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7 janvier 2025 2 07 /01 /janvier /2025 16:00
Communiqué du Parti Communiste du Finistère: après la tempête Ciaran, il est nécessaire de mieux entretenir le réseau électrique Basse et Moyenne Tension finistérien.
Communiqué du Parti Communiste du Finistère. Janvier 2025.
Après la tempête Ciaran, la nécessité de mieux entretenir le réseau électrique Basse et Moyenne Tension finistérien.
 
Il y a un peu plus d’un an, du 1er au 2 novembre 2023, la tempête Ciaran a entrainé des coupures d’alimentation électrique pour 280 000 usagers (50% des clients).
Des milliers de foyers sont restés de 5 à 14 jours sans électricité, sans chauffage, sans internet, parfois sans téléphone.
Cette tempête a révélé la vulnérabilité de notre réseau Basse Tension constitué de près de 20 % de fils nus. Ils sont générateurs d’incidents du fait de leur caractère non isolé et de leur vétusté (âge moyen de 56 ans). Malgré la situation géographique du Finistère, très exposé aux aléas climatiques, ils sont 2,5 fois plus présents que sur le réseau national.
L’objectif de résorption complète que se fixe Enedis à l’horizon 2050 n’est pas à la hauteur des enjeux, ces fils nus BT doivent être éradiqués au plus vite et remplacés par du câble torsadé isolé, beaucoup plus fiable si le budget élagage d’Enedis est suffisamment doté.
Tous les travaux de canalisations engagés par un concessionnaire (eau, gaz, électricité, téléphonie) doivent comprendre la pose de fourreaux en réservation pour préparer le passage en souterrain à moindre coût.
Des investissements importants doivent donc être engagés par Enedis pour assurer un service public de qualité en renforçant les réseaux électriques du Finistère.
Le réseau de moyenne tension HTA encore majoritairement aérien doit aussi être l’objet d’une forte campagne d’enfouissement, car là encore le Finistère est en dessous du taux national d’enfouissement HTA.
La tempête Ciaran a aussi révélé les difficultés engendrées par la fermeture en 2021 des 3 agences d’exploitation Enedis de proximité, de Douarnenez, de Pont l’Abbé et de Quimperlé.
Complémentaires à la base Enedis de Quimper, ces 3 agences étaient des points d’appui bien implantés sur le territoire pour intervenir au plus vite dans notre péninsule bretonne sur un réseau essentiellement aérien où nous faisons souvent face à des événements climatiques violents. Elles permettaient de disposer à plusieurs endroits d’un camion poids lourd nacelle, de fourgons et de véhicules légers pour assurer l’astreinte et d’un magasin avec tout le matériel électrique nécessaire, qui n’était pas seulement utilisé par le personnel de l’agence mais aussi par les agents Enedis de passage.
Mettre en sécurité, réparer rapidement, rénover et développer les réseaux, nécessitent d’avoir une grande proximité et une parfaite connaissance du terrain. Assurer l’astreinte en dehors des heures ouvrables de jour comme de nuit, implique aussi que l’on habite près de sa zone de travail.
Les conséquences de ces fermetures pour la base Enedis de Quimper sont très fortes.
Celle-ci doit aujourd’hui assurer l’alimentation d’un territoire de 93 communes sans les 3 agences de proximité. C’est le plus étendu de la Direction Régionale Enedis Bretagne,115 km d’Ouest en Est, 50 km du Nord au Sud
Il recouvre une large partie de la Cornouaille, dont les communes de QBO. Les allongements de temps de déplacement entravent la capacité de réaction de la structure qui se retrouve privée des moyens humains et matériels rapidement accessibles. Dans ce contexte, les temps de coupure et les délais d’intervention pour les usagers durant et après la tempête ne peuvent que s’allonger.
L’obligation de revenir systématiquement à la base Enedis de Quimper pour récupérer le matériel nécessaire au dépannage a objectivement compliqué les opérations et allongé les temps de coupure durant la tempête.
Le vœu adopté par le Conseil Communautaire de QBO le 17 juin 2021, sur proposition des élus communistes, conserve aujourd’hui toute sa force. *
Nous avons besoin d’agences d’exploitation Enedis de proximité. Elles doivent être reconstruites et dotées des moyens nécessaires à une bonne qualité de service public.
Plus largement, pour que notre pays atteigne la neutralité carbone à l’horizon 2050, réindustrialise fortement le pays et réponde aux besoins sociaux, il nous faut sortir des énergies fossiles en accompagnant l’électrification des usages grâce à une production massive d’électricité dans le cadre d’un mix décarboné alliant nucléaire, hydraulique et renouvelables. (cf. le plan climat empreinte 2050 du PCF* *).
