutes les nuits, des petits groupes partent de Vintimille par les voies de chemin de fer, les sentiers ou la départementale.

Agriculteur, Cédric Herrou produit des œufs, de l'huile d'olive et de la pâte d'huile d'olive sur un terrain proche du chemin de fer menant à la vallée de la Roya, à moins de sept kilomètres de la frontière franco-italienne. Son habitation, visible de la voie ferrée, est la première que rencontrent les migrants, avant le village de Breil-sur-Roya.

Déjà interpellé par la police aux frontières (PAF) le 11 août 2016 avec à bord de sa camionnette huit personnes dont trois femmes et deux enfants de cinq ans, tous érythréens, qu’il venait d’embarquer à Vintimille, Cédric Herrou avait été relâché sans poursuite à l’issue de sa garde à vue. Le procureur de la République de Nice, Jean-Michel Prêtre, avait classé l’affaire pour immunité humanitaire.

Mais la revendication au grand jour de son action dans un article du New York Times, début octobre, a été vécue comme une provocation par les autorités préfectorales et le procureur de Nice. « Nous sommes deux à avoir saisi le tribunal : lui, par sa volonté de communication dans un changement de stratégie, et moi car quand on me dit “je viole la loi, je sais que je viole la loi et je le fais quand même”, je suis là pour défendre la loi », affirme Jean-Michel Prêtre, qui pointe « le changement d’attitude, de parole de monsieur Herrou » après sa première arrestation. « C’était “je revendique avoir fait passer des personnes à la frontière, je revendique les avoir hébergées, c’est mon combat, j’assume” », insiste-t-il. En raison d’un « risque très important de réitération », le procureur a demandé huit mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve, la confiscation du fourgon de l’agriculteur ainsi qu’un permis de conduire restreint « aux horaires relatifs à ses obligations professionnelles ».

Le 20 octobre 2016, prétextant l’occupation d’une ancienne colonie de vacances de la SNCF à Saint-Dalmas-de-Tende par une cinquantaine de migrants – dont une moitié de mineurs – et un collectif d’associations, la police aux frontières (PAF), venue spécialement de Nice, arrête Cédric Herrou. C’est le préfet des Alpes-Maritimes lui-même qui a signalé les faits au procureur. Quatre autres militants sont également interpellés dans les bâtiments de la SNCF transformés en dortoir. Tous seront relâchés sans poursuite, seul Cédric Herrou, identifié comme « leader » par un gendarme, est poursuivi par le procureur.

Il était donc jugé ce 4 janvier pour occupation sans autorisation d’un terrain appartenant à la SNCF et pour avoir facilité l’entrée et le séjour d’environ 200 étrangers « en les transportant depuis Vintimille puis en les hébergeant ». Reconnaissant l’état déplorable des locaux, d’ailleurs ouverts sans dégradation, l’avocate de la SNCF, qui s'est constituée partie civile, réclame quelque 1 320 euros d’indemnisation pour rembourser le déplacement d’un huissier de justice et d’un cadre de la SNCF.

De l’occupation, il sera peu question devant le tribunal, tant il est clair que c’est principalement pour avoir osé revendiquer son aide aux migrants que l’agriculteur est aujourd’hui jugé. « Les quatre gardes à vue se sont concentrées sur votre rôle, constate Laurie Duca, la présidente du tribunal, qui mène les débats avec une grande bienveillance. Ces personnes ont expliqué en long, en large et en travers que vous n’aviez pas de rôle particulier, qu’il s’agissait d’une décision collective. » La magistrate relève d’ailleurs les questions, qu’elle estime « hallucinantes », posées aux gardés à vue.

 

 

 

 

Un enquêteur a ainsi demandé à un militant ce qu’il pensait du nombre de SDF en France et pourquoi il ne créait pas un collectif leur venant en aide plutôt qu’aux migrants. Il lui a également demandé s’il ciblait particulièrement les jeunes hommes mineurs et s’il faisait un choix par rapport au sexe et à l’âge des migrants. « Je préfère que le tribunal en fasse mention lui-même tellement ce genre de questions paraît décalé », lance la présidente du tribunal. Mais les quatre policiers de la PAF en civil présents au début de l’audience n’ont pas eu l’occasion d’entendre ces critiques. Vers 16 heures, comme un seul homme, ils se lèvent et quittent le tribunal. « Bien, alors, messieurs les policiers, à mon audience, les gens ne se lèvent pas et s’ils sortent, ils sortent définitivement », lance agacée Laurie Duca alors qu’ils passent la porte.

 

Se présentant devant le tribunal en pull kaki et avec ses chaussures de montagne poussiéreuses, Cédric Herrou explique qu’en revenant de ses livraisons à Nice le jeudi, il lui arrivait souvent de « prendre des gens à Vintimille ». Il affirme qu'il donnait alors la priorité aux migrants les plus vulnérables – femmes isolées avec enfants et mineurs – issus des « pays les plus en difficulté », telle l’Érythrée. Ce jour-là, on lui avait signalé la présence d'un Érythréen « qui avait été séparé de sa famille par la police française ». « Comment savez-vous cela ? », s’enquiert la présidente du tribunal. « Des gens qui travaillent à la Croix-Rouge, qui font les maraudes me donnent des informations », explique Cédric Herrou, cheveux en bataille rassemblés derrière la tête et fines lunettes. Dans son portable, ont été retrouvés des « contacts avec des églises ». « Ces gens-là vous renseignent ? », interroge Laurie Ducas. « Oui, on parle », répond brièvement l’agriculteur.

Volubile sur son action, l’agriculteur se montre taiseux sur celles des autres habitants de la vallée, qui hébergent et transportent aussi des migrants. Depuis sa première arrestation et l’exploitation de ses téléphones, il se montrait prudent et nettoyait systématiquement son portable, effaçant textos et journal des appels. « Parce qu’il y a des gens qui veulent garder l’anonymat sur leur action dans la vallée », explique-t-il à la présidente qui s’étonne de ces précautions. De jour, Cédric Herrou évitait la route et passait par une piste pour apporter les migrants sur son exploitation, assez isolée et éloignée du centre-ville de Breil-sur-Roya. « Je me protégeais du regard des voisins, justifie-t-il à la barre. Il y a quand même eu 55 % de vote Front national aux dernières élections dans la vallée. J’ai eu des menaces de l’extrême droite. J’ai peur de ces gens-là. »

Ce qui effraie Cédric Herrou, c’est « la haine attisée par les politiques qui risque de finir par de la violence ». Le conseil régional Paca et le conseil départemental, tous deux tenus par la droite LR, se sont opposés à l’accueil de migrants dans le cadre du démantèlement de la « jungle » de Calais. Éric Ciotti, président du conseil départemental, a, à plusieurs reprises, condamné l’action des habitants de la vallée contre lesquels il a déposé plainte. « Qui peut dire que dans les centaines de migrants que M. Herrou se targue d’avoir fait passer ne se dissimule pas un futur terroriste ? », a-t-il récemment réagi à l’élection, par des lecteurs de Nice Matin, de l’agriculteur comme Azuréen de l’année.

« Mon inaction et mon silence me rendraient complice »

Après les avoir hébergés quelques jours dans des caravanes et tentes installées sous les oliviers, l’agriculteur conduisait ensuite les migrants à la gare SNCF pour qu’ils puissent poursuivre leur voyage. D’abord à celle de Breil-sur-Roya, par un chemin discret, puis, quand les contrôles policiers se sont intensifiés, à Antibes, Les Arcs-Draguignan voire Marseille. Les militants partaient alors par convois de trois véhicules avec une voiture ouvreuse.

 

« Cela vous prend beaucoup de temps, au détriment de votre exploitation agricole, vous en êtes de votre poche, pourquoi faites-vous tout ça ? », demande la présidente. « Il y a un problème, répond simplement le prévenu. Mon inaction et mon silence me rendraient complice. Il faut le faire. Il y a des gens qui sont morts sur cette autoroute ; des gamins qui sont morts sur les voies de chemin de fer ; il y a un État qui a mis en place une frontière et ne gère absolument pas les conséquences. La frontière blesse. »

À la barre, Cédric Herrou dit avoir vraiment commencé à s’intéresser à ce qui se passait à Vintimille en mars 2016, après avoir pris en stop plusieurs personnes noires dans la vallée. « Il y a deux ans, je ne savais même pas que l’Érythrée existait », dit-il. Plus tard, il soulignera être venu dans la Roya pour « vivre seul et tranquille », pas pour se retrouver « insulté par le président du département » et « menacé par le préfet ».

Depuis son arrestation au mois d’octobre, la situation a empiré. L’agriculteur relate que 30 mineurs attendent chez des particuliers à Saorges d’être pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, et trois autres chez lui depuis quinze jours. « J’ai appris que vous avez fait des saisines directes de juges pour enfants ? », s’enquiert la présidente. « Oui, les seules prises en charge de mineurs isolés qui ont eu lieu dans la vallée, c’est parce que j’ai foutu le bordel », dit, amer, Cédric Herrou, soulignant la carence du département pourtant censé prendre en charge les mineurs non accompagnés quelle que soit leur nationalité. Alors que l’afflux de migrants n’a pas faibli, seulement 236 mineurs non accompagnés (MNA) ont été placés dans des foyers depuis janvier 2016 par le conseil départemental des Alpes-Maritimes, contre 1 500 en 2015. « Les mineurs sont particulièrement volatiles », plaide le procureur, qui prétexte d’un taux de départ des foyers « à plus de 95 % ».

Malgré plusieurs perquisitions au domicile de l'agriculteur, l’accusation s’appuie principalement sur ses propres déclarations dans les médias. La pièce maîtresse du dossier d’enquête est donc la traduction de l’article du New York Times du 4 octobre 2016, dans lequel l’agriculteur estime avoir aidé « plus de 200 migrants africains à entrer en France ». C’est le chiffre que les policiers ont retenu.

Selon le procureur, l’infraction est caractérisée, du fait de l’« intention manifeste [de Cédric Herrou – ndlr] de violer la loi sur l’entrée des étrangers en France » et « de les dissimuler aux autorités, y compris des mineurs ». « Selon la jurisprudence, le fait d’aider à contourner un barrage de police est illicite et constitutif d’une aide à l’entrée », rappelle Jean-Michel Prêtre.

Endossant les habits de la préfectorale, le magistrat se lance dans un étonnant plaidoyer en faveur de la politique d’immigration française, qui a décidé à la veille de la COP21 de rétablir les contrôles à ses frontières. Il se félicite des 36 631 étrangers en situation irrégulière interpellés côté français en 2016, ainsi que des « presque 250 passeurs » arrêtés. Parmi ces milliers d’interpellations, il assure qu’il n’a pas eu « connaissance de violations des textes applicables en France en ce qui concerne la remise des enfants mineurs en Italie » ou de « reconduites faites dans des conditions critiquables ». « Chaque fois que j’ai été saisi, j’ai fait des vérifications », dit-il. Plusieurs alertes sérieuses ont pourtant été lancées par des ONG comme Amnesty international, une plainte pour délaissement de personnes hors d'état de se protéger a été déposée par 257 citoyens le 1er décembre, et une équipe du Défenseur des droits s’est déplacée à Nice fin décembre pour documenter ces violations.

Jean-Michel Prêtre feint néanmoins d’avoir des doutes « sur le véritable objet humanitaire » des actions de l’agriculteur. « Je m’interroge sur le fait que considérer que retirer des personnes d’Italie serait leur porter secours, je ne dirais pas aller de Charybde en Scylla, mais c’est de cet ordre-là », lâche-t-il, avant de reconnaître que « le danger pour les migrants s’est considérablement accru depuis juin » avec des « personnes qui prennent des risques considérables dans les tunnels ferroviaires, sur l’autoroute ». Avant de condamner les conditions de transport « indignes et dégradantes » à l’arrière de la camionnette, ainsi que le piètre gîte offert par l’agriculteur aux migrants, sous des tentes et caravanes. « Pour les passeurs, lorsqu’ils empilent dix personnes ainsi dans un véhicule, je les poursuis pour trafic d’êtres humains », menace le magistrat.

Me Zia Oloumi, l’avocat de Cédric Herrou, s’est gaussé de cette posture. « J’ai l’impression que de Nice, la vallée de la Roya, c’est tout va très bien, madame la Marquise : les mineurs sont pris en charge, en Italie tout va bien. Mais pourquoi diable ces personnes prennent-elles les voies de chemin de fer ? » C’est d’ailleurs une situation de carence des pouvoirs publics qu’ont dépeinte les cinq militants associatifs et habitants de la vallée cités à témoigner par la défense de l'agriculteur. Deux infirmières ont expliqué faire partie d’un groupe de cinq infirmières et deux médecins qui passe chaque jour dans les habitations de la vallée où sont hébergés des migrants « pour les soigner et soutenir ceux qui accueillent ».

« Les plus jeunes ont 13-14 ans, quand ils arrivent, ils ont marché toute la nuit sur les voies ferrées, en tongs avec des blessures aux pieds. Ils ont aussi des plaies dues au mélange d’eau de mer et de mazout dans les bateaux », relate Corinne, une infirmière de Breil-sur-Roya. À la présidente qui lui demande comment se manifeste leur détresse, elle lâche : « Les yeux, madame, ils ont un regard, c’est terrible. » « On n’est pas des sœurs Teresa, c’est une aide sans gloriole, évidente, humaine, dit Patricia, une infirmière retraitée de 60 ans, habitant Saorges. Ça nous paraît une évidence face à l’énorme travail fait par les accueillants. On n’aurait jamais pensé se retrouver à faire de l’humanitaire en vallée de la Roya ! » Elles ont tenté d’ouvrir un petit local pour les soins dans la mairie de Breil-sur-Roya, « tout était prêt mais au dernier moment le préfet s’y est opposé ».