Dans cette perspective, les réseaux électriques doivent aussi être fortement renforcés pour transporter et distribuer cette énergie.
*Vœu adopté le 17 juin 2021 par le conseil communautaire de QBO sur proposition de Bernard Jasserand et Yvonne Rainero :
Les élus du conseil communautaire de QBO réunis en séance le 17 juin 2021, demandent au directeur territorial d’Enedis le maintien des agences d’exploitation de Douarnenez, Pont l’Abbé et de Quimperlé en leur donnant les moyens humains et matériels nécessaire au service public de l’électricité.
Photos ci-dessous :
Le 2 avril 2021 une délégation d'élus-es et responsables des sections PCF du Sud-Finistère, accompagnée d'Arnaud Dérit et Florian Pascual, de la CGT Enedis, s'était rendue à la préfecture du Finistère pour protester contre la fermeture de ces 3 agences de proximité d'Enedis indispensables à un meilleur service aux usagers, plus encore en cas d'événement climatique.
Communiqué du Parti Communiste du Finistère: après la tempête Ciaran, il est nécessaire de mieux entretenir le réseau électrique Basse et Moyenne Tension finistérien.
Communiqué du Parti Communiste du Finistère: après la tempête Ciaran, il est nécessaire de mieux entretenir le réseau électrique Basse et Moyenne Tension finistérien.
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7 janvier 2025 2 07 /01 /janvier /2025 15:57
Ils étaient Charlie. 10 ans après, toujours debout - éditorial de L'Humanité de Fabien Gay
[Éditorial de l'Humanité du 7 janvier 2025] Toujours debout !
Dix ans déjà. Nous n’avons rien oublié. Cabu, Charb, Tignous, Wolinski, Honoré, Elsa Cayat et leurs collègues ont été assassinés par des terroristes islamistes, porteurs d’un projet obscurantiste et rétrograde. Trois jours d’horreur se sont ensuivis, de Montrouge à Dammartin-en-Goële en passant par le bain de sang visant nos compatriotes juifs à l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes. Nous pensons à chaque victime, à chaque blessé traumatisé par ces événements.
Nos camarades et amis de Charlie Hebdo, dont nombre d’entre eux étaient collaborateurs de l’Humanité et des acteurs assidus de la Fête de l’Humanité, sont morts car ils dessinaient. Depuis des années, avec leur crayon, ils racontaient les vicissitudes de nos vies et de la société, caricaturaient les puissants, la vie politique, les religions. Sous leur plume, le dessin devenait une œuvre d’art pour nous faire rire, nous interroger, nous émouvoir, nous irriter même.
Politiques, subversives et blasphématoires, leurs œuvres pouvaient déplaire, être débattues, c’était d’ailleurs leur but. Rien ne justifie l’assassinat de leurs auteurs. Menacés depuis des années, sous protection policière, ils refusaient de courber l’échine devant les ennemis de la liberté et les fanatiques de la haine et de la réaction. Ce 7 janvier 2015, c’est aussi la République laïque, sociale, universelle, nos valeurs et notre histoire qui ont volontairement été attaquées. Qu’a-t-il été fait depuis ?
Pour combattre les obscurantistes religieux, il est impératif que notre République reste unie, fraternelle et solidaire en commençant par refuser les amalgames. Les terroristes du Bataclan, ceux qui ont décapité Samuel Paty ne doivent en aucun cas être associés à la communauté musulmane. Refusons la haine de l’étranger, de l’arabe et des musulmans, prônée par l’extrême droite, qui partage, en réalité, le même rejet de l’autre que les fondamentalistes religieux.
Depuis dix ans, le niveau du débat public s’est considérablement affaibli, le racisme et la haine de l’autre ont été décomplexés, les vérités alternatives et les désinformations, propulsées par de puissants algorithmes sur les réseaux sociaux. Des médias télévisuels alliés de l’extrême droite s’érigent même en champions de la liberté d’expression dans une inversion incroyable des valeurs. Pour notre part, nous continuons à mener le combat pour le droit à l’information, mais aussi pour la liberté de création artistique et culturelle, éléments moteurs d’un projet émancipateur de société.
L’esprit Charlie est celui de l’art irrévérencieux, il nous incombe de le porter, toujours et encore, en dénonçant ce monde brutal et injuste. Dix ans plus tard, nous sommes toujours debout et nous choisissons le chemin de la paix et de la fraternité humaine.
🖊️ Fabien Gay
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7 janvier 2025 2 07 /01 /janvier /2025 06:44

 

Pour la liberté d'expression, 2015-2025 : Toujours Charlie !
RDV Mercredi 8 janvier 2025 à 19h.
Espace Niemeyer - Place du Colonel Fabien.
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7 janvier 2025 2 07 /01 /janvier /2025 06:37

 

Le peuple cubain subit une crise d’une ampleur gravissime. Il est étranglé par le blocus criminel, économique, commercial et financier, qu’imposent les Etats-Unis, aggravé encore par Trump lors de son premier mandat, avec l’ajout honteux de Cuba sur la liste des Etats « finançant le terrorisme ». Le commerce et les transactions financières sont gravement entravées. Le peuple cubain est privé d’alimentation, de médicaments, de carburant et de biens de première nécessité.

Les Cubains n’ont pas non plus été épargnés par les catastrophes naturelles ces dernières semaines, entre ouragans, tempêtes tropicales et séismes. Les multiples coupures générales d’électricité subies par les Cubains cet automne sont la conséquence directe du désengagement d’entreprises internationales (dont Alstom) en matière de fourniture de pièces de rechange et de carburant. Cela est dû à l’application extraterritoriale des sanctions américaines.

Face à cette situation dramatique, le peuple cubain fait preuve d’un esprit de résistance créative qu’il faut saluer. Un demi-million de Cubains, en présence du président Manuel Diaz-Canel, ont défilé vendredi 20 décembre dans les rues de La Havane et sur le Malecón, devant l’ambassade des Etats-Unis, pour exiger la levée du blocus illégal et criminel et le retrait de Cuba de la liste des pays qui soutiennent prétendument le terrorisme.

L’exigence exprimée par le peuple cubain d’exercer sa souveraineté face à l’impérialisme étatsunien, pour continuer à faire vivre la Révolution socialiste doit être entendue. L’administration Biden n’a rien fait pour annuler les décisions prises par Trump. Le retour de ce dernier au pouvoir annonce des jours encore plus sombres pour Cuba.

La France doit agir d’urgence.

Elle doit exiger que Joe Biden fasse usage de son pouvoir en retirant Cuba de la liste des Etats « finançant le terrorisme ». Antony Blinken lui-même a dit que rien ne justifiait le maintien de Cuba sur cette liste.

La France doit agir concrètement contre l’application de l’extraterritorialité des lois américaines qui est une atteinte grave à la souveraineté des peuples européens, et dont l’application frappe les entreprises et les banques européennes. 

Après la très importante initiative de solidarité européenne accueillie en son siège les 23 et 24 novembre derniers, le PCF adresse son salut fraternel et renouvelle son soutien au peuple Cubain qui lutte pour sa dignité et son développement souverain, face à l’impérialisme.

Paris, le 23 décembre 2024,

Parti Communiste Français.

 

 

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7 janvier 2025 2 07 /01 /janvier /2025 06:27

 

 

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5 janvier 2025 7 05 /01 /janvier /2025 12:26
AFPS Appel à action / Participez à la campagne pour la libération du Docteur Hussam Abu Safiya
AFPS
Appel à action / Participez à la campagne pour la libération du Docteur Hussam Abu Safiya

 

Répondons à l’appel de sa famille.
Sa place est auprès de ses patients, pas dans un centre de torture de l’occupation israélienne
#FreeDrHussamAbuSafiya

Agissez pour obtenir la libération du docteur Hussam Abu Safiya et tous les soignants palestiniens !

Prenez-vous en photo avec un panneau comprenant le #FreeDrHussamAbuSafiya

  • Envoyez la photo à l’AFPS : afps@france-palestine.org pour que nous diffusions largement la campagne
  • Postez votre photo sur votre réseau social avec le #FreeDrHussamAbuSafiya et mentionnez l’AFPS : @AFPSOfficiel sur X et @francepalestine_afps sur Instagram. Vous pouvez l’accompagner d’un message, vous présenter succinctement et exiger sa libération et celle de tous les soignants, la fin du génocide et des sanctions contre Israël.