Puis c’est au tour de Michel Masséglia, militant Front de gauche et adjoint au maire de Breil-sur-Roya, de rappeler qu’en juin 2016 sa commune avait voté une motion demandant à l’État et à l’Union européenne de « prendre conscience du drame et des moyens nécessaires ». « On ne peut pas détourner la tête quand vous croisez, à une heure du matin, une cinquantaine de gens, des enfants, qui marchent détrempés sous la pluie », s’insurge l’élu qui dénonce « l’hypocrisie des pouvoirs publics ». « Cédric Herrou ne devrait pas être seul ici, ils devraient être une cinquantaine, moi-même je devrais en être car j’ai pris des gens en voiture qui étaient en galère. On est en milieu rural, si on voit quelqu’un en galère, vous ne lui demandez pas ses papiers avant de l’aider. »

L’article L622-1 prévoit qu’aider des sans-papiers est passible de 5 ans d’emprisonnement et d’une amende de 30 000 euros. Ajouté en 2012, l’article L622-4liste cependant des exemptions humanitaires. Pour ne pas être condamné, il faut n’avoir touché aucune contrepartie, notamment financière. Mais il faut remplir une seconde condition sur le type d’aide apportée. Il faut avoir fourni des conseils juridiques, une alimentation, un hébergement ou des soins médicaux « ou bien toute autre aide visant à préserver la dignité ou l’intégrité physique de celui-ci ». L’article ne mentionne pas explicitement le transport.

En décembre 2015, Claire, une militante niçoise de 72 ans, a ainsi été condamnée par le tribunal de grande instance de Grasse à 1 500 euros d’amende pour avoir aidé des migrants érythréens à voyager de Nice à Antibes. Mais Me Zia Oloumi estime que le tribunal dispose d’une marge d’interprétation. Selon lui, « toute autre aide peut aussi entrer dans l’immunité humanitaire s’il s’agit de mettre la personne à l’abri », plaide-t-il. Invitant le tribunal à « effacer » la pression politique et médiatique pesant sur ce procès, il leur a demandé d’imaginer l’impact de leur décision sur la « mise en œuvre de la fraternité » en France. « Aujourd’hui, on veut utiliser monsieur Herrou pour que les autres ne recommencent plus », a remarqué l’avocat.

Le 23 novembre, Pierre-Alain Mannoni, un enseignant-chercheur à l’université Nice Sophia Antipolis, avait déjà été jugé pour avoir emmené en voiture trois jeunes Érythréennes blessées en direction de Nice où elles devaient être soignées. Le procureur avait demandé six mois de prison avec sursis. Le jugement sera rendu ce vendredi 6 janvier. Celui concernant Cédric Herrou attendra quant à lui le 10 février.

À sa sortie du tribunal, vers 20 h 30, l’agriculteur était attendu par plusieurs centaines de militants venus de toute la région le soutenir malgré le froid. Il a été accueilli par des vivats. « Ça va la SNCF, pas trop de dommages ? », hurle goguenard l’un d’eux en référence à l’établissement public qui s’est constitué partie civile. « Nous sommes tous des enfants d’immigrés, première, deuxième, troisième générations », ont chanté les militants avant de réclamer l’ouverture des frontières.

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 06:50

En 2017, abrogeons la loi Travail! Signez la pétition: "Abroger la loi travail, mesdames, messieurs les Parlementaires, c'est encore possible!"

En 2017, abrogeons la loi Travail! Signez la pétition: &quot;Abroger la loi travail, mesdames, messieurs les Parlementaires, c'est encore possible!&quot;

Signez la pétition !

En 2017, abrogeons la loi Travail

jeudi 5 janvier 2017

Par le groupe communiste, républicain et citoyen du Sénat :

Au printemps dernier, nous avons été des millions à nous opposer à la loi Travail. Aujourd’hui, alors qu’elle entre progressivement en application, nous demandons son abrogation.

Cette loi a été imposée à coup de 49,3 au mépris de la démocratie, au mépris d’un puissant et long mouvement social soutenu par une majorité de nos concitoyens et contre lequel le gouvernement n’a pas hésité à déployer des forces policières hors-norme, recourant parfois à une répression d’une rare brutalité.

Mesure phare, l’inversion de la hiérarchie des normes qu’elle instaure constitue un recul social sans précédent. Avec elle, le Code du travail et les garanties collectives chèrement acquises volent en éclats. Les salariés se voient imposer la loi patronale dans chaque entreprise. Les licenciements sont facilités, les heures supplémentaires peuvent être moins payées, la médecine du travail est encore affaiblie, les syndicats contournés.

Cette loi n’est rien d’autre qu’une loi de soumission aux volontés du Medef. Elle ne favorisera ni l’emploi ni l’économie, mais encouragera les suppressions de postes ayant pour seul objectif d’augmenter les profits des actionnaires.
De multiples initiatives sont d’ores et déjà prises pour la combattre, comme au Sénat où une proposition de loi d’abrogation a été déposée par le groupe CRC et discutée le 11 janvier.

Nous sommes toujours une majorité à ne pas vouloir de ce retour à des rapports sociaux dignes du 19e siècle. Alors oui, en 2017, il faut abroger cette loi de régression qui met en cause des décennies de conquêtes sociales.

 

Signez la pétition qui complète cette initiative parlementaire! : 

 https://www.change.org/p/en-2017-abrogeons-la-loi-travail?recruiter=53470675&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=share_facebook_responsive&utm_term=mob-md-no_src-no_msg 

 


 

Loi Travail:abrogation !

►La loi Travail, c'est la précarité généralisée, les licenciements favorisés, le Code du travail affaibli

 

►Sans majorité dans le pays, ni à l'Assemblée nationale, le gouvernement Hollande/Valls a dû recourir au 49-3 pour imposer son projet

 

►Les sénatrices et sénateurs communistes présentent le 11 janvier une proposition de loi visant à l'abroger

La loi El Khomri poursuit le travail de sape des acquis sociaux en revenant sur des droits des salariés. Elle s'est faite sans concertation avec les organisations syndicales. Ses orientations libérales sont un cadeau pour le Medef qui n'en demandait pas tant. Les premiers exemples de son application sont alarmants.

 

 

Le pouvoir des chefs d'entreprises renforcé

Depuis les Accords de Matignon de 1936, les conventions collectives et les accords de branche ne pouvaient qu'améliorer les conditions des salariés prévues par le Code du travail.

Désormais, un simple accord d'entreprise permettra de déroger à ces règles, la hiérarchie des normes est inversée. Les salariés sont laissés seuls face à leur employeur dont les moyens de pression sont élargis au détriment des droits, des conditions de travail.

Le gouvernement offre aux grandes entreprises les moyens de faciliter le dumping social et économique.

Licenciements facilités, précarité renforcée

La loi permet désormais aux entreprises qui réalisent des bénéfices de licencier pour motif économique. De même, les salariés pourront être obligés de travailler plus sans gagner plus, ceux qui refuseraient pouvant alors être licenciés.

Les 35h menacées, les heures supplémentaires moins payées

Par un simple accord d'entreprise, il sera possible de revenir sur le temps de travail et sur les 35h. De même, la majoration des heures supplémentaires passe de 25 % à 10 % ce qui se traduira dans les faits par des baisses de salaires alors que le pouvoir d'achat a déjà considérablement baissé.

La santé du travail menacée

Nombre de mesures de la loi contribuent à durcir les conditions des travail (plus de flexibilité, temps de travail, pressions de l'employeur). Dans le même temps, les missions de la médecine du travail sont dénaturées et l'intervalle entre deux consultations passe de 2 à 5 ans.