 

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5 janvier 2025 7 05 /01 /janvier /2025 12:09
La prochaine vente solidaire de légumes du PCF Pays de Morlaix aura lieu samedi 11 janvier de 10h à 12h30 place Bakounine, sur le quartier de la Boissière à Morlaix

Après nos ventes du 2 novembre et du 30 novembre derniers, les militants du PCF Pays de Morlaix seront de nouveau présents place Bakounine dans le quartier de la Boissière pour une vente solidaire de légumes de Roscoff et Plougoulm  à prix coûtant, en direct de l'exploitation agricole. Pour des légumes sains et de qualité à petit prix.

Ce sera le samedi 11 janvier de 10h à 12h place Bakounine.

Il y aura des pommes de terre charlotte et bintjes de Roscoff, des carottes, oignons rosés, oignons rouges, oignons jaunes, ail, échalotes, poireaux, potimarrons, courges spaghetti, courges butternut, choux-fleurs, choux rouges, panai, betteraves crues, céleris, rutabagas, etc.

La vente solidaire suivante aura lieu dans un autre quartier de Morlaix (nos ventes sont ouvertes à tous les habitants, quelque soit les quartiers d'habitation, cependant).

 

 

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5 janvier 2025 7 05 /01 /janvier /2025 07:56
Activité obligatoire, sanctions, absence de moyens… la réforme du RSA entre en vigueur et inquiète les syndicats et associations (L'Humanité, 2 janvier 2025, Hayet Kechit)
Activité obligatoire, sanctions, absence de moyens… la réforme du RSA entre en vigueur et inquiète les syndicats et associations

Inscription d’office à France Travail, activité obligatoire, sanctions… un bouleversement est en cours pour les allocataires du revenu de solidarité active, avec la mise en œuvre à compter du 1er janvier de la loi plein emploi. Syndicats et associations dénoncent un risque de travail gratuit et une atteinte aux droits humains.

Hayet Kechit - L'Humanité, 2 janvier 2024

La réforme, inscrite dans la loi plein emploi de décembre 2023, expérimentée depuis près de deux ans dans 18 territoires et étendue à 47 nouveaux bassins d’emploi en mars 2024 imposerait en outre, d’ici le mois de juin, selon des modalités qui restent à fixer par décret, la création d’une nouvelle sanction, dite « suspension-remobilisation ».

Jamais à court de jargon technocratique, l’exécutif appelle ça un « accompagnement rénové ». Concrètement, les 1,8 million d’allocataires du revenu de solidarité active (RSA) sont désormais, depuis le 1er janvier 2025, inscrits d’office à France Travail et tenus, pour une large partie d’entre eux, de s’acquitter d’au moins 15 heures d’activité hebdomadaire, via « un contrat d’engagement ».

La réforme, inscrite dans la loi plein emploi de décembre 2023, expérimentée depuis près de deux ans dans 18 territoires et étendue à 47 nouveaux bassins d’emploi en mars 2024, imposerait en outre, d’ici le mois de juin, selon des modalités qui restent à fixer par décret, la création d’une nouvelle sanction, dite « suspension-remobilisation ». En d’autres termes, les allocataires pourraient se voir couper les vivres, s’ils ne se plient pas à l’obligation de ces quinze heures d’activité.

Rupture avec des principes fondamentaux

Une disposition imposée au forceps lors des débats au Parlement, au mépris des alertes lancées par les élus de gauche, les associations, les syndicats, et la Défenseure des droits, qui dénoncent unanimement une « mesure infantilisante et stigmatisante », en rupture avec les principes fondamentaux au cœur du système français de protection sociale.

La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) l’a pour sa part réaffirmé dans une déclaration rendue publique, le 19 décembre 2024, où elle s’insurge contre une mesure jugée « attentatoire aux droits humains ». À savoir : le droit à des « moyens convenables d’existence » prévu dans le préambule de la Constitution de 1946 et le droit à « une insertion sociale et professionnelle librement choisie » inclus dans la charte sociale européenne. L’institution pointe en outre « une relégation inacceptable des droits humains derrière les priorités économiques dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques sociales ».

Des personnes « en mode survie »

Un basculement également dénoncé par la CGT. « Cela n’a aucun sens d’imposer quinze heures d’activité à des personnes qui sont en mode survie », pointe ainsi Francine Royon (CGT France Travail), qui alerte par ailleurs sur le risque d’une brèche ouverte sur du « travail forcé et gratuit ». Dans la panoplie d’activités recouvrant ces quinze heures imposées sont ainsi citées notamment des « immersions en entreprise ».

« On nous parle de mise en situation en entreprise. Cela voudrait donc dire sans contrat de travail ? Et donc des périodes d’essai déguisées sans rémunération ? » interroge Denis Gravouil, secrétaire confédéral CGT. Pour l’instant, force est de constater que le flou demeure, dans un contexte d’incertitude budgétaire. Les décrets d’application, tombés in extremis les 30 et 31 décembre, ne répondent pas aux interrogations soulevées par les syndicats, notamment sur les moyens pour gérer cet afflux de nouveaux inscrits. « Jusqu’au 29 décembre au soir, on ne savait pas comment cela allait se passer », pointe ainsi Francine Royon.

Absence de moyens

Ces textes annoncent la répartition des allocataires en deux sections : l’une dite « G », pour ceux dont le dossier est en attente d’être enregistré dans l’une des catégories prévues par l’opérateur public. La seconde, dite « F », concernerait ceux dont la situation sociale jugée compliquée pourrait les dispenser de recherche d’emploi. Une catégorisation jugée « absurde » par Denis Gravouil, qui pointe le fait que 40 % des allocataires du RSA, ceux qui sont le moins éloignés de l’emploi, étaient déjà inscrits à France Travail, avant la mise en œuvre de cette réforme.

Quant à l’accompagnement promis, le cégétiste n’y voit que du « pipeau » : « Thibaut Guilluy (le directeur général de France Travail – NDLR) sait parfaitement qu’il n’a pas les moyens d’assurer cet accompagnement. » Et pour cause, la suppression de 500 équivalents temps plein, prévue dans le cadre du projet de loi de finances 2025, pèse toujours sur les agents, dans un contexte où les restrictions budgétaires restent le paradigme du gouvernement Bayrou.

Pour Francine Royon, si une partie de l’accompagnement sera à la charge des départements, eux-mêmes sous le coup de possibles restrictions budgétaires drastiques, cette réforme imposera nécessairement une surcharge de travail aux agents de France Travail, chargés de l’inscription, de la répartition de ces nouveaux demandeurs d’emploi et d’une partie de cet accompagnement. Denis Gravouil voit toutefois dans l’ajournement à juin de la mesure de « suspension-remobilisation », le signe d’une prise de conscience de ces limites et d’un infléchissement de l’exécutif : « Ils n’ont pas les moyens de la coercition prévue par la loi. C’est révélateur du changement de climat politique. Fin 2023, on était dans le macronisme triomphant. Il y a désormais une volonté de temporiser, par crainte de voir la résurgence d’une révolte comme celle des gilets jaunes. »

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5 janvier 2025 7 05 /01 /janvier /2025 07:53
Réforme du RSA: Travail gratuit - Editorial de Marion d'Allard dans L'Humanité du 3 janvier 2024

Voilà donc, à nouveau, une vieille lune de la droite devenue, par l’entremise de la Macronie, une réalité bien concrète. Depuis le 1er janvier, les allocataires du RSA doivent s’acquitter de 15 heures de travail hebdomadaires pour percevoir leur dû. Sinon ? Sanctions. Introduite dans la loi dite de « plein emploi » à la faveur d’un amendement déposé par des députés « Les Républicains », la généralisation de cette mesure, testée dès mars 2023 dans une vingtaine de territoires et étendue un an plus tard, va désormais impacter la vie quotidienne de près de 1,8 million de personnes.

Pour ses promoteurs, cette réforme du RSA va dans le sens de « ce qui fonctionne », comme l’affirmait récemment la toute nouvelle ministre du Travail. Le discours est rodé. Non, « il ne s’agit pas de travail gratuit », assénait encore Astrid Panosyan-Bouvet, exhortant à sortir de « l’idéologie » sur « ce genre de sujet ». Fermez le ban.