 

 

Le Parti communiste demande l'abrogation de cette loi et propose :

  • l'adoption d'une loi de sécurisation de l'emploi et de la formation permettant à chaque salarié-e d'alterner période d'emploi et de formation choisie sans perte de salaire et sans passer par le chômage
  • la refonte du Code du travail, rétablissant le hiérarchie des normes et garantissant de nouveaux droits aux travailleurs à l'entreprise
  • le doublement des effectifs de l'Inspection du travail
  • des négociations pour une réduction du temps de travail avec les 32h hebdomadaires pour objectif.
  • de faire du CDI la norme et de limiter le recours à l'intérim.

 

 

 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 06:45

«REVENU DE BASE», L'ENFER PAVE DE BONNES INTENTIONS

L’HUMANITE

Jeudi 5 Janvier 2016

MAUD VERGNOL

 

«UNE ORIENTATION POLITIQUE QUI VISE À METTRE À MAL LE SYSTÈME DE PROTECTION SOCIALE.» BORIS PLAZZI CGT

La proposition d'un revenu universel, défendue notamment par Benoît Hamon pour « éradiquer la grande précarité », s'invite dans la campagne. Associations et partis politiques alertent sur les dangers d'un tel projet, cheval de Troie pour achever le modèle social français.

Lutter contre la pauvreté en versant à tous, sans condition et tout au long de leur vie, un montant suffisant pour « subsister »: l'idée s'invite dans la campagne présidentielle. Mais sous ce slogan aux apparences généreuses se cachent des projets bien différents, qui confinent à l'auberge espagnole idéologique. Car, au-delà du camp socialiste, on retrouve derrière ses promoteurs aussi bien des néolibéraux (Milton Friedman en était un ardent défenseur) que des écologistes et des partisans de la décroissance, qui considèrent que ce revenu libérerait l'individu de l'asservissement au capital en opérant un découplage entre les revenus et l'emploi.

Les associations qui luttent au quotidien contre la pauvreté sont les premières à mettre en garde contre une solution présentée comme un remède miracle, mais qui pourrait aboutir à la suppression d'une partie importante de la protection sociale. « Le Secours populaire est très réservé sur le concept même du revenu de base et a fortiori sur les conditions de sa mise en œuvre. La situation des personnes est différente selon que leur rémunération est le produit de leur travail ou de prestations sociales qui peuvent être retirées si les textes changent », explique Henriette Steinberg, secrétaire générale du conseil d'administration du SPF. Mêmes inquiétudes du côté du Secours catholique, auditionné dans le cadre d'une commission sénatoriale en octobre dernier. « Il nous semble que le revenu de base comporte plus de risques que de bénéfices pour les plus fragiles. Nous y sommes donc plutôt opposés, car il ne favoriserait pas l'inclusion sociale », confiait alors Guillaume Almeras, responsable du département emploi au SCF.

« Le revenu de base est prétendu instrument de lutte contre la précarité et le chômage. En réalité, il en est l'idiot utile », avance Fréderic Rauch, rédacteur en chef de la revue communiste Économie et politique (1). Pour lui, « en assurant un revenu de la naissance à la mort déconnecté de la production, le revenu de base alimente la trappe à bas salaires et contribuerait à la déresponsabilisation sociale des entreprises en ne répondant pas non plus à l'objectif de socialisation des profits ».

 « Le revenu de base prend acte d'une société du chômage de masse. Il n'y aurait plus d'effort à mener pour le partage du travail et pour le plein-emploi, abonde Charlotte Girard, co-coordinatrice du projet de la France insoumise. Une analyse également partagée par la CGT, qui refuse de se laisser « abuser par un slogan aux apparences généreuses ». « Le débat sur le revenu universel n'intervient pas par hasard: la CGT estime qu'un certain nombre de choix et d'orientations politiques visent à mettre à mal le système de protection sociale, de plus en plus remis en cause avec les exonérations de cotisations sociales et fiscales », explique Boris Plazzi, en charge du dossier pour la direction confédérale de la CGT, qui y voit un moyen supplémentaire donné au patronat pour faire pression sur les salaires.

D'autant que l'idée, que certains candidats présentent comme le nec plus ultra de la modernité, est loin d'être neuve. Elle avait déjà suscité l'enthousiasme des libéraux lors de la crise économique de 1973. C'est l'idée que développe le sociologue belge Daniel Zamora dans un ouvrage à charge (2), qui rappelle que « plus les conquêtes sociales semblent inaccessibles, plus l'idée d'une allocation universelle refait surface ».

(1) Lire le dossier sur le revenu de base de juillet-aout 2016, www.economie-politique.org

(2) Contre l'allocation universelle, Lux, 112 pages.

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 06:42

ARRETEZ D'INSTRUMENTALISER LA PAUVRETE, REGLONS-LA!

L’HUMANITE

Jeudi 5 janvier 2016

PIERRE DUQUESNE

 

LA PAUVRETÉ EXPLOSE. LES ASSOCIATIONS S’INDIGNENT. L’URGENCE S’IMPOSE DANS LA CAMPAGNE ÉLECTORALE.

QU'EST-CE QU'ÊTRE PAUVRE ? EN FRANCE MÉTROPOLITAINE, UN INDIVIDU EST CONSIDÉRÉ COMME PAUVRE QUAND SES REVENUS MENSUELS, APRÈS IMPÔTS ET PRESTATIONS SOCIALES, SONT INFÉRIEURS À 840 EUROS OU 1 008 EUROS, SELON LA DÉFINITION DE LA PAUVRETÉ UTILISÉE (SEUIL À 50 % OU À 60 % DU NIVEAU DE VIE MÉDIAN).

1 MILLION C'EST LE NOMBRE DE « TRAVAILLEURS PAUVRES », LES PERSONNES EN FRANCE QUI EXERCENT UN EMPLOI MAIS DISPOSENT D'UN NIVEAU DE VIE INFÉRIEUR À 840 EUROS.

 

____________________________________________________________

 

«Les associations en ont assez d'être sages », a prévenu Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre et porte-parole du Collectif des associations unies (CAU). Ce dernier, qui regroupe 14 000 structures qui luttent, sur le terrain, contre le mal-logement et le sans-abrisme, ne cache plus sa colère contre la montée inexorable de la pauvreté en France.

Avec le collectif Alerte, fédérant de son côté 38 grandes associations de lutte contre l'exclusion (Secours catholique, Aurore, Croix-Rouge française, Banques alimentaires...), ces associations ont décidé d'entrer de plain-pied dans la campagne de 2017. Quitte à organiser, s'il le faut, « des mobilisations citoyennes devant les QG ». Un site Internet va être lancé dans les prochains jours pour « dénoncer les contrevérités » et « l'instrumentalisation de la misère humaine à des fins politiciennes », explique Florent Gueguen, à la tête de la Fnars, fédérant 840 associations gérant des centres d'hébergement et de réinsertion.

Une « autre campagne », donc, avec un objectif : éviter que les 8,8 millions de personnes vivant avec moins de 60 % du revenu médian, soit un revenu inférieur à 1 063 euros, ne soient « exclues du débat politique, exclues des propositions et des priorités des principaux candidats à l'élection ».

 

INÉGALITÉS LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ, UNE URGENCE POLITIQUE

UN MILLION DE PAUVRES EN PLUS DEPUIS DIX ANS. FACE À CE CONSTAT DRAMATIQUE, LE MILIEU ASSOCIATIF A DÉCIDÉ D'ENTRER DE PLAIN-PIED DANS LA CAMPAGNE.

 

C'est l'un des pires hivers depuis cinq ans. « À Lyon, dans les quinze premiers jours de décembre, 1800 personnes qui n'ont pas pu obtenir d'hébergement par le 115, chargé de mettre à l'abri en principe toute personne qui y fait appel. Cette situation critique n'a pas suscité la moindre réaction politique », explique Florent Gueguen.

La cote d'alerte a pourtant été dépassée depuis plusieurs années. « Notre pays compte 1 million de pauvres de plus en dix ans. Le nombre de SDF a augmenté de 50 % entre 2001 et 2012. Les expulsions locatives ont vu leur nombre croître de 24 % l'an dernier. (...) La moitié des demandeurs d'emploi ne perçoivent pas d'allocation chômage », rappelle Christophe Robert, dans une bien triste énumération. Le dirigeant associatif dénonce un terrible « décalage » entre la réalité vécue par une grande partie de la population et les discours politiques de ce début de campagne.

À première vue, pourtant, le sujet n'est pas totalement absent des débats. Le revenu universel, ou de base, est l'un des points de clivage sur lesquels s'affrontent déjà les candidats de la primaire du PS et de ses alliés. La dernière émission de Jean-Luc Mélenchon sur sa chaîne YouTube, Pas vu à la télé, a été consacrée à la pauvreté et mise en ligne fin décembre. Lors de la convention de la France insoumise, à Lille, une mère célibataire était venue raconter son quotidien à la tribune, et ses interventions sur le sujet ne manquent pas dans ses meetings.

Quant à François Fillon, son premier déplacement de l'année 2017 a été effectué dans un centre Emmaüs Défi dans le 19e arrondissement de Paris. Bien sûr, une telle opération n'était pas dénuée d'arrière-pensée politique, après l'indignation suscitée, dans de larges pans de la société, par ses propositions sur la Sécurité sociale. Devant des personnes en insertion, travaillant dans cette boutique solidaire, François Fillon a néanmoins annoncé qu'il mettrait en œuvre, s'il est élu, « une grande loi de programmation pluriannuelle » contre la pauvreté et a joué un couplet de charité chrétienne dont il a le secret. Ajoutant même, devant les journalistes, que ses parents avaient participé à la création d'un centre Emmaüs au Mans après l'hiver 1954.

« Il y a des visites dans les centres d'hébergement », reconnaît Florent Gueguen. Mais pour l'instant, « il n'en sort pas grand-chose ». Porte-parole du collectif Alerte, et ancien président du Secours catholique, François Soulage est encore plus sévère vis-à-vis du programme du candidat de la droite et du centre : « Quand certains annoncent qu'ils remettront en cause la généralisation du tiers payant, nous, les associations, on sait très bien à qui cela profite. » Le militant, qui tient à se dire lui aussi « chrétien », insiste sur la nécessité d'agir sur les « causes » de la pauvreté. Florent Gueguen dénonce aussi la dégressivité « des allocations chômage », la suppression de l'aide médicale d'État pour permettre aux étrangers de se soigner, une « menace pour la santé publique », ou les attaques contre les protections sociales... François Soulage, de son côté, alerte sur les annonces qui peuvent sembler à première vue séduisantes, mais qui sont dangereuses. Notamment la proposition de François Fillon de créer une « allocation sociale unique».

« Quand on constate qu'il veut y inclure les allocations logement, qui sont dans l'œil du viseur depuis plusieurs années, il y a de quoi s'inquiéter. » Voilà donc les non-dits que les associations veulent mettre au jour dans les prochaines semaines, à l'image du travail amorcé depuis plusieurs années par ATD Quart Monde. Et ces idées reçues, très nombreuses, se propagent très vite dans l'opinion publique : « La protection sociale coûte trop cher et ne sert à rien ? », « Mieux vaut être migrant que sans-abri français » « Tant qu'une majorité de citoyens ne sauront pas que le RSA ne permet pas d'avoir une vie digne, il y aura toujours des responsables politiques qui pourront surfer sur l'idée que les personnes aux minima sociaux sont des profiteurs. Si on veut parvenir à l'augmenter, il faut mener une bataille culturelle », explique François Soulage. Et d'ajouter : « Tant que l'on ne répétera pas que la fraude fiscale représente 20 milliards d'euros, et la fraude au RSA 20 millions d'euros, certains responsables politiques pourront continuer de dénoncer l'assistanat. »

 

François Fillon a dû infléchir son propos. Le Sarthois a en effet dénoncé, dans son livre, et dans de nombreux meetings, les « discours très durs sur les assistés qui resteraient à la maison aux frais de ceux qui travaillent et paient des impôts se sont multipliés ces dernières années ». Son approche est plus pernicieuse, s'appuyant sur la pauvreté pour attaquer le modèle social qui a pourtant limité les effets de la crise de 2008. Quand certains, comme François Fillon, prennent prétexte de l'aide aux plus pauvres pour défaire la protection sociale, qui protège un grand nombre de Français, l'extrême droite, elle, quand elle évoque la pauvreté, c'est surtout pour exclure une autre catégorie de la population en difficulté. Pour connaître ses propositions sur la pauvreté, il faut se lever tôt. Le dernier communiqué du FN sur le sujet date 9 juin 2015...

« Décrypter les intox et le fact checking n'a pas empêché l'élection de Trump et le Brexit, prévient toutefois Jean-Christophe Sarrot, d'ATD Quart Monde. La tentation d'exclure l'autre pour s'en sortir est un récit qui fonctionne, encore plus que le discours de vérité. Pour contrer de discours, il faut inventer un autre récit, un rêve, celui de créer une nouvelle société qui profiterait à tous, et pas uniquement à la catégorie des plus pauvres. »

 

____________________________________________________________________

 

DES FAMILLES PLUS INQUIÈTES « LA CRAINTE DE BASCULER UN JOUR DANS LA PRÉCARITÉ ET DE VOIR SES ENFANTS CONNAÎTRE LE MÊME SORT TOUCHE UNE PART DE PLUS EN PLUS LARGE DE LA POPULATION. » JULIEN LAUPRÊTRE, PRÉSIDENT DU SECOURS POPULAIRE FRANÇAIS.

LE « PIRE HIVER » POUR LE 115 MALGRÉ LA MISE EN PLACE DU PLAN GRAND FROID, LE NOMBRE DE PLACES D'HÉBERGEMENT D'URGENCE RESTE LARGEMENT INSUFFISANT. SELON LA FNARS, LA MOITIÉ DES 24 375 PERSONNES QUI ONT APPELÉ LE 115 EN NOVEMBRE N'ONT PAS OBTENU DE RÉPONSE. SOIT UNE HAUSSE DE 6% PAR RAPPORT À 2015. LA FNARS REDOUTE « LE PIRE HIVER DEPUIS LONGTEMPS ».

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 14:01

Réfugiés et migrants: deux mois après l'évacuation de Calais, incertitudes et promesses oubliées (Le Monde, 5 janvier 2016)

Deux mois après l’évacuation de Calais, incertitudes et promesses oubliées

Il y a neuf semaines, 7 153 personnes étaient évacuées de la plus grande « jungle » de France et réparties sur le territoire. Depuis, des mineurs ont fugué des centres d’accueil.