Reste que le conditionnement du versement d’un revenu minimum censé permettre à ceux qui n’ont rien de simplement survivre questionne autant qu’indigne. Sur la forme d’abord. À juste titre, les syndicats s’alarment de l’inscription d’office des bénéficiaires du RSA sur les listes de France Travail sans que ni budget supplémentaire ni renfort de personnel ne soient prévus pour les accompagner au mieux.

Doigt mouillé et marche forcée. Mais, sur le fond, la philosophie d’une telle mesure est plus inquiétante encore. En ce qu’elle naît, d’abord, de la fausse certitude que chacun des bénéficiaires du RSA a la capacité de travailler. En ce qu’elle entérine, aussi, bel et bien une forme de travail gratuit : quinze heures d’un labeur non rémunéré pour ce qu’il est, mais effectué en raison de ce que représente celui qui perçoit l’aide sociale.

Avec sa réforme du RSA, le gouvernement fait d’une pierre trois coups : offrir de la main-d’œuvre gratuite aux entreprises ; diminuer – du fait des sanctions qui suspendront les versements – la note globale pour les finances publiques ; faire baisser artificiellement les chiffres du chômage pour s’en autocongratuler. Loin, bien loin d’un accès juste à un emploi de qualité et bien rémunéré.

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5 janvier 2025 7 05 /01 /janvier /2025 07:51
« Nous sommes horrifiées et préoccupées » : deux rapporteures de l’ONU alertent sur les « sommets d’impunité » d’Israël contre le droit à la santé des Palestiniens

Les attaques contre le droit à la santé des Palestiniens atteignent des « sommets d’impunité », ont dénoncé, jeudi 2 janvier, deux rapporteures spéciales de l’ONU.

Clémentine Eveno - L'Humanité, 3 janvier 2025

Onze personnes sont mortes, et quinze personnes ont été blessées « après le bombardement d’une tente » abritant des personnes déplacées dans la zone d’Al-Mawasi, à l’ouest de la ville de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, a déclaré, jeudi 2 janvier, la Défense civile dans un communiqué.

Le même jour, la rapporteure sur la situation dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, Francesca Albanese, et la rapporteure sur le droit à la santé physique et mentale, Tlaleng Mofokeng, ont déclaré, dans un communiqué qui dénonce le génocide en cours : « L’attaque flagrante d’Israël contre le droit à la santé à Gaza et dans le reste des territoires palestiniens occupés atteint de nouveaux sommets d’impunité ».

Les deux rapporteures spéciales de l’ONU ont appelé « à mettre fin au mépris flagrant du droit à la santé à Gaza, suite au raid de la semaine dernière sur l’hôpital Kamal Adwan et à l’arrestation et la détention arbitraire de son directeur, le docteur Hossam Abou Safiya ».

« Nous sommes horrifiées et préoccupées »

La représentation israélienne auprès de l’ONU à Genève (Suisse) a, sans surprise, jugé le communiqué « très éloigné de la vérité », ajoutant qu’il « ignore complètement des faits cruciaux » et « l’utilisation par le Hamas d’infrastructures civiles à des fins militaires ».

Mais les deux expertes, qui sont mandatées par le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies mais ne s’expriment pas au nom de l’ONU, ont alerté : « Nous sommes horrifiées et préoccupées par les informations en provenance du nord de la bande de Gaza et en particulier par l’attaque contre le personnel de santé, y compris le dernier des 22 hôpitaux aujourd’hui détruits : l’hôpital Kamal Adwan ».

Elles ont assuré être « gravement préoccupées par le sort du docteur Hossam Abou Safiya », dont elles indiquent que son fils a été tué sous ses yeux, et demandent sa « libération immédiate » ainsi que celle de « tous les autres travailleurs de santé détenus arbitrairement ». « Cette situation s’inscrit dans le cadre d’un schéma israélien visant de façon continue à bombarder, détruire et anéantir totalement la réalisation du droit à la santé à Gaza », ont-elles affirmé.

« Cinq à dix ans » pour évacuer les « plus de 12 000 personnes » qui en ont besoin

Plus de 1 057 professionnels de santé ont été tués depuis le début de la guerre dans la bande de
Gaza, déclenchée par l’attaque du 7 octobre 2023 du Hamas contre Israël, soulignent les
rapporteures, citant des données du ministère de la Santé du gouvernement du mouvement islamiste
palestinien.

 

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  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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