A travers les vitres de son café, Au Cabestan, Laurent Roussel suit parfois du regard « un groupe de trois ou quatre migrants, discrets, mais si faciles à reconnaître ». Hier grande épicerie des Afghans et des Soudanais, le Lidl, en face, est redevenu une supérette comme les autres à Calais. Si, pour l’heure, le barman ne croise pas plus de dix exilés par jour en ville, il lance volontiers des « attendez le printemps », de l’air entendu de ceux qui ont vu se faire et se défaire plus d’un campement, au gré des coups de menton politiques.

Derniers partis de la « jungle » démantelée en octobre, les adolescents sont aussi les premiers à être revenus. La soixantaine de centres d’accueil et d’orientation pour mineurs (Caomi) ouverts à travers la France se vident peu à peu, en silence. Mis en place par l’Etat pour retarder l’entrée massive de ces adolescents étrangers dans le dispositif français d’aide sociale à l’enfance (ASE), ces centres d’accueil, créés hors cadre légal, courent après leurs pensionnaires.

« Sur la commune, il reste 8 jeunes sur les 36 du départ, alors que 4 seulement sont partis légalement en Grande-Bretagne dans le cadre du regroupement familial. Nos effectifs sont même descendus à 3 avant que la police n’en ramène quelques-uns », explique Bernard Marconnet, le maire de Châtillon-d’Azergues (Rhône). A Fouras-les-Bains (Charente-Maritime), Sylvie Marcilly en a vu 7 partir vers la Grande-Bretagne, sur les 20 qu’hébergeait sa commune. « Quatre auraient quitté le centre d’eux-mêmes, mardi », rappelle l’édile, inquiète aussi pour les deux jeunes que son département n’a pas reconnus comme mineurs. « Cet accueil manque de lisibilité. Les jeunes ignorent ce qu’ils vont devenir ; c’est humainement difficile », déplore-t-elle.

Crochet par la Belgique

Pour elle, cette incertitude des lendemains explique les fugues hivernales. Le défenseur des droits, Jacques Toubon, n’est pas loin de cette analyse. Dans son rapport rendu public le 21 décembre, il ne partage pas le satisfecit que le gouvernement s’est accordé, qualifiant de « grande opération humanitaire » une évacuation que M. Toubon assimile plutôt à de la « gestion de flux ». Le défenseur des droits y regrette notamment que « les mineurs n’aient pas fait l’objet d’une priorité, que ce soit avant le démantèlement, pendant ou après ». 866 des 1 900 jeunes qui vivaient sans parent dans ce no man’s land, parfois depuis des mois, ont pu rejoindre légalement la Grande-Bretagne ; la Place Beauvau reste muette sur le taux de fuite des autres mineurs des Caomi.

Quand ils reviennent à Calais, beaucoup sont interpellés dès la gare ou en ville. Le quadrillage policier reste assez dissuasif pour que les adolescents fassent un crochet par la Belgique pour rallier Londres. A moins qu’ils ne se cachent dans le fond d’un véhicule sur un parking du sud ou de l’ouest de la France. « Au ferry ou au tunnel, les véhicules sont d’autant moins contrôlés qu’ils viennent de loin », observe un responsable policier qui explique que « la prise en charge se fait donc désormais à 400 ou 500 kilomètres du Pas-de-Calais ».

Hébergés chez l’habitant

Pour l’heure, aucun campement ne s’est reconstitué. Bien antérieurs à l’évacuation, les petits regroupements de Norrent-Fontes (Pas-de-Calais) ou Steenvoorde (Nord) n’ont pas connu d’afflux. Selon plusieurs sources, une soixantaine de Soudanais, Afghans ou Erythréens seraient hébergés chez l’habitant, dans cette ville frontière ; des mineurs revenus de Caomi ou des adultes jamais partis. Des mini-squats assez éphémères existent aussi, mais même les associations évitent de s’y rendre pour en préserver la discrétion.

Globalement, les adultes s’accommodent mieux de leur séjour en centres d’accueil et d’orientation (CAO), que les jeunes. Selon une communication officielle du directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), Didier Leschi, 9 % seulement avaient refait leur sac, fin décembre. « C’est peu, comparé aux 20 % ou 30 % de fuites qu’ont connus les CAO à leurs débuts », observe M. Leschi, pour qui « ce dispositif fonctionne bien ». En fait, la situation reste assez différenciée, selon les associations gestionnaires. Ainsi, l’Auvergne enregistre 27 % de départs, le Limousin 17 %, la Lorraine 16 %, quand la Basse-Normandie est à 3 %, les Pays de la Loire à 5 %. Mais les humanitaires craignent que ce bilan d’étape ne s’assombrisse dans les temps à venir.

Tout à sa volonté de réussir l’opération très politique d’évacuation du plus grand campement de France, Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’intérieur, avait promis aux associations que les migrants déjà enregistrés dans un pays d’entrée en Europe n’y seraient pas refoulés, contrairement à ce que prévoit le règlement européen de Dublin. C’était en effet le seul moyen d’inciter ces migrants « dublinés » à monter dans les cars. Aujourd’hui, une majorité des préfets ont préféré les consignes administratives de la direction des étrangers de France à la parole politique. Une partie des préfets s’estiment donc légitimes à appliquer le règlement de Dublin, avec pour seule limite de ne pas utiliser la « contrainte ».

 

 

LE MONDE |   05.01.2017

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 12:43

2017, une année pour se souvenir de trois sombres anniversaires dans l'histoire de la Palestine (Richard Falk - Middle East Eye, 2 janvier 2017)

2017, une année pour se souvenir de trois sombres anniversaires dans l’histoire de la Palestine

Seuls la résistance pacifiste des Palestiniens face aux épreuves qu’ils traversent depuis de nombreuses années et l’activisme de la société civile à l’échelle internationale semblent avoir la capacité d’agir positivement sur le statu quo.

Richard Falk, Middle East Eye, lundi 2 janvier 2017

Un drapeau national palestinien flotte au passage des soldats israéliens lors d'une manifestation commémorant le jour de l'indépendance de la Palestine à Hébron, en Cisjordanie, le 15 novembre 2016 (AFP)

Les Palestiniens semblent un peu plus chaque jour voués à se soumettre ou, tout au mieux, à devenir des citoyens de deuxième zone sur leurs terres natales. L’expansionnisme israélien, combiné au soutien inconditionnel affiché par les États-Unis et à l’impuissance des Nations-unies ne laissent entrevoir que des perspectives moroses quant à l’autodétermination du peuple palestinien et à une paix négociée qui prendrait à la fois en compte les droits et les attentes des Palestiniens et des Juifs.

Le fait de commémorer, en 2017, trois anniversaires majeurs pourrait nous aider à mieux comprendre l’histoire douloureuse du peuple palestinien au cours de ces 100 dernières années.

De telles commémorations pourraient peut-être même permettre de corriger les erreurs du passé et, mieux vaut tard que jamais, de soutenir les efforts, aussi modestes soient-ils, visant à trouver un moyen d’aller de l’avant. À l’heure actuelle, les initiatives les plus prometteuses sont celles qui s’inscrivent dans le cadre d’un mouvement de solidarité mondiale croissant dont l’objectif est d’instaurer une paix équitable pour les deux peuples.

Jusqu’à aujourd’hui, ni les Nations unies, ni les voies de recours diplomatiques traditionnelles n’ont semblé avoir un poids suffisant pour agir sur les forces sociales et politiques qui sont au cœur de la lutte palestinienne. Seules la résistance pacifiste des Palestiniens face aux épreuves qu’ils traversent depuis de nombreuses années et l’activisme de la société civile à l’échelle internationale semblent avoir la capacité d’agir positivement sur le statu quo et de leur permettre de garder espoir.

Des partisans pro-palestiniens appellent à la reconnaissance de l'État palestinien au Parliament Square de Londres le 13 octobre 2014 (AFP)

1917

Le 2 novembre 1917, le ministre britannique des Affaires étrangères, Arthur Balfour, a adressé une lettre ouverte au baron Lionel Rothschild, l’un des plus ardents défenseurs de la cause sioniste au Royaume-Uni, afin d’exprimer son soutien quant aux aspirations du mouvement. Le message est le suivant :

« Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays. »

Un premier questionnement est immédiatement soulevé par cette lettre : qu’est-ce qui a poussé le Royaume-Uni à prendre une telle initiative au beau milieu de la Première Guerre mondiale ? L’explication la plus spontanée est que la guerre ne se déroulait pas bien, ce qui a poussé les dirigeants britanniques à croire et à espérer que le fait de se rallier au mouvement sioniste inciterait les Juifs des quatre coins de l’Europe, en particulier en Russie et en Allemagne, à soutenir la cause des alliés.

Une seconde motivation consistait à servir les intérêts britanniques en Palestine que Lloyd George, alors Premier ministre, considéraient comme stratégiquement essentiels afin de protéger la route commerciale terrestre vers l’Inde et de garantir l’accès au Canal de Suez.

La Déclaration Balfour a fait l’objet de nombreuses controverses dès le jour de sa publication et ce, même au sein de la communauté juive. Le fait que le ministère britannique des Affaires étrangères se prononce en faveur d’un tel engagement constituait une initiative purement colonialiste qui ne traduisait pas la moindre volonté de prendre en compte les sentiments de la population, essentiellement arabe, vivant en Palestine à cette époque (les Juifs représentaient moins de 10 % de la population en 1917), ni le soutien international croissant affiché quant au droit à l’auto-détermination de tous les peuples.

L’opposition des Juifs face à Balfour

À l’initiative d’Edward Montagu, alors secrétaire d’État à l’Inde, d’éminents Juifs ont exprimé leur opposition à la déclaration, craignant qu’elle ne fasse naître un sentiment antisémite, en particulier dans les villes d’Europe et d’Amérique du Nord.

Le peuple arabe s’est par ailleurs senti trahi par l’initiative de Balfour car elle venait briser la promesse qui lui avait été faite d’obtenir son indépendance politique à l’issue de la guerre en contrepartie de son engagement dans les combats contre la Turquie. Elle présageait en outre de difficultés à venir du fait de la promotion, par la population sioniste, de l’immigration juive en Palestine face à la résistance de la population arabe indigène.

Il convient de signaler que même les dirigeants sionistes n’étaient pas pleinement satisfaits de la Déclaration Balfour. Son contenu laissait planer un certain nombre d’ambiguïtés délibérées. Les sionistes auraient par exemple préféré l’utilisation du déterminant « le » plutôt que « un » devant l’expression « foyer national ». Aussi, la promesse de protéger le statu quo des collectivités non juives était perçue comme une source de conflits dans le futur, même si cette déclaration de responsabilité colonialiste n’a au final jamais été suivie d’effets.

Enfin, le soutien affiché aux sionistes était en faveur d’un foyer national, et non d’un État souverain, alors que les Britanniques avaient accepté, lors de discussions non officielles, l’éventualité de l’émergence d’un État juif dès lors que la population juive serait devenue majoritaire en Palestine.

Il est bon de se souvenir de la Déclaration Balfour car elle témoigne de la transformation d’une simple ambition coloniale en un sentiment de responsabilité et une empathie humanitaire vis-à-vis du sort des Juifs d’Europe au sortir de la Seconde Guerre mondiale, alors qu’elle plongeait la population palestinienne dans un cauchemar sans fin qui lui offrait la déception et l’oppression comme seules perspectives d’avenir.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Arthur James Balfour, et sa lettre de 1917 (Wikipédia)

1947

À l’issue de la Seconde guerre mondiale, alors que le conflit palestinien atteignait des sommets et que l’Empire britannique se trouvait en mauvaise posture, le Royaume-Uni a fait le choix de renoncer à son mandat sur la Palestine et de laisser aux Nations-unies, qui n’en étaient alors qu’à leurs balbutiements, le soin de décider du sort du pays.

Les Nations-unies ont mis en place un groupe de haut niveau qui avait pour objectif d’élaborer une proposition, laquelle s’est traduite par un ensemble de recommandations débouchant sur la division de la Palestine en deux États : un État juif et un État arabe. Jérusalem a été placée sous contrôle international : la population juive, tout comme la population arabe ne pouvaient y exercer leur autorité dirigeante, pas plus qu’elles n’étaient en droit de revendiquer la ville au nom de l’appartenance à une identité nationale. Le rapport des Nations-unies a été adopté en tant que proposition officielle par le vote de la résolution 181 de l’Assemblée générale.

Le mouvement sioniste a accepté la résolution 181, tandis que les gouvernements arabes et les représentants du peuple palestinien l’ont rejetée, affirmant qu’elle allait à l’encontre de leur droit à l’auto-détermination et qu’elle était totalement injuste. À cette époque, les Juifs représentaient moins de 35 % de la population et se voyaient attribuer plus de 55 % du territoire palestinien.

Comme l’on pouvait s’y attendre, une guerre a éclaté et les armées des pays arabes voisins qui s’étaient engagés dans le conflit en Palestine ont été vaincues par les milices sionistes, particulièrement bien formées et armées. Israël a remporté la guerre ; ayant dépossédé plus de 700 000 palestiniens et détruit plusieurs centaines de villages palestiniens, son territoire s’étendait sur 78 % de la Palestine au moment de la signature de l’armistice. Cette période marque les heures les plus sombres de l’histoire de la Palestine, et reste connue sous le nom de nakba, ou catastrophe.

Des réfugiés palestiniens quittent la Galilée en octobre et novembre 1948 (Wikimédia)

1967

Le troisième anniversaire de l’année 2017 est associé à la guerre de 1967 qui a vu, une nouvelle fois, la défaite des armées des pays arabes voisins de la Palestine, ainsi que l’occupation par Israël de la totalité du pays, y compris de la ville de Jérusalem et de la bande de Gaza.

Le partenaire stratégique des États-Unis

La victoire israélienne a changé considérablement la donne. Autrefois perçue comme un fardeau stratégique, Israël a subitement été reconnue par les États-Unis comme un partenaire stratégique en droit de bénéficier d’un soutien géopolitique inconditionnel. En date du 22 novembre 1967, le Conseil de sécurité des Nations-Unies a décidé de manière unanime, par le vote de la célèbre résolution 242, que le retrait des forces israéliennes devait faire l’objet de négociations et que certaines frontières devaient être redessinées après accord des pays concernés, afin de parvenir à un accord de paix reposant notamment sur une résolution équitable du différend concernant les réfugiés palestiniens vivant dans toute la région.

Au cours des 50 années qui ont suivi, la résolution 242 n’a jamais été mise en œuvre. Bien au contraire, Israël a continué d’agrandir le territoire palestinien occupé en établissant des colonies et en construisant des infrastructures, à tel point qu’aujourd’hui, peu de personnes estiment qu’une coexistence entre un État palestinien indépendant et Israël est encore possible ou souhaitable.

Des manifestants palestiniens lors de la Journée de Jérusalem commémorant la « réunification » de la ville par Israël à l'issue de la guerre des Six jours, en 1967 (AFP)

Ces anniversaires marquent trois étapes à l’origine de la détérioration de la situation en Palestine. Ils témoignent également de l’incapacité des Nations unies et de la diplomatie internationale à résoudre le problème du partage du territoire entre Palestiniens et Juifs.

Il est désormais trop tard pour inverser complètement ces tendances fermement ancrées dans l’histoire. Tout le défi est aujourd’hui de trouver une alternative permettant à ces deux peuples de vivre, d’une manière ou d’une autre, soit ensemble soit au sein de communautés politiques distinctes.

Espérons qu’une solution satisfaisante puisse être trouvée avant qu’un nouvel anniversaire n’attire notre attention.

Richard Falk est un spécialiste en droit international et relations internationales qui a enseigné à l’université de Princeton pendant 40 ans. En 2008, il a été nommé par l’ONU pour un mandat de six ans en tant que Rapporteur spécial sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens.

 
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 12:27

Le député François Asensi (Front de Gauche) demande au Président de la République de reconnaître enfin l'Etat de Palestine

Le député François Asensi (Front de Gauche) demande au Président de la République de reconnaître enfin l'Etat de Palestine

Le député François Asensi demande au Président de la République de reconnaitre enfin l’Etat de Palestine

mercredi 4 janvier 2017

François Asensi, député de Seine-Saint-Denis et Vice-Président du groupe d’amitié France-Palestine, a envoyé un courrier à François Hollande pour lui demander de procéder enfin à la reconnaissance officielle de l’Etat de Palestine par la France.

Le vote historique d’une résolution de l’ONU réaffirmant la solution à deux Etats vivant en paix côte à côte et condamnant la colonisation, tout comme le tournant diplomatique opéré par Barack Obama constituent une avancée majeure que la France doit saisir.

EXTRAITS :

"A quelques semaines de la fin de son mandat, conscient des menaces que fait peser l’administration Trump sur le processus de paix, le Président Obama a choisi de se hisser à la hauteur de sa responsabilité personnelle devant l’Histoire."

"Face à ce tournant positif de la position américaine, il serait inconcevable que la France n’accomplisse pas à son tour une étape décisive pour le droit du peuple palestinien à disposer de son propre Etat."

"Monsieur le Président, il vous reste quelques mois pour accomplir un acte d’une portée historique considérable et qui remettra la France au cœur du concert des Nations. Saisissez, vous aussi, cette opportunité pour procéder à la reconnaissance de l’Etat de Palestine."

"Hissez la France à la hauteur de son Histoire et de son soutien au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes."

Lire l’intégralité du courrier

Le député François Asensi (Front de Gauche) demande au Président de la République de reconnaître enfin l'Etat de Palestine
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 12:15

Solidarité avec les migrants: Soutien de l'ADECR des Alpes-Maritimes à Cédric Herrou

Soutien de l’Adecr des Alpes Maritimes à Cedric Herrou

jeudi 5 janvier 2017

Jean-François Téaldi (Président de l’ADECR), Martine Nativi (conseillère municipale de Cagnes-sur-Mer), Claude Guigo (Maire Venanson), Emile Tornatore (conseiller municipal de Le Broc et conseiller communautaire étaient présents au Palais de justice de Nice en soutien à Cédric Herrou, cet agriculteur de la Vallée de la Roya traduit en justice pour aider les migrants réfugiés.

 

 

 

Le procureur du tribunal de Nice a requis huit mois d’emprisonnement avec sursis.

Devant la presse, avant le procès, Cédric Herrou a tenu à rappeler le fondement de son engagement. L’Humanité de ce jour publie son intervention.

 

 

Le procureur du tribunal de Nice a requis huit mois d’emprisonnement avec sursis.

Devant la presse, avant le procès, Cédric Herrou a tenu à rappeler le fondement de son engagement. L’Humanité de ce jour publie son intervention.

Solidarité avec les migrants: Soutien de l'ADECR des Alpes-Maritimes à Cédric Herrou
Jean François Téaldi, PCF - ADECR Alpes Maritimes

Jean François Téaldi, PCF - ADECR Alpes Maritimes

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 12:00

Hommage de l'ADECR Alpes-Maritimes à Louis Fiori, à l'homme, au résistant, à l'élu communiste

Hommage de l'ADECR Alpes-Maritimes à Louis Fiori, à l'homme, au résistant, à l'élu communiste

Une autre image de Nice que les Medecin, Estrosi et consorts!

Hommage de l’ADECR des Alpes-Maritimes à Louis Fiori, à l’Homme, au Résistant, à l’élu communiste

mercredi 4 janvier 2017

Louis Fiori ancien Président de l’ADECR 06 nous a quitté.

Pour des générations de militants, d’écoliers, il a représenté un idéal à suivre. Car Loulou, au delà de son engagement de toute une vie était avant tout un Homme respecté de tous.

Comme instituteur tout d’abord à Saorge, Fontan, au Broc, à Nice St. Philippe, puis
comme directeur d’école à St. Pierre d’Arène et à la Bornala.

En janvier 1943 âgé de 17 ans il entre en Réssitance dans un groupe de FTPF du Lycée de Nice. Il participe avec un groupe Combat-ORA au combat de La Clapière dans le secteur de Carros pour lequel il recevra la Croix de Guerre avec citation. En septembre 1944 il s’engage pour la durée de la guerre au Bataillon 22/15 puis au sein du 3e RIA avec lesquls il combat dans le mentonnais et à Saint-Martin de Vésubie.

En novembre 1946 il adhère au Parti Communiste Français, dont il restera membre jusqu’à ce jour, après avoir de longues années été membre de sa direction départementale.

Dès 1948 il milite syndicalement. En 1960 il devient secrétaire du Comité départemental d’Action Laïque et anime les luttes contre les Lois Debré et Barangé.

Il est conseiller municipal du Broc de 1953 à 1965, puis de Carros de 1965 à 1977.

Mais c’est par son activité à Nice où il mènera de 1978 à 1995, avec Charles Caressa, un combat sans concession en Conseil Municipal contre Jacques Médecin qu’il restera dans l’histoire du Comté.

Il sera Conseiller Général du 9e Canton de Nice de 1973 à 1982, puis Conseiller Régional de 1986 à 1998.

Il était depuis 2006 vice-président de l’Association azuréenne des amis du Musée de la Résistance Nationale.

L’ADECR rend hommage à sa mémoire et s’associe au deuil de sa famille.

L’ADECR demande qu’une rue de Nice porte désormais son nom.

